Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Notes de lecture
Publicité
2 mars 2012

Daphné du Maurier, Les oiseaux

les_oiseauxQuatrième de couverture:

"Au coeur de la nuit, le vent d'est cingle la falaise. Entre deux rafales, des nuées d'oiseaux cognent aux vitres. Mais ce n'est pas la peur qui les précipite avec une telle force vers le monde des hommes... On retrouvera ici - et pas moins terrifiant - le récit qui inspira son chef-d’œuvre au maître de l'angoisse, Alfred Hitchcock. Dans les autres nouvelles de ce recueil, l'horreur se fait plus insidieuse, le fantastique à peine étranger au réel. Il suffit d'un pommier à forme étrangement humaine, ou d'une ouvreuse de cinéma qu'un jeune mécanicien a envie de suivre après la séance... Et la grande romancière anglaise, auteur de Rebecca et L'Auberge de la Jamaïque, nous entraîne vers le mystère à petits pas, à petites touches, au gré d'une écriture subtile, singulièrement moderne. "

Je ne sais jamais trop comment parler d'un recueil de nouvelles alors je vais procéder nouvelle par nouvelle parce que mon avis est différent en fonction des intrigues. Quoi qu'il en soit Les oiseaux et le seul film d'Hitchcock que j'ai vu en entier avec Psychose... J'avais beaucoup aimé l'atmosphère inquiétant qui se dégageait du film et donc quelle fût ma surprise quand quelques années plus tard j'ai découvert que ça avait été adapté d'une nouvelle de Du Maurier, qui comme vous l'aurez déjà compris j'aime beaucoup! Donc ni une ni deux, dans ma wish list, et voeux exaucé par mon bienfaiteur Will!

Les oiseaux : Bizarrement la nouvelle m'a beaucoup moins plu que le film, je pense que c'est le risque quand on découvre l'écriture après les images mais bon... Ce qui m'a gêné en fait c'est de ne pas retrouver l'atmosphère propre à Daphné du Maurier, si effectivement il y a un côté mystérieux et inquiétant (the Uncanny chez les saxons, l'inquiétante étrangeté), je n'ai pas retrouvé le décor vieillot du 19e que je chéris tant! Je n'ai pas non plus détesté, n'exagérons pas, mais la fin laissée en suspens comme ça, on ne sait pas au final ce que font tous ces oiseaux, si ils vont partir ou rester, il me semble que par contre c'est pareil pour le film? Je ne sais plus trop! Shame on me!

Le Pommier: Un veuf est obsédé par le vieux pommier qui pousse dans son jardin après la mort de sa femme ... Je n'ai vraiment pas aimé cette nouvelle, et j'ai pris un peu peur pour la poursuite de ma lecture. Je me suis souvent demandé où l'auteure voulait en venir et quels étaient les tenants et aboutissants de cette nouvelle! Mais soit, passons!

Encore un baiser: Un jeune mécanicien tombe sous le charme d'une ouvreuse de cinéma, et la poursuit dans la rue, puis dans le bus afin de la séduire. Nous sommes ici dans les années 50 et le voyage en bus m'a beaucoup fait penser au fil American Graffiti, qui se passe globalement à bord de voitures des jeunes gens dont il est question.  Ouverture sur le changement d'une époque avec la montée de la surconsommation en somme, bon ce n'est pas visible directement dans l'histoire mais c'est latent, avec les références au salaire du jeune homme et à la possibilité de subvenir aux besoins d'une jeune femme ... Ca ne m'a pas déplu mais ça ne m'a pas non plus emballée.

 

Le vieux: Alors là je rejoins un peu mon avis sur le Pommier, je me suis dis "What's the point??" Un vieux et sa femme vivent au bord d'un lac dans une cabane avec leurs enfants, on ne sait trop comment les filles ne sont plus dans l'histoire et le gamin (appelé gros bébé mais qui semble en fait être un ado, ou je n'ai rien compris, ce qui me parâit fort probable) disparaît aussi. Euh en fait je crois que j'ai encore moins aimé que le pommier!

Et là Ô rage, Ô desespoir, dois-je continuer ma lecture??

Oui, avec Mobile inconnu:  ouf, on replonge un peu dans ce que j'ai eu l'habitude de lire chez Daphné du Maurier! Une jeune épouse de suicide, sans raison apparente, un détective privé fouille son passé pour donner des réponses au mari. Et là on rejoint la lecture d'Eux sur la photo d'Hélène Gestern, est-il bon de tout réveler ou pas. Contrairement à Hélène Gestern, Daphné du Maurier fait le choix de taire certaines révélations qui pourraient bouleverser la vie d'un homme. J'ai beaucoup aimé cette nouvelle et ses rebondissements.

Le petit photographe: c'est la nouvelle que j'ai préférée, un bord de mer, une femme, belle et influente qui s'ennuie, so typical de la fin du 19e début 20e, alors certes l'action se situe un peu plus loin dans le temps me semble-t-il mais c'est similaire, le temps semble figé un après-midi trop chaud, etouffant (parallèle avec ce que semble être la vie de cette femme), elle va donc rechercher un petit vent d'air frais (le frisson pour lui faire passer l'ennui de sa vie...)  La fin reste ouverte, mais suggérée avec l'apparition de la soeur ... Je n'en dis pas plus, si vous aimez les histoires adultères de l'époque, vous apprécierez cette lecture.

 

Et enfin, Une seconde d'éternité: cette nouvelle est assez particulière dans le sens où la fin ne nous apporte aucune solution sur tout le déroulement de l'histoire, et moi trop de suspense, je n'aime pas ça, j'aime bien quand les choses finissent à leur place et qu'on m'apporte le noeud de l'histoire sur un plateau!

 

En définitive j'ai apprécié particulièrement deux nouvelles, celle des Oiseaux m'a plue malgré une déception par rapport au film et quatre qui m'ont laissée sans avis voire qui m'ont complètement ennuyée! Ce n'est pas si mal sachant que la nouvelle est un genre que je n'apprécie pas forcément et c'est précisément ce que je n'aime pas dans le genre que j'ai retrouvé dans les nouvelles que je n'ai pas aimées: une fin trop abrupte qui ne donne pas de réponses et qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. J'ai néanmoins apprécié la Du Maurier's touch donc au final ce ne fût pas non plus une lecture complètement désagréable!

 

objectif_pal

(5/27)

 

 

Publicité
13 février 2012

J K Rowling, Harry Potter and the Goblet of fire (tome 4)

GobletoffirecoverQuatrième de couverture:

"It is the summer holidays and soon Harry Potter will be starting his fourth year at Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry. Harry is counting the days: there are new spells to be learnt, more Quidditch to be played, and Hogwarts castle to continue exploring. But Harry needs to be careful there are unexpected dangers lurking ..."

 

Je me faisais une joie de retrouver Harry Potter et ses amis, mais finalement j'ai un peu peiné dans ma lecture et j'ai mis presque trois semaines pour arriver au bout de cette aventure! Je pense donc qu'il serait bon pour moi de laisser s'écouler quelques temps avant d'acheter le cinquième tome. D'un autre côté ça ne m'étonne pas vraiment, ce n'est pas le genre d'histoire que j'affectionne habituellement, et c'est plus l'écriture de J K Rowling et les relations entre les personnages qui m'intéressent dans Harry Potter. J'ai donc trouvé que cela s'essoufflait un peu dans ce tome.

