Me voilà de retour chez moi, et sur la blogo et comme après chaque vacances je me dis déjà??? De quoi elle se plaint celle-là elle est partie cinq semaines? Je vais donc faire bref et remercier les personnes qui sont venues "fêter" ces deux ans de blog avec moi! L'heureuse gagnante (et oui désolé messieurs) tirée par mes mimines innocentes est donc Manu !! D'ici quelques semaines tu recevras donc un p'tit paquet de ma part, quelques semaines oui parce que avec la rentrée tout ça tout ça j'suis un peu débordée (et j'ai pas encore osé ouvrir ma page netvibes!)
Deuxième chose, parce que je partais en vacances en Bretagne cet été je pouvais difficilement résister au challenge de Pascale: Challenge to Breizh, comme le temps presse (billets à praître avant le 31 août) je me suis inscrite pour la première catégorie: Korrigan, il s'agit de parler d'un livre et d'un cd ou film breton ou traitant de la Bretagne. Pour tout dire j'ai lu deux livres et visité pas mal d'endroits dont je pourrai vous parler mais je n'ai pas encore trouvé le cd ou le film donc si vous avez des idées je suis preneuse!
edit: ouf en fait c'est jusqu'au 31 Août 2012 donc pas de précipitation ;)
En début d'année je m'étais inscrite au swap Red is so British organisée par Val. Val a décidé de nous faire plaisir tout au long de l'année puisque son swap c'est un peu comme les métaphores ... il est filé! Plusieurs swap donc cette année sur le thème des couleurs (pour mettre de la couleur dans nos Palà Chaque couleur est donc associée à un thème, et oui effectivement le rouge se marie très bien avec la Grande-Bretagne, après tout leurs bus, cabines téléphonies et boîtes aux lettres ne sont-elles pas rouges?
Pour ce premier swap donc, j'étais en binôme avec Enna. Non seulement j'ai pris plaisir à préparer mon colis, mais en plus j'ai été vraiment gâtée par ma swappeuse! Et en prime j'ai découvert un blog intéressant, avec des lectures qui se rapprochent des miennes, que demander de plus?
Bon ok j'arrête les blablas et je vous montre mon colis!!
Commençons par les livres:
A quand les bonnes nouvelles de Kate Atkinson
De Pierre et de Cendre de Linda Newbery
Confessions of a Jane Austen addict de Laurie Viera Rigler
Ces trois livres étaient dans ma PAL, j'ai déjà lu plusieurs titres de Kate Atkinson et celui là me faisait de l'oeil depuis un moment déjà, j'ai souvent croisé le second sur la blogo et j'avais envie de découvrir cette auteur et enfin pour le dernier on s'en doute la Jane Austen addict est curieuse de découvrir ce titre!
La carte et les marque-pages: les fameuses boîtes aux lettres, des bateaux aux voiles rouges et un marque-page souvenir from UK!
Les gourmandises : un creamy egg!!! et là je dis Oh My God! j'en avais pas mangé depuis mon année d'assistannat dans le Lincolnshire! J'aime beaucoup, bon le tôt de glycémie explose à 100 % avec ça, mais c'est bon la glycémie non? :p
des biscuits au chocolat enrobés de chocolat (devrais-je écrire un bouquin genre confessions of a choco addict?, ba j'suis sûre que ça doit déjà exister ^^) et des Munchies que je n'ai pas encore goûté.
et enfin les surprises: et là Enna m'a vraiment vraiment gâtée! un Slat avec d'un côté les cabines téléphoniques, de l'autre un bus, déjà adopté pour transporter mes manuels scolaires (oui tout ne rentre pas dans mon cartable) comme ça je peux frimer au collège devant les p'tits 6e (ceux-là même qui m'ont cru quand je leur ai dis qu'il fallait qu'ils se dépêchent de sortir de la classe à la récréation sinon j'allais être en retard au mariage, niark niark, et même qu'ils m'ont cru, bon ok pendant 5 minutes), deux serre-livres pour ma PAL en VO, un porte clé qui a servi à financer le voyage des élèves d'Enna, qui rejoint mon trousseau de passe-partout du collège, un petit carnet pour ma Wish List et enfin la panoplie de la parfaite prof d'anglais avec un crayon à papier,une gomme et un taille crayon à l'effigie du Union Jack!
Je dis plein de merci à Enna (que j'ai l'impression de ne pas remercier assez!!!) pour ce colis so British et so Red! Et un grand merci aussi à Val pour l'organisation.
"Antoine a presque dix-neuf ans. Fragile, rêveur, indocile, il sèche le lycée, erre dans le centre commercial de son quartier, et ne fait rien de sa vie. Il cherche l'amour - et les coups. Camille veille sur son grand frère autant qu'elle le peut, et calme ses angoisses en se réfugiant dans la prière. Quand à Marie, leur mère, elle fait ce qu'elle peut. Mais c'est elle, qui, un beau matin, déclenche l'explosion et les conduit à l'ouest. Pas le point cardinal, non, mais cet état second où rien n'a plus vraiment d'importance ..."
Le récit alterne entre le passé et le présent de chacun des personnages, ce qui par petites touches nous explique leur personnalité ou plutôt le comment ils en sont arrivés là. Le fils, la mère et la fille, pas de père à l'horizon, semblent tous les trois un peu perdus, chacun à leur manière mais surtout très seuls. Antoine, rejeté par celle qu'il aime, Camille, transparente pour ses camarades de lycée etMarie qui avance à vue dans sa vie.
Ce roman, très court, est encore une fois très sombre. Il nous parle de la vie de tous les jours, comme dans les précédents titres que j'ai lu, et de gens normaux qui n'arrivent pas à avancer, qui ne savent pas à quoi se raccrocher. Il n'y a pas véritablement de fin à ce récit. Que deviennent les personnages? Comment peut-on un beau jour décider de partir en abandonnant tout derrière soi, sa vie mais surtout ses propres enfants? Comment peut-on les livrer à eux-mêmes comme ça, sans un mot? Je me suis surtout demandé ce qu'allait devenir la pauvre Camille ...
J'ai aimé retrouver la plume d'Olivier Adam mais j'aurais préféré que ce livre soit "clôturé", là il m'a manqué un petit quelque chose. Pas forcément un happy end mais quelque chose de plus concret.
Bon ça va j'ai encore de quoi faire il me reste trois titres dans ma PAL et encore plus dans ma wish list donc bon...
"Dix-neuf ans. Étudiant. Pas d'argent. Pour pouvoir remplir son frigo et s'amuser un peu, il n'y a guère de solutions. Travailler dans un fast-food. Surveiller les activités périscolaires. Ou opter pour le baby-sitting. C'est ce que choisit Alex, finalement. Mais lorsqu'il dépose son annonce à la boulangerie du coin, il est loin d'imaginer la série de personnages qu'il va rencontrer, et à quel point cet emploi va modifier sa perception du monde. Il ne peut surtout pas se douter combien sa présence va influer sur la vie de ses nouveaux employeurs. Parce que, au fond, ce que l'on confie à un baby-sitter, pour quelques heures, c'est ce que l'on a de plus précieux - ses enfants, sa maison, le coeur même de son existence.
