14 juin 2016

Wesley Stace, L'infortunée

l'infortunée

Quatrième de couverture:

"Londres, 1823. Fille de lord Loveall, l'homme le plus riche
d'Angleterre, la jeune Rose fait le bonheur de son père. Elle vit dans un magnifique manoir, entourée de domestiques dévoués. Elle porte des robes plus jolies les unes que les autres, passe ses journées à étudier avec sa mère et à s'amuser, et partage sa chambre avec Sarah, sa compagne de jeux... En un mot Rose a une enfance comme toutes les petites filles rêveraient d'en avoir. Mais voilà, Rose, n'est pas une fille. Rose est un garçon. Ses parents ne sont pas ses vrais parents. Et la révélation de cette vérité va bouleverser la vie de Rose et de toute la maison. Déjà best-seller dans de nombreux pays, L'Infortunée est un suspense victorien passionnant qui se lit comme un classique."

Par où commencer? L'infortunée est un roman foisonnant qui s'inscrit dans la tradition du roman victorien britannique, même si son auteur est contemporain. Par certains côtés, sur le questionnement du genre principalement, il m'a fait penser au Puits de solitude de Radclyff Hall, mais la comparaison s'arrête là.

J'ai beaucoup apprécié la première moitié du roman, celle qui pose le décor et qui nous raconte l'histoire de Rose, des Loveall, de sa naissance et son enfance en tant que fille, alors qu'elle est un garçon mais ne le sait pas encore puis ensuite la découverte de son véritable genre qui entraînera peu à peu la déchéance de la famille. Cette partie du récit est nettement plus intéressante à mon avis que celle qui suit intitulée "Le Pays des rêves" qui n'a été qu'un gros point d'interrogation pour moi, je n'y pas vu grand intérêt dans le déroulement de l'histoire, ni d'intérêt littéraire, ou alors je suis totalement passée à côté, ce qui est très probable. Heureusement la fin redevient à nouveau intéressante, avec un dénouement pour le moins innattendu.

Lecture en demi-teinte car gâchée par une partie du récit, j'y ai quand même retrouvé ce que j'aime en littérature, le côté roman d'apprentissage, les histoires de famille, les belles demeures victoriennes, un brin de suspense, et ce côté un peu poussiéreux qu'ont les vieux tableaux. La question du genre, même si elle est au coeur du roman, n'est finalement pas traitée en profondeur, cela m'a tout de même rappelé une citation de Simone de Beauvoir "On ne naît pas femme, on le devient", à laquelle on pourrait opposer qu'on ne naît donc pas homme on le devient aussi, difficile donc d'être une femme dans un corps d'homme donc... Je vous invite quand même à le lire, l'écriture de Wesley Stace étant plutôt agréable à lire.

mois anglais 2

 

chez Lou et Cryssilda 

objectif pal

(17/31)

 

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05 juin 2016

Meurtres à l'anglaise: Anne Perry, L'étrangleur de Cater Street

l'étrangleur de Cater Street

Quatrième de couverture: 

 "Suffragette avant l'heure, l'indomptable Charlotte Ellison contrarie les codes et manières victoriens et refuse de se laisser prendre aux badinages des jeunes filles de bonne famille et au rituel du tea o'clock. Revendiquant son droit à la curiosité, elle parcourt avec intérêt les colonnes interdites des journaux dans lesquels s'étalent les faits divers les plus sordides. Aussi bien le Londres des années 1880 n'a-t-il rien à envier à notre fin de siècle le danger est partout au coin de la rue et les femmes en sont souvent la proie. Dans cette nouvelle série victorienne , la téméraire Charlotte n'hésite pas à se lancer dans les enquêtes les plus périlleuses pour venir au secours du très séduisant inspecteur Thomas Pitt de Scotland Yard. Charmante Sherlock Holmes en jupons, Charlotte a déjà séduit l'Angleterre et les Etats-Unis. La voici partie à l'assaut de l'Hexagone."

J'ai un avis assez mitigé sur cette lecture. J'ai apprécié l'ancrage dans l'époque Victorienne. Les codes de la société de l'époque, cette famille typique de la bourgeoisie londonienne qui ne pense qu'à marier ses filles. Même la grand-mère aigrie y est! J'ai aimé le personnage de Charlotte, qui ne s'en laisse pas compter, et semble n'en avoir que faire de finir vieille fille, bien que ce soit l'une des préoccupations principales de sa famille. Mon personnage préféré étant celui de l'inspecteur Thomas Pitt qui se fiche complètement de tous ces codes, qui va droit au but, non sans une pointe d'humour un peu grinçant. L'atmosphère un peu sombre du meurtre de ces femmes aux moeurs légères, Cater Street et ses petites ruelles, je pouvais presque entendre les roues des voitures sur le pavé un jour de pluie... 