Les rebondissements deviennent un peu trop tarabiscotés pour moi mais je comprends tout à fait qu'on puisse être tenu en haleine par cet imaginaire particulièrement riche!

Dans ce tome J K Rowling pose quelques pistes pour l'évolution de ses personnages. Les trois amis sont doucement entrés dans l'adolescence et sont donc gagnés par des préoccupations d'adolescents, notamment avec le bal et le choix d'un partenaire de danse. Le fait qu'Hermione se tourne vers un 3e garçon qui n'est ni Harry, ni Ron laisse entrevoir les sentiments des uns et des autres à l'égard d'Hermione. Un triangle amoureux dans les prochains tomes?

Ce serait quand même trop prévisible je crois si ça devait être le cas donc un peu décevant sans doute.

J'apprécie de plus en plus le personnage d'Hagrid, bourru mais sensible. Son histoire dans ce tome est plus creusée, de même que celle de Longbottom. Les personnages secondaires prennent un peu plus de place, mais pour les autres l'on reste dans les stéréotypes, les trois brutes, le professeur de divinitation complètement à côté de ses pompes, les midinettes éprises d'Harry. Seule Hermion évolue dans ce tome, et on l'a voit différemment de ce qu'elle nous a montré jusqu'à présent.

Bien sûr Dumbledore reste mon héros mais c'est quand même un peu facile qu'il soit toujours là pour sortir Harry de ses mauvais pas.

Je pense que le cinquième tome sera décisif de la poursuite ou non de ma lecture d'Harry Potter, j'attends donc un peu J K Rowling au tournant ... Affaire à suivre donc... :)

20 janvier 2012

Claire Keegan, Foster

fosterPrésentation de l'éditeur:

"It is a hot summer in rural Ireland. A girl is taken by her father to live with the Kinsellas on a farm in Wexford. That same evening he drives off leaving her there with only the clothes she is wearing. Over the months, she discovers through the Kinsellas the town of Gorey, the shore where the Irish Sea crashes in, a deep well of spring water. There’s a wake and card games played late into the night, a woman whose dog barks hotly through the bars of a gate. And in this house where affection grows and there are meant to be no secrets, she discovers one."

 

Ce très court roman nous emmène dans une Irlande un peu hors du temps, difficile à déterminer l'époque de la narration, les années 60 il semblerait mais cela pourrait être plus récent ou plus ancien. J'ai eu, lors de ma lecture, l'impression d'une parenthèse temporelle où les choses sont figés, et avancent avec la lenteur des journées paisibles. Pourtant quand l'on regarde de plus près l'histoire c'est assez horrible en un sens. Des parents, une famille modeste, qui semblent débordés par une tripotée d'enfants, confient leur fille à une famille plus aisée sans enfant, qu'ils ne semblent au final pas vraiment connaître. Du moins, l'enfant ne les connaît pas et elle va devoir s'adapter à cette nouvelle famille.

Et elle s'adapte bien, on s'occupe d'elle et lui apprend à se débrouiller. Elle découvre l'affection des adultes, choses qu'elle n'a visiblement pas chez elle parce que ses parents semblent déjà bien occupés. L'écriture de Claire Keegan est simple et assez pudique, elle ne nous fait pas part des sentiments des différents personnages, de leur ressenti face à la situation. Elle nous décrit simplement cet été là. L'on découvre le secret des Kinsellas, mais l'on n'en sait pas beaucoup plus. Ceux-ci ne s'y attardent pas, ne donnent pas d'explications et l'histoire avance. Bien trop vite au final. La fin est ouverte, et permet au lecteur finalement de se faire sa propre histoire, et moi j'aurais aimé qu'elle continue, que l'on grandisse un peu avec la narratrice.

Belle découverte, cela donne envie de découvrir d'autres romans de l'auteur.

Merci encore Valérie pour cette lecture en VO, je me rends compte au final que cela m'avait manqué ;)

8 décembre 2011

J.K Rowling, Harry Potter and the Prisoner of Azkaban. Tome 3

HP_tome_3Quatrième de couverture :

"Harry Potter is a wizard! Along with Ron and Hermione, his best friends, Harry is in his third year at Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry. Who knows what will happen this year? Read on to find out and immerse yourself in the magical world of Hogwarts…"

 J’avais hâte de terminer mes lectures communs pour me replonger dans les aventures d’Harry. On suit le schéma habituel, Harry est de retour chez les Dursleys pour les vacances d’été. Cette année il fête ses 13 ans mais cela se passe toujours aussi mal pour lui. Son oncle et sa tante sont toujours aussi méchants, son cousin aussi mesquin et stupide.

Comme pour les deux premiers tomes j’attendais qu’Harry reprenne le train pour un peu plus d’action à Hogwarth avec ses amies Hermione et Ron !

Je trouve qu’il y a un peu moins d’action dans ce troisième tome, les trois quarts du livre sont basés sur la disparition et la recherche de Sirius Black sans que rien de vraiment croustillant ne survienne entre temps.

Toute l’action et donc le dénouement se trouve dans le dernier quart du livre, j’étais donc impatiente d’y arriver et bon encore une fois niveau inattendu et retournement de situation je n’ai pas été déçue. Avec la magie plus encore que dans la vraie vie il faut se méfier des apparences et ne rien tenir pour acquis. Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles paraissent ni les gens ce qu’ils semblent être.

Le mot de la fin de mon très court billet : comme Calypso, si je devais être une héroïne fantastique ce serait sans conteste Hermione Grangé.

15 février 2012

Lecture commune: Alexandre Dumas, Les Borgia

les_borgiasQuatrième de couverture:

"Vers 1840, les directeurs de journaux et les éditeurs s'arrachent Dumas, qui entreprend " Les crimes célèbres ", vaste saga historique de la violence. du meurtre et du sang. La figure de César Borgia, fils du pape Alexandre VI, cardinal à seize ans et condottiere absolu ensuite, domine cette famille illustre qui va se construire un royaume dans l'Italie renaissante. César, qui connaît " le bon usage de la cruauté ", élimine par le fer ou le poison ses principaux rivaux, et autant de petits despotes qui rançonnent et asservissent leurs sujets. À Rome, il entend redonner une influence, une armée, de l'argent. En homme d'État sans scrupule et habile, il soutient la bourgeoisie contre l'arbitraire d'une odieuse féodalité. A ce titre, César Borgia est bien le modèle qui inspira Le Prince de Machiavel."

Je n'ai pas tellement accroché à ce livre et pourtant j'aime beaucoup l'écriture de Dumas, mais là rien n'y a fait! Je me suis ennuyée! Le sujet d'abord ne m'a pas passionné mais j'ai surtout trouvé cette succession de conflits, de traités, de batailles et de noms, de vengeance carrément mortelle! (c'est le cas de le dire d'ailleurs parce qu'il ne me semble pas avoir lu un livre avec autant d'assassinats pour le pouvoir, sans compter bien sûr les livres sur la shoah!)

Ce que j'en aurais retenu au final c'est que les Papes et les hommes d'église en général étaient très loin de l'image qu'on s'en fait aujourd'hui!! Vice, luxure, abondance (de nourriture et de morts) sont ce qui me restera de la famille Borgia. Sans parler de l'inceste! D'autres diront que je suis trop "cul-serré" pour apprécier ce genre de littérature! Une chose me rassure au final, c'est que Céline avec qui je faisais cette lecture commune s'est elle aussi ennuyée!

