Notes de lecture

08 août 2017

C'est l'hebdo de l'été! n°4

J'ai manqué le numéro de la semaine dernière pour cause de nièces à la maison, du coup cet hebdo va être très orienté "que faire en Alsace avec trois enfants de 5, 7 et 13 ans?" ... Pas facile quand il y a la différence d'âge à gérer entre les deux petites, et l'adolescente!!

Donc cette semaine je vous parle de:

 

  • d'un musée de la science: Le Vaisseau. J'en avais entendu parler depuis quelques temps déjà et ce dimanche pluvieux nous a décidé à aller voir ça de plus près. C'est ludique et adapté aux petits comme aux grands. Nous y avons passé l'après-midi complète profitant d'une éclaircie pour profiter également des jardins qui sont agréables. Le Vaisseau est divisé en plusieurs sections, l'eau, les animaux, les êtres humains, les constructions de l'homme et la logique et une exposition temporaire, en ce moment différentes animations autour du mot. Très intéressant, on y apprend beaucoup de choses en s'amusant en manipulant. Les tarifs sont abordables avec la possibilité d'acheter des Pass pour toute la famille. C'est gratuit pour les personnels de l'éducation nationale.

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  • d'un parc animalier: Le parc de Sainte-Croix en Moselle (à 1h15 de Strasbourg) C'est la quatrième fois que je me rends dans ce parc et je ne me lasse pas. Ce n'est pas un zoo donc pas d'animaux exotiques hormis les singes, mais c'est toujours impressionnant d'admirer cerfs, loups, ours, daims, etc. d'aussi près. Les enclos sont vastes, les animaux ont l'air de s'y plaire. Les parcours sont bien indiqués et propres, et bien que nous y sommes allés un samedi, pas de bousculades, le parc est suffisamment étendu pour absorber la foule des weekends. Petits et grands étaient ravis. En ce qui concerne les tarifs: 24,50 euros pour les adultes, 16.50 euros pour les enfants.

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  • d'un centre aquatique: Europabad à Karlsruhe (environ 1h de Strasbourg), J'étais assez sceptique au vu de certains commentaires lus sur Tripadvisor mais finalement je ne regrette pas le déplacement, nous avons passé la journée entière à patauger, nager, glisser, buller, et surtout rire! Il y avait peu de monde, l'eau des différentes piscines est chaude, avec un bémol pour le bassin de nage du coup un peu froid, l'attente pour les toboggans est courte, les bassins, les espaces autour et les vestiaires sont très propres. Il y a également la possibilité de pique-niquer et de prendre le soleil sur les nombreux transats mis à disposition. Les tarifs sont intéressants avec un pass famille (jusqu'à 2 adultes et trois enfants) pour 40 euros.

 

 

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(photo de Tripadvisor)

 

Je vous parle aussi de:

  • d'un filmLe Caire Confidentiel de Tarik Saleh, un film policier dano-suédois qui se passe au Caire au début de la révolution du Printemps Arabe et qui montre un peu le fonctionnement de la Police égyptienne. L'histoire est prenante, le personnage principal intéressant. 

le caire

  • D'un livre: City on Fire de Garth Risk Hallberg: mon pavé de l'été (960 pages), reçu pour Noël, si je ne sors pas avec une tendinite de lecture je ne comprends pas! En tout cas j'ai lu les 200 premières pages et c'est assez prenant!

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  • d'un restaurant: Le Beyrouth, 39 route du Polygone à Strasbourg: restaurant libanais comme son nom l'indique. Les plats sont très savoureux, hoummous, moutabal, fatayeh aux épinards, falafel, un régal pour les papilles et les narines, des plats plein de saveurs et de couelur. Si je dois émettre un bémol c'est pour le labnet, meilleur dans mon souvenir d'un autre restaurant libanais à Paris. Le service est discret mais chaleureux.

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Et vous quels sont vos découvertes de la semaine? Des bonnes adresses à partager? Pour les petits ou pour les grands? Qu'est-ce que vous lisez en ce moment?

