28 août 2014

Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose (Le spleen de Paris)

baudelaire

Quatrième de couverture: (citation de Baudelaire)

" En somme c'est encore "les Fleurs du mal", mais avec beaucoup plus de liberté, et de détail, et de raillerie."

 

Ce livre traîne dans ma bibliothèque depuis toujours, je crois qu'il appartenait à ma soeur. Je n'avais aps encore lu mon classique d'Août donc je voulais quelque chose de relativement court qui se lise assez aisément, ce recueil s'y prêtait donc bien. Il faut tout de même savoir que je suis assez hermétique en matière de poésie, et peu de poèmes ont grâce à mes yeux. C'est un genre qui ne me parle tout simplement pas ... Mes quelques poèmes préférés étant ceux de Baudelaire, La chevelure, L'invitation au Voyage et Une Charogne ... C'est donc avec une certaine appréhension que je me suis mise à lire ce spleen de Paris ...Appréhension qui s'est avérée justifiée, je n'ai pas compris le quart des poèmes, les ai lus de manière assez automatique, sans pouvoir en saisir le sens premier, le sens caché ni même la forme ... Quelle dommage!!! C'est assez frustrant de se dire que l'on passe à côté d'une si belle écriture. Peut-être que si je les avais lus et travaillés j'aurais mieux apprécié cette lecture (dans les deux sens du mot apprécié!)

J'ai tout de même bien aimé quatre d'entre eux: Le chien et le Flacon, Un hémisphère dans une chevelure, L'invitation au voyage, et La corde. Quelle ne fût donc aps ma surprise à la fin du livre de découvrir que parmis ces quatre poèmes, deux (que vous aurez reconnus) avaient été inspirés par les poèmes que j'aimais déjà ...

En bref, je l'ai lu, il ne traîne plus dans ma PAL, mais malheureusement ça ne m'aura pas touchée, à mon grand regret!

 

 

 

 

Challenge-classique-3

(classique d'Août)

challenge-pal été

 

(6/10)

objectif pal

(28/78)

 

challenge petit bac

( LIEU: PARIS)

 


26 août 2014

Jennifer Donnelly, Révolution

révolution

Quatrième de couverture:

"DEUX FILLES, DEUX SIÈCLES, DEUX DESTINS CONTRARIÉS.

New York, aujourd'hui. Depuis la perte de son frère, Andi, jeune fille brillante et musicienne talentueuse, est plongée dans les méandres d'une adolescence difficile.
Paris, 1789. En pleine Révolution française, Alexandrine, qui se rêvait comédienne, risque sa vie pour sauver le petit Dauphin de France que le peuple a condamné.
Quand Andi découvre le journal d'Alexandrine, ses mots la pénètrent jusqu'au coeur. Les deux jeunes femmes sont liées à travers une inoubliable histoire d'amour, de sacrifice et de mort. "
J'avais été interpelée par ce roman jeunesse il y a déjà quelques années, chez Hérisson et Latite si mes souvenirs sont bons! J'avais envie de découvrir le destin croisé de ces deux jeunes filles Andi et Alexandrine. Si globalement j'ai apprécié l'histoire au temps de la révolution, celle d'Andi m'a laissée un peu plus indifférente, je n'ai pas réussi à apprécier son personnage. J'ai préféré les chapitres qui s'intéressent à Alexandrine, pour son personnage dans un premier temps, mais surtout parce que j'ia beaucoup appris sur la période historique. J'avais peut-être oublié ces éléments depuis l'école primaire, mais j'ai l'impression de ne jamais les avoir connu, ou en tout cas pas dans cette mesure!! 
Ce roman est globalement une déception, je m'attendais à être transportée d'un univers à l'autre, mais finalement l'écriture ne pas emballée. Je serai d'ailleurs assez curieuse de connaître l'avis d'adolescentes à qui ce roman est destiné, l'histoire d'Andi peut les intéresser, mais est-ce que celle d'Alexandrine a de quoi les passioner vraiment? Je ne sais pas ... Je ne regrette pas de l'avoir lu, mais j'étais quand même contente de l'avoir terminé pour passer à autre chose!
Je termine sur une note positive tout de même, j'ai apprécié les références musicales et toutes ces incursions dans la musique.

objectif pal

 

(27/78)

challenge-pal été

(5/10)

 

 

 

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24 août 2014

Quoi de neuf dans ma bibli?

