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Notes de lecture
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20 mars 2011

Un dimanche ... au parc des Félins : L'île des lémuriens

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Les dimanches en photos sont  aussi chez : Evertkhorus,   MyaRosa,   Lounima,      Tiphanie, Hilde,   Cacahuete,      Lisalor,   Choupynette,      EloraMelisende,     Fleur, Une    maman, Liliba,     100choses,     Anjelica,      Myrtille,      Sandrine, Hérisson,     Mohamed SemeUnActe,    Ankya,    Grazyel,   TinusiaKatellChocoLatite, Sofynet, Art Souilleurs, Dounzz, SeriaLecteur, Minifourmi, Azilice, Scor13, Stieg,

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26 novembre 2010

Christophe André & Muzo, Je guéris mes complexes et mes déprimes

je_gu_ris_mes_complexes_et_mes_d_primesQuatrième de couverture :

« Si vos phrases préférées sont: "Si seulement j'avais osé ", "Ça y est, cette fois c'est sûr, j'ai un cancer" ou encore « Le dimanche soir, j'ai toujours le cafard », ce livre est fait pour vous.
Petits complexes, manque de confiance en soi, coups de blues et autres angoisses peuvent nous gâcher la vie. Les solutions proposées ici vous aideront à retrouver le moral. Ce manuel souriant de psychologie propose une approche pédagogique et dédramatisée de nos petites et grandes faiblesses. »

Je suis tombée sur ce livre sur le blog de Val (mais j’ai un doute maintenant parce que je ne retrouve pas le billet sur son blog !) et le titre m’a donné envie, guérir ses complexes et déprimes ? qui n’en rêveraient pas ? Val a visiblement perçu que la jeune prof en détresse que je suis avait besoin d’un coup de pousse et me l’a offert pour mon anniv’ (avec un rouge à lève, lui aussi il peut guérir les complexes et déprimes, si si !)

Bon entrons dans le vif du sujet, le livre est découpé en quatre chapitres, et comme je suis originale je vais vous livrer mes impressions chapitre par chapitre.

Chapitre 1 : Je doute de moi. Manque de confiance et mésestime de soi.

Ce Chapitre était fait pour moi, j’ai donc fait attentivement le petit test et ai eu sans grande surprise un score quasi maximum, of course ! Les cas sont ensuite bien décris, toujours avec une pointe d’humour que ce soit via l’écriture ou les illustrations de Muzo. (bin oui c’est un manuel souriant de psychologie quand même). Christophe André nous donne des pistes de solutions. La procrastination (le mal dont je souffre, et que ceux qui diront que c’est pour éviter de dire qu’on est paresseux se morde la langue à cet instant) y est bien définie mais au final on ne nous livre pas de solution miracle ou nouvelle. L’écriture est fluide, les dessins sont drôles et décalés. Si les deux acolytes ne nous aident pas spécialement au moins ils dédramatisent la chose. C’est peut-être ça au final l’astuce : dédramatiser !

Chapitre 2 : J’ai peur de la maladie. Soucis pour sa santé et hypocondrie.

Je ne me suis pas sentie spécialement concernée par le sujet. J’avais d’ailleurs coché tous les faux au petit test contrairement au premier chapitre mais la lecture était plaisante donc je n’ai pas sauté le chapitre. Les mécanismes de l’hypocondrie sont explicités mais pas solutionnés.

Chapitre 3 : Je ne me plais pas. Image de soi, complexe et dysmorphobie.

J’ai trouvé que les causes des complexes étaient parfois un peu simplistes et pas forcément digne d’un grand homme de la psychologie. Aucun conseil finalement n’est donné pour mieux s’accepter, si ce n’est encore une fois de nous faire dédramatiser avec un humour principalement axé sur le sexe pour ce chapitre j’ai trouvé.

Chapitre 4 : J’ai pas le moral. Déprimes et dépressions.

J’ai trouvé que ce chapitre était le plus détaillé et documenté. On nous fait part des divers degrés de déprimes et des différentes humeurs de la dépression. J’ai été surprise par le fait que les électrochocs soient toujours recommandés et vu comme l’un des meilleurs moyen de guérir la déprime en 2010 ! Je comprends aussi maintenant ce que sont les maladies bipolaire et maniaco-dépressives. On emploie souvent ces deux mots à tort en fait.

En bref ce livre ne va pas révolutionner ma vie, ni dans l’immédiat guérir mes complexes et déprimes, par contre il est bourré d’humour, ça a été comme un shoot de vitamines à la lecture finalement. J’ai don passé un bon moment.

L’avis de Calypso et celui de Canel.

26 septembre 2010

Emma Campbell Webster, Jane Austen et moi

Jane_austen_et_moiQuatrième de couverture: "Votre nom: Elizabeth Bennet. Votre mission: faire un mariage de raison et d'amour, tout en évitant les scandales de famille. Vous n'avez pour vous que votre esprit vif, votre bon sens, votre beauté "passable", et vous devez vous frayer un chemin à travers une infinité de choix qui détermineront votre propre destin romantique (et financier). Ne vous êtes-vous jamais demandé ce qui serait arrivé si Elizabeth avait accepté la proposition de Mr. Darcy, d'Orgueil et Préjugés, dès leur première rencontre? Ou si elle s'était sauvée des bras de Mr. Darcy pour se jeter dans ceux du capitaine Wentworth, de Persuasion? Voici l'occasion de le découvrir. Jane Austen et moi est ancré dans Orgueil et Préjugés, mais les choix proposés tout au long du livre vous mèneront au cœur des autres romans de Jane Austen, et dans un territoire imaginaire.
Jane Austen et moi est un labyrinthe d'amours et de mensonges, de séductions et de scandales, de mésaventures et de mariages, un véritable défi et un ravissement pour tous les amoureux de Jane Austen. La mission d'Elizabeth réussira-t-elle? Son destin est entre vos mains."