Un roman sur les liens que l'on tisse et sur ceux que l'on tranche - et sur cette humanité qui tente, bon an mal an, de tenir et d'avancer, en rêvant de courir et de dévaler les pentes."
Le baby-sitter nous permet de faire une incursion dans la vie des gens que l’on croise tous les jours sans forcément leur prêter attention, de nos voisins de palier ou de la boulangère du quartier, ce livre parle des « vrais gens » j’ai envie de dire.
Les personnages de Jean-Philippe Blondel sont soignés, je n’ai à aucun moment eu l’impression d’avoir affaire à des clichés, la femme divorcée, l’étudiant fauché, le père débordé. Non, chacun a sa propre personnalité, intervient à sa façon dans l’histoire. Alex va changer quelque chose dans la vie de tous ses employés et chacun de ses employés va lui apporter quelque chose également.
Ce roman nous parle des liens étroits qui se tissent entre les gens, de l’amitié qui naît là où on ne s’y attendrait pas, et surtout de l’avenir, des différents chemins que l’on prend et de leurs conséquences, des regrets ou remords causés par les choix que nous faisons. Vous ne vous êtes jamais demandé vous « qu’est ce que je serais devenu(e) si j’avais pris telle ou telle direction étant jeune ? »
Au final Alex nous montre qu’il faut savoir prendre ce que l’on nous donne, sans toujours essayer de comprendre pourquoi.
Quelques extraits :
« Alex voit scintiller devant lui, dans cette rue ensoleillée, toutes les vies possibles qui s’offrent encore à lui et auxquelles, année après année, il faudra qu’il renonce- souvent sans y penser, souvent avec soulagement, parfois avec regret. Il pense à Mélanie, à Marc, à Irina. A tous ces vieux qui l’entourent et qui referment les portes des existences qu’ils auraient pu mener. A ce moment-là, Alex veut rester jeune. Rester jeune à tout prix. »
« Ce qui m’attire ce sont les films qui racontent els vies que j’aurais pu mener si j’avais pris une voie différente. »
« Et maintenant, ce sont eux qui proposent. Mes employeurs. Mes aînés. Des gens avec lesquels je ne suis pas sûr qu’on puisse parler d’amitié. Est-ce qu’on peut vraiment être amis avec vingt ans de différence ? Est-ce que l’expérience accumulée et le temps qui creuse et amplifie tout ne sont pas un obstacle rédhibitoire ? D’ailleurs, est-ce que c’est si important que ça de mettre un nom sur les sentiments, l’amitié, l’amour, tout se mélange tout le temps non ? »
"Mathilde Cazenave morte, sa belle-mère jubile : elle va pouvoir reconquérir totalement son fils bien-aimé. Félicité a tort de se réjouir trop vite, car, sur le visage apaisé de la jeune morte, Fernand entrevoit ce qu’aurait pu être le bonheur avec Mathilde. Qui l’a empêché de s’entendre avec elle, sinon sa mère ? Vieil enfant égoïste et gâté, il se retourne alors contre cette « genitrix » coupable de l’avoir trop choyé. Défaite temporaire dont François Mauriac analyse les phases avec une lucidité sans complaisance dans ce roman âpre et poignant, une de ses œuvres les plus célèbres."
Cette histoire ne me restera pas bien longtemps, je l'ai appréciée et j'ai bien sûr apprécié la plume de Mauriac mais ça ne m'a pas marquée plus que ça. J'ai eu de la pitié pour Mathilde qui se meurt seule dans sa chambre, et de la pitié pour cet homme qui a cinquante passés vit encore chez sa mère. Pas de pitié pour la mère par contre qui infantilise son fils parce qu'elle ne vit qu'au travers de lui, parce que pour elle enfant rime avec possession. Décidément mes lectures en ce moment ne donnent pas du tout envie de fonder une famille, entre la mère qui se sacrifie de Katarina Mazetti et la mère autoritaire de Mauriac, quels tableaux de la maternité. D'ailleurs pour Félicité, Mathilde est inapte à aimer son fils puisqu'elle est incapable de lui donner un fils. Elle la tient responsable de sa fausse-couche et son incapacité à devenir mère montre une infériorité flagrante pour sa belle-mère. D'ailleurs si on y regarde de plus près, Mauriac ne fait pas non plus la part belle au mariage. Certes à l'époque les mariages arrangés étaient de mise mais la Mathilde elle voulait se marier uniquement pour ne plus dépendre de ses bienfaiteurs.
Avec tout ça je devrais finalement être heureuse d'être célibataire (oui parce que j'ai bien peur que mon prochain billet ne vienne pas redorer le blason du couple, décidément!)
« Elle c’est Désirée, la bibliothécaire, et lui c’est Benny, le paysan. Elle dévore avec autant d’ardeur livres et produits bio, lui élève des vaches et n’imagine pas qu’on puisse lire « de son plein gré ». Pourtant, ils se sont promis trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si cela ne donne rien, c’est terminé pur toujours. Et si ça marche… »
Ce deuxième tome est un peu décevant par la tournure que prennent les choses mais l’écriture est toujours aussi fluide et agréable et j’aime beaucoup l’humour de Katarina Mazetti c’était donc tout de même un moment agréable même si ça m’a parfois mise hors de moi !
J’vais sûrement paraître un peu égoïste mais dans ce deuxième volet, Désirée est l’archétype de la femme que je n’aimerais pas devenir. Celle qui sacrifie sa vie pour l’autre, pour l’autre ou même simplement pour avoir un enfant. Le mec de la tombe d’à côté posait la question des concessions à faire ou non dans un couple mais là il est question de beaucoup plus que ça. Il est selon moi, carrément question d’un abandon de soi, de ce qui fait la personnalité au départ de Désirée qu’elle renie totalement.
Benny quant à lui est l’archétype de l’homme que je ne voudrais pas épouser (un peu à l’image de mon père d’ailleurs). L’homme des cavernes par excellence. Celui qui ne se remet jamais en question, à qui tout est dû et qui n’est jamais reconnaissant des efforts et des sacrifices des autres. Parce qu’honnêtement, lui quels sacrifices il fait dans l’histoire ? AUCUN !! Il m’a énervée plus d’une fois, voire même horrifiée, son étroitesse d’esprit, sa vision de la femme, j’avais envie de lui botter les fesses !
C’est en relisant mes notes que je me rends compte qu’au final la couverture du livre prend tout son sens ! Si c’est ça construire une famille moi je dis non merci ! (et même pas merci d’ailleurs !)
