Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Notes de lecture
Publicité
28 juillet 2012

Sorj Chalandon, Une promesse

une_promesseQuatrième de couverture:

"Nous sommes en Mayenne, une maison à l'orée d'un village. Tout est silencieux, les volets fermés et la porte close.
Nuit et jour pourtant, sept amis en franchissent le seuil. Les uns après les autres, chacun son tour et chacun sa tâche. S'accomplit ainsi le serment de sept âmes vives à deux âmes sombres : la parole donnée pour retarder le deuil.
Voici l'histoire d'un mystère et d'une fraternité.
"

 

Il n'y a pas de réelle intrigue mais un embroglio de personnages (appelés indifféremment par leurs prénoms ou leurs surnoms) et de souvenirs à propos de deux personnes que l'on suppose décédées mais le sont-elles vraiment? Les deux premiers tiers du livre ne nous éclairent pas vraiment sur le sujet. On comprend que les personnages du récit se sont fait une promesse mais celle-ci n'est explicitée que plus tard dans la narration. Chaque personnage a ses habitudes et un signe propre ou une histoire qui le distingue des autres.

Même si l'histoire n'est finalement pas aussi prenante que les deux précédents romans de Sorj Chalandon que l'ai lu, j'ai tout de même beaucoup apprécié l'écriture. Sorj Chalandon a un talent de conteur indéniable, il sait transmettre des émotions et emporter le lecteur avec ses personnages tous un peu taciturnes. Ceux-ci auraient gagnés à être plus approfondis je trouve, de même que pour l'histoire qui les lie les uns aux autres. Avis mitigé donc.

 

Publicité
30 août 2012

Michael Zadoorian, Le Cherche Bonheur

cherche_bonheurQuatrième de couverture:

"Avis de recherche : Ella et John Robina, couple de citoyens américains à la retraite, vus pour la dernière fois au volant de leur camping-car le Cherche-bonheur, aux abords de Detroit. Si vous avez des informations, merci de contacter au plus vite leurs enfants au numéro qui suit…

Après une longue vie et soixante ans de mariage, la santé chancelante et la mémoire qui flanche, Ella et John savent que leurs jours d'autonomie sont comptés. Si John ne se souvient plus nécessairement si on est mardi ou jeudi, il peut encore conduire. Ella le « kidnappe » donc, avec une seule idée en tête : partir une dernière fois à l'aventure. C'est le début d'un périple extraordinaire…"

 

J'ai beaucoup, beaucoup aimé ce livre. L'histoire est presque banale pour des retraités américains car elle reprend des thèmes phares de la littérature américaine: prendre la route vers l'ouest, traverser les frontières des états à destination du Pacifique et bien sûr tout ça sur la mythique route 66.

Seulement voilà, la route 66 semble n'être effectivement plus qu'un mythe. Tès abîmée par endroits, voire complètement disparue à d'autres, elle offre un paysage tout aussi désolant: vieux dinners totalement décrépis, statues criardes et autres grottes factices qui ne trompent plus personne.

De plus, Ella et John ne sont pas les jeunes mariés épris de liberté qu'ils auraient pu être autrefois, à l'heure du faste de la 66. Ils savent que ce voyage sera leur dernier. Le dernier voyage pour eux mais également pour le Cherche-Bonheur leur camping car... A chaque frontière franchie, ils repoussent un peu plus leurs limites et celles de la maladie. Ce livre est donc le témoin du vieillissement, de la route mais surtout des personnages. John souffre de la maladie d'Alzheimer. Il est la plupart du temps désorienté, est parfois colérique et ne reconnaît pas toujours son épouse. Ella nous raconte tout ça sur un ton qui se veut humouristique mais l'on sent que c'est difficile à vivre pour elle, à accepter. Cela les met dans des situations cocasses qui permettent un peu de légèreté pour un sujet très difficile à traiter. Bravo à l'auteur de nous donner un aperçu du ressenti de l'entourage du malade, mais aussi du malade lui-même, de nous faire ressentir le désespoir qui les habite sans pour autant tomber dans le mélodrame.

Je vous recommande cette lecture si vous avez envie de voyager un peu à bord du Cherche-Bonheur et avec ses personnages émouvants... Aifelle et Manu ont elles aussi apprécié cette lecture.

 

Merci à Aifelle d'avoir fait voyager son livre, quelle belle mise en abyme pour un roman sur le thème du voyage ! Si quelqu'un souhaite le lire avant qu'il ne rentre chez Aifelle, envoyez moi un email avec votre adresse via le formulaire de contact, la seule condition étant que vous ayiez déjà posté sur mon blog ou sur le sien. Si dans une dizaine de jours personne ne s'est manifesté le Cherche-Bonheur rentrera au bercail ^^

21 août 2012

Daniel Glattauer, La septième vague

septieme_vagueQuatrième de couverture:

" Leo Leike était à Boston en exil, le voici qui revient. Il y fuyait la romance épistolaire qui l'unissait en esprit à Emmi. Elle reposait sur trois principes : pas de rencontres, pas desexe, pas d'avenir. Faut-il mettre un terme à une histoire d'amour où l'on ne connaît pas le visage de l'autre ? Où l'on rêve de tous les possibles ? Où les caresses sont interdites ? «Pourquoi veux-tu me rencontrer ?» demande Leo, inquiet. «Parce que je veux que tu en finisses avec l'idée que je veux en finir», répond Emmi, séductrice. Alors, dans ce roman virtuose qui joue avec les codes de l'amour courtois et les pièges de la communication moderne, la farandole continue, le charme agit, jusqu’au dernier mail…

La Septième Vague est comme une série télé : on en devient vite accro. Bruno Corty, Le Figaro littéraire."

 

Je l'ai commencé et je ne l'ai plus lâché, je l'ai terminé en une matinée! On retrouve bien sûr nos deux accolytes, Léo et Emmi et leur correspondance par emails. Neufs mois ont passé avant qu'ils ne s'écrivent à nouveau à coups de je t'aime moi non plus à peine dissmulés.

C'est cocasse parce que j'ai vécu cette situation du "je t'aime moi non plus, il faut qu'on arrête de se parler mais c'est trop dur and so on" après une rupture et que l'extrait que je cite à la fin du billet est tellement "drôle" quand on y pense parce que si vrai et si ridicule quand on y pense... Même si effectivement sur le moment c'est douloureux.

Léo et Emmi tournent autour du pot pendant des mois encore, on ne peut pas lâcher ce roman parce qu'on attend impatiemment qu'ils prennent enfin une décision! On trépigne, on a envie de leur souffler ce qu'il faut dire ou faire, mais qu'on en finisse!

