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Notes de lecture
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15 décembre 2009

Jorge Amado, Cacao

cacaoPrésentation de l'éditeur

"Devant faire face à la ruine de sa famille après la mort de son père, le jeune Sergipano quitte sa ville natale. Direction le sud de l'État de Bahia, au Brésil, où il sera ouvrier dans les plantations de cacao... Ses rêves de richesse seront vite déçus: parmi les vieux paysans et les petits artisans, il connaîtra la détresse et l'injustice. Publié en 1933, ce roman de jeunesse du plus célèbre des écrivains brésiliens fait entendre avec force la voix des humbles en lutte pour un avenir meilleur."

Jorge Amado est l'un des auteurs brésiliens le plus lu dans le monde (dixit la courte biographie de l'édition Larousse). Il nous fait le récit, à travers Sergipano, de la vie des hommes "loués" dans les cacaoyères... un peu le même principe que les journaliers rencontrés chez Steinbeck. Ces hommes vivent pour travailler, et travaillent pour vivre, ou plutôt survivre. Ils semblent s'en accommoder, ils refuseraient de devenir patrons parce que considèreraient cela comme une trahison. Il est pourtant question de conscience et lutte des classes, on évoque rapidement l'idée de grève, et finalement la façon dont les patrons les "tiennent" : " Un jour ils abaissèrent les salaires à 3 milréis. Je pris la tête de la résistance. Nous ne retournerions pas aux plantations. [...] - Faut pas y penser... Il est arrivé trois cents et plus d'émigrants de la sécheresse, qui prennent le boulot pour n'importe quelle payer... et nous on meurt de faim.
- On est vaincu avant de commencer la lutte."
-Nous on vient au monde vaincus, conclut Valentin.
Nous baissâmes la tête. Et le lendemain nous retournâmes au travail pour 500 réis de moins."
Ce passage me rappelle les paies des journaliers dans Les raisins de la colère qui étaient toujours plus basses et pour lesquelles de plus en plus d'hommes affluaient pourtant. Mieux valaient être payés une misère que de ne pas travailler du tout.
On ressent ici toute l'injustice de ce système d'exploitation des plus pauvres par la classe moyenne et la classe dominante de l'époque, les grands propriétaires.

L'histoire n'est pas romancée, Jorge Amado n'a pas souhaité enjoliver ou dramatiser les choses, il les décrit simplement, et l'annonce à la fin du livre au travers du narrateur : "Ce livre est mal composé. Mais c'est qu'il n'a pas d'intrigue à proprement parler, et ces souvenirs de la vie des plantations, je les mets sur le papier à mesure qu'ils me viennent à l'esprit. J'ai lu quelques romans avant de commencer Cacao, et je vois bien que celui-ci n'a rien de commun avec eux. Tel qu'il est le voici. J'ai voulu seulement conter la vie de la plantation. Parfois j'ai eu des envies d'écrire un pamphlet ou un poème. Peut-être n'ai-je même pas réussi à faire un roman."

J'ai bien aimé cette histoire assez courte et sans fioriture et je ne sais qu'en dire de plus. Les faits sonts bruts, on n'a pas vraiment le temps de s'attacher aux personnages, on arrive tout de même à ne pas en aimer certains, comme Mano-la-peste ou Maria que j'ai trouvé insupportable, mais dont l'attitude au final colle bien à la représentation qu'ont ces hommes exploités de la bourgeoisie qui les exploite.

Un petit mot sur l'édition, Larousse, Petits contemprains destinée donc à un public scolaire, avec à la fin des questions pour mieux comprendre l'oeuvre, puis des "clés" sur les personnages, les thèmes abordés.
Je trouve que les questions peuvent plus qu'éclairer le lecteur, le perdre dans sa lecture. J'ai trouvé que certaines n'étaient pas forcément pertinentes, mais bon je ne suis sauf preuve du contraire pas prof de français ^^. Par contre j'ai trouvé les thèmes intéressants. Et les extraits de textes sur le thème du chocolat  ont bien évidemment été de mon goût. Il y'a d'ailleurs une courte bibliographie à la fin du livre sur les thèmes du cacao/chocolat, le Brésil ainsi que quelques auteurs Brésiliens. Pas mal fait donc!

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23 novembre 2009

2010 sera l'année des challenges ou ne sera pas ...

Après le swap mille feuilles d'Edelwe, comment résister au challenge à lire et à manger de Chiffonnette ?? et bien non je ne résiste pas...


a_lire_et___manger

Le principe est simple, il s'agit de lire un roman cullinaire et d'en adapter une recette (à sa sauce? ^^) avant le 15 décembre 2010. Le billet sur le livre devra également  contenir la fameuse recette et son processus de réalisation avec une petite photo du plat final! Enfantin dira-t-on ... pas si sûr :)
Je pense que je mettrais en scène une recette d'un des livres que je recevrai dans le cadre du swap mille feuille si celui-ci s'y prête. C'est l'objectif PAL qui fait pâle figure avec tous ces challenges et tous ces swap. J'ai d'ailleurs eu une idée de swap cette nuit, mais je ne sais pas si j'oserais me lancer!

14 novembre 2009

Québec - 3 mois !

Comme je l'avais annoncé dans un précédent billet, j'ai été prise pour un stage au Québec. Je poste un nouveau petit billet à ce sujet afin de préparer les quelques jours libres que nous aurons pour jouer les touristes à Montréal. J'en appelle donc à votre connaissance de la ville pour me suggérer des monuments, parcs, musées, lieux typiques de la culture québecoise et/ou canadienne incontournables dans cette ville. Si vous avez d'ailleurs également des petites anecdotes à propos de quartiers, pubs/bars, restaurants and co, je suis toute ouïe!

quebec

18 janvier 2010

Eugène Labiche, La Cagnotte

la_cagnotteJe lis très peu de pièces de théâtre, je préfère aller les voir que de chercher tout le temps qui est qui, qui a dit quoi et qui fait quoi dans les didascalies. Bien souvent les intrigues me plaisent, les personnages aussi (hormis Coriolanus de Shakespeare, je ne peux plus le voir en peinture celui-là !)

J’ai donc apprécié cette lecture, La Cagnotte se trouve dans ma PAL depuis des années (avant même probablement que le concept de PAL ai été inventé puisqu’il date des années collège de ma sœur. (non elle n’est pas si vieille mais la blogosphère n’était pas encore à son apogée)

Labiche met donc enseigne une petite « société » de la Ferté-sous-Jouarre (en Seine et Marne aujourd’hui) qui se réunie le soir pour jouer aux cartes. Il a M. Champbourcy (rentier), Colladan (riche fermier), Cordenbois (pharmacien), Baucantin (percepteur), Félix (jeune notaire) et deux demoiselles : Blanche (fille de Champbourcy) et Léonida sa sœur célibataire.