 

objectif_pal

(4/27)

 

Publicité
6 décembre 2011

Luc Blanvillain, Crimes et jeans slim

 

crimes_et_jeans_slimQuatrième de couverture :

"Adé n’est pas une petite chose fragile. On peut même dire qu’elle a trouvé la parade pour survivre au milieu des filles de son âge : devenir la pire de toutes, la plus fashion, la plus méchante. La numéro Un de la redoutable « Pouffe Society ».
Mais voilà qu’un serial-killer sévit dans sa ville et semble avoir un compte à régler avec les filles les plus hype.
Avec l’aide de Rod, son petit frère passionné par les éléphants, et de Thibault Picard, mignon mais désespérément intello, elle va tenter d’échapper à la terrible menace."


 

Difficile de se dire que ce livre s’adresse à un public adolescent tant par l’écriture et le vocabulaire employé que par le sujet. La question que je me suis posée c’est, est-ce que les méga-pouffes dont nous parle Luc Blanvillain arrivent à se reconnaître en lisant ce livre ? Et puis on m’a soufflé dans l’oreillette que si les méga-pouffes ne lisent pas dans le monde de Luc Blanvillain, elles ne lisent pas non plus dans la vraie vie donc finalement elles passent à coté de ces portraits criants de vérité.

J’ai beaucoup apprécié cette lecture que j’ai trouvée très drôle et cynique à souhait. Voilà le genre d’humour que j’affectionne.

L’intrigue est bien ficelée, on est amené à soupçonner tour à tour les mêmes personnes qu’Adé et son ami Thibault. Le dénouement est quelque peu granguignolesque mais ce n’est pas grave dans la mesure où l’histoire l’est elle aussi un peu.

Je dois avouer une chose, moi aussi je ne serai pas mécontente de voir moins de méga-pouffes peupler mes classes (bon ok pas de manière aussi radicale !) car l’apprentissage de méga-pouffe commence dès la 5!!

J’ai également apprécié les références littéraires et historiques. J’ai même eu envie de lire la nouvelle de Poe dont il est question alors que j’ai quand même lâchement abandonné ce recueil.

Merci donc à Valérie et à Luc Blanvillain pour ce cadeau d’anniversaire, qui m’a permis, le temps d’un weekend de me plonger dans le monde de mes élèves, pour le meilleur, et pour le pire J



16 octobre 2011

Un dimanche ... au Menhir du Champ Dolent

En Bretagne on trouve ici et là dans les champs des Menhirs et Dolmens, ce menhir se situe à environ deux kilomètres au sud de Dol de Bretagne en direction de Combourg.

IMGP1872

 

IMGP1873

Lundi je vous emmène donc à Combourg, célèbre pour son château appartenant à la famille d'un grand écrivain français qui y vécut dans son enfance. Alors alors c'est qui?

 

Les dimanches en photos sont  aussi chez : Liyah,   MyaRosa,   LounimaHilde,   Cacahuete,      Lisalor,   Choupynette,      EloraMelisende,     Fleur, Une    maman, Liliba,     100choses,     Anjelica,      Myrtille,      Sandrine, Hérisson,     Mohamed SemeUnActe,    Ankya,    Grazyel,   TinusiaKatellChocoLatite, Sofynet, Art Souilleurs, Dounzz, SeriaLecteur, Minifourmi, Azilice, Scor13, Stieg,

25 novembre 2011

Swap nos vertes années

IMGP2111

C'est avec plaisir que j'ai accueilli chez moi hier après-midi le colis des années vertes envoyé par ma swappeuse swappée et organisatrice Valérie!

 

IMGP2112

Dabord j'ai trouvé une jolie carte avec des choses gentilles écrites qui m'ont touchée et une trousse toute mimi au même motif que la pochette reçue pour mon anniversaire et cousue par Valérie! Dans la trousse se trouvait une colle avec une petite pelle comme dans le temps (ce temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître :) ) des badges Monsieur Madame (Madame en l'occurence), un stylo avec des petits moutons (so Irish!), un crayon papier et une gomme du Petit Prince, un stylo quatre couleurs pastel, des gages (du genre faites semblant de pleurer et de rire cinq fois d'affilée). Il y avait aussi une boîte metallique à l'effigie des Barbeàpapa et des dessous de verres ramenés de Grèce.

IMGP2113

Les gourmandises ne sont pas en reste puisque j'ai reçu du chocolat à la menthe, et une barre chocolaté au muesli et citron vert (un régal), quatre marque pages, un jeu de sept familles oui oui, un carnet d'adresse et le dvd des dessins animés Oggy et les cafards à regarder avec mes nièces :)

IMGP2114

Pour les livres je vais pouvoir découvrir le livre audio avec Water for elephants de Sara Gruen, Les souvenirs de mon chouchou David Foenkinos et enfin Foster de Claire Keegan.

 

Merci beaucoup Valérie pour tous ces paquets qui me font vraiment très plaisir. Et oui bien sûr, j'espère bien qu'on pourra se croiser au salon du livre cette fois :)

20 novembre 2011

Un dimanche à... Pont Aven

P8120434

 

 

Les dimanches en photos sont  aussi chez : Liyah,   MyaRosa,   LounimaHilde,   Cacahuete,      Lisalor,   Choupynette,      EloraMelisende,     Fleur, Une    maman, Liliba,     100choses,     Anjelica,      Myrtille,      Sandrine, Hérisson,     Mohamed SemeUnActe,    Ankya,    Grazyel,   TinusiaKatellChocoLatite, Sofynet, Art Souilleurs, Dounzz, SeriaLecteur, Minifourmi, Azilice, Scor13, Stieg,

 

10 janvier 2012

Andreï Kourkov, Surprises de Noël

surprises_de_NoelQuatrième de couverture:

"Y a-t-il plus chouette cadeau de Noël qu'une nuit dans une isba au milieu des bois enneigés, ou bien un tour en ville sur un tank immaculé ? Cela semble parfait, féérique, tout à fait charmant. Mais dans l'Ukraine un peu folle d'Andreï Kourkov, les choses peuvent vite dégénérer, votre promise se retrouver nue sur scène, votre tour opérateur s'avérer un adepte du tourisme extrême et la Révolution orange contrecarrer vos projets pour les fêtes... Avec ces nouvelles inédites, Kourkov se joue du genre avec brio pour offrir trois fables de Noël empreintes de bizarrerie et d'optimisme."

 

Voici un recueil de trois nouvelles qui semblent toutes trois se passer en Ukraine où vit l'auteur. La première nouvelle, Surprise de Noël, est queque peu inattendue et un peu glauque d'une certaine manière mais c'est celle que j'ai préférée. J'ai beaucoup apprécié le personnage masculin mais aussi les personnes qui viennent ponctuer la soirée de Noël, leur simplicité et leur capacité à être joyeux alors qu'ils n'ont rien ou pas grand chose. La chute de la nouvelle permet de nous rappeler le dénuement dans lequel vivent certaines populations dont le traumastisme d'une catastrophe (nucléaire en loccurence) a marqué pronfondément la vie et qui au final finissent oubliés de tous.