Daniel Glattauer sait rester léger et c'est ce qui fait le charme de son livre. Je recommande évidemment la suite à ceux qui ont aimùé Quand souffle le vent du nord, et si vous ne le connaissez pas non plus, n'hésitez pas si vous avez besoin d'une dose d'amourette. A lire donc si vous avez envie de palpitations et de baume au coeur. Attention cependant, Emmi est parfois bien agaçant, par contre je suis conquise par Léo!

 

Un extrait:

"Je n’aurais pas dû te répondre, chère Emmi. Je t’ai blessée (une fois de plus), ce n’était pas mon intention.TU NE M’INCOMMODES JAMAIS. Tu le sais. Sinon, je m’incommoderais moi-même, car tu fais partie de moi. Je te traîne avec moi partout, à travers tous les continents et dans tous les paysages de mes émotions, comme un idéal, une illusion de perfection, le concept d’amour le plus pur. Tu étais avec moi pendant presque dix mois à Boston, et tu es revenue avec moi.
Mais, Emmi, entre-temps ma vie physique a continué, il le fallait bien. Je suis en train de construire quelque chose. J’ai rencontré quelqu’un à Boston. Il est encore trop tôt pour parler de tu sais quoi. Mais nous avons envie d’essayer. Elle a un emploi en vue ici, elle va peut-être s’installer chez moi. Pendant cette nuit atroce où notre « premier et dernier rendez-vous » a échoué si lamentablement, j’ai mis fin de façon brutale à notre relation virtuelle. Même si, jusqu’au dernier moment, tu n’as pas voulu l’accepter, tu avais pris une décision, et je t’ai aidée à la mener à bien. Je ne sais pas où tu en es avec Bernhard, avec ta famille. Je ne veux pas le savoir, car cela n’a rien à voir avec nous deux. Pour moi, cette longue pause était nécessaire. (Je n’aurais probablement jamais dû y mettre fin.) Elle était nécessaire pour préserver une expérience unique, pour que cette non-rencontre personnelle, familière, intime, subsiste toute une vie. Nous étions parvenus au sommet. Cela ne pouvait pas aller plus loin. Il n’y a pas de suite possible, même pas, et surtout pas neuf mois plus tard. J’aimerais que tu voies les choses comme cela, Emmi ! Préservons ce qui a été. Et restons-en là pour ne pas tout détruire."

15 juillet 2012

Un dimanche à ... Barcelone (Jour 5: lebord de mer)

Ainsi s'achève cette série barcelonaise, j'espère que vous avez apprécié ces quelques clichés et qu'ils vous ont donné envie de découvrir la richette de cette ville espagnole. Le dimanche en photo reviendra peut-être à la rentée si je prends de jolies clichés pendant ces vacances familiales.

 

IMGP2357

 

IMGP2359

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Choco, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

4 mars 2012

Un dimanche à ... Lincoln (UK)

Je n'ai pas vraiment pris de photos la semaine dernière pendant mon séjour en Grande-Bretagne, mais je suis bien entendu retournée à Lincoln où j'ai travaillé il y a presque six ans (Time flies!!)

Une photo qui date donc de cette époque pour vous montrer la cathédrale.

IMAG0116

 

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Choco, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

Publicité
26 juillet 2012

Anne Percin, Comment [bien] rater ses vacances

comment__bien__rater_ses_vacancesQuatrième de couverture:

Maxime a dix-sept ans, et la ferme intention de passer des vacances de rêve loin de ses parents et de sa petite sœur. Il s’installe donc chez sa grand-mère au Kremlin-Bicêtre, se réjouissant d’avance de semaines en tête-à-tête avec son ordi, à se faire bichonner et nourrir de bon petits plats. Sauf que rien ne va se passer comme prévu "

Maxime Mainard est un ado très drôle et attachant. J'ai beaucoup aimé son humour un peu grinçant et sa répartie. Ses vacances n'ont certes pas pris la tournure escomptée mais Maxime est un ado mur pour âge, qui a su prendre les choses en mains et gagner en résponsabilité. Toute l'histoire au final tient la route malgré un ou deux petits détails qui vieinnent se greffer et qui n'auraient pas été forcément nécessaires. L'historie de l'oncle par exemple ou la mésaventure des parents. ON aurait, je croi,s pu très bien s'en oasser et ça n'aurait rien enlevé à l'intrigue et aux péripéties qui arrivent au jeune garçon.L'idylle qui naît en parallèle entre Maxime et "Pika" ajoute un petit plus au récit et est tout à fait dans l'air du temps. 

Quand je vois els ados que je "côtoie" au quotidien, j'ai peine à croire qu'ils deviennent comme ça au lycée, mais tant mieux, comme quoi tout n'est pas vain :)

Une lecture rafraîchissante, parfaite pour les vacances!

 

22 juin 2012

Stefan Zweig; Vingt-quatre heures de la vie d'une femme

vingt_quatre_heures_de_la_vie_dune_femme_zweigQuatrième de couverture:

"Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d’Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d’un des clients, s’est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée… Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l’aide inattendue d’une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive. Ce récit d’une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l’auteur d’Amok et du Joueur d’échecs, est une de ses plus incontestables réussites."

Le lecteur est plongé au coeur de 'laction dès les premières pages: la fuite de Madame Henriette avec un jeune français. C'est un très court roman, bien écrit bien sûr mais j'ai trouvé certains passages ennuyeux, en particulier la description des mains faite par Mrs C..

L'intrigue n'est au final pas vraiment celle qu'on croit. J'ai été un peu déçue qu'on ne revienne pas plus sur l'histoire de départ entre Madame Henriette et le jeune français. C'est je crois le problème avec les grands classiques, on n'en attend plus que pour les autres livres.

L'écriture est très juste et typique de son époque bien sûr, c'est très agréable à lire mais ça laisse un goût de pas assez. Pour autant je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, mais sans plus quoi.

17 juin 2012

Un dimanche à ... Barcelone (Jour 3: vue sur la ville depuis la Sagrada Familia)

 

IMGP2283

On peut apercevoir le Gherkin espagnol, j'ai cru récemment qu'il était du même architecte que le célèbre bâtiment Londonien, Norman Foster, mais que nenni, la Torre Agbar a été dessinée par Jean Nouvel !

IMGP2285

 

IMGP2288

 

La semaine prochaine nous passerons enfin au jour 4 ;)

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Choco, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

12 février 2012

Un dimanche à ... Londres: The London City Hall

En allant à la tour de Londre son en a profité pour prendre en photo "le casque" qui est en fait la mairie de Londres et qui est ouvert au public, nous n'avons cependant pas poussé jusque là. Du bord de la Tamise on peut aussi voir cette grande "tour" en construction mais je n'arrive plus à me souvenir de ce que c'est, si quelqu'un qui passe par là peut éclairer ma lanterne je suis preneuse!