Lors de leurs parties de cartes, les amis misent quelques sous qu’ils conservent dans des tirelires. Ces tirelires sont au nombre de quatre, ils décident donc un soir de compter l’argent qui s’y trouve et de « manger la cagnotte » ensemble.

C’est ainsi que ces provinciaux se retrouvent à Paris le jour du mardi gras. Les péripéties vont s’enchainer au détriment des personnages qui ne comprennent pas toujours ce qui leur arrive. Nous sommes donc dans le comique de situation que Labiche manie avec adresse.

Il nous dépeint une bourgeoisie provinciale dont l’une des préoccupations principales (si ce n’est La préoccupation principale) est l’argent pour les hommes, le mariage pour les femmes. Les portraits sont donc assez caricaturaux, chaque personnage est caractérisé par sa profession ou sa façon de parler. Labiche met en évidence le choc entre la vie parisienne et la vie en province. De même le thème de la nourriture est récurrent les amis veulent « manger la cagnotte » et se retrouve donc dans un restaurant de la capitale à commander les plus délicats.

Le comique de situation est basé sur des quiproquos dont les personnages peinent à s’extirper, sur la gaucherie des personnages. On peut se moquer d’eux tant qu’on le veut :). En résumé donc j’ai passé un agréable moment avec Labiche ;)

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9 janvier 2010

Caroline Sers, La Maison Tudaure

La_maison_TudaureQuatrième de couverture : « Quels secrets recèle la maison Tudaure, une demeure isolée, abandonnée depuis plusieurs décennies ? Claude, un adolescent un peu bizarre, aime venir contempler cette bâtisse qui ne ressemble pas à celles du village avec son toit biscornu et ses volets percés. Jusqu’au jour où il remarque quelque chose d’inhabituel. Il préfère taire sa découverte. Quand, peu après, les gendarmes convoquent les villageois pour les interroger, il n’en faut pas plus pour mettre le feu aux poudres. Car, chez ces gens-là, on se méfie des autorités et des curieux. Mais il semble pourtant que la forêt dissimule bien des faits sordides… Caroline Sers, auteur de Tombent les avions (prix du Premier Roman 2004), dose habilement le suspense… »

Comme on dit dans le jargon littéraire, l’histoire commence in medias res. Nous ne sommes pas invités à découvrir les personnages, nous les rencontrons directement au café de Jean comme si nous les connaissions déjà. C’est alors que l’adjudant Marty débarque pour interroger les clients (dont nous faisons un peu partie nous aussi !). Ces gens ne semblent pas aimer le police et encore moi l’adjudant Marty. Ils n’entendent pas le laisser faire la loi dans leur village.

Il m’est quelque peu difficile de faire un résumé sans dévoiler quoi que ce soit je vais donc m’abstenir et donner simplement mes impressions d’une façon assez décousue, comme l’histoire d’ailleurs !!

En effet, Caroline Sers ne suit pas une trame chronologique et linéaire des évènements mais fait des bonds dans le passé sans qu’on s’en aperçoive immédiatement. Personnage du passé, enfants, et personnages du présent adultes ayant eu des enfants se côtoient d’une page à l’autre. Ce n’est pas par pur plaisir d’embrouiller le lecteur, non, c’est une découverte macabre dans les bois qui n’est pas sans rappelé un évènement survenu des années auparavant quand les adultes de l’histoire avaient une dizaine d’années tout au plus. Tout ce petit monde évolue dans un village retiré et difficile d’accès (routes qui rejoignent le village en mauvais état), ils donnent une impression de villageois un peu bourrus qui vivent en autarcie et ne veulent pas que des étrangers au village viennent perturber leur petite vie tranquille. Caroline Sers nous donne donc l’impression pendant 219 pages d’être hors du temps, là où les mentalités n’ont pas encore changé. J’ai aimé l’écriture simple et directe. Les descriptions, les personnages caractérisés par un trait de caractère comme Claude, doux rêveur ou par leur profession, Jean le cafetier, la boulangère, le vétérinaire etc. J’ai tout de suite été plongée dans cet univers pittoresque de campagne.

Ce livre soulève quelques questions au sujet de la presse et de son ingérence dans les enquêtes policières, de sa façon de relier des évènements entre eux, d’en rajouter pour vendre et éveiller la suspicion. La vision justement qu’ont les médias mais aussi les habitants des grandes villes sur les petites villages. La suspicion des villageois à l’égard des citadins. Mais surtout, le non-dit et la solidarité dans les villages.

J’ai donc beaucoup aimé ce livre mais j’ai regretté cependant que la Maison Tudaure n’est finalement pas une place si centrale que ça dans le roman.

J’ai parfois trouvé les histoires de chacun par rapport aux évènements un peu tirées par les cheveux, et la conclusion m’a laissée un goût d’inachevé ! Que va-t-il arriver à Claude, auquel je me suis attachée ? Est-ce qu’un père agirait vraiment de la sorte avec son fils ? (pour comprendre de quoi je parle il faut lire l’épilogue vous m’excuserez donc de ne pas en dire plus !)

Deux extraits :

D’abord, p32 la description de la Maison Tudaure : « Quand on observait la bâtisse depuis la route, face à la porte d’entrée, on était frappé par la symétrie de la façade. Les fenêtres se répondaient, les ornementations au-dessus de la porte étaient rigoureusement semblables à celles qui surmontaient les meurtrières, et seules deux des tours étaient visibles, de part et d’autre du corps de logis. Mais si l’on faisait quelques pas à droite ou à gauche apparaissaient les éléments qui donnaient toute sa beauté et son étrangeté à l’édifice. La troisième tour se dévoilait, plus petite que les autres. […] Là, les ouvertures donnaient le sentiment que les demi-étages étaient légion, les appendices foisonnaient, et le regard se perdaient dans les décors étranges apposés sur les pierres sombres. Une fantaisie architecturale, une folie… »

Et un extrait du journal concernant la découverte dans les bois que le journaliste relie à un évènement du passé p 80 : «  Le village est d’ailleurs connu pour l’affaire qui s’y déroula il y’a près de cinquante ans, et dont les circonstances font dire aux anciens que les démons du passé sont revenus. Les horreurs ont parfois la vie longue, et de la mémoire… »

Je dois cette agréable lecture à Blog-O-Book et aux Editions Le Livre de poche que je remercie pour ce partenariat!

