12 avril 2014

Annelise Heurtier, Sweet Sixteen

sweet sixteen

Quatrième de couverture:

"-Quand est-ce que tu avais prévu de nous en parler ? As-tu pensé aux conséquences de ta décision ? As-tu seulement compris que tu vas nous mettre en danger ?
Molly était d’abord restée sans voix, la bouche ouverte, hébétée.
– Un paquet de Noirs se sont fait lyncher, et pour moins que ça, ma petite fille ! avait hurlé sa mère.
Rentrée 1957.
Le plus prestigieux lycée de l’Arkansas ouvre pour la première fois ses portes à des étudiants noirs. Ils sont neufs à tenter l’aventure. Il sont deux mille cinq cents, prêts à tout pour les en empêcher. "

 

J'avais découvert ce roman jeunesse chez Valérie et elle me 'la offert pour mon anniversaire, je l'ai laissé un peu traîner avant de l'ouvrir et j'ai eu tort! Bien sûr le contexte historique dans lequel s'ancre cette histoire me tient à coeur comme vous le savez. Et tout au long de l'histoire j'ai eu en tête le tableau de Norman Rockwell que j'étudie en général avec mes 4e (à la fin du billet).

C'est un roman fort, qui suit la petite Molly du moment où elle prend la décision d'intégrer le lycée de sa ville avec 8 autres lycéens noirs. Autant vous dire que cela ne se passe pas aussi bien que prévu, les élèves blancs, et leurs parents sont tous hostiles à leur présence, à tel point que pendant un an les élèves noirs sont personnellement accompagné par un soldat de l'armée américaine. En effet, la mixité dans les écoles étaient à l'époque une décision du gouvernement fédéral, que certains gouverneurs d'Etat, principalement dans le sud se refusaient de mettre en application, ou en tout cas n'y mettaient aucune bonne volonté convaincu qu'ils étaient de l'infériorité des noirs.

Annelise Heurtier nous plonge dans l'univers des adolescents, aussi, voire encore plus racistes que leurs parents. Les épreuves subies par Molly sont encore plus dures à admettre qu'elles viennent d'enfants de son âge. L'alternance ces chapitres nous montre le mode de pensée des blancs de l'époque et c'est effrayant, cela permet de mieux comprendre comment et pourquoi finalement l'égalité a été très difficile à mettre en place. On sent chez Grâce une réflexion un peu moins tranchée, même si elle aussi fait preuve de racisme, elle s'interroge sur le bien fondé de ce mode de fonctionnement. Je pense que ce livre peut toucher les adolescents, leur faire mieux comprendre le contexte de l'époque. J'aimerais pouvoir en étudier un extrait peut-être en anglais avec mes élèves.

Pour ma part, j'ai apprécié cette lecture mais ce n'est pas le coup de poing que j'attendais. Certes le personnage de Molly, son courage et sa détermination m'ont touchée, les jeunes lycéennes m'ont profondément agacée, mais j'ai trouvé la fin un peu trop rapide. Le récit va crescendo c'est normal mais le retournement de situation arrive peut-être un peu trop rapidement, ou en tout cas sa résolution, du coup ça laisse un petit goût d'inachevé!

Valérie (merci pour la découverte), Lilly et Enna ont toute les trois apprécié également.

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(14)

lire sous la contrainte

 

(GN + EPITHETE: 1)

objectif pal

 

(16/78)

challenge petit bac

( MOMENT: SWEET SIXTEEN)


10 avril 2014

Liebster award

Fondantochoco m'a tagguée avec un Liebster Award, c'est très gentil de sa part, et comme je réagis toujours trois plombes après je ne retaguerai personne mais je réponds volontiers à ses onze questions:

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1. Version papier ou livre numérique ? Version papier sans hésiter, j'aime tellement le livre en tant qu'objet que je ne suis pas prête de passer au numérique, même les livres audio je n'y arrive pas.