Avant de vous présenter les livres que j'ai acheté cet été je vous présente mes plus pltaes excuses, j'ai abandonné mon blog sans un mot bouh c'est vilain... Je croyais avoir le temps de bloguer pendant ces trois semaines passées avec mes nièces, mais euh c'était un voeu pieux, je n'ai d'ailleurs pas beaucoup lu non plus ... C'est que ça prend du temps ces petites bêtes là!!!Pendant mes vacances, j'ai craqué pour un livre neuf, rentrée littéraire 2013  et j'ai acheté 4 livres d'occasion:

les anges meurent de nos blessures

Yasmina Khadra, Les Anges meurent de nos blessures:

"Il se faisait appeler Turambo, du nom du village misérable ou il était né, dans l'Algérie des années 1920. Il avait pour lui sa candeur désarmante et un direct du gauche foudroyant. Il fréquenta le monde des Occidentaux, connut la gloire, l'argent et la fièvre des rings, pourtant aucun trophée ne faisait frémir son âme mieux que le regard d'une femme. De Nora à Louise, d'Aïda à Irène, il cherchait un sens à sa vie. Mais dans un monde ou la cupidité et le prestige règnent en maîtres absolus, l'amour se met parfois en grand danger."

 

 

La-mort-sinvite-à-Pemberley

P.D. James, La mort s'invite à Pemberley

"Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.
Dans La mort s’invite à Pemberley, P.D. James associe sa longue passion pour l’œuvre de Jane Austen à son talent d’auteur de romans policiers pour imaginer une suite à Orgueil et Préjugés et camper avec brio une intrigue à suspense. Elle allie une grande fidélité aux personnages d’Austen au plus pur style de ses romans policiers, ne manquant pas, selon son habitude, d’aborder les problèmes de société – ici, ceux de l’Angleterre du début du XIXe siècle."

les-revenants

Laura Kasischke, Les Revenants

"Une nuit de pleine lune, Shelly est l’unique témoin d’un accident de voiture dont sont victimes deux jeunes gens. Nicole, projetée par le choc, baigne dans son sang, et Craig, blessé et en état de choc, est retrouvé errant dans la campagne. C’est du moins ce qu’on peut lire dans les journaux mais c’est une version que conteste Shelly. Un an après, Craig ne se remet toujours pas. Il ne cesse de voir Nicole partout… Serait-il possible que, trop jeune pour mourir, elle soit revenue ?"

 

 

cathys-key-194x300

Sean Stewart, Jordan Wesiman, Cathy Brigg, Cathy's key

"Il y a six mois, j'ai découvert que mon copain est immortel. Il y a trois jours, une inconnue m'a volé ma vie. Il me reste une chance de la récupérer..."

 

 

 

 

 

Cathy's ring

Sean Stewart, Jordan Wesiman, Cathy Brigg, Cathy's ring

"Victor, mon richissime copain, est ruiné, Denny, mon éventuel futur copain, est en ruine, Des types flippants rôdent autour de ma meilleure amie, Et il y a trois cadavres qui traînent sous ma fenêtre. Il ne me reste plus que mon carnet de croquis, une palette de rouge à lèvres de toutes les couleurs et une sacrée dose de trouille."

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05 août 2014

Jean-Christophe Grangé, La ligne noire

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Quatrième de couverture:

"Il existe, quelque part en Asie du Sud-Est, entre le tropique du Cancer et la ligne de l'Équateur, une autre ligne. Une ligne noire jalonnée de corps et d'effroi..."

 

J'apprécie lire un thriller de temps en temps, en général pendant els vacances quand je ne suis pas seule, sinon ça me fait trop peur ... oui oui!

J'ai beaucoup apprécié cette lecture. Jean-Christophe Grangé m'a tenue en haleine du début à la fin de son récit... Marc Dupeyrat est journaliste, spécialisé dans els faits divers, il enquête sur les disparitions, viols, meurtres et autres joyeusetés. Jacques Reverdi, ancien champion d'apnée est retrouvé aurpès d'une jeune femme poignardé en Malaisie... C'est l'enquête que Marc attendait, celle qui le sortira de sa misère, celle qui le fera entrer dans la tête d'un tueur...

