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Notes de lecture
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3 juin 2014

Les films de Mai

Ce mois-ci va coller parfaitement pour le challenge US puisque je n'ai vu que des films américains! Et j'ai apprécié les quatre!

la voie de l'ennemi

J'ai donc commencer le mois avec La voie de l'ennemi de Rachid Bouchareb avec Forest Whitaker et Brenda Blethyn: "Garnett, ancien membre d’un gang du Nouveau Mexique vient de passer 18 ans en prison pour meurtre. Avec l’aide d’Emily Smith, agent de probation chargée de sa mise à l’épreuve, il tente de se réinsérer et de reprendre une vie normale. Mais Garnett est vite rattrapé par son passé. Le Sherif Bill Agati veut lui faire payer très cher la mort de son adjoint."

Les + : Les acteurs bien sûr! Quel plaisir de retrouver Brenda Blethyn, je me disais que cette voix me disait quelque chose et bim ça m'est revu, ce 'nest autre que Mrs Bennet! Et puis j'apprécie de plus en plus l'acteur Forest Whitaker! L'histoire en elle-même est sympathique, malgré le fait que Whitaker soit un meurtrier repenti on s'attache à son personnage et j'ai trouvé injuste l'acharnement du shérif!!

Les -: j'ai trouvé quelques incohérences, ou plutôt quelques incompréhensions, c'est tout de même un peu lent comme film.

 

 

last days of summer

Je désespérais de voir Last days of summer qui je crois n'a pas eu le succès escompté, en tout cas en province, oui la Seine et Marne c'est un peu comme la province! Film de Jason Reitman avec Kate Winslet et Josh Brolin: "Lors du dernier week-end de l’été, Frank, un détenu évadé, condamné pour meurtre, oblige Adèle et son fils Henry à le cacher chez eux. 
Très vite, la relation entre le ravisseur et la jeune femme prend une tournure inattendue. Pendant ces quatre jours, ils vont révéler de lourds secrets et réapprendre à aimer.."

Les +: c'est un film très sensuel, la chaleur du sud des Etats-Unis se dégage de chaque cette scène. C'est une belle histoire avec des personnages bian campés par les acteurs. Là encore un meurtirer pour lequel j'ai ressenti beaucoup de sympathie.C'est une très belle histoire d'amour qui traverse les épreuves et les années. Et purée la scène de la tarte aux pèches ça m'a mis l'eau à la bouche et ça m'a collé des frissons!

Les -: là aussi je reprocherai une certaine lenteur, liée à l'histoire en elle-même donc inévitable sans doute!

 

her

J'ai enfin pu voir Her, et même si Monsieur m'avait un peu spoilé la fin ce fût tout de même une très belle découverte. Her de Spike Jonze avec Joaquin Phoenix, Scarlett Johansson, Mara Rooney: "Los Angeles, dans un futur proche. Theodore Twombly, un homme sensible au caractère complexe, est inconsolable suite à une rupture difficile. Il fait alors l'acquisition d'un programme informatique ultramoderne, capable de s'adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de 'Samantha', une voix féminine intelligente, intuitive et étonnamment drôle. Les besoins et les désirs de Samantha grandissent et évoluent, tout comme ceux de Theodore, et peu à peu, ils tombent amoureux…"

Les +: comme l'avait dit Monsieur pour me convaincre de voir ce film "C'est le film le plus poétique que j'ai vu ces dernières années" et bien vous savez quoi? il avait raison!!! Il se dégage beaucoup de poéise de cette histoire, des voix, mais surtout des images. Je dirai que c'est un film très photogénique! L'histoire qui naît entre Theodore et cette voix est très émouvante, et pas différente de ce que l'on peut ressentir quand on tombe amoureux ... Sans vraiment lancer le débat, je dirai que nous ne sommes pas si loin de cette aire où les gens peuvent tomber amoureux sans se voir, alors peut-être que oui un jour une telle histoire sera possible. Joaquin Phoenix crève l'écran sans jamais en faire trop, et Scarlett Johansson qu'on ne voit jamais parvient à nous captiver! C'est un film à voir en BO indéniablement!

Les -: mais bon sang pourquoi mon cinéma ne l'a pas diffusé plus tôt??

the homesman

J'ai terminé le mois avec The Homesman de Tommy Lee Jones avec Tommy Lee Jones et Hilary Swank: "En 1854, trois femmes ayant perdu la raison sont confiées à Mary Bee Cuddy, une pionnière forte et indépendante originaire du Nebraska.
Sur sa route vers l’Iowa, où ces femmes pourront trouver refuge, elle croise le chemin de George Briggs, un rustre vagabond qu’elle sauve d’une mort imminente.  Ils décident de s'associer afin de faire face, ensemble, à la rudesse et aux dangers qui sévissent dans les vastes étendues de la Frontière."

Les +: la plongée dans les débuts de l'installation des américains sur els terres de l'ouest, ça m'a rappelé quelques cours à la fac, les personnages du midwest, ces étendues immenses que traversent les personnages. Tommy Lee Jones et Hilary Swank tenaient leur rôle à merveille, les trois folles ont l'air plus vraies que nature! Les scènes de violence ne m'ont pas choquée.