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12 octobre 2009

(500) jours ensemble, réalisé par Mark Webb

500_jours_ensemble















Le synopsis d'allociné:

"Tom croit encore en un amour qui transfigure, un amour à la destinée cosmique, un coup de foudre unique. Ce qui n'est pas du tout le cas de Summer. Cela n'empêche pourtant pas Tom de partir à sa conquête, armé de toute sa force et de tout son courage, tel un Don Quichotte des temps modernes. La foudre tombe le premier jour, quand Tom rencontre Summer la nouvelle secrétaire de son patron, une belle jeune fille enjouée.
Au 31ème jour, les choses avancent, lentement. Le 32ème jour, Tom est irrémédiablement conquis, pris dans le tourbillon étourdissant d'une vie avec Summer. 185 jours après leur rencontre, la situation est de plus en plus incertaine ? mais pas sans espoir. Alors que l'histoire fait des allers-retours au sein de la relation parfois heureuse, mais souvent tumultueuse de Tom et Summer, le récit couvre tout le spectre de la relation amoureuse, du premier coup de coeur aux rendez-vous, du sexe à la séparation, à la récrimination et à la rédemption et décrit toutes les raisons qui nous poussent à nous battre aussi ardemment pour arriver à trouver un sens à l'amour... Et, avec un peu de chance, à en faire une réalité."

Je suis allée voir ce film avec une amie samedi et on se disait qu'on était un peu masochiste d'aller voir une comédie 500_jours_ensemble_2009_17014_141113310romantique après avoir rompu toutes les deux!! Nous avons donc pris un petit apéro avant de partir pour se mettre en condition et finalement nous n'étions pas si déprimées à la sortie du cinéma!
Alors oui ça parle d'amour, ça retrace la relation de ses débuts jusqu'à la rupture. Pas original? effectivement! et pourtant... L'originalité réside dans le fait que la chronologie n'est absolument pas respectée, on fait des allers et retours dans l'histoire de Tom et Summer, comme finalement on pourrait avoir des flashbacks de ce qu'on a vécu à deux après la rupture.
Ca aurait pu être déprimant, de voir que même une si une histoire est très belle elle peut se terminer, mais finalement le message à la fin est positif, même si je n'ai pas vraiment été convaincue par le revirement de Summer 500_jours_ensemble_diner_amoureux(mais shut je n'en dis pas plus pour ne pas gâcher le visionnage aux éventuelles personnes intéressées...). Ce que j'en ai retenu c'est l'évolution de Tom qui grâce à Summer va évoluer.
J'ai beaucoup aimé les personnages, et heureusement parce qu'il ne s'agit que de Tom et de Summer, pendant une heure et demie! et puis j'ai eu un gros coup de coeur pour la petite soeur de Tom, Rachel. J'ai trouvé leur relation très touchante!
La BO en plus était vraiment sympa!




Et puis zut quoi moi aussi j'aurai aimé m'allonger sur un lit chez Ikea avec l'Amoureux!!

13 décembre 2009

Caroline Pitcher, Le gâteau au chocolat de 11 heures du soir

Caroline_PitcherPrésentation de l'éditeur: "Voici l'histoire qui s'est passée cet été. Elle concerne Lizzie, Astre et moi. Dodo, Mamie Berceau, Bas-Bob et La-Femme-d'Affaires, le Nabot-au-Tuba et le Bel étranger (et aussi Jono Watkins et mes pieds). Celle qui la raconte, c'est moi. Emma Peek (M pour les intimes). Cet été a changé notre vie à jamais. Un journal de bord (totalement) déjanté, drôle (passionnément), avec en prime des recettes (de cuisine) délicieusement faciles."

Edelwe m'a envoyé ce livre dans le cadre du swap mille feuilles. Je ne lis de manière générale pas de littérature jeunesse, non pas parce que ça ne me plaît pas, simplement parce que je connais assez peu. Celui-ci était assez drôle, on est plongé dans l'univers de M et ses amies assez facilement. C'est divertissant tout en restant assez léger ... parfait pour mon samedi de glandouille sous le signe de la gastro! J'ai trouvé intéressant le personnage d'Astre, jeune fille métisse aux parents divorcés. Elle vit avec son père, sa belle-mère et ses deux enfants mais n'est pas intégrée à cette famille recomposée à cause de son métissage, elle subit d'ailleurs également les remarques de certains élèves. De plus elle semble vivre dans son petite univers littéraire. A se demander comment elle supporte M et Lizzie ;).
Il y'a tout de même quelques inexactitudes qui m'ont chiffonnées. A commencer par une erreur sans grande importance sans doute mais que je n'ai pas envie de laisser passer! M et ses amies sont en train de passer les examens du GCSE, le GCSE est l'examen que passent les Britanniques en fin de year 11 c'est à dire vers 15/16 ans et ça n'est absolument pas l'équivalent de notre baccalauréat, mais plutôt du brevet!! Il leur reste ensuite deux années d'études avant l'université, pour ceux qui décident de poursuivre leurs études au delà de la scolarité obligatoire à 16ans. Il y'a donc la year 12 sanctionnée à la fin de l'année par le AS-Level puis la year 13 sanctionnée par le A-Level qui lui est plutôt l'équivalent de notre baccalauréat, même si le système britannique fait que les élèves ne passent en général que trois ou quatre matières lors de ces examens.
La vérité est rétablie (^^), sans doute des soucis dans la traduction ... je ne sais pas en tout cas j'ai remarqué quelques autres coquilles de traduction, à vérifier donc en le lisant en VO.
Le truc qui m'a le plus gênée est la narration et l'âge des personnages. Ces trois jeunes filles ont donc 16 ans et ont pour préoccupation les garçons ... assez fréquent (j'ai 24 ans et c'est aussi mon sujet de préoccupation... pas que mais quand même ;) ). Non le problème ce sont les réflexions autour des garçons, des profs, de l'école, les rapports vis à vis des parents, leurs fêtes ... je trouve que ça ne colle pas avec les réflexions que se font maintenant les ados de 16ans. J'ai plutôt l'impression que d'un point de vue maturité on se situerait plutôt dans la tranche des 13/14ans et je pense d'ailleurs que c'est probablement la tranche d'âge visée pour la lecture de ce livre.
Mon avis est donc assez partagé, mais c'est une lecture appréciée en ce samedi hors du temps et ça n'a pas été sans me rappeler le fameux Journal de Georgia Nicholson de Louise Rennison. Merci donc à Edelwe ;)


ps: si j'ai le temps je tenterai la recette du gâteau en question pendant les vacances de Noël en profitant d'avoir un four à disposition! Et les biscuits au gingembre me font bien envie aussi. Si j'avais eu un four je les aurais même tentés aujourd'hui ... mais ça n'aurait pas été génial pour la gastro ^^

12 décembre 2009

Swap Mille feuilles

En cette journée merdique qu'a été le 27 novembre, mon colis du swap mille feuille dans ma boîte aux lettres a été comme un phare dans la nuit, mieux encore, un phare dans la tempête! Oui oui, ni plus, ni moins! Alors un grand merci à Edelwe qui avait bien caché son jeu! Voyez plutot:

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Edelwe a eu la bonne idée d'emballer livres et autres surprises dans des recettes avec des photos bien alléchantes ... de quoi réveiller le monstre qui sommeille au fin fond de mon estomac ... Mais avez-vous deviné le thème de mon colis? non ?
mais oui bien sûr il s'agit du ... CHOCOLAT!!!