Je n’ai pas grand-chose à dire sur cette lecture si ce n’est que c’est une vraie déception ! Je ne sais pas si c’est à cause du livre en lui-même ou à cause de l’édition mais il y a de nombreuses incohérences dans le changement des pages qui au final ne permet pas de « jouer » le personnage principal. On est amené à répondre à des questions, ou faire des choix entre diverses situations mais parfois le choix n’est pas possible puisque par exemple la solution A nous ramène à une page déjà lue, s’offre donc à nous que la solution B. De plus il semble que les « bonnes solutions », celles qui feront de nous une future épouse épanouie soient en fait simplement les choix que fait Elizabeth dans Orgueil et Préjugés. J’aime beaucoup ce livre d’Austen et je le connais assez bien pour qu’il me soit conté par une tierce personne qui m’enlève et m’ajoute des points tout au long de l’histoire. A cause donc de cette mauvaise pagination je me suis rendue compte en lisant les notes à la fin du livre que j’aurais pu également faire des incursions dans les autres romans de Jane Austen, ça m’a encore plus gâché le plaisir ! J’aurais aimé moi être un mélange d’Elizabeth, Elinor ou Fanny ! La quatrième de couverture était bien plus alléchante que le contenu du livre en lui-même, dommage !

Un petit plus avec les illustrations de Pénélope Bagieu que j’ai reconnues dès le premier coup d’œil sur la couverture.



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9 juin 2010

Jordan Weisman & Sean Stewart & Cathy Brigg, Cathy's book

Cathy_s_bookSynopsis : « Ça ne va pas fort dans la vie de Cathy depuis quelques temps : son père est décédé brutalement, la laissant, seule avec sa mère, et dans un profond désarroi. Ses résultats au lycée s’en ressentent, elle a complètement décroché, au grand dam de sa meilleure amie Emma, qui ne cesse de l’encourager, en vain. Et puis elle vient de se faire plaquer par son petit ami Victor, un Chinois d’une vingtaine d’années auréolé d’un certain mystère ; elle décide de raconter leur brève idylle dans son journal intime. Cette rupture ne serait pas la fin du monde, si elle n’avait retrouvé, au lendemain de sa dernière soirée avec Victor, une trace de piqûre au creux de son coude… Victor a-t-il quelque chose à voir avec ça ? »

J’ai lu le journal de cette jeune fille en VO et ça faisait longtemps que j’avais lu un livre en VO (shame on me depuis l’année du capes je crois !!) ça fait du bien de se replonger dans la langue anglaise même si au final ça reste un anglais très oralisé avec lequel je suis restée familière quand même, et ça change de l’anglais des élèves ^^ !

Ce livre est très court, je l’ai donc lu rapidement, j’ai beaucoup apprécié le début de l’histoire. Les relations qui unissent Cathy et Emma, le souvenir du père de Cathy encore bien présent, son idylle avec Victor qui nous est contée et l’intrigue qui se met petit à petit en place. C’est rafraichissant !

Par contre petit bémol pour la suite des évènements, j’ai trouvé les rebondissements bien trop tirés par les cheveux et grandiloquents et le dénouement ne m’a pas vraiment plus. Sans en dévoiler trop j’espère, le côté science-fiction (et encore ce n’est pas vraiment de la science fiction) ne me donne pas particulièrement envie de lire la suite, dommage !

Merci quand même à Ankya qui m’avait envoyé le livre dans le cadre du Swap around your world. J’ai aimé me replonger dans la VO et je ne compte pas m’arrêter en route puisque je prévois de lire le second livre avant fin juin. C'est aussi mon premier livre lu dans le cadre du Challeng'ô swap organisé par Nadège.

2 avril 2010

Laura Esquivel, Chocolat amer

chocolat_amerQuatrième de couverture: "Dans le Mexique du début du siècle, en pleine tempête révolutionnaire, Tita, éperdument éprise de Pedro, brave les interdits pour vivre une impossible passion. À cette intrigue empruntée à la littérature sentimentale, Laura Esquivel mêle des recettes de cuisine. Car Tita possède d'étranges talents culinaires : ses cailles aux pétales de roses ont un effet aphrodisiaque, ses gâteaux un pouvoir destructeur. L'amour de la vie est exalté dans ces pages d'un style joyeux et tendre, dont le réalisme magique renvoie aux grandes oeuvres de la littérature latino-américaine. Chocolat amer, adapté en film sous le titre Les épices de la passion, s'est vendu à plus de quatre millions d'exemplaires dans le monde."

Tita, la benjamine de la famille n’a guère le choix de son destin, elle devra veiller sur sa mère jusqu’à sa mort et ne pourra donc pas épouser celui qu’elle aime… Voici donc une histoire d’amour impossible digne d’une Juliette ! Tous les ingrédients y sont, la mère tyran, la sœur préférée et l’amie dévouée… Ajoutez y une Tita née dans la cuisine et l’histoire en sera quelque peu différente.

 

En effet, Tita est née et a grandi dans la cuisine, elle développera dès son plus jeune âge un goût pour la cuisine, le mélange des épices et des goûts qui mettent l’eau à la bouche tout au long de l’histoire. Ce dont Tita ne semble pas avoir conscience c’est qu’elle met une certaine magie dans ses plats qui ont quelque fois des effets étranges sur ses convives…

 

Chaque chapitre est bâti autour d’un plat préparé pour une occasion particulière (mais quel rapport avec le mois cité en début de chapitre, je n’ai pas eu l’impression que l’histoire se déroulait précisément ce mois là ?) d’un anniversaire à l’épiphanie en passant par la cérémonie du mariage de l’aînée.