Deux extraits du début du livre, quand Benny et Désirée ne sont pas encore à nouveau officiellement un couple, et qui m’ont fait penser à une situation vécue :
« J’aurais dû comprendre ce que je risquais. Subitement j’avais réactualisé un passé douloureux, j’en avais fait un présent.[…] Comment allais-je pouvoir le restituer après l’avoir utilisé juste un tout petit peu et le rendre à la femme qui avait davantage de droit sur lui, puisqu’elle lui donnait exactement ce qu’il voulait. »
« C’était comme si nous nous appliquions à nous duper nous-mêmes, à grappiller trois nuits de rab avant de ficher la paix à notre histoire embrouillée et impossible. Jamais je n’ai autant joui du sexe, jamais je ne me suis sentie aussi près de quelqu’un - mais c’était peut-être parce que j’avais conscience qu’il n’y aurait pas de suite ? Que c’était un adieu infiniment triste, un adieu que notre relation aurait mérité de ne jamais connaître. »
Quatrième de couverture: "Myriam
est un peu perdue, un peu fantaisiste et un peu rêveuse. Un beau jour,
elle
décide d'ouvrir son restaurant. A sa propre surprise, "Chez moi"
devient vite le rendez-vous incontournable des habitants du quartier, le
havre chaleureux où tout le monde se retrouve. Dans sa
cantine, Myriam ouvre l'appétit et délie les esprits, avec
l'instinct, la grâce et la sensualité des artistes aux fourneaux..."
Beaucoup de tendresse se dégage de l'histoire et de l'écriture d'Agnès Desarthe. De la tendresse mais aussi beaucoup de pudeur et de non-dits. Ces non-dits sous-jacents sont bien illustrés par le sujet de philosophie qu'ont à étudier deux lycéennes habituées de "Chez moi" le restaurant de Myriam : "Toute vérité est-elle bonne à dire?" classique certes mais repris l'air de rien au fil de l'histoire.
Myriam est une femme douce mais avec une très grande force de caractère, un peu comme on imagine sa propre mère. Elle nous met souvent l'eau à la bouche avec ses recettes mais au final ce n'est pas ce qui est central dans l'histoire. Les individualités de chacun des personnages sont soulignées sans qu'aucune ne soit plus mise en avant qu'une autre. Ce qui importe chez eux, c'est leur bonté naturelle, leur générosité. Agnès Desarthe nous met un peu de baume au coeur grâce à cette dose d'optimiste, cette foi en les autres, et la confiance qu'il faudrait accorder à chacun.
J'ai été émue par cette lecture, je ne peux donc que vous la conseiller!
"Non, les élèves ne sont pas tous des angelots facétieux assoiffés de
connaissance. Non, les parents ne sont pas tous des éducateurs
perfectionnistes désireux de transmettre des valeurs fondamentales à
leurs rejetons. Non, les profs ne s'habillent pas forcément à la CAMIF !
Princesse Soso, qui rêvait d'être trapéziste ou éleveur de bisounours,
est finalement devenue professeur d'anglais. Catapultée dans un collège
de campagne, elle se retrouve quand même en plein cirque, aux premières
loges pour étudier le jeune, cet être mystérieux et fascinant, et tout
son entourage... Chaque année, ça recommence ! Un an à jongler entre
ceux qui aiment s'entretuer à coups de compas, ceux pour qui l'école est
une annexe de Meetic et les Choupi-trop-mignons. Un an de rires, de
larmes et d'incompréhension mutuelle, auxquels participent les parents
et le personnel de l'Éducation nationale. Un an où tout le monde dira
encore que les profs sont des
feignasses-tortionnaires-payés-à-rien-foutretoujours-en-vacances-ces-lopettes
! Une année scolaire d'émotions, de critiques du système et de coups de
colère, décrits dans ces pages avec un humour corrosif. Le collège est
une jungle. Voici un accès backstage pour découvrir l'envers du décor."
En bonne prof d'anglais que je suis (oui oui) je me devais de lire le livre de Princesse Soso dont je suis les aventures bloguesques depuis un certain temps déjà. Si je suis loin d'avoir l'humour corrosif de Pincesse Soso, je me suis reconnue dans nombreuses des situations décrites (enfin j'ai plutôt reconnu mes élèves et leurs chers parents!). C'est grinçant, c'est cynique mais tellement vrai! Princesse Soso en somme ça pourrait être chaque jeune prof débutante et son livre devrait être remboursé par MGEN voire étudié à l'ifum (ha non mince ça n'existe plus!) Difficile d'en parler avec un oeil extérieur quand on vit les mêmes situations, je n'ai pas de passage en particulier à citer et je suis plutôt d'accord avec les critiques et idéaux dont il est question dans le livre. Alors non le trait n'est pas forcé, mais bien évidemment il existe différents profils d'élèves dont Princesse Soso ne parle pas forcément mais le tableau d'un enseignant en milieu rural est plutôt bien brossé.
" -J'ai pas couché avec Walid, je l'ai juste embrassé... Une fois, une
seule fois ! C'est ça, la vérité ! Plus je criais, plus elle souriait.
-Mais on s'en fout de la vérité, ça compte pas la vérité... Tu comprends
pas ça ? Je l'ai regardée un long moment et puis j'ai murmuré : -Non,
je comprends pas... Je n'avais plus envie de crier, même plus envie de
pleurer, je me sentais juste d'une tristesse à mourir. " Un roman
bouleversant. Un auteur à découvrir. Un concentré d'émotion à savourer
d'une traite."
C'est un livre destiné aux adolescents, l'écriture est fluide, l'auteur va droit au but mais l'histoire est très touchante. J'ai souvent été émue au point d'en avoir les yeux mouillés pendant ma lecture.
On pense que le livre va être basé sur la rumeur, sur des "on dit" destructeurs, c'est le point de départ de l'histoire mais c'est seulement l'arbre qui cache la forêt. Cette histoire est en fait l'histoire d'une famille rongée par la lâcheté des uns et la fierté des autres, sur le non-dit, sur les tabous qui peuvent creuser d'énormes fossés entre les membres d'une même famille.
L'auteur nous plonge dans le mal être d'une adolescente qui essaie de se trouver une famille parmi ses amis de la cité, elle nous fait part d'idées reçues parfois vérifiées, parfois non mais c'est avant tout une histoire d'amitié sincère.
Merci à Hérisson pour cette découverte, son avis ici et d'autres chez Clarabel , chez Karine, et chez Cathululu,
Quatrième de couverture: "Dans un Pérou où se côtoient misère et terrorisme, un journaliste devenu
écrivain enquête sur Mayta, un de ses anciens condisciples. Il cherche à
savoir ce qu'est devenu l'adolescent exalté, illuminé, l'intellectuel
trotskiste arrêté et jeté en prison. Il cherche aussi à comprendre la
plongée de son pays dans le chaos. Mais lorsqu'il retrouve Mayta, au
terme de nombreuses rencontres, l'homme ne correspond en rien avec
l'image patiemment reconstruite... Leçon d'humilité ? Sagesse de
l'écrivain qui connaît la défiance vis-à-vis des médias ? Distorsion
habituelle entre vérité et fiction ? Tel est le débat de cette enquête
littéraire et politique menée de main de maître dans le dédale
romanesque d'un Pérou halluciné."