Marc est un personnage taciturne, sa quête de la vérité concernant le crime, ou plutôt ce qui pousse le tueur au crime a quelque chose de malsain, mais, on s'attache quand même au personnage. Le lectuer veut savoir ce qui le pousse à agir, et ce qui pousse Rverdi à agir de la sorte. J'aime beaucoup ces thrillers où l'enquête n'est pas menée par un policier mais par une personne extérieure, ici le journaliste. Marc joue avec le feu, et au fur et à mesure que l'histoire avance, nous craignons nous aussi pour sa vie ... Reverdi apparaît comme le mal incarné, ses proposes, sa façon de pensée font froid dans le dos!

Et puis il y a aussi les personnages secondaires, Vincent et Khadija, l'un et l'autre attachants, plus terre à terre. Les chapitres sur ces deux personnages viennent un peu casser le rythme angoissant de la quête du journaliste, mais prédise le pire pour la fin du roman.

La fin du roman est quelque peu surprenante même si je me suis demandé quand cela allait bien pouvoir s'arrêter, et surtout comment! Si vous aimez un peu de frisson pendant l'été n'hésitez pas :)

 

challenge pavé de l'été

(2)

challenge-pal été

(4/10)

objectif pal

(26/78)

 

31 juillet 2014

J.K Rowling, Harry Potter and the Deathly Hallows

Harry potter

Quatrième de couverture:

"Harry is waiting in Privet Drive. The Order of the Phoenix is coming to escort him safely away without Voldermort and his supporters knowing - if they can. But what will Harry do then? How can he fulfill the momentous and seemingly impossible task that professor Dumbledore has left him with?"

 

Au début des vacances je me suis enfin décidée à lire le dernier tome de la saga Harry Potter, je voulais prendre mon temps pour le savourer, et bien entendu, tourner la dernière page a été un peu difficile. Pourquoi c'est fini????? :(

J'ai découvert Harry Potter assez tard, je ne pensais pas que l'univers des apprentis sorciers pouvaient m'intéresser, mais les romans de J.K Rowling vont bien au-delà de ça. Certes elle a su créer tout un monde imaginaire à la fois ancré dans la réalité mais empreint de magie et sortilèges, mais surtout elle a imaginé des personnages attachants et de multiples intrigues qui tendent à se résoudre dans ce dernier tome. Avec The Deathly Hallows, l'auteur apporte une conclusion à tout cet univers, aux personnages et aux rebondissements... ET quelle fin!!!

J'ai fait durer le plaisir, mais au fil des pages ma lecture s'accélérait, je voulais connaître le dénouement. J'ai d'abord regretté que l'intrigue ne se passe pas à Hogwarts, j'ai aussi trouvé quelques longueurs quand les amis se cachent dans la tente magique, mais finalement quel retournement de situation!!! Je suis restée suspendue avant les dernières pages, ne voulant pas en finir ...Je n'en dis pas plus ... mais comme j'aimerais une suite!!! Oui je sais il serait difficile de faire aussi bien, ce serait un peu du réchauffé, mais parfois le réchauffé c'est bon aussi non?

Mes personnages préférés restent Hermione et Ron et ce tome me l'a confirmé, Harry s'est un peu racheté quand même, lui qui m'avait insupporté un peu dans les tomes précédents. Certains personnages sortent du lot, leur faiblesse passée devient un atout. Ce qui m'a touché dans ce tome c'est la loyauté et la solidarité de tout un "peuple" de sorciers pour vaincre le pouvoir injuste et sans pitié qui se met en place... Beaucoup ont fait référence au totalitarisme, voire au nazisme. Ces thèmes sont en effet sous-jacent. Je crois qu'une seconde lecture permettrait d'appréhender les récits encore différemment, d'y découvrir de nouvelles choses. Je vais laisser passer un peu de temps, et je m'y plongerai à nouveau avec plaisir, avec ma nièce peut-être?

challenge petit bac

(OBJET: HALLOWS /RELIQUES)

challenge pavé de l'été

(1)


29 juillet 2014

Emile Zola, Une page d'Amour

une page d'amour

Quatrième de couverture:

"Ce huitième roman de la série des Rougon-Macquart, paru entre deux des oeuvres les plus fortes de Zola, l'Assomoir et Nana, est d'un registre fort différent.