 

IMGP2164

 

IMGP2161

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Choco, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

12 juin 2012

Yasmina Khadra, L'Olympe des Infortunes

l_olympe_des_infortunesQuatrième de couverture:

"L'Olympe des Infortunes est un terrain vague coincé entre une décharge publique et la mer, où se décomposent au soleil des dieux déchus. Il y a Ach le Borgne, qui sait mieux que personne magnifier les clochards ; Junior le Simplet ; Mama la Fantomatique ; le Pacha et sa cour de soûlards, et bien d'autres personnages encore, aussi obscurs qu'attachants. C'est un pays de mirages et de grande solitude où toutes les hontes sont bues comme sont tus les plus terribles secrets.

À travers ce voyage philosophique, Yasmina Khadra nous propose une escale dans l'univers des paumés ; un univers fait de tendresse et de cocasseries, de rêves invraisemblables et de possessions abusives où surgissent parfois de cuisantes questions sur le Mensonge et la Culpabilité.
"

Je n'ai pas particulièrement apprécié cette lecture. Yasmina Khadra nous décrit une bande de vagabonds qui vit sur un terrain vague en bordure de mer. On ne connaît ni leur histoire, ni leur véritable identité, simplement leurs surnoms liés à un trait de leur caractère ou de leur physique. Nous passons plus de temps avec Ach le Borgne et Junior mais n'en savons au final pas plus sur eux non plus.

Les délires hallucinatoires individuels ou collectifs, et le ton parfois moralisateur m'ont déplus. Certes c'est également l'histoire d'une belle amitié entre Ach le Borgne et Junior, quoi qu'au début l'amitié d'Ach est assez égoïste puisqu'il veut en quelque sorte posséder Junior, mais ça n'a pas suffit à m'accrocher, et heureusement que ce roman est très court!

Ce n'est néanmoins pas si grave puisque Yasmina Khadra est assez prolixe et je reste sur ma bonne impression de Ce que le jour doit à la nuit et l'Ecrivain. Je ne resterai donc pas sur cette défaite-ci :)

 

objectif_pal

(18/27)

 

Je profite aussi de ce très court billet pour remercier Liliba qui m'a accueillie chez elle le temps d'un déjeuner avec sa joyeuse troupe, c'était vraiment agréable et Liliba, très dynamique :) est elle aussi fort sympathique!

 

5 juin 2012

Annabel Pitcher, My sister lives on the mantelpiece

mu_sister_lives_on_the_mantelpieceQuatrième de couverture:

"Ten-year-old Jamie hasn’t cried since it happened. He knows he should have – Jasmine cried, Mum
cried, Dad still cries. Roger didn’t, but then he is just a cat and didn’t know Rose that well, really.
Everyone kept saying it would get better with time, but that’s just one of those lies that grown-ups
tell in awkward situations. Five years on, it’s worse than ever: dad drinks, Mum’s gone and Jamie’s
left with questions that he must answer for himself.
This is his story, an unflinchingly real yet heart-warming account of a young boy’s struggle to make
sense of the loss that tore his family apart."

 

C'est une histoire très touchante. J'ai beaucoup aimé la langue anglaise sous la plume de ce petit Jamie, mature pour son âge mais avec ses réflexions de gosse, ses espoirs, ses incompréhensions. Ce livre soulève bien évidemment la question du deuil dans une famille, le déchirement qu'il fait subir aux parents qui perdent un enfant. Mais aussi le déchirement subit par les enfants, non seulement à cause de la perte d'une frère ou d'une soeur mais aussi et surtout de l'abandon qu'ils ressentent de leurs parents.

Ces enfants, Jamie et Jasmine sont livrés à eux-même, un père alcoolique, une mère qui les a quitté pour vivre avec son amant. Ils essaient tant bien que mal de se maintenir à flots, chacun étant la bouée de l'autre. J'ai du coup trouvé les deux parents détestables et me suis demandé comment l'on pouvait abandonner finalement ceux qui restent ... J'imagine que la perte d'un enfant doit être une terrible épreuve mais justement, pourquoi délaissé ceux qui sont toujours en vie, qui eux aussi sont détruits psychologiquement.

Les récits des journées de cours ne sont dans un sens pas plus réjouissants. Jamie laisse entrevoir la cruauté des autres gamins et parfois la stupidité des adultes. Il est également question de racisme. Le père de Jamie en veut à tous les musulmants et pense qu'ils sont tous des terroristes. Jamie est donc tirraillé entre l'opinion de son père et l'idée finalement qu'il se forge lui-même grâce à sa camarade Sunya. Il est partagé entre son propre ressenti et la peur de blesser son père. Cette amitié en sortie grandie au final, chaotique au début mais forte ensuite.

Ce que je retiendrai de ce court roman c'est l'amour frère/soeur, l'amitié et l'attachement de Jamie pour son chat qui est en fin de compte un personnage à part entière. C'est à lire incontestablement et en anglais si vous le pouvez, sachant que le narrateur est un enfant, l'anglais est très abordable! Un petit coup de coeur pour moi :) Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas non plus un mélodrame, c'est souvent très drôle en fait, un humour assez british que j'affectionne particulièrement : " Rose was not as good. In fact she was quite bad and according to Jas she was naughty at school, but no one seems to remember that now she is all dead and perfect."

12 mai 2012

Dominique Fabre, J'aimerais revoir Callaghan

Quatrième de couverture:

j_aimerais_revoir_Callaghan"Jimmy Callaghan, c'était mon pote anglais à l'internat. Il fumait des Benson, mettait les bouts en passant par un trou dans le grillage et allait parfois rendre visite à son père alcoolique dans la banlieue de Londres. Je l'ai revu vingt ans plus tard. Il avait une grosse valise. De retour d'Australie. il était bronzé et SDF. Trop fort ! On est redevenus un peu amis. Puis il est parti en me laissant sa valise. C'est moi qui la lui ai rapportée. Dix ans étaient passés. Calta était gérant d'un pub et avait une sale vieille tronche d'Anglais. C'était triste. Quoique. Il y a aussi des femmes, des enfants, des amours, des voyages, des fugues, des bitures et des galères immobilières. Une vie. J'ai même appris comment ne pas se faire voler à l'étranger ! On a tous en nous quelque chose de Callaghan. "

 

Que dire que dire? J'écris mon billet quasiment un mois après, j'avais emmené ce livre avec moi en Angleterre pour lire le soir quand les petites chérubins de 4e étaient dans leurs familles et au final j'étais tellement fatiguée que je lisais dix pages et je sombrais dans un coma profond.

