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Notes de lecture
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5 mars 2017

Joydeep Roy-Bhattacharya, Une Antigone à Kandahar

une antigone à Kandahar

Quatrième de couverture:

"Une base américaine de la province de Kandahar en Afghanistan. Au loin, on distingue la silhouette d’une femme enveloppée dans sa burqa. Elle est descendue de la montagne en fauteuil roulant, puisque ses jambes ont été arrachées. Elle vient réclamer le corps de son frère, un chef tribal pachtoun abattu lors d’une offensive lancée contre les Américains. 
L'état-major reste méfiant : s'agit-il d'une sœur endeuillée, d'une kamikaze, d'une envoyée des talibans, d'un terroriste travesti en femme ou d'une tentative de diversion? 
Sans jamais prendre parti, l'auteur donne la parole aux différents protagonistes – la jeune femme, l'interprète, le médecin, et plusieurs officiers ou soldats. Il nous permet ainsi de faire l’expérience d’un conflit cruel et absurde, en en révélant toute la complexité. Chaque personnage, quel que soit son camp, est non seulement doté d’une voix, mais également d’un visage, d’une personnalité qui lui est propre.
Une Antigone à Kandahar revisite certains grands thèmes de la tragédie grecque tout en s’interrogeant sur les dommages collatéraux de la guerre, l'idéalisme, les valeurs occidentales. Magnifique et magistral."

Ce titre m'a interpellée à la bibliothèque. Antigone est un personne fort de la littérature, qu'elle soit l'Antigone de Sophocle ou celle d'Anouilh, elle évoque la force de caractère, la droiture et la détermination d'une jeune fille fragile mais prête à mourir pour tenir ses promesses, on a tous en mémoire le "Je suis de ceux qui aiment et non de ceux qui haïssent" balancé à son oncle Créon pour récupérer le corps de son frère, et bien l'Antigone de Kandahar est de la même trempe, elle vient réclamer le corps de son frère tombé sous les balles américaines. Chacun pensant être dans son droit, elle celui de donner une scépulture à son frère, rebelle, qui voulait se venger des Américains ayant tué par une attaque de drône les membres de sa famille assistant à un mariage, et l'armée américaine voulant conserver le corps du jeune homme pour identifier ce qu'ils pensent être un taliban. En est-il un, n'en est-il pas? Là n'est pas véritablement la question. Ce sont deux camps, qui s'affrontent, silencieusement, et à force de patience. Chaque chapitre alterne les points de vue des différents acteurs de l'évènement. Celui de la jeune fille, celui du capitaine de la base, du médecin, de l'interprète est des différents soldats présents. Chacun laisse entrevoir ce que peut être la vie dans une base américiane perdue en plein désert Afghan en situation de crise. La narration permet de s'identifier à chacun des personnages et de mieux comprendre leur raisonnement. C'est une lecture assez forte même si elle a parfois manqué de rhtyme, sachant que c'est plus ou moins la même histoire vu sous différents angles. Intéressant à lire et plutôt émouvant.

lire sous la contrainte

 

(article indéfini: une)

challenge petit bac

(personnage célèbre: ANTIGONE)

 

 

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25 mars 2017

Robert Louis Stevenson, Le Maître de Ballantrae

le maître de ballantrae

Quatrième de couverture:

"Le Maître de Ballantrae (1889) est le chef-d'œuvre de Stevenson. Ce roman d'aventures, qui commence en Écosse en 1745, entraîne le lecteur sur les champs de bataille, sur les mers avec les pirates, vers les Indes orientales et enfin en Amérique du Nord avec sa terrible forêt sauvage, hantée par des trafiquants, des aventuriers patibulaires et des Indiens sur le sentier de la guerre.
On retrouve l'inspiration de L'Île au trésor (1883), enrichie de celle du Cas étrange du Dr Jekyll et de Mr Hyde (1886), car Stevenson poursuit son exploration obsessionnelle du mystère et des ambiguïtés du mal. Le héros, James Durie, Maître de Ballantrae, livre à Henry, son frère cadet, un combat sans merci. Stevenson décrit la fascination romantique que ce protagoniste diabolique, séduisant, raffiné, intelligent, implacable et sans scrupules, est capable d'exercer sur ses proches et jusque sur les narrateurs chargés de relater ses aventures prodigieuses."

C'est le mois Kiltissime en Mars chez Cryssilda, c'était donc le moment choisi pour déterrer Stevenson de ma PAL, histoire de renouer un peu avec la littérature classique, laissée de côté depuis l'été! J'appréhendais un peu, sachant que ma lecture, en anglais et en français du Dr Jekyll et Mr Hyde m'avait laissée de marbre (oui!!!) mais que j'avais adoré L'île au Trésor il y a quelques années, et bien le Maître de Ballantrae m'a un peu réconciliée avec l'auteur même si j'ai trouvé quelques longueurs à son récit, qui ont peut-être à voir avec mon état de fatigue au moment de la lecture. 

J'ai vraiment aimé cette langue du 19e siècle, celle qui me pousse à lire un classique de temps en temps, pour renouer avec les belles tournures, le choix du mot juste, de la phrase alambiquée mais pas lourde mais aussi pour les convenances de l'époque. Ici Stevenson situe son récit au 18e, et nous dresse le portrait de deux hommes, deux frères rivaux sur plusieurs décennies et continents. Et c'est cet aspect qui m'a le plus plu, les relations familiales compliquées, les années qui passent, et les décors qui changent, ce lien infime qui fait basculer de l'amour à la haine, de la réflexion à la folie.

Là où j'émets quelques réserves, c'est sur le choix du procédé narratif, l'histoire racontée par un tiers qui travaillait pour l'un des frères, la préface crie aux génies, sans doute c'est d'ailleurs la réception qui a été faite à ce livre, mais moi ça m'a parfois ennuyée, peut-être que 'jaurais préféré un narrateur omniscient, ou le point de vue d'un des freures, voire les deux à différents intervalles mais ce Mackellar un peu donneur de leçon m'a parfois ennuyée, voire un peu perdue, surtout sur le passage en Inde. 

En bref, j'ai globalement apprécié cette lecture mais j'aurais encore plus accroché si le narrateur avait été un peu différent, il y a de l'aventure, des rebondissements, et des décors qu'on s'imagine très bien donc tout était réuni pour me plaire.

 

kiltissime

(chez Cryssilda)

objectif pal

 

(9/25 dans ma PAL depuis très longtemps

Objectif Pal de Mars chez Antigone -2-)

26 novembre 2016

Alexandra Lange, Acquittée

acquittée

Quatrième de couverture:

"Sans doute Alexandra est-elle restée au début par amour.Il y a eu les promesses, également.Puis les coups, les insultes, les humiliations, les viols, les strangulations, la peur.C'est cette peur qui l'empêche de partir.Peur de se retrouver à la rue avec ses enfants, peur des représailles sur ses proches, peur des menaces de son mari : "Si tu fais ça, je te tuerai." Le soir du drame, Alexandra lui annonce qu'elle va partir.L'ultime tentative d'étranglement la terrifie au point qu'elle commet le geste fatal.En reconnaissant ici la légitime défense, la justice française a braqué les projecteurs sur les victimes de violences conjugales.Un témoignage adressé à nous tous, un appel à l'aide pour ces femmes en danger"

Autant le dire tout de suite je n'aime pas ce genre de livre, il est entré dans ma PAL à l'issue d'un swap et le challenge lire sous la contrainte m'a motivé à l'en sortir. Evidemment je ne porte aucun jugement sur ce qu'a vécu Alexandra Langue, ni sur la mort de son mari, ni sur le procès et son acquittement. Sa vie a été affreuse et qui peut dire comment il réagirait dans une situation similaire? J'aime lire pour plusieurs raisons, m'échapper, voyager, me divertir, pour la beauté de l'écriture, de l'histoire, des personnages, pour m'informer parfois aussi, mais ce témoignage n'a pas pour but de divertir forcément, et n'a , et cela n'engage que moi, aucune qualité littéraire, en tout cas rien qui ne m'ait vraiment plu. J'imagine que l'auteur a eu besoin d'écrire pour se libérer, que l'écriture a été sa catharsis et que peut-être son témoignage pourra donner la force à certaines femmes battues, et je l'espère, de parler ou de quitter leur mari. En ce sens le témoignage d'Alexandra Lange n'aura pas été vain. Quant à moi, ça remet un peu en question ma façon de lire... Un peu comme si j'avais eu le devoir de le faire, alors que finalement rien ne m'y obligeait, je me rends compte à quel point c'est stupide!