De quoi donc me remonter le moral et tenir ces quelques semaines restantes jusqu'aux vacances de Noël!

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Mon colis contenait:
Quatre livres :

  • Chocolat amer de Laura Esquivel que j'avais bien envie de lire depuis un certain temps déjà, et que j'utiliserai probablement pour le challenge à Lire et à manger
  • Le gâteau au chocolat de 11heures du soir de Caroline Pitcher, un livre de littérature jeunesse...c'est un genre avec lequel je ne suis pas du tout familière donc ce sera la grande découverte.
  • autre oeuvre de la littérature jeunesse: Cacao de Jorge Amado aux éditions Larousse avec des clés pour l'étude de l'oeuvre etc.
  • La sexy attitude des paresseuses de Laure Gontier, qu'est ce que ça à voir avec le chocolat? et bien la note d'Edelwe l'explique bien : "Parce qu'on peut manger du chocolat en restant sexy" et elle a raison non?

Un cahier de recettes, sur le thème du chocolat bien sûr, décoré par les soins de ma swappeuse. Brownies, fondants et autres Croque Lulla, de quoi passer l'hiver en bonne compagnie!

Une carte et un marque-page aux couleurs du chocolat faites par les petites mains d'Eldelwe, qui a gagné toute mon admiration, moi qui suis dotée de deux mains gauches!

Un gel douche au chocolat pour être à croquer

Une fondue à chocolat en forme de coeur que j'ai hâte de tester

Et des chocolats bien sûr! Toblerone, célébrations et rochers ... mais mais... ne manquerait-il pas un rocher?

Un énorme Merci donc à Edelwe pour l'organisation du swap d'abord, puis pour ce bonheur chocolaté!

21 novembre 2009

Jean-Paul Dubois, Les accommodements raisonnables

jean_paul_duboisPremier partenariat avec Livraddict et les Editions Points ! Merci de m'avoir permis de participer ;)

 

Il va m’être assez difficile de parler de ce livre dans la mesure où je n’ai pas du tout été emportée par l’histoire.

 

J’étais pourtant assez emballée par la quatrième de couverture : « Paul Stern hésite. Son épouse, Anna, sombre peu à peu dans une profonde dépression. Le remariage scandaleux de son père l'accable. La tentation est grande de tout laisser en plan, et l'occasion semble presque trop belle : embauché à Hollywood, Paul rencontre Selma. Elle est le sosie parfait d'Anna, avec trente ans de moins... »

 

J’ai eu du mal à accrocher dès le début, je me disais que c’était le temps que l’histoire se mette en place et j’ai été soulagée de voir Selma Chantz arriver après un tiers du livre. Soulagement de courte durée. J’ai continué à trouver l’histoire un peu plate, survolée. Il m’a manqué quelque chose, peut-être un peu de romance mais puisque ça n’était pas le sujet alors peut-être un peu plus de trash, ou de réflexion sur l’exil hollywoodien, le monde des scénaristes, ratés ou pas. J’ai trouvé que l’histoire manquait un peu de saveur, j’ai du m’accrocher pour aller jusqu’au bout, et je me suis quasiment ennuyée pendant 275 pages !

 

Je me demande si les noms des deux personnes avec lesquelles travaille Paul Stern : Walter Whitman et Edward Waldo Finch sont des clins d’œil aux deux écrivains Walt Whitman et Ralph Waldo Emmerson,  je me suis peut-être trompée mais avec ces deux noms ressemblants je m’attendais en fait à des allusions à ces deux penseurs, au rêve américain, au transcendantalisme etc. J’ai du me tromper… ou bien je ne les ai pas perçues.

La page bibliomania du livre avec les liens vers les billets d'autres bloggueurs! Bien pratique!

22 août 2009

Les vacances sont terminées...

... et me revoilà en pleine période de stress: recherche d'appartement, préparation de rentrée et déménagement prévu le 29 (sans savoir pour où... ah les joies du ministère...)

Je vous livre une ou deux photos de mes vacances en terre savoyarde, je créerai un album courant septembre. J'en ai bien profité pour me reposer, la femme enceinte par 35 degrés n'est pas très active (non ce n'est pas moi qui suis enceinte), je n'avouerai pas non plus le nombre de glaces savourées ^^

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Le Léman vu d'Yvoire

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Vue sur le lac au détour d'une rue du village médiéval d'Yvoire

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Soleil couchant sur le port de Thônon-les-Bains

4 octobre 2017

Christophe Ono-Dit-Biot

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Quatrième de couverture:

"«Ils l'ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d'un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau.» 
Un homme enquête sur la femme qu'il a passionnément aimée. Elle est partie il y a plusieurs mois, pour une destination inconnue, le laissant seul avec leur petit garçon. 
Elle était artiste, elle s'appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe. 
Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leur amour – leur rencontre, les débuts puis l'ascension de Paz dans le monde de l'art, la naissance de l'enfant – et essaie d'élucider les raisons qui ont précipité sa fin. 
Des trésors de la vieille Europe aux mégapoles du Nouveau Monde, du marbre des musées au sable des rivages où l'on se lave de tout, Plonger est l'histoire d'un couple de notre temps. En proie à tous les vertiges d'une époque où il devient de plus en plus difficile d'aimer."

J'ai mis du temps à l'écrire ce billet, plus d'un mois, et je sais que je n'en serai pas satisfaite... Mais bon, il faut bien se jeter à l'eau ... Haha ... Honnêtement je sais d'avance que je ne vous en parlerai pas aussi bien que Galéa ou d'autres blogueuses avant moi mais sachez qu'avant je n'étais pas convaincue et je n'avais pas spécialement envie de lire cet auteur aussi beau soit-il, et puis un billet de Valérie d'abord, et récemment une vidéo de Galéa m'ont fait changer d'avis. Et j'ai eu raison.

J'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture. Dès les premières pages j'ai su que j'allais l'adorer ce livre. C'est tellement bien écrit, beau, et sincère que je ne pouvais plus le lâcher. Je crois que Christophe Ono-Dit-Biot a tout de suite su me parler... J'ai été très intriguée par la rencontre du narrateur avec Paz, celle qui deviendra sa femme. Pourtant le personnage de Paz est, selon moi, assez antipathique. Je l'ai trouvé très égoïste, et son côté artiste très plaisant dans son originalité, n'excuse en rien certains de ses comportements. Mais Paz, je l'ai vu à travers les yeux du narrateur et j'ai compris pourquoi il l'aimait. Et c'est ça qui m'a accrochée, c'est l'amour que cet homme porte à Paz, pourtant lui aussi a été blessé, mais une chose est immuable dans ce récit c'est qu'il l'aime malgré tout.

