la mise à nu

Quatrième de couverture: 

"Louis Claret est un professeur vieillissant qui habite en province. Séparé de sa femme depuis quelques années, ses filles vivant désormais des vies très différentes de ce qu’il avait imaginé, il se laisse bercer par le quotidien. C’est sans réfléchir et pour remplir une soirée bien vide qu’il se rend au vernissage d’une exposition de peintures d’Alexandre Laudin - un ancien élève, jadis très effacé mais devenu une célébrité dans le monde artistique. Il ne se figure pas un seul instant à quel point ces retrouvailles avec Laudin vont bouleverser sa vie.

 

La Mise à nu parle de ce qu’on laisse derrière soi, au bout du compte. Des enfants. Des amis. Des livres ou des tableaux...

Jean-Philippe Blondel, dans une veine très personnelle, évoque avec finesse ce moment délicat où l’on commence à dresser le bilan de son existence tout en s’évertuant à poursuivre son chemin, avec un sourire bravache."

 

Cet homme là sait me toucher, tous les romans de Jean-Philippe Blondel, qu'ils soient pour les adultes ou pour les ados ont touché une corde sensible chez moi, rarement la même, mais j'ai à chaque fois été émue. La mise à nu ne fait pas exception, forcément on est proche de mon univers puisque ce récit s'attarde sur un enseignant de ville de province qui va renouer avec un ancien élève de façon assez inattendue (alors oui je suis plus jeune, et je n'ai pas assez d'années d'enseignements derrière moi pour recroiser des élèves 30 ans après, 10 c'est déjà pas mal) mais il évoque des choses qui me parlent sur la relation à l'élève, et à l'élève qui "revient" après avoir quitté l'établissement. Mais ce roman ce n'est pas que ça. C'est aussi la renaissance d'un homme qui semblait s'être perdu dans la solitude et les habitudes. Les mots choisis sont justes, les sentiments sont vrais et c'est encore une belle tranche de vie réaliste que nous livre l'auteur. Un condensé d'humanité en quelques pages, une vie ordinaire mise en lumière à pas feutrés et avec tendresse. On sent beacuoup de bienveillance de l'auteur vis à vis de ses personnages, c'est souvent ce qui me bouleverse dans ses romans.