Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Notes de lecture
Publicité
11 juin 2013

Susin Nielsen, Dear George Clooney tu veux pas épouser ma mère?

dear_george_clooneyQuatrième de couverture:

"Violette ne manque pas d’humour ni d’idées farfelues. Il en faut pour supporter de voir sa mère collectionner les boyfriends losers depuis son divorce. Et pour écrire à George Clooney, l’acteur qu’elle adore, enfin un type bien comme elle le mérite ! Qu’importe si Dudley, le nouvel élu, s’incruste, Violette s’en chargera aussi. 
Pour le bonheur de sa mère et de cette drôle d’histoire pétillante, tous les coups de folie sont permis !"

 

Voilà un livre pour adolescentes plutôt divertissant et qui se lit très facilement. Idéal pour les fins de journées difficiles (après avoir bossé avec une bande d'adolescents qui se croient déjà en vacances!!!) Les parents de Violette sont divorcés donc, son père vit à Los Angeles avec le cliché de la blonde hollywoodienne, tandis qu'elle et sa soeur vivent à Vancouver avec leur mère dans une maison qui tombe en ruines (ou presque) Violette n'aime aps que sa mère rencontre des hommes sur internet et pour l'en dissuader elle décide d'écrire à George Clooney pour lui demander de rencontrer sa mère. Parallèlement, elle mène l'enquiête avec sa meilleure amie et un nouvel arrivant à l'école... Evidemment les ficelles sont des cordes, les stéréotypes sont utilisés commpe jamais dans els romans orientés chick-litt, mais c'est pas grave c'est du bonbon quand même. Violette n'est pas sans ressource et a beaucoup d'humour. La petite soeur est attachante et même la belle-mère est émouvante. Bien sûr donc la fin de l'histoire n'est pas une surprise mais ça fait du bien de temps en temps.

Il ne faut donc pas trop attendre de ce roman en termes de surprises et rebondissement mais on passe tout de même un moment agréable de lecture grâce à la plume amusante de Susin Nielsen, et ses personnages attachants. 

 

lire_sous_la_contrainte

 

Une négation (1/1) comme ce n'est est pas vraiment une, je vais voir si Philippe valide ma participation

Publicité
31 mai 2013

Lecture commune: Maggie O'Farrell, l'Etrange disparition d'Esme Lennox

L_etrange_disparition_d_Esme_Lennox___Maggie_O_FarrellQuatrième de couverture:

"À Edimbourg, un asile ferme ses portes, laissant ses archives et quelques figures oubliées resurgir à la surface du monde. Parmi ces anonymes se trouve Esme, internée depuis plus de soixante ans et oubliée des siens. Une situation intolérable pour Iris qui découvre avec effroi l'existence de cette grand-tante inconnue. Quelles obscures raisons ont pu plonger la jeune Esme, alors âgée de seize ans, dans les abysses de l'isolement ? Quelle souffrance se cache derrière ce visage rêveur, baigné du souvenir d'une enfance douloureuse ? De l'amitié naissante des deux femmes émergent des secrets inavouables ainsi qu'une interrogation commune : peut-on réellement échapper aux fantômes de son passé ?"

 

Voilà une lecture que j'ai beaucoup aimé, et pourtant j'avais lu de nombreux avis positifs sans pour autant avoir envie de lire ce livre. D'une part parce que les résumés ne me donnaient pas envie de découvrir l'histoire et ses personnages, mais surtout parce que je n'aime pas du tout la couverture! Heureusement donc que Canel m'ait offert ce livre et que Sarah fasse cette lecture commune avec moi. 

Les personnages m'ont rapidement touchée, que ce soit Esme ou Iris qui sont chacune à leur façon attachante. Iris parce qu'elle représente la femme moderne, vive et indépendante, un peu perdue dans sa vie amoureuse et Esme parce que l'on découvre son histoire tragique par bribes et que l'on compatit à sa souffrance, parce qu'elle paraît fragile et désorientée alors qu'elle est tout simplement perdue dans un monde qu'elle n'a encore jamais connu à cause de la bêtise de ses parents. On comprend grâce au récit de son enfance qu'elle est restée enfant, qu'elle se fiche du regard des autres, cela faisait tâche dans une famille bourgeoise dans la première moitié du 20ième siècle! On comprend également le regard porté par la société de l'époque sur les jeunes femmes, je n'en dit pas plus mais cela  rejoint mon avis sur Mille femmes blanches, dans lequel je déplorais qu'à l'époque les femmes pouvaient être enfermées et laisser à l'abandon dans des asiles sans que personne ne s'en soucie, sans que personne ne remette en cause cet enfermement. La preuve, Esme y aur apassé toute sa vie presque... C'est révoltant... 

La jeune femme va donc prendre en charge son aïeul, s'interroger sur son apssé, et sur les raisons de son enfermement, ce qui l'a fera découvrir, comme bien souvent dans ce genre d'histoire, les secrets de sa famille ... En parallèle, nous avons les récits de Kitty, la soeur d'Esme et grand-mère de Kitty, qui sont confus, et inachevés, parce qu'il fonctionne comme la mémoire de Kitty, endomagée par la maladie d'Alzheimer. Le traitement de la maladie s'arrête simplement à ce récit, on ne s'atarde pas sur ce personnage, ses souvenirs nous permettent simplement d'en savoir un peu plus sur Esme, ils rendent d'ailleurs le personnage de Kitty très antipathique, d'ailleurs aurait-elle pu être sympathique quand on sait quelles ont été ses réactions face à l'internement de sa soeur? Elle était certes très jeune, mais adulte quand même, et puis par la suite, peut-être aurait-elle pu permettre à Esme de quitter cette institution? 

Ce texte de Maggie O'Farrell est docn un hommage à toutes ces femmes délaissées par leur famille et confiées à l'institution de leur pays pour s'en débarrasser, pour ne aps faire mauvais genre, pour ne pas compromettre les chances d'un bon mariage ... L'auteur nous livre son récit avec beaucoup de pudeur et de sensibilité. Voilà un livre que j'aimerais beaucoup voir adapté au cinéma!

Oui oui, je ne le dis pas si souvent mais c'est un coup de coeur, voyons voir s'il en est de même pour Sarah!

objectif_pal

(15/97)

8 avril 2013

Olivier Adam, Les lisières

les_lisi_resQuatrième de couverture:

"Entre son ex-femme dont il est toujours amoureux, ses enfants qui lui manquent, son frère qui le somme de partir s occuper de ses parents « pour une fois », son père ouvrier qui s apprête à voter FN et le tsunami qui ravage un Japon où il a vécu les meilleurs moments de sa vie, tout semble pousser Paul Steiner aux lisières de sa propre existence. De retour dans la banlieue de son enfance, il va se confronter au monde qui l a fondé et qu il a fui. En quelques semaines et autant de rencontres, c est à un véritable état des lieux personnel, social et culturel qu il se livre, porté par l espoir de trouver, enfin, sa place.Dans ce roman ample et percutant, Olivier Adam embrasse dans un même souffle le destin d un homme et le portrait d une certaine France, à la périphérie d elle-même."