objectif pal

 

(33/31)

Objectif PAL de Novembre chez Antigone et Anne: 5  (dans ma PAL depuis mai 2015)

lire sous la contrainte

(titre qui commence par une voyelle)

 

 

 

 

5 août 2016

Gilles Paris, L'été des Lucioles

l'été des lucioles

Quatrième de couverture:

"Du haut de ses Neuf ans, Victor a quelques certitudes : c'est parce que Francois n'ouvre pas son courrier qui s'amoncellent dans un placard que ses parents ne vivent plus ensemble. C'est parce que Claire et Pilat adorent regarder des mémos tout en mangeant du popcorn qu'elles sont heureuses ensemble. 
Et c'est parce que les adultes n'aiment pas descendre les poubelles au local peint en vert qu'il a rencontré son meilleur ami Gaspard. Les vacances au Cap-Martin, cet été la, seront pour Victor et son copain Gaspard l'occasion de partir à l'aventure sur l'étroit chemin des douaniers. "

C'était sympa de débuter les vacances d'été avec Victor et sa famille, c'est un jeune narrateurque j'ai apprécié, son regard sur ce qui l'entoure, sa famille: deux mamans, un père absent et une soeur qui se cherche dans la tourmente de l'adolescence, ses amis, la résidence où il passe ses vacances et ses habitants. L'auteur sait donner à la fois candeur et jugeote à ses personnages principaux, souvenez-vous de Courgette... Néanmoins j'ai un bémol concernant ce titre, il y a une petite touche de surnaturel qui selon moi n'était pas nécessaire. J'aurais aimé que l'histoire ne prenne pas cette direction.

C'est intéressant à lire, plein de bon sens, avec un oeil très réaliste sur l'enfance, l'adolescence, et la difficulté de trouver sa place dans une famille, la difficulté d'être adulte aussi, du coup ce côté un peu fantastique gomme un peu la réflexion amorcée par Victor, c'est dommage.

 

objectif pal

 

(22/31)

 

challenge petit bac

 

(ANIMAL: LUCIOLES)

28 octobre 2015

Louise Rennison, Le journal de Georgia Nicolson, Syndrome allumage taille cosmos (tome 5)

syndrome allumage taille cosmos

Quatrième de couverture:

"Tous aux abris!

Georgia aurait-elle perdu le contrôle de son légendaire sex-appeal pour que Dave la Marrade s'entiche d'une rouquine, Mark Grosse-Bouche se permette des familiarités –voire pire!–, et que le voisin Oscar, du haut de ses douze ans, lui fasse des avances pour le moins consternantes? Au secours!
Mais Georgia déniche un trésor : une bible ès garçons!
Et ce n'est sûrement pas ce Transalpin crousti-fondant fraîchement débarqué qui pourra y résister.

De nouvelles confessions irrésistibles!"

J'ai à la fois beaucoup ri et était déçue par ce tome. Beaucoup ri parce que les expressions sont toujours très imagées, que l'utilisation du français est souvent complètement décalée, que le perosnnage de Dave la marrade est très présent dans ce tome et comme son n om l'indique le gus (oui je me permets) est très drôle. Par contre l'histoire tourne un peu en rond, Georgia se morfond sur le départ de son Super Canon, genre pendant 3 pages avant de sauter sur toutes les occasion, Dave of course, mais surtout Scooterino, le remplaçant de Super Canon, encore plus canonesque que son prédécesseur. A force ça lasse un peu. Moi qui trouvait que la jeunette avait gagné en maturité dans le tome précédent, que nenni! Et ses parents sont encore pire. Donc oui on lit pour les jeux de mots et les anecdotes rigolotes, non on ne lit ni pour l'histoire, ni pour les personnages trop caricaturaux. 

 

challenge petit bac

(taille: TAILLE)

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24 août 2015

Joyce Carol Oates, Petit oiseau du ciel

petit oiseau du ciel

Quatrième de couverture: 

"Krista a confiance en son papa. Elle sait qu’il n’a pas pu tuer Zoe Kruller. Pourtant, à Sparta, les rumeurs s’amplifient, la police s’en mêle, on parle de crime adultère. Krista aimerait comprendre pourquoi sa famille est ravagée par cette histoire sordide. Adolescente sacrifiée sur l’autel des erreurs paternelles, elle conçoit peu à peu un amour étrange et obsessionnel pour Aaron, le fils de Zoe…"

Je vous avez fait du teasing en vous annonçant un Joyce Carol Oates ... Deux semaines plus tard je me mets enfin à mon billet... 

J'ai beaucoup apprécié cette lecture, heureusement parce que je commençais à désespérer!! Krista, la jeune narratrice de la première partie du roman m'a beaucoup rappelé Rachel, narratrice de L'homme de la montage de Joyce Maynard, toutes deux pré-adolescentes ayant grandie dans une petite ville des Etats-Unis où le temps semble figé, toutes deux confrontées à la mort violente de jeunes femmes, les deux jeunes filles semblent peu enclines à s'intégrer aux jeunes gens populaires du collège, et nourrissent une fascination pour un personnage lié aux meurtres. L'une et l'autre ont grandi avec une figure paternelle très présente dans sa virilité, que ce soit par son statut ou son caractère, la différence bien sûr étant que là où le père de Rachel est du côté des "gentils", celui de Krista est suspecté de meurtre. 

Joyce Carol Oates nous donne à voir la vie bouleversée de deux familles, celle de Krista, dont le père est suspecté, et celle de Zoé Kruller, la victime. Dans chacune de ces familles des enfants, qui tentent tant bien que mal de survivre à cette tragédie, Ben et Krista, protégés par leur mère,  Aaron livré à lui-même. L'auteur dénonce à demi-mot le système judicière américain en insistant bien sur le fait que les suspects ne sont que suspects, mais que cela semble suffisant pour ne pas creuser plus loin l'enquête, après tout qui était cette Zoé Kruller à part une minable caissière? Parce que c'est ainsi qu'elle est perçue, sa féminité étant presque une façon de justifier sa mort,ne l'a-t-elle pas provoquée finalement? 

C'est ce que j'ai aimé dans ce roman, l'atmosphère lourde et pesante qui plane sur cette petite ville, les préjugés qui sont mis à nus, la lenteur de cette Amérique rurale...

Je profite de cette lecture américaine pour vous annoncer ma participation au Mois Américain qui a lieu en septembre...enfin je vais essayer, vu les rebondissements pour cette rentrée je ne me promets rien!!

 

objectif pal

 

(24/32)

challenge petit bac

(Animal: OISEAU)

 

14 février 2015

Cathy Cassidy, Les Filles au Chocolat tome 2 : Coeur guimauve

les-filles-au-chocolat-tome-2-coeur-guimauve

Quatrième de couverture:

"Suite de la délicieuse saga avec Skye, la plus romantique des 5 soeurs sucrées. Son problème : sortir de l'ombre de Summer, sa jumelle rayonnante, et ça se corse quand tout le monde croit qu'elle sort avec Tommy, lequel voudrait séduire Summer ! Son remède : un garçon fantôme qui pourrait bien changer ses rêves en réalité 
Pour Skye, la guimauve est un petit morceau de paradis. Ce livre aussi !"

 Ce n'est pas une histoire d'amour à proprement parlé, mais le titre colle bien à la cette journée et au rendez-vous éphémère de Sophie.