 

J’ai bien aimé l’histoire un peu féérique qui mêle cuisine et « potions » à merveille, les apparitions des fantômes ne m’ont pas dérangée pourtant ce n’est pas ce que je préfère, au contraire ça donnait tantôt une touche d’émotion à l’histoire, tantôt un brin d’angoisse. Par contre l’écriture m’a parfois dérangée, j’ai trouvé certains passages un peu lourd, notamment ceux  où il est question de désir et de passion, j’en ai même trouvé certains ridicules ! Et puis la fin de l’histoire m’a déçue un peu, j’ai trouvé ça trop facile, trop évident.

 

C’est donc une lecture en demi-teinte comme peut-être le prévoyait le titre, le chocolat, doux qui fond tout seul et qui nous emmène loin lorsqu’on le savoure les yeux fermés et amer dans el sens où Laura Esquivel m’a laissé un goût de déception une fois le livre refermé.

 

Je le conseille tout de même rien que pour les recettes, leurs descriptions et la magie qui en ressort. Et je remercie Edelwe qui me l'avait envoyé dans le cadre du swap mille feuille, j'ai donc lu les quatre livres que j'avais reçu ^^

Deux extraits :

« Nous possédons en nous-mêmes les éléments nécessaires pour produire du phosphore. Ma grand-mère avait à ce sujet une théorie très intéressante : elle disait que nous naissons tous avec une boîte d’allumettes en nous mais que nous ne pouvons pas els allumer seuls : nous avons besoin d’oxygène, comme dans l’expérience que nous venons de faire, et d’une chandelle. L’oxygène provient, par exemple, de l’haleine de la personne aimée ; la chandelle peut être n’importe quoi, un aliment, de la musique, une caresse, une parole ou un son. C’est le déclencheur. L’allumette s’enflamme, et l’espace d’un instant, nous sommes éblouis. Il se produit en nous une agréable chaleur qui disparaît peu à peu, au fil du temps, jusqu’à ce qu’une nouvelle explosion vienne la raviver. Chacun a ses propres détonateurs qu’il doit découvrir. La combustion qu’ils entraînent procure de l’énergie à l’âme :  en d’autres termes cette combustion est la nourriture de l’âme.

« Si l’on ne découvre pas à temps ses détonateurs, la boîte d’allumettes s’humidifie et nous ne pourrons plus jamais enflammer la moindre allumette. L’âme alors fuit le corps, erre dans les ténèbres les plus profondes, cherchant vainement un aliment que seul ce corps abandonné, désarmé, transi de froid pourrait lui fournir ? » »

La recette du chocolat chaud que j’essaierai peut-être de faire pour le challenge à lire et à manger :

« La méthode est très simple : placez sur le feu une tablette de chocolat et de l’eau. La quantité d’eau doit être légèrement supérieure au contenu de la tasse qu’on devra remplir. Quand l’eau bout pour la première fois, écartez-là du feu et cassez la tablette en petits morceaux. Battez au moussoir jusqu’à ce que le chocolat soit bien incorporé à l’eau. Remettez sur le feu. Quand l’eau bout à nouveau, retirez de la flamme. Puis remettez-là encore jusqu’au troisième bouillon ? Retirez alors le tout et battez. Versez la moitié dans la tasse et battez le reste une dernière fois. Enfin remplissez la tasse en laissant mousser à la surface. Vous pouvez remplacer l’eau par du lait, mais dans ce cas ne faites bouillir qu’une fois, puis remettez sur le feu en battant pour que le chocolat n’épaississe trop. Le chocolat à l’eau plus digeste que le chocolat au lait. »

C'était une lecture commune avec Bladelor, Lilibook et Mariel.


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14 novembre 2009

Laurence Jyl, Le coût de la panne

J’avais juré qu’on ne m’y prendrait plus et que je rédigerai désormais mes articles « à chaud » mais j’ai encore été prise par le temps et voilà que ce petit billet réside dans ma tête depuis dimanche dernier déjà !

 

le_co_t_de_la_panne4è de couverture : « Les Sertilanges coulent  des jours heureux en Provence. Le père travaille au bureau de poste municipal cependant que la mère s'occupe de leurs trois enfants, deux adolescents turbulents et une adorable chipie de dix ans, la narratrice de l'histoire, Zoé. Mais la promotion à Paris du chef de famille vient bientôt rompre le charme de cette vie paisible.
D'autant qu'une catastrophe s'abat sur le foyer des néo-Parisiens peu de temps après leur emménagement : l'antique téléviseur choisit de rendre l'âme à l'heure fatidique de la finale de "Regardez-les vivre", l'émission de télé-réalité préférée de toute la famille... La maman de Zoé trouve aussitôt la parade. Il suffit de se poster à la fenêtre pour suivre discrètement la retransmission sur l'écran des voisins. Armée de jumelles, la mère de famille en vient bientôt à épier jour et nuit les faits et gestes des habitants de l'immeuble d'en face, à les imiter et, au final, à vivre sa vie par procuration, délaissant peu à peu ses enfants et entraînant son mari sur une pente vertigineuse
.
»

 

Tout est dit ou presque ! La particularité de ce roman, et ce que j’ai apprécié le plus dans cette histoire, c’est le fait que la narration soit faite par la cadette de la famille âgée de dix ans. Celle-ci porte un œil très critique sur ceux qui l’entourent. Je ne suis pas habituée à ce genre de narration, n’étant pas du tout familière avec la littérature jeunesse, mais j’ai ici apprécié l’exercice de style, même si parfois j’ai trouvé que ce qui serait supposé être un vocabulaire d’une fillette de dix ans était peu approprié et trop recherché, mais qu’importe.

