02 novembre 2016

Laurie Halse Anderson, Vous parler de ça

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Quatrième de couverture:

"Melinda Sordino ne trouve plus les mots. Ou plus exactement, ils s’étranglent avant d’atteindre ses lèvres. Sa gorge se visse dans l’étau d’un secret et il ne lui reste que ces pages pour vous parler de ça. Se coupant du monde, elle se voit repoussée progressivement par les élèves, les professeurs, ses amis, et même ses parents. Elle fait l’expérience intime de la plus grande des injustices : devenir un paria parce que ceux dont elle aurait tant besoin pensent que le mal-être, c’est trop compliqué, contagieux, pas fun. Melinda va livrer une longue et courageuse bataille, contre la peur, le rejet, contre elle-même et le monstre qui rôde dans les couloirs du lycée."

J'avais repéré ce titre sur la blogo et je suis contente de l'avoir sorti de ma PAL. Si le sujet du roman est assez commun, une adolescente américaine mal dans sa peau et rejetée par ses pairs, la manière de le traiter diffère un peu. Dès le départ on sait que la narratrice porte un lourd secret mais on ne sait pas de quoi il est question, on le devine, on le pressent, on glane les infos jusqu'à être clairement fixé. Ce qui nous interpelle c'est de savoir comment cette fille populaire est devenue le temps d'un été la paria du lycée et la véritable raison du rejet des autres n'en est que plus révoltante. 

Encore une fois l'on découvre ce système de clans à l'américaine, les sportifs, les pom-pom girls, les intellos, les membres de tel ou tel club etc. Si la popularité, les groupes sont bien présents dans les cours de récréation française j'ai l'impression que c'est quand même moins cloisonné, et qu'il est peut-être plus facile de passer d'un groupe à l'autre, encore que... Je me berce peut-être d'illusions, les ados sont parfois très cruels les uns envers les autres!

J'ai aimé le parallèle qui est fait tout au long du livre avec l'oeuvre que doit réaliser Mélinda pour le cours d'art plastique, tatonner, se tromper, recommencer, persévérer, telle est la leçon de vie que tente de leur inculquer ce professeur un peu hors norme, rejeté lui aussi par ses confères car peu conventionnel. Et c'est pourtant la seule figure adulte qui semble à l'écoute de Mélinda, les autres enseignants sont très caricaturaux et les parents de Mélinda brillent par leur absence. Ils m'ont d'ailleurs parus très antipathiques! Difficile donc pour cette jeune fille de faire face à sa souffrance et à toute cette indifférence!

objectif pal

(29/31)

Objectif PAL de Novembre chez Antigone et Anne: 1  (dans ma PAL depuis Août 2015)

 

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01 novembre 2016

Objectif PAL de Novembre

Antigone  qui était à l'initiative de l'objectif PAL reprend du service avec Anne pour le mois de Novembre. Rien ne change, il suffit de lire un maximum de livres issus de sa PAL au courant du mois de novembre.

Je poursuis mon challenge perso qui est de lire au moins 31 livres de ma PAL cette année, objectif presque atteint, ce mois de novembre tombe à pic pour donner un dernier coup de fouet!!

 

objectif pal

Objectif PAL de Novembre chez Antigone et Anne

 

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Une petite photo de ma PAL

demain je vous parlerai d'un roman jeunesse dans ma PAL depuis Août 2015

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30 octobre 2016

Guinevere Glasfurd, Les mots entre mes mains

les mots entre mes mains

Quatrième de couverture:

"Helena Jans van der Strom n’est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le coeur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir ?
En dévoilant cette relation amoureuse avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse, en avance sur son temps, et révèle une autre facette du célèbre philosophe français.
Un roman de passion et de liberté qui nous plonge dans une fresque envoûtante des Pays-Bas au « siècle d’or », à la manière de La Jeune Fille à la perle."

En lisant les avis sur les autres titres des Match de la Rentrée littéraire j'étais presque déçue d'avoir choisi ce titre, Chanson douce, Baby Spot, Petit Pays et Police me tentaient finalement beaucoup. Quand j'ai relu la quatrième de couverture des Mots entre les mains, je me suis à nouveau demandé "mais qu'est ce qui m'a pris?" Mais dès les premières pages j'ai accroché, à l'écriture, à l'histoire, aux personnages, à l'époque, en bref cette lecture m'a beaucoup plue et je n'ai ensuite plus du tout regretté mon choix!!