La fatigue aidant bien sûr, mais au final l'histoire en elle-même ne m'ont pas permis d'accrocher à ce livre. Je n'ai pas tellement aimé le fait que dans la première partie le narrateur prenne son lecture à partie en lui répétant sans cesse "Si ça veut dire quelque chose pour toi.",  Je n'ai pas tellement compris où il voulaient en venir, certes il nous évoque son vieux copain d'enfance, maisc'était à mon goût trop décousu. Les personnages m'ont paru plutôt antipathiques, même le fameux Callaghan ...;

En bref, je suis totalement passée à côté de cette lecture, pour autant je vous invite à vous forger votre propre opinion ;)

objectif_pal

(14/27)

 

17 mai 2012

David Nicholls, Un jour

un_jourQuatrième de couverture:

"15 juillet 1988. Emma et Dexter se rencontrent pour la première fois. Tout les oppose, pourtant ce jour marque le début d'une relation hors du commun. Pendant vingt ans, chaque année, ils vont se croiser, se séparer et s'attendre, dans les remous étourdissants de leur existence. Un conte des temps modernes ou la splendeur d'aimer a fait chavirer le monde entier. "

J'avais envie de lire ce livre depuis que son adaptation est sortie au cinéma. Adaptation que je n'ai pas encore vue d'ailleurs. J'ai trouvé que c'était très bien écrit et j'ai vite été emportée par l'écriture et le récit conduit par David Nicholls.

J'ai ressenti beaucoup de sympathie pour Emma, il n'en fût pas de même pour Dexter. Pour moi Dexter est un peu l'achétype du connard qu'on ne voudrait surtout pas rencontrer! C'est assez drôle parce qu'au début du livre il m'a beaucoup fait penser à quelqu'un que je connais ... Jeune insouciant, ambitieux, conscient de son statut privilégié et sûr de lui ...

La construction de la narration, de 15 juillet en 15 juillet donne du rythme à l'histoire et m'a tenue en haleine. J'avais hâte de svaoir ce qui s'était passé pour l'un et l'autre des personnages durant cette année écoulée (enfin surtout pour Emma). J'ai d'ailleurs dévoré ce livre en trois jours.

Ce n'est pourtant pas un coup de coeur. Je crois que le personnage de Dexter est assez dissuasif pour ça, même si au final, à la fin du livre j'ai eu un peu pitié de lui. D'ailleurs la fin!!! non mais sérieux, c'est quoi cette fin?

Une jolie histoire d'amour en somme mais qui pour me convaincre aurait sans doute dû être un peu plus équilibré en ce qui concerne les personnages. Je sais, cela aurait ans doute enlevé du peps à l'histoire, mais crotte alors et mon p'tit coeur de midinette?

Val a été un peu plus sévère que moi mais Antigone et Will ont adoré, Will en a d'ailleurs fait un challenge.

8 juin 2012

Philippe Besson, Se résoudre aux adieux

se_r_soudre_aux_adieuxQuatrième de couverture:

" Je me perds facilement dans cette ville rongée par la mer, au long de ruelles dont je ne mémorise pas les noms.
Si tu me voyais errer au milieu des ruines, tu ne me reconnaîtrais pas. " De Cuba, d'Amérique ou d'Italie, une femme écrit à l'homme qu'elle aime et qui l'a quittée. Mais ses lettres restent en souffrance.

Philippe Besson, l'auteur de En l'absence des hommes et L'Arrière-Saison, dit les liens dénoués, les exils illusoires, les deuils à accomplir et l'infatigable espérance."

J'aurais vraiment pu écrire ce livre! Ce sont les lettres d'une femme à un homme qu'elle a aimé profondément et qui l'a quittée pour une autre, une autre qui partage déjà sa vie.

Elle y décrit d'abord le besoin  qu'elle a eu de couper les ponts, d'effacer les souvenirs communs, un lieu, une chanson, tout ce qui a été partagé et qui lui rappelle irrémédiablement celui qu'elle a aimé.

Ensuite, elle a ressenti le besoin de lui faire partager son ressenti, de revenir sur le passé, sur certains évènements en particulier, sur leur rencontre improbable. Ce passage est lui aussi une étape nécessaire à son rebondissement.

Et enfin, le livre se clôt sur une dernière lettre, nécessaire pour se prouver à elle-même plus qu'à lui au fond qu'elle a tourné la page et qu'elle est prête à démarrer une nouvelle vie.

Ca a parfois été déroutant pour moi de lire des mots que je me suis déjà formulé pour moi. Sans ça par contre, je ne pense pas que j'aurais spécialement apprécié cette lecture en fait. Je ne sais d'ailleurs pas si je l'ai vraiment appréciée, j'ai un peu eu l'impression de passer un moment avec moi même, même si je ne me suis pas tout le temps reconnu dans la narratrice. C'est d'ailleurs un ressenti tellement personnel que j'ai eu du mal à écrire ces quelques lignes pour donner mon avis, et du coup je préfère ne pas vous en conseiller la lecture!

un extrait: " Il fallait vraisemblablement que j'en passe par là, c'était inévitable, impossible d'y couper. Il fallait ce désordre affectif, ces incohérences intimesces mouvements anarchiques, ces convulsions qui n'étaient rien d'autre que de pauvres tentatives pour échapper à ma tristesse"

Du même auteur par contre, je vous recommande La Trahison de Thomas Spencer.

 

objectif_pal(17/27)

15 avril 2012

Challenge un mot des titres: Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit

ce_que_le_jour_doit___la_nuitQuatrième de couverture:

« Mon oncle me disait ; « Si une femme t aimait, et si tu avais la présence d esprit de mesurer l étendue de ce privilège, aucune divinité ne t arriverait à la cheville. » Oran retenait son souffle en ce printemps 1962. La guerre engageait ses dernières folies. Je cherchais Emilie. J avais peur pour elle. J avais besoin d elle. Je l aimais et je revenais le lui prouver. Je me sentais en mesure de braver les ouragans, les tonnerres, l ensemble des anathèmes et les misères du monde entier. » Yasmina Khadra nous offre ici un grand roman de l Algérie coloniale (entre 1936 et 1962) une Algérie torrentielle, passionnée et douloureuse et éclaire d un nouveau jour, dans une langue splendide et avec la générosité qu on lui connaît, la dislocation atroce de deux communautés amoureuses d un même pays

Salué dans le monde entier comme un écrivain majeur, Yasmina Khadra est l auteur, entre autres, de A quoi rêvent les loups, Les Hirondelles de Kaboul, L Attentat (Prix des libraires 2006) et Les Sirènes de Bagdad. Son uvre est traduite dans trente-quatre pays. L Attentat est en cours d adaptation à Hollywood, et Les Hirondelles de Kaboul sera porté prochainement à l écran par le cinéma français."