Les passages sur l'art sont particulièrement intéressant, surtout à Venise et je suis un peu frustrée de n'avoir pas vu ce "Boy with a frog" lors de mon séjour l'automne dernier mais la sculpture n'y était déjà plu... un passage m'a replongé dans ma période universitaire lorsqu'il évoque La Carte du Tendre de Madeleine de Scudéry. Son regard sur le Moyen Orient est intéressant même si très acerbe. 

J'ai été touchée par la peur du narrateur à voyager hors des frontières de l'Europe, et finalement ce sentiment d'insécurité ne m'est pas si étranger. Ce qui se passe dans le monde actuel est effrayant si l'on y pense bien. 

J'ai cependant une petite déception en ce qui concerne la fin du roman, je lui aurais préféré une autre fin à Paz, celle-ci est un peu trop éloignée de mon imaginaire, ou de ma sensibilité animale peut-être? Je ne sais pas, mais ça ne m'a pas tellement convaincue. Je pense que c'est mon côté très terre à terre, la fin ne me paraît pas vraisemblable, alors que j'aurais tellement aimé me dire "c'est une histoire vraie"... ça pourrait peut-être l'être me direz-vous, mais je reste sceptique.

Je vous copie trois extraits que j'ai notés dans mon carnet:

"Je te rappelle seulement que dans le domaine de l'art, on aime toujours pour des motivations privées. Parce que les oeuvres, qu'elles soient filmiques ou graphiques, remuent des choses en vous."

"Ils étaient mes amis, ils avaient l'allure et le parfum des belles choses mortes. Celles qu'on regrette à vie. Celles qui ne réapparaisent jamais."

"Plutôt crever que de retourner là-bas. Terminé l'exotisme, cette drogue pour enfants gâtés d'Europe qui ne mesurent pas ce qu'ils ont entre les mains."

challenge petit bac

(Sport/loisir: PLONGER)

10 juillet 2017

Pascal Manoukian, Les échoués

les échoués

Quatrième de couverte:

"Ils sont porteurs d’espoir. Endettés, sacrifiés, ils ont laissé leur famille pour rejoindre la France et ses promesses. Virgil le Moldave, Chanchal le Bangladais, Assan le Somalien et sa fille affrontent le désenchantement de la clandestinité, les repas de poubelle et les nuits dehors. Le renoncement n’est pas une option. Ils n’ont pas de papiers mais une volonté forcenée de vivre. Et ils sont ensemble"

Petit à petit j'essaie de rattraper mon retard sur ces dernières semaines de lecture, en Mai j'ai lu Les échoués de Pascal Manoukian, très peu de temps après avoir découvert sa plume dans Ce que tient ta main droite t'appartient. Alors si je n'ai pas eu le gros coup de coeur provoqué par son dernier roman, celui-ci n'en est pas moins puissant. A travers ses personnages, Pascal Manoukian dresse le portrait de ses immigrés clandestins qu'on croise chaque jour sans même les voir. Virgil, Chanchal, Assan, tous ne rêvent que d'une chose, vivre en paix dans des conditions acceptables. Ce qui ne leur est pas permis dans leur pays d'origine, ce qui ne leur est pas non plus permis à leur arrivée en France. Seule la bonté d'une ou deux personnes les aide à se maintenir à flots, mais leur quotidien ce sont les privations, l'exploitation, ils sont de la main d'oeuvre très peu chère, et parfois au détour d'une ruelle il se font battre à mort. C'est ce long combat pour la survie quotidienne que l'auteur raconte. Mais c'est aussi la bonté, et l'humanité qu'il souligne à travers ces destins brisés. 

En bref, une histoire très touchante, criante de vérité. Un livre qui amène à s'interroger sur ce qu'on appelle aujourd'hui "la crise des migrants"...

13 juillet 2017

Clara Dupont-Monod, La passion selon Juette

la passion selon juette

Quatrième de couverture:

"Juette naît en 1158 à Huy, une petite ville de l'actuelle Belgique. Mariée à treize ans, elle est veuve cinq ans plus tard. Juette est une femme qui dit non. Non au mariage. Non aux hommes avides. Non au clergé corrompu. Elle n'a qu'un ami et confident, Hugues de Floreffe, un prêtre. À quelles extrémités arrivera-t-elle pour se perdre et se sauver ? Car l'Église n'aime pas les âmes fortes... "

J'ai encore en tête ma lecture du Roi disait que j'étais Diable que j'avais beaucoup apprécié. J'ai eu un peu plus de mal à entrer dans l'histoire de Juette, mais après quelques recherches j'ai mieux compris le contexte et j'ai pu me laisser porter par l'écriture de Clara Dupont-Monod, qui parce que lié au Moyen-Age est quelque peu exigente. C'est un dépaysement total que de se laisser porter par ces héroïnes qui ont contribué à faire l'histoire, certes c'est romancé, mais ça m'a donné envie d'en savoir plus. Par exemple le therme cathare, que je connaissais sans savoir ce qu'il désignait exactement, et bien maintenant je le sais. Ce roman est riche d'Histoire et d'histoires en très peu de pages. Il est difficile de s'identier à Juette mais j'ai éprouvé de la compassion pour son ami avec lequel elle partage la narration. Cette alternance de chapitres et de points de vue donne un rythme à l'histoire et apporte un éclairage nouveau sur l'histoire de Juette. Ses choix de vie sont en un sens compréhensibles, refuser un époux qu'elle n'a pas choisi, qui ne le ferait pas? Mais se dévouer entièrement à la léprosie quitte à en perdre sa santé, c'est plus difficilement acceptable à notre époque. Et pourtant, elles étaient nombreuses à y vouer leur vie, à entrer dans les ordres, pour échapper à leur destin de fille, ce n'est pas sans rappeler une certaine Esclarmonde ... 

Une très belle lecture, j'ai une préférence pour Carole Martinez dont je trouve l'écriture plus poétique, avec un brin de fantasmagorie qu'on ne retrouve par forcément chez Clara Dupont-Monod mais j'apprécie vraiment ces romans d'un autre temps.

26 avril 2017

Antoine Leiris, Vous n'aurez pas ma haine

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Quatrième de couverture: "Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n’a qu’une arme : sa plume.
À l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n’aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer.
C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre. Un témoignage bouleversant."