Mais je n'ai pas été convaincue par l"intrigue en soi, j'ai deviné, ou presque, le coupable très rapidement, et j'ai trouvé la résolution à la fois trop lente à venir, et en même temps baclée, le dénouement est à mon sens un peu trop facile... "Comme par hasard" j'ai eu envie de dire... Le deuxième point négatif sont les personnages de la famille Ellison, les deux soeurs m'ont agacée, le beau-frère encore plus, la mère est complètement inutile et le père carrément détestable. Je donnerai néanmoins leur chance à Charlotte et Thomas et lirai le second volume, juste pour voir...

objectif pal

 

(16/31)

challenge petit bac

(LIEU: CATER STREET)

mois anglais 2

 

chez Lou et Cryssilda 

29 mai 2016

Karine Reysset, Les yeux au ciel

Les-yeux-au-ciel

Quatrième de couverture:

"À l'occasion de l'anniversaire du grand-père, toute la famille se retrouve dans la vieille demeure située au bord de la mer, en Bretagne. Six jours pendant lesquels les fantômes du passé se sont donné rendez-vous et pèsent sur les membres de la tribu, tout en resserrant leurs liens.

Chacun voudrait ouvrir le chemin de la réconciliation mais tous se heurtent aux histoires des uns et des autres, celle de Lena, fatiguée d'être l'aînée, celle d’Achille, le demi-frère mal aimé, de Merlin, toujours considéré comme un enfant, de Stella, la cadette. Au milieu d’eux, les petits-enfants désordonnent le cours des choses, révélant peu à peu l’origine du mal-être familial, un drame qui a eu lieu trente ans auparavant et qui n’a jamais cessé de les hanter depuis."

 Vous allez dire que je me fais une thématique mais j'ai lu deux livres entre celui d'Olivier Adam et celui-ci ... Il n'empêche que j'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture. J'ai découvert la plume de Karine Reysset avec ce titre et je ne suis pas déçue. J'aime ces romans où les membres d'une famille se retrouvent et où chacun s'interroge sur sa vie, son enfance, son avenir et sa place dans la fratrie. J'aime ces romans où un petit évènement fait ressurgir les souvenirs, les secrets, les interrogations, les animosités mais aussi l'amour. Karine Reysset a créé des personnages très différents, unis ou éloignés mais sans en faire trop, le ton est juste et on retrouve les reproches qu'on pourrait se faire dans de nombreuses familles. L'enfant qui se sent un peu en marge, celui qu'on chouchoute parce qu'il apparaît comme faible, ou incapable de se débrouiller tout seul, celui plus débrouillard qu'on croit solide mais qui n'est que fragilité, celui qui se sent rejeté ou moins aimé, celui pour qui les réunions de famille c'est un calvaire, ou au contraire celui qui repense au passé avec la nostalgie des étés passés en famille. La Bretagne aussi, belle et sauvage nous emmène dans ces considérations, indomptées mais familière et rassurante. Mon seul reproche, que le livre soit si court, qu'il se termine ainsi, j'aurais aimé en savoir un peu plus de cette relation entre le père et la fille. Peut-être est-ce le sujet d'un roman postérieur? Je vais me renseigner... en tout cas je lirai volontiers Karine Reysset à nouveau.

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(Couleur: CIEL)

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(15/31)

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15 mai 2016

Anne-Marie Desplat-Duc, Les colombes du roi soleil, Charlotte la rebelle (tome 3)

colombes t3

Quatrième de couverture:

"Charlotte décide de s'enfuir de Saint-Cyr et de quitter cette existence rangée qui ne lui convient pas. Une nouvelle vie l'attend à la cour de Versailles, une vie de fête, de liberté, de joie. Une découverte vient pourtant troubler son bonheur : son fiancé, François, a disparu. Charlotte ne s'avoue pas vaincue. Elle est prête à tout pour le retrouver !"