 

J'avais failli lire ce livre pour la première session du challenge un mot des titres de Calypso à laquelle j'ai participé avec le mot nuit... C'est donc finalement le mot jour qui me l'a fait sortir de ma PAL, la boucle est donc bouclée. J'ai découvert Yasmina Khadra quand j'étais je crois en première année de fac avec L'écrivain, et j'avais beaucoup aimé, cela m'étonne même au final d'avoir tant tardé pour relire un livre de cet auteur que j'ai rencontré en plus l'an dernier au salon du livre et qui m'a parut fort sympathique!

J'ai eu, je l'avoue, beaucoup de mal à entrer dans l'histoire au début à cause de la langue que je trouvais comme un peu désuète, trop "classique" pour un auteur contemporain mais surtout parce que l'écriture est très imagée! Et au final, au fil des pages, ce côté là est passé au second plan pour servir totalement l'histoire. Je veux dire qu'au final la forme me dérangeait donc je n'accrochais plus au fond, et enfin le dfond m'a fait aimer la forme ... Ils sont d'ailleurs indissociables l'un de l'autre. C'est parce que l'auteur utilise tant d'image qu'il arrive à nous faire ressentir la force de ce que les personnages vivent. Leur misère d'abord, puis leur amité, les liens qui se tissent, l'amour qui naît mais surtout la répression de cet amour.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Younès/ Jonas bien sûr, que j'ai trouvé entier du début à la fin... Tant dans sa façon d'agir que quand sa façon d'être ... Son amitié le pousse à nier ce qu'il ressent au plus profond de lui, j'ai trouvé ça très fort.

Yasmina Khadra nous donne envie de voir cette Algérie d'avant guerre, de se promener dans ses rues paisibles, dans ses vignes et sur ses plages ... il nous donne un aperçu lointain de ce que fût pour les Algériens, et les Pieds noirs cette guerre, des rapports entre les gens, de l'mplication dans ce qu'on peut appeler la résistance. Bien sûr ça n'est pas le sujet principal du livre, donc cela n'est pas développer de manière centrale, mais cela apparaît en filigrane et influe bien évidemment sur la vie des personnages.

Cette histoire m'a finalemet beaucoup touchée, j'ai parfois été émue aux larmes en lisant...Je ne peux donc que vous le conseiller, forcément!

Un_mot_des_titres

 

objectif_pal

(11/27)

 

"Ce n'était pas une vie, on existait et c'est tout"

7 avril 2012

Emile Zola, La conquête de Plassans

la_conquete_de_plassansQuatrième de couverture:

«Il détachait son cheval, dont il avait noué les guides à une persienne, lorsque l'abbé Faujas, qui rentrait, passa au milieu du groupe, avec un léger salut. On eût dit une ombre noire filant sans bruit. Félicité se tourna lentement, le poursuivit du regard jusque dans l'escalier, n'ayant pas eu le temps de le dévisager. Macquart, muet de surprise, hochait la tête, murmurant : - Comment, mon garçon, tu loges des curés chez toi, maintenant ? Et il a un oeil singulier, cet homme. Prends garde : les soutanes, ça porte malheur ! » La conquête de Plassans qui donne son titre au quatrième roman des Rougon-Macquart est l'ambition que précisément s'est fixée Faujas, prêtre bonapartiste ambitieux et sans scrupules, de s'assujettir la ville légitimiste, première étape de l'ascension à laquelle il aspire. Par son pouvoir croissant sur les esprits et sur les âmes, il met en oeuvre une stratégie satanique couronnée de succès - avant la catastrophe"

 

Il fallait bien que ça arrive, j'ai trouvé ce "tome" de la série Rougon-Macquart moins attrayant que ce que j'ai lu jusqu'à présent. J'ai trouvé, un peu comme la Fortune des Rougon qu'il était très politisé, mais contrairement à La fortune, beaucoup plus opaque, et surtout aussi très "religieux". C'est également un livre sur la manipulation, comment user de la religion et de la fragilité psychologique des gens pour arriver à ses fins. (assez d'actualité comme sujet en somme quand on y pense)

Le thème de la folie est omniprésent tout au long de l'histoire, à travers les deux époux qui vont sombrer chacun à leur manière à cause de cet abbé Faujas qui plane comme une menace au dessus de Plassans. L'abbé en soi à l'air assez inoffensif mais sa mère par contre laisse entrevoir une personne assez noire, profiteuse, et mesquine qui s'approprie les êtres et les choses. Je l'ai trouvée antipathique dès le début!

Le foyer des Rougon est la métaphore de l'avancée et de la conquête de Faujas sur la ville, quand le foyer éclate, la ville est elle aussi à ses pieds ...

Je n'ai pas grand chose à ajouter, je l'ai lu il y a plus d'un mois (oui comme vous avez pu le remarquer j'suis un peu à l'ouest niveau billets et même sur vos blogs ...ça reviendra je pense après les vacances d'avril) En bref donc un avis assez froid mais je ne renonce cependant pas à ma lecture de la série!

objectif_pal

(10/27)

1 avril 2012

Tatiana de Rosnay, Rose

roseQuatrième de couverture :

"Paris, sous le Second Empire. Les ambitieux travaux d'Haussmann réduisent des quartiers entiers en poussière et génèrent des milliers d'expropriations douloureuses. Loin du tumulte, Rose Bazelet mène une vie paisible, au rythme de sa lecture du Petit Journal et de ses promenades au Luxembourg. Jusqu'au jour où elle reçoit la fatidique lettre du préfet : sa maison, située sur le tracé du boulevard Saint-Germain, doit être démolie. Liée par une promesse faite à son mari, elle ne peut se résoudre à partir. Contre le baron, contre l'empereur, Rose va se battre pour sauver la demeure familiale qui renferme un secret jalousement gardé."

J'ai trouvé le personnage de Rose assez antipathique pendant la première moitié du roman. Je l'ai trouvé assez superficielle, une enfant gâtée et le fait qu'elle n'aime pas sa fille a accenuté ce trait. Puis finalement ça a changé, au moment où elle passe du temps avec Alexandrine mais surtout par le biais de sa découverte de la lecture.Ca m'a d'ailleurs donné envie de relire Madame Bovary alors que je ne l'avais pas aimé quand je l'ai étudié au collège puis au lycée.

L'évocation de Zola m'a fait sourire et  puis c'était un peu dans la continuité de Bel-Ami. J'ai d'ailleurs suivi ma lecture d'un titre de Zola du coup. Rose m'a bien sûr beaucoup fait penser à La curée où l'avancée des grands boulevards est aussi représenté comme une machine qui détruit tout sur son passage, bien que le point de vue soit dans les deux romans complètement différent.