Les -: une certaine lenteur, des acteurs performents dans leur rôle mais aucune empathie de ma part pour le spersonnages, une fin pour le moins surprenante.

challengeus1

 

 

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8 septembre 2013

Un dimanche à Prague: quelques photos insolites

La flèche nous indique ce qu'il faut regarder, ou comment monter au ciel :p (je sais bien que ça veut dire que ça indique une voie à sens unique, mais avec l'église derrière je trouvais ça fun.

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Une demoiselle distraite a oublié ses lunettes, ou quelqu'un a volontaire déguisé cette pompe à eau

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Un pub dédié à John Lennon et aux Beatles

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Des bébés géants ont envagi le parc du musée Kampa

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Et ça c'est mon p'tit coup de coeur, le chien est vrai, la chèvre fausse, chacun regardant dans la direction opposée, je regrette que le cadrage ne soit plus serré, mais j'avais peur de faire fuir le chien :)

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Les dimanches en photos sont à l'initiative de Liyah et on les retrouve aussi chez : LilibaChoupynetteEloraMelisendeFleur,  AnjelicaMyrtilleSandrineHérissonKatellChoco,Art SouilleursSeriaLecteur,  EstellecalimMargotte...

24 novembre 2013

Un dimanche à Londres, Camden Town

J'achève cette série londonienne avec l'un de mes quartiers préférés à Londres: Camden. J'aime beaucoup l'ambiance de ce quartier, qui mêle touristes et excentriques locaux. C'est un endroit convivial, où le mot cosmopolite prend tout son sens, et en ce mois d'août c'était encore plus animé que d'habitude.

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7 novembre 2013

J K Rowling, Harry Potter and the Half-Blood Prince (tome 6)

Harry Potter and the half blood prince

Présentation de l'éditeur:

"As Voldemort's sinister forces amass and a spirit of gloom and fear sweeps the land, it becomes increasingly clear to Harry that he will soon have to confront his destiny. But will he be able to overcome the challenges ahead of him? The race to locate and destroy the remaining Horcruxes, the hidden pieces of Voldemort's soul, begins. Harry will need all the help he can get."

 

Ce tome 6 est un peu en rupture avec les précédents, il ne débute pas chez les Dursley comme tous les autres tomes mais sur une scène avec le Professeur Snape... Bien sûr on reprend l'histoire à peu près là où on l'avait laissé dans l'Ordre du Phoenix et comme chaque année Harry et ses amis s'apprêtent à retourner à Hogwarts.

L'année scolaire passe à une vitesse fulgurante et J K Rowling a délaissé les cours pour mettre l'accent sur les relations amoureuses des personnages, avec plus ou moins de succès. On sent que les personnages ont grandi, que leurs préoccupations ont quelque peu changées et que cette année annonce la presque fin de leurs aventures. L'intrigue quant à elle est distillée avec parcimonie via les incursions dans les souvenirs de différents personnages et ce n'est que dans le dernier tiers du livre que le suspence monte et que les péripéties surviennent, et pour une fois c'est vraiment Harry Potter qui se bat pratiquement seul pour faire avancer l'histoire. J'ai donc parfois trouvé que de ce point de vue c'était un peu long à se mettre en place.

J'ai néanmoins beaucoup apprécié ce tome, puisque comme je l'avais dit dans les précédents billets sur Harry Potter ce n'est pas tant les histoires fantastiques qui m'intéressent que les relations et liens tissés entre les différents élèves et professeurs. Harry Potter est un peu remonté dans mon estime (son égocentrisme m'avait un peu ennuyée dans le tome précédent, ce n'est pas du tout le cas ici, ouf) Mais ce sont toujours Ron et Hermione mes petits préférés.

La fin est terrible quand même, j'ai un peu de mal à m'en remettre!!!!! Il va rapidement falloir que j'achète le dernier livre!

 

Et avec ce titre à rallonge je signe ma première participation pour le challenge lire sous la contrainte de Philippe avec un titre d'au moins six mots!

lire sous la contrainte

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11 novembre 2013

Un dimanche à Londres: modernité

 Comme vous l'avez probablement remarqué j'aime prendre en photo les buildings modernes, en verre, aux formes variées, ou en contraste avec des bâtiments plus anciens.

Le Gherkin que j'avais déjà mis sur le blog

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En arrière plan le "razor" qui a fait polémique il y a quelques temps parce que les rayons du soleil reflétés dans la façade aurait fait fondre le tableau de bord d'une voiture garé au pied de l'immeuble, je ne sais pas comment s'appelle la bâtiment en premier plan.

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De l'autre côté de la Tamise un assemblage de constructions

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Une des rues proches du Borough Market

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La Shard Tower, plus haut building d'Europe inauguré au moment des JO de Londres.

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15 septembre 2013

Un dimanche à Prague: modernité

Comme vous l'avez peut-être remarqué j'aime aussi beaucoup les nouvelles constructions, Prague n'a donc pas dérogé à la règle ( et je vous ai préparé une petite série sur Londres que j'ai hâte de vous présenter... mais faudra encore patienter quelques semaines...)