 


Lire Olivier Adam me fait prendre conscience que j'ai une part de Sophie qui sommeille en moi, alors que j'ai toujours décrié cette vie là. Mais maintenant cetains côtés rassurants me séduisent mais ce n'est pas vraiment le sujet ici ...

J'ai retrouvé dans cette lecture les thèmes qui me plaisent chez cet auteur, la famille désunie, qui ne se comprend pas, les différentes classes sociales qui semblent ne pas appartenir au même monde, la maison en banlieue, les amis d'enfants au travers desquels on ne se reconnaît pas, ni au travers des membres de la famille d'ailleurs.

L'écrivain narrateur vit en bord de mer (en partie Olivier Adamn en partie un autre ...), l'hospitalisation de sa mère l'oblige à revenir dans la ville de banlieue où il a grandi. Resurgissent ainsi souvenirs et rancoeurs, tout le mal-être du narratuer qu'on ne peut s'empêcher d'identifier comme l'auteur lui-même. Paul revoit ses camarades d'école. Certaons sont partis réussir leur vie ailleurs, d'autres sont restés et survivent de petits boulots en petites et grosses galères. Les secrets de famille sont déterrés, une révélation amènera le narrateur à sa propre introspection. Introspection déjà déclenchée par la famille que Paul a fondé et qui s'étiole, la séparation d'avec sa femme Sarah, ses enfants qu'il ne voit qu'un weekend sur deux.Au rythme des vagues Paul nous fait part de ce mal-être, de sa place qu'il ne trouve pas dans les cases qu'il s'impose, plus prolétaires mais pas bobo.

On sent le vent et le goût du sel, on reconnaît sa propre famille, l'incompréhension et la pudeur.  J'ai toujours du mal à exprimer ce que je ressens mais les mots d'Olivier Adam m'émeuvent toujours. Je comprends que ce côté introspectif/ nombriliste puisse déplaire mais en ce qui me concerne il touche certains tabous. Je me retrouve parfois dans ses narrateurs, dans ces décalages qu'il décrit, notamment celui de ne pas trouver sa place, tout ça me parle.

J'émets cependant une petite retenue, je me suis parfois demandé où il voulait en venir à resasser et recenser les vies "râtées" à ses yeux de ceux qui ont peuplé son enfance... Mais ce n'est qu'n bémol, j'ai encore une fois été transformé par le flot de ses mots.

En bref un très bon moment de lecture et d'émotion mais pas un coup de coeur.

 

objectif_pal

(9/97)

1___2012

(4/7)

 

" Il me semblait qu'un pan entier du pays vivait avec un oeil dans le rétroviseur, le pied sur la pédale de frein, la nostalgie d'un temps qui n'avait pas existé en bandoulière, du sépia plein les doigts."

20 mai 2013

Lecture commune: Brady Udall, Le polygame solitaire

LE_POLYGAME_SOLITAIREQuatrième de couverture

"Difficile de souhaiter davantage lorsqu'on a déjà quatre épouses et vingt-huit enfants. Pourtant, le très mormon Golden Richards est dans la tourmente ! Rongé par les rivalités familiales et le vacillement de ses idéaux, il assiste dans l'ombre aux déboires de son existence. Mais face à l'amour qu'il n'espérait plus, sa libération promet d'être explosive..."

Au début du récit, Golden, notre personnage principal, polygame donc rentre chez lui après plusieurs jours d'absence, enfin chez lui, dans l'une de ses trois maisons, et on rencontre tous ses enfants, 28, ce n'est pas humain! J'avais noté au début de ma lecture que je n'arriverai pas à retenir tous ces noms, ni à savoir qui était qui, même avec la fiche récapitulative en début de livre, mais finalement ce la n'a pas vraiment eu d'incidence sur ma lecture puisque le roman est centré sur Golden, ses quatre épouses et seulement quelques enfants, le reste des enfants est à peine dissocié de la masse qu'il représente et tient seulement le rôle de figurant. D'ailleurs, leur père lui-même est obligé de se réciter une comptine pour se souvenir de tous ses enfants et de leurs noms, ainsi que leur "ordre d'arrivée".

Ce livre nous donne à voir le fonctionnement des épouses polygames, leurs règles, les roulements qu'elles établissent, entre les enfants mais surtout donc avec leur mari. Pour se compliquer la tâche, Golden ne travaille pas dans les environs, et est donc absent plusieurs jours de suite pour ses chantiers de construction. 

Comme je le disais, le récit est centré sur Golden, son enfance, sa vie actuelle et quelques retours en arrière pour mieux comprendre son mode de vie, certaines de ses réactions et ses choix, de même que ceux de ses parents eux-mêmes assez atypiques. Ces flashback se font en douceur et sintègrent bien dans le  récit du présent. Le narrateur se centre également sur la plus jeune épouse de Golden, qui est la moins intégrée, dans la petite communauté qu'ils forment. Sa foie dans le mariage plural sera ébranlée parce qu'elle se sent rejetée. L'enfant qui bénéficie de l'autre spotlight c'est Rusty, qui lui aussi se sent (et objectivement, qui est) rejeté par la fratrie et ses différentes mères. Seule Trish l'accepte tel qu'il est, et n'attend pas de lui qu'il devienne meilleur.

J'ai apprécié la manière dont l'auteur aborde la polygamie qui est quand même un mode de vie très particulier et inconcevable dans notre société. Mais justement, Udall le désacralise en expliquant les règles et les codes des Mormons sans pour autant tomber dans une espèce de voyeurisme auquel on pourrait s'attendre. Il y a beaucoup d'humour, que ce soit dans la manière de décrire les personnages ou dans la façon dont il décrit les évènements, parfois tragiques, sans du coup tomber dans le pathétique.

J'ai passé un très bon moment de lecture sans m'être ennuyée une seule fois, même si l'histoire est longue à se mettre en place, les passages que j'ai préférés sont bien sûr ceux qui parlent de Rusty.

C'était une lecture commune avec Canel qui a moyennement apprécié et Zarline. C'est Valérie qui m'avait fait découvrir l'auteur et ce fût un coup de coeur pour elle.

objectif_pal

(14/97)

14 mai 2013

Carlos Ruiz Zafon, Le Palais de Minuit

le_palais_de_minuit_Quatrième de couverture:

"Calcutta, 1916. Dès leur naissance, les jumeaux Ben et Sheere sont séparés par un terrible drame. Sheere est confiée à sa grand-mère tandis que Ben est mis à l'abri dans un orphelinat. Il s'y fait six fidèles amis, avec lesquels il fonde la Chowdar Society. Cette fraternité secrète se retrouve dans les ruines de l'étrange Palais de Minuit. Le jour de leurs seize ans, les jumeaux sont réunis. Une ombre maléfique se déchaîne alors. Quelle est cette force qui s'attaque à eux ? Quel secret cache cette haine féroce ? C'est au cœur de l'ancienne gare de Calcutta que les membres de la Chowdar Society doivent découvrir la vérité. Dans ce lieu maudit, ravagé le jour même de son inauguration par un incendie qui a fait plus de cent morts, Ben et Sheere vont affronter les vérités de leur passé."