Voilà qui se lit très facilement, j'ai toujours plaisir à retrouver les colombes du Roi Soleil, même si ce troisième tome ne se déroule pas à Saint-Cyr puisque Charlotte décide de s'échapper et de goûter aux plaisirs de la cour! Ce personnage n'en fait qu'à sa tête, si sa fuite est motivée par l'envie de s'amuser, son destin d'ancienne huguenote convertie de force la rattrape rapidement et la ménera dans des situations parfois périlleuses! J'ai trouvé ce tome très riche en ce qui concerne le contexte historique, on en apprend un peu plus sur les Hugenots réformés et le sort qu'ils ont subi à l'époque, la conversion de force ou l'emprisonnement, la confiscation de leurs biens, l'interdition d'exercer certaines professions, voire la mort. L'auteur nous donne également un petit aperçu de la vie au Siam, l'ancien nom de la Thaïlande. Le sujet est moins léger mais toujours adapté à un public jeunesse, même si je pense que c'est une lecture qui gagne à être accompagnée pour être sûre que tout soit bien compris. La fin du récit laisse entrevoir l'intrigue du tome suivant que j'ai donc hâte de lire!

 

objectif pal

(14/31)

11 mai 2016

Erica Bauermeister, L'école des saveurs

l'école des saveurs

Quatrième de couverture:

"Un jour, la petite Lilian se lance un défi fou : si elle parvient à guérir sa mère de son chagrin en cuisinant, elle consacrera son existence à la gastronomie. La magie d'un chocolat chaud aux épices opère et, une vingtaine d'années plus tard, Lilian anime tous les premiers lundis du mois un atelier de cuisine dans son restaurant. L'École des saveurs réunit des élèves de tous horizons qui, de l'automne au printemps, vont partager des expériences culinaires, découvrir la force insoupçonnée des épices, capables par leur douceur ou leur piquant, d'éveiller des ardeurs inconnues et de guérir des peines anciennes... Un savoureux roman culinaire, une ode à la gourmandise et aux sens."

 Pour faire dans la métaphore gourmande, j'ai dévoré ce court roman d'Erica Bauermeister. Cette lecture m'a beaucoup plue, j'ai eu l'impression d'entrer dans un univers chaud, confortable et réconfortant. Certes le thème n'y est pas pour rien puisque le fil rouge de ce roman est la cuisine. Une fois par mois un groupe se retrouve pour prendre des cours de cuisine dans le restaurant de Lilian. Au fil des séances ils vont apprendre à se connaître, et nous aussi nous allons les découvrir. Chacun est lié de près ou de loin à la cuisine, chacun a sa propre histoire et assiste à ses cours pour une raison qui n'est pas forcément l'envie d'apprendre à cuisiner, pour solidifier un couple, pour prendre du temps pour soi, pour oublier, et le ciment de ces gens, de ces vies c'est Lilian et ses recettes, simples mais gourmandes. A travers la cuisine, c'est aussi à une manière de ressentir la cuisine, de la goûter qu'elle les ouvre. Elle est métaphoriquement l'instigatrice de nouvelles décisions dans leur vie. Ca semble un peu cliché dit comme ça mais ça ne l'est pas, c'est amené de manière assez subtile et c'est aussi un point de vue que je partage, trouver sa voie, faire quelque chose qu'on aime, permet d'apprendre sur soi, sur les autres. J'ai aimé à la fois l'écriture et les personnages, leurs caractères, leurs vies, leurs hauts et leurs bas. Et puis bien évidemment les recettes en elles-mêmes mettent l'eau à la bouche. Bien sûr je conseille cette elcture à tout le monde, sauf peut-être si vous venez d'entamer un régime ^^

 

 

challenge petit bac

 

(LIEU: ECOLE)

 

objectif pal

 

(13/31)


27 avril 2016

Tahar Ben Jelloun, Partir

partir

Quatrième de couverture:

"La petite Malika, ouvrière dans une usine du port de Tanger, demanda à son voisin Azel, sans travail, de lui montrer ses diplômes.

- Et toi, lui dit-il, que veux-tu faire plus tard ?

- Partir. Partir... ce n'est pas un métier !

- Une fois partie, j'aurai un métier.

- Partir où ?

- Partir n'importe où, là-bas par exemple.

- L'Espagne ?

- Oui, l'Espagne, França, j'y habite déjà en rêve.

- Et tu t'y sens bien ?

- Cela dépend des nuits."