Ce fût une lecture difficile, voire pénible, notamment à cause de la narration. Qui parle véritablement? Le narrateur? Mayta? L'auteur lui-même? C'est parfois évident, parfois totalement confus et c'est ainsi tout le long du livre. L'auteur fait le récit d'un évènement qui s'est passé au Pérou, il se veut précis, donne des détails et témoignages pour corroborer les faits et au final on apprend les noms, dates, voire même les faits ont été changé pour ne pas être reconnus. A quoi bon donc allier précision et style journalistique pour finalement démentir tout ce qui est dit. J'avoue être totalement passée à côté! Je m'attendais à avoir un aperçu sur le socialisme, les guerillas et leur organisation au Pérou et finalement je n'ai suivi que l'obsession du narrateur, de l'auteur? pour ce fameux Mayta (mais qui est-ce au final?) qui lui s'avère ne pas se souvenir (ou ne pas vouloir se souvenir) de l'évènement sur lequel le narrateur cherche des informations? Tiré par les cheveux non? Je n'y ai donc pas trouvé grand intérêt et si quelqu'un pouvait m'expliquer au final de quoi il est question dans ce livre c'est avec grand plaisir que je l'écouterai parce que ça m'a laissée assez perplexe! Je n'ai pas abandonné par principe mais j'ai bien failli à plusieurs reprises!
"Simon, Garance et Lola, trois frères et soeurs devenus grands (vieux
?), s'enfuient d'un mariage de famille qui s'annonce particulièrement
éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide
saisonnier d'un château pendu au fin fond de la campagne tourangelle.
Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et
mondanités, ils vont s'offrir une dernière vraie belle journée d'enfance
volée à leur vie d'adultes. Légère, tendre, drôle, L'Echappée belle,
cinquième livre d'Anna Gavalda aux éditions Le Dilettante, est un
hommage aux fratries heureuses, aux belles-soeurs pénibles, à Dario
Moreno, aux petits vins de Loire et à la boulangerie Pidoune."
L'écriture d'Anna Gavalda est toujours pour moi une sorte de poésie, pas de rimes mais c'est aussi beau et émouvant. Elle écrit simplement la vie et les petits riens qui la compose. Elle écrit l'amour, la difficulté d'aimer, la difficulté de prendre des décisions et de les assumer. L'échappée Belle (tout comme La consolante à mon avis) sont des livres qui se lisent plus avec le coeur qu'avec la tête. (oui j'ai fais dans l'envolée lyrique, mais ça m'a tellement émue, paru vrai, tellement en phase avec la vraie vie). Il y a des romans qui sont beaux parce que l'histoire est belle, bien écrite, le style est recherché etc. Celui-ci est beau parce qu'il est authentique. On pourrait piocher dans n'importe quelle tranche de vie et trouver quelque chose d'un peu semblable... En bref vous l'aurez compris, j'ai eu un gros coup de coeur pour ce livre et ses personnages!
Un extrait résume bien mon sentiment:
"Nous
avons parlé des mêmes choses qu'à dix ans, qu'à quinze ou qu'à vingt
ans, c'est-à-dire des livres que nous avions lus, des films que nous
avions vus, des musiques que nous avions entendues et des sites que nous
avions découverts. De Gallica, de tous ces nouveaux trésors en ligne,
des musiciens qui nous épataient, de ces billets de train, de concert ou
d'excuse que nous rêvions de nous offrir, des expos que nous allions
forcément rater, de nos amis, des amis de nos amis et des histoires
d'amour que nous avions - ou pas - vécues. Souvent pas d'ailleurs, et
c'est là que nous étions les meilleurs. Pour les raconter, j'entends.
Allongés dans l'herbe, assaillis, bécotés par toutes sortes de petites
bestioles, nous nous moquions de nous-mêmes en attrapant des fous rires
et des coups de soleil. Et puis nous avons parlé de nos parents. Comme toujours. De maman et de Pop. De leur nouvelle vie. De leurs amours à eux et de note avenir à nous.Bref, de ces quelques bricoles et de ces quelques gens qui remplissaient nos vies.Ce n'était pas grand-chose ni grand monde et pourtant... c'était infini."
Hm qui a dit qui ne faisait pas de challenge en 2011 à part le challenge abc histoire de se donner une ligne de conduite? Certainement pas moi voyons ... Mauvaise foi inside!
Je me suis donc inscrite à nouveau pour le Challenge 100 ans de littérature américaine de The Buried Talent, il s'agit cette année de lire des oeuvres écrites entre 1910 et 1911, j'ai plusieurs titres dans ma PAL mais comme je suis une petite joueuse raisonnable je ne m'inscris que pour le Tiny Challenge (3livres)
Je me suis également inscrite au Défi des 1000 de Fattorius pour lequel il faut lire au moins un livre de 1000 pages en 2011. Ca tombe bien parce que j'ai dans ma PAL une ancienne édition de Vingt ans après d'Alexandre Dumas qui fait 1024 pages!
Quatrième de couverture: "Le vagabond solitaire, c'est " un recueil de morceaux... qui ont été
rassemblés ici parce qu'ils ont un thème commun : le voyage ". Ces
pérégrinations recouvrent les Etats-Unis du nord au sud et d'est en
ouest, le Mexique et une partie de l'Europe dont la France, que Jack
Kerouac considère comme sa seconde patrie. Tour à tour cheminot en
Californie, aide-cuisinier sur un cargo, flâneur avec les beatniks de
New York, Jack Kerouac part à l'aventure et déclare qu' " il n'est rien
de plus noble que de s'accommoder des quelques désagréments que nous
apportent les serpents et la poussière pour jouir d'une liberté absolue
".
De même que pour Pensée
magique, Le vagabond solitaire n’a pas été une grande surprise. J’ai
même été un peu déçue par rapport à Sur la route. On retrouve bien la
plume de Kerouac sur son thème de
prédilection qu’est le voyage mais justement j’ai eu un peu de mal à embarquer
avec lui. Ses réflexions sont parfois tellement alambiquées qu’il est difficile
d’en suivre le fil. C’est pourtant propre à la littérature de l’époque,
l’écriture de l’instant, dans la lignée d’Allen Ginsbergmais ça ne m’a pas emballée plus que ça cette
fois-ci. Peut-être mes goûts ont-ils changé. Pourtant on y trouve les thèmes
des années beatniks que j’apprécie, le voyage, l’errance, aller toujours plus
loin, le recul de la frontière, partir de rien…
J’ai, par contre, aimé
connaître l’origine de son nom. Qui aurait cru qu’il avait des origines
bretonnes ? Pas moi en tout cas !
J’ai beaucoup apprécié la
lecture de ses pérégrinations en Europe surtout lorsqu’il décrit les différents
tableaux qu’il observe dans les musées français et londoniens.Le livre est parsemé de références littéraires
et c’est un peu à double tranchant. Elles sont parfois très intéressantes mais
d’autres fois elles tombent comme un cheveu sur la soupe et on a l’impression
qu’il veut nous étaler sa connaissance…
Ce fut donc pour moi une
lecture assez mitigée, j’ai véritablement apprécié un quart du livre et le
reste m’a ennuyée.