 J'ai retrouvé avec plaisir ces cinq soeurs, si Cherry s'est bien intégrée dans la famille Tanberry, l'aînée, Honey, s'en exclue et est plus détestable que jamais. Le coup de projecteur de ce tome est fixé sur Skye, la "bizarre" de la famille, elle se passionne pour l'histoire, l'astrologie et les vêtements vintage ... A tel point que cela lui fera un peu perdre son bon sens, elle se laissera porter par les songes initiés par une vieille malle retrouvé le soir d'Halloween. 

L'écriture est adapté au public visé, les 12-13ans, le roman se lira très facilement. Le problème que soulève Skye et je pense présent dans totues les fratries et sûrmeent pas uniquement chez les jumeaux. Comment trouver sa place au sein de la famille, quand on est un peu plus en retrait par rapport à ses frères et soeurs, comment se faire sa propre personnalité, et affirmer ses goûts quand personne autour de soi ne les partage. 

Et puis Skye entre dans l'adolescence, avec cette période né l'intérêt pour les garçons. Elle ne comprend cependant pas l'obsession de sa meilleure amie, je crois qu'elle ne pourrait pas être amie avec Georgia Nicolson!! J'ai bien aimé la perosnnalité de Skye, douce et posée, un peu rêveuse ... Elle aussi ne restera cependant pas indifférente aux charmes d'un garçon...

Le personnage de Tommy est touchant lui aussi .. Le pauvre n'est pas au bout de ses déconvenues.

Un petit peu de douceur dans ce monde de brutes ne fait pas de mal parfois ...

 

hymneamour14fev

(les rendez-vous éphémères de Sophie: l'hymne à l'amour pour ce 14 Février)

challenge petit bac

 

( Couleur: CHOCOLAT)

objectif pal

(5/32)

31 juillet 2014

J.K Rowling, Harry Potter and the Deathly Hallows

Harry potter

Quatrième de couverture:

"Harry is waiting in Privet Drive. The Order of the Phoenix is coming to escort him safely away without Voldermort and his supporters knowing - if they can. But what will Harry do then? How can he fulfill the momentous and seemingly impossible task that professor Dumbledore has left him with?"

 

Au début des vacances je me suis enfin décidée à lire le dernier tome de la saga Harry Potter, je voulais prendre mon temps pour le savourer, et bien entendu, tourner la dernière page a été un peu difficile. Pourquoi c'est fini????? :(

J'ai découvert Harry Potter assez tard, je ne pensais pas que l'univers des apprentis sorciers pouvaient m'intéresser, mais les romans de J.K Rowling vont bien au-delà de ça. Certes elle a su créer tout un monde imaginaire à la fois ancré dans la réalité mais empreint de magie et sortilèges, mais surtout elle a imaginé des personnages attachants et de multiples intrigues qui tendent à se résoudre dans ce dernier tome. Avec The Deathly Hallows, l'auteur apporte une conclusion à tout cet univers, aux personnages et aux rebondissements... ET quelle fin!!!

J'ai fait durer le plaisir, mais au fil des pages ma lecture s'accélérait, je voulais connaître le dénouement. J'ai d'abord regretté que l'intrigue ne se passe pas à Hogwarts, j'ai aussi trouvé quelques longueurs quand les amis se cachent dans la tente magique, mais finalement quel retournement de situation!!! Je suis restée suspendue avant les dernières pages, ne voulant pas en finir ...Je n'en dis pas plus ... mais comme j'aimerais une suite!!! Oui je sais il serait difficile de faire aussi bien, ce serait un peu du réchauffé, mais parfois le réchauffé c'est bon aussi non?

Mes personnages préférés restent Hermione et Ron et ce tome me l'a confirmé, Harry s'est un peu racheté quand même, lui qui m'avait insupporté un peu dans les tomes précédents. Certains personnages sortent du lot, leur faiblesse passée devient un atout. Ce qui m'a touché dans ce tome c'est la loyauté et la solidarité de tout un "peuple" de sorciers pour vaincre le pouvoir injuste et sans pitié qui se met en place... Beaucoup ont fait référence au totalitarisme, voire au nazisme. Ces thèmes sont en effet sous-jacent. Je crois qu'une seconde lecture permettrait d'appréhender les récits encore différemment, d'y découvrir de nouvelles choses. Je vais laisser passer un peu de temps, et je m'y plongerai à nouveau avec plaisir, avec ma nièce peut-être?

challenge petit bac

(OBJET: HALLOWS /RELIQUES)

challenge pavé de l'été

(1)

21 mai 2014

Thomas H Cook, Les feuilles mortes

LesFeuillesMortes

Quatrième de couverture

"Eric Moore a toutes les raisons apparentes d'être heureux : propriétaire prospère d'un magasin de photos et d'une jolie maison dans une petite ville sans problème de la côte Est, il mène une vie de famille épanouie auprès de sa femme Meredith et de son fils Keith, un adolescent de quinze ans. Cet équilibre parfait va pourtant voler en éclats à jamais… Un soir comme les autres, ses voisins demandent à Keith de garder Amy, leur fille de huit ans. Au petit matin, Amy est introuvable. Très vite, l'attention de la police se porte sur Keith et ce dernier, pataud et mal dans sa peau, se défend maladroitement. Du jour au lendemain, Eric devient l'un de ces parents qu'il a vus, à la télévision, proclamer leur foi dans l'innocence de leur enfant. Alors que l'enquête de la police se recentre autour de Keith, Eric doit lui trouver un avocat et le protéger contre les soupçons croissants de la communauté. Mais est-il tout à fait sûr de l'innocence de son fils ? Si Keith était coupable, et s'il était prêt à répéter son geste... Quelle devrait être alors la responsabilité d'un père ? Les feuilles mortes est le récit d'une confiance brisée et celui des efforts héroïques d'un homme pour retenir coûte que coûte les liens qui l'unissent à tous ceux qu'il aime."
Vous savez sûrement déjà que je suis une peureuse donc pour moi les polars/thrillers c'est à petite dose (pour la petite anecdote le soir je posais le livre en cachant la première de couverture, je ne voulais pas tomber sur ce regard inquiétant au beau milieu de la nuit!, oui je ne suis pas nette!)
Trève de bavardages, j'ai beaucoup apprécié cette lecture, j'ai d'ailleurs dévoré cette histoire somme toute assez courte et basique. Une enfant disparaît alors que ses parents sont sortis, le babysitter est accusé, tout porte à croire que c'est lui le responsable, et le fait qu'il ne soit pas un adolescent très sociable ne jour pas en sa faveur... J'ai surtout apprécié le point de vue utilisé pour la narration, celui du père qui à cause de cette histoire se met à douter, de son fils, de son mariage, mais aussi d'un passé douloureux qu'il a tu pendant des années... 
Je n'ai cependant ressenti aucune empathie pour la mère, qui dès le départ m'a parue désagréable, sans doute parce qu'elle est vue du point de vue à postériori du mari. J'ai longtemps eu de forts soupçons sur l'un des personnages...
J'ai par contre trouvé dommage que le dénouement soit amené si rapidement et de façon si abrupte, comme j'aime à le dire: "comme un cheveu sur la soupe"!
En bref c'est un bon petit thriller qui vous tiendra en haleine mais sans véritable surprise.

challengeus1

 

(15)

objectif pal

 

(21/78)

31 mars 2014

Goethe, Les souffrances du jeune Werther

les souffrances du jeune werther

Quatrième de couverture:

"«Werther. Je me souviens de l’avoir lu et relu dans ma première jeunesse pendant l’hiver, dans les âpres montagnes de mon pays, et les impressions que ces lectures ont faites sur moi ne se sont jamais ni effacées ni refroidies. La mélancolie des grandes passions s’est inoculée en moi par ce livre. J’ai touché avec lui au fond de l’abîme humain… Il faut avoir dix âmes pour s’emparer ainsi de celle de tout un siècle.» À ces lignes de Lamartine pourraient s’ajouter d’autres témoignages : très tôt, le livre entre dans la légende, jusqu’au suicide, dit-on, de certains de ses lecteurs.
Si à sa parution, en 1774, il établit d’un coup la réputation du jeune Goethe encore presque inconnu, s’il est rapidement traduit en français, c’est sans doute parce que, dans ce roman par lettres dont la forme est depuis longtemps familière au lecteur, la voix même du personnage fait retentir l’intransigeance de la passion, mais c’est surtout que Werther, le premier héros romantique, exprime de manière éclatante la sensibilité aussi bien que le malaise de son temps où l’individu se heurte à la société."