Je pensais ce roman idéal pour m'accompagner en voyage, tout comme les personnages de ce livre j'avais besoin de voir ailleurs, de faire une coupure, mais j'ai un peu peiné. Je savais le sujet difficile, et aussi finalement très lié à l'actualité. Même si les migrants ne sont pas marocains comme dans l'histoire de Tahar Ben Jelloun, ils quittent aussi leur pays par désespoir, par besoin, par rêve d'une vie meilleure, et c'est le point commun entre chacun de ces personnages. Et de manière prévisible, cela ne se passe évidemment pas comme ils l'avaient rêvé, leur condition ne s'amélioré pas une fois la mer et les kilomètres franchies, au contraire, ici les espagnols sont durs avec les émigrés marocains ou africains. Ils ne trouvent pas de travail, dorment dans des taudis et survivents de petits boulots en petits trafics, certains d'ailleurs n'arriveront même jamais de l'autre côté... Mais pour Azel c'est différent, il rencontre Miguel, et Miguel va changer sa vie. Pourtant là encore cela ne se passera pas non plus tout à fait comme il se l'imaginait. Qu'on se le dise... ce roman est tout sauf positif, une seule immigration sera réussie finalement... C'est un roman sur l'exil mais surtout une ôde au Maroc, à la fois négative et positive. Le Maroc qu'on déteste mais qu'on ne peut oublier, auquel on se raccroche. Le contexte est différent du Maroc actuel, le roi Hassan II est toujours au pouvoir dans ce récit, et je pense que les choses ont évolué avec l'arrivée de Mohammed VI au pouvoir. Mais j'imagine que certains jeunes rêvent toujours à l'Espagne ou à la France.

Une lecture peu aisée donc, mon avis est assez mitigé, voire plutôt négatif, enfin surtout à cause de la fin qui m'a laissée un peu perplexe. Je ne sais pas vraiment quoi penser de cette lecture en fait... Et vous, qu'en avez-vous pensé si vous l'avez lu?

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(Voyage: PARTIR)

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(11/31)

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28 mars 2016

Anne-Marie Desplat-Duc, Les Colombes du Roi Soleil, Le secret de Louise (Tome 2)

colombes ru roi soleil t2

Quatrième de couverture:

"Grâce à ses talents de chanteuse, Louise est remarquée par la Reine d'Angleterre, qui lui demande de devenir sa demoiselle d'honneur. Elle quitte à regret Saint-Cyr et ses amies, lis, très vite, elle fait des rencontres passionnantes et des découvertes qui vont l'aider à lever le voile sur le mystère qui entoure sa naissance..."

J'apprécie vraiment cette série, ce n'est que le second tome mais je trouve les histoires assez frâiches sans être niaises avec la particularité d'être anccrées dans un contexte historique reculé. Le dépaysement est donc assuré et c'est également un bon moyen de s'intéresser à l'histoire de France. J'imagine que c'est très romancé, mais on va dire que ça met le pied à l'étrier mour en découvrir un peu plus.

Dans ce tome on apprend qui est Louise, qui sont son père et sa mère, il ne me reste plus qu'à farfouiller l'histoire pour savoir si c'est de la pure fiction inventée par l'auteur ou si c'est effectivement un fait avéré de l'histoire. Quoi qu'il en soit ça m'a donné envie de me documenter sur la Montespan par exemple qui jusqu'à présent n'était qu'un vague nom de courtisane ou le titre d'un roman de Jean Teulé, peut-être me faudra-t-il commencer par là si je veux en savoir plus. J'ai déjà hâte de me plonger dans le suivant.

challenge petit bac

 

(Animal)

lire sous la contrainte

 

(personne célèbre)

objectif pal

 

(9/31)

23 mars 2016

Anna Jansson, Le Pacte Boréal

le pacte boréal

Quatrième de couverture:

"Alors que le froid et la neige de décembre submergent la côte, la petite ville suédoise de Kronköping est soudain plongée dans la terreur. Des inconnus sont pendus ou mutilés selon des méthodes qui rappellent les pires châtiments de la mythologie scandinave. Est-ce l'œuvre d’une secte ? Et pourquoi avoir choisi ces hommes et ces femmes sans histoires ? Ou bien s'agirait-il d'un tueur solitaire adepte des traditions nordiques les plus sanglantes ? La belle Maria Wern fait partie de l'équipe de policiers chargée de mener l'enquête. Sacrifiant ses vacances de Noël, elle doit au plus vite déchiffer les signes étranges que les tueurs laissent sur les scènes de crime …"

Histoire de me mettre dans l'ambiance suédoise j'ai enfin déterré ce polar de ma PAL, les polars je les aime mais avec parcimonie et je reconnais que le genre nordique est plutôt cool! Je suis assez mitigée sur celui-ci, je l'ai trouvé à la fois intéressant et en même temps certains aspects ne m'ont pas convaincue, et parfois pour des détails à la noix...