 

Je pars en vacances cette après-midi, quelques jours à Lyon puis une semaine en famille en Provence, je ne publierai pas de billets pendant ce temps mais je répondrai aux commentaires ;)

 

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31 juillet 2017

Cécile Coulon, Trois saisons d'orage

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Quatrième de couverture:

"Les Fontaines. Une pierre cassée au milieu d’un pays qui s’en fiche. Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages. Une île au milieu d’une terre abrupte. Je connais les histoires de ce village, mais une seule les rassemble toutes. Elle doit être entendue. L’histoire d’André, de son fils Benedict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches. Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu’il en reste. 

Trois générations confrontées à l’Histoire et au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature. 
Saga portée par la fureur et la passion, Trois Saisons d’orage peint une vision de la seconde partie du XXe siècle placée sous le signe de la fable antique. Les Trois-Gueules, « forteresse de falaises réputée infranchissable », où elle prend racine, sont un espace où le temps est distordu, un lieu qui se resserre à mesure que le monde, autour, s’étend. Si elles happent, régulièrement, un enfant au bord de leurs pics, noient un vieillard dans leurs torrents, écrasent quelques ouvriers sous les chutes de leurs pierres, les villageois n’y peuvent rien ; mais ils l’acceptent, car le reste du temps, elles sont l’antichambre du paradis. "

Voilà un roman que je savais que j'allais aimer, non seulement les quelques billets que j'avais lus à son sujet m'avaient donné envie de le lire, mais en plus la quatrième de couverture réunit ce que j'aime dans la littérature: des histoires de famille, des générations qui se succèdent, des lieux qui sont aussi présents que les personnages, l'attachement à la terre, les traditions. Cécile Coulon a su mêler ses personnages, leur maison, et la région qu'ils habitent avec brio, comme une parenthèse hors du temps. Difficile en effet de dater quoi que ce soit, le temps semble s'être arrêté aux Fontaines, on sent la chaleur des longs étés et la brise légère du matin. On prend son temps, on s'installe dans l'histoire avec les personnages, il ne se passe pas grand chose, les personnages vivent des vies ordinaires au ryhtme de la nature qui les entoure, jusqu'au jour où ... ça je vous laisse le découvrir, même si, pour moi ce n'est pas l'intrigue centrale du roman, certes cela vient bouleverser l'ordre naturel des choses, mais ce n'est pas ce pour quoi j'ai aimé ce livre. J'ai aimé ce livre pour son cadre, ses personnages, et son implicite, pour ce qui se lit entre les lignes, pour les silences des personnages et les liens intimes qui les unis, entre eux, ou aux choses et aux lieux. En bref ce fût une très belle découverte, oserais-je l'appeler "coup de coeur"? Oui sans doute...

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25 juillet 2017

C'est l'hebdo de l'été! n°3

Cette semaine je vous parle de ...

 

  • d'un film: The Circle de Dave Eggers avec Emma Watson et Tom Hanks. Quand je lis "dans un futur proche" dans le résumé d'un livre ou d'un film j'ai tendance à me dire "ce n'est pas pour moi", parce que les trucs futuristes ce n'est clairement pas mon truc. Mais là le sujet m'intéressait (doit-on tout savoir sur tout le monde? en gros les dérives des réseaux sociaux et autres collecteurs de données) mais surtout le casting m'a convaincue, j'aime beaucoup Emma Watson, certes c'est une bonne actrice, mais j'apprécie aussi la femme qu'elle est devenue et puis Tom Hanks, qui n'aime pas Tom Hanks? Alors franchement pour le côté thriller on repassera, ce n'est pas pour l'action qu'on va voir ce film mais pour les questions qu'il soulève, c'est également le point de vue de Géraldine.

the circle

 

  • d'une série: Tunnel 2 série franco-britannique de Canal +, oui encore, mais honnêtement je pense que ce sont les meilleurs sur la marché des séries françaises! Je préfère la version original, Bron, série dano-suédoise, mais celle-ci n'est pas mal non plus. C'est assez perturbant au début parce qu'on a des éléments très variés, qui au fil des épisodes sont reliés les uns aux autres au fur et à mesire que l'enquête avance. Les deux acteurs principaux sont convaincants surtout la belle Clémence Poésy qui à l'instar de Saga Nören dans Bron souffre également d'un syndrome d'Asperger. Elle est très performante mais manque cruellement d'empathie et de second degré.