2. Cinéma ou films chez soi ? Cinéma, et encore je n'y vais pas aussi souvent que je le souhaiterai! J'aime aussi regarder des films chez moi, mais généralement je ne prends pas le temps de le faire, quand j'ai du temps devant moi pour me poser tranquillement dans le canapé, je préfère en général m'accompagner d'un livre ... dvd ou livre il faut choisir ... et entre les deux c'est quand même la lecture que je préfère!

3. Junk food ou sushis ? Les deux! J'adore les sushi, j'en mange quand même moins qu'avant, mon porte-monnaie ne s'en porte que mieux! Junk food aussi ça m'arrive parce que quand même un bon burger c'est bon! D'ailleurs récemment j'ai testé le resto-burger le PDG à Paris, très bon, et puis sinon Le pied de Mammouth à Strasbourg c'est une tuerie!


4. Ballerine ou escarpin ? Ballerine , même si globalement je ne porte ni l'un ni l'autre, j'ai des micro escarpins que je porte de temps en temps mais ça me fait vraiment mal aux pieds!!


5. Voyageuse dans l'âme ou bien chez toi ? j'aime les voyages, en bord de mer pour se reposer mais surtout les grandes villes Européennes, Berlin m'attend dans deux semaines! J'aime aussi mon chez moi, j'ai besoin de me retrouver dans mon petit cocon.


6. Thé ou café ? Les deux, même si je n'en bois pas beaucoup. J'aime beaucoup l'odeur du café et j'aime le rituel du thé, le mug, le thé qui infuse, et souvent un bon livre, même si je me rends compte que j'en bois de moins en moins.


7. Bavarde ou taiseuse ? Taiseuse... Je peux être bavarde mais je me rends compte que souvent je n'ai pas vraiment envie de parler.


8. Chaise-longue au soleil ou canapé moelleux au coin du feu ? plutôt canap au coin du feu, même si je ne crache pas sur la chaise longue, mais le canap c'est plus douillet!


9. Un seul livre en cours ou des lectures qui se chevauchent ? Un seul à la fois, je n'aime pas lire plusieurs livres en même temps, de la même manière que je n'arrive pas lire un magazine et un livre en même temps ... 

10. Habile de tes dix doigts ou allergique au manuel ? j'ai deux mains gauches, je ne suis pas soigneuse, je n'ai pas de patience donc c'est catastrophique!

11. Rêveuse ou pragmatique ? Pragmatique, peut-être un peu trop parfois ... j'ai je crois un côté un peu rigide! mais je me soigne!

 

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09 avril 2014

Murielle Magellan, N'oublie pas les oiseaux

n'oublie par les oiseaux

Quatrième de couverture:

"Une jeune artiste débarque à Paris, des rêves plein la tête. À l'école de chansons où elle étudie, elle est subjuguée par l'un de ses professeurs, de plus de vingt ans son aîné. Autour de lui, les femmes défilent, attirées comme des papillons de nuit par la lumière. Comment capter son attention ?


Pleine de bruits et de fureur, cette histoire s'étend sur vingt ans et retrace les soubresauts d'une passion au long cours. Elle brosse le portrait d'un homme complexe et attachant, à la fois pygmalion, ami, amant, compagnon et père, qui se révèle être un don Juan impénitent. Mais elle décrit aussi l'éclosion d'une femme à la force insoupçonnée, qui se construit et se découvre au fur et à mesure qu'elle tente d'échapper au piège d'un amour absolu et dévorant.

Pour son troisième roman, Murielle Magellan a choisi la voie du récit autobiographique. Une démarche littéraire qui lui réussit, comme si son histoire, au fil des pages, nous racontait aussi la nôtre."

George m'avait donné très envie de lire ce roman, je me le suis acheté dans la foulée mais je voulais le lire à un moment propice, pour pouvoir le déguster, être ému à loisirs sans le regard de perosnne pour me juger. Parce que je me sentais concernée, parce que ça me touchait de près... Et puis les billets ont fleuri sur les blogs donc je ne pouvais pas tenir plus longtemps! et Aïe, ça fait un peu mal d'être déçue dès les premières pages!!!