 

Entre modernité et tradition avec ce vieil immeuble qui se reflète dans cette façade en verre

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La maison dansante qui a été construite dans le milieu des années 1990 qui représente "Fred" pour la construction de gauche et "Ginger" pour celle de droite (oui oui Fred Astair et Ginger Rogers)

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21 janvier 2013

Geneviève Brisac, Angleterre

Quatrième de couverture

Angleterre"Trois semaines en Angleterre pour apprendre l’anglais, la clé du monde moderne : un programme enthousiasmant pour l’été ! Je ne veux pas y aller. Je déteste le monde moderne. Je cherche les clés du monde ancien. J’y vais quand même, parce qu’on ne me demande pas mon avis. Là-bas m’attend la famille Baker. J’ai peur des lunettes de la mère, des gros seins de la fille, des mains du père, du temps qui ne passe plus. Je suis en exil. Je dessine les Baker dans mon journal. Puis j’y colle des souvenirs : des poils de chat torturé, un haricot blanc cuit. J’écris à ma sœur des lettres qui restent sans réponse. Les autres filles disent de moi : Elle est pas formée. Elle est trop jeune. Elle fait la tronche. C’est une sorcière. Elles gloussent en regardant les garçons. Elles emploient des mots que je ne comprends pas. Que je comprends trop. Je veux les comprendre."

 

J'entame avec ce billet une petite semaine aux couleurs du Union Jack puisque suivra un billet sur le Carnet de voyage à Londres et le dimanche en photo prochain sera consacré à Brick Lane. Pour l'heure parlons de ce court roman destiné à la jeunesse. Geneviève Brisac fait le récit d'une jeune adolescente française paretie en séjour linguistique outre-manche. Elle est accueillie pour deux semaines dans une famille britannique et suit la journée des cours d'anglais avec d'autres petits Frenchies. Quelques visites culturelles sont également inclues dans leur programme...

Outre les clichés sur les britanniques, leur mode de vie et leurs maisons, ce livre est avant tout une histoire d'adolescents. Et comme on le sait les adolescents sont souvent cruels entre eux ... Ceux-ci ne sont donc pas différents, et Adélaïde, notre héroïne qui sort un peu du moule d'ado actuelle dénote dans cette joyeuse troupe et s'en prend donc plein la tronche. Bien sûr il y a des préjugés qui vont sauter, des amitiés qui vont naître mais ce n'est pas assez creusé à mon goût. Que ce soit le côté séjour linguistique que le côté relationnel entre les adolescents.

J'ai trouvé la fin trop abrupte, elle n'apporte pas vraiment de conclusion au roman. J'ai néanmoins apprécié le personnage d'Adélaïde, qui aurait gagné je pense à être plus développé, tout comme l'histoire. Dommage...

29 janvier 2013

Jean-Philippe Blondel,Un minuscule inventaire

Minuscule_inventaireQuatrième de couverture:

"Une paire de boucles d'oreilles, un hamac, un cendrier... le bric-à-brac habituel des vide-greniers.  Pour ceux qui achètent, c'est l'occasion d'une trouvaille ou d'un cadeau.  Pour ceux qui vendent, comme Antoine, c'est parfois un déchirement inattendu. 
 
À 42 ans, alors que sa femme vient de le quitter, il profite d'une brocante pour faire un grand ménage dans sa maison et dans sa vie.  Mais voir disparaître un à un ces objets apparemment anodins, c'est aussi dérouler le fil de son existence, avec ses découvertes, ses joies et ses malheurs.  Pour Antoine, le moment est alors venu de faire enfin la paix avec ses souvenirs et de se donner les moyens d'un nouveau départ..."

 

Alors que les billets sur le dernier roman de Blondel fleurissent ces temps-ci (oui oui on sent une petite pointe de jalousie :p ) je vous livre mon très court avis sur l'un des premiers romans de l'auteur. Et bien sûr je suis conquise ... Il n'y a plus vraiment d'effet de surprise quand vous lisez mes avis sur les romans de Jean-Philippe Blondel, et pourtant la surprise est toujours au rendez-vous lors de mes lectures. Je m'attache aux personnages, ils m'émeuvent et s'animent sous mes yeux. Trêve d'envolée lyrique, chaque objet vendu par le narratuer lors de ce vide-grenier le ramène à un souvenir, l'achat de boucles d'oreilles, la lecture d'un roman, la rencontre avec celle qui est aujourd'hui son ex-femme. Il nous fait part de ses sentiments, et des émotions liés aux objets, et on vit avec lui les tranches de sa vie, celles qui ont fait de lui l'homme d'aujourd'hui.

Le petit plus du roman étant aussi le "devenir" de ces objets, en effet on suit également pour quelques pages les personnes qui font l'acquisition des objets d'Antoine. Certaines histoires se recoupent avec la sienne. Je pense notamment à la couverture jaune ... Des liens se tissent à l'insu des personnages, comme dans Accès direct à la plage.

Pour conclure je dirai que Jean-Philippe Blondel manie avec brio les tranches de vie et fait passer beaucoup d'émotion en peu de mots. Un coup de coeur donc ...

 

Un extrait qui m'a marquée... " Je me suis senti mieux. Voilà. Il me fait me sentir mieux. Et même bien, souvent - je ne sais pas ce que j'ai pu lui apporter en échange. C'est l'un des mystères de mon existence - je sais ce que les autres me donnent mais j'ignore ce que je peux leur offrir."

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16 janvier 2013

Jean-Philippe Blondel, Blog

blogQuatrième de couverture :
"Révolté par cette trahison, par ce " viol virtuel ", le narrateur décide de ne plus adresser la parole à son père. Pour se racheter, ce dernier lui fait un don... une plongée dans le passé qui ne sera pas sans conséquence. Un roman de la filiation et de l'écriture intime".