Quatrième
de couverture : 1954.
Pénélope et Charlotte, deux jeunes anglaises issues d'un milieu d'aristocrates
désargentés, sont folles du chanteur Johnnie Ray, qui fait fureur sur la scène
musicale des deux côtés de l'Atlantique. Harry, le cousin de Charlotte, essaie
de reconquérir une extravagante actrice américaine qui s'est fiancée avec un
autre. Pénélope est subjuguée par l'irrésistible Rocky Dakota, agent de cinéma
hollywoodien de vingt-cinq ans son aîné. Mais Rocky va-t-il s'intéresser à elle
ou à sa mère, une veuve éblouissante qui ne s'est jamais remise de la mort de
son mari adoré, tué à la guerre ? Un magnifique manoir qui menace de tomber en
ruines sert de toile de fond à ce marivaudage à l'anglaise dans lequel Eva Rice
réinvente les jeux de l'amour et du hasard à l'époque de la naissance du rock'n
roll. Ce roman plein d'esprit et d'intelligence nous fait connaître une galerie
de personnages plus attachants les uns que les autres, dans une Angleterre
d'après-guerre où la modernité vient heurter les traditions les mieux enracinées.
C’est avec plus de deux mois
de retard que j’écris mon billet sur l’Amour comme par hasard donc je
vais essayer de fouiller dans mes souvenirs. Ne croyez pas que cette lecture
m’a déplu bien au contraire, j’étais en pleine préparation d’inspection !
J’ai d’abord eu un peu de
mal à entrer dans l’histoire, je trouvais ça assez improbable qu’une inconnue
invite la narratrice chez elle pour prendre le thé… et puis finalement je me
suis attachée à Pénélope et Charlotte, Harry et sa mère.
J’ai été charmée par la
plongée dans l’Angleterre des années soixante et les liens d’amitié qui se
tissent entre ces deux jeunes filles autour de leur amour pour le rock’n’roll
et leur idole Johnnie Ray. J’ai aussi beaucoup apprécié les deux personnages
masculins tout à fait opposés.Le frère
de Pénélope tout à fait en phase avec son époque, à la recherche de sensations,
toujours à la pointe des nouveautés concernant le rock et qui voue une passion
au cinéma, un peu l’image que je me fais des jeunes desAmerican sixties et à l’opposé, Harry, le
cousin de Charlotte, un peu plus classique, un sombre dandy britannique, tel
qu’on pourrait s’imaginer Oscar Wilde.
Cette opposition dans les
personnages se retrouve tout au long de l’histoire. Ce livre nous donne à voir
l’opposition (qui est toujours un peu vraie d’ailleurs je trouve) entre deux
époques, deux modes de pensée en Grande-Bretagne : un élan vers la
modernité vs. Une société un peu plus traditionnelle et vieillotte mais non
moins charmante. La mère de Pénélope est représentative de cette vieille
Angleterre traditionnelle, attachée à leur demeure autrefois somptueuse mais
qui tombe maintenant en ruines parce que trop coûteuse à entretenir. Elle est
aussi la figure de l’amour inconditionnel que l’on peut vouerà quelqu’un.
En bref j’ai passé un
excellent moment, et j’ai refermé ce livre un peu enchantée comme si j’avais lu
un conte de fée (même si ça n’a rien à voir). Sur la quatrième de couverture,
il y a une citation d’une journaliste d’Elle qui dit que ce livre est à
« mi-chemin entre Jane Austen et Sex
and the City » mais je ne suis pas vraiment d’accord, c’est très loin
des considérations de Carrie Bradshaw et ses amies !
C’est ma 3e lecture pour le Challeng’O’swap puisque j’avais reçu ce
livre lors du swap un air de vacances par Hérisson08.
Présentation de l'éditeur: Toute ressemblance avec des individus cons de sexe masculin ou
féminin, voire autre, ayant existé – ou existant – et sévissant dans des
entreprises, des collectivités, des industries, des administrations –
que celles-ci soient publiques ou parapubliques -, de l’autre côté du
palier, à vélo, en voiture, sur les trottoirs ou sous votre toit n’est
ni pure coïncidence, ni fortuite, ni accidentelle. Ils sont partout.
Impossible d’y échapper, ils nous observent et semblent prendre du
plaisir à nous emmerder au quotidien.
Oui, il était temps de vous donner LA solution pour lutter contre ce
fléau ! Grâce au Kit de survie dans un monde de cons, vous aurez tous
les éléments en main pour enfin vous défendre : 2 guides pour les
démasquer et une poupée vaudou pour les contrer !
Je remercie Blog-O-book et les éditions j'ai lu pour ce petit coffret qui avait piqué ma curiosité dans mon hypermarché!
Je trouvais le packaging drôle et très attrayant, notamment grâce à la poupée vaudou (oui oui la sadique en moins veut s'y essayer sur les élèves les plus récalcitrants (ceux qui me traitent de pétasse par exemple) mais j'ai été un peu déçue, d'abord parce qu'au final la poupée est là mais à part les aiguilles rien ne l'accompagne, pas de manuels ni rien qui soit en lien avec elle. Les deux petits livres sont totalement indépendants, alors certes je ne m'attendais pas à lire "Le vaudou de A à Z mais quand même!)
Cette poupée était donc accompagnée de deux livres assez courts (heureusement!) : Travailler avec des cons de Tonvoisin de Bureau et Vivre avec des cons de Tonvoisin de Palier. Que ce soit pour l'un ou pour l'autre l'humour grinçant est bien sympathique les vingts premières pages mais ensuite j'ai trouvé ça vraiment lassant, comme si en fait je lisais un auteur qui aimait beaucoup s'écouter ... Et ça ça me rebute pas mal. Du coup autant j'ai commencé ma lecture avec beaucoup d'enthousiasme, autant je me suis forcée pour terminer les deux volumes. On sent bien que l'auteur est quelqu'un d'érudit avec un humour assez décalé qui d'habitude me plait beaucoup mais là c'était too much pour moi.
La seule chose que je retiendrai c'est qu'au final, "On est toujours le con de quelqu'un d'autre".
A mon sens, ça n'est au final qu'un coup de marketing bien tombé à l'approche des fêtes de Noël.
Je m'excuse auprès de Bob pour ce délai de quelques jours, cette fin fin d'année passe à une vitesse folle, mea culpa!!
Pour une fois dans ma folie des challenges je n'ai pas été si déraisonnable que ça! Pourquoi? Et bien c'est parce que j'ai acheté un livre écrit par un Indien (d'Inde) que je m'inscris à ce challenge organisé par Hilde et Soukee. Pour ce challenge il s'agit donc de lire au moins un livre de littérature indienne ou encore de réaliser une recette ou d'écrire un billet sur un film indien. L'idée est de pouvoir échanger entre blogueurs sur la civilisation indienne qui au final est assez peu présente dans la blogosphère littéraire! J'ai donc choisi de lireL'équilibre du monde de Rohinton Mitrydont la couverture me faisait de l'oeil depuis des mois!