Guinevere Glasfurd décrit très bien l'époque je me suis rapidement projetée dans l'Amsterdam du 17è siècle. L'histoire de cette jeune fille est intéressante, sa condition de servante ne semble pas coller à son niveau d'instruction et pourtant elle s'accomode très bien de sa tâche, sans amertume ni ressentiment, au contraire, le bien-être de son employeur lui tient à coeur. Pour autant elle n'oubblie pas l'importance pour une fille de savoir lire,écrire, compter pour s'élever. Pour autant sa relation avec le philosophe français n'est pas un calcul. Leur histoire est sincère, naturelle bien que compliquée. Descartes, bien que controversé, cherche à se faire publier, Héléna n'est qu'une simple servante, le milieu social, la religion, tout les oppose. Pour ce qui est de la suite de leur histoire je vous laisse la découvrir... J'ai juste regretté que la fin soit si rapide, j'aurais aimé en découvrir un peu plus, de la même manière que l'histoire de certains personnages secondaires auraient gagnée à être un peu plus développée, que s'est-il passé pour le frère d'Héléna aux Indes, qu'est devenue la servante à qui Héléna apprend à lire?

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Titre sélectionné par Leiloona

16 octobre 2016

Grand Corps Malade, Patients

Patients

Quatrième de couverture:

«J'ai envie de vomir.

J'ai toujours été en galère dans les moyens de transport, quels qu'ils soient. J'ai mal au coeur en bateau, bien sûr, mais aussi en avion, en voiture... Alors là, allongé sur le dos à contresens de la marche, c'est un vrai calvaire.

Nous sommes le 11 août et il doit bien faire 35 degrés dans l'ambulance. Je suis en sueur, mais pas autant que l'ambulancier qui s'affaire au-dessus de moi ; je le vois manipuler des tuyaux, des petites poches et plein d'autres trucs bizarres. Il a de l'eau
qui lui glisse sur le visage et qui forme au niveau du menton un petit goutte-à-goutte bien dégueulasse.

Je sors tout juste de l'hôpital où j'étais en réanimation ces dernières semaines. On me conduit aujourd'hui dans un grand centre de rééducation qui regroupe toute la crème du handicap bien lourd : paraplégiques, tétraplégiques, traumatisés crâniens, amputés, grands brûlés...

Bref, je sens qu'on va bien s'amuser.»

 

J'ai apprécié cette lecture. En ce qui concerne le contenu, difficile de critiquer le récit de cette épreuve traversée par l'auteur, Grand Corps Malade, Fabien pour les intimes, raconte son accident, sa prise en charge aux urgences et sa convalescence dans un centre pour accidentés de la route. C'est dur, très lent et parfois sans espoir. Mais comme on le sait Fabien s'en est sorti, il marche et vit normalement, ce n'est pas le cas de ses camarades d'infortune. Il nous fait part justement de cette frustration qu'ont les autres à ne pas progresser, à ne voir aucune amélioration de leur état, il y a ceux qui restent plusieurs mois et d'autres pour qui il n'y pas de solution. Fabien nous fait part des amitiés qui se lient, du besoin de tuer le temps ou du personnel du centre. Deux livres de suite qui me font penser au film Mon roi.

L'écriture quant à elle est percutente, je me suis surprise plusieurs fois à lire comme un slam, à scander les mots dans ma tête comme si c'était l'auteur lui-même qui les mettait en musique. Le rythme de elcture est donc très rapide, comme si tout était sorti d'une traite, comme une libération. Un témoignage très intéressant à lire donc...