Que dire si ce n'est que ce fût vraiment une souffrance de lire ce livre? J'imagine que je ne suis pas la première a usé de ce jeu de mot. J'imagine que je n'ai pas choisi le moment opportun pour ouvrir ce grand classique de la littérature allemande, mais tant pis! Je n'ai ni accroché aux personnages, ni à l'histoire et encore moins au style. Autant je m'étais régalée avec la Princesse de Clèves le mois dernier, autant j'ai peiné avec Werther. Le style des lettres m'a paru très lourd et alambiqué, Werther est un homme de lettres, sans doute trop pour moi! La fin s'améliore parce que le rythme s'accélère un peu et un narrateur autre que Werther, son ami me semble-t-il prend le récit en main. Je crois que ce qui m'a le plus gênée finalement c'est de n'avoir pas de réponses aux lettres de Werther. J'aurais préféré un échange avec son destinataire, ou bien peut-être aurait-il été plus accrocheur d'avoir également le point de vue de la belle Charlotte. Je suis triste quand même parce que je me faisais une joie de découvrir ce roman qui dormait dans ma PAL depuis trop longtemps!

Challenge-classique-3

 

(classique de Mars)

objectif pal

 

(15/78)

26 juin 2014

Vita Sackville West, Le diable à Westease

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Quatrième de couverture:

« Pourquoi avoir choisi Mr Gatacre comme victime ? Je suppose que vous n’avez rien à lui reprocher ?– En partie parce qu’il était petit, frêle, facile à endormir… Et je ne tenais pas à ce qu’il souffre. »Westease, adorable village de la campagne anglaise, préservé des horreurs d’une guerre encore toute fraîche, est bien tranquille… trop, peut-être ?Lorsque Roger Liddiard, jeune et brillant romancier, s’y arrête au volant de sa Jaguar, il en tombe amoureux et décide de s’y établir, non loin du Professeur, vieux gentleman solitaire, du peintre Wyldbore Ryan, et de Mary Gatacre, la fille du révérend.Voici que Mr Gatacre est assassiné, sans raison ni indice évidents… Liddiard brûle de résoudre l’énigme. Sans savoir à quel point sa propre responsabilité pourrait être engagée"

Comme souvent j'ai eu un peu de mal à entrer dans le récit au début, je trouvais l'écriture un peu trop factuelle. Puis finalement je me suis laissée prendre au jeu quand le pasteur a été tué. Si la lecture fût bien agréable, l'intrigue est restée sans suprise et j'ai découvert le meurtrier et le retournement de situation bien avant que les personnages ne le soupçonne... 

Le post-scriptum amène un regard nouveau sur l'histoire avec une belle mise en abyme. Mais si ce n'est pas un livre désagréable à lire, ce n'est pas non plus très novateur. Je n'ai rien lu d'autre de l'auteur donc je ne peux juger du reste mais ce roman n'apporte rien au genre, il semblerait que ce soit un essai pour l'auteur de se lancer sur les traces du policier donc peut-être que je préfèrerais ses autres romans.

Le diable à Westease a été écrit en 1947 et n'a seulement été traduit en français que récemment.

 

C'était une lecture commune de l'auteur dans le cadre du mois anglais, Titine a lu Infidélités, Manu a lu Toute passion abolie, Anne a également lu Infidélités, Lou et Micmelo ont également lu Le diable à Westease

 

mois anglais

 

(Mois anglais)

Challenge-classique-3

 

(classique de Juin 2/2 )

 

 

14 février 2014

Eva Rice, Londres par hasard

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Quatrième de couverture:

"Tara, adolescente un peu fantasque dont l’enfance a été assombrie par la mort tragique de sa mère, vit avec son père vicaire et ses sept frères et sœurs dans un presbytère de Cornouailles. Quand, lors d’un mariage, elle est remarquée par un producteur de disques pour sa belle voix, sa vie tranquille de jeune provinciale va basculer. Bientôt, accompagnée de sa sœur Lucy – ravissante jeune femme qui brise tous les cœurs mais qui ne rêve que de vieilles pierres –, elle partira pour Londres où elle enregistrera un disque, connaîtra le succès artistique en même temps que ses premiers amours avec un photographe de mode. Les deux filles seront plongées dans le bouillonnement culturel du Londres des « Swinging sixties ». Lucy va même se rapprocher d’un certain chanteur et joueur d’harmonica qui deviendra par la suite l’une des plus grandes icônes de l’histoire du Rock.

Dans ce roman « vintage », où les éléments de fiction et de la réalité se croisent et s’entremêlent, l’auteur dresse un tableau saisissant et nostalgique de cette époque, nous immergeant dans l’ambiance survoltée qui accompagnait les débuts des Beatles et des Stones, quand Londres était la capitale de la musique et de la mode. Une foule de personnages singuliers se dresse autour de Tara et de sa sœur, et les intrigues et imbroglios amoureux et familiaux se multiplient. Tara va triompher de bien de mésaventures dans ce roman initiatique plein d’espièglerie et d’humour, teintée de cette petite musique très personnelle qui donne tout son charme aux romans – so British – d’Eva Rice."

 

C'est un très bon roman que signe Eva Rice. Je crois que je l'ai même préféré à L'amour comme par hasard. J'ai beaucoup apprécier retrouver les personnages de ce dernier, Charlotte, mais surtout Inigo qui m'avait déjà beaucoupl plu à l'époque. Comment rester indifférente à ce beau brun taciturne? Fils de bonne famille et musicien! L'histoire de Tara Jupp est rondement menée. Une belle histoire familiale d'abord, puis une histoire d'amitié teintée de romance. Pour autant je ne qualifierai pas ce roman de chick-litt. Le background culturel est riche et l'époque dans laquelle est ancré le récit ne le permet pas. Après les années cinquante, Eva Rice s'est attaquée aux sixties avec en fil rouge deux thèmes présents également dans L'amour comme par hasard: la musique et les maisons victoriennes.

En ce qui concerne la musique, l'auteur nous montre l'envers du décor des faiseurs de disques à succès, des chaneurs d'un soir à l'poque où le Palladium faisait salle combre tous les soirs. Les sixties britanniques ont été riches musicalement même si la jeunesse semble moins débridée qu'outre-Atlantique. Néanmoins les mentalités changent, les filles Jupp, bien que filles de pasteur, sont plutôt jeunes et Tara va à Londres alors qu'elle n'est pas encore majeure. Elles craignent leur père mais sont à peu près livres de leurs mouvements.

Pour contraster les changements de l'époque, les grandes demeures victoriennes sont majestueuses et veulent être sauvées. Seules témoins d'une époque révolue, leur prestance et toute la magie qui s'en dégage reste immuable.

Dans ce roman les Rolling Stones côtoient ces maisons d'exception, le grand Capability Brown fait écho à Jane Austen et Dickens alors que les jeunes vibrent au son d'Elvis. Tout ce que j'aime! 

1 % 2013 

(5/6 )

challenge petit bac

(LIEU: LONDRES)

objectif pal

(10/78)

29 janvier 2014

Daphné du Maurier, Le Mont-Brûlé

le mont brûlé

Présentation de l'éditeur:

"Il y a des Brodick à Doonhaven depuis deux cents ans, mais cela n'empêche pas des gens comme les Donovan de les traiter en usurpateurs. Avec quelque raison si l'on se réfère à l'Histoire puisqu'ils avaient été les premiers maîtres de ce coin de terre irlandaise avant que les protestants anglais vainqueurs de Charles Stuart ne les en dépossèdent.