Une fois encore j'ai accroché à la simplicité de l'écriture de Jean-Philippe Blondel. Les émotions sont fortes, le sentiment de trahison partagé et l'amour entre le père et le fils aussi. Cette plongée dans les souvenirs m'a rendue un peu mélancolique et puis bien sûr j'ai beaucoup apprécié cet adolescent mur pour son âge, qui a des choses à dire et beaucoup d'humour.

 Ce fût donc un très bon moment de lecture, dommage que ce soit si court!

Billet très court, je m'en excuse ... Voilà déjà un mois que j'ai lu ce roman ... Le temps file à toute vitesse ...

 

20 octobre 2012

Eric Fottorino, L'homme qui m'aimait tout bas

lhomme_qui_m_aimait_tout_basQuatrième de couverture:

"Mon père s'est tué d'une balle dans la bouche le 11 mars 2008. Il avait soixante-dix ans passés. J'ai calculé qu'il m'avait adopté trente-huit ans plus tôt, un jour enneigé de février 1970. Toutes ces années, nous nous sommes aimés jusque dans nos différences. Il m'a donné son nom, m'a transmis sa joie de vivre, ses histoires de soleil, beaucoup de sa force et aussi une longue nostalgie de sa Tunisie natale. En exerçant son métier de kinésithérapeute, il travaillait " à l'ancienne ", ne s'exprimait qu'avec les mains, au besoin par le regard. Il était courageux, volontaire, mais secret : il préféra toujours le silence aux paroles, y compris à l'instant ultime où s'affirma sa liberté, sans explication. " Ce sont les mots qu'ils n'ont pas dits qui font les morts si lourds dans leur cercueil ", écrivit un jour Montherlant. Mais il me laissa quand même mes mots à moi, son fils vivant, et ces quelques pages pour lui dire combien je reste encore avec lui."

 

Il ne faut pas lire ce livre comme un roman, c'est ce qui a un peu péché au début de ma lecture... Mais finalement avec le recul et le temps de "décantation" post-lecture je me rends compte que je l'ai beaucoup aimé. Nous suivons le fil de la pensée de l'auteur qui revient sur ce qu'a été son enfance avec son père, sa vie d'adulte, et les incompréhensions que sa mort a laissé.

L'écriture d'Eric Fottorino est très touchante forcément mais ne tombe à aucun moment dans le larmoyant que pourrait entrainer un tel sujet. Il se souvient simplement, comme on pourrait tous le faire lors de la perte d'un proche. Certains évènements marquants reviennent à la surface, au gré de nos pensées, sans qu'on maîtrise leur chronologie. Il revient bien sûr sur son adoption et sur l'amour que cet homme adulte qui est devenu son père, et lui, enfant se sont portés dès les premiers instants. C'est donc un livre très intime entre un fils et son père ... Le lecteur est le témoin de ces sentiments, j'ai souvent eu l'impression de m'immiscer dans cette bulle d'intimité, prête à exploser de par mon voyeurisme...

Un livre fort en somme mais à ne pas lire n'importe quand tant il met à nu certaines fragilités ...

9 octobre 2011

Un dimanche à ... Dinard

Cette semaine je vous enmène à Dinard. Cette ville est réputée pour sa côté et son climat plutôt clément pour la Bretagne.

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Les dimanches en photos sont  aussi chez : Liyah,   MyaRosa,   LounimaHilde,   Cacahuete,      Lisalor,   Choupynette,      EloraMelisende,     Fleur, Une    maman, Liliba,     100choses,     Anjelica,      Myrtille,      Sandrine, Hérisson,     Mohamed SemeUnActe,    Ankya,    Grazyel,   TinusiaKatellChocoLatite, Sofynet, Art Souilleurs, Dounzz, SeriaLecteur, Minifourmi, Azilice, Scor13, Stieg,

5 octobre 2011

Olivier Adam, Ni vu ni connu

ni_vu_ni_connuQuatrième de couverture:

"Caché dans la chambre des parents de Thomas, Antoine attend qu'on le trouve. Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Thomas et tous les invités jouent à cache-cache. Sauf que personne n'est venu et que les autres sont partis jouer aux fléchettes dans le jardin, sans Antoine. Personne ne l'a trouvé parce que personne ne l'a cherché. Ça se passe toujours comme ça pour Antoine. On ne se souvient jamais qu'il est là, qu'il joue, qu'il existe. Au fond, personne ne l'aime ou le déteste vraiment. C'est comme s'il était invisible. Ce jour-là, Antoine décide de se faire oublier pour de bon. Il ne rejoint pas le groupe dans le jardin, il veut rester caché. Puisqu'il a un don pour passer inaperçu, il va s'en servir. Ni vu ni connu, il va espionner les autres. Et découvrir leurs secrets."

J'ai emprunté ce roman au rayon jeunesse quand j'ai emmené ma nièce à la médiathèque pendant les vacances, et aussitôt à la maison, aussitôt lu. Dur dur cependant d'écrire mon billet, j'ai l'impression que tout est dit dans la quatrième de couverture. J'ai certes apprécié cette lecture, on y retrouve les thèmes de prédilection de l'auteur, la solitude principalement. La solitude de ce petit garçon auquel personne ne prête attention. Il est mal dans sa peau, ne trouve pas sa place parmi les enfants, mis de côté également par les adultes.