Encore un "page turner" pour Zafon!
J'ai commencé ce roman et n'ai pratiquement pû le lâcher qu'une fois l'intrigue résolue. Bien qu'un peu déçue par les précédents romans, je ne voulais pas en rester là et Le Palais de Minuit m'a beaucoup plu. Bon ok, ça ne vaut pas L'Ombre du Vent mais quand même j'ai accroché à l'intrigue et aux personnages et surtout au décor, l'Inde des années 30.

A la manière du club des cinq, des orphelins forment à eux sept une "société secrète", la Chowbar Society, celle-ci scelle leur amitié. C'est donc tout naturellement qu'ils vont se soutenir et aider leur ami Ben quand celui-ci sera confronté au passé de sa famille.

Si parfois Zafon a oscillé entre réalité et monde fantastique, ici on est clairement dans l'imaginaire avec un esprit maléfique du passé qui brûle et détruit ce qui l'empêche d'arriver à ses fins. L'histoire se nourrit donc des rêves et superstitions renforcés par la présence noire et labyrinthesque de Calcutta, jusqu'à vous faire frissonner d'angoisse. Je me suis attachée aux personnages, j'ai été touchée par leur amitié et leur relations avec les adultes de l'orphelinat. Seuls adultes de l'histoire hormis Aryani Bosé, la grand_mère de Ben et Sheere. Le suspense est insoutenable jusqu'à la résolution ... Je pense ne pas attendre longtemps avant de me plonger dans Les Lumières de Septembre.

 

objectif_pal

(13/97)

Publicité
26 mars 2013

Jean-Marc Parisis, La mélancolie des fast-food

La_melancolie_des_fast_foods_fiche_livreQuatrième de couverture:

"La mélancolie des fast-foods a paru en 1987. A une époque pénible : l'extrême-droite s'installait en France et la gauche présentait les premiers signes d'une schizophrénie qui lui serait fatale. J'ai toujours pensé que le roman devait déchiffrer le réel. J'avais donc trouvé urgent de composer le portrait d'un jeune " fasciste passif " nommé Hugues Laroque, dont les sinistres tendances (vanité, culte de la violence, racisme larvé, romantisme morbide) exhalaient un certain air du temps. Ce roman est donc un roman historique. L'histoire des deux dernières décennies en a aussi fait un texte visionnaire. Le relisant plus de vingt ans après, Laroque m'apparaît en effet incarner un spécimen très contemporain de nihilisme, avec ce qu'il implique de narcissisme et de sauvagerie. Avec le temps, le personnage, déjà peu reluisant, a pris l'épaisseur d'un beau dégueulasse. Voici en quelque sorte son épitaphe. On ne va pas le pleurer."

 

J'ai accumulé les déceptions en ce qui concerne les lectures en ce premier trimestre, La mélancolie des fast-food en fait partie. Je suis aussi sans doute peut-être trop fatiguée le soir pour apprécier mes lectures au maximum mais j'ai repoussé ce billet pendant des semaines tant je ne savais pas quoi dire... Comme pour le roman de Claire Castillon, j'en suis ressortie perplexe sans trop savoir quoi en penser, en me disant un peu: " mais où l'auteur a-t-il bien voulu en venir?"

Je n'ai forcément ressenti aucune empathie pour le personnage principal, raciste de base. Je n'ai d'ailleurs pas vraiment compris l'histoire, et n'ai en plus pas vraiment eu l'impression qu'il y en ait une!! Désolée donc pour ce modeste billet.

Mon prochain billet lecture sera plus positif, ouf! :)

 

objectif_pal(8/97)

20 février 2013

Claire Castillon, Dessous c'est l'enfer

dessous_c_est_l_enferQuatrième de couverture:

"Les hommes sont des ânes comme les autres. Et les femmes de cette famille, de bonnes ânesses dévouées et soumises. C'est la malédiction à laquelle la narratrice veut échapper. A moins que son âne à elle l'inspire. Alors elle l'assassinera au fil des pages. Mais ensuite? Après son enfance solitaire, silencieuse, ressassée, comment aimer? En choisissant un autre homme pour la proéminence virile de sa pomme d'Adam? Absurde. Mais elle part avec cet homme-là, c'est décidé. Mais s'il est question d'amour, cette fois, comment le vivre sans l'écrire? Comment fermer ce troisième oeil qui s'obstine à voir ce que le coeur ignore? Scruter, décortiquer, noter, c'est sa malédiction à elle. Elle est écrivain."

 

Voilà une lecture qui m'a laissée un peu perplexe et donc pour laquelle je n'aurai pas grand chose à dire si ce n'est que dès les premières pages j'ai eu hâte de le terminer, que j'ai lutté pour ne pas abandonner et que ça a été la corvée de l'avancer un peu chaque soir.

Claire Castillon ne m'a pas embarquée dans cette double narration d'une même personne à deux époques différentes, l'une de l'enfance à qui l'on se réfère comme "la petite", l'autre à l'âge adulte à la première personne dans une relation avec "l'âne" qui ne lui convient pas du tout. On passe d'une époque à l'autre sans transition parfois au milieu d'un paragraphe.

J'aurais donc pu abandonner mais j'ai voulu laisser sa chance à cette jeune femme, parce que "la petite" me faisait un peu de peine mais rien n'y a fait, je l'ai trouvé détestable du début à la fin. Ce que nous montre ces retours dans le apssé c'est que sa relation à sa mère et la relation entre ses parents l'ont rendue froide et antipathique en tant qu'adulte. Rien d'autre à ajouter...

 

objectif_pal

(4/97)

16 novembre 2012

Lecture commune: Toni Morrison, Home

homeQuatrième de couverture :
"Toni Morrison nous plonge dans l'Amérique des années 1950.

« Home est un roman tout en retenue. Magistral. [...] Écrit dans un style percutant, il est d'une simplicité trompeuse. Ce conte au calme terrifiant regroupe tous les thèmes les plus explosifs que Morrison a déjà explorés. Elle n'a jamais fait preuve d'autant de concision. C'est pourtant dans cette concision qu'elle démontre toute l'étendue et la force de son écriture. » 
The Washington Post

« Ce petit roman envoûtant est une sorte de pierre de Rosette de l'œuvre de Toni Morrison. Il contient en essence tous les thèmes qui ont toujours alimenté son écriture. [...] Home est empreint d'une petite musique feutrée semblable à celle d'un quatuor, l'accord parfait entre pur naturalisme et fable. [...] Mme Morrison adopte un style tranchant qui lui permet de mettre en mots la vie quotidienne de ses personnages avec une précision poétique. » 
The New York Times"

 


J'entame mon challenge du 1% de la rentrée littéraire avec un grand roman ... Et comme nous sommes nombreuses à avoir reçu notre exemplaire pour les matchs de la rentrée littéraire nous avons décidé d'en faire une lecture commune.