Vieille querelle aux yeux de John Brodick qui, en 1820, obtient l'accord de son voisin pour exploiter une mine de cuivre au Mont Brûlé. À quoi bon ruminer un passé révolu quand l'avenir est prometteur ? La prospérité rejaillira sur tout le pays et les Donovan aussi peuvent faire fortune s'ils le veulent. Le drame est là : ils refusent tout changement, tout effort au nom de leurs droits abolis. Dans sa famille même, Copper John verra se développer cette insouciance, ce goût de se laisser aller au fil des jours, ce sens poétique si opposé à tout progrès que l'on baptise le charme irlandais. Ainsi John, son fils cadet, et Wild Johnnie, son petit-fils.

Est-ce la malédiction de Morty Donovan qui pèse sur les Brodrick ou la fatalité inhérente à la possession de la richesse ? Qui gagnera du rêveur aimable ou du travailleur acharné ? Mouvementées s'annoncent les cent années qui vont suivre le premier coup de pioche au flanc du Mont-Brûlé…"

C'est toujours avec délectation que je me plonge dans un roman de Daphné du Maurier, comme si j'étais sûr d'y retrouver un endroit confortable et chaleureux, avec des choses que j'aime. Je n'ai donc pas été déçue, lire Daphné du Maurier, c'est comme entrer dans un petit cocon pendant quelques jours. Pour autant l'histoire n'est ni mièvre ni mielleuse, au contraire, Daphné du Maurier peint toujours avec brio les travers de la société britannique au 19e siècle.

Le Mont-Brûlé est une saga familiale qui s'étend sur cinq générations et dont la fortune a été établie au début du 19e siècle grâce à l'exploitation d'une mine de cuivre sur le Mont. C'est donc le portrait d'une famille aisée qui est fait avec ses moeurs et ses coutumes, Daphné du Maurier ne discute pas le fait que l'éhritage reviendra à l'aîné des fils, c'ést établi et incontestable, de même que le célibat des deux filles plus âgés n'apparaît pas comme choquant, et pour ça ce roman va un peu à contre courant quand on sait que l'occupation principale des jeunes filles à l'époque était de se trouver un mari! L'absence d'une figure maternelle y est sans doute pour quelque chose, les deux filles aînées servent de dame de compagnie à leur père. C'est sans doute le recul avec lequel Daphné du Maurier écrit (première moitié du 20e siècle) qui relègue cette intrigue aux oubliettes. Le narrateur se concentre plutôt sur la fortune de la famille Brodrick qui s'accrôit grâce au cuivre; et plus la richesse de la famille s'accroît, plus celle-ci est touchée par le malheur. On ne vit pas forcément vieux chez les Brodrick et quand c'est le cas on sombre facilement dans la dépression et l'ennui. Je ne vous vends pas vraiment du rêve mais c'est vraiment très bien écrit, Daphné du Maurier confronte les classes sociales, celles qui travaillent et subsistent, et celles qui n'ont pas besoin de travailler pour bien vivre.Les descriptions du château, les scènes de pique-nique, de promenades, les dialogues, les amours des personnages aussi sont autant de raison de lire ce roman, sans parler des paysages du bord de mer, en Irlande en fait (et ça je n'en ai pris conscience qu'à la fin du roman, je ne sais pas pourquoi!!, sans doute par habitude de voir les actions de Daphné du Maurier se dérouler en Cornouailles!)

Avec ce titre j'inaugure ma participation au challenge de Stéphie: challenge classique 2014, pour lequel il s'agit de lire un classique (la date butoir étant 1970) par mois.

Challenge-classique-3

(classique de janvier)

 objectif pal

 

(8/78)

 

26 janvier 2014

Marie-Aude Murail, Oh,boy!

 

oh boyQuatrième de couverture:

"Ils sont frère et sœurs. Depuis quelques heures, ils sont orphelins. Ils ont juré qu'on ne le séparerait pas.
Il y a Siméon Morlevent, 14 ans. Maigrichon. Yeux marron. Signe particulier : surdoué, prépare actuellement son bac.
Morgane Morlevent, 8 ans. Yeux marron. Oreilles très décollées. Première de la classe, très proche de son frère. Signe particulier : les adultes oublient tout le temps qu'elle existe.
Venise Morlevent, 5 ans. Yeux bleus, cheveux blonds, ravissante. La petite fille que tout le monde rêve d'avoir. Signe particulier : fait vivre des histoires torrides à ses Barbie.
Ils n'ont aucune envie de confier leur sort à la première assistance sociale venue. Leur objectif est de quitter le foyer où on les a placés et de se trouver une famille.
A cette heure, deux personnes pourraient vouloir les garder. Pour de bonnes raisons. Mais aussi pour de mauvaises. L'une n'est pas très sympathique, l'autre est irresponsable, et... Ah, oui ! c'est deux personnes se détestent."

J'ai passé un très bon moment de lecture bien que le thème abordé soit difficile. Trois enfants dont le père a disparu quelques années auparavant perdent leur mère. Ils se retrouvent orphelins et se jurent de ne jamais être séparés. A qui sera donnée la tutelle des enfants et qui pourra les accueillir chez eux? C'est là le challenge relevé par l'assitante sociale. Les personnages sont attachants, surtout les enfants mais les adultes m'ont aussi émue. Barthélémy est agaçant au début mais touchant de maladresse, ce n'est au fond qu'un enfant lui aussi, la juge est très humaine, et la voisine éveille la compassion. Il n'y a que Josiane que j'ai trouvée antipathique du début à la fin. Elle ne voit que son propre intérêt et non celui des enfants. Et c'est me semble-t-il le seul personnage qui n'évolue pas du tout dans cette histoire. 

Marie-Aude Murail signe un récit difficile mais plein de tendresse. Les enfants vivent des épreuves difficiles. On ne peut pas dire que le destin les a gâtés, mais c'est toujours avec dignité qu'ils surmontent les épreuves. Là où on aurait pu dégouliner dans du bon sentiment et du tire-larmes, la subtilité de l'écriture et le ton employée par l'auteur ne fait que rendre cette famille plus touchante, et ce grâce aux dialogues entre les enfants et Barthélémy, toujours un peu en décalage.

Si vous aimez les histoires de fratries, ce livre est fait pour vous!

objectif pal

(7/78)

20 janvier 2014

Laurence Winter, Ciel! Mon mari est muté en Alsace...

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Quatrième de couverture:

"Pourquoi on parle allemand ici ? » « C’est quoi un Malgré-Nous ? » « Dites, chez vous, entre catholiques et protestants, on dirait que c’est encore les guerres de religion ? » « Au fait, votre vin, c’est vrai qu’il donne mal à la tête ? » Etc., etc. Il y a des questions qu’il vaut mieux ne pas poser quand on arrive en Alsace… Les clichés y sont légion. Mais il faut reconnaître que tout est bien compliqué dans cette région : les mentalités, l’histoire, les habitants, les langues. Alors, mettons-nous à la place de tous les malheureux qui viennent s’y installer.

Voici l’ouvrage qu’ils attendaient. Une « trousse de survie » qui va leur permettre tout à la fois de comprendre l’Alsace et de réussir à vivre avec les Alsaciens. Grâce à Laurence Winter, grâce à ses chapitres clairs et drôles, subtils et documentés, à ses conseils pratiques et ses exercices, vous pourrez éviter gaffes et incidents. Et puis, en persévérant avec ténacité – ainsi qu’une bonne dose d’humour –, vous réussirez à devenir « Alsacien de cœur et d’adoption ». Voilà le plus beau compliment qu’on pourra vous faire en Alsace, cette région parfois insaisissable et agaçante, mais toujours accueillante et généreuse."