Cette histoire soulève également des questions sur le paraître. Comment l'on perçoit les gens, comment eux veulent être perçus et comme ils sont vraiment.  A travers cette histoire, j'ai eu l'impresison donc qu'Olivier Adam essayait de transmettre à ses jeunes lecteurs qu'il ne faut en somme pas se fier aux apparences, chacun ses petits secrets et chacun ses faiblesses, personne n'est infaillible.

Val avait donc vu juste, cette semaine sera consacré à Olivier Adam qui réside effectivemet à St-Malo ;)

22 septembre 2011

Nick Hornby, Haute Fidélité

haute_fideliteQuatrième de couverture:

"Il y a de quoi faire dans cette histoire destinée aux individus coincés et mal coincés entre la trentaine et tout ce qui suit. Rob, bientôt 36 ans, est mal en point : "Qu'ai-je fait de ma vie ?" se demande ce sempiternel adolescent qui craint de vieillir (même bien), au lendemain d'une rupture, en contemplant les bacs de son magasin de disques pop paumé dans une ruelle de Londres. [...] Pour notre plus grand plaisir, Rob, qui se demande in fine s'il ne serait pas un nul, décide d'entamer la falaise. Il récapitule ses amours, depuis le premier, à douze ans, qui dura trois fois deux heures jusqu'au dernier, une nuit correcte avec une chanteuse américaine, et dresse un inventaire hilarant de ses états d'âme. [...] Tous ceux qui considèrent comme vertige nécessaire le fait de savoir à un moment donné faire durer une relation monogame, se délecteront à la lecture de ce roman post-mélancolique qui célèbre les vertus du rire.»"

Rob nous fait le récit intérieur de ses amours passés. Après sa rupture avec Laura, il nous raconte les cinq ruptures qui l'ont le plus marqué dans sa vie et qui d'après lui font que ses relations amoureuse à l'âge adulte ne marchent pas.

Viens ensuite le récit de sa rupture avec Laura (qu'il ne classe pas dans son top 5)...

Rob tiens un magasin de disque donc forcément les références à la musique y sont très nombreuses, connues voire totalement inconnue (enfin en ce qui me concerne). C'est un passionné de vieux vinyles, ça donne parfois envie d'aller se plonger dans les bacs d'un disquaire d'occasion, comme on en trouve partout à Londres.

A travers ses différents récits, le narrateur s'interroge et nous interroge sur la question de l'engagement, sur ce qui fait qu'un couple tient ou non, sur la personnalité des gens. Doit-on se définir à travers l'autre ou continuer en parallèle de sa vie de couple, sa propre vie. Les deux points de vue de Rob et de Laura sont foncièrement différents, en ce sens au final est-ce que leur couple peut tenir?

Je 'nia aps retrouvé le même engouement que pour Slam mais j'ai quand même apprécié cette lecture, pas tant par l'histoire qui est somme toute assez banale, mais parce que j'aime beaucoup l'humour de Nick Hornby. Il arrive à la fois à se moquer de ses personnages et à les prendre au sérieux.

8 juillet 2011

Katherine Pancol, Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi

 

 

les_ecureuils_de_central_park_sont_tristes_le_lundiQuatrième de couverture :

« Souvent la vie s’amuse.
Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou le tombé d’un rideau. Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud.
Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident. Les gens brutaux, les gens pressés, ceux qui portent des gants de boxe ou font gicler le gravier, ignorent les détails. Ils veulent du lourd, de l’imposant, du clinquant, ils ne veulent pas perdre une minute à se baisser pour un sou, une paille, la main d’un homme tremblant.
Mais si on se penche, si on arrête le temps, on découvre des diamants dans une main tendue… Et la vie n’est plus jamais triste. Ni le samedi, ni le dimanche, ni le lundi…
 »

Si j’ai globalement apprécié la lecture de ce dernier titre de Katherine Pancol je n’ai pas été aussi emballée que les deux premiers volets de cette série. Certes on retrouve la plume plutôt amusante de l’auteur et tous les personnages que j’ai apprécié (ou pas) dans les tomes précédents. Joséphine est toujours aussi niaise mais  bon on l’aime comme ça, Zoé grandit, Hortense est toujours aussi détestable, Junior (no comment moi je trouve que c’est une blague ce gamin), Shirley et Gary qui ne sont pas assez présents à mon goût, et le cure-dent qui commence à me les briser avec ses idées de vengeance ! La fin laisse à penser qu’il y aura un quatrième tome mais ça sent un peu le réchauffé. J’ai trouvé qu’il y avait parfois des longueurs, comme si Madame Pancol avait voulu broder autour des personnages, sans véritable consistance le tout rendu un peu plus attrayant par de trop nombreuses scènes de sexe que j’ai souvent trouvé ridicules !

Le positif c’est que quand même j’apprécie l’humour qui se dégage de ces pages et que certains personnages sont quand même très attachants (le beau Gary notamment). J’ai aussi apprécié que Philippe et son fils soient plus présents, même si l’accueil des nouvelles personnes dans leur maison me paraît un peu surréaliste.

C’est donc une déception, je sais on m’avait prévenu ^^, j’aurais préféré finalement quelque chose de plus condensé et qui tienne plus en haleine.