C'est avec plaisir que je me joins à Liyah et Evertkhorus pour vous faire partager chaque dimanche une photo de mon petit répertoire!
Pour débuter donc, la plage de Guidel plage en Bretagne qui est celle de ma bannière, et surtout parce que j'ai envie d'évasion en ce moment, de bruit des vagues, de grands espaces, d'air marin, de vent dans les cheveux...
JOUR
8 :
Je vous épargne cette fois la narration de ma journée d’observation ^^ . J’ai
passé la journée dans deux classes types SEGPA, c’était vraiment intéressante
et l’enseignante était vraiment sympa !
Le soir on est allé voir un match d’improvisation, j’avais
un peu peur de trouver ça ennuyeux, j’aime pas trop ça les spectacles humoristiques
mais finalement l’ambiance était très bonne ! Deux équipes s’affrontent
sur scène sur différents thèmes choisis par un arbitre qui leur impose
certaines contraintes, temps, ton, emploi de mots particuliers etc. On a fini
la soirée en boîte… et God j’aime déjà pas les boîtes en France mais là c’était
le pompon ! Couchées à 3h30 levées à 6h le lendemain on était fraîches ^^
JOUR
9 : On se levait tôt car nous avions à peu près une heure,
une heure et demie de route pour rejoindre une réserve indienne. Je ne savais
pas que les Indiens vivaient dans des réserves au Québec aussi. D’ailleurs j’ai
parfois eu l’impression que l’intégration des indiens à la société québécoise
était pour certains un sujet relativement tabou.
Nous avons donc visité le village et on nous accueilli
dans l’école où on a suivi un cours d’algonquin (je sais donc maintenant le
lire, mais pas le comprendre of course), j’ai trouvé ça super intéressant, on a
vu l’alphabet, les nombres et la conjugaison. On a goûté au pain artisanal
fabriqué à l’école, j’ai trouvé que ça ressemblait aux pains plats marocains.
Nous sommes ensuite allées au musée de la réserve où un
guide super gentil nous a raconté l’histoire des algonquins au Québec, leurs
traditions, leurs lieux de rendez-vous, le mode de vie des indiens et qui a
vaguement abordé leur place dans la société d’aujourd’hui.
J’ai vraiment apprécié cette matinée et l’après-midi nous
réservait d’autres surprises. Nous sommes allés visiter un refuge pour animaux
blessés en pleine forêt : renards, loups, castors, et la star du voyage l’orignal !
Après le refuge on a rejoint l’université d’Amos où on a
visité la section spécialisée dans les plantations de forêt etc. J’avoue avoir
été particulièrement inattentive, souvenez-vous j’avais 3h de sommeil à peine
dans les jambes ^^. Nous avons terminé la soirée à 40 au resto youhou !
JOUR
10 :
Fini les observations, journée au lac Temiscamingue ! Après moultes
aventures à attendre sur le parking du Wall Mart qu’une de nos québécoises
retrouve ses clés, pendant que nous patientions en faisant des blind test de
voitures à voitures (oui oui on a de la suite dans les idées et non non on ne
se fait absolument par remarquer sur les parkings !) c’est un cortège de six
voitures qui prend la route pour le Témis ! outre un chien qui a failli se
jeter sous nos roues enneigées pas de problème à l’aller. Nous débarquons
toutes dans un petit snack pour manger une poutine (imaginez donc 20 filles
accompagnées d’un seul homme … le harem était de sortie (équipé en Décathlon
pour les Frenchies) J’ai donc retenté l’aventure poutine et c’était bien
meilleur qu’à Montréal, mais God je ne comprends toujours pas l’engouement
général pour ce plat !
Nous avons ensuite toutes débarquées chez la cousine d’une
des corres qui habite au bord du lac pour faire de la pêche sur glace (nous n’avons
rien pêché si ce n’est une cannette et encore je soupçonne quelqu’un de l’y
avoir mis ^^. Nous avons répété et filmé notre Haka dans la neige (vidéo sur
Facebook pour celles qui y sont), fait des dessins toujours dans la neige, vous
savez quand on se jette par terre et qu’on fait l’ange. Certains sont partis
faire une promenade en raquette dans les bois, d’autres ont préféré s’armer de « Crazy
carpets » et dévaler les pentes enneigées sur els fesses ou sur le ventre.
C’était le fun comme disent nos cousines !! (mes fesses s’en souviennent
encore !)
Cette escapade s’est terminée par une séance tire sur la
neige, je n’ai pas réussi à adhérer au sirop d’érable mais là j’ai adoré !!
(est-ce
que j’ai l’air d’avoir froid ? mais non il ne faisait que – 27 !)
Retour à Rouyn pour se changer avant une folle soirée en
boîte (cette fois j’ai prévu le coup à moi la slush au rhum et la Jelly à la
vodka, me faut au moins ça !)
Retour retardé … oui nous avons croisé sur notre chemin
une voiture complètement défoncée sur le bas côté avec une dame en plein milieu
de la route ! Notre cortège s’arrête donc pour porter secours à cette dame
sauf que personne ne savait où on se trouvait et que les secours sont arrivés
une heure plus tard !! (heureusement que la dame ne se vidait pas de son
sang !), Une des corres avait laissé son contact de voiture et bien sûr au
moment de repartir plus de batteries, à notre tour de nous faire dépanner !!
(oui oui il y’a des jours comme ça …)
Suite et fin du séjour à Rouyn la semaine prochaine ^^
4
ème de couverture:
« Qui n'a jamais rêvé d'être sexy ? Et qui vous a dit qu'être sexy c'est
être une femme objet tout juste bonne à faire fantasmer les hommes ? Non !
Regardez les Monica, Angelina, Scarlett et Penélope : elles sont sexy mais
aussi égéries de grands cinéastes et personne ne s'amuserait à les réduire à
des bombes ! Grâce à ce guide, vous saurez enfin ce qui est sexy ou pas,
comment transformer vos petits défauts en vraies qualités ; vous connaîtrez
tous les trucs pour faire exploser votre sexy attitude sans renoncer à votre
personnalité et apprendrez à rester sexy face à l'Homme même en situation
extrême, même après une longue vie commune. Votre sexy attitude n'aura d'égale
que celle de l'héroïne d'une comédie romantique, pas parfaite pour un sou mais
dont le héros est pourtant definitely accro au bout d'une heure ! Un guide de
pro pour booster votre sexy attitude sans vous renier et pour en finir avec les
clichés du style suis-je obligée de mettre une minijupe en stretch pour le
faire craquer ? »
J’avais reçu ce livre dans le cadre du swap
mille-feuilles organisé par Edelwe qui était d’ailleurs ma swappeuse. Quel
rapport entre la gourmandise et la sexy attitude ? Aucun à priori sauf qu’Edelwe
a réponse à tout : « Parce qu’on peut manger du chocolat en restant
sexy » !