 

Cette narration permet de dépeindre la famille et les évènements de façon brutes, avec par-ci par là les critiques de Zoé, sans pour autant véritablement analyser les comportements de chacun. Cela donne donc une certaine légèreté au livre qui fait qu’il reste plaisant à lire. On sent pourtant, (ou bien peut-être est-ce moi qui ai ressenti ça comme ça) une envie de critiquer les effets pervers de la télé-réalité et le voyeurisme des gens, l’importance que la télévision peut prendre dans certaines familles, la société du paraître, notamment lors des repas « devant la fenêtre » organisée par les parents de plus en plus siphonnés. Peu importe que ce soit bon tant que c’est brillant et coloré…

 

Merci donc aux Editions Robert Laffont et à Blog-O-Book pour ces quelques heures de détente en compagnie de la famille Sertilanges.

3 octobre 2018

Alice Zeniter, L'art de perdre

l'art de perdre

Quatrième de couverture: " L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoirefamiliale qui jamais ne lui a été racontée ?
Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales."

Je le dis souvent mais on se trompe rarement quand on choisit de lire un Goncourt des lycéens, en tout cas cela vaut pour moi, et L'art de perdre ne fait pas exception. Dans ce roman je cherchais une histoire familiale racontée sur plusieurs générations et avec le regard de plusieurs générations et je voulais également m'informer sur l'Algérie à cette période de l'avant guerre et à l'après, l'accueil des ressortissants algériens sur le territoire français qui aurait dû être un peu le leur puisque l'Algérie était française. Je n'ai pas été déçue. Les deux aspects sont très bien traités, tout en finesse et très instructifs sans être pour autant rébarbatifs. Alice Zeniter sait de quoi elle parle puisqu'elle est elle-même descendante de ce qu'on appelle communément les Harkis, c'est un peu de son histoire familiale qu'elle livre à travers ces pages. D'ailleurs il y avait une très belle interview d'elle dans le magazine Society de juillet.  Les Harkis sont ces Algériens qui ont choisi de se battre au côté de la France lors de la guerre d'Indépendance algérienne délibérément ou malgré eux, ou qui ont refusé de se battre aux côtés des Algériens. A la fin de la guerre, ces hommes et leurs familles craignaient de rester vivre chez eux, souvent menacés voire agressés ou tués ils ont choisi de quitter l'Algérie pour la France pensant être bien accueillis dans ce pays qui leur semblait plein de promesses. Ce ne fût bien évidemment pas le cas, parqués dans des camps de réfugiés, ils ont dû s'adapter à une société qui ne voulaient pas forcément d'eux. Cela couvre les deux première parties du roman, l'histoire du grand-père puis du père de Naïma qui remonte le fil de ses racines et à qui est consacrée la dernière partie.

Les trois parties sont intéressantes et on ne peut que ressentir de l'empatie pour la famille de Naïma, l'aspect le plus touchant est peut-être celui qui concerne son père, Hamid, né en Algérie, arrivé en France tout petit et qui semble s'être construit en opposition à ses racines algériennes pour mieux s'intégrer dans le paysage français, tout en étant quelque part un peu retenu malgré lui par ses origines. La fameuse idée d'assimilation... Naïma quant à elle est étonnante, elle ne semblait pas spécialement intéressée par ses origines jusqu'à ce qu'elle soit confrontée à l'Algérie actuelle où tout est différent mais où tout semble également figé. Il ne semble pas y avoir eu chez elle ce qui ressemble à une crise identitaire que peuvent rencontrer certains jeunes nés en France de parents d'origine Algérienne. Je parle plus ou moins en connaissance de cause, mes nièces sont franco-algériennes et pour la plus grande le rapport aux origines est assez particulier. Et je trouve ça intéressant que ce ne soit pas ce parti pris qui soit mis en lumière, cela aurait pu très vite tomber dans le cliché, hors ce roman est tout sauf du cliché, il est beau et riche, il pose des questions, et il donne aussi quelques réponses. A lire donc!!

 

challenge petit bac

(ART: ART)

30 août 2018

Caroline Franc, Mission Hygge

mission hygge

Quatrième de couverture: "Quand Alexandre, le rédacteur en chef de Chloé, journaliste intrépide et habituée des territoires en guerre, lui annonce qu'elle part séance tenante à Gilleleje, petit village côtier du Danemark, la jeune femme s'étrangle d'indignation. S'exiler dans un village paumé au nom imprononçable pour étudier le hygge danois et le bonheur au coin du feu ? Alors que rien ne lui file plus le bourdon que les gens heureux ? Ce qu'elle ignore, c'est que cette mission qu'elle prend comme une punition va changer sa vie pour toujours..."

Vous prendrez bien un peu de Feelgood avant la rentrée non? Ce roman je le cherche depuis sa sortie, fidèle lectrice du Blog de l'auteur, Penséebycaro, j'avais très envie de découvrir sa plume d'écrivain! C'est maintenant chose faite! Et je dois vous avouer que pendant les premières pages j'avais évidemment la blogueuse en tête, et puis, rapidement la blogueuse a laissé place à l'écrivain. Mission Hygge c'est un peu le livre doudou de mon été, je n'ai pas eu de mal à imaginer les décors Danois, la neige et le froid, le café brûlant et l'odeur des Kanelbullar, et pourtant il faisait genre 37 degrés en Alsace! 