2 octobre 2011

Un dimanche à ... Saint Malo

Aujourd'hui je vous emmène donc à Saint Malo. Ces deux photos ont été prises de Dinard et nous montre la ville intra-muros vue de la mer et entourée par ses remparts.

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Demain nous passerons donc ensemble la journée à Saint Malo, et puisqu'un certain écrivant que j'apprécie beaucoup y a élu résidence, cette semaine sera également consacrée à trois de ses livres, excepté mardi puisque rendez-vous est pris avec le premier Mardi c'est permis de Stéphie.

Alors alors, c'est qui cet écrivain?

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25 septembre 2011

Un dimanche... à Fougères

Maxi Méa Culpa, je n'ai pas oublié le rendez-vous hebdomadaire de lundi je n'ai juste pas eu le temps de faire mon billet, donc demain nous partirons à Fougères comme annoncé aujourd'hui et au Mont Saint Michel pour la semaine dernière :)

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14 septembre 2011

Challenge un mot des titres

J'ai décidé de participer à cette troisième session du Challenge un mot des titres proposé par Calypso. Le principe est simple, il s'agit de lire un livre dont le titre comporte le mot choisi pour la session, après le mot Soleil, place à la Nuit et ça tombe bien puisque j'ai deux titres dans ma PAL qui contiennent ce mot. Rendez-vous donc le 15 Octobre pour découvrir les lectures de tous les participants.

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edit: on me signale dans l'oreillette que je n'ai non pas deux mais TROIS livres dans ma pal wouhou, c'est d'ailleurs très probablement le 3e que je lirai!)

13 septembre 2011

J K Rowling, Harry Potter and the Philosopher's stone - Tome 1

Harry_potter_tome_1Quatrième de couverture:

"Harry Potter thinks he is an ordinary boy - until he is rescued by a beetle eyed giant of a man, enrols at Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry, learns to play Quidditch and does battle in a deadly duel. All because Harry Potter is a wizard!"

Il était tout de même grand temps pour moi que je découvre les aventures du jeune Harry Potter, et ce vraiment à reculons, limite sous la torture, simplement parce que j'avais honte de ne les avoir jamais lu et que j'ai dégoté les deux premiers tomes en VO pour 1 euro en brocante ... Oui oui oui je confesse tout cela!

Et contre toute attente donc (cf mes épenchements ci-dessus) j'ai beaucoup aimé!! Mais diante pourquoi n'ai-je pas lu ça plus tôt?? J'ai même regretté du coup de ne aps avoir emmené le second tome avec moi en vacances et ai dû patienter la fin août pour connaître la suite des aventures du jeune sorcier! (oui à l'heure où j'écris ce billet, bien bien en retard j'ai déjà lu le second tome et viens de recevoir le troisième.)

J'ai beaucoup apprécié l'histoire, et bien sûr les personnages mais c'est surtout l'écriture de Mrs Rowling qui m'a plu. C'est drôle, simple, facile à comprendre je pense même si on n'a pas un super niveau d'anglais. Les jeux de mots sont des petits bonbons à savourer et les liens d'amitié qui unissent rapidement Harry, Ron et Hermione mettent du baume au coeur. On est loin de nos cours de récré et on a envie nous aussi d'être de leurs amis! Bien sûr j'aime le personnage d'Harry Potter mais j'ai aussi beaucoup accroché à celui de Ron. Je ne peux pas non plus ne pas citer Hagrid, un peu bourru mais loyal, et le professeur Dumbledore qui semble veiller sur Harry. Alors bien sûr je ne peux pas non plus détester un certain Draco Malfoy et ses deux débilos d'amis ou encore la famille de Muglers dont Harry est victime. Oui victime, parce qu'entre nous quand même enfermer un gosse sous un escalier même si on en rêve parfois, c'est vilain, très vilain!

Alors si comme moi vous hésitez depuis des années et que vous arrivez à vous débrouiller en VO, n'hésitez plus et lisez-le! (même pas en Vo hein)

6 juillet 2011

Lecture commune: Kate Atkinson, A quand les bonnes nouvelles?

 

A_quand_les_bonnes_nouvelles_Quatrième de couverture :

« Dans un coin paisible du Devon, une petite fille de six ans, Joanna Mason, est témoin d'un épouvantable massacre, dont elle est la seule rescapée. Trente ans plus tard, l'homme qui a été condamné pour ce crime sort de prison. A Edimbourg, Reggie, seize ans, travaille comme nounou chez un médecin, le docteur Hunter. Mais quand celle-ci disparaît, Reggie est la seule personne qui semble s'en apercevoir... Enfin, l'inspecteur en chef Louise Monroe retrouve son vieil ami, Jackson Brodie, le détective privé de La Souris Bleue, empêtré dans un mariage malheureux, qui part à la recherche de son fils... Avec humour et maestria, Kate Atkinson brouille les pistes, entremêlant les intrigues et tenant le lecteur en haleine jusqu'aux dernières pages. » 

J’ai beaucoup apprécié cette lecture, certes Kate Atkinson est en terrain conquis avec moi mais il y a bien longtemps que j’avais ouvert un livre de l’auteur, à tort !

