jacques

Quatrième de couverture: "Deux personnages déambulent en philosophant. On ne sait qui ils sont. On ne sait d'où ils viennent. On ne sait où ils vont. Tout ce que l'on sait, c'est que l'un est le maître de l'autre. Bientôt on se demandera lequel..."

Ce livre il a fini dans ma PAL parce que ma soeur l'a étudié au lycée. Je ne sais pas si elle l'a réellement lu mais une chose est certaine, si je l'avais lu à son âge je n'aurais pas bien compris. J'ai travaillé Zadig à la place, et je le trouve plus abordable. J'avais envie de profiter de l'été pour vider un peu ma PAL, il fallait donc que j'en sorte un livre "historique", mon choix s'est donc porté sur Jacques le fataliste. Comme l'annonce le résumé, on suit deux hommes en grande conversation sur les amours de l'un, les aventures de l'autre, sauf que, tel le cheminement de la pensée, l'histoire n'est pas linéaire. Pour arriver au récit final, celui que l'on attend, Jacques va passer par toutes les tergiversations possibles avant de nous livrer son récit. J'ai un peu l'impression que c'est typique de la littérature du 18e siècle et j'ai envie de dire "tout ça pour ça?" mais ça ne rendrait pas forcément justice à Diderot. Même si c'est un peu ça quand même... Pour autant on ne s'ennuie pas avec ces personnages. Drôles, souvent à leur insu, à qui il arrive des mésaventures qui pourraient bien être évitées à force de quiproquo. La voix du narrateur intervient régulièrement, soit pour recentrer le récit, ou au contraire pour nous en écarter mais ça se savoure, tant par la langue que par l'esprit et le goût des bons mots. C'est une lecture exigeante mais divertissante si l'on se laisse prendre au jeu. 

 

objectif pal

(Objectif PAL de l'été - 6 - dans ma PAL depuis le lycée de ma soeur, ça date!!)// Objectif PAL 11/20