La passion soudaine qui jette aux bras l'un de l'autre la belle et sage Hélène et le docteur Deberle fait l'objet d'une analyse psychologique nuancée et minutieuse.
Entracte dans une vie monotone et réglée, cette Page d'amour sera bientôt tournée et l'héroïne retrouvera à la fois son équilibre et sa solitude. Mais l'aventure aura fait une victime, la petite Jeanne, condamnée par l'égoïsme et le délire passionnel des grandes personnes. Ainsi, cette oeuvre apparemment sans éclat se révèle subtilement imprégnée de désenchantement et d'amertume."
Et voilà je suis rentrée de Bretagne, comme vous l'aviez dit j'ai eu une très belle semaine, chaude et ensoleillée, il est temps pour moi de vous parler de mon classique du mois... J'ai choisi un Rougon-Macquart, un peu moins connu que les autres: Une page d'Amour.
Bon, une chose est sûre ce n'est pas une lecture de plage, j'ai donc parfois eu un peu de mal à me plonger totalement dans la lecture! Cela n'empêche pas que j'ai apprécié ce tome, en apparance plus "lumineux" que les autres mais tout aussi sombre quand on en connaît le dénouement. Ce roman est aussi un peu plus court que les autres, et les personnages y sont  un peu moins nombreux. Une page d'Amour est une parenthèse dans la vie d'Hélène, jeune veuve qui se prend d'amitié pour la famille Deberle, ou plutôt la famille Deberle se prend d'amitié pour la jeune veuve et sa fille Jeanne, de condition fragile.
Le récit s'étend sur de longs après-midis passés dans la jardin des Deberle à contempler une nature foisonnante mais maîtrisée au coeur de Paris. La capitale n'est pas en reste, elle occupe une place centrale dans le roman et est le témoin de l'émoi d'Hélène, et de la maladie de Jeanne. Paris  s'etend à leurs pieds sans qu'elles ne s'y rendent, elles contemplent les monuments depuis la fenêtre de leur appartement. Les personnages apparaissent dans l'arbre généalogique des Rougon-Macquart mais n'y sont pas directement reliés, on évoque bien la naissance d'Hélène à Marseille,son arrivée à Paris mais ce n'est pas développé comme dans les autres romans de la "série", en ce sens, le roman peut lui aussi être considéré comme une page dans l'histoire de la famille Rougon-Macquart. Ce n'est sans doute pas le roman de Zola qui me marquera le plus, mais j'ai aimé le lire, comme une parenthèse entre Gervaise et Nana ...

Challenge-classique-3

(classique de Juillet)

challenge petit bac

(OBJET: PAGE)

18 juillet 2014

5 ans!!

Et oui, voilà déjà cinq ans que je blogue! Je n'en reviens pas moi-même! J'avais créé cet espace à un moment à la fois tumultueux et assez vide de ma vie, c'est maintenant beaucoup plus serein mais aussi plus rempli, je suis moins présente, je prends sans doute moins de temps pour bidouiller mes billets mais j'aime toujours venir ici, comme un refuge, pour partager mes avis mais surtout pour lire les votres. J'ai rencontré via ce blog de belles personnes, certaines pour de vrai, d'autres dont je ne désespère pas de voir un jour, malgré ma timidité!! Point de long discours, je souhaite juste une longue vie à mon petit blog, à son rythme, sans obligation et contraintes, juste pour le plaisir!

5 ans

 

Je vous abandonne une petite semaine pour aller prendre le frais en Bretagne!! J'espère faire le plein de soleil doux, de salidou, de fruits de mer, de cidre, de conversations girly, de photos pour une reprise du dimanche en photo et de lecture bien sûr!

Han et sinon je viens de terminer le dernier Harry Potter et OMG que de rebondissements!!! Je vous en parle tout bientôt!