Je vais commencer par le positif, je trouve toujours intéressant de se plonger dans les mythes et les légendes, et honnêtement les légendes scandinaves je n'en connais absolument aucune. J'ai donc appris beaucoup de choses, même si c'était parfois assez confus ou flou. Je me dis souvent que c'est un coup de génie d'utiliser la mythologie pour créer des crimes à souhait dans les romans policiers, mais c'est aussi tout aussi flippant de se dire qu'il y a vraiment des fanatiques dans la vraie vie qui usurpent toute ces légendes pour tuer. Bon en même temps si c'est très intéressant ce n'est jamais très novateur. J'ai apprécié le personnage de l'inspectrice Maria Wern, sa psychologie, sa manière de réfléchir. J'ai trouvé l'enquête rondement menée, d'abord des fausses pistes, puis des découvertes significatives qui misens bout à bout révèlent l'identité du coupable in extremis.

Mais ... mais j'ai eu un peu de mal au début, c'est assez plat et confus alors qu'on aurait pu démarrer sur les chapeaux de roue. Je n'ai globalement pas aimé les personnages masculins que ce soit les enquêteurs, je ne suis pas sûre d'avoir saisi qui était qui ... et le maria de Maria qui est absolument insupportable, mais qu'est ce qu'elle fout avec lui sérieusement? Il y a des détails un peu saugrenus qui m'on agacée, l'oiseau empaillé contre une bagnole, non mais what the fuck? et puis vous y croyez vous un policier de terrain qui porte des chaussures trop petites? Et puis comment un couple qui semble assez instable financièrement peut envisager d'acheter une maison en bord de mer?

Le pacte Boréal c'est comme les bulletins de mes élèves de 2nde, un bilan très contrasté!!

Dix jours sans billet pour écrire ça, je ne me félicite pas!

Ha et je dois vous avouer que le soir je posais un truc sur le livre parce que ça me perturbait de savoir l'image de première de couverture à côté de moi la nuit ... Pas très net tout ça...

objectif pal

(8/31)

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13 mars 2016

Léonor de Récondo, Amours

amours

Quatrième de couverture:

"Nous sommes en 1908. Léonor de Récondo choisit le huis clos d’une maison bourgeoise, dans un bourg cossu du Cher, pour laisser s’épanouir le sentiment amoureux le plus pur – et le plus inattendu. Victoire est mariée depuis cinq ans avec Anselme de Boisvaillant. Rien ne destinait cette jeune fille de son temps, précipitée dans un mariage arrangé avec un notaire, à prendre en mains sa destinée. Sa détermination se montre pourtant sans faille lorsque la petite bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l’héritier Boisvaillant tant espéré.
Comme elle l’a déjà fait dans le passé, la maison aux murs épais s’apprête à enfouir le secret de famille. Mais Victoire n’a pas la fibre maternelle, et le nourrisson dépérit dans le couffin glissé sous le piano dont elle martèle inlassablement les touches.
Céleste, mue par son instinct, décide de porter secours à l’enfant à qui elle a donné le jour. Quand une nuit Victoire s’éveille seule, ses pas la conduisent vers la chambre sous les combles…
Les barrières sociales et les convenances explosent alors, laissant la place à la ferveur d’un sentiment qui balayera tout."

Voilà un roman que j'avais envie de découvrir depuis sa sortie... Et honnêtement au début de ma lecture j'ai eu un peu peur d'être déçue. Je trouve que la quatrième de couverture en dit trop et j'en avais aussi peut-être lu trop sur les blogs du coup j'ai eu un petit moment de "ah c'est ça en fait" sans accrocher à l'écriture non plus. Et puis finalement je me suis laissée portée par les mots, par l'époque surtout, le début du XXè siècle c'est quand même une époque très inétéressante, j'avais dans la tête les soeurs Crawley. Celle qui m'a bien sûre touchée c'est Céleste, gentille et aimante, simple, pleine d'abnégation. Victoire n'est pas très symapthique, sa pseudo-maternité ne la rend pas plus sympathique, au contraire, son mari, assez absent finalement est quant à lui très antipathique. Néanmoins, ce couple est assez représentatif de l'amour bourgeois de l'époque. Ou en tout cas l'amour au sein d'un mariage de convenance dans une famille très pieuse. En cela Victoire éveille quand même un peu de pitié, sa mère est détestable et ne s'en tient qu'aux convenances, au qu'en dira-t-on... La religion tient une place assez importante dans le roman, et la manière dont la confession est traitée est assez intéressante. Le couple formé par Huguette, la cuisinière/bonne/femme de chambre, et le jardinier m'a émue. Ce livre, aussi court soit-il, est très riche, les relations des domestiques avec leurs employés, les relations entre domestisques, le mariage, chez les domestiques, chez les bourgeois, la transgression, le pêché, les apparences, Léonor de Recondo ne semble rien laisser au hasard, finalement je n'ai regretté qu'une chose, c'est que le roman ne soit pas plus long! Du coup je te remercie Valérie pour ce beau cadeau...