Je me suis plongée avec plaisir dans ce livre, j'ai retrouvé les thèmes que j'ai appréciés dans les précédents romans de Toni Morrison, la condition des noirs aux Etats-Unis, ici dans le contexte particulier de la ségrégation raciale puisque l'histoire se situe dans les années 1950. Franck, ancien combattant pour l'armée des Etats-Unis s'enfuit d'un asile d'aliénés au tout début du roman. On ne sait pas trop ce qu'il y faisait ni pourquoi mais on sait comment il a été traité et dans quelles conditions il s'est retrouvé dehors. Le récit avant très vite, 150 pages c'est très très court, surtout pour du Toni Morrison.

Ce qui m'a marquée le plus dans ce roman c'est l'humanisatiion de Franck à mesure que l'histoire avance, d'abord il se trouve comme une bête, puis est humanisé parce que des gens généreux l'accueillent et le vêtissent, il s'achète des chaussures et peut se payer le bus pour se déplacer. Et c'est en venant en aide à un proche qu'il réacquiert son statut d'homme libre (si l'on peut considèrer un homme noir comme étant libre dans les années 1950...) Je pousse peut-être un peu loin mais pour moi l'humanisation du personnage passe par le fait qu'il apporte son aide...

Si j'ai beacuoup apprécié cette lecture, j'ai tout de même un regret quant à la fin, beaucoup trop rapide déjà, mais surtout qui n'apporte pas vraiment d'élément de réponse. Elle nous renvoie au début du roman mais nous laisse avec nos interrogations, ou alors peut être faudrait-il justement relire le roman avec ce nouvel éclairage...

Valérie a également apprécié sa lecture tout en l'ayant trouvé trop courte et qu'en on pensé les autres blogueuse: Enna, avec SaxaoulMidolaMrs B ...

 

Je remercie Oliver de Priceminister pour cette lecture, rdv avant le 30 pour une place à prendre...

 

1___2012

(1/7)

 

6 février 2013

Albert Cohen, Le livre de ma mère

le_livre_de_ma_m_reQuatrième de couverture:

" Elle était déjà vieille en ce temps-là, petite, et de quelque embonpoint. Mais ses yeux étaient magnifiques et ses mains étaient mignonnes et j'aimais baiser ses mains. Je voudrais relire les lettres qu'elle m'écrivait de Marseille avec sa petite main, mais je ne peux pas. J'ai peur de ces signes vivants. Lorsque je rencontre ses lettres, je ferme les yeux et je les range, les yeux fermés. Je n'ose pas non plus regarder ses photographies, où je sais qu'elle pense à moi. "

 

Après le décès de sa mère, un fils, Albert Cohen lui-même semblerait-il, lui écrit une éloge. Le narrateur nous parle donc de sa mère pendant ces 150 pages tantôt sur un ton dramatique, tantôt sur un ton comique. Il répète inlassablement que sa mère est morte, comme s'il essait de se convaincre lui-même.

J'ai parfois eu l'impression de lire les choeurs d'une tragédie grecque qui met en avant un amour maternel sans faille et au dessus de tout. Le narrateur n'est pas tendre avec lui-même et accentue souvent son ingratitude ce qui je dois dire me l'a rendu assez antipathique.

Je n'ai pas trouvé cette lecture spécialement agréable. J'ai quand même été touchée par cette mère aimante mais ce n'est pas une lecture qui me marquera d'une part à cause du narrateur et d'autre part parce que j'ai trouvé le style parfois un peu pompeux. Je ne suis pas forcément adepte des envolées lyriques.

objectif_pal

(2/97)

28 juin 2012

American swap : on the road again!

Will est fou, complètement fou !!! Comme vous le savez cette année Will et moi nous sommes donné rendez-vous chaque trimestre pour un échange de colis, le premier était sur la littérature britannique, le second, celui-ci, sur les Etats-Unis. Will a reproduit à travers son colis, sans le savoir, mon American Dream, traverser les Etats-Unis d'Est en Ouest (ou d'Ouest en Est) il a pour cela repris l'idée des Carnet de Voyage de François Busnel sur France 5. Et wahou wahou je suis absolument bluffée et speechless! Avez vous déjà vu un swap aussi énorme? Pas moins de 6 kilos d'amérique dans ma boîte aux lettres (fin oui je mens le colis ne passait pas dans ma BAL). Allez un petit aperçu je sais que vous en mourrez d'envie.

 

IMGP2391

 

IMGP2392

 

Pour les gourmandises j'avais demandé à Will de faire light pour penser à ma ligne (huhu) il s'est donc vengé sur les livres sans oublier tout de même les traditionelles cookies et brownies. De même, je vais pouvoir moi aussi cuisiner à l'américaine avec ce coffret Yes we cook, avec des recettes plus alléchantes les unes que les autres accompagnés d'un distributeur de serviette comme dans les dinner américains et de flacons pour la moutarde et le ketchup. Je peux organiser une soirée américaine chez moi. Hiya!

En ce qui concerne les dvdn un film d'Eastwood dont je n'ai jamais entendu parler (du film pas d'Eastwood!) Minuit dans le jardin du bien et du mal, ainsi qu'une série qui se passe à Los Angeles: Southland!

et maintenant roulement de tambour tadadadadaddadadaddadadadadadaa, je vais essayer de respecter l'ordre du voyage:

Jim Fergus, Mille femmes blanches

Jonathan Franzen, Le cerveau de mon père

Colum McCann, La rivière de l'exil

Jay McInnernay, Toute ma vie

James Salter, Un bonheur parfait

Denis Lehane, Un dernier verre avant la guerre

Russel Banks, de beaux lendemains

Paul Auster, la musique du hasard

Pat Conroy, Le prince des marées

Thomas H Cook, Les feuilles morte

Joyce Carol Oates, Fille noire, fille Blanche

Elmore Leonard, Bandits

Laura Kasischke, A moir pour toujours

Michale Collins, Minuit dans une vie parfaite

Louise Erdrich, La chorale des maîtres bouchers

Jim Harrison, Dalva

James Lee Burke, Dans la brume électrique

Philipp Roth, Goodbye Colombus

Sherman Alexis, Inidan blues

Armistead Maupin, Mary Ann en automne

 

N'est-ce pas qu'il est complètement fou?

 

Mille merci Will, je vais avoir du mal à m'en remettre! Ma pal aussi d'ailleurs!

