double jeu

Quatrième de couverture : 

"Changer. C'est ce qu'ils veulent tous. Il faut que j'arrête de poser des problèmes aux adultes. Que je cesse d'être dans leur ligne de vision, de mire, de tir. Que je bouge de là. C'est ce que je voudrais, oui. A l'intérieur, je bous. J'aimerais être loin. Loin, genre à l'autre bout du monde. Me réinventer une existence avec un début moins pourri". 
Quentin, nouveau dans son lycée, est enrôlé dans un cours de théâtre pour jouer dans la pièce de Tennessee Williams La Ménagerie de verre. Comme le personnage qu'il interprète, le garçon est tiraillé entre l'envie de tout plaquer pour voir le monde et celle de se battre. D'affronter, Les parents, Les profs, Les élèves, Les spectateurs, l'avenir."

Voilà encore un très beau livre de Jean-Philippe Blondel. Si j'aime beaucoup ses romans pour adultes, je suis encore plus touchée par ses romans pour adolescents. Ce roman là est construit à la manière d'une pièce de théâtre et nous parle d'une pièce de théâtre. C'est avec son personnage Quentin, que Jean-Philippe Blondel nous offre une belle mise en abîme de la pièce de théâtre de Tennessee Williams, La Ménagerie de verre. Quentin change de lycée, il quitte sont quartier pour le centre ville, les élèves ne sont pas issus du même milieu social que lui, il ne se sent pas à sa place, mais par le théâtre, sa professeur de françaos va essayer de faire tomber ces barrières.

Quentin est un garçon intelligent et touchant, son rapport aux autres mais surtout le lien avec sa petite soeur en font un jeune homme sensible sous l'aspect d'un dur. L'enseignante qui perce cette carapace est elle aussi un personnage intéressant. Tous les autres apporteront quelque chose à l'histoire mais sont secondaires.  L'auteur met à jour le système scolaire et ses inagilités sociales, certes on souhaite une mixité des élèves, et elle existe dans certains établissements, mais il ne faut pas se leurrer, les établissements de centre ville touchent généralement une population différente des établissements situés en marge des villes, ou dans les quartiers. La réussite des uns et des autres dépend en partie du milieu social des parents, un enfant provenant d'un milieu modeste, d'un quartier rencontrera plus d'obstacles pour réussir. Je ne dis pas que ça n'arrive pas, au contraire, mais le parcours est différent et il faut s'accrocher un peu plus, ne serait-ce parce que l'accès à la culture se fait plus difficilement. Enfin, je dévie un peu là ... Si vous aimez le théâtre, si vous aimez les histoires qui se passent dans le milieu scolaire, alors peut-être que la passion que transmet ce professeur à ses élèves vous émouvera autant que moi... peut-être au point de verser une petite larme, comme moi...

 

Aproposdelivres a elle aussi beaucoup aimé ce roman, Mirontaine l'a également apprécié, Bouma (que je remercie d'avoir fait voyager ce livre jusqu'à moi)  a aimé mais ce n'est pas son préféré, 

1 % 2013

(3/6)