tunnel 2

 

 

  • d'un livre: Celle qui fuit et celle qui reste d'Elena Ferrante. Je l'ai commencé ce matin, impatiente de retrouver tous les personnages que j'avais quitté avec un peu de lassitude quelques mois plus tôt. Des cinquantes premières pages il n'en ressort pas encore grand chose, si ce n'est que Lenu devrait quand même arrêter de se dévaloriser et de réfléchir un peu plus par elle-même. Ca promet!

Celle-qui-fuit-et-celle-qui-reste

 

  • d'un produit de beauté: Hydrabio Sérum de Bioderma. Qu'on ne se leurre pas, Bioderma n'a de bio que le nom mais ce sérum est plutôt efficace. C'est ce que m'a vendu la pharmacienne quand je lui ai dit que je voulais une crème anti-rides, bin oui 31 ans c'est pas trop tôt pour commencer non? Elle m'a dit qu'il valait mieux hydrater en profondeur que c'était plus efficace, alors je ne sais pas si c'est plus efficace mais en tout cas ma peau est plus "élastique" (ouais on s'improvise pas blogueuse beauté...), moins rouge, moins tiraillée donc j'imagine que c'est ce qui lui fallait!

bioderma

 

 

Et vous quelles sont vos découvertes de la semaine?

 

Et enfin les résultats du concours pour les huit ans du blog!!! Roulement de tambours ...

Vous n'avez été que trois participants, je trouvais donc un peu ridicule de faire un tirage au sort... donc vous recevrez chacun un des titres sélectionnés. Fondant, Philippe et Will, pensez à me donner votre adresse postale par mail via le formulaire de contact!

 

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23 juillet 2017

Audur Ava Olafsdottir, Le rouge vif de la rhubarbe

le rouge vif

Présentation: 

"Souvent aux beaux jours, Ágústína grimpe sur les hauteurs du village pour s’allonger dans le carré de rhubarbe sauvage, à méditer sur Dieu, la beauté des nombres, le chaos du monde et ses jambes de coton. C’est là, dit-on, qu’elle fut conçue, avant d’être confiée aux bons soins de la chère Nína, experte en confiture de rhubarbe, boudin de mouton et autres délices.

Singulière, arrogante et tendre, Ágústína ignore avec une dignité de chat les contingences de la vie, collectionne les lettres de sa mère partie aux antipodes à la poursuite des oiseaux migrateurs, chante en solo dans un groupe de rock et se découvre ange ou sirène sous le regard amoureux de Salómon. Mais Ágústína fomente elle aussi un grand voyage : l’ascension de la « Montagne », huit cent quarante-quatre mètres dont elle compte bien venir à bout, armée de ses béquilles, pour enfin contempler le monde, vu d’en haut…"

 C'est toujours un risque pour moi quand je sors des sentiers battus avec les traditionnelles lectures d'auteurs français, américains ou britanniques, mais cette petite évasion est nécessaire de temps en temps! Ce n'étais pas une totale découverte puisque j'ai lu et apprécié d'autres titres d'Audur Ava Olafsdottir. L'Islande est un pays qui m'attire et me fait un peu rêver. Contrairement à L'embellie où les paysages de cette île mystérieuse sont très présents, c'est beaucoup moins le cas dans Le rouge vif de la rhubarbe. L'auteur nous présente ici Agustina, jeune adolescente handicapée, qui rêve de gravir la "montagne" qu'elle observe depuis son jardin. Cette jeune fille vit chez Nina, on ne sait pas vraiment quels sont leur lien de parenté, sa mère est en Afrique, elle nous est présentée comme une exploratrice, elle communique par lettres avec sa fille, mais c'est assez flou. Sont-ce vraiment de vraies lettres envoyées de sa mère, honnêtement je n'en suis pas tout à fait sûre. Ce livre n'a pas vraiment de début ou de fin. J'ai plus eu l'impression de lire une tranche de la vie d'Agustina, comme si j'avais lu un morceau au hasard de son journal intime. Les personnages rencontrés dans le roman sont attachants. On sent bien que la culture des islandais est quand même différente de la notre mais pour autant ce n'est pas complètement dépaysant. C'est une lecture plaisante mais elles soulèvent beaucoup de questions pour lesquelles on n'obtient pas vraiment de réponses. J'ai donc passé un moment agréable, mais ce roman m'a laissé une impression d'inachevé, de non abouti. Et vous, qu'en avez-vous pensé?