 

8 mars 2011

Eric Emmanuel Schmitt, Oscar et la Dame Rose

oscar_et_la_dame_en_rose_eric_emmanuel_schmittPrésentation de l'éditeur

"Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Marie Rose, la dame rose qui vient lui rendre visite à l'hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d'Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d'amour, ces douze jours deviendront légende."

Chaque jour Oscar écrit une lettre à Dieu, pendant douze jours, ces douze journées vont représenter dix ans de la vie d'un homme. Chacune des journées sera donc un parallèle avec le déroulement d'une vie et ses différentes étapes. Je trouve le concept assez sympa (sauf pour le destinataire des lettres en fait).

L'histoire est émouvante, surtout les relations entre Oscar et cette vieille dame qui vient lui tenir compagnie à l'hôpital. Une amétié sincère née entre les deux personnages. Elle ne luit ment pas sur sa santé et essaie de lui changer les idées en ne le regardant pas comme un malade. J'ai trouvé ses récits sur le catch un peu ennuyeux, j'imagine que oui ce sont les préoccupations d'Oscar mais à lire cen'était pas spécialement intéressant.

Le côté lettre à Dieu quant à lui me laisse assez sceptique et n'a pas particulièrement touché le coeur de l'athée que je suis... Et je trouve que l'auteur verse un peu trop dans els bons sentiments quand il est question de religion.

Une histoire qui se lit très rapidement, touchante mais pas transcendante non plus.

22 juin 2011

Olivier Adam, Passer l'hiver

 

Passer_l_hiverQuatrième de couverture :

« C’est l’heure où tout bascule, où les failles se creusent. Les enfants dorment, innocents, et le couple fatigue ; on oublie dans l’alcool et la mélancolie le froid du monde. Prof, chauffeur de taxi, infirmière, ex-taulard, vivent ces moments suspendus. Ces nuits de solitude opaque, et s’imposent l’effort de tenir, invaincus, jusqu’au lendemain : passer l’hiver en somme. »

C’est assez rare mais oui j’ai aimé ce recueil de nouvelles ! Bon oui je crois que le fait que ce soit d’Olivier Adam affecte un peu mon jugement.  Passer l’hiver nous fait part de ces moments dans la vie où l’on prend conscience que la vie nous échappe, qu’elle ne va pas dans la direction à laquelle on aspirait, à laquelle on s’attendait.

Olivier Adam, comme d’habitude, appuie là où ça fait mal et utilise les mots justes pour décrire els douleurs qui habitent les gens comme vous et moi. Pas de héros, pas de héroïnes, juste vous et moi : un couple qui semble ne plus s’aimer, un père qui profite du temps passé avec ses filles qu’il a peur de perdre, la pudeur qui s’installe entre des personnes qui ne savent plus communiquer, la perte d’un enfant, le chagrin qui s’immisce dans le couple, la solitude, le deuil d’un proche, le manque de communication entre parents et enfants, frères et sœurs, la réinsertion dans la société, la famille monoparentale, la difficulté de concilier travail et famille, la pression du travail, la fuite dans l’alcool ou avec les kilomètres, la passion furtive, la maladie … C’est tout ce qu’on retrouve dans les nouvelles d’Olivier Adam.  Ca n’est pas joyeux du tout, mais c’est bien écrit, les mots utilisés sont justes avec ce qu’il faut de pudeur pour ne pas tomber dans le pathos. On a l’impression que l’auteur est passé par chacune de ces situations pour qu’il puisse en parler de cette manière.

Plus je lis cet auteur plus je suis déçue de ‘lavoir manqué au salon du livre…

28 août 2012

Emile Zola, La Faute de l'abbé Mouret

la_faute_de_l_abb__mouretQuatrième de couverture: "Serge Mouret est le prêtre d'un village pauvre, quelque part sur les plateaux désolés et brûlés du Midi de la France. Barricadé dans sa petite église, muré dans les certitudes émerveillées de sa foi, assujetti avec ravissement au rituel de sa fonction et aux horaires maniaques que lui impose sa vieille servante, il vit plus en ermite qu'en prêtre. A la suite d'une maladie, suivie d'une amnésie, il découvre dans un grand parc, le Paradou, à la fois l'amour de la femme et la luxuriance du monde. Une seconde naissance, que suivra un nouvel exil loin du jardin d'Eden. Avec cette réécriture naturaliste de la Genèse, avec ce dialogue de l'ombre et du soleil, des forces de vie et des forces de mort, du végétal et du minéral, Zola écrit certainement l'un des livres les plus riches, stylistiquement et symboliquement, de sa série des Rougon-Macquart."

 

L'adoration de la Vierge Marie par Serge Mouret est un rappel du tome précédent, La conquête de Plassans et de la fièvre de sa mère, Marthe pour le nouveau curé de Plassans. Ce tome sera donc lui aussi consacré à la religion et au "pêché" d'où le titre avec un F majuscule à Faute. Ces passages d'extase qui m'avaient ennuyée avec Marthe m'ont également ennuyée avec Serge. Je reste assez en dehors de ces manifestations fiévreuses de foi. Ici c'est la vierge (dans son sens premier du terme) que Serge adore et qui le fera tomber malade. En convalescence au Paradou (notez le nom) c'est une autre vierge qui gagnera son attention et le soignera.

A partir de ce moment, l'adoration n'est plus tournée vers la vierge mais vers la nature. Le jardin du Paradou semble immense et peuplé d'une végétation sans bornes. Zola décrit avec minuties plantes, fleurs, oiseaux, insectes, fruits ... Toute l'opulence du jardin dans ses moindres détails. Rien n'est laissé de côté et la comparaison avec le jardin d'Eden est inévitable. D'ailleurs le roman tout entier est une allégorie du jardin d'Eden et de la faute commise par Adam et Eve.

J'ai bien sûr apprécié les références, les thèmes de la nature, de la culture, de la vie. Le personnage de l'abbé est même sympathique, on le plaint un peu finalement. Celui du frère Archangias (notez aussi le nom) est par contre très désagréable, il est la misogynie incarnée! J'ai aussi apprécié le personnage de Désirée, son innocence, son amour pour les animaux, qui la rend elle-même un peu bestiale: "C'était comme une ânesse de noce [...] ni demoiselle, ni paysanne, une fille nourrie de la terre, avec une ampleur d'épaules et un front borné de jeune déesse."

Cependant, je n'ai pas été emportée par les longues descriptions de la foi et des jardins mêmes qui m'ont parfois donné envie de sauter des pages. Je me suis bien gardé de le faire mais la tentation était forte. Je sais que c'est la marque de fabrique zolienne et elle m'a beaucoup plu dans Le ventre de Paris ou Au bonheur des dames parce que les sujets m'intéressaient plus. En bref, mon avis est mitigé mais ce fût quand même un moment de lecture agréable.

