un hiver à paris

Quatrième de couverture:

"Jeune provincial, le narrateur débarque à la capitale pour faire ses années de classe préparatoire. Il va découvrir une solitude nouvelle et un univers où la compétition est impitoyable. Un jour, un élève moins résistant que lui craque en plein cours, sort en insultant le prof et enjambe la balustrade.
On retrouve dans Un hiver à Paris tout ce qui fait le charme des romans de Jean-Philippe Blondel : la complexité des relations ; un effondrement, suivi d'une remontée mais à quel prix ; l'attirance pour la mort et pour la vie ; la confusion des sentiments ; le succès gagné sur un malentendu ; le plaisir derrière la douleur ; l'amertume derrière la joie.
Sont présents les trois lieux qui guident la vie de l'auteur : Troyes, Paris, les Landes. Dans la lignée de Et rester vivant, il y a chez le personnage-auteur-narrateur la même rage pure, la même sauvagerie - pour rester toujours debout sous des allures presque dilettantes."

 C'est toujours avec plaisir que je retrouve l'auteur, pour preuve, aussitôt acheté, aussitôt commencé ... et difficile entre temps de le lâcher. C'est toujours un peu en apnée que je me plonge dans les romans de Jean-Philippe Blondel. Je suis touchée par ses personnages, par ses histoires, par son écriture ... Je m'attends à chaque fois à avoir la gorge nouée, et il m'arrive même de verser une larme ... Un hiver à Paris n'a pas manqué de m'émouvoir. Je me suis reconnue dans le personnage de Victor, pourtant différent mais par certains côtés identifiable. Blondel ne nous parle pas de choses extraordinaires ou de personnages hors du commun, non il nous parle de vous et moi, de gens comme on en croise tous les jours. Quelle est la part ficitve, quelle est la part romancée, quelle est la part réelle, on ne le sait jamais vraiment, les trois aspects sont très souvent liés dans les oeuvres de l'auteur, et c'est peut-être pour cela que ça marche, en tout cas avec moi, parce qu'on part du réel, du vécu, d'uné émotion qui a réellement existé.

J'ai trouvé l'écriture très belle, c'est simple, les phrases sont relativement courtes, le narrateur va droit au but, il ne s'embête pas avec un style alambiqués, il est proche de son lecteur. Pour autant ça ne tombe à aucun moment dans la mièvrerie ou dans le simplisme. Est-ce que c'est dans la même veine que Et rester vivant? oui, en cela j'ai préféré ce dernier titre à 6h41 qui m'avait un peu moins convaincue. 

 

challenge petit bac

(Lieu: PARIS)