Notes de lecture

29 janvier 2012

Un dimanche à ... Londres: Big Ben and The House of Parliament

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Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Choco, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

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22 janvier 2012

Un dimanche à ... Londres: Picadilly Circus

Une fois n'est pas coutume, voici donc une photo de Picadilly Circus 4 ans après ...

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20 janvier 2012

Claire Keegan, Foster

fosterPrésentation de l'éditeur:

"It is a hot summer in rural Ireland. A girl is taken by her father to live with the Kinsellas on a farm in Wexford. That same evening he drives off leaving her there with only the clothes she is wearing. Over the months, she discovers through the Kinsellas the town of Gorey, the shore where the Irish Sea crashes in, a deep well of spring water. There’s a wake and card games played late into the night, a woman whose dog barks hotly through the bars of a gate. And in this house where affection grows and there are meant to be no secrets, she discovers one."

 

Ce très court roman nous emmène dans une Irlande un peu hors du temps, difficile à déterminer l'époque de la narration, les années 60 il semblerait mais cela pourrait être plus récent ou plus ancien. J'ai eu, lors de ma lecture, l'impression d'une parenthèse temporelle où les choses sont figés, et avancent avec la lenteur des journées paisibles. Pourtant quand l'on regarde de plus près l'histoire c'est assez horrible en un sens. Des parents, une famille modeste, qui semblent débordés par une tripotée d'enfants, confient leur fille à une famille plus aisée sans enfant, qu'ils ne semblent au final pas vraiment connaître. Du moins, l'enfant ne les connaît pas et elle va devoir s'adapter à cette nouvelle famille.

Et elle s'adapte bien, on s'occupe d'elle et lui apprend à se débrouiller. Elle découvre l'affection des adultes, choses qu'elle n'a visiblement pas chez elle parce que ses parents semblent déjà bien occupés. L'écriture de Claire Keegan est simple et assez pudique, elle ne nous fait pas part des sentiments des différents personnages, de leur ressenti face à la situation. Elle nous décrit simplement cet été là. L'on découvre le secret des Kinsellas, mais l'on n'en sait pas beaucoup plus. Ceux-ci ne s'y attardent pas, ne donnent pas d'explications et l'histoire avance. Bien trop vite au final. La fin est ouverte, et permet au lecteur finalement de se faire sa propre histoire, et moi j'aurais aimé qu'elle continue, que l'on grandisse un peu avec la narratrice.

Belle découverte, cela donne envie de découvrir d'autres romans de l'auteur.

Merci encore Valérie pour cette lecture en VO, je me rends compte au final que cela m'avait manqué ;)

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18 janvier 2012

Jean-philippe Blondel, Et rester vivant

et_rester_vivantQuatrième de couverture:

"Depuis, quand on me croise, on compatit. On me touche le coude, on m'effleure le bras, on refoule des larmes, on me dit que c'est bien, que je suis courageux, que ça va aller, hein ? Je ne réponds pas. Je laisse glisser. Je continue d'enchaïner les longueurs dans ma piscine intérieure et je fais attention à ce que le chlore ne rougisse pas mes yeux."

Avoir vingt - deux ans et plus aucune attache. Rouler sur les routes californiennes. Vivre des rêves éveillés et des cauchemars diurnes. Comprendre que l'important, désormais, c'est de continuer coûte que coûte. Et de rester vivant."


Deux semaines. C'est le temps qu'il m'aura fallut pour "digérer" ma lecture et écrire un billet médiocre. Je ne suis pas fière de moi! J'ai pourtant beaucoup, beaucoup aimé ce livre mais je ne trouve pas les mots pour le raconter ou parler de ce que j'en ai pensé. Et pourtant j'ai bien envie de vous en parler, donc j'en dirai simplement quelques lignes et vous noterez quelques extraits que j'ai retenu.

Jean-Philippe Blondel a je crois ce pouvoir de toucher avec les mots, des mots qui pour autant ne tombent pas dans la sensiblerie ou la pleurnicherie, pourtant le sujet n'était pas facile à trairer, d'autant plus qui lui est très personnel. Il a, en tentant de se rendre à Morro Bay accompli le voyage initiatique que chacun rencontre d'une manière ou d'une autre dans sa vie, peu importe la forme qu'il prend.

Certes ce livre parle du deuil, de la douleur de perdre ses proches mais il met surtout en avant l'amitié, et la vie qui continue. On aurait pu s'attendre à quelque chose d'assez sombre et pourtant l'un des adjectifs qui me vient à l'esprit et lumineux!

Voilà, je n'en dis pas plus, il faut le lire en fait ...

 

" J'ai fermé les yeux et, pendant quelques secondes j'ai eu vingt-deux ans, des cheveux dans le coup, deux dizaines de kilos en moins, une boucle d'oreille dans le lobe gauche. J'étais assis au bord de la route qui surplombe Morro Bay, Californie. L'avenir était une notion floue. Ce qui comptait c'était l'ici et le maintenant. L'été. L'été 1986 " (l'été 86 pour moi était le tout premier de ma vie...)

" Je ne suis pas soumis aux regards de ceux qui m'ont vu grandir. Je peux devenir ce que je veux. Je peux aussi mourir demain. Je tamise entre mes doigts le sable très fin de Cabo San Lucas. Il est d'une extrême fluidité. Impossible même en creusant, de trouver du sable mouiller pour le transformer en château. Or moi j'ai besoin de construire."

"J'aimerais avoir vingt ans de plus. Jaimerais que tout ça soit derrière moi. J'aimerais avoir trouvé ma voie, avoir atteint une sorte de sérénité illusoire- que ma vie soit à peine troublé par l'impact des rames de la barque que je conduis. Etre débordé quand je me réveille - avoir tellemet d'obligations et de contraintes que je n'ai le temps de penser à rien, que je n'ai pas le loisir de me voir vieillir."