L'écriture est plaisante, l'humour bien présent et les personnages sont attachants, même Chloé, un peu trop peste-parisienne au début mais qui se laisse gagner par la gentillesse et l'optimisme danois. Ma préférence va cependant aux personnages danois évidemment, la généreuse Birgit, la douce Inge et le mystérieux chauffeur de taxi hyper sexy! Il se dégage une douceur de vivre que je n'ai pas forcément eu le temps d'apprécier à Copenhague en une journée, mais que j'ai ressenti à Malmö en Suède. Du calme, un brin de sérénité, des gens assez ouverts et souriants. Un des principes fondamental du bien vivre au Danemark, et je me faisais cette réflexion pendant mon weekend en Suisse également c'est le respect de la loi. Le respect de la loi implique un respect de l'autre permanent... Pourquoi on n'arrive pas forcément à ça chez nous? 

Vous l'aurez compris, je vous conseille vivement cette lecture si vous avez envie d'une petite parenthèse de douceur qui sent la cannelle et le chocolat chaud! Et puis pour les jours sans je penserai à cette phrase qui est le leitmotiv d'Inge, "c'est pas parce qu'on est triste qu'on doit être malheureux"

Et sinon pour la pointe d'humour un peu piquant j'ai aimé ça " Les quoi? Les vegans? Dis-moi que j'ai mal entendu, Alexandre! Tu vas remplacer une enquête exclusive sur les combattantes kurdes par un torchon de cette bécasse d'Emilie sur les bobos qui se donnent bonne conscience en bouffant des graines pendant que des gamins chinois fabriquent leur iPhone?

19 juillet 2018

Zidrou et Jordi Lafebre, Les beaux étés (tome 4 - Le repos du guerrier)

les beaux étés 5

Aussitôt prêté, aussitôt lu et aussitôt chroniqué, merci Violette!

Année 1980, la famille Faldéraut bouscule ses habitudes et part en Dordogne, dans une villa qu'ils viennent d'acheter "clé sur la porte" avec le frère Faldérault et ils partent à l'heure pour changer! Sauf que les vacances de la famille Faldérault ne se passent jamais comme prévu. Il y a quand même des choses sur lesquelles on peut compter, la lose de la famille ça c'est sûr, mais surtout leur optimisme et leur capacité à tirer le meilleur d'une situation à la base pas facile, de se contenter de ce qu'ils ont pour être heureux. Ce qui ne change pas ce sont ces très beaux dessins, un brin nostalgique qui font voyager dans le temps, ici principalement par le biais des hits de l'été 1980, Lio et son banana split, Dalida, Pink Floyd, il y en a pour tous les goûts. Le polaroïd est également mis en avant et permet de faire le récit de ces deux semaines de vacances totalement improvisées. Ce procédé permet d'avancer plus vite à travers cet été 80; ça évite sans doute la lassitude avec les autres tomes, mais en même temps ça a quelque chose de frustrant parce qu'on aimerait que l'été 80 dure plus longtemps!! 

Ah et sinon ça m'a fait sourire, l'un des couples qui se retrouve dans la même situation que les Faldérault vient de Maubeuge, ville de mon enfance, le monsieur était facteur à Maubeuge, comme ma maman ^^ ! Bon par contre on n'a jamais acheté de maison en Dordogne! Le tome 5 sort en Novembre et bousculera un peu les habitudes puisqu'il se déroulera pendant les fêtes de Noël!

24 août 2018

Jennifer Ryan, La chorale des dames de Chilbury

la chorale

Quatrième de couverture: "1940. Un paisible village anglais voit partir ses hommes au front. Restées seules, les femmes affrontent une autre bataille : sauver la chorale locale pour défier la guerre en chantant. Autour de Miss Primrose Trent, charismatique professeur de chant, se rassemble toute une communauté de femmes, saisie dans cet étrange moment de liberté : Mrs. Tilling, une veuve timide ; Venetia, la « tombeuse » du village ; Silvie, une jeune réfugiée juive; Edwina, une sage-femme qui cherche à fuir un passé sordide. Potins, jalousies, peurs, amours secrètes... Entre rires et larmes, Jennifer Ryan, s'inspirant des récits de sa grand-mère qui a vécu le conflit depuis un petit village du Kent, sonde les âmes de ce choeur que vous n'êtes pas près d'oublier."

Voilà une lecture sans prétention qui joue son rôle de divertir, un feelgood book comme j'aime en lire parfois et qui finalement malgré ses quelques défauts m'a plu. 

Quels sont ses défauts? Je dirai que l'histoire est un peu longue à se mettre en place, et je suis d'accord avec une blogueuse (je n'arrive pas à me souvenir de qui!!!) qui disait que beaucoup de romans surfaient sur la vague de popularité de Downtown Abbey et c'est un peu mon ressenti quant au cadre de La chorale des dames de Chilbury, alors c'est vrai que l'époque est postérieure à Downtown Abbey puisqu'il s'agit de la seconde guerre mondiale et non de la première mais l'on y rencontre un peu les mêmes thématiques, un petit village, une famille notoire qui doit faire face à la guerre, les petites gens qui elles aussi doivent s'organiser, les hommes réquisitionnés, les femmes qui sont amenées à faire des tâches réservées aux hommes jusqu'alors... Alors oui ça me plaît mais ça donne parfois l'impression d'une pâle copie. 