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09 juillet 2014

Jean-Philippe Blondel, G229

Quatrième de couverture:

« Je vous ai accordé une salle. Une salle, vous savez, ça n'a pas de prix. C'est la 229, bâtiment G. G229. Allez chercher la clé chez la concierge. Bon, je crois que cet entretien est terminé. Nous nous croiserons souvent désormais. Bienvenue ici. » Je remercie le proviseur, mais il ne m'écoute déjà plus. Un proviseur, ça a beaucoup de choses à penser. Un prof, non. Un prof, ça ne pense qu'à une chose, ses classes. Puis soudain, il est de nouveau là, présent. Il me fixe. Il dit : « Le plus dur, dans le métier, vous savez, c'est de manier le on et le je. » Je réponds que euh, je ne suis pas sûr de comprendre. « C'est une institution, l'école. Vous entrez dans un bulldozer. Il faut arriver à en devenir membre sans perdre son individualité. Ce n'est pas aussi facile qu'on le croit, vous verrez. Le on et le je. Réfléchissez-y. Bonne chance ! »

Je trouve toujours plus difficile de parler des livres qui m'ont vraiment touchée, ce fût le cas de G229, comme les autres romans de Jean-Philippe Blondel que j'ai lus! Je crois que j'étais un peu nostalgique en cette fin d'année scolaire, et donc pour ma dernière semaine sans élève je me suis plongée dans le récit de l'auteur, également professeur d'anglais dans un lycée, G229 c'est le numéro de la salle qui lui a été attribuée. Je regrette de ne pas avoir noté l'extrait où il parle avec émotion de sa salle de classe, parce que c'est tout à fait juste et chaque début d'année quand je retrouve ma petite salle A25, c'est la même émotion et des souvenirs similaires qui me reviennent. Cette année a été particulière parce que j'ai vu partir les 3e qui sont arrivés en même temps que moi dans mon collège, dont certains que j'ai suivi ces quatre années justement, l'une d'elle me disait au moment d'aurevoirs un peu particuliers que "je l'avais vi grandir" ... c'est en effet le cas, j'ai donc voulu prolonger avec ce roman ces souvenirs liés à la classe mais aussi à notre métier d'enseignant, fait de petites choses et de grands évènements. C'est toujours avec beaucoup de simplicité et de justesse que l'auteur aborde ces petits moments qui donnent une saveur particulière à la vie de ses personnages, sauf qu'ici ce ne sont pas des personnages. On ne retrouve pas le ton habituel si propre à l'éducation, simplement un ressenti, qui je crois l'est par bon nombre d'enseignants, tous niveaux confondus. Bien des années après avoir débuté, Jean-Philippe Blondel a toujours la foi et l'envie. La foi en son métier et l'envie de continuer à croire en ces élèves. Cette foi est pourtant souvent mise à l'épreuve mais ce sont justement les petits rien dont il parle qui font toute l'envie de continuer... Donc encore une fois, je n'aurai qu'une chose à dire: Merci!

 

Bon excusez ce billet nullissime, je suis en mode vacances freestyle, pour preuve je n'arrive même pas à mettre une photo de la couverture sur mon billet! Le blog va tourner au ralenti mais je vais quand même essayer de parler de mes lectures au fur et à mesure!

 

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30 juin 2014

Sarah Waters, Caresser le velours

Caresserlevelours

Quatrième de couverture:

"Débauche de mélodies, de parfums et de costumes, Caresser le velours ressuscite, dans la meilleure tradition picaresque, les dernières années de l'Angleterre victorienne.
C'est le récit, tout à la fois érotique et historique, des aventures de Nancy, une jeune provinciale vendeuse d'huîtres dans un petit port sur la côte du Kent, dont le sort bascule lorsqu'elle tombe amoureuse d'une chanteuse de music hall aux allures de dandy. Sarah Waters a du souffle, et les tribulations amoureuses de son adepte de Sapho dans un Londres fin de siècle, entre gloire et misère, sont un délice de cruauté.
Câlins et caresses compensent la dureté de l'Angleterre victorienne, et cette éducation sentimentale au féminin conjugue pudeur et impudeur avec une incroyable virtuosité. Chapeau pour un premier roman. "

Je termine le mois anglais avec une lecture inétressante, je ne suis pas resté sur mon écher avec Ronde de nuit, et ai retrouvé le plaisir que j'avais eu à lire Du bout des doigts, enfin quand je dis plaisir, cela peut prêter à confusion quand on connaît le thème du roman. 