 Ironique de publier ce billet quelques jours après les résultats du premier tour des élections présidentielles. Le sujet est tout autre, mais le titre convient bien aux débats stériles lus ici ou là... Tout ce que je peux dire c'est que je suis très triste quand je vois que dans le village où j'ai grandi, le F-Haine remporte 45 % des suffrages, bien loin devant tous les autres candidats... Et pourtant, en ces temps difficiles, de crise économique, sociale, et internationale c'est le message de cet homme, Antoine Leiris, que l'on devrait véhiculer, transmettre, mais beaucoup s'écharpent en public... tout le contraire de ce qu'il faudrait, il est bien loin le rassemblement populaire post-Charlie hebdo! Bref je referme cette parenthèse.

Antoine Leiris a perdu sa femme lors des attentats du Bataclan en Novembre 2015, et ce livre c'est sa manière à lui de se reconstruire, ou tout au moins d'essayer de ne pas céder à la haine. Il s'accroche à la vie, à son fils, pour ne pas perdre pied, il ne comprend pas bien sûr, mais il ne cède pas à la facilité de la haine, et c'est très courageux de sa part. Très courageux aussi d'avoir publié sa douleur. J'ai été très émue par cette lecture... 

24 avril 2017

Gaël Faye, Petit pays

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Quatrième de couverutre: 

"Au temps d'avant, avant tout ça, avant ce que je vais raconter et le reste, c'était le bonheur, la vie sans se l'expliquer. Si l'on me demandait "Comment ça va ?" je répondais toujours "Ça va !". Du tac au tac. Le bonheur, ça t'évite de réfléchir. C'est par la suite que je me suis mis à considérer la question. À esquiver, à opiner vaguement du chef. D'ailleurs, tout le pays s'y était mis. Les gens ne répondaient plus que par "Ça va un peu". Parce que la vie ne pouvait plus aller complètement bien après tout ce qui nous était arrivé."

Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l'harmonie familiale s'est disloquée en même temps que son «petit pays», le Burundi, ce bout d'Afrique centrale brutalement malmené par l'Histoire.

Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de coeur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d'orage, les jacarandas en fleur... L'enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais"

Je crois que je tiens là une petite pépite de la rentrée littéraire 2016, je n'ai pas lu tous les livres présentés au Goncourt des Lycéens, mais je comprends pourquoi celui-ci a eu leur faveur. Gaël Faye nous parle avec des mots simples, des mots d'enfants, de la guerre, une guerre un peu oubliée, voire complètement ignorée. Bien sûr le génocide rwandais ne m'était pas inconnu, bien que j'en ai sans doute une vision très partielle et lacunaire, mais que cela s'était propagé au Burundi, je l'ignorais totalement. D'ailleurs avant ça, si on m'avait demandé de situer le Burundi sur une carte de l'Afrique, j'aurais été bien en peine, et c'est très regrettable!! D'autant plus que tout cela s'est passé, il n'y a pas si longtemps!

Outre cette mise au point historique et géographique, j'ai appris sur la vie au Burundi, sur l'enfance, sur ce qu'est être métisse dans un pays d'Afrique. J'ai appris la douceur, la chaleur et la lenteur de vivre. Pendant quelques pages j'ai vraiment été transportée aux côtés de Gabriel. Le début du roman est plus léger, et au fur et à mesure que Gabriel grandit avec la guerre, les interrogations s'amoncellent, les atrocités lointaines au début sont maintenant à sa porte, et oblige les uns et les autres à prendre parti, même ceux qui ne le voulaient pas. A travers les yeux d'enfants du narrateur on entrevoit comment une certaine logique, une certaine idéologie se met en place, comment des enfants qui aimaient jouer sur un terrain vague dans un vieux combi défoncé prennent les armes. C'est à la fois émouvant, et effrayant. 

J'arrive après tout le monde, mais si vous ne l'avez pas encore découvert, je vous le conseille chaudement!

29 mars 2017

Elena Ferrante, Le nouveau nom

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Attention risque de spoiler si vous n'avez pas lu le premier tome!!

 

Quatrième de couverture:

"Naples, années soixante. Le soir de son mariage, Lila comprend que son mari Stefano l'a trahie en s'associant aux frères Solara, les camorristes qui règnent sur le quartier et qu'elle déteste depuis son plus jeune âge. Pour Lila Cerullo, née pauvre et devenue riche en épousant l'épicier, c'est le début d'une période trouble : elle méprise son époux, refuse qu'il la touche, mais est obligée de céder. Elle travaille désormais dans la nouvelle boutique de sa belle-famille, tandis que Stefano inaugure un magasin de chaussures de la marque Cerullo en partenariat avec les Solara. De son côté, son amie Elena Greco, la narratrice, poursuit ses études au lycée et est éperdument amoureuse de Nino Sarratore, qu'elle connaît depuis l'enfance et qui fréquente à présent l'université. Quand l'été arrive, les deux amies partent pour Ischia avec la mère et la belle-soeur de Lila, car l'air de la mer doit l'aider à prendre des forces afin de donner un fils à Stefano. La famille Sarratore est également en vacances à Ischia et bientôt Lila et Elena revoient Nino. Le nouveau nom est la suite de L'amie prodigieuse, qui évoque l'enfance et l'adolescence de Lila et Elena. Avec force et justesse, Elena Ferrante y poursuit sa reconstitution d'un monde, Naples et l'Italie, et d'une époque, des années cinquante à nos jours, donnant naissance à une saga romanesque au souffle unique."

J'avais hâte de connaître la suite des aventures d'Elena et Lila donc aussitôt rentrée de vacances en février, je me suis attaquée au 2ème tome et passé l'excitation du "catching up", un peu comme quand on retrouve de vieilles copines et qu'on met à jour les potins, l'excitation est retombée et je me suis parfois un peu ennuyée. Non pas que ce soit moins bien écrit, ou moins intéressant, mais je crois que je me suis un peu essoufflée. Finalement l'histoire des deux gamines m'a plus intéressée que celle des deux jeunes femmes. Pourtant chacune suit le chemin qui lui est tracée, l'une son mariage qui laisse présager quelques difficultés, l'autre une vie d'étudiante. A mon sens l'avenir du mariage de Lila est sans grande surprise. La relation entre les deux jeunes femmes non plus. Elena reste souvent envieuse mais elle voit son amie sous un jour différent, elle s'affirme un peu plus et son personnage gagne un peu en profondeur. Elle n'est plus le faire-valoir de Lila et existe par ses propres moyens, même s'ils sont parfois un peu lourd, ou trop calculé. Je pense que le manque d'empathie s'est plus fait ressentir encore dans ce tome, mais pourtant j'ai quand même globalement apprécié ma lecture. J'émets quelques bémols liés au fait que j'ai enchaîné les deux lectures quasimment coup sur coup mais c'était quand même avec plaisir que je retrouvé toute la bande de Naples, le destin contrarié de certains, la confirmation aussi de cette difficulté à s'extraire de sa classe sociale, le mimétisme entre les générations, ou au contraire l'opportunisme d'autres.  Je crois que l'auteur dépeint très bien cette époque italienne, cet espèce d'engluement qu'on pourrait retrouver ailleurs en Europe dans les classes populaires, et puis ce sud qui amène un côté un peu statique aux évènements. 