Néanmoins c'est une lecture plaisante, les chapitres donnent voie à différents personnages, journal intime ou lettre. On peut donc avoir plusieurs points de vue sur un même évènement/ Ce qui semble l'intrigue principale ne l'est pas finalement, et l'autre intrigue est à mon sens beaucoup plus intéressante que la première qui paraît un peu trop invraisemblable d'impunité! Les personnages sont attachants, la jeune Kitty, la sulfureuse Venetia ou Mrs Tilling dont le fils est au front. Certaines réparties sont piquantes comme peut l'être l'humour anglais et le tout tient à peu près bien.

Un bon livre si vous avez envie de vous lancer dans une histoire simple sous fond de seconde guerre mondiale.

3 septembre 2018

Tracy Chevalier, La dernière fugitive

la dernière fugitive

Quatrième de couverture: "1850. Après un revers sentimental, Honor fuit les regards compatissants des membres de sa communauté quaker. Elle s’embarque pour les États-Unis avec sa sœur, Grace, qui doit rejoindre son fiancé. À l’éprouvante traversée s’ajoute bientôt une autre épreuve : la mort de Grace, emportée par la fièvre jaune. Honor décide néanmoins de poursuivre son voyage jusqu’à Faithwell, une petite bourgade de l’Ohio. C'est dans cette Amérique encore sauvage et soumise aux lois esclavagistes, contre lesquelles les quakers s’insurgent, qu’elle va essayer de se reconstruire. "

Voilà bien longtemps que j'avais repéré ce titre de Tracy Chevalier, j'ai profité de l'été pour lire les livres qu'on m'avait prêtés et je n'ai pas été déçu. Comme souvent je me dis mais pourquoi ai-je donc attendu si longtemps avant de le lire? 

On est plongé ici dans une amérique encore naissante, qui commence à s'organiser et à refuser l'esclavage, en tout cas pour certaines bourgades du nord du pays. Honor, fraîchement arrivée d'Angleterre s'installe dans l'Ohio au seins de la communauté quaker dont elle fait partie. Elle ne tardera pas à trouver un mari et à vivre avec sa famille dont elle ne tolère pas qu'il n'aide pas les esclaves en fuite. Leur ferme se trouve sur ce qu'on appelle le "chemin de fer clandestin" qui permet aux esclaves du sud de fuir dans le nord afin d'y vivre libres. La fuite est rendue encore plus difficile par les chasseurs d'esclave, prêts à tout pour les rendre à leurs propriétaires. 

J'ai beaucoup apprécié ce roman et l'histoire qu'il nous raconte, celle d'Honor au premier plan, la vie d'une jeune quaker en Amérique, celle du chemin de fer clandestin, et puis celle d'un pays encore en formation. Honor est une jeune femme déterminée, à qui la vie n'a pas vraiment fait de cadeau mais elle ne se laisse pas abattre et compte bien mener la vie qu'elle veut selon ses principes, même si cela implique qu'elle soit banie de sa communauté. L'histoire des quakers est également très intéressante et m'a appris pas mal de choses à leur sujet.

J'ai lu plusieurs romans de Tracy Chevalier et c'est de loin mon préféré! 

 

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(Le mois américain chez Titine)

 

4 mai 2018

Lucinda Riley, Les Sept Soeurs (tome 1- Maia)

les sept soeurs

Quatrième de couverture:

"À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a adoptées aux quatre coins du monde lorsqu'elles étaient bébés, Maia d'Aplièse et ses sœurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, un magnifique château sur les bords du lac de Genève. 

Pour héritage, elles reçoivent chacune un mystérieux indice qui leur permettra peut-être de percer le secret de leurs origines. La piste de Maia la conduit au-delà des océans, dans un manoir en ruines sur les collines de Rio de Janeiro, au Brésil. C'est là que son histoire a commencé... Secrets enfouis et destins brisés : ce que Maia découvre va bouleverser sa vie. "

J'avais repéré ce titre lors d'un café-lecture à ma bibliothèque. Je ne me serai ç priori pas tournée vers ce roman mais la personne en parlait si bien que ça m'a donné envie de le découvrir moi aussi. Ce roman c'est donc le premier d'une série de plusieurs tomes, sept si l'on en croit le titre qui débute d'un homme, visiblement très riche qui lègue à chacune de ses filles adoptée sa propre histoire sur ses origines. L'auteur a choisi de commencer par ce qui semble être la soeur la plus discrète et la plus dévouée à son père puisqu'elle est restée vivre à ses côtés en Suisse. Maïa a été adoptée au Brésil, son périple nous emmènera donc en Amérique du Sud, se mêleront alors deux histoires, celle de Maïa et celle de son aïeule, à l'époque de la construction du Christ rédempteur à Rio, mais aussi à Paris. 

Ce roman est vraiment très riche, tant pour ses histoires familiales, mais aussi pour son côté historique sur le Brésil et la statue du Christ. J'ai beaucoup appris, je ne savais pas par exemple que c'était en fait un français qui l'avait sculpté!! Certes Lucinda Riley même fiction et réalité mais elle le fait avec brio et cela donne quelque chose de très intéressant à lire, voire addictif. La rencontre entre Maïa, traductrice, et l'écrivain brésilien qu'elle traduit est elle aussi assez intéressante, tout comme les personnages en eux-mêmes dont la perosnnalité est très fouillée. Certaines ficelles sont un peu faciles, d'autres un peu plus tordues mais l'ensemble est cohérent et donne évidemment envie de continuer la lecture avec le tome 2. Si vous avez envie d'un voyage dans l'espace, et dans le temps, n'hésitez pas!

