ce_que_le_jour_doit___la_nuitQuatrième de couverture:

« Mon oncle me disait ; « Si une femme t aimait, et si tu avais la présence d esprit de mesurer l étendue de ce privilège, aucune divinité ne t arriverait à la cheville. » Oran retenait son souffle en ce printemps 1962. La guerre engageait ses dernières folies. Je cherchais Emilie. J avais peur pour elle. J avais besoin d elle. Je l aimais et je revenais le lui prouver. Je me sentais en mesure de braver les ouragans, les tonnerres, l ensemble des anathèmes et les misères du monde entier. » Yasmina Khadra nous offre ici un grand roman de l Algérie coloniale (entre 1936 et 1962) une Algérie torrentielle, passionnée et douloureuse et éclaire d un nouveau jour, dans une langue splendide et avec la générosité qu on lui connaît, la dislocation atroce de deux communautés amoureuses d un même pays

Salué dans le monde entier comme un écrivain majeur, Yasmina Khadra est l auteur, entre autres, de A quoi rêvent les loups, Les Hirondelles de Kaboul, L Attentat (Prix des libraires 2006) et Les Sirènes de Bagdad. Son uvre est traduite dans trente-quatre pays. L Attentat est en cours d adaptation à Hollywood, et Les Hirondelles de Kaboul sera porté prochainement à l écran par le cinéma français."

 

J'avais failli lire ce livre pour la première session du challenge un mot des titres de Calypso à laquelle j'ai participé avec le mot nuit... C'est donc finalement le mot jour qui me l'a fait sortir de ma PAL, la boucle est donc bouclée. J'ai découvert Yasmina Khadra quand j'étais je crois en première année de fac avec L'écrivain, et j'avais beaucoup aimé, cela m'étonne même au final d'avoir tant tardé pour relire un livre de cet auteur que j'ai rencontré en plus l'an dernier au salon du livre et qui m'a parut fort sympathique!

J'ai eu, je l'avoue, beaucoup de mal à entrer dans l'histoire au début à cause de la langue que je trouvais comme un peu désuète, trop "classique" pour un auteur contemporain mais surtout parce que l'écriture est très imagée! Et au final, au fil des pages, ce côté là est passé au second plan pour servir totalement l'histoire. Je veux dire qu'au final la forme me dérangeait donc je n'accrochais plus au fond, et enfin le dfond m'a fait aimer la forme ... Ils sont d'ailleurs indissociables l'un de l'autre. C'est parce que l'auteur utilise tant d'image qu'il arrive à nous faire ressentir la force de ce que les personnages vivent. Leur misère d'abord, puis leur amité, les liens qui se tissent, l'amour qui naît mais surtout la répression de cet amour.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Younès/ Jonas bien sûr, que j'ai trouvé entier du début à la fin... Tant dans sa façon d'agir que quand sa façon d'être ... Son amitié le pousse à nier ce qu'il ressent au plus profond de lui, j'ai trouvé ça très fort.

Yasmina Khadra nous donne envie de voir cette Algérie d'avant guerre, de se promener dans ses rues paisibles, dans ses vignes et sur ses plages ... il nous donne un aperçu lointain de ce que fût pour les Algériens, et les Pieds noirs cette guerre, des rapports entre les gens, de l'mplication dans ce qu'on peut appeler la résistance. Bien sûr ça n'est pas le sujet principal du livre, donc cela n'est pas développer de manière centrale, mais cela apparaît en filigrane et influe bien évidemment sur la vie des personnages.

Cette histoire m'a finalemet beaucoup touchée, j'ai parfois été émue aux larmes en lisant...Je ne peux donc que vous le conseiller, forcément!

Un_mot_des_titres

 

objectif_pal

(11/27)

 

"Ce n'était pas une vie, on existait et c'est tout"