Je n'ai pas du tout accroché aux premières pages, quand Murielle nous raconte son entrée dans cette école parisienne où elle y rencontre l'amour de sa vie ... cette partie m'a vraiment ennuyée! Heureusement, la suite m'a beaucoup plus plu, mais je suis loin du coup de coeur que j'espérais, du coup de coeur auquel je m'attendais. L'adulte qu'elle devient me touche parce qu'elle est forte mais très fragile en même temps, pour autant je n'ai pas réussi à ressentir de l'empathie pour elle, pour la situation dans laquelle elle évolue mais surtout, c'est Francis que je n'ai pas aimé, et ce dès les premières pages. Il m'a paru détestable, ignoble, tout au long de l'histoire. C'est un éternel égoïste qui sous de faux airs de romantico-sensible ne pense qu'à lui-même. Je suis sans doute un peu acerbe, à tort ou à raison peu importe, je suis surtout déçue de n'avoir pas ressenti les émotions auxquelles je m'attendais. 

Je ne regrette pas d'avoir lu ce récit pour autant, si j'ai eu beaucoup de mal avec la première partie, Murielle Magelann n'en reste pas moins une bonne auteur, elle sait mettre des mots sur les sentiments et les émotions. Et pour faire écho au billet de George où elle disait que bien qu'autobiographique ce récit pouvait nous replonger dans nos histoires personnelles, c'est le cas, et loin d'être négatif cela m'a permis de comprendre qu'une page était belle et bien tournée!

Valérie aussi est moins enthousiaste que George.

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(VERBE: OUBLIE)

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02 avril 2014

Quoi de neuf dans ma bibliothèque?

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Le weekend dernier l'Amoureux m'a offert Le Diable à Westease de Vita Sackville-West. Un livre publié en 1947 mais qui n'avait encore jamais été traduit en français.

« Pourquoi avoir choisi Mr Gatacre comme victime ? Je suppose que vous n’avez rien à lui reprocher ?– En partie parce qu’il était petit, frêle, facile à endormir… Et je ne tenais pas à ce qu’il souffre. »Westease, adorable village de la campagne anglaise, préservé des horreurs d’une guerre encore toute fraîche, est bien tranquille… trop, peut-être ?Lorsque Roger Liddiard, jeune et brillant romancier, s’y arrête au volant de sa Jaguar, il en tombe amoureux et décide de s’y établir, non loin du Professeur, vieux gentleman solitaire, du peintre Wyldbore Ryan, et de Mary Gatacre, la fille du révérend.Voici que Mr Gatacre est assassiné, sans raison ni indice évidents… Liddiard brûle de résoudre l’énigme. Sans savoir à quel point sa propre responsabilité pourrait être engagée"

 

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J'ai profité de ma visite aux Warner Bros studios pour acheter le dernier tome de la série Harry Potter de J.K Rowling, snif le dernier déjà!!

Harry Potter and the deathly Hallows: "Harry Potter is preparing to leave the Dursleys and Privet Drive for the last time. But the future that awaits him is full of danger, not only for him, but for anyone close to him - and Harry has already lost so much. Only by destroying Voldemort's remaining Horcruxes can Harry free himself and overcome the Dark Lord's forces of evil.

In this dramatic conclusion to the Harry Potter series, Harry must leave his most loyal friends behind, and in a final perilous journey find the strength and the will to face his terrifying destiny: a deadly confrontation that is his alone to fight."