4 juillet 2018

Elena Ferrante, L'enfant perdue (tome 4)

l'enfant perdue

Quatrième de couverture: "À la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d’informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d’écrivain. Car elle s’affirme comme une auteure importante et l’écriture l’occupe de plus en plus, au détriment de l’éducation de ses deux filles, Dede et Elsa. 
L’histoire d’Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d’une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix. 
Après avoir embrassé soixante ans d’histoire des deux femmes, de Naples et de toute l’Italie, la saga se conclut en apothéose. Plus que jamais, dans L’enfant perdue, Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du XIXe siècle, un monde qu’on n’oublie pas."

 

J'étais impatiente de découvrir ce dernier volet de la saga de l'Amie prodigieuse, que reservait donc Elena Ferrante à Lila et Elena? Et bien que dire sinon la vie? Des hauts et des bas? Des déménagements, des relations de couple qui se délitent, des enfants qui grandissent des amitiés qui se renouent ou se défont, un travail qui évolue, un nouveau roman, jusqu'à cet évènement qui boulversera leurs vies. 

On ne peut pas dire que ces deux femmes soient gâtées par la vie, Elena Ferrante aime les drames et ce sont ses personnages qui trinquent... Naples donne et reprend. Le quartier n'est jamais bien loin avec ses misères et ses histoires sombres. Parfois le lecteur serait en droit de réclamer un peu dé répis, un peu de Happy End, mais l'Amie prodigieuse n'est pas vraiment là pour ça.

Une belle lecture que ces quatres romans, j'ai apprécié me retrouver plongée dans cet atmosphère particulier à l'Italie du Sud, au milieu populaire et universitaire, à ses multiples personnages et rebondissements.

19 août 2018

Diderot, Jacques le fataliste et son maître

jacques

Quatrième de couverture: "Deux personnages déambulent en philosophant. On ne sait qui ils sont. On ne sait d'où ils viennent. On ne sait où ils vont. Tout ce que l'on sait, c'est que l'un est le maître de l'autre. Bientôt on se demandera lequel..."

Ce livre il a fini dans ma PAL parce que ma soeur l'a étudié au lycée. Je ne sais pas si elle l'a réellement lu mais une chose est certaine, si je l'avais lu à son âge je n'aurais pas bien compris. J'ai travaillé Zadig à la place, et je le trouve plus abordable. J'avais envie de profiter de l'été pour vider un peu ma PAL, il fallait donc que j'en sorte un livre "historique", mon choix s'est donc porté sur Jacques le fataliste. Comme l'annonce le résumé, on suit deux hommes en grande conversation sur les amours de l'un, les aventures de l'autre, sauf que, tel le cheminement de la pensée, l'histoire n'est pas linéaire. Pour arriver au récit final, celui que l'on attend, Jacques va passer par toutes les tergiversations possibles avant de nous livrer son récit. J'ai un peu l'impression que c'est typique de la littérature du 18e siècle et j'ai envie de dire "tout ça pour ça?" mais ça ne rendrait pas forcément justice à Diderot. Même si c'est un peu ça quand même... Pour autant on ne s'ennuie pas avec ces personnages. Drôles, souvent à leur insu, à qui il arrive des mésaventures qui pourraient bien être évitées à force de quiproquo. La voix du narrateur intervient régulièrement, soit pour recentrer le récit, ou au contraire pour nous en écarter mais ça se savoure, tant par la langue que par l'esprit et le goût des bons mots. C'est une lecture exigeante mais divertissante si l'on se laisse prendre au jeu. 

 

objectif pal

(Objectif PAL de l'été - 6 - dans ma PAL depuis le lycée de ma soeur, ça date!!)// Objectif PAL 11/20

15 avril 2018

Hélène Grémillon, La garçonnière

la garçonnière

Quatrième de couverture:

"Ce roman est inspiré d'une histoire vraie. Les événements se déroulent en Argentine, à Buenos Aires. Nous sommes en août 1987. C’est l'hiver. Les saisons ne sont pas les mêmes partout. Les êtres humains, si."

J'ai été très intriguée et surprise par ce roman. Le roman s'ouvre sur un coup de foudre, celui d'un homme, psychiatre, qui tombe amoureux d'une patiente, aterrie là un peu par erreur... Puis s'enchaînent les évènements qui amèneront au destin un peu tragique de l'héroine sans qu'on sache ce qui l'a amenée à cela. La suite du roman est l'enquête menée par une tierce personne, à priori elle aussi patiente du psychiatre. De découvertes en analyse, l'on décortique la vie de ces deux personnages principaux..

Oula que mon résumé est confus, c'est que je ne voudrais pas trop en dévoiler mais je vous rassure Hélène Grémillon est écrivain elle, et son roman est beaucoup plus clair même si tout n'est pas toujours dit très explicitement. L'auteur décortique un peu le sentiment amoureux mais de manière assez originale, on aperçoit un peu le contexte des années 1980 en Argentine, mais à peine, c'est un peu dommage. J'ai apprécié cette elcture jusqu'à la fin. La chute finale m'a semblé de trop et j'aurais vraiment préféré une autre issue. 

Le roman se lit très bien, certains passages sont émouvants mais j'ai nettement préféré Le confident que j'avais dévoré en deux jours!

Et vous qui l'avez lu, qu'avez-vous pensé de cette fin?