J'ai trouvé que le secret de Rose n'était pas nécessaire et n'apportait rien en soi à l'histoire.

En bref donc, c'est une lecture en demi-teinte. J'ai apprécié découvrir l'avancée de la modernisation de Paris, l'attachement des habitants à leurs petites rues, à leur quartier. J'ai également aimé les passages de mise en abîme sur la lecture, mais Tatiana de Rosnay n'a pas réussi à m'émouvoir et c'est dommage parce que le choix de narration, les lettres au mari défunt étaient pourtant faites pour ...

Deux extraits:

" Ô mon amour, comme je vous ai senti près de moi alors que je dévorais Madame Bovary. Je ne parvenais pas à comprendre tout ce tumulte au sujet du procès. Flaubert n'avait-il pas réussi à entrer précisément dans l'esprit d'Emma Bovary, offrant à son lecteur de connaître chacune des sensations qu'elle vivait, son ennui, sa douleur, sa peine, son ravissement?"

" Comme vous devez être surprise de me voir lire cela. Mais comprenez-vous, Armand, il est juste de dire que la elcture de M. Zola nous confronte brutalement aux pires aspects de la nature humaine. L'écriture de M. Zola n'a rien de romantique, ni de noble, d'ailleurs. Le style est remarquablement vivant, plus osé encore, je trouve, que celui de M. Flaubert ou M. Poe. Peut-être parce que l'oeuvre est si moderne?"

objectif_pal

(9/27)

26 mars 2012

Guy de Maupassant, Bel-ami

bel_amiQuatrième de couverture:

"Alors que Georges Duroy erre dans la capitale sans un sou en poche, il rencontre un ancien camarade de régiment, qui lui propose de devenir journaliste à La Vie française... Ainsi commence Bel-Ami (1885), l'histoire d'une ambition assouvie à travers l'argent et les femmes dans le Paris fastueux des années 1880. Cynisme d'une presse en plein essor, corruption politique, stratégie amoureuse, vanités mondaines : cette plongée impitoyable dans la société parisienne de la fin du XIXe siècle fait de Bel-Ami le roman le plus balzacien de Maupassant.""

J'avais vu l'adaptation à la télévision de ce roman de Maupassant il y a quelques années maintenant et j'étais du coup assez curieuse de le lire. M'arrêtez jusqu'alors les souvenirs des Contes de la bécasse étudié en 5e ... Aheum!

Et finalement j'ai bien fait, parce que j'ai beaucoup aimé. Maupassant y traite de thèmes variés mais principalement de l'ascension sociale, de la maladie et de la mort, de la femme bien sûr et donc de l'amour, la fidélité et le secret. J'ai trouvé que certaines idées sur la vie de couple étaient assez novatrices pour l'époque notammant à travers le personnage de Madeleine.

Georges Duroy est ce qu'on peut appeler un arriviste ou un parvenu. Il séduit les femmes et se sert d'elles pour gravir l'échelle de l'ascension sociale.  Sa soif d'argent n'a d'égal que sa volonté d'accéder au pouvoir par quelques moyens que ce soit.

J'ai régulièrement fait des parallèles avec Zola, principalement La curée quand il est question de Madame Walter. Celle-ci me faisait beauocup penser à la belle-mère, bien que plus maîtresse d'elle-même sous la plume de Zola.De même, la ville de Paris est omniprésete mais c'est surtout la politique qui prend une place importance dans le roman qui est bien ancré dans le contexte historique. Maupassant anticipe quelques peu les évènement historiques et jouent beaucoup sur la volonté de la France d'acquérir le Maroc, ce seront les intrigues autour de ce pays qui feront ou déferont les ambitions des uns et des autres dans le journal.

L'implication de Madeleine dans les intrigues politiques, bien que sous le couvert de ses maries, laisse à présager une percée des femmes dans le domaine.On est certes bien loin des suffragettes mais les hommes ne sont pas dupes et reconnaissent le style de Mme Forestier sous la plume de Duroy et de son nouvel amant à la fin du roman.

Bien sûr, Maupassant soulève la question du journalisme et de sa partialité. Celui-ci est non seulement soumis au bord politique de son directeur mais surtout l'on nous montre que les rubriques sont parfois très romancées par leurs auteurs.  Il n'est pas question d'un journalisme d'investigation mais plutôt d'une actualité romancée.

Un livre très intéressant donc que je regrette de ne pas avoir étudié en classe finalement!

objectif_pal(8/27)

21 mai 2012

Ron Rash, Un pied au Paradis

un_pied_au_paradisQuatrième de couverture:

"Oconee, comté rural des Appalaches du Sud, années 50.
Une terre jadis arrachée aux Indiens Cherokee et qui bientôt sera définitivement enlevée à ses habitants : la compagnie d'électricité Carolina Power rachète peu à peu tous les terrains de la vallée pour construire une retenue d'eau, un immense lac qui va recouvrir les fermes et les champs. Ironie du sort : une sécheresse terrible règne cet été-là, maïs et tabac grillent sur pied dans les champs arides.
Le shérif Will Alexander est le seul à avoir fréquenté l'université, mais à quoi bon, quand il s'agit de retrouver un corps astucieusement dissimulé ? Car Holland Winchester a disparu. Il est mort, sa mère en est sûre, qui a entendu le coup de feu chez leur voisin. L'évidence et la conviction n'y font rien : pas de cadavre, pas de meurtre. Sur fond de pays voué à la disparition, une histoire de jalousie et de vengeance, très noire et intense, sous forme d'un récit à cinq voix : le shérif, le voisin, la voisine, le fils et l'adjoint. "

 

Il n'y a pas d'intrigue policère à proprement parlé puisqu'on sait assez tôt dans le récit qui est mort, qui l'a tué et pour quelles raisons. L'intérêt de la lecture réside dans la narration. Tour à tour les personnages prennent la parole pour raconter leur version de l'histoire. Certains aspects sont donc abordés plusieurs fois mais sous un angle différent, en mettant à jour certaines explications. Cela aurait pu rendre ce livre ennuyeux, mais finalement la répétition est enrichie, le style propre à chaque "intervenant", comme les briques d'un mur, les versions s'enchevêtrent pour nous donner une vision globale et complète de l'évènement.

Plus donc que l'aspect policier de ce roman, j'ai apprécié le décor. Un décor à la Steinbeck dans un sud profond et statique. La simplicité des hommes, leur rapport à la terre, à Dieu, aux traditions et à la superstition sont des thèmes récurrents chez ces auteurs du sud ... Et chaque fois, le temps semble figé.

Si j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire au début j'ai ensuite aimé ce récit, notamment celui de la femme, sa volonté et sa force, mais c'est surtout le récit du fils qui m'a touchée...