18 septembre 2011

Un dimanche... au Mont Saint Michel

IMGP1667

 

 

Les dimanches en photos sont  aussi chez : Liyah,   MyaRosa,   LounimaHilde,   Cacahuete,      Lisalor,   Choupynette,      EloraMelisende,     Fleur, Une    maman, Liliba,     100choses,     Anjelica,      Myrtille,      Sandrine, Hérisson,     Mohamed SemeUnActe,    Ankya,    Grazyel,   TinusiaKatellChocoLatite, Sofynet, Art Souilleurs, Dounzz, SeriaLecteur, Minifourmi, Azilice, Scor13, Stieg,

31 juillet 2012

Jean-Christophe Grangé, Le vol des cigognes

le_vol_des_cigognesQuatrième de couverture:

"Un ornithologue suisse est trouvé mort d'une crise cardiaque... dans un nid de cigognes. Malgré cette disparition, Louis, l'étudiant qu'il avait engagé, décide d'assumer seul la mission prévue : suivre la migration des cigognes jusqu'en Afrique, afin le découvrir pourquoi nombre d'entre elles ont disparu durant la saison précédente...

Parmi les Tsiganes de Bulgarie, dans les territoire occupés par Israël, puis en Afrique, Louis court d'énigme en énigme et d'horreur en horreur : observateurs d'oiseaux massacrés, cadavres d'enfants mutilés dans un laboratoire... Les souvenirs confus de son propre passé - ses mains portent des cicatrices de brûlures depuis un mystérieux accident - se mêlent bientôt à l'enquête. Et c'est au coeur de l'Inde, à Calcutta, que surgira l'effroyable vérité..."

 

Si je n'avais pas été convaincue par Le concile de pierre, là, Jean-Christophe Grangé remporte mon adhésion totale. J'ai beaucoup aimé ce livre, tant les deux intrigues imbriquées l'une dans l'autre: celle des cigognes et celle des cadavres mutilés, que la manière dont l'enquête est menée, non pas par la police mais par le personnage principal sur lequel on ne sait que peu de choses si ce n'est qu'à 32 ans il vient de terminer ses études, qu'il a été adopté et qu'il a subi un traumatisme aux mains qui les rendent insensibles.

C'est la seconde intrigue qui m'a le plus intéressée même si j'ai aimé en apprendre plus sur les pays survolés par les cigognes, notamment le Centrafrique. Les descriptions de la jungle et le comportement des blancs expatriés n'ont pas été sans rappeler La dernière Bagnarde que j'ai lu en Mai.

C'est le personnage de Louis qui m'a tenue en haleine, assez taciturne, secret et en quête de lui-même à travers sa volonté de résoudre cette énigme. Il ne recule devant rien mais le fait avec modestie, ne refuse pas l'aide qui lui est parfois proposée et reste humble. On pourrait penser que c'est un peu gros qu'un étudiant se mette comme ça sur la piste de trafiquants mais finalement ça passe plutôt bien... C'est justement son côté humain et impliqué qui ont fait que j'ai dévoré ce livre.

En bref, un coup de coeur qui dormait depuis longtemps dans ma PAL ...Si j'avais su!

 

objectif_pal

(22/27)

 

17 octobre 2011

Petite escapade bretonne: Combourg

Cette semaine je vous fais voyager en terre de Châteaubriand, à Combourg, où il a passé une bonne partie de son enfance. Pour commencer la balade rendez-vous à l'office de tourisme.

IMGP1875

La statue de l'écrivain, et derrière les arbres du parc du château de Combourg.

IMGP1879

Le château de Combourg a été construit au Moyen-âge. Le père de Chateaubriand en fera l'acquisition en 1761. L'auteur parlera de son enfance passée entre ces murs dans ses mémoires.

IMGP1880

 

IMGP1882

Un arbre tordu dans le parc du château.

IMGP1881

7 janvier 2013

Jean-Philippe Blondel, Brise-glace

brise_glacePrésentation de l'éditeur:

"Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n'est pas la première fois qu'il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire ; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu'on lui fiche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s'intéresser particulièrement à lui ; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfin à faire craquer la glace qui l'enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil."

 

Si j'ai effectivement commencé l'année avec un livre de Jean-Philippe Blondel ce n'est pas celui-là que j'ai lu avant les vacances de Noël. Comment donc bien terminer une année et en commencer une autre de la même façon ... Je ne me lasse pas de cet auteur ...

Les phrases de ce roman jeunesse sont à l'image de son intrigue: très courtes, incisives. Il y a cependant beaucoup de poésie dans les mots choisis et pourtant un style très épuré. Jean-Philippe Blondel va droit au but et c'est ce que j'ai apprécié lors de cette lecture.

C'est une histoire d'amitié et de drame, des adolescents très matures, prêts à devenir adultes.
 Je me suis attachée aux deux personnages.... Quelques extraits en parleront mieux que moi...

" Elle n'est pas méchante la prof de lettres, elle est coincée dans son rôle comme moi dans le mien. C'est tellement hypocrite, parfois, l'éducation."

"Je suis le papier peint de la pièce, invisible, rasant les murs. Il est le canapé qui tône au milieu du salon."

"Les sms ont révolutionné la drague. Il n'y a plus de silences, à l'autre bout du fil. Il n'y a plus la voix qui s'éraille un peu et le souffle de l'écouteur. Il n'y a plus que des bruits d'insectes qui vibrent dans l'air. Et des conversations où manquent des voyelles."

" J'ai toujours rêvé de me fondre dans le décor.

Hier soir, j'ai fondu.

Et c'est le décor qui est entré en moi.

Je ne suis plus un iceberg.

Je suis un glaçon dans un verre.

Je me dilue.

Et c'est en écrivant que je me reconstitue."

3 octobre 2011

Petite escapade bretonne: Saint Malo

Nous débutons cette balade hebdomadaire par le port de plaisance le long des remparts de la ville Intra-muros, celui-ci se situe d'ailleurs juste à côté du petit port de pêche et de commerce.

IMGP1785

Nous avons poursuivi notre route avec la balade à pieds sur les remparts qui font tout le tour de la ville intra-muros, premier arrêt: le Petit Bê. Cet îlot est accessible à pieds par la plage à marée basse. On peut y visiter le Fort national.

IMGP1787

Ensuite, l'île du Grand Bê, elle aussi accessible à marée basse par la plage Bonsecours, elle abrite la tombe de Châteaubriand mais est inhabitée.

IMGP1788

 

IMGP1792

La plage et les remparts, par marée haute les vagues viennent lécher les murs de Vauban...

IMGP1791

Une piscine naturelle, j'ai été etonnée par cette découverte, je n'ai jamais vu ça, j'aurais aimé allé faire trempette, mais l'eau était bien trop froide pour moi brrr!

IMGP1794Vue sur la ville de Dinard.