 

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05 octobre 2016

Leïla Slimani, Dans le jardin de l'ogre

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Quatrième de couverture:

«Une semaine qu'elle tient. Une semaine qu'elle n'a pas cédé. Adèle a été sage. En quatre jours, elle a couru trente-deux kilomètres. Elle est allée de Pigalle aux Champs-Élysées, du musée d'Orsay à Bercy. Elle a couru le matin sur les quais déserts. La nuit, sur le boulevard Rochechouart et la place de Clichy. Elle n'a pas bu d'alcool et elle s'est couchée tôt. 
Mais cette nuit, elle en a rêvé et n'a pas pu se rendormir. Un rêve moite, interminable, qui s'est introduit en elle comme un souffle d'air chaud. Adèle ne peut plus penser qu'à ça. Elle se lève, boit un café très fort dans la maison endormie. Debout dans la cuisine, elle se balance d'un pied sur l'autre. Elle fume une cigarette. Sous la douche, elle a envie de se griffer, de se déchirer le corps en deux. Elle cogne son front contre le mur. Elle veut qu'on la saisisse, qu'on lui brise le crâne contre la vitre. Dès qu'elle ferme les yeux, elle entend les bruits, les soupirs, les hurlements, les coups. Un homme nu qui halète, une femme qui jouit. Elle voudrait n'être qu'un objet au milieu d'une horde, être dévorée, sucée, avalée tout entière. Qu'on lui pince les seins, qu'on lui morde le ventre. Elle veut être une poupée dans le jardin de l'ogre.»

J'ai choisi ce roman presque au hasard, et le hasard fait visiblement bien les choses. N'ayant pas de "méchants" dans ma PAL pour cette session de Lire sous la contrainte j'ai porté mon choix sur un livre de la bibliothèque. Leïla Slimani est une jeune écrivain que je ne connaissais pas, si ce n'est pour ces matchs de la rentrée littéraire, avec Chanson douce qui ne me tentait pas vraiment. Sauf que non seulement j'ai aimé Dans le jardin de l'ogre, mais maintenant j'ai aussi envie de lire Chanson douce!!

 J'ai beaucoup aimé l'écriture, c'est assez brutal, en adéquation avec le sujet du roman. Certaines scènes sont assez violentes, la langue est plutôt crue mais ça ne m'a pas dérangée, le tout est empreinte d'une certaine poésie, c'est glacial mais à la fois sulfureux, très chirurgical mais en même temps on évolue comme dans du coton. Les personnages ne sont pas spécialement attachants, j'ai même ressenti une certaine pitié pour Adèle, mais pas de sympathie, tellement elle se trouve à mille lieues de ma vision de la vie et du couple. Pourtant, par certains côtés je l'ai comprise, non pas parce je suis en accord avec elle, mais parce que je pense que les femmes comme elles sont légions, les couples comme ce couple sont à mon avis très fréquents, pas au départ, mais ils le deviennent, parce que Leïla Slimani met le doigt sur un phénomène de société sans jugement apparent et qu'elle le fait bien, celui des apparences, celui du "il faut faire comme tout le monde", celui du "si tu n'as pas de mari et d'enfant passé trente ans tu as raté ta vie". Et pour compenser cela, Adèle mène une double vie, à l'extrême, comme quoi vouloir sauver les apparences à tout prix n'est pas si sain.

Attention si vous ne l'avez pas lu j'en dis peut-être un peu trop!

Le mari n'est pas en reste, il est froid et détestable, un genre de pervers narcissique à la Vincent Cassel dans Mon roi... J'ai mis du temps à comprendre le rapport avec le titre mais c'est en réfléchissant à ma lecture que j'ai mis le doigt dessus. Pendant ma lecture j'ai été un peu déçue par la fin, j'aurais aimé une Adèle différente, plus en adéquation avec son personnage de départ mais après coup je me dis que la fin n'aurait pas été aussi forte si elle avait été différente. Néanmoins je reste convaincue que les meilleurs moments sont les 150 premières pages.

 

Deux extraits:

"Adèle a fait un enfant pour la même raison qu'elle s'est mariée. Pour appartenir au monde et se protéger de toute différence avec les autres. En devenant épouse et mère, elle s'est nimbée d'une aura de respectabilité que personne ne peut lui enlever. Elle s'est construit un refuge pour les soirs d'angoisse et un repli confortable pour les jours de débauche."

"Auprès d'Adèle il a le sentiment d'avoir vécu auprès d'une malade sans symptômes, d'avoir côtoyé un cancer dormant, qui ronge et ne dit pas son nom."