Ici, la jeune Nancy, provinciale et naïve se fait un peu berner par les autres personnages tout en découvrant sa sexualité, son corps, et les plaisirs lesbiens, si je puis dire. Sa vie Londonienne est bien loin de sa vie d'ouvreuse d'huître (oui oui) dans le Kent ... Et si j'ai apprécié ce roman c'est bien sûr grâce au personnage de Nancy, anti-héro qui traîne dans les bas-fonds de l'époque victorienne, mais qui, à force d'épreuves forge son caractère, jusqu'à devenir une jeune femme forte et déterminée, dans ses choix, mais surtout dans l'affirmation de sa sexualité. Et à la fin du XIXe siècle cela ne devait pas être chose aisée. 

Alors oui je vous l'accorde, Sarah Waters tire parfois sur la corde sensible et fait un peu dans le mièvre...mais certaines scènes digne d'un porno viennent contrebalancer ces bons sentiments. Cette lecture pourrait faire parti d'un mardi c'est permis!! Dommage que le mois anglais se termine aujourd'hui!!

Le londres de l'époque victorienne est fidèle à ce que j'en ai lu, les moeurs, bien que malmenée ici, ne sont pas bien différentes des autres romans victoriens, et Sarah Wters mène son récit à un bon rythme avec une écriture agréable à lire. Soyons fou, et admettons que Sarah Waters est la Dickens de la littérature lesbienne. 

mois anglais

 

(Sarah Waters est Galloise mais l'action se passe dans le Kent et à Londres, J'en profite pour remercier Titine, Cryssilda & Lou pour l'organisation de ce mois anglais, j'ai fait de bonnes lectures et fait baisser ma PAL!)

challenge petit bac

 

(MATIERE: VELOURS)

challenge-pal été

 

(3/10)

objectif pal

 

(25/78)

26 juin 2014

Vita Sackville West, Le diable à Westease

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Quatrième de couverture:

« Pourquoi avoir choisi Mr Gatacre comme victime ? Je suppose que vous n’avez rien à lui reprocher ?– En partie parce qu’il était petit, frêle, facile à endormir… Et je ne tenais pas à ce qu’il souffre. »Westease, adorable village de la campagne anglaise, préservé des horreurs d’une guerre encore toute fraîche, est bien tranquille… trop, peut-être ?Lorsque Roger Liddiard, jeune et brillant romancier, s’y arrête au volant de sa Jaguar, il en tombe amoureux et décide de s’y établir, non loin du Professeur, vieux gentleman solitaire, du peintre Wyldbore Ryan, et de Mary Gatacre, la fille du révérend.Voici que Mr Gatacre est assassiné, sans raison ni indice évidents… Liddiard brûle de résoudre l’énigme. Sans savoir à quel point sa propre responsabilité pourrait être engagée"

Comme souvent j'ai eu un peu de mal à entrer dans le récit au début, je trouvais l'écriture un peu trop factuelle. Puis finalement je me suis laissée prendre au jeu quand le pasteur a été tué. Si la lecture fût bien agréable, l'intrigue est restée sans suprise et j'ai découvert le meurtrier et le retournement de situation bien avant que les personnages ne le soupçonne... 

Le post-scriptum amène un regard nouveau sur l'histoire avec une belle mise en abyme. Mais si ce n'est pas un livre désagréable à lire, ce n'est pas non plus très novateur. Je n'ai rien lu d'autre de l'auteur donc je ne peux juger du reste mais ce roman n'apporte rien au genre, il semblerait que ce soit un essai pour l'auteur de se lancer sur les traces du policier donc peut-être que je préfèrerais ses autres romans.

Le diable à Westease a été écrit en 1947 et n'a seulement été traduit en français que récemment.

 

C'était une lecture commune de l'auteur dans le cadre du mois anglais, Titine a lu Infidélités, Manu a lu Toute passion abolie, Anne a également lu Infidélités, Lou et Micmelo ont également lu Le diable à Westease

 

mois anglais

 

(Mois anglais)

Challenge-classique-3

 

(classique de Juin 2/2 )