 

La seconde nouvelle, Ma différence préférée m'a moins plue. Elle suit un peu le schéma d'un conte de fée moderne à la je t'aime moi non plus et est donc sans réelle surprise.

 

La troisième et dernière nouvelle, Les champignons de la liberté, montre l'absurdité du raisonnement que peuvent avoir les régimes totalitaires ou gouvernements censeurs de l'opposition. Je l'ai trouvé assez drôle en ce sens car elle amène au final une critique du gouvernement en place en Ukraine l'air de rien.

 

Deux sur trois ce n'est donc pas si mal pour un recueil, je n'ai par contre pas tellement compris le lien avec Noël si ce n'est pour la première nouvelle. En tout cas ce format était parfait pour accompagner mon voyage puisqu'à peine après une demi-heure de lecture je sombrais dans un coma profond :p (je précise aux mauvaises langues que ce n'était pas un coma ethylique!)

 

objectif_pal(1/27)

12 décembre 2011

Daniel Glattauer, Quand souffle le vent du Nord

quand_souffle_le_vent_du_nordQuatrième de couverture :

"En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre… De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d’un chagrin d’amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler…"

J’ai eu un peu de mal au début. Je trouvais ça un peu too much et trop rapide mais finalement je me suis prise au jeu et ça m’a rappelé tellement de choses !! Je suis moi aussi un jour tombée virtuellement « amoureuse » de quelqu’un… Amoureuse des mots d’un homme inconnu. Ca faisait donc tout drôle de revivre ça à travers les mots de deux autres inconnus fictifs !

J’ai trouvé ce livre très rafraichissant et plein d’esprit. Cela nous soulève pas directement de questions mais cela aborde un champ tout à fait d’actualité : sur l’effet que peuvent avoir les réseaux sociaux et échanges virtuels sur un couple déjà établi, sur la fidélité et l’adultère, à partir de quand/ quoi considère-t-on que l’on trompe l’autre, est-ce que tant que cela relève du domaine virtuel c’est tromper ou pas ?

Quand souffle le vent du Nord se lit très rapidement. L’effet ping-pong des mails donne un rythme très soutenir à l’histoire qui malgré tout, tourne un peu en rond. Et cette fin ! Arghh, frustrant !!!

Il ne me reste plus qu’à lire La septième vague !

Bon par contre, sur la quatrième de couverture c’est comparé au Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates et je ne suis pas du tout d’accord ! Si ici la lecture est sympathique et agréable, dans le cercle littéraire, le sujet est plus « sérieux », plus lourd et la qualité des lettres est quand même plus travaillé et véhicule plus d’émotions. Qu’en pensez-vous, vous lecteurs qui avez lu les deux.

 

23 octobre 2011

Un dimanche à ... la plage de Saint Marine

Nous sommes toujours en Bretagne mais cette fois nous avos quitté la partie Nord est pour aller nous balader dans le Sud ouest breton! Petite escapade à la plage, où l'eau était bien trop froide pour nous baigner (ou nou n'étions pas assez courageux!)

IMGP1924

 

IMGP1927

 

Rendez-vous demain donc pour longer la côte de Saint Marine à la pointe de la Torche!

Les dimanches en photos sont  aussi chez : Liyah,   MyaRosa,   LounimaHilde,   Cacahuete,      Lisalor,   Choupynette,      EloraMelisende,     Fleur, Une    maman, Liliba,     100choses,     Anjelica,      Myrtille,      Sandrine, Hérisson,     Mohamed SemeUnActe,    Ankya,    Grazyel,   TinusiaKatellChocoLatite, Sofynet, Art Souilleurs, Dounzz, SeriaLecteur, Minifourmi, Azilice, Scor13, Stieg,

30 novembre 2011

Lecture commune: Linda Newbery, De pierre et de cendre

de_pierre_et_de_cendreQuatrième de couverture :

"Lorsque, par un soir brumeux de 1898, le jeune peintre Samuel Godwin pousse les grilles de la propriété de Fourwinds, il est immédiatement envoûté. Engagé pour enseigner l'art aux deux filles de Mr Farrow, il ignore encore que cette luxueuse demeure sera pour lui le décor de ses plus belles peintures. Intrigué par la personnalité ombrageuse du maître des lieux, séduit par les jeunes demoiselles, Marianne et Juliana, désarçonné par Charlotte Agnew, leur gouvernante et dame de compagnie, Samuel comprend vite que le raffinement du décor et des êtres dissimule de bien sombres mystères et que le vent souffle pour mieux balayer les cendres d'un passé scandaleux..."

 

Linda Newbery a beau  être un auteur contemporain, on retrouve dans Depierre et de cendre le charme  désuet des livres de Jane Austen et consœurs.  Certes l’action e se passe pas même époque que celle de Miss Austen bien un siècle plus tard et pourtant la place dévolue aux jeunes femmes est inchangée. Elles espèrent toujours faire un bon mariage, si possible du meme rang social qu’elles. Elles sont toujours soumises à l’autorité du père et à la loi de l’entail (seul un héritier male bénéficie des biens de son père après sa mort)

Pour autant, il y a dans ce livre moins de légèreté que dans les livres d’Austen. Juliana et Marianne portent un lourd secret  que leur gouvernante  Miss Charlotte Agnew et leur précepteur, le peintre Samuel Godwin vont tenter de percer… Les apparences sont d’abord très trompeuses mais les amènera finalement à découvrir toute l’horreur de la situation. Nous-mêmes en tant que lecteurs, menons notre enquête pour être finalement aussi trompés par les apparences au même titre que les personnages. C’est d’ailleurs assez fort parce que j’ai imaginé tous les scénarios possibles sauf celui-là. La narration d’un point de vue omniscient nous pousse justement dans l’erreur !

C’est un livre fort, qui nous montre tous les codes de la société  de l’époque, une société basée sur les apparences et le qu’en dira-t-on. Qui je trouve n’est finalement pas si éloignée de la notre. Si le mariage n’est pas forcément LA priorité des jeunes filles il faut reconnaître que le célibat sied mal à nombre d’entre elles.

J’ai beaucoup apprécié les nombreuses descriptions de la maison et du jardin. Et j’ai trouvé le « débat » sur l’artiste, son œuvre, et l’art en général  très intéressant. Est-ce l’artiste qui fait de son œuvre de l’art ou au final serait les soi-disant amateurs d’art qui en font une œuvre d’art … Là encore on touche à la question de l’apparence.

Les références à des peintres que j’ai étudiés en fac et que j’apprécie comme Dante-Rossetti et Millais n’ont fait que me conforter dans mon coup de cœur. Je vous conseille donc cette lecture !

Allons voir ce qu’en ont pensé mes acolytes Will et Manu.

16 novembre 2011

Murielle Magellan, Un refrain sur les murs

un_refrain_sur_les_mursQuatrième de couverture :

"Cette mélodie, elle la connaissait. D'où venait qu'eue l'entendait de nouveau en moins de deux jours ? Avec cette façon similaire de décaler, de balancer les notes en dehors du temps, d'être fidèle puis de trahir... Rien en vue pourtant. Le hautbois devait s'extraire d'une rue transversale. D'ailleurs l'instrument s'était tu. Isabelle se demanda si elle avait rêvé, mais non. Les sons continuaient à résonner en elle, persistants. S'agissait-il du jeune homme à la tête étrange cette fois encore ? Celui au regard flatteur ? Ce serait un sacré hasard.