objectif pal

(7/31)

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06 mars 2016

Rosamunde Pilcher, Retour en Cornouailles

retour-en-cornouaillesQuatrième de couverture:

 "1935. A quatorze ans, Judith Dunbar est seule. Ses parents sont à l'autre bout du monde, entre Colombo et Singapour. En Angleterre, son horizon se limite à son austère tante Louise chez qui elle passe ses vacances entre les longs mois de Pensionnat. Heureusement, elle se lie d'amitié avec Loveday Carey-Lewis, une petite fille fantasque qui l'entraîne à Nancherrow, le beau domaine que possède sa famille en Cornouailles. Adoptée par les Carey- Lewis, Judith connaîtra là les plus belles heures de son adolescence..."

Par où commencer? J'ai adoré ce roman, je n'utilise que rarement l'expression, mais on peut dire que c'est mon premier coup de coeur 2016. Retour en Cornouailles réunit une grande partie des ingrédients qui me tiennent en haleine: des personnages variés, qu'on suit sur plusieurs années, voire décénies, des amitiés solides, des paysages à couper le souffle, quelques intrigues familiales, un ancrage historique et une bonne dose de Britisherie! Alors que mon rythme de lecture est fortement ralenti depuis quelques mois, j'ai avalé les 950 pages en une semaine de vacances, certes les 7 heures de train n'y sont pas pour rien, mais je ne pouvais plus lâcher Judith. Judith c'est le point d'ancrage de ce roman, c'est elle qu'on va suivre, qu'on verra grandir et traverser les épreuves et époques avec détermination et discernement. Parce que comme l'indique la quatrième de couverture c'est à l'adolescence qu'on fait sa connaissance, mais nous ne la quitterons qu'après la guerre, alors qu'elle est devenue une jeune femme responsable. Vivre seule et devoir se prendre en charge à 14 ans donnent au personnage une très grande maturité et force de caractère, pour autant Judith n'en reste pas moins une adolescente avec ses insouciantes et ses rêves. Elle s'attache à la famille Carey-Lewis qui s'entiche aussi d'elle. Une famille pour le moins excentrique et détonnante dans la campagne Cornouaillaise! Pour autant elle n'oublie pas ses anciennes amies à Penzance, ni sa tante à qui elle est très attachée.

Ce que l'auteur met en avant c'est avant tout son attachement à la terre, au pays mais surtout à la Cornouailles! Les paysages sont des personnages à part entière qui s'invitent de temps à autre dans le fil du récit, et comme ça fait rêver!! Les personnages masculins font aussi un peu rêver, ils ont quelque chose d'un peu Austenien, droits dans leurs bottes, protecteurs et séducteurs malgré eux. Bien sûr je n'ai pu m'empêcher de penser à Daphné du Maurier, à laquelle Rosamunde Pilcher fait référence à plusieurs reprises, il y a du Rebecca et de l'Auberge de la Jamaïque quelque part dans le récit, ou dans l'un ou l'autre personnage.

Le traitement de la seconde guerre mondiale est intéressant, si on en a un aperçu en Grande-Bretagne c'est surtout de l'autre côté du globe que l'auteur a choisi de s'attarder et c'est assez réussi, je ne m'étais jamais demandé comment cela avait été vécu dans les anciennes colonies, ni même n'avais jamais pensé qu'ils étaient directement impliqués, voire en première ligne. Ce traitement de la seconde guerre mondiale est assez nouveau pour moi et n'en a donc été que plus intéressant.

Je suis toujours un peu maladroite pour parler des romans qui m'ont beaucoup plus... Je crois que c'est Fondant qui m'avait donné envie de lire ce livre, voici son billet.

 

challenge petit bac

 

(Voyage: RETOUR)

objectif pal

 

(6/31)