IMGP1797

 

Et enfin, l'architecture typique de la ville

IMGP1798

3 septembre 2012

Vanessa Schneider, Le pacte des Vierges

Le_pacte_des_vierges_Quatrième de couverture:

"2008, Gloucester, États-Unis. Dix-sept jeunes filles d’un même lycée tombent enceintes en même temps. Stupeur dans la ville. La rumeur publique fait état d’un pacte. Les gamines se seraient concertées pour faire et élever leurs enfants ensemble. Qu’en est-il exactement ? 
À une journaliste venue enquêter sur l’événement, quatre d’entre elles se racontent. 
Il y a Lana, la meneuse, dont le père a disparu un jour, la laissant seule avec une mère devenue mutique, abrutie de médicaments, d’alcool et de télévision. Placée un temps dans un foyer, elle y a rencontré Cindy dont la mère a quitté le domicile pour s’enfuir avec le plombier et que sa tante a ensuite recueillie. Il y a Sue, coincée entre ses parents puritains et bien-pensants, et Kylie, qui partage la passion de sa mère pour Kylie Minogue et enchaîne les concours de Mini-Miss depuis toute petite. 
Leurs voix se succèdent pour évoquer le « groupe », leurs relations, le mystère de leur grossesse multiple et ce pacte, qui leur permet d’échapper au quotidien d’une ville portuaire où le chômage et ses conséquences déciment les familles et laissent peu de place à un avenir meilleur. 
À travers la narration croisée de ces quatre vies d’adolescentes, à travers le récit de leur enfance et de leurs blessures, de leurs espoirs et de leurs bonheurs, Vanessa Schneider nous raconte avec tendresse et non sans humour une certaine société américaine entre désoeuvrement, rêves et réalité."*

 

Il est difficile d'émettre un avis sur ce roman. Que penser de ces jeunes filles sans émettre de jugement de valeur par rapport à ses propres criètes moraux. Comme sil elles n'avaient pas réfléchi aux conséquences de leur pacte. Mais bien sûr qu'elles n'y ont pas réfléchi, ce sont des gosses! J'ai d'ailleurs parfois eu envie de les secouer pour les mettre face à leurs responsabilités. Elles continuent à fumer ou à boire, à squatter la caravane sans vraiment prendre conscience du danger que cela peut représenter pour leur enfant. Elles nous offrent une vision très naïve de ce que peut être la grosse ou le fait d'élever un enfant, tout cela est flagrant dans les propos qu'elles tiennent, dans le fait qu'elles s'amusent à distiller les informations aux médias.

Certaines ont néanmoins mûri pendant leur grossesse et pris conscience de la lourde responsabilité qui leur incomberait ensuite et ont reconnu qu'elles ne pourraient se débrouiller seules, encore moins élever leurs enfants toutes ensembles! La pression des parents y est pour quelque chose, il est également question de la religion et de la position des chrétiens face à l'avortement. Les parents de Sue préfère élever son enfant avec elle bien qu'elle ne soit pas mariée plutôt qu'elle avorte!

Mais au fond, ce livre soulève beaucoup de questions et apporte très peu de réponses. Le témoignage ne dépend que du bon vouloir des témoins qui ne sont visiblement pas très fiables. Puisque c'est un roman, je m'attendais à ce que le secret nous soit livré dans son intégralité, qu'en est-il du père de ces enfants, des trafics de Lana, de l'argent sous la caravane, des raisons qui les ont conduites à faire ce pacte etc etc... Vanessa Schneider a vraiment voulu laisser croire aux lecteurs qu'il s'agissait d'un témoigagne recueilli à la suite d'un fait divers qui lui est bien réel.

 

Merci à Liyah d'avoir fait voyager son livre jusque chez moi, vous pourrez lire son avis ici .

13 novembre 2011

Un dimanche à ... La Forêt Fouesnant

Ce dimanche je vous montre la petite église de La Forêt Fouesnant et son calvaire, je n'en ia pas croisé tellement, je m'attendais à en voir plus mais il semblerait qu'ils soient plus nombreux dans le centre et le nord de la Bretagne.

IMGP2037

IMGP2039

IMGP2041

 

 

Les dimanches en photos sont  aussi chez : Liyah,   MyaRosa,   LounimaHilde,   Cacahuete,      Lisalor,   Choupynette,      EloraMelisende,     Fleur, Une    maman, Liliba,     100choses,     Anjelica,      Myrtille,      Sandrine, Hérisson,     Mohamed SemeUnActe,    Ankya,    Grazyel,   TinusiaKatellChocoLatite, Sofynet, Art Souilleurs, Dounzz, SeriaLecteur, Minifourmi, Azilice, Scor13, Stieg,

23 novembre 2012

Jay McInerney, Toute ma vie

Toute_ma_vieQuatrième de couverture:

" Pourquoi attendre ? ", telle est la devise d'Alison Poole. A vingt ans, cette fille à papa a pour meilleure amie sa carte de crédit. Elle plaque ses études et devient comédienne ; c'en est trop pour son père. Il lui coupe les vivres. Alison se perd dans la nuit new-yorkaise : sex, drugs, rock'n'roll... et l'amour soudain."

 

Alcool, drogue, sexe et bling-bling. Le livre pourrait se résumer avec ces quatre mots. Parfois une touche d'humour sarcastique mais globalement c'est simplement le récit d'une jeune New Yorkaise qui veut devenir actrice et qui se défonce avec ses amies filles à papa. Les personnages ne sont même pas sympathiques, ils sont juste agaçants voire pathétiques.

Pointless j'ai envie de dire, au suivant!

(je crois que je viens de battre mon record du billet le plus court!)

 

 

 

 

23 août 2012

Pete Johnson, Comment éduquer ses parents

comment_eduquer_ses_parentsQuatrième de couverture:

"Je m'appelle Louis. Je ne suis pas ce qu'on appelle un enfant difficile, mais je ne suis pas non plus du genre à me tuer au travail ou à rester des heures devant un exercice de maths. Enfin, vous voyez ce que je veux dire... Moi, j'aime bien rigoler! Tout allait bien dans ma vie, jusqu'au jour où mes parents ont décidé de faire de moi un enfant modèle. Alors là, j'ai carrément dû prendre les choses en main !"

 

J'ai trouvé ce roman jeunesse divertissant mais sans plus. Je l'avais prêté à ma soeur qui a apprécié parce qu'elle a reconnu certains travers en tant que parent. Je ne suis pas vraiment d'accord à ce propos, les parents sont trop à côté de la plaque pour me paraître vrais mais bon en même temps je ne suis pas parent moi même donc bon! Ca m'a fait sourire parfois parce que Louis a pas mal de répartie pour son âge mais globalement je ne l'ai pas trouvé si drôle que ça. Sans doute parce que je vois ça d'un oeil estampillé Education nationale plutôt qu'avec le regard d'un enfant qui n'aime pas l'école. Heureusement donc qu'il n'était pas long! J'ai néanmoins apprécié l'ami de Louis, Maddy qui semble plus mature pour son âge et ne trouve pas sa place dans sa famille. Ses parents ne la comprenne pas et elle s'est enfermée dans un univers qui lui est propre mais qui la rend encore moins accessible. Ce personnage et sa relaiton aux adultes auraient gagnés à être creusé par l'auteur.