Merci à Saraswati de m'avoir fait découvrir cet auteur.

objectif_pal

(16/27)

 

19 mars 2012

Quoi de neuf dans ma bibliothèque?

Comme je vous le disais il n'y a pa slongtemps je me réservais pour le salon du livre. J'ai donc acheté:

Barcelone

J'ai commencé les folies au stand du Lonely Planet, où j'ai craqué pour un petit guide sur Barcelone, destination de mes prochaines vacances. Achat utile donc. En tout cas tous ces guides m'ont donné envie de m'évader et j'ai particulièrement lorgné sur deux guides sur la Bretagne!

 

 

 

 

un_jourUn jour de David Nicholls que j'avais envie d'acheter depuis sa sortie en poche chez 10-18!

"15 juillet 1988. Emma et Dexter se rencontrent pour la première fois. Tout les oppose, pourtant ce jour marque le début d'une relation hors du commun. Pendant vingt ans, chaque année, ils vont se croiser, se séparer et s'attendre, dans les remous étourdissants de leur existence. Un conte des temps modernes ou la splendeur d'aimer a fait chavirer le monde entier. "

 

 

 

bonbon_palaceBonbon Palace d'Elif Shafak, que j'ai envie de lire depuis que j'ai lu (et aimé) La Batarde d'Istanbul.

"Des habitants loufoques, des contes intarissables et des cafards clandestins : bienvenu au Bonbon Palace ! Dans cet immeuble décrépit, qui a tout perdu de son prestige, d'inoubliables égarés se croisent, s'agacent et se cherchent. Chacun doit rebâtir son existence au coeur d'une Istanbul mythique qui brandit, sous les fenêtres, ses clameurs bariolées."




le_marin_am_ricainLe Marin américain de Karsten Lund, la couverture ma séduite:

"En l'an 1902, un bateau fait naufrage à la pointe du Danemark, au large de Skagen, village de pêcheurs qu'une école de peintres a rendu célèbre à la fin du XIXe siècle. Le seul survivant, un marin américain aux yeux et aux cheveux noirs, est hébergé pour une nuit chez une jeune femme de pêcheur. Neuf mois plus tard naît un enfant qui ne ressemble pas aux autres..."




libraLibra, de Don Delillo

"22 novembre 1963, assassinat du président Kennedy. Faute d’élucidation crédible, le mystère est resté total et le drame est entré dans la légende américaine.
Don DeLillo a puisé dans la vérité historique tous les éléments d’un fantastique roman policier — agents secrets, activistes de droite et de gauche, mafiosi, strip-teaseuses, trafiquants de drogue, CIA, FBI, KGB, Fidel Castro… et un coupable désigné nommé Oswald, né sous le signe de la Balance (Libra, en anglais), meurtrier idéal assassiné à son tour devant les caméras du monde entier. De ce personnage mystérieux, DeLillo a fait l’antihéros d’un roman saisissant qui prouvera une fois de plus que l’intuition d’un grand romancier peut nous emmener plus loin sur le chemin de la vérité que bien des enquêtes."
 
john_lennonJohn Lennon: une vie de Philip Norman
 
"John Lennon Plus que tous les autres Beatles, John Lennon incarnait la révolte. Né dans la banlieue de Liverpool, abandonné par sa mère, élève turbulent : personne n'attendait rien de ce gamin qui deviendra « plus populaire que Jésus ». Il sera assassiné à 40 ans. Philip Norman retrace avec justesse un parcours extraordinaire entre ombre et lumière, où s'inscrit l'aventure de toute une génération."



lifeLife de Keith Richards que Latite06 m'avait donné envie de lire.

"Une Impala fonce dans le désert de l'Arkansas. Keith Richards est au volant. Avec lui, des amis et quelques substances : hasch, coke et peyotl. En cet été 1975, les Rolling Stones forment déjà le groupe de rock le plus dangereux de la planète. Bien sûr les histoires de dope, les filles évanouies, les arrestations, on connaît. Mais quand Keith Richards raconte l'épopée à sa façon, on touche au mythe."

15 mai 2012

Lecture commune: Virgine Despentes, Apocalypse Bébé

apocalypse_b_b_Quatrième de couverture:

" Valentine Galtan, adolescente énigmatique et difficile, a disparu. La narratrice, Lucie, anti-héroïne trentenaire, détective privée sans conviction ni talent engagée par la grand-mère de Valentine pour surveiller ses faits et gestes, l’a perdue sur un quai de métro parisien. Comment la retrouver ? Que faire des édifiantes photos de Valentine qui la montrent si expérimentée avec les garçons ? Aurait-elle rejoint sa mère, qu’elle n’a jamais connue, à Barcelone ? Un roman qui promène le lecteur entre Paris et Barcelone, sur les traces de tous ceux qui ont connu Valentine, l'adolescente égarée. Les différents personnages se croisent sans forcément se rencontrer, et finissent par composer, sur un ton tendre et puissant, le portrait d'une époque."

On retrouve dans ce roman bien évidemment la poigne de fer dans l'écriture, le langage cru propre à Virginie Despentes mais il y a cette fois une histoire de fond , pas simplement le discours brutal et féménisant qui m'a parfois ennuyée dans King Kong Theorie. Il y a une adolescente en détresse que l'on voudrait retrouver nous aussi.

La jeunesse y est dépeinte de manière brute et j'ai trouvé, assez réaliste (en tout cas de celle que j'ai eu à voir ces dernières années), symbole d'une jeunesse désenchantée que rien n'intéresse si ce n'est la subersion, le contre-courant et la provocation. Pour ça j'ai trouvé l'extrait suivant très fort, et je partage un peu parfois ce ressenti quand je ressors d'un cours de 3e... "Mieux je connais cette génération, plus je l'imagine à l'âge adulte, et moins j'envisage de faire de vieux os."

L'enquête est menée par une détective privée, Lucie, qui travaille pour une agence de surveillance, son domaine à elle, la surveillance des adolescents. Le portait qui nous ai fait d'elle la rend un peu antipathique, on a parfois envie de la secouer. Pour cette enquête qui clairement ne la motive pas du tout, elle fait appel à La Hyène, bien connue du milieu de par sa réputation qui fait assez froid dans le dos...Paradoxalement, c'est le personnage de la Hyène que j'ai trouvé le plus attachant, elle se démène pour retrouver l'adolescente, elle a un passé elle aussi assez sombre, elle est directe.

La narration oscille donc entre les différents personnages de l'histoire pour approfondir les histoires personnelles de chacun des personnages, ce qui permet au final de mieux les comprendre et d'avoir le temps de se familiariser avec eux. Je n'ai d'emblée pas aimé Valentine, mais quand vient son tour d'être sous les projecteurs du narrateur, j'ai "appris à la connaître" et à l'apprécier, à la comprendre...