J’ai apprécié cette lecture étalée sur plusieurs mois, un
petit coup de mou : quelques pages et ça repart, un trou entre deux
romans, hop on picore ici et là, envie de se relaxer dans un bain ? Laure
Gontier est d’agréable compagnie là encore. La sexy attitude est écrite à la
manière des magazines féminins. C’est léger, ça ne prend pas la tête, ça donne
le sourire, que demander de plus ?
Bien évidemment, comme quand je lis un magazine de
fifilles, je sais très bien que tout ce qui y est écris n’est pas véridique à
100% que les talons de 10cm c’est sexy certes mais allez-y vous enchaîner les
heures de cours debout à faire le clown perchée sur ces échasses. Et cette
jolie crinière qui se laisse dompter par un super shampoing même avec la
meilleure volonté du monde s’aplatit au bout d’une heure ! C’est un peu de
la publicité mensongère tout ça mais ça me fait quand même rire. La seule chose
qui m’agace en général dans ce genre de bouquins et dans les magazines c’est
que contrairement à ce que ça laisse penser oui il y a une vie civilisée en
dehors de Paris !! J’en ai marre de ce Pariscentrisme … Paris Paris … les
étrangers résument la France à Paris… mais Fuck y’a pas que Paris dans la vie !
(minute je m’énerve contre ce snobisme parisien off)
Le chapitre qui m’a le plus tenu en haleine s’intitule « Comment
vous ne l’avez pas encore trouvé ? » Et bin non je ne l’ai pas encore
trouvé !! alors moi en train de tremper dans la mousse je m’attendais à
avoir THE solution !! sauf que le chapitre se clos par cette morale que
toutes les filles maquées te rabâchent … c’est quand on ne cherche plus qu’on
trouve !!! God !
J’ai bien entendu fait le test pour savoir Quelle sexy
paresseuse je suis et bien figurez vous que je suis une sexy qui s’ignore, j’imagine
que c’est la manière la plus sympa qu’ils ont trouvé pour dire que je n’étais
pas sexy!
Bon quoi qu’il en soi j’ai passé du bon temps et je n’ai
plus maintenant qu’à enchainer sur un autre de la même collection où me
racheter cosmo !
Quatrième de couverture: "A chacun sa génération perdue. Après les "jeunes gens tristes" de Scott
Fitzgerald et les trentenaires survoltés de Jay McInerney, voici Mark,
Sam et Keith, les anti-héros du premier roman de Keith Gessen. Mark
termine une thèse sur les mencheviks et consulte des sites
pornographiques. Sam rêve d'écrire le " grand roman sioniste " mais
perd beaucoup de temps à vérifier sa popularité sur Google. Keith
soutient la candidature d'Al Gore. Tous trois possèdent le charme
propre aux jeunes gens que leurs brillantes études ont condamnés à une
lucidité aussi précoce qu'inutile. Touchants, exaspérants,
irrésistibles, ces trois garçons sont les protagonistes d'une nouvelle
éducation érotique et sentimentale. L'on ne saurait trop remercier
l'auteur d'avoir pris le parti de la légèreté contre celui, si
prévisible, de la gravité. Keith Gessen n'hésite pas à bousculer les
vaches sacrées de l'avant-garde officielle, en lançant au passage
quelques pétards sur les grognards de la gauche intellectuelle
américaine, en toute injustice. Avec ce roman en forme de comédie, il
rejoint d'emblée le peloton de tête d'une jeune littérature
anglo-saxonne à l'esprit mordant."
Voilà déjà presque deux semaines que j’ai terminé ce
roman et je rédige seulement mon billet … Le temps passe toujours à une vitesse
folle quand justement il nous en manque pour faire tout ce qu’on
souhaiterait/devrait faire. Bref fin de la parenthèse !
J’avais lu un billet plutôt élogieux chez Voyelle et
Consonne qui m’avait donné envie de découvrir cet auteur et son premier roman.
Et bien sincèrement j’ai eu beaucoup de mal, à entrer dans l’histoire, à
apprécier les personnages, à les comprendre, à suivre tout simplement parfois.
Nous suivons donc ces trois jeunes hommes, étudiants dans des universités plus
ou moins prestigieux des Etats-Unis. Chacun Nous donne à voir des thèmes qui
ont fait polémique aux Etats-Unis dans les années 90/2000 et même encore
aujourd’hui d’ailleurs : le communisme, la légitimité de l’occupation israélienne,
la candidature d’Al Gore aux élections de 2000. Je me suis clairement ennuyée
pendant les deux premiers tiers du livre. Keith Gessen nous fait part du vide
qui emplit (oui oui bizarre je vous l’accorde) la vie de ces trois étudiants.
Le vide et la solitude que chacun comble à sa manière… Peut-être qu’au final ça
m’a ennuyé parce que c’est parfois ce que je ressens, sans prétention sur ma
lucidité au sujet de l’histoire ou de l’économie mondiale, mais sur ce regard
qu’on peut porter sur sa propre vie, nous les gens qui réfléchissons bien trop
au lieu d’agir !
J’ai par contre mieux aimé le dernier tiers, quand il
finit par se passer quelque chose dans la vie des protagonistes, le périple de
Sam en Israël, la vie New Yorkaise des deux autres.
J’ai déjà oublié une partie des évènements, je me suis
souvent demandé qui était qui et qui connaissait qui (moi mémoire de poisson
rouge ?) C’est donc une déception, je pense que je m’attendais à tout
autre chose et je pense que d’ici quelques semaines à part la trame général du
roman, j’aurais tout oublié ! Je pense aussi qu’au final ce livre n’était
pas approprié à mes envies du moment, et c’est sûrement pour cette raison que
je peine aussi à lire Des hommes de
Laurent Mauvignier !
Je me suis quand même posé une question, qu’est ce qui
fabrique donc ces jeunes gens tristes ? Les études universitaires ?
Le système américain ? Trop réfléchir ?
Quatrième de couverture: "Les années 60, c'est un peu notre dernier âge d'or. Aux yeux des baby-boomers
comme des plus jeunes, elles incarnent le fantasme d'une époque porteuse de
tous les espoirs, durant laquelle les perspectives de progrès paraissaient infinies
et, la croissance économique aidant, l'avenir assuré pour chacun.
Cet ouvrage ressuscite un temps insouciant où l'on vivait sans airbag ni
ceinture, au rythme des chansons des Beatles ou de Françoise Hardy, le Petit
Livre rouge de Mao dans une poche et le dernier numéro de Salut les Copains
dans l'autre. Il retrace la toute-puissance de l'État gaulliste, l'angoisse du conflit
nucléaire, la lutte pour les droits civiques et le combat des femmes, également
emblématiques de la décennie. Et, pour finir sur une note plus légère (les
années 60 n'en ont pas manqué !), il décrit cinquante icônes, lieux, objets, films
ou chansons cultes. Le hit-parade des sixties !"