Vous l'aurez donc compris j'ai préféré le premier livre, mais j'ai quand même une certaine hâte à lire la suite, d'ici quelque temps.

 

 

5 avril 2017

Margaux Motin rencontre La femme parfaite est une connasse

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(Margaux Motin, Anne-Sophie Girard et Marie-Aldine Girard

Quatrième de couverture: "Ce livre est LE guide pour toutes les femmes imparfaite*.
Vous y découvrirez notamment: "La jurisprudence de la frange", "la théorie de l'indifférence" ou encore le concept universel de "Jean test". Mais aussi "comment garder sa dignité quand on est complètement bourrée", ou "les questions qu'il ne faut pas poser à un homme si on ne veut pas entendre les réponses".

*il peut également être lu par les hommes qui auraient envie de combler certaines lacunes..."

 

J'ai vraiment beaucoup apprécié les illustrations, mais le contenu en soi est assez rebattu et stéréotypé. Cela m'a confirmé que je ne voulais pas lire le bouquin, par contre je lirai volontiers le deuxième tome de la bande-dessinée. C'est un humour que j'apprécie à petite dose, certaines situations font mouche, mais on a quand même du mal à définir qui est cette femme parfaite. En tout cas, Margaux Motin apporte beaucoup de soin à ses dessins, et pousse le souci du détail assez loin que ce soit dans les tenues ou dans les décorations des pièces, vraiment c'est un régal pour les yeux.

challenge petit bac

(GROS MOT: CONNASSE)

22 mars 2017

Marie-Aude Murail, 3000 façons de dire je t'aime

3000 façons

Quatrième de couverture:

"Chloé, Bastien et Neville ont eu en cinquième une professeure de français qui n’aimait que les livres qui finissent mal. Un soir, elle les a emmenés pour la première fois au théâtre voir une représentation de Dom Juan de Molière. Cette soirée a changé leur vie. C’est décidé, ils seront comédiens !
Six ans plus tard, leur désir de monter sur scène est intact et ils se retrouvent au conservatoire d’art dramatique de leur ville. Le professeur le plus réputé, Monsieur Jeanson, les prend tous les trois dans son cours.
Chloé va devoir concilier les cours de théâtre avec le rythme intensif de la classe préparatoire qu’elle vient d’intégrer. Bastien, prêt à tout pour faire rire, pense qu’il suffit de regarder une vidéo de Louis de Funès pour apprendre la tirade d’Harpagon. Le beau et ténébreux Neville a peur de se donner les moyens de son ambition, d’être un autre pour savoir enfin qui il est. Comment le théâtre va-t-il lier pour toujours la jolie jeune première, le valet de comédie et le héros romantique que Jeanson a su voir en eux ?"

Je savais en lisant ce livre que j'allais l'aimer, et pour plusieurs raisons. J'ai aimé les quelques titres de Marie-Aude Murail, elle sait me toucher. Je suis toujours assez émue de lire des romans sur des adolescents qui se passionnent pour quelque chose. Alors quand cette passion est suscitée, d'une part par l'école, et d'autre part par ce qui touche aux lettres, c'est presque gagné d'avance. Je me suis plongée entièrement dans l'histoire de ces trois jeunes adultes (faisant abstraction de mon voisin de train qui sentait le type pas lavé depuis plusieurs jours...) Et pourtant, j'ai mis du temps à écrire ce billet, dans lequel je ne sais trop quoi dire, à part que c'est un gros coup de coeur, qu'il m'a beaucoup émue, sans pour autant pouvoir en expliquer les raisons. Peut-être parce que c'est tout simplement beau à lire, que c'est à ressentir plus qu'à analyser...

Ok pour la clarté et l'intérêt d'écrire un tel billet on repassera... On mettra ça sur le dos du boulot dans lequel je me noie!

5 novembre 2016

Patrick Modiano, Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier

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Quatrième de couverture:

« – Et l'enfant? demanda Daragane. Vous avez eu des nouvelles de l'enfant? 
– Aucune. Je me suis souvent demandé ce qu'il était devenu... Quel drôle de départ dans la vie... 
– Ils l'avaient certainement inscrit à une école... 
– Oui. À l'école de la Forêt, rue de Beuvron. Je me souviens avoir écrit un mot pour justifier son absence à cause d'une grippe. 
– Et à l'école de la Forêt, on pourrait peut-être trouver une trace de son passage... 
– Non, malheureusement. Ils ont détruit l'école de la Forêt il y a deux ans. C'était une toute petite école, vous savez...»

Souvenez-vous, j'ai découvert Patrick Modiano récemment avec Dora Bruder que j'ai beaucoup aimé, pourtant j'ai eu beaucoup plus de mal avec ce titre-ci. Beaucoup de mal à le lire, à le comprendre. Pourtant c'est de nouveau une quête, non plus celle d'une jeune femme, mais celle du narrateur instiguée par d'autres perosnnages ayant retrouvé son carnet d'adresse. Indirectement ils obligent le narrateur à se souvenir de son enfance, de l'époque où il était jeune homme, pourtant cela semble bien enfoui, il ne se souvient plus des lieux, des gens ou plutôt si mais il semble l'avoir volontairement oublié. Il tourne autour de ses souvenirs, sans qu'ils soient jamais clairs, que recherche ces gens? Et lui, que veut-il savoir? Plusieurs chronologies sont déroulées, la quête semble avoir débutée déjà des années auparavant. J'ai vraiment été confuse pendant cette lecture. Cet entretien avec Patrick Modiano sur le site de Gallimard m'a un peu éclairée...

6 juillet 2016

Marie Desplechin, La belle Adèle

la belle adèle

Quatrième de couverture:

"Adèle en a assez. Pourquoi devrait-elle se donner du mal pour se maquiller et s'habiller, comme les filles de sa classe? Est-ce le plus sûr moyen de ne pas se faire remarquer? D'être normale ? Et Frédéric... Il est gentil, il est même tragiquement gentil. N'est- ce pas le pire des défauts pour un garçon ? Adèle et Frédéric doivent trouver d'urgence une stratégie de survie. Ils ont alors une idée lumineuse..."