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31 mars 2014

Goethe, Les souffrances du jeune Werther

les souffrances du jeune werther

Quatrième de couverture:

"«Werther. Je me souviens de l’avoir lu et relu dans ma première jeunesse pendant l’hiver, dans les âpres montagnes de mon pays, et les impressions que ces lectures ont faites sur moi ne se sont jamais ni effacées ni refroidies. La mélancolie des grandes passions s’est inoculée en moi par ce livre. J’ai touché avec lui au fond de l’abîme humain… Il faut avoir dix âmes pour s’emparer ainsi de celle de tout un siècle.» À ces lignes de Lamartine pourraient s’ajouter d’autres témoignages : très tôt, le livre entre dans la légende, jusqu’au suicide, dit-on, de certains de ses lecteurs.
Si à sa parution, en 1774, il établit d’un coup la réputation du jeune Goethe encore presque inconnu, s’il est rapidement traduit en français, c’est sans doute parce que, dans ce roman par lettres dont la forme est depuis longtemps familière au lecteur, la voix même du personnage fait retentir l’intransigeance de la passion, mais c’est surtout que Werther, le premier héros romantique, exprime de manière éclatante la sensibilité aussi bien que le malaise de son temps où l’individu se heurte à la société."

Que dire si ce n'est que ce fût vraiment une souffrance de lire ce livre? J'imagine que je ne suis pas la première a usé de ce jeu de mot. J'imagine que je n'ai pas choisi le moment opportun pour ouvrir ce grand classique de la littérature allemande, mais tant pis! Je n'ai ni accroché aux personnages, ni à l'histoire et encore moins au style. Autant je m'étais régalée avec la Princesse de Clèves le mois dernier, autant j'ai peiné avec Werther. Le style des lettres m'a paru très lourd et alambiqué, Werther est un homme de lettres, sans doute trop pour moi! La fin s'améliore parce que le rythme s'accélère un peu et un narrateur autre que Werther, son ami me semble-t-il prend le récit en main. Je crois que ce qui m'a le plus gênée finalement c'est de n'avoir pas de réponses aux lettres de Werther. J'aurais préféré un échange avec son destinataire, ou bien peut-être aurait-il été plus accrocheur d'avoir également le point de vue de la belle Charlotte. Je suis triste quand même parce que je me faisais une joie de découvrir ce roman qui dormait dans ma PAL depuis trop longtemps!

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(classique de Mars)

objectif pal

 

(15/78)


23 mars 2014

Un dimanche à Yvoire

C'est à Yvoire, cité médiévale au bord du Lac Léman que j'ai rencontré ces charmants oiseaux ...

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Les dimanches en photos sont à l'initiative de Liyah et on les retrouve aussi chez : LilibaChoupynette,  Fleur,  AnjelicaMyrtilleSandrineChocoSeriaLecteur,  EstellecalimMargotte

 

Je serai absente jusqu'à la semaine prochaine, c'est parti pour 4 jours intenses en GB avec 48 petits 4e! Youhou!

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21 mars 2014

Philippe Grimbert, Un secret

un secret

Quatrième de couverture:

"Souvent les enfants s’inventent une famille, une autre origine, d’autres parents.
Le narrateur de ce livre, lui, s’est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu’il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas… Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque. Et c’est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu’il lui incombe de reconstituer. Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l’Holocauste, et des millions de disparus sur qui s’est abattue une chape de silence.
Psychanalyste, Philippe Grimbert est venu au roman avec La Petite Robe de Paul. Avec ce nouveau livre, couronné en 2004 par le prix Goncourt des lycéens et en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle, il démontre avec autant de rigueur que d’émotion combien les puissances du roman peuvent aller loin dans l’exploration des secrets à l’œuvre dans nos vies."

J'ai vu l'adaptation du roman de Philippe Grimbert à sa sortie au cinéma en 2007. J'avais trouvé les personnages très bien interprétés par Patrick Bruel et Cécile de France. Des images du film me sont revenues pendant ma lecture. Le récit de ce jeune garçon est touchant. Il nous raconte l'histoire de ses parents pendant l'occupation allemande. Leur rencontre et sa naissance mais aussi leur passé avec un secret qui lui sera dévoilé, lui permettant de mieux les comprendre, de mieux se comprendre. C'est à partir du moment où il prend connaissance de ce passé que lui-même peut grandir plus sereinement et s'affirmer. 