 

Encore merci à toi Saraswati pour ce cadeau!            

1__litt_raire (4/7)

 

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15 janvier 2012

Rohinton Mistry, l'équilibre du monde

l__quilibre_du_mondeQuatrième de couverture:

"Voici le grand roman de l'Inde contemporaine, réaliste, foisonnant, inspiré traversé par le souffle d'un Hugo ou d'un Dickens. L'histoire se déroule au cours des années 1970 et 1980.Dans le même quartier vivent des personnages venus d'horizons très divers : Ishvar et Omprakash, les deux tailleurs des «intouchables» ; Dina, la jeune veuve, qui, pour survivre, se lance dans la confection à domicile ; Maneck, descendu de ses lointaines montagnes pour poursuivre ses études ; Shankar, le cul-de-jatte, exploité par le maître des mendiants. Bien d'autres encore? À travers les heurs et malheurs de leurs existences, Rohinton Mistry, romancier anglophone né à Bombay, brosse une fresque qui est à la fois l'odyssée d'une nation et une parabole de la condition humaine. Un roman-fleuve qui nous emporte irrésistiblement."

 

Je suis tout à fait d'accord avec la quatrième, Rohinton Mistry signe avec ce pavé de près de 900 pages un grand roman. Hugo et Dickens (s'ils étaient vivants) n'auraient pas à pâlir avec la comparaison de Mr Mistry. Moi j'ajouterai une comparaison supplémentaire, sans faire référence au côté philosophie des livres de Voltaire, les personnages m'ont un peu rappelé un Zadig qui essaie d'avancer malgré toutes les péripéties qui se mettent en travers de sa route!

Et des péripéties, toutes plus fâcheuses les unes que les autres les personnages vont en rencontrer!!! De nombreux personnages viendront alimanter le récit, mais l'on suit principalement Ishvar et Omprakash, un oncle et son neveu, tous les deux tailleurs bien que faisant partie de la caste des chamaars (ceux qui travaillent le cuir). Ils sont arrivés là pour gagner un peu d'argent afin de retourner vivre dans leur village avec un petit pécule ... Bien avant Omprakash, un homme a brisé les règles des castes pour envoyer ses fils en apprentissage chez un ami tailleur, et musulman. Bien assez de "fautes" pour éveiller la colère des castes dirigeantes! Cet homme c'est le grand-père d'Omprakash.

A la ville, on suit l'enfance et Dina, son entrée fastidieuse dans le monde adulte, la perte de son jeune époux. Dina est à la fois un personnage charmant et agaçant. Elle incarne ici les idées d'une caste supérieure, ses préjugés, son fonctionnement, sa supériorité. Et pourtant c'est le personnage qui va le plus évolué au fil de l'histoire, au contact humain des deux tailleurs mais également à celui du jeune Maneck, son hôte payant.

Maneck, jeune étudiant arrivé d'un petit village de montagne dans la grande ville perdra bien vite ses illusions de jeune naïf. Il apprendra toute l'injustice de son pays, la corruption des classes dirigeantes et du gouvernement indien de l'Etat d'urgence. Il est le ciment entre d'un côté les tailleurs, de l'autre Dina.

Chacun des personnages fera au cours du roman des rencontres plus ou moins heureuses. Les rencontres des uns se recouperont d'ailleurs parfois avec les rencontres des autres.

Rohinton Mistry nous montre toute l'absurdité du gouvernement d'Etat d'urgence en Inde, la confusion et l'injustice d'une population toujours plus nombreuse, d'un système de caste qui nourrit le ressentiment de chaque communauté, et qui maintient une partie de la population dans un état de soumission permanente. Il met à jour la corruption lors des élections, la corruption de la police, des propriétaires mais également la pauvreté des gens et la manière dont certains profitent de cela : les opportunistes mafieux comme le propriétaire du bidonville qui sera détruit par le gouvernement qui aura lui-même recruté ce "propriétaire" pour raser ces toits de taule insalubres, les agents du planning famillial qui promet un repas et un peu d'argent aux hommes et aux femmes qui acceptent la stérilisation, le maître des mendiants même qui certes protègent ses recrues, mais qui au final les exploite tout autant. L'on trouve chaque fois quelqu'un susceptible d'exploiter la misère de celui qui est un peu plus miséreux!

Il ne faisait pas bon vivre en Inde en ces années 1970-1980, une Inde où vous pouviez être raflé sur le trottoir pour une journée afin de gonfler les rangs d'un meeting du premier ministre, ou un mois pour effectuer les travaux du plan d'embellissant de manière tout à fait gratuite... où vous pouviez être soumis à une vasectomie sans demander votre reste simplement pour remplir des quotas, où l'on pouvait vous expulser de chez vous du jour au lendemain sans préavis ...

C'est un roman optimiste de part les quatres personnages forts et leurs valeurs, mais très dur en ce qui concerne les relations de pouvoir et le manque d'humanité de certains des personnages, prêt à tout pour un peu d'argent.

J'ai mis un certain temps à le sortir de ma PAL, c'est d'ailleurs grâce au challenge un mot des titres de Calypso que je l'ai lu et je ne regrette pas, je vous le recommande d'ailleurs chaudement (fin pas si vous êtes un peu déprimé!) Pour cette session le mot était monde.

Un_mot_des_titres

 

objectif_pal

  (2/27)

Posté par Cinnamonchocolat à 08:00 - - Commentaires [9] - Rétroliens [0]
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