Je vais commencé par mon seul bémol, (bon en fait j’en ai deux), d’abord le nombre de morts dans ce roman est assez impressionnant, sans parler de la famille assassinée de Joanna, pratiquement tous les personnages ont au moins subi un décès dans leur entourage, et Reggie les cumule pas mal aussi ! Mon second bémol c’est pour la résolution de l’intrigue qui n’est pas tout à fait claire et un peu tirée par les cheveux !

Mais bon je lui pardonne moi à Kate parce que tant son écriture, que ses personnages sont des petits bijoux, je me suis beaucoup attachée à Reggie et au docteur Hunter. J’ai été très intriguée par Jackson Brodie (que j’ai un peu imaginé sous les traits de Sean Penn) et puis j’ai déjà hâte de retrouver Louise Monroe pour savoir si elle va continuer à s’empêtrer dans un mariage qui l’ennuie. Bon je vais commencer par lire La souris bleue, pour découvrir ce qui s’est passé avant, mais j’espère que Kate Atkinson nous écrira une suite bientôt !

Le personnage de Reggie, même si peu réaliste (bin oui quoi une gamine de 16 ans orpheline n’est pas laissée livrée à elle-même dans son appartement) est très touchant, elle est déterminée, ne perd pas courage, bien au contraire.  Elle est très attachée au docteur Hunter et à son bébé et se bat pour les retrouver.  Le mari par contre lui est détestable, il en faut bien un !

Le docteur  Hunter a su se reconstruire, c’est devenue une femme épanouie et respectable malgré le traumatisme qu’elle a vécu. J’ai un peu partagé l’admiration de Reggie pour ce personnage.

Kate Atkinson fait de nombreuses références aux classiques de la littérature britannique, celle-ci m’a particulièrement plu : «  Ils avaient été aussi chastes que les protagonistes d’un roman de Jane Austen. Tout en raison et sans sentiments, pas la moindre persuasion. »

Je conseille donc vivement cette lecture qui saura vous tenir en haleine cet été. C’était une lecture commune avec Valérie et Enna, allons voir ce qu’elles en ont pensé.

13 mars 2011

Un dimanche ... au parc des Félins : Les lions blancs

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Les dimanches en photos sont  aussi chez : Evertkhorus,   MyaRosa,   Lounima,      Tiphanie, Hilde,   Cacahuete,      Lisalor,   Choupynette,      EloraMelisende,     Fleur, Une    maman, Liliba,     100choses,     Anjelica,      Myrtille,      Sandrine, Hérisson,     Mohamed SemeUnActe,    Ankya,    Grazyel,   TinusiaKatellChocoLatite, Sofynet, Art Souilleurs, Dounzz, SeriaLecteur, Minifourmi, Azilice, Scor13, Stieg,

12 juin 2011

Un dimanche à... Newcastle (la ville aux ponts)

Souvenirs de vacances entre amies, une chose est sûre, à Newcastle fin octobre il fait un froid de canard!

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1 avril 2011

Alain Rémond, Et puis un jour j'ai entendu Bob Dylan

dylanQuatrième de couverture: "Avec Dylan, je suis sauvagement subjectif. Je suis de son côté. Je lui passe tout (presque tout). Je lui pardonne tout (presque tout). Je n'ai aucune distance. Alors qu'il faudrait, je le sais bien. C'est comme une maladie. Grave, si ça se trouve. Une névrose obsessionnelle. Il faudrait que je me soigne. Mais je n'en ai pas la moindre envie. Si c'est une maladie, je la chéris"

 

Il y a quelques semaines Blog-O-Book en partenariat avec les Editions JBZ & Cie proposait un livre sur Bob Dylan j’ai donc sauté dessus. (Je ne vous ressors pas le couplet habituel sur mon amour pour les sixities !)

Ce livre est d’un genre assez particulier alliant à la fois une mini biographie sur Dylan et une autobiographie de l’auteur par le prisme de Dylan. A 65 ans, Alain Rémond s’interroge sur son attraction pour l’interprète américain qu’il écoute depuis plus de vingt ans.  Il retrace donc à la fois son parcours à lui et celui de son « idole », dans un ordre qui n’est pas forcément chronologique puisque quand il a découvert Dylan il avait déjà réalisé plusieurs albums.  Il apprécie d’abord ses musiques avec la guitare électrique qui à l’époque étaient décriées par ses fans de la première heure. Le passage de la guitare sèche à la guitare électrique était pour eu une sorte de trahison.  Pour ces fans, Dylan est mort avec les années soixante.

L’auteur nous mène donc sur les pas des prédécesseurs de Dylan, Woody Guthry notamment qui a eu une grande influence sur le chanteur, d’Allen Ginsberg et de Jack Kerouac. Il essaie de nous faire ressentir un peu les chansons, en nous évoquant de nombreux titres, en écrivant d’ailleurs des extraits de certaines chansons. Celles-ci sont traduites, j’aurais aimé avoir également la version originale. Et j’aurais encore plus aimé pouvoir les écouter à ce moment, comme si le livre pouvait être livré avec un cd ^^ .