 Sous les dehors d'un conte de ta vie ordinaire, Murielle Magellan raconte l'étonnante renaissance, à trente ans d'intervalle, de deux femmes blessées : une mère et sa fille. Drôle, inventive, toujours bienveillante, Murielle Magellan a l'art de réenchanter la monotonie du quotidien au gré de petits miracles qu'elle fait surgir au coin de la rue."

 

J'ai au début assez peu accroché avec cette histoire, j'avais envie de secouer Isabelle et je ne comprenais pas spécialement Romane. J'ai par contre particulièrement apprécié les cinquantes dernières pages, quand Romane part en quête de l'homme qui a changé la vie de sa mère. La fougue qu'elle met à le retrouver, le sens du pseudonyme choisi par cet homme "So What" est d'ailleurs très fort dans le livre et l'histoire de ses personnages. La conclusion du roman en est d'autant plus déroutante...

Qui est donc ce So what qui a fait irruption dans la vie d'Isabelle cet été de 1987? Qui est au fond Isabelle? Mère et fille semblent ne jamais s'être comprises...

Un extrait que j'ai aimé:

"Plus je graffe, plus je me sens fragile. Plus mamère me manque. Plus je m'envole, plus je mesure l'énigme, les contours de ce mondre que je voulais nets, tranchants, deviennent flous et poudreux. Je sens qu'il y a de la clarté dans l'incertitude. En m'inscrivant la nuit sur les murs, mes journées sont plus lumineuses."

 

Meric à Sandrine d'avoir fait voyagé son livre juqu'à moi, vous pouvez aller lire son avis ici.

6 novembre 2011

Un dimanche à ... Quimper

IMGP1980

 

IMGP1981

 

IMGP1983

Quimper, capitale de la Cornouailles française, est une très jolie ville. Des petites rues pavées aux façades à colombage colorées. J'ai beaucoup aimé cette ville. Demain je vous montre la cathédrale et on file à la Pointe du Raz. Bon dimanche!

 

Les dimanches en photos sont  aussi chez : Liyah,   MyaRosa,   LounimaHilde,   Cacahuete,      Lisalor,   Choupynette,      EloraMelisende,     Fleur, Une    maman, Liliba,     100choses,     Anjelica,      Myrtille,      Sandrine, Hérisson,     Mohamed SemeUnActe,    Ankya,    Grazyel,   TinusiaKatellChocoLatite, Sofynet, Art Souilleurs, Dounzz, SeriaLecteur, Minifourmi, Azilice, Scor13, Stieg,

 

30 septembre 2011

Lecture commune: Stendhal, La Chartreuse de Parme

la_chartreuse_de_parmeQuatrième de couverture:

"La Chartreuse de Parme, dernier roman de Stendhal, longtemps ignoré, est un livre-clef de la littérature contemporaine. Stendhal, à travers les aventures de Fabrice del Dongo, a fait passer son idéal d'art et de vie, et, à l'acuité de l'analyse psychologique, a ajouté de la poésie, et un hymne à l'amour, dans la lumière des paysages italiens."

Je ne sais pas trop comment commencer mon billet, je n'ai pas pris de notes pendant ma lecture (bouh c'est mal) et j'ai mis un certain temps avant d'en venir à bout qui plus est (15 jours!) Non pas que je n'ai pas aimé, bien au contraire, mais parce que Septembre apporte son lot d'obligations et aussi de fatigue de la rentrée qui ralentissent le rythme de la lecture. C'est donc au fond de mon lit, calée par mes oreillers que je retrouvais ce cher Fabrice.

J'ai donc globalement aimé ce livre, même si j'y ai parfois trouvé des longueurs. Au début je me suis demandé dans quoi je m'embarquais, je n'ai pas trop compris pourquoi Fabrice voulait rejoindre l'armée de Napoléon et je l'ai trouvé particulièrement bête sur cette aventure dans les Flandres (oui oui j'étais toute fière d'y voir cité la ville où j'suis née). Ce début m'a un peu ennuyée et j'ai craint du coup de m'ennuyer tout au long de l'histoire. Mais non finalement, Fabrice revient à Parme et côtoie sa tante, la Duchesse Sanseverina qu'il ne laisse d'ailleurs pas indifférente.

Stendhal nous donne un aperçu de la vie à la cours à cette époque, j'ai trouvé ça intéressant, sans pour autant comprendre tous les tenants et les aboutissants de la politique italienne, il y aurait donc plusieurs princes et pas de rois? Je ne suis pas du tout au point sur ça, les différents partis et ministres etc. J'ai donc préféré les passages où le narrateur évoque la société, les soirées mondaines et bien sûr les intrigues amoureuses de Fabrice. D'ailleurs j'ai trouvé ça assez étrange qu'un jeune homme qui se prépare à une vocation religieuse cumule autant d'amourettes deci delà!

Stendhal sait tenir son lecteur en haleine, on craint pour la liberté et la vie de Fabrice lors de sa fuite à Bologne, puis de son emprisonnement dans la Tour Farnèse. Son caractère et son attitude à ce moment du livre a commencé à me le rendre antipathique. L'arrivée de Clélia Conti est donc tombé à point nommé. C'est un Fabrice sensible et dévoué qu'elle nous révèle.

Toute la fin du livre sera donc dévoué à renouer avec Clélia Conti, j'attendais donc beaucoup à ce sujet et finalement la fin m'a laissé un goût de "vite fait bien fait" comme si l'auteur s'était dit  "hop j'ai mon quota de pages il faut maintenant que j'expédie tout ça", j'ia trouvé que c'était un peu la solution de facilité!

Pour autant j'ai quand même beaucoup apprécié cette lecture, comme dans Le rouge et le Noir on retrouve des personnages fouillés et complexes, Fabrice donc mais surtout la Duchesse! C'est une femme intelligente, qui sait tirer parti de son physique et de sa position et qui n'hésite pas à se servir de son influence pour arriver à ses fins. Parfois sensible, parfois cruelle et manipulatrice. Elle se sert du Comte Mosca tout au long de l'histoire, uniquement dans le but de faire réussir son neveu, et pourtant je n'ai pas réussi à ne pas l'apprécier. Un tel dévouement est pour moi admirable!

Si vous souhaitez donc vous replonger dans un classique de la littérature française, je ne peux donc que vous conseiller de lire La Chartreuse de Parme!

Non seulement cette lecture commune m'a permis de déterrer un pavé de ma PAL mais en plus de pouvoir confronter mon avis, allons donc voir ce que mes co-lectrices en ont pensé: Céline, George, Aymeline, Elodie , Nathalia, Cynthia, Viviana

objectif_pal

(23/56)

10 septembre 2011

Hélène Berr, Journal

JournalQuatrième de couverture:

"Avril 1942, Hélène Berr débute l'écriture de son journal. Elle y décrit, avec une pudeur et une sensibilité extrêmes, son quotidien de jeune juive parisienne : cours à la Sorbonne, lectures et promenades, amours naissantes. Le port de l'étoile jaune, l'application des lois antijuives et la peur des rafles envahissent brutalement sa vie. Jusqu'à son arrestation, en mars 1944. La lucidité et le talent littéraire d'Hélène Berr font de ce témoignage un document exceptionnel.