Un peu difficile de parler d'un livre qui se penche sur l'histoire, ou plutôt la civilisation d'une décennie! J'ai lu déjà deux autres titres de cette collection pour "les Nuls" et j'avoue avoir été franchement déçue par celle-ci! British History for Dummies bien que lourd à ingurgiter était franchement drôle (l'humour anglais peut-être) et même la Bible pour les Nuls avaient des pointes d'humour que je n'ai pas retrouvé dans celui-ci. J'ai trouvé ça bien dommage parce que j'aime beaucoup cette période de l'histoire chez nos voisins outre-Atlantique (a.k.a les ricains) mais que finalement je connaissais peu notre version des sixties. Je pensais en choisissant un livre un peu plus léger qu'un livre d'histoire pur et dur, mais tout de même complet ce serait moins ennuyeux à lire...Et bien je me suis trompée, pour preuve deux semaines à me traîner de chapitres en chapitres! J'ai certes apprécié certains paragraphes, des anecdotes ici où là et j'ai bien évidemment appris plein de choses et je ne remets pas du tout en question l'agencement des chapitres, les recherches faites etc simplement niveau plaisir de lecture je n'y ai pas trouvé mon compte!
Un grand nombre d'aspects sont brossés et pas seulement côté français: L'avènement de la Ve République, la guerre d'Algérie, la construction du mur de Berlin qui matérialise la frontière entre l'orient et l'occident, la guerre froide donc, le communisme, les guérillas en Amérique latine, le concile Vatican II, la course aux étoiles, la guerre du Vietnam, la guerre des six jours en Israël, le Printemps de Prague. Stéphane Benhamou recense les avancées dans la société avec la création des planning familiaux, la légalisation de la contraception, la lutte pur les droits civiques , Mai 68 sans oublier le mouvement des Hippies, le festival de Woodstock et la naissance d'une conscience écologique puis les nouveautés d'un point de vue artistique également, le nouveau roman, la création du livre de poche et des maisons de la culture, la bande-dessinée, le rock, le cinéma mais aussi des thèmes plus ancrés dans le mode de vie des français avec la société des loisirs, de consommation, le boum des supermarchés, de l'automobile et de l'électroménager, le développements des crédits, des téléphones et ordinateurs.
En bref c'est une lecture en demi-teinte, des choses intéressantes mais des chapitres parfois ennuyeux. J'ai encore La culture générale pour les Nuls dans ma PAL, je ne lirai donc que quelques chapitres à la fois mais plus le livre dans son intégralité d'une seule traite!
Herisson08 s'est vue traitée de folle par sa moitié pour avoir eu cette idée ... et bien Mr Herisson, sachez que nous sommes 11 autres folles à s'être embarquées dans ce swap fou :)
L'idée est simple, envoyer chaque mois à la personne qui fête son anniversaire une enveloppe contenant une carte d'anniversaire, un livre et une 3e surprise (gourmandise ou petit objet). A son anniversaire, chaque participante recevra donc onze petits paquets :)
Voici donc le récapitulatif des participantes avec un lien vers leurs blogs:
Je nous souhaite donc une très belle année ensemble qui s'annonce pleine de découvertes et de surprises!
J'en profite également pour remercier notre organisatrice pour son certificat de l'amitié et lui décerne à mon tour pour ses idées brillantes et sa gentillesse ;) ainsi qu'à Joey7lindley avec qui j'échange quelques mails et qui est très sympa et Cynthiapour qu'elle me fasse son gâteau chocolat blanc-speculoos, qui a toujours un mot gentil :)
A l'heure où ce billet sera posté je serai dans l'avion direction Genève, ah les joies de la programmation de billets!
Deux semaines de coupure au bord du lac Léman... j'emmène bien entendu avec moi quelques livres mais pas trop, mes vacances ne seront pas de tout repos. Au programme : jeux en tout genre, dessins, piscine et balades avec ma nièce.
Mon blog lui ne sera pas en vacances, j'ai programmé un ou deux billets qui seront publiés pendant mon absence... Et puis j'y passerai très certainement pour parler de mes lectures. Et puis je viendrai également donner des nouvelles du swap vacances,il sera difficile de patienter pour ouvrir mon colis qui m'attendra bien sagement chez mes parents, mais je compte bien profiter de mes vacances tout de même.
Le livre commence et se termine ainsi : " Dans l'ancien temps, l'on pendait les gens au carrefour des Quatre Chemins. On ne le fait plus. " On pendait les gens aux Quatre Chemins, dans l'ancien temps. Plus maintenant." Cela laissait présager quelques intrigues dans ce roman de Daphné du Maurier.
Cornouailles, XIXè siècle, Philip Ashley est orphelin, il est élevé depuis son enfance par son cousin Ambroise. L'enfance de Philip est paisible bien qu'exclusivement masculine. Ambroise de 20ans son aîné vit seul dans son domaine, entouré de ses domestiques. A l'adolescence, Philip est envoyé à l'école à Harrow puis à Oxford, il revient au domaine d'Ambroise dont il est l'unique héritier.
Avec l'âge la santé d'Ambroise se détériore, il a des rhumatismes et part donc en Italie pour l'hiver. Il y rencontre Rachel, une cousine éloignée des Ashley, veuve du Seignor Sangalletti. Elle lui fait visiter les jardins de Florence et partage l'amour d'Ambroise pour les plantes et les jardins. Rachel va changer la vie des deux cousins. Mystérieuse et captivante...
Pour mon troisème roman de Daphné du Maurier je n'ai pas été déçue. J'ai retrouvé ce style qui m'avait tant plu dans l'Auberge de la Jamaïque et plus encore dans Rebecca.
C’est avec plaisir que je réponds au tag lancé par
Herisson08… il s’agit comme son nom l’indique de faire part de 7 choses qui
marquent notre automne.
1. La première donc, et celle qui prend le plus de
place parce qui apporte un changement dans mon rythme de vie… le retour au célibat…
retour assez chaotique à vrai dire. On ne sort probablement jamais indemne de
ces choses là.
2. La lecture, of course, avec la participation aux
partenariats lancés par blog-O-book et livraddict mais aussi les divers
challenges auxquels je suis inscrite.
3. La blogosphère donc avec les préparations de
swaps, la découverte de nouveaux blogs, bibliomania, et aussi les blogs de
cuisine sur lesquels je salive.
4. Le travail bien sûr, on entame une période
difficile, des élèves de plus en plus chiants parce que fatigués, le début de
mon stage en lycée, mon mémoire et la préparation de mon stage au Québec.
5. L’envie pressante de voyages réveillée par cette
préparation. L’envie de changer d’air. Une journée à Paris, peut-être un retour
à Lille. L’envie de bouger en tout cas.
6. Le retour à une vie sociale soutenue : bar,
restaurants et surtout cinéma, avec le coup de cœur de l’automne pour moi :
500 days of summer !
7. Coup de cœur cinématographique bien sûr mais
également musical, j’écoute la BO en boucle dans ma voiture ainsi que le
dernier album de Muse, The resistance. L’achat d’une place de concert pour le
360° Tour de U2 au stade de France en Septembre 2010.
Ce tag fait un peu le tour de la blogosphère depuis quelque
temps déjà donc je préfère ne pas faire de doublon et inviter les blogueurs
délaissés à se manifester pour le reprendre ^^