challenge petit bac

(COULEUR: ROUGE)

21 juillet 2017

Emile Zola, L'Oeuvre

l'oeuvre

Présentation (du Livre de Poche): "Dans aucun autre roman Zola n'a mis autant de lui-même que dans L'Oeuvre. Zola, le critique d'art, ami de Cézanne, fervent défenseur, contre l'art officiel, de Manet, de Monet et de toute l'avant-garde qu'incarne Claude Lantier dans le roman. Zola, l'écrivain naturaliste, rêvant de donner son existence entière « à une oeuvre où l'on tâcherait de mettre les choses, les bêtes, les hommes, l'arche immense ». Zola, l'homme enfin, et les souffrances quotidiennes de la création vues à travers l'insatisfaction permanente et l'angoisse de déchoir d'un peintre génial et d'un romancier travailleur. Roman de la passion de l'art au détriment de la vie et de l'amour, L'Oeuvre met en scène à la fois l'enthousiasme d'une révolution artistique et le drame éternel de l'artiste aux prises avec la création"

Il n'y avait pas de résumé sur la quatrième de couverture de mon édition (Pocket classique) donc je vous ai mis celle du Livre de Poche... Je n'aime toujours pas meprêter à l'exercice du résumé, peur d'en dire trop, ou pas suffisamment... Je ne savais donc pas à quoi m'attendre en ouvrant ce 14ème volume des Rougon-Macquart, hormis qu'il y était question de peinture. Je n'avais d'ailleurs pas ouvert un Zola depuis l'été dernier, plus la fin des Rougon approche, plus je la retarde... Il ne me reste plus que six titres à découvrir! Et bien en tout cas, L'oeuvre, fera parti de mes préférés avec Le ventre de Paris, Au Bonheur des Dames et Germinal. Bien sûr tous les Rougon se suivent et ne se ressemblent pas, bien que tous ont quelque chose en commun. Ici l'on retrouve le Paris des grands changements, on y trouve aussi des allusions au Ventre de Paris, et l'île de la Cité n'a jamais été aussi mystérieuse que sous le regard fiévreux du peintre, Claude Lantier. Bien sûr c'est un Zola, donc on sait que le destin de Claude ne sera pas rose, que la misère et la folie ne sont jamais bien loin. Pourtant, Claude semble avoir le talent et le brin d'originalité qui pourraient faire de lui un grand peintre. Zola entre dans les détails des sélections pour les différents salons proposés à Paris afin de faire connaître les artistes, déjà renommés ou non. De fréquentes allusions sont faites à ceux qui ont percé, Manet, Renoir et autres. Comme à chaque fois je me laisse porter, transporter dans ces lieux, avec l'illusion de pouvoir sentir la peinture fraîchement déposée sur une toile grandeur nature. Ici les personnages féminins n'existent que très peu par eux-mêmes, ils sont les faire-valoir des oeuvres, les modèles admirés ou moqués du public. La vie offerte à Christine est bien triste... celle de Claude aussi, pourtant d'autres s'en tireront bien, Sandoz notamment. Difficile de ressentir quelque chose pour Claude, de l'empathie, de la pitié, de l'agacement, entre les trois mon coeur balance, mais c'est bien de la pitié que Christine m'a inspiré. J'ai l'impression que ce titre de Zola est assez méconnu, pourtant il mérite d'être lu et donné à voir au grand public, comme l'auraient été les oeuvres de Claude.  

challenge petit bac

 

(OBJET: OEUVRE)

Posté par Cinnamonchocolat à 16:04 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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