les gens heureux

Quatrième de couverture:

« Ils étaient partis en chahutant. J'avais appris qu'ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m'étais dit qu'ils étaient morts en riant. Je m'étais dit que j'aurais voulu être avec eux. »
Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l'exception de son coeur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l'existence. Afin d'échapper à son entourage qui l'enjoint à reprendre pied, elle décide de s'exiler en Irlande, seule.
Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper..."

Je crois que j'avais lu sur un blog (shame on me, je ne me rappelle plus de qui, si c'est toi, manifeste-toi ^^) que le titre de ce roman devrait plutôt être "les gens heureux fument et boivent du café". Les personnages allument une cigarette toutes les deux pages. Je serai curieuse de savoir combien de paquets Agnès Martin-Lugand a grillés pendant qu'elle écrivait! Une chose est sûre, si vous venez d'arrêter de fumer, ne lisez PAS ce livre, j'ai moi-même eu envie d'allumer une petite clope alors que je n'ai jamais fumé de ma vie!

Bon en fait, Les gens heureux lisent et boivent du café, c'est le nom de la librairie que tient la narratrice. Mon avis personnel c'est que ce titre est un peu racolleur, forcément, nous lecteurs, avons envie de savoir de quoi il retourne. Pourtant dans le roman, si le café est bu en quantité, il est à peine question de livres, et la librairie de Diane est laissée à l'abandon. 

Puisque je suis sur le négatif, les ficelles de l'histoire sont un peu trop grosses, on voit venir le retournement de situation à des kilomètres. Certains personnages sont vraiment stéréotypes (Félix le gay, Edward, le grand taciturne mystérieux) En bref on pourrait dire que ce n'est pas une grande réussite non? Et pourtant ça marche! Ou en tout cas ça a marché sur moi! J'ai lu ce roman en un aller-retour pour Paris, j'ai bien aimé et j'ai même eu la larme à l'oeil.Le personnage de Diane est attachant. L'Irlande hostile fait rêver malgré tout et on veut même adopter Postman Pat (c'est quoi ce nom?)

Malgré les points négatifs, Agnès Martin-Lugand évoque le deuil, s'interroge sur l'après deuil, comment s'en remettre et reprendre sa vie en main. Je crois que chaque démarche est personnelle. Celle de Diane est de quitter son environnement pour mieux y revenir. Difficile de savoir comment l'on réagirait et je ne pense pas que ce soit le genre de choses que l'on envisage en général.