Sur le ton de la plaisanterie, Laurence Winter aborde tous les sujets qui peuvent étonner ou prêter à confusion pour un nouvel arrivant en Alsace. Elle signale même les grosses bourdes à éviter. J'ai globalement apprécié le ton employé par l'auteur même si elle grossit un peu trop souvent les traits, que ce soit des Alsaciens, ou des non-Alsaciens (et s'ils sont Parisiens c'est encore pire!) J'ai retrouvé quelques situations auxquelles j'ai pu être confrontée cette année, je pense notamment à la prononciation des noms de villes et villages alsaciens! J'ai appris également pas mal de faits, la plupart historiques, principalement sur les changements de statuts de l'Alsace selon qu'elle était allemande ou française, ainsi que les particularismes législatifs liés justement à ces changements de statuts. Le tout est ponctué de petits exercices pour vérifier les subtilités ont bien été comprises. En toutcas, s'il y a bien une chose avec laquelle je suis d'accord c'est que la culture est très présente en Alsace, concerts, festivals, expositions, conférences etc sont nombreux. 

C'est donc un livre sympathique à lire, pour mieux décrypter les Alsaciens, avant un séjour, ou si vous en aimez un :) héhé!

challenge petit bac

 

(Catégorie SPHERE FAMILIALE: MARI)

objectif pal

(6/78)

 

4 septembre 2013

Jeffrey Eugenides, Virgin suicides

virgin_suicide_10Quatrième de couverture:

"Jeunes, belles et fragiles, les cinq filles Lisbon se suicident en l'espace d'une année. Difficile de comprendre ce qui se passe derrière les murs de la villa familiale : un quotidien étouffant, une mère plus sévère que les autres, une folie contagieuse... Des garçons du quartier, effrayés et fascinés, observent les filles s'effondrer une à une. Devenus adultes, ils s'interrogent encore."

J'avais quelques souvenirs du film de Sofia Coppola que je n'ai pas vu en entier par ennui je crois. Je le trouvais trop lent et n'aimais pas le côté narratif. J'ai retrouvé la lenteur dans le roman de Jeffrey Eugenides mais ici elle ne m'a pas tellement dérangée. Elle permet de créer une atmosphère pesante et nous montre la minutie avec laquelle les garçons du quartier se sont intéressés aux filles Lisbon.

Cinq filles qui semblent indissociables bien qu'elles soient parfois individualisée. Chacune a son propre charactère et chacune choisira sonmode opératoire pour se suicider. Et cela n'est pas étonnant qu'elles aient eu des envies suicidaires quand on voit la vie qu'elles mènent. Leur décrépitude va de pair avec le vieillissement de la maison et il semblerait qu'il en soit de même pour la ville entière. La seule constante étant le désir que les filles font naîtres chez les jeunes du lycée. 

Voilà donc une lecture un peu étrange qui a un peu traîné en longueur mais qui ne m'a pas déplue pour autant. Je crois que l'adjectif bizarre convient parfaitement à ce roman. Il ne me reste plus qu'à (re)voir le film de Sofia Coppola.

 

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(3/3 Mot étranger: Virgin et suicides)

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(blanc)

objectif_pal

(25/97)

10 octobre 2013

Lecture commune: Joyce Carol Oates, Vallée de la mort

vallee_de_la_mort_10Quatrième de couverture:

"Rona, Charlotte et Courtney sont des femmes actives et indépendantes. Pourtant, la violence n'est jamais loin. Et quand elle s'abat, les voici qui vacillent et chancèlent sous l'emprise de la domination masculine. Des riches universités de la côte Est aux motels de Las Vegas, la cruauté des hommes n'a d'égal que leur désir."

Pparfois je me dis que je suis complètement à côté de la plaque ... J'ai lu toute la première partie du livre de Joyce Carol Oates en pensant que c'était un roman, avec différents chapitres ou le destin plus ou moins tragique d'une femme ou d'une famille était "mis à l'honneur" et qu'à un moment donné, sans doute dans la seconde partie, on retrouverait ces femmes et leur famille ou bien que les destins de certaines se croiseraient un peu à la manière de 1979 de Jean-Philippe Blondel, le côté glauque et tragique en plus bien sûr. Mais non je me suis résigné en attaquant cette deuxième partie qu'il s'agissait en fait d'un recueil de nouvelles avec pour point commun un destin tragique qui dans de nombreux cas conduit à la mort de l'un des personnages. Et là que vois-je en regardant ma quatrième de couverture???? Je vous le donne en mille: "Nouvelles", donc oui je suis vraiment complètement à côté de la plaque parfois...

Revenons donc à nos moutons... Comme vous le savez sans doute déjà, les nouvelles et moi, c'est pas toujours ça! et comme vous le savez sûrement aussi Joyce Carol Oates et moi c'est pas toujours ça non plus! Et bien contre toute attente je peux dire que j'ai globalement apprécié ce recueil. En effet, Joyce Carol Oates n'a pas abandonné son style mordbide et grinçant mais finalement la longueur des différents textes permettent de ne pas trop s'appesantir et somber dans le glauque du glauque. Bon oui les histoires s'accumulent et sont toutes plus cyniques les unes que les autres mais la plupart m'ont plues, je les ai lue avec la curiosité morbide d'un lecteur du pseudo journal "Le nouveau détective'". Tantôt à la troisième personne, tantôt à la première, l'auteur jongle avec les points de vue et les narrateurs comme si c'était facile et donné à tout le monde. Ce que je regrette généralement avec les nouvelles c'est que la fin tombe souvent comme un cheveu sur la soupe. Ce n'est pas le cas ici; même rapidement les personnages sont décris de façon détaillée, on arrive à "connecter" avec leurs sentiments, l'intrigue des nouvelles est bien menée et la résolution coule de source. 

Je reocnnais tout de même que certaines nouvelles m'ont moins accrochée, et que j'ai même eu enviez de zapper certaines, mon gros bémol va à la dernière nouvelle que j'ai trouvé vraiment dégueu!! Et comme c'était la dernière, c'est celle qui me reste le plus à l'esprit!!

 

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(26/97)

 

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8 décembre 2012

Joyce Carol Oates, Fille noire, fille blanche

fille_noire_fille_blancheQuatrième de couverture:

"Genna et Minette partagent une chambre sur le campus. Et c'est tout ce qu'elles ont en commun. Minette est aussi noire, indomptable et solitaire que Genna est blanche, timide et généreuse. Fascinée, Genna fait son possible pour fendre la cuirasse de Minette et devenir son amie. Observant la menace des violences racistes croissantes, elle est sa seule alliée. Pourra-t-elle la sauver? "

 


Voilà un titre qui me fait renouer avec l'auteur. Joyce Carol Oates aborde dans ce livre un thème qui me plaît, la place des noris dans la société américaine. Ici l'histoire se déroule en grande partie dans les années 70 où finalement les gens de couleur n'étaient pas encore si bien intégrés notamment dans les universités prestigieuses, dans lesquelles ceux-ci pouvaient généralement entrer grâce à une bourse au mérite. C'est ainsi donc que Minette se retrouve à Haven Hall à partager une chambre avec Genna loitiane parente du fondateur de l'université et fille d'un avocat controversé qui défent les droits des minorités.

Joyce Carol Oates nous fait le récit de cette cohabitation, la volonté de Genna d'intégrer Minette, de devenir son amie ... Volonté qui se solde par des échecs. Minette est la cible d'attaques à caractère raciste. Mais si ça n'était que ça, ce ne serait pas du Joyce Carol Oates. L'auteur a un goût pour le malsain, le subversif... celui qui harcèle n'est pas forcément celui qu'on croit. Elle joue avec nos nerfs, nous met à l'épreuve et nous interpelle "ce n'est quand même pas ça???" et si pourtant ...

Je pense que chacun peut interpréter les évènements. La réponse que je me suis faite je ne peux pas l'écrire dans mon billet, ça vous gâcherait sans doute le plaisir de la lecture, mais si vous voulez en parler par message feel free to send an email ^^

Je dirai donc pour mon conclure mon billet très court (et oui j'écris encore après coup sans avoir pris de notes ... Shame on me) que c'est un livre à la symbolique forte, qui reprend les idées reçues d'une amérique pas toujours des plus tolérantes ...

 

Et comme je suis très mauvaise élève ces derniers temps, c'était ma contribution au Challenge un mot des titres de Calypso. Pour cette session il fallait lire un livre contenant l'adjectif blanc. Pour la prochaine session le mot choisi est Ombre, je ne pense aps que je me joindrai à vous pour cette lecture-là.