Biographie de l'auteur
Née en 1921, Hélène Berr est morte à Bergen-Belsen, en avril 1945, quelques jours avant la libération du camp. Son Journal a obtenu un grand succès critique et public. Il est traduit dans vingt-six pays."

 

Cette lecture m'a beaucoup touché et je trouve assez difficile de poser les mots justes sur les impressions que j'ai eues lors de ma lecture. Je vais plutôt vous en mettre des extraits. J'ai lu ce livre pendant mes vacances, voilà déjà presque deux mois, et de me replonger dans mon petit carnet me serre la gorge... Ce fût une lecture difficile mais que j'ai apprécié, Hélène Berr décrit avec minutie les évènements et nous donne à voir toutes les interrogations qui l'ont hantée pendant ces longs mois d'incompréhension. L'incompréhension, c'est chaque fois que je lis sur le sujet le mot qui me vient à l'esprit. Comment a-t-on pu laisser faire, comment a-t-on pu participer... Hélène Berr essaie parfois de comprendre elle aussi, elle montre que tant que les gens n'ont pas été touché de près, tant que ce ne sont pas leurs proches qui sont déportés, ils ne réalisent pas la portée des déportations, un peu comme si ça n'existait pas vraiment. Elle n'a jamais baissé les bras et a jusqu'à la fin tenté de réconforter les autres. J'ai versé des larmes à la fin du livre, devant tellement d'injustice ... Comment a-t-on pu laisser faire ça?

"En ce moment, nous vivons l'histoire. Ceux qui la réduiront en paroles... pourront bien faire les fiers. Sauront-ils ce qu'une ligne de leur exposé recouvre de souffrances individuelles."

"Ce sont deux aspects de la vie actuelle: la fraîcheur, la beauté, la jeunesse de la vie, incarnée par cette matinée limpide; la barbarie et le mal, représentés par cette étoile jaune."

"J'ai un devoir à accomplir en écrivant: car il faut que les autres sachent. A chaque heure de la journée se répète la douloureuse expérience qui consiste à s'apercevoir que les autres ne savent pas, qu'ils n'imaginent même pas les souffrances d'autres hommes, et le mal que certains infligent à d'autres. Et toujours j'essaie de faire ce pénible effort de raconter, parce que c'est un devoir, c'est peut-être le seul que je puisse remplir".

abc_challenge

(21/26)

objectif_pal(22/56)

7 octobre 2011

Olivier Adam, A l'abri de rien

A_l_abri_de_rienQuatrième de couverture:

"Plus rien n'arrête le regard de Marie ou presque. Ce jour-là, des hommes en haillons sont postés près du Monoprix ; sans savoir pourquoi, elle pénètre dans la tente, se joint aux bénévoles pour servir des repas à ceux qu'on appelle les " Kosovars ". Négligeant sa famille, indifférente aux attentions de son mari, à la tendresse de ses enfants, Marie se consacre à la survie de ces hommes en perdition."

Marie est mariée à Stéphane, ils ont deux enfants, Lucas et Lise. Un soir d'hiver la jeune femme crève un pneu sur le bord d'une route déserte. Un réfugié de Calais l'aide. Le lendemain elle essaie de le retrouver pour le remercier, là va donc commencer son errance ...

Des rencontres fortes de bénévoles prêts à tout pour aider ces hommes en détresse, Marie va elle aussi s'engager corps et âme dans cette lutte jusqu'à s'y perdre.

Tous ces hommes sont autant de figures anonymes errant dans les rues de Calais, en attente ... Olivier Adam nous expose ici les conditions de vie déplorables, le traitement qui leur est réservé non seulement par les forces de l'ordre mais aussi par les habitants. L'écriture est bien sûr très poignante, le sentiment de solitude et de froid, s'immisce dans chacune de ses pages.

Ces hommes n'ont rien est pourtant ils donnent beaucoup, un geste, une main tendue et ils s'ouvrent. Ca m'a touchée.

J'ai globalement apprécié cette lecture, même si je n'ai pas non plus ressentie d'empatie pour Marie. Marie qui au final apparaît aussi perdue que ces hommes et qui laisse sa famille de côté pour mener son combat. Je me suis demandé ce qui pouvait pousser à abandonner les siens de cette manière, sans réfléchir aux conséquences.

Bon alors, quel sera mon prochain livre d'Olivier Adam? Je vous laisse du répis quand même, mon stock est vide ;)

10 octobre 2011

Petite escapade bretonne: Dinard et la côte jusque Saint Briac sur Mer, le barrage de la Rance

IMGP1826

 Cette semaine c'est donc à Dinard que nous nous arrêterons. Sur le bord de mer on y trouve la statue du célèbre réalisateur anglais Alfred Hitchcock qui s'est souvent rendu dans la ville bretonne. Il aurait été inspiré par une des villas de la plage des Ecluses pour la célèbre maison de Psycho.

IMGP1830Bien sûr quand on pense à Dinard on pense à ces espèce de petites tentes bleues typiques de la ville :)

 

IMGP1834On peut longer la mer et les rochers sur un genre de chemin fortifié. De très belles villas ont un accès direct sur ce chemin.

 

IMGP1836

 

IMGP1840

 

IMGP1839

 

IMGP1849

 

IMGP1854

Je n'arrive pas à me souveir du nom de cette pointe, elle se trouve entre Saint Lunaire et Dinard, si quelqu'un peut m'éclairer ...

 

IMGP1859

 

IMGP1862Une plage de Saint Lunaire

 

IMGP1865

 

IMGP1866

 Le barrage de la Rance

IMGP1867

 Le superbe plateau de fruits de mer qu'on a dégusté le soir en rentrant de notre escapade de bord de mer. Nous l'avions acheté à Saint Benoît des Ondes au restaurant/poissonnerie La perle des grèves, un régal!!!

IMGP1871

28 août 2011

Un dimanche à ... Honfleur

Debut de mon périple en Bretagne avec un passage à Honfleur. Oui je sais pertinemment qu'Honfleur n'est pas en Bretagne mais bel et bien en Normandie. Le jour du départ nous avions une bonne marge de temps devant nous donc nous avons quitté l'autoroute pour longer la côté d'Honfleur à Cabourg. Ce dimanche en photo me permet de vous faire part d'un rendez-vous hebdomadaire que je fixe au lundi pour vous montrer quelques photos de mon séjour. Je développerai donc le lundi sur la photo du dimanche. Alors RDV demain, même heure, même endroit ;)

IMGP1549

Les dimanches en photos sont  aussi chez : Evertkhorus,   MyaRosa,   Lounima,      Tiphanie, Hilde,   Cacahuete,      Lisalor,   Choupynette,      EloraMelisende,     Fleur, Une    maman, Liliba,     100choses,     Anjelica,      Myrtille,      Sandrine, Hérisson,     Mohamed SemeUnActe,    Ankya,    Grazyel,   TinusiaKatellChocoLatite, Sofynet, Art Souilleurs, Dounzz, SeriaLecteur, Minifourmi, Azilice, Scor13, Stieg,

27 août 2011

Elizabeth Gaskell, Wives and daughters

wives_and_daughetersQuatrième de couverture:

"Can love survive rumour and misunderstanding?