Lecture agréable pour ce court roman jeunesse de Marie Desplechin. Je l'ai trouvé plein de bon sens sur l'intégration des ados en milieu hostile (comprenez le collège/lycée). Les personnages sont très sympa, sauf peut-être la tente un peu trop stéréotypée. L'intrigue en soi n'est pas très réaliste, j'aurai préféré que l'auteur s'étende un peu plus sur le problème de la fin mais le sujet du roman aurait été tout autre, sans doute plus sérieux et difficile à aborder. Ca reste néanmoins un roman intéressant, à mettre entre les mains de tous les jeunes ados, notamment ceux qui ont du mal à s'accepter, ou qui se sentent un peu rejetés, leur montrer qu'en conservant sa personnalité, on peut toutefois finir par se faire accepter.

23 décembre 2014

Hélène Grémillon, Le confident

le confident

Quatrième de couverture:

"Au milieu des mots de condoléance qu’elle reçoit à la mort de sa mère, Camille découvre une étrange lettre envoyée par un inconnu. Elle croit à une erreur mais, les semaines suivantes, de nouvelles lettres arrivent. Peu à peu s’instaure une correspondance, qui vient reconstituer la vie d’une femme dont elle ignore tout : peu avant la Seconde Guerre mondiale, Annie, une adolescente prise d’amitié pour une certaine madame M. alors stérile, a accepté de lui prêter son corps afin d’avoir un enfant.
Pourquoi lui rapporter ce drame fait d’amours impossibles et de destins brisés ? L’expéditeur s
e tromperait-il de destinataire ? Et si l’histoire de cette mystérieuse inconnue n’était autre que la propre vie de Camille ?"

Je termine mes lectures de l'année avec une déception et un coup de coeur, et le coup de coeur est pour ce roman. Cela fait presque deux semaines que je digère ma lecture pour écrire un billet à la hauteur de mon ressenti, mais je 'ny arrive pas. J'ai lu ce roman en deux jours, il me fallait, comme Camille, savoir de qui étaient ces lettres, qui elles concernaient.

C'est une belle histoire que nous livre Hélène Grémillon, sur le ton de la confidence, sans jugement, la perosnne qui écrit relate une histoire à Camille. Camille qui vient de perdre sa mère et qui croit au départ à une mauvaise blague, ou à un écrivain qui tente de lui "vendre" son roman. En effet, cette histoire a tout de romanesque, un petit village français pendant la guerre, des personnages attachants ou détestables, de l'émotion, beaucoup d'émotions. 

Le récit est bien documenté sur le quotidien des gens pendant la seconde guerre mondiale, mais surtout sur la condition des femmes concernant la maternité. Certains passages sont effarents, surtout ceux concernant les femmes stériles! Ce livre questionne également sur la perception des couples sans enfants, qui si elle a changé au fil des ans, n'est pas non plus toujours en phase avec son temps.

J'avais raison d'attendre l'automne, un plaid et un thé fumant pour me plonger dans cette lecture, j'ai adoré, si je devais émettre un petit bémol, ce serait sur la toute fin du roman, j'aurais rpesque préféré qu'il n'y ait pas les deux ou trois dernières pages.

 

challenge à contre courant

(rentrée littéraire 2010)

objectif pal

(36/79)

23 novembre 2014

Un dimanche en photo: Lisbonne Jour 2: Belem

On ne peut pas aller à Lisbonne sans faire un saut à Belem en prenant le vieux tram n°15 (bondé, attention à vos affaires!) Quand on voit le ciel on a du mal à croire que c'était fin octobre!!

Le monument des conquistador

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La Tour Belem

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La Tour Belem vu du haut du monument des Conquistador

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Le monastère Dos jeronimos

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Les fameuses Pasteis de Belem

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18 octobre 2014

Toni Morrison, Sula

sula

Quatrième de couverture:

"Dans l'Ohio des années 20, deux petites filles noires s'inventent ensemble une vie meilleure. Mais l'âge venant, tandis que Nel se plie à son rôle de mère et d'épouse, Sula choisit de conquérir ailleurs sa liberté. Pour tous, elle devient la scandaleuse, la dévoyée. Et doit se défendre, quarante ans plus tard, contre une société soumise à la vérité des autres...

Voici le livre que j'ai présenté cet après-midi au club de lecture sur les auteures non-blanches". Et pour un premier rendez-vous je crois que j'avais mal choisi mon livre, pourtant en tablant sur Toni Morrison j'étais à peu près sûre d'aimer: Cette lecture n'aura cependant pas réussi à me toucher. Les thèmes et l'écriture de Toni Morrison sont toujours très forts mais peut-être que ce récit est trop court pour que je puisse y adhérer totalement. 

Sula et Nel sont deux jeunes filles qui grandissent au Fond, trou perdu dans la montagne où vit la communauté noire de Médiallion. Elles viennent de deux familles complètement différentes. L'une est calme est posée, l'autre est impulsive et mystérieuse. Sula est élevée par des femmes, sa mère et sa grand-mère, chacune excentrique à leur manière. Nel deviendra mère, Sula quittera Médaillion pour mieux y revenir quelques années plus tard. Les deux femmes aprtagent un secret, que seul Shadrack, le reclus du village semble connaître. Et c'est à peu près tout ... Il n'y a pas réellement d'intrigue, Toni Morrison décortique le mythe qui s'est construit autour de Sula. La singularité de son personnage fait figure de sorcière en ces temps et ces lieux reculés, mais contrairement à Beloved, l'auteur ne bascule à aucun moment dans le fantastique. L'écriture est belle, elle se tisse autour du personnage éponyme. La condition des noires est abordée en filigrane seulement. 

Il m'a donc manqué quelque chose pour vraiment apprécié et retenir ce roman, sans doute un peu plsu d'engagement. 

15 juin 2014

Un dimanche à Berlin, Street Art

Berlin est la ville où le street art est roi, même en dehors de la East Side Gallery vous trouverez de belles peintures au fil de vos promenades, parfois sur un morceau de mur, parfois sur des pans entiers de bâtiments, certains très réussis, d'autres beaucoup moins ... Je vous mets ce qui m'ont le plus touchée.

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Les dimanches en photos sont à l'initiative de Liyah et on les retrouve aussi chez : LilibaChoupynette,  Fleur,  AnjelicaMyrtilleSandrineChocoSeriaLecteur,  Estellecalim

14 juin 2014

Challenge de l'été: Ma Pal fond au soleil

Du 1er Juin au 31 août faites fondre votre PAL sur le blog de Metaphorebookaddict!

challenge-pal été

 

Le principe est simple, il suffit de profiter de l'été pour faire baisser le niveau de sa PAL. La mienne est en bonne voie d'élagage pour 2014 et pour rebooster tout ça rien de tel qu'un challenge sur l'été, mais comme je suis une petite joueuse je vais commencer avec l'indice 10, soit dix livres à lire sur les trois mois d'été, faisable donc, peut-être que le soleil tapera fort (je l'espère) et qu'il me faudra passer à l'indice 20! Affaire à suivre!

J'ai lu:

1. Leah Fleming, L'enfant du Titanic

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