 

lire sous la contrainte

(méchants: ogre)

challenge petit bac

(gros mot: OGRE)

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03 octobre 2016

Louise Rennison, Le journal intime de Georgia Nicolson, Retour à la case égouttoir de l'amour (tome 7)

retour à la case égouttoir de l'amour

Quatrième de couverture:

"Mais quelle idée d'avoir demandé à Massimo d'occuper le poste convoité de «copain officiel» de Georgia! L'attente est insupportable et met les nerfs de la belle à rude épreuve. Et quand la réponse tant attendue arrive enfin, le monde s'écroule autour de Georgia. Comment survivre à la rebuffade du beau Transalpin? 

Georgia, reine de la stratégie amoureuse, envisage aussitôt un moyen de récupérer Scooterino en mettant Dave la Marrade à contribution. Mais l'expert en rigolade semble bien occupé par la belle Emma. Et où est passée cette foule de garçons qui se pressait aux pieds de Georgia? Alors que le désespoir est à son comble, deux lueurs d'espoir se profilent à l'horizon..."

Toujours plus de loufoquerie dans le personnages, les petites histoires mais surtout la langue. Louise Rennison joue avec les mots comme personne, c'est drôle mais c'est parfois trop. Est-ce une volonté de l'auteur ou du traducteur, il faudrait que je le lise en VO pour être fixée. Je me lasse un peu des aventures de Georgia qui est assez monomaniaque, un peu de maturité ne ferait pas de mal, à elle et à sa famille. Il n'y a que Jas qui semble normale mais qui du coup est présentée comme ultra-ennuyeuse par Georgia. Pourquoi je le lis ce journal alors? Pour la même raison que je n'aime pas abandonner un livre, je veux continuer la série. Et puis il faut l'avouer, certains passages me font quand même bien marrer!

challenge petit bac

 

(lettre isolée: A)

01 octobre 2016

LAL

A

 

Maria Altman, The Darcy and the Bingleys

 

B

Jo Baker, Une saison à Longbourn

Bailly Kris et Vincent, Coupures Irlandaises

Bélézi Mathieu, Un faux pas dans la vie d'Emma Picard

Ben Kemoun Hubert, la fille seule dans le vestiaire des garçons

Lance Blomgren, Walkups, scènes de la vie Montréalaise

Jean-Philippe Blondel, , Juke Box / La coloc

Clément Bosson, larguer les amarres: récit d'un jeune de la génération auberge espagnole 

Jane B. Burka, Comment ne plus être en retard

Aurélia Bonnal, The Queen is dead

C

Vanessa Caffin, J'aime pas l'amour...ou, trop peut-être

John Carlin, Déjouer l'ennemi: Nelson Mandela et le jeu qui a sauvé une nation

Stephen Chbosky, The perks of beeing a wallflower



D

Jean-Baptiste Del Amo, le sel

Franz Delplanque, du son sur les murs

Arnaud Devillard et Olivier Bousquet, Streets of London - L'histoire du rock dans les rues de Londres

Alfred Döblin, Berlin Alexanderplatz

Antoine Dole, Tout foutre en l'air

Dreyfus Pauline, Ce sont des choses qui arrivent

Alexandre Dumas, Hermine
 

E

Louise Erdrich, Love medicine

 

F

Maxence Fermine, La pertite marchande de rêve /  Noces de sel

G
 

Gaines Ernest J, Dis-leur que je suis un homme

Claude de la Genardière, Encore un conte? Le petit Chaperon Rouge à l'usage des adultes

Goby Valentine, banquises

Goddard Robert, Par un matin d'automne

Gordimer Nadine, July's people

Guillaume Gueraud, Sans la télé

Claire Gratias et Sylvie Serprix, Arrête de lire

Siomonetta Greggio, L'homme qui aimait ma femme

H

 

I

J

K

Claire Keagan, A travers les champs bleus

 

L

Lamb Wally, Le chant de Dolorès

Paul Lejeune, Les favorites du Roi de France

Hervé Le Tellier, Assez parlé d'amour

David Lévithan, Dictionnaire d'un amour

Myriam Levain et Julia Tissier, Y comme Romy

 