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26 septembre 2011

Petite escapade bretonne: Le Mont Saint Michel (Normandie) et Fougères

Cette semaine donc je vous emmène d'abord au Mont Saint Michel, qui est bel et bien en Normandie... J'ai d'ailleurs souvent croisé des cartes postales humorisitiques avec le mont Saint michel au centre, la Normandie à droite tirant sur un des côté, la Bretagne à gauche tirant de l'autre, et j'ai trouvé ça très réaliste dans l'idée :)

D'abord deux enseignes au dédour des ruelles du Mont que j'ai trouvé jolies (les enseignes, mais les ruelles aussi)

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Un côté de l'abbaye vue d'en bas.

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Les "marais" de la baie du Mont Saint Michel, on voit bien les petites rivières qui sont creusées et des gens partis en balade avec un guide!

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deux vues à travers la muraille :)

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Dans la même journée nous avons cumulé le Mont Saint Michel le matin, Fougères l'après-midi, journée fatiguante donc mais qui en valait la peine. Ici, le château médiéval de Fougères sur lequel j'avais vu un reportage avant de partir en vacances dans Des racines et des Ailes. Il est assez bien conservé, surtout les tours.

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En passant par les douves...

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L'entrée du château qui donne sur une petite place pavée agréable avec quelques restaurants aux pris vraiment très abordables!

 

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L'église à côté du château vue d'une des tours.

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Nous avons terminé notre périple par un passage au parc floral de Haute-Bretagne à quelques kilomètres de Fougères. Il vaut vraiment le coup d'oeil mais à mon avis l'été n'est pas la meilleure saison pour le visiter, au Printemps ça doit être encore plus fleuri!

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La maison qui trône au milieu du parc où on peut se désaltérer ;)

 

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5 septembre 2011

Petite escapade bretonne: De Cancale à la Pointe du Grouin

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Pour ce deuxième lundi post-vacances, c'est à Cancale, capitale de l'huître, que je vous donne rendez-vous. La route de la baie est assez boisée mais l'on peut s'arrêter pour admirer la vue entre les arbres.

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A notre arrivée, les bateaux étaient en cale sèche. Je trouve ça toujours impressionnant de voir qu'ils tiennent bien droit plantés dans le sable.

 

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IMGP1585Ces deux statues se trouvent sur la place de l'église dans la ville haute et ont été érigées en l'honneur des femmes de pêcheurs. Elles représentent deux cancalaises du XIXe siècle qui rincent des huîtres.

 

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 On aperçoit ici l'ïle des Landes, réserve ornithologique.

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 Dans la ville basse, le long de la baie on peut acheter des huîtres et les emporter, ou les déguster directement sur place.

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 Une partie de l'île des Landes et le phare du Harpin qui marque l'entrée de la Baie du Mont-Saint-Michel.

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 La pointe du Grouin. On remarque la couleur bleu/vert de l'eau, ce n'est donc pas pour rien que la baie du Mont-Saint-Michel est aussi appelée Côté d'Emeraude.

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L'île Du Guesclin et son fort du même nom sur lequel vous pourrez trouver des informations ici.

28 juin 2011

Nick Hornby, Slam

 

slamQuatrième de couverture :

« Vous savez ce que c'est, un slam ? En langage de skateboarder ça veut dire qu'on se casse la gueule. Et moi, le skate et les filles, c'est tout ce qui m'intéresse.

Je m'appelle Sam, j'ai 15 ans, je vis avec ma mère qui en a 31. Vous avez pigé : elle m'a eu quand elle avait 16 ans, du coup elle me dit toujours de faire attention avec ma copine. Parce que c'est comme avec le skate : un accident est vite arrivé... »

 

C’est donc avec Slam que je découvre la plume de Nick Hornby qui m’était totalement inconnu avant de découvrir la blogosphère.

Au début je me suis dis au secours il va me saouler cet ado avec ses histoires de skate ! Mais finalement après quelques pages le skate  prend une place moins importante dans la vie du narrateur et donc dans la narration. Certes il parle toujours avec le poster de son idole du skate Toni Hawk quand il a besoin de conseils  mais c’est très drôle, un peu bizarre quand il en rêve et fait des incursions dans son futur mais drôle quand même.

D’ailleurs c’est l’adjectif que je retiendrai pour qualifier ce livre, c’est drôle du début à la fin, j’ai beaucoup ri ! Pour autant il ne traite pas le sujet principal avec légèreté, et n’emploie pas non plus un ton moralisateur qui n’aurait pas été agréable à lire de toute façon je pense.

 

Les personnages sont touchants, comme Will, j’ai beaucoup apprécié la relation entre Sam et sa mère, mais j’ai aussi aimé els personnages secondaires Rubbish et Rabbit. A l’inverse, la famille Burns m’a profondément horripilée. J’ai trouvé ces trois personnages très antipathiques. Ils sont bourrés de suffisance et de préjugés. Ca m’a d’autant plus agacée que j’ai moi-même des parents très jeunes, pour autant je ne suis pas devenue une mère adolescente tout comme eux. De plus, il semblerait qu’eux aussi se trainent de lourdes casseroles et feraient donc mieux de balayer devant leur porte. Je n’aime pas du tout ces gens qui, parce qu’ils ont un niveau de vie supérieur au votre se permettent de vous juger. De plus, Alicia est une ado superficielle, centrée sur elle-même et pas très réfléchie contrairement à Sam qui est drôle, intéressant et cultivé.

 

Hornby nous fait part de l’angoisse de devenir parent jeune. Comme je l’ai dis j’ai apprécié la relation entre Sam et sa mère mais un aspect m’a fait un peu tiquée : le reproche de la mère à son fils, ou à elle-même de lui avoir gâché la vie qu’elle aurait pu avoir si elle ne l’avait pas eu si tôt. Je trouve ça aberrent qu’on puisse reprocher sa naissance à un enfant, c’est pas comme ci la contraception ou l’avortement n’existaient pas, si on l’envisage de cette manière alors vaut-il peut-être mieux envisager la seconde solution ou l’adoption !

 

J’ai beaucoup apprécié le style et le ton employé par l’auteur, c’est frais, ça se lit facilement, ce n’est pas non plus du un style télégraphié comme pourrait l’être celui d’un adolescent. Il a su trouver els mots justes pour aborder un sujet plutôt délicat. Bravo !

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(16/26)

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17 mai 2011

Delphine de Vigan, Les heures souterraines

les_heures_sousterrainesQuatrième de couverture:

"Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au cœur d'une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Les Heures souterraines est un roman vibrant et magnifique sur les violences invisibles d'un monde privé de douceur, où l'on risque de se perdre, sans aucun bruit."

 

J'ai beaucoup aimé cette lecture, je suis d'autant plus déçue que j'avais relevé un certains nombres de passages qui m'avait particulièrement plus mais j'ai déjà rendu le livre à ma collègue et mon carnet n'a toujours pas fait sa réapparition!

Ce livre parle de vous et moi, de tout le monde et n'importe qui, c'est ce qui m'a plu. J'aime ces histoires dans lesquelles on peut facilement s'identifier aux personnages aprce qu'ils sont tout ce qu'il y a de plus normal. Pour autant Delphine de Vigan traite d'un sujet difficile, le harcèlement au travail, la mise au placard. On suit au fil des pages le processus de destruction de Mathilde, on souffre avec elle. Certes on se dit que son patron est un gros con, bien avant qu'elle-même en prenne conscience, mais à notre manière  on subit son harcèlement et sa "descente aux enfers", chaque fois on pense avoir touché le fond, mais il semblerait qu'il y ait toujours la possibilité de creuser et s'enfoncer un peu plus dans la spirale de la dépréciation, de la perte d'identité. Ce livre c'est donc aussi surtout une fenêtre sur la solitude qui habite les gens, les gens comme vous et moi, bien entourés, mais pourtant seuls.

Le fait que l'histoire de Mathilde avance en parallèle avec celle de Thibault, on sait que ce n'est pas pour rien, qu'ils vont finir par se rencontrer...

