Annabel Pitcher, My sister lives on the mantelpiece
"Ten-year-old Jamie hasn’t cried since it happened. He knows he should have – Jasmine cried, Mum
cried, Dad still cries. Roger didn’t, but then he is just a cat and didn’t know Rose that well, really.
Everyone kept saying it would get better with time, but that’s just one of those lies that grown-ups
tell in awkward situations. Five years on, it’s worse than ever: dad drinks, Mum’s gone and Jamie’s
left with questions that he must answer for himself.
This is his story, an unflinchingly real yet heart-warming account of a young boy’s struggle to make
sense of the loss that tore his family apart."
C'est une histoire très touchante. J'ai beaucoup aimé la langue anglaise sous la plume de ce petit Jamie, mature pour son âge mais avec ses réflexions de gosse, ses espoirs, ses incompréhensions. Ce livre soulève bien évidemment la question du deuil dans une famille, le déchirement qu'il fait subir aux parents qui perdent un enfant. Mais aussi le déchirement subit par les enfants, non seulement à cause de la perte d'une frère ou d'une soeur mais aussi et surtout de l'abandon qu'ils ressentent de leurs parents.
Ces enfants, Jamie et Jasmine sont livrés à eux-même, un père alcoolique, une mère qui les a quitté pour vivre avec son amant. Ils essaient tant bien que mal de se maintenir à flots, chacun étant la bouée de l'autre. J'ai du coup trouvé les deux parents détestables et me suis demandé comment l'on pouvait abandonner finalement ceux qui restent ... J'imagine que la perte d'un enfant doit être une terrible épreuve mais justement, pourquoi délaissé ceux qui sont toujours en vie, qui eux aussi sont détruits psychologiquement.
Les récits des journées de cours ne sont dans un sens pas plus réjouissants. Jamie laisse entrevoir la cruauté des autres gamins et parfois la stupidité des adultes. Il est également question de racisme. Le père de Jamie en veut à tous les musulmants et pense qu'ils sont tous des terroristes. Jamie est donc tirraillé entre l'opinion de son père et l'idée finalement qu'il se forge lui-même grâce à sa camarade Sunya. Il est partagé entre son propre ressenti et la peur de blesser son père. Cette amitié en sortie grandie au final, chaotique au début mais forte ensuite.
Ce que je retiendrai de ce court roman c'est l'amour frère/soeur, l'amitié et l'attachement de Jamie pour son chat qui est en fin de compte un personnage à part entière. C'est à lire incontestablement et en anglais si vous le pouvez, sachant que le narrateur est un enfant, l'anglais est très abordable! Un petit coup de coeur pour moi :) Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas non plus un mélodrame, c'est souvent très drôle en fait, un humour assez british que j'affectionne particulièrement : " Rose was not as good. In fact she was quite bad and according to Jas she was naughty at school, but no one seems to remember that now she is all dead and perfect."