M


Daphné du Maurier, Le bouc émissaire

Déborah McKinley, Tout  ce que les hommes ignorent et que les femmes n'avoueront jamais

Robert Mcliam Wilson, Eureka Street

Alex Miller Love song

 

N

 Linda Newberry, Graveney Hall

O

O'Farell Maggie, En cas de forte chaleur

Ono-dit-Biot Christophe, Plonger

Orban Christine, quel effet bizarre vous faites sur mon coeur

 

P

John Perry, La procrastination, l'art de reporter au lendemain (autrement)

Rainbow Powell, Eleanor & Park

 

Q

Yann Quéffelec, dictionnaire amoureux de la Bretagne

R

Thomas Raphael, La vie commence à 20H10

Rayner Sarah, Un nouveau jour

Raphaelle Riol, Comme elle vient

Robert Loulou, Bianca

Rushdie Salman, Joseph Anton 

S
Laurence Schaack, Au nom du père, du fils et de John Lennon

William Shaw, Du sang sur Abbey Road

Gilles Sebhan, London WC2

Senger Geneviève, La dynastie des Weber

Anne Serre, Les débutants

Brando Skyhorse, Les Madones d'Echo Park

Tom Rob Smith, Enfant 44

Soljenytsine, Une journée d'Ivan Denissivitch 

 

T

 Lise Tremblay, La soeur de Judith

 

U

 

V

Vigneron Christine, Vous serez ce garçon

Alain Vince, Du raisiné sur le ptit Lu

 

W

Carolyn D Wall, Aurora Kentucky

Irvine Welsh, Porno

Mary Wesley, Une fille formidable

Ellen Willer, son fils

Darren William, Conséquences

Jenny Wingfield, Les ailes de l'ange

 

Z

Alice Zeniter, Sombre dimanche

 

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29 septembre 2016

James Salter, Un bonheur parfait

un bonheur parfait

Quatrième de couverture:

"Viri pose les yeux sur sa femme, Nedra. Une mèche de cheveux lui balaie délicatement la nuque, elle s’affaire en cuisine dans sa jolie robe rouge. Leurs deux adorables petites filles dînent devant le feu de cheminée. Sont-ils réellement heureux ? Ils forment un couple envié de tous, elle si belle, lui si élégant. Leur bonheur semble parfait… Mais la perfection est-elle vraiment de ce monde ?"

Je termine le mois américain avec une lecture mi-figue mi-raisin. J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans cette lecture. Les chapitres sont un peu décousus, de nouveaux personnages apparaissent sans qu'on sache qui ils sont... James Salter dresse le portrait d'un couple qui selon toute vraisemblance est très heureux, et correspond à l'image que l'on se fait de la famille américaine parfaite. Elle est jolie, il est séducteur, ils ont une belle maison, un chien et deux jolies petites filles. Sauf qu'ils sont l'un et l'autre infidèles, semblent mener plusieurs vies. Des personnages apparaissent au grè des pages et des diners ou de courts séjours au grand air. Je ne me suis pas attachée aux personnages qui m'ont parus très superficiels et vaniteux. Je ne sais pas exactement à quelle époque est sensée se dérouler l'histoire mais je l'ai trouvée un peu hors du temps, cela aurait aussi bien pu être les années cinquante, les années quatre-vingts ou plus récemment. Même si l'atmosphère et l'aura qui émane des lieux, des personnages, et des conversations me fait deavantage pencher pour les années quatre-vingts. J'ai apprécié cette ambiance un peu feutrée de moquette, de cigarette et de glaçons qui tintent dans les verres, et c'est malhreusement la seule chose qui m'ai plue dans ce roman!