J’ai été étonnée par le fait que Dylan n’est pas écrit sur le conflit avec le Vietnam parce que j’étais persuadée du contraire !! Il a d’ailleurs dis à ce sujet :

«  Au fond toutes ces chansons de dénonciation, de « contestation », sont la face négative de son désir intense de voir les hommes libres, heureux dans leur peau sans vouloir emprunter celle des autres ni être obligé de l’emprunter. La guerre, l’injustice sociale, le racisme, la publicité, l’intoxication idéologique, la pression sociale, la fausse culture, tout cela nous vole à nous-mêmes, nous conduit au nivellement, à l’abrutissement, à la mort de notre personnalité propre. Il faut du courage, de la détermination, pour conquérir le droit d’être soi-même, simplement, véritablement. »

Je suis d’accord avec la fin du paragraphe mais je ne vois pas en quoi dénoncer quelque chose, protester ou simplement montrer son désaccord par le biais d’une chanson vous enlève votre propre personnalité.

De nombreux parallèles sont faits avec le poète Arthur Rimbaud dont Dylan s’est beaucoup inspiré, Rémond nous cite donc également Rimbaud, ou nous cite Rimbaud cité par Dylan. Le livre est vraiment bien documenté, il nous fait vraiment ressentir la passion de l’auteur, à la fois pour la musique mais également pour l’homme qu’a été et qu’est devenu Dylan au fil des années. S’il critique parfois son parcours, il y reste tout de même fidèle et nous montre toute l’admiration qu’il a pour lui malgré ses mauvais côtés, notamment la manière dont il a traité Joan Baez.  J’ai trouvé ça parfois touchant.

Il y a une ou deux allusions à Suze Rotolo, la compagne de Dylan qui a elle aussi écrit un livre sur l’artiste, livre que j’ai lu et beaucoup apprécié. ( Le temps des possibles) mais je ne me souviens pas par contre qu’elle ait fait une quelconque référence à Rimbaud. Au final cette idée était assez controversée.

Je pense que je ne connais au final que la période sixties de Dylan. Rémond évoque tout un pend  de son histoire que je ne connais pas, le revirement de Dylan à la fin des années soixante-dix, il se convertit au christianisme et prêche à travers ses chansons. Puis vient l’album Oh Mercy dans els années quatre-vingts, cette album est considéré comme l’album de la renaissance après la rencontre de Dylan avec le chanteur de U2 Bono.

Et comme à chaque fois que je lis quelque chose sur la période je me dis que j’aurais aimé y être dans els sixties, partager le sentiment de Rémond et connaître toutes ces choses.

En bref donc, ce fût une lecture très agréable, qui m’a donné envie d’écouter  les albums plus récents que je ne connais pas du tout, de réécouter les anciens albums et de voir les différents films qui ont été réalisés sur Dylan. Merci donc à BoB et aux éditions JBZ & Cie !

Je vous laisse méditer sur ce second extrait :

« Plus Dylan vieillit, plus nombreux sont les jeunes qui l’écoutent, le découvrent, se reconnaissent en lui, viennent le voir en concert. Sous son chapeau, derrière son piano, il est à jamais ce jeune homme qui ne cesse de chanter la naissance du monde. Avec lui ils refont toute l’histoire, celle d’avant leur naissance. Pour mieux comprendre ce qui est en train de  naître, d’apparaître, là, sous leurs yeux. »

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6 mars 2011

Un dimanche ... au parc des Félins : Les tigres blancs

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20 février 2011

Un dimanche à...Paris

Cette semaine allons voir Notre Dame de Paris !

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27 mars 2011

Un dimanche ... au salon du livre.

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Bon en fait je n'y suis pas allée le dimanche mais le samedi 19. Je suis arrivée en fin de matinée pour un premier repérage (euh ou plutôt pour une première série d'achats). J'ai commencé par un stand avec des livres et autres méthodes pédagogiques pour apprendre les langues (conscience professionnelle quand tu nous tiens) et j'ai acheté quelques posters à mettre dans ma classe (quand j'en aurais une fixe...un jour...) J'ai ensuite craqué pour La vie est brève et le désir sans fin de Patrick Lapeyre, Le coeur régulier d'Olivier Adam, Beatles de Lars Saabye Christensen et Ronde de nuit de Sarah Waters.

A 13h rendez-vous au stand de Buchet Chastel pour retrouver George accompagnée de Lili Galipette, Will et un de ses amis et *Fleur* elle aussi accompagnée d'une amie. Will ce petit fripon m'a offert un livre de Thierry Jonquet: Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte. Nous avons déjeuné ensemble, le temps de discuter un peu et de montrer nos craquages respectifs et nous voilà déjà repartis.

L'après-midi fût tout aussi riche en dépenses lectures prochaines pour moi. Je suis allée faire dédicacer mon livre par Patrick Lapeyre, puir j'ai rejoins le stand de Plon pour faire l'acquisition de Lennon de David Foenkinos et obtenir une petite dédicasse. Et j'ai continué dans ma lancée genre fan en délire avec L'Olympe des Infortunes de Yasmina Khadra, Le Caveau de Famille de Katarina Mazetti, je suis repassé devant le stand des éditions de l'Olivier pour faire dédicasser le coeur régulier mais il y avait un trop longue file donc j'ai rebroussé chemin, pour aterrir sur le stand de France Loisirs, j'ai acheté Le Baby Sitter de Jean-Philippe Blondel que j'avais repéré sur le blog de Will la semaine précédente, bien m'en a pris, j'ai reçu une carte cadeau de 20euros!

Ce fût donc une journée bien sympa, qui a fait exploser ma PAL et chauffer ma carte bleue, l'année prochaine je la laisse chez moi :)

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