3 octobre 2012

Gilles Martin-Chauffier, Le roman de la Bretagne

le_roman_de_la_bretagne_gillesQuatième de couverture:

"Loin de l'image d'Epinal de la Bretagne - bigoudènes, kouign amann, Brocéliande et marinières - au-delà du pittoresque et des clichés folkloriques, il y a une histoire et ceux qui l'ont faire. De Charlemagne au roi Arthur, de Jean sans Terre à Nominoé, Gilles Martin-Chauffier ressuscite les héros illustres et oubliés qui ont insufflé leur âme à cette terre légendaire."

 


Que dire, que dire? J'attendais cette lecture depuis tellement longtemps que je ne sais pour quelles raisons je m'en étais fait une tout autre idée. Pour autant je ne parlerai pas de déception mais ça ne correspondait pas non plus à mes attentes. Ce livre de Gilles Martin-Chauffier est très riche, et de manière paradoxale il m'a paru à la fois trop riche et pas assez. Je m'explique, l'auteur annonce dans son prologue un roman qui soit romancé, or, homis le style je n'ai pas su distinguer la roman des faits historiques! (bon sans doute ma maiconnaissance de l'histoire bretonne y est pour quelque chose. Du coup je m'attendais à un roman historique justement romancé, mais non j'ai juste eu l'impression que l'auteur nous retraçait les grands traits de l'histoire de la Bretagne. Et c'était très intéressant, mais c'est là qu'intervient le pas assez... 270 pages pour aborder tous ces conflits et retournements de situations c'est au final très très court. Bon d'un autre côté, pas sûr que 500 pages de récit historique ne m'ait pas assomer!

Vous l'aurez donc compris je ne sais trop qu'en penser ... J'ai tout de même appris beaucoup de chose et j'ai beaucoup apprécié l'écriture, souvent très drôle de Gilles Martin-Chauffier, il n'est pas tendre tant avec les Bretons qu'avec les français, et les images qu'il emploie sont toujours très parlante.

Pendant la lecture j'ai souvent pensé à Canel (qui m'a offert ce livre) qui disait que Nantes était bretonne malgré son nouvel attachement aux Pays de la Loire, l'Histoire montre qu'elle a raison et d'ailleurs cette "scission" est abordée de manière récurrente comme étant une absurdité.

J'ai donc passé un agréable moment mais aurait apprécié un peu plus de légende lors de ma lecture. Une chose est sûre ce n'est pas vraiment un livre à lire avant de dormir, il m'est quand même souvent tombé des mains, doit-on l'attribuer à l'épuisement, ou au côté historique, je n'ai aps d'avis tranché sur la question :p

22 septembre 2012

Jonathan Franzen, Le cerveau de mon père

le_cerveau_de_mon_p_reQuatrième de couverture:

"Une épouse qui ressemble de plus en plus à une mère, des enfants que l’on ne reconnaît plus, un monde auquel on ne comprend décidément rien : cet homme, autrefois si fort, semble désormais perdre pied, sous le regard inquiet et tendre de son fils. Jonathan Franzen évoque son impuissance face à la maladie, et s’aventure en secret dans le cerveau de son père."

 

Ce livre très court est en fait un recueil de trois nouvelles extraites d'un autre recueil:


Le cerveau de mon père est une nouvelle sur la maladie d'Alzheimer et la dégénerescence du père. Les explications sont plus scientifiques qu'émotionnelles ce qui qui rend la lecture quelque peu ennuyeuse. Cette façon de raconter la maladie du père est une manière de prendre de la distance face à cette vérité dérangeante qu'est la perte de ses capacités mentales. Cela permet sans doute de ne pas trop le vivre de l'intérieur, cette volonté est certes compréhensibles mais lire ce récit après celui du Cherche Bonheur n'a forcément pas du tout la même saveur ni le même attrait.

 

Meet me in Saint Louis revient sur la promontion d'un des livres de Franzen, Les corrections. L'auteur revient dans sa ville natale afin de préparer un reportage pour le Boob club d'Oprah Winfrey. Franzen revient sur la difficulté de revoir sa maison d'enfance et son incapacité à y entrer à nouveau après l'avoir quittée définitivement il y a quelques années. Il ne veut pas lui dire Adieu une seconde fois. On sent une léègère critique également de tout le tapage qu'Oprah peut soulever autour des romans qui sont lus dans le cadre de son Book club et de la retombée médiatique pour l'auteur.

 

Un livre au lit semble être un traité contre les livres qui traitent du sexe, qu'ils soient de composition sérieuse, des essais, des documentaires etc ou de la pornographie. Je me suis souvent demandé: "What's the point?"

 

Un recueil qui ne m'a pas spécialement plu donc et que j'oublierai assez vite, je crois qu'après Freedom et ça je vais un peu bouder Franzen pour un certain temps, pour ne pas dire un temps certain...

 

3 août 2012

Karsten Lund, Le marin américain

le_marin_am_ricainQuatrième de couverture:

"En l'an 1902, un bateau fait naufrage à la pointe du Danemark, au large de Skagen, village de pêcheurs qu'une école de peintres a rendu célèbre à la fin du XIXe siècle. Le seul survivant, un marin américain aux yeux et aux cheveux noirs, est hébergé pour une nuit chez une jeune femme de pêcheur. Neuf mois plus tard naît un enfant qui ne ressemble pas aux autres..."

 

Karsten Lund nous fait le récit d'une famille de pêcheurs. Ce qui pourrait n'être qu'une simple saga familiale nordique est en fait une enquête, ou plutôt une quête de soi pour dénouer le fil et le mystère qui entoure ses origines. En effet, dans cette famille de blonds aux yeux bleus naît un enfant aux cheveux et aux yeux bruns. Il sera toute sa vie appelé l'Américain. Deux générations plus tard, le petit fils sera le portait du grand-père et voudra comprendre pourquoi ils sont si différents du reste de la famille...

J'ai beaucoup aimé cette histoire qui nous conte une autre époque et d'autres moeurs. Le narrateur met en avant la force de son arrière-grand-mère, Ane, en y mettant tantôt de l'admirationtantôt de la crainte. Son arrière-grand-père, Tony, apparaît comme un homme calme et discret.

J'ai particulièrement apprécié les descriptions de paysages, montrant dunes et mer du Nord. Ca m'a donné envie de découvrir le Jutland: un coup de vent frais dans ces températures caniculaires qui m'environnent. De même, j'ai été très intéressée par les passages qui traitent de la pêche en haute mer et son évolution à travers le siècle.

Une lecture, encore une fois, parfaite pour les vacances ... Ne manquait que le bruit des vagues...

Publicité
<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 > >>
Publicité
Archives
Publicité
Publicité