J'ai été surprise par cette fin, d'abord déçue et au final non, je pense que Delphine de Vigan a terminé son histoire de la manière qu'il le fallait, après tout c'est comme ça que cela se passe aussi dans la vie non?

1 février 2011

Patricia Briggs, Mercy Thompson, Tome 5, Le Grimoire d'Argent

le_grimoire_d_argentQuatrième de couverture:

 

    "Mercy ne cracherait pas sur quelques jours de vacances. Après avoir passé les derniers mois à tenter d'échapper aux griffes de     la Reine des Vampires, elle découvre que le grimoire des faes est tombé dans de très mauvaises mains :les secrets qu'il renferme sont sur le point d'être révélés.

Ce qui n'est pas du goût de tout le monde.  

 

    Non contente de devoir régler cette crise majeure, Mercy a des problèmes personnels : sa maison a brûlé, son ami Samuel file un très     mauvais coton et on lui reproche les dissensions apparues au sein de la meute.  

 

    Elle va devoir faire preuve de la plus grande diplomatie... pas facile quand on est sous pression !"

Et oui je passe comme ça sans transition aucune d'Emile à Patricia ... J'étais d'ailleurs contente de retrouver Mercy et ses amis pour de nouvelles aventures. Mercy fait maintenant partie intégrante de la meute d'Adam mais ça n'est visiblement pas du goût de tout le monde!
Malgré tout, sa relation avec Adam étant officialisée est plus forte et leur confère un certain pouvoir d'empathie.
Dans ce tome, les liens entre les différents membres de la meute sont finalement plus mis en avant que l'histoire en elle-même, qui elle est toujours aussi tirée par les cheveux! C'est fatigant la vie de coyote mécanicienne au milieu des loups garous, faes et autres vampires. Ah non, pas de vampires pour ce tome même pas une petite visite de Stefan!

Oui mais bon on dirait pas comme ça mais je l'aime bien moi Mercy, et puis Adam c'est quand même un mélange entre j'sais pas moi George Clooney et Javier Bardem! Et puis Samuel aussi est touchant cette fois. Oui oui un loup garou sous la plume de Patricia Briggs ça peut être touchant!

La suite au prochain épisode... (pas avant la fin de l'année je crois!)

 

26 mai 2010

Denis Johnson, Arbre de fumée

arbre_de_fum_eQuatrième de couverture :

« JFK vient d'être abattu. La guerre du Vietnam bat son plein. Jeune agent de la CIA engagé dans des opérations contre le Viêt-cong, Skip Sands ne tarde pas à perdre foi en son métier. Croisant les parcours d'une demi-douzaine de personnages pris dans la guerre, Denis Johnson décrit de manière bouleversante leur chute inévitable. Roman polyphonique sur fond d'histoire et d'espionnage, aussi luxuriant que la jungle asiatique, cette œuvre folle, d'une puissance rare et déployée sur près de deux décennies, n'est pas sans évoquer le cinéma de Michael Cimino ou de Francis Ford Coppola. Une déflagration au napalm, dramatique et hallucinatoire. »

Dur dur de rendre compte de ce livre alors même qu’il m’a fallut un mois entier pour venir à bout de ces 900 pages ! un mois entrecoupé de rédaction de mémoire, soutenance, rapports en tout genre et accueil de ma correspondante québécoise mais un mois tout de même !

Je n’en ferai pas le résumé, je pense que la quatrième de couverture suffit. J’ai trouvé ce livre à la fois tout à fait intéressant et extrêmement ennuyeux ! Certains passages m’ont tenue en haleine et j’en ai lu d’autres sans vraiment les lire. J’ai été touchée par certains des personnages, celui de Kathy Jones particulièrement, encore plus à la fin quand on la retrouve dans la « vie normale » dix ans après. J’aimais bien suivre Skip Sand également mais la fin me l'a rendu antipathique. Mais surtout je n’ai absolument rien compris à leur mission des Psy Ops, si quelqu’un veut d’ailleurs m’éclairer sur le sujet ce serait volontiers.

J’ai apprécié les histoires ici et là des jeunes engagés, de la manière dont la guerre, et surtout celle-ci les transforme. Denis Johnson nous donne un aperçu de leur manière de vivre, l’alcool, la crasse, les prostituées et nous permet de comprendre comment leur retour au pays peut être si difficilement vécu, comment la guerre fait de ces soldats des inadaptés dans le monde « réel », un peu comme s’il existait un avant et un après, un ici et un là-bas.

Nous avons également un aperçu de la barbarie de la guerre et certains passages nous montrent comment finalement des adolescents se sont peu à peu transformés en tueurs sans âmes : « Bon, tu étais triste pour les gamins pendant un certain temps, un mois, deux mois, trois mois. Tu es triste pour les gamins, pour les animaux, faut pas baiser les femmes, faut pas buter les animaux, mais ensuite tu comprends que c’est une zone de guerre et que tout le monde y habite. Tu te fiches que ces gens vivent ou meurent demain, tu te fiches que toi-même tu vives ou meures demain, tu maltraites les gamins, tu baises les femmes, tu butes les animaux. »

Toutes ces histoires entremêlées parfois sans queue ni tête m’ont donné l’impression d’être dans la tête d’un de ces soldats complètement déboussolé par l’horreur qu’il a vécu. Ca m’a laissé une impression de vertige. Je n’ai en somme ni aimé, ni pas aimé, j’ai juste trouvé ça trop long et trop confus pour être apprécié à sa juste valeur.

Merci à Blog-O-Book et aux éditions 10/18 qui m’ont renvoyé ce livre après qu’il se soit égaré quelque part en France !

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(2/5)

19 septembre 2018

Barbara Kingsolver, L'arbre aux haricots

l'arbre aux haricots

Quatrième de couverture:

"Taylor Greer n'a pas l'intention de finir ses jours dans le Kentucky, où les filles commencent à faire des bébés avant d'apprendre leurs tables de multiplication.
Le jour où elle quitte le comté de Pittman au volant de sa vieille coccinelle Volkswagen, elle est bien décidée à rouler vers l'Ouest jusqu'à ce que sa voiture rende l'âme. 
C'est compter sans le désert de l'Oklahoma où, sur le parking d'un bar miteux, elle hérite d'un mystérieux balluchon : une petite Indienne. 
On est à Tucson dans l'Arizona ; Taylor a les yeux grands ouverts, de l'énergie à revendre et une bonne dose d'humour. Dans un garage un peu spécial, elle va rencontrer à la fois la générosité et l’inacceptable, et trouver l'espoir de garder celle qui est devenue son enfant, la petite Turtle. 
L'Arbre aux Haricots est une histoire de rire et de peine, un magnifique début pour une nouvelle romancière contemporaine. La suite des aventures de Turtle et de sa mère a été publiée sous le titre : Les Cochons au paradis"

Au départ ce n'était pas gagné, j'ai vraiment eu du mal au début, et puis peu à peu on se laisse prendre par l'écriture de Barbara Kinsolver, l'histoire de Taylor et de Lou Ann. Taylor est une jeune femme du Kentucky qui décide de fuir ce qui semble être sa destinée si elle y reste, avoir des enfants tôt et basta... Lou Ann vit en Arizona, avec son mari et leur nouveau né. Rien ne prédestinait ces deux jeunes femmes à se rencontrer, et finalement c'est ensemble qu'elles passeront d'une adolescence tardive à la maturité d'adultes. Ce roman est une belle phoptographie de l'Amérique un peu reculée et moins glamour que celle des grandes villes. Il dresse le portrait de jeunes gens qui se débattent pour mener une vie tranquille dans un pays surdimensionné. C'est également un roman sur l'amitié, la tolérance et la solidarité, sur la famille dont on hérite et celle que l'on se crée. Une très belle leçon de vie et de simplicité. 

mois américain

(Le mois américain chez Titine)

 

objectif pal

 

(Objectif PAL de septembre -2 - dans ma PAL depuis au moins 5 ans)// Objectif PAL 13/20

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