Cette histoire en raconte une autre, celle des familles déchirées par les horreurs du nazisme et de la collaboration française et l'incompréhension des français qui se pensaient à l'abri des déportations. Philippe Grimbert fait passer beaucoup d'émotions par son narrateur, sa jeunesse et cette volonté de connaître l'Histoire à travers l'histoire de ses parents. Les mots sonnent justes, aucun parti n'est pris, et rien n'est dit directement de l'Histoire. C'est derrière le passé des adultes qu'on la devine. 

Ce livre mérite d'être lu et ce n'est pas étonnant qu'il ait pu séduire le lectorat lycéen lors du Prix Goncourt des lycéens en 2004. D'ailleurs, France 3 diffusera l'adaptation de 2007 Jeudi prochain.

objectif pal

(14/78)

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17 mars 2014

Tracy Chevalier, Le récital des Anges

Le récital des anges

Quatrième de couverture:

"Londres, janvier 1901 : la reine Victoria vient de mourir. Comme la coutume l'impose, les familles se rendent au cimetière. Leurs tombes étaient mitoyennes, les Waterhouse et les Coleman font connaissance et leurs petites filles se lient immédiatement d'amitié. Pourtant, les familles n'ont pas grand chose en commun. L'une incarne les valeurs traditionnelles de l'ère victorienne et l'autre aspire à plus de liberté. Dans le cimetière, véritable cœur du roman, Lavinia et Maude se retrouvent souvent et partagent leurs jeux et leurs secrets avec Simon, le fils du fossoyeur, au grand dam de leurs parents. Lavinia est élevée dans le respect des principes alors que Maude est livrée à elle-même : sa mère, Kitty Coleman, vit dans ses propres chimères. Ni la lecture, ni le jardinage, ni même une liaison ne suffisent à lui donner goût à la vie. Jusqu'au jour où elle découvre la cause des suffragettes. La vie des deux familles en sera bouleversée à jamais."

Mmon avis sur ce roman est assez mitigé. J'ai apprécié certains aspects du roman mais d'autres m'ont profondément agacée, à commencer par les personnages. Je les ai presque tous trouvé antipathique, je crois qu'il n'y a que Simon, le fils du fossoyeur, qui m'ait plu et la petite Ivy May. Lavinia et Maude sont fatigantes, chacune à leur manière, et leurs mères n'en parlons pas!! Je crois que c'est ce qui m'a refroidie pendant ma lecture!

J'ai néanmoins apprécié l'alternance dans les points de vue, d'ailleurs heureusement parce que je n'aurais pas supporté une seule narratrice tout au long du roman!! Par le prisme des visites familiales au cimetière, Tracy Chevalier nous donne un aperçu d'une Angleterre en mutation après la mort de la Reine Victoria. Un parallèle est établie entre la poigne de fer avec laquelle cette monarque tenait son pays, et le laisser aller qui suit son décès, notamment en ce qui concerne les moeurs. Le couple Coleman semble un peu volage, même si le récit nous montrera une toute autre réalité. Ce roman est avant tout un roman de femme, sur le statut des femmes. L'engagement de Kitty auprès des suffragettes évoquent le droit de vote certes, mais aussi la représentation de la femme dans la famille, sa place, son rôle. En cela les deux familles sont foncièrement différentes, les mères mais aussi les filles. Maude, à l'image de sa mère ambitionne de faire des études, contrairement à Lavinia qui à l'instar de sa mère souhaite un bon mariage. Elles représentent donc chacune l'avenir des femmes, et le conservatisme de l'époque. Leur vision de la place de la femme, mais aussi de l'attachement à la famille et à ses morts marquent cette vision qui les oppose. De ce point de vue c'est un roman intéressant et riche en information sur les revendications des suffragettes. 

La fin est assez surprenante même si elle est bien préparée et quelque peu inévitable. Je pense même que Tracy Chevalier aurait pu se passer de l'ultime chapitre, le livre n'en aurait été que plus fort.

C'est donc malgré tout une belle déocuverte même si certains passages m'ont ennuyée.

objectif pal

(13/78)

lire sous la contrainte

(GN + GN: 5/5)

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