Seventeen-year-old Molly Gibson worships her widowed father. But when he decides to remarry, Molly's life is thrown off course by the arrival of her vain, shallow and selfish stepmother. There is some solace in the shape of her new stepsister Cynthia, who is beautiful, sophisticated and irresistible to every man she meets. Soon the girls become close, and Molly finds herself cajoled into becoming a go-between in Cynthia's love affairs. But in doing so, Molly risks ruining her reputation in the gossiping village of Hollingford – and jeopardizing everything with the man she is secretly in love with."

 

Je me suis attaquée à ce pavé de près de 1000 pages en VO au début de l’été et grand bien m’en a pris ! J’ai beaucoup aimé tant les personnages que l’histoire et surtout l’écriture et le contexte socio-historique dans lequel nous sommes plongés.

Mr Gibson est  médecin, veuf, il élève seul sa fille Molly.  La question de l’éducation des jeunes filles est présente tout au long du livre, c’en est d’ailleurs l’un des thèmes centrales avec les intrigues amoureuses de Cynthia et le mariage,  ce n’est donc pas sans rappeler une certaine Jane Austen. Mr Gibson étant médecin on pourrait penser qu’il cherche à élever  (socialement et culturellement) sa fille mais non, il veut juste la préserver et en cela il pense qu’il vaut mieux ne pas trop lui apprendre. Loin de moi l’idée de dire que Molly est une bêtasse inculte, bien au contraire ! D’ailleurs Mr Gibson est un homme tout à fait charmant, sensé et généreux mais j’avoue que ce point là m’a un peu fait tiquer au début du livre.

L’histoire commence donc  par une « intrigue » amoureuse, le jeune apprenti de Mr Gibson est amoureux de la jeune Molly et lui fait passer une lettre dans laquelle il se déclare, cette lettre est bien évidemment intercepté par le père  qui renvoie le jeune homme et réfléchis à la manière de préserver sa fille… D’abord envoyée chez des amis, les Hamleys, solution à court terme puis enfin le remariage. Ce remariage apportera donc une belle mère et une demi-sœur à Molly. La demi-sœur, Cynthia est à l’origine de nombreuses intrigues amoureuses et en un sens servira de faire-valoir à Molly. Les deux sœurs seront souvent comparées et parfois rivales sans pour autant jamais se départir de l’amour fraternel qui les lie, sans jalousie.

Le dénouement de l’histoire est plus ou moins attendu, ou tout au moins je l’ai souhaité assez rapidement mais l’écriture n’en est pas moins savoureuse. Il y a assez peu d’action et la narration est plutôt comme un tableau de la société de l’époque et c’est ce qui me plaît chez ces auteurs britanniques. Les portraits des personnages sont parfois un peu caricaturaux mais très justes finalement et drôles . Les personnages sont attachants. On espère pour et avec eux.

Bien sûr, ma préférence va à Molly, Mr Gibson et la famille Hamley. La nouvelle Mrs Gibson en marâtre n’est pas si détestable que ça, à l’image de Mrs Bennet, bien que plus raffinée, elle est plus bête que méchante. C’est une femme superficielle et profite qui ne veut qu’assurer l’avenir de ses filles en les mariant bien.  On ne peut pas vraiment le lui reprocher dans la mesure où c’était la préoccupation première des mères à l’époque.

En bref c’est un grand classique de la littérature anglophone qui « fait du bien », un coup de cœur pour moi ! C’est donc avec un grand plaisir que je relirai du Elizabeth Gaskell, et bien sûr si vous aimez Jane Austen, je ne peux que vous conseiller de le lire aussi ! Merci donc à Isleene qui m’a offert ce livre dans le swap des romancières anglophones.

abc_challenge

(17/26)

27 septembre 2011

J.K Rowling, Harry Potter and the Chamber of secrets. Tome 2

Quatrième de couverture:

Harry_potter_tome_2"Harry Potter is a wizard. He is in his second year at Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry. As Harry and Ron embark on their journey to Hogwarts in a flying Ford Anglia, little do they know that this year will be just as eventful as the last as ghosts from Hogwarts past return to haunt the school corridors.
'Harry Potter and the Chamber of Secrets is as good as its predecessor... Hogwarts is a creation of genius' The Times Literary Supplement
'Joanne Rowling's second book is just as funny, frightening and unexpected as her first' The Daily Mail
Winner of the 1998 Smarties Gold Award."

 

J'ai beaucoup apprécié me replonger dans les aventures d'Harry Potter. Retrouver les trois amis fût un réel plaisir. De rebondissements en rebondissements, on ne peut que s'attacher à ces personnages, et je n'ai pas honte d'avoue que Dumbledore est devenu mon mentor (!)

Le professeur Lockhart m'a pronfondément agacée et je ne peux que le détester, je n'aime pas les gens imbus d'eux même qui passent leur temps à se mirer le nombril. De même Draco Malfoy et son père Lucius sont détestables, image même de la méchanceté, de la supériorité et de la suffisance, du mépris des autres.

J'ai bien sûr retrouvé l'humour de J.K Rowling que j'avais apprécié dans le premier tome. Elle use toujours beaucoup d'ironie et ils ressortent particulièrement je toruve dans la bouche de Ron qui n'hésite pas à rembarrer Hermione. D'ailleurs si j'avais à choisir un meilleur ami je voudrais que ce soit Ron. (ha bon je n'ai plus 12 ans?) Il est loyal, vif et fin d'esprit.

Pour ce qui est des évènements, j'ai bien entendu détester les passages où il est question d'araignées géantes, j'avais limite envie de sauter des pages. Et une chose est sûr si je regarde les adaptations, pas sûr que je regarde celle de ce second tome!

J'ai reçu le troisième tome il y a quelques semaines, je m'y plonge dès que j'aurai terminé mes lectures communes et partenariats!

9 juin 2011

Doris Lessing, Victoria et les Staveney

 

victoria_et_les_staveneyQuatrième de couverture :

« Victoria n'a jamais oublié sa rencontre, à l'âge de neuf ans, avec une riche famille blanche, les Staveney. Ce souvenir entêtant la poussera, des années plus tard, à entamer une liaison avec leur fils, Thomas. De cette histoire naîtra Mary, petite fille à la peau claire et au sourire radieux. En adoration devant l'enfant, les Staveney proposent de l'accueillir chez eux de plus en plus souvent. Victoria, toute à la réalisation de la chance que représenterait une telle éducation pour sa fille, n'imagine pas quelles conséquences aura sa décision. La grande dame des lettres anglaises revient sur ses thèmes de prédilection : le racisme, l'hypocrisie, l'ambition. Un regard sans concession et d'une incroyable modernité sur notre époque. »

J’ai aimé ce court roman de Doris Lessing même si soyons honnête je ne l’ai pas trouvé exceptionnel quant au style d’écriture. Oui je sais j’avais des préjugés sachant que la dame a reçu un Prix Nobel… L’écriture est simple, l’histoire aussi, les personnages presque clichés. Dans ce roman les femmes noires sont toutes mères célibataires, les hommes noirs absents ou junkies en opposition aux blancs (au travers de la famille Staveney) bourgeois vivant dans de grandes maisons et un peu excentriques.