Le dénouement de l'histoire est quelque peu innattendu et la conclusion est tirée par Lucie. Je suis donc restée un peu sur ma faim, elle ne donne aps de réponses claires et au final a soulevé chez moi pas mal de questions, concernant Valentine, mais surtout le rôle véritable de la Hyène dans toute cette histoire.  Et les réponses au final, seule la Hyène les connaît ...

Un livre poignant donc, que j'ai lu en deux fois et qui m'a parfois un peu secouée. Il est donc clair que j'ai beaucoup aimé et pourtant ce n'étatit pas gagné d'avance, mais j'ai trouvé ici que l'écriture choc de Despentes servait bien l'histoire.  J'ai lu ce livre avec Valérie et grand bien m'en a pris parce que je crois qu'il serait longtemps resté sur mes étagères sinon! Allons voir son avis ...

objectif_pal

(15/27)

18 mars 2012

Un dimanche ... au salon du livre!

Hier je me suis rendue au salon du livre, finalement je n'y serai pas rester hyper longtemps (merci la migraine). J'ai tout de même eu le temps de faire quelques achats, sur la photo ci-dessous, sur lesquels je reviendrai en début de semaine :)

Et puis juste avant de partir j'ai reçu un sms de Will me disant que je pouvais le rejoindre au stand des livres de poche. On a donc bavardé une petite heure de tout et de rien mais surtout de livres et de séries. Un mystérieux livre nous a interrompu à deux reprises, je pense qu'il voulait se faire acheter, mais nous avons tout deux résisté à la tentation! Ce fût donc un plaisir de retrouver Will pour la 2e année consécutive, je suis par contre un peu déçue d'avoir loupé les blogueuses!

 

IMGP2189

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Choco, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

17 mars 2012

Jacques Guillon, Cet enfant qui se drogue c'est le mien

cet_enfant_qui_se_drogueQuatrième de couverture:

"Un ménage chrétien, quatre enfants : une vie heureuse et sans histoire. Soudain, Didier, quatorze ans et demi, épris d'absolu, refuse cette famille sage, cette société convenable : il se réfugie dans le H, tâte à l'éther, puis aux drogues dures, fugue, se clochardise, devient dealer, prend la « route ".
Son père, Jacques Guillon, refuse quant à lui d'incarner le "flic" mais ne veut pas démissionner. En fait, au cours de ces « six années d'enfer », il apprend à voir en son fils autre chose qu'un drogué, à oublier son devoir au profit de l'amour. Ce journal n'a rien d'un discours moralisateur. C'est la description d'une famille bouleversée dont les préjugés s'effritent sous les coups de butoir du drame; c'est le témoignage d'un père qui s'ouvre insensiblement au dialogue."



J'ai un mois de retard dans mes billets je n'aime pas ça, bouh c'est mal, même pour mon blog je procrastine!

Ce livre est donc une sorte de témoignage d'un père sur l'addiction à la drogue de son fils mais pas que... Jacques Guillon ne fait pas que nous raconter ce que son fils a traversé et traverse encore au moment où il écrit. C'est un témoignage sur la famille, et sur le couple qui traverse une épreuve. C'est ça qui m'a marqué lors de ma lecture. La solidité du couple que forme Jacques et son épouse Monique.

Selon Jacques Guillon, la seule thérapie possible pour qu'un addict décroche est la relation humaine vraie. Cette relation humaine ne doit donc pas être un moyen mais simplement un accompagnement. Cet accompagnant ne doit pas essayer de comprendre le drogué sinon il se place en situation de supériorité. J'ai trouvé ça intéressant parce que c'est un peu ce que j'ai travaillé lors d'un stage sur les techniques d'entretien.

Ce livre ne cherche donc pas à trouver une solution ou à en fournir une pour régler les problèmes de toxicomanie du fils. Le couple fait le choix de ne pas brimer leur fils et de le laisser faire ses propres expériences et en l'aidant en cas de besoin. J'imagine donc qu'il a du être un peu controversé à l'époque de sa sortie. Ce que j'ai ressenti c'est surtout un grand désarroi...

Une lecture assez poignante en somme et qui change de ce que j'ai pu lire sur le sujet jusqu'à présent. Je ne sais absolument pas comment ce livre a un jour aterri dans ma PAL il doit bien être dans ma bibli depuis une dizaine d'années voire plus!

objectif_pal

(7/27)

5 mai 2012

Carlos Ruiz Zafon, Le prince de la brume

le_prince_de_la_brumeQuatrième de couverture:

"1943, Angleterre. Fuyant la guerre, Max, sa sœur Alicia et leurs parents emménagent dans un village du bord de mer. Mais des évènements inquiétants se succèdent. Leur nouveau foyer semble hanté. Une présence maléfique rôde entre ses murs. Que veut-elle ? Et pourquoi s'acharne-t-elle contre Roland, le nouvel ami de Max et Alicia ? En enquêtant sur ces mystères, les trois adolescents exhument d'effroyables secrets. Un être diabolique, le Prince de la Brume, réclame une dette venue du passé. Une dette dont Roland est le prix. Pour sauver leur ami, Max et Alicia doivent affronter le Prince de la Brume sur son territoire : un cargo ténébreux, effrayant, echoué dans les fonds marins. "

 

C'es, il me semble, le premier roman de Zafon. On retrouve dans Le Prince de la brume les mêmes ficelles que dans ses autres romans: des enfants, un mystère un peu surnaturel, une histoire de vengeance ancrée dans le passé mais qui a toujours cours, des gens qui ne sont pas réellement qui ils sont et une écriture imagée (avec toujours l'image de l'araignée ... brrr). Mon avis est donc assez mitigé, certes je lis du Zafon pour retrouver l'atmosphère propre à Zafon mais j'ai ressenti parfois une certaine lassitude car il n'y au final pas vraiment ou alors très peu de surprise. Les personnages sont n"anmoins toujours très attachants et la narration bien maîtrisée. Je continuerai donc sans doute la trilogie mais j'attends d'être un peu surprise.

29 avril 2012

Un dimanche à ... Barcelone (jour 1)

J'entame donc une série Barcelonaise, oui il faut bien changer un peu après toutes ces photos de Londres ... Nous débuterons donc par le soir de notre arrivée et cette assiette de jambons espagnoles avalée après minuit après avoir parcouru la rambla en long en large et en travers pour trouver notre auberge ... Ha l'auberge ...

Bon appetit!

IMGP2199

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Choco, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

Publicité
<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 > >>
Publicité
Archives
Publicité
Publicité