Ah et coïncidence l'un des personnages se prénomme comme l'un des personnages de Joyce Carol Oates dans Hudson River! D'ailleurs ces deux lectures m'ont laissé la même impression d'inachevé.

mois américain

 

chez Titine

objectif pal

 

(28/31)

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26 septembre 2016

Joyce Carol Oates, Hudson River

hudson river

Quatrième de couverture:

"A Salthill-on-Hudson, on cultive les orchidées et on roule en voiture de luxe. On est beau, on est riche et on vit comme suspendu hors du temps. Mais quand Adam Berendt, le sculpteur aimé de la commune, trouve la mort dans un accident de bateau, c'est tout ce petit monde idyllique qui est précipité dans le chaos. La disparition de cet homme charismatique délie les langues et déchaîne les passions. Une même question obsédante taraude la ville entière : qui était vraiment Adam Berendt ? Dès lors, un manège de personnages et de destins se met à tourner à folle allure, entraînant le lecteur au coeur des pensées les plus intimes des protagonistes. Bâti comme une enquête à plusieurs voix, ce roman, sous prétexte de reconstruire l'histoire d'un homme insaisissable, révèle les désirs et les fantasmes d'individus rongés par le désoeuvrement.Avec Hudson River, Joyce Carol Oates réussit une farce sociale brillamment composée, une comédie noire doublée d'une ronde sociale vertigineuse, une variation magistrale sur le thème de l'apparence et de la vérité."

J'ai laissé traîner l'écriture de ce billet parce que je ne sais pas vraiment quoi vous dire sur ce roman. Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, mais je ne peux pas totalement dire que je l'ai apprécié non plus. En fait, j'ai aimé certains aspects, mais j'ai du mal à avoir une vision globale du roman, et j'ai l'impression (mais peut-être ai-je tort) que c'est aussi la volonté de l'auteur. Je pensais que le récit tournait autour de la mort d'Adam Berendt, que ce serait un genre d'enquête autour de sa mort mystérieuse mais en fait pas du tout, sa mort n'est d'ailleurs pas mystérieuse, seul le personnage et son passé l'est. La mort d'Adam est plutôt le prétexte pour nous parler des gens qui l'ont connu, Marina la libraire, Camille et Lionel, Roger Cavanagh, Abigail, Augusta... Tous semblent perdus dans une vie qui ne leur ressemble pas, engoncé dans le qu'en dira-t-on de banlieue bourgeoise américaine. Chacun sera changé par la mort de leur ami et prendra des décisions irréversibles. Chacun s'interrogera sur qui était le véritable Adam Berendt et le lecteur peut mettre bout à bout les informations des uns et des autres, sans pour autant pouvoir mieux répondre à la question. J'ai vécu ce roman comme un puzzle où les pièces ne s'emboîtent pas pour former un tout. Bien sûr j'ai aimé cette critique acerbe de la bourgeoisie de banlieue, cette remise en question, un peu comme si le roman était une crise de la quarantaine à lui tout seul mais j'aurai aimé un peu plus de liant. Aussi ce n'était sans doute pas très malin de ma part d'enchaîner Oates après Kasischke...

mois américain

 

chez Titine

pavé

(Chez Brize , 665 pages)

objectif pal

 

(27/31)

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21 septembre 2016

The Americans

the americans

Aujourd'hui j'ai choisi de vous parler d'une série. Pourquoi celle-ci et pas les autres? Parce que je viens de terminer la saison 1, que j'ai beaucoup aimé, et qu'elle colle parfaitement au thème du mois!

Elizabeth et Philip Jennings forment LE couple idéal, deux enfants, une jolie maison dans un quartier résidentiel de Washington, agents de voyage et pour ne rien leur enlever... tout aussi séduisant l'un que l'autre. Sauf que... nous sommes dans les années 80, en pleine guerre froide et qu'ils sont espions pour le KGB. 

J'ai beaucoup aimé l'ambiance de la série, les années 80 mais aussi ce climat de suspicion et rivalité entre les Etats-Unis et la Russie. Le gouvernement américain n'apparaît aps comme le gentil contre les méchants russes, a contraire, la série montre la complexité de la période à travers les différentes missions qu'elles soient russes ou américaines. Les intrigues sont intéressantes et vraisemblables. Les acteurs jouent bien leurs rôles. Ils sont attachants. Le fait qu'ils soient un "faux couple" mais à la tête d'une "vraie famille" ajoute à la complexité de leurs relations.

Je ne connaissais pas du tout Keri Russell, l'actrice qui incarne Elizabeth mais je l'aime beaucoup, et ma cause était toute acquise à Matthew Rhys que j'ai adoré dans la série Brothers and Sisters

mois américain

chez Titine

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