J’ai d’abord été surprise quand je me suis rendue compte que l’histoire se passait à notre époque, je pensais, vu les préjugés qui se dégagent entre blancs et noirs que la narration se situait dans les années 30 voire même avant.  Oui je sais le racisme est toujours d’actualité…

Ici les femmes noires, Jessy, Victoria, veulent réussir mieux que leurs parents mais finalement reproduisent le schéma de leurs prédécesseurs, élever des enfants seules, en joignant difficilement les deux bouts. Les Staveney sont riches mais n’ont pas l’air de travailler pour cet argent, le père est acteur donc il ne sue pas sang et eau pour élever sa famille, il n’est d’ailleurs pas présent dans les trois quart du livre. Les garçons Staveney semblent s’être élevés tout seuls.

Leur lubie pour les gens de couleurs est assez malsaine, et montre en soi une forme de racisme, c’est assez déroutant. L’attitude du père Staveney est vraiment déplaisante !

En bref donc, une histoire sympathique mais qui aurait gagné à être plus approfondie.

J'avais acheté ce livre intriguée par la couverture, je la trouve vraiment jolie!

20 septembre 2011

Katherine Pancol, Les hommes cruels ne courent pas les rues

les_hommes_cruelsQuatrième de couverture:

"- Je n’ai jamais aimé que les hommes cruels, m’avait déclaré Louise Brooks. Les hommes gentils, c’est triste, mais on ne les aime pas. On les aime beaucoup mais sans plus. Vous connaissez une femme qui a perdu la tête pour un gentil garçon ? Moi, non. Un homme cruel est léger, riche, infiniment mystérieux… Imprévisible. Il vous tient en haleine. Alors qu’on finit par en vouloir à un homme à qui on peut toujours faire confiance… Mais vous aussi vous aimez les hommes cruels, n’est-ce pas ? Vous n’aimez pas qu’ils vous approchent ?

J’avais hoché la tête.

Hélas ! les hommes cruels ne courent pas les rues. Pour être cruel, il faut être oisif. Gamberger sans fin les petites ruses qui vont égratigner puis saigner l’autre à blanc, le forcer à attendre, à supplier, à se rendre, lui instiller le poison sous la peau même et l’enchaîner à vous pour l’éternité.

Alors, mon petit papa chéri, t’as compris ? Tu vois ce qu’il te reste à faire ? Toi qui est peinard LÀ-HAUT… Tâche de repérer un type bien et de me l’envoyer fissa. Tu connais mes goûts : un peu comme toi quoi, grand brun, flegmatique et qui m’en fait voir de toutes les couleurs. Un avec qui faire la guerre. Et la paix. La guerre. Et encore la apix. Un qui ne se rende jamais…"

 

Dans ce livre nous avons deux narrateurs, ou plutôt un seul mais avec des points de vue différent. La première étant la narratrice adulte exilée à New York pour se reconstruire après une rupture et le décès de son père. Ce sont les morceaux que j'ai préféré, notammenet la rencontre avec Allan.

Et ensuite, nous faisons des incursions dans le monde de la narratrice enfant, sa relation avec son père avant et après le divorce de ses parents. J'ai trouvé cette relation vraiment bizarre, un peu malsaine, trop fusionnelle, voire parfois même à la limite de l'inceste. Tous ces moments la narratrice nous en fait part comme des souvenirs qui lui sont revenus à la mort de son père et pendant sa fin de vie quand il était malade et à l'hôpital.

Les deux récits passés éclairent le "comportement" présent de la narratrice. Elle comprend finalement qu'elle ne peut être elle-même qu'en se libérant du poids du souvenir de son père.

Je n'ai pas tellement aimé cette lecture, je l'ai trouvé dérangeante mais pas dans le bon sens du terme, plutôt inappropriée. Les récits à New York sont assez drôle, digne d'un bon roman girly mais toute la partie enfance et relation au père ne m'a pas plu. Quant au tritre, j'en cherche toujours un peu la signification...

24 août 2011

Michaël Cohen, ça commence par la fin

_a_commence_par_la_finQuatrième de couverture:

"C'est l'histoire, simple, d'un homme et d'une femme qui ont vécu une passion hors du commun et se sont quittés alors qu'ils s'aimaient toujours.
Un an plus tard, par hasard ou presque, ils se retrouvent. Une nuit, toute une nuit... "Elle s'avance vers moi. Je ne sais pas quoi faire. Je reste immobile. Pas de bises, s'il te plaît. Pas de baisers sur la bouche, je t'en prie. Pas d'enlassades, je t'en supplie. Elle s'approche de mon cou. Doucement. Sans un mot. Elle me respire." Avec audace et humour, Michaël Cohen, auteur de plusieurs pièces de théâtre, comédien, revisite le thème du couple infernal et de l'amour impossible.
Ça commence par la fin est son premier roman."

Quand je me suis rendue au salon du livre de Coulommiers en juin dernier je n'avais aucun titre précis en tête puisque je ne connaissais quasiment aucun des auteurs présents. J'ai été attirée par cette couverture au crayon et la quatrième de couverture a terminé de me convaincre. Mais quel cruche alors j'ai été puisque lors de mon achat je ne me suis même pas rendu compte que j'avais vu ce film au cinéma l'année précédente, que ce film était réalisé par l'auteur qui en plus tenait le rôle du protagoniste de l'histoire. La cruche puissance mille puisqu'en plus j'ai fait dédicasser mon livre par l'auteur. Là je dois dire que j'ai honte!

Bon revenons à nos moutons... J'ai eu en lisant les mots de Michaël Cohen l'impression de revoir le film. L'auteur ne mache pas ses mots pour parler de l'amour et de l'usure dans un couple, de ses incompréhensions et de ses agacements qui mènent parfois deux personnes à se détester.

Jean et Gabrielle s'aiment et pourtant ils se font souffrir, ou plutôt ils se sont aimés mais ne se sont pas compris. Le hasard les a réuni et c'est d'abord par l'attente de Jean que l'on découvre des pans de leur histoire: leur rencontre et la place qu'ils ont pris chacun dans la vie de l'autre, tout en se disant qu'ils ne voulaient pas s'aimer, leur folie et leur incapacité à communiquer.

J'ai gardé le même sentiment après ma lecture, l'amour quand il est incompris peut mener à faire des choses dénuées de sens commun... à se reprocher des choses, à se faire mal seul par une volonté morbide de vouloir savoir où l'autre en est maintenant dans sa vie, à se détruire en somme. Jean est comme ça, et Gabrielle ne semble pas comprendre...

Difficile au final de savoir ce qu'il en est entre ces deux personnes à la fin. Nous sommes simplement les témoins de deux personnes qui ne parviennent pas à se dire les choses comme il en existe beaucoup.

Je ne me suis pas spécialement attachée aux personnages mais j'ai aimé le portrait que Jean nous donne de Gabrielle, et dans la film d'ailleurs on voit bien l'écart entre l'image idéalisée que Jean se contruit sur cette femme. Je me suis plus identifié à lui qu'à elle, j'ai aimé sa fragilité.

J'ai donc passé un bon moment avec cette lecture même si ce n'était pas très joyeux!

Cliquez sur l'affiche du film si vous voulez voir la bande-annonce.

_a_commence_par_la_fin_film

 

 

Publicité
<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 > >>
Publicité
Archives
Publicité
Publicité