12 mars 2018

Bénédicte Lapeyre, La repasseuse

la repasseuse

Quatrième de couverture: "De sa mère, Mone a appris les gestes minutieux du métier de repasseuse. Manipuler le linge délicat et les fers est une voie toute tracée pour cette jeune femme discrète qui n’a jamais quitté Senlis. Pourtant, Mone sait tout. Elle sait tout grâce au linge qu’on lui apporte chaque jour. Car si les gens parlent, le linge aussi, des problèmes financiers de l’aristocratie aux secrets d’alcôve, l’intimité se dévoile à travers les étoffes. L’élégante et digne repasseuse traversera les deux guerres, découvrira l’héroïsme et la collaboration, mai 68 et Rachmaninov. Elle connaîtra des amitiés cruelles et des amours éphémères. Mais c’est à l’automne de sa vie que son destin prendra des détours insoupçonnés…
 
Le portrait émouvant et tendre d’une femme en avance sur son temps, chronique subtile des bouleversements du XXe siècle."

Lecture en demi-teinte, l'histoire n'est pas désagréable mais elle n'est pas non plus transcendante. J'ai apprécié ce que j'ai lu mais j'en aurais voulu un peu plus, un peu plus de vie, un peu plus d'anecdotes. Le roman c'est l'histoire de la vie de Mone, jeune fille dont la mère repasseuse lui transmettra son métier. D'une condition modeste, Mone aime pourtant le joli linge et les bijoux. Elle sait cependant rester à sa place dans une société qui n'est pas encore prête pour le changement. Et c'est à mon sens ce qui caractérise le récit, son côté un peu statique, un peu figé, certes la vie de Mone prendra un tournant innatendu à sa retraite, mais est-ce si innattendu que cela? Je n'en suis pas certaine.

En bref, je trouve que c'est un roman qui se lit facilement, qui laisse entrevoir une époque mais qui manque un peu de profondeur. Merci à Fleur qui m'avait offert ce livre pour que je me fasse mon propre avis, qui finalement rejoint assez le sien puisqu'elle l'a trouvé fade. 

objectif pal

(Objectif PAL de Mars- 2 - dans ma PAL depuis janvier 2017)// Objectif PAL 4/20

5 janvier 2018

Laetitia Colombani, La tresse

la tresse

Quatrième de couverture:

"Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
  
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
  
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
  
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
  
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité."

 

C'est en écrivant mon billet que je découvre que l'auteur est française, dans mon esprit elle était italienne... Bon ça ne change rien à ma lecture ou à mon ressenti mais c'est drôle.

J'ai apprécié cette lecture. Les décors et personnages sont vite plantés. Leurs histoires et leurs destins sont intéressants. Ma préférence allant aux personnages indiens, tant je trouve révoltantes ces histoires de castes. J'ai apprécié le personnage de Gigulia mais surtout le décor dans lequel elle évolue, ainsi que son travail peu commun finalement. Sarah m'a un peu moins plu, le côté cariériste qui délaisse sa famille m'a semblé un peu trop stéréotypé. Chacune de ces femmes est indirectement liée, mais, c'est tout. Et c'est clairement ce que j'ai trouvé dommage dans ce roman, il se referme trop vite, on aimerait en savoir plus sur ces trois femmes. Que va devenir Smita, va-t-elle réussir à accomplir le rêve que sa mère a imaginé pour elle? Giulia va-t-elle assumer ses choix? Sarah va-t-elle accepté sa maladie?

Laetita Colombani laisse toutes ces questions en suspens. Une blogueuse (je ne sais plus qui, mea culpa) que l'histoire était un peu cousue de fil blanc, ce n'est pas faux, mais cette impression aurait sans doute été plus diffuse si l'histoire avait continué? En tout cas moi j'en aurai bien lu un peu plus, pas vous?

7 janvier 2018

Malika Ferdjoukh, Quatre soeurs (tome 3 et 4)

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Quatrième de couverture: (tome 3, Bettina) "Le printemps, saison du renouveau, des amours et des primeurs, éclate dans toute sa splendeur à tous les étages de la Vill'Hervé. Renouveau ? Oui. Harry et Désirée, les petits cousins, viennent passer des vacances au grand air. Charlie, à sec, s'est résignée à louer la chambre des parents.[...]"

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Quatrième de couverture: (tome 4, Geneviève) "L'été a vidé la Vill'Hervé. Hortense et Enid sont à Paris, pour voir leurs cousins, Désirée et Harry. Bettina est partie camper avec les DBB. Charlie se demande toujours comment faire pour nourrir, loger et blanchir tout son monde. Geneviève passe ses journées à la plage à vendre des chichis et des churros en regardant passer les bateaux, les pédalos, les glaces à l'eau et surtout le ténébreux Vigo.[...]"

Quel plaisir de retrouver toute la tribu des soeurs Verdeleine. Il ne m'aura pas fallut longtemps pour terminer cette tétrade, mais pourquoi donc n'y a-t-il pas un tome pour Charlie? D'ailleurs je n'étais sensée en lire qu'un et garder le dernier pour plus tard, mais à peine le tome 3 fermé je ne pouvais aps résister à l'envie de prolonger un peu cette parenthèse poétique. Malika Frdjoukh nous emmène totalement dans son univers, à la fois très actuel et lié à la réalité des adolescents de nos jours, et en même temps on retrouve le côté un peu désuet, lié sans doute aux prénoms des personnages et à l'écrtiure. J'ai préféré le tome 3 au tome 4 que j'ai trouvé un brin plus réaliste. J'ai volontaire coupé les résumés des quatrièmes de couverture qui en dévoile un peu trop sur l'histoire, et c'est assez dommage. Le quatrième tome traite de sujets un peu plus difficiles, et qui m'ont aprfois semblé un peu trop lourd à porter pour des enfants, surtout pour Hortense, seule à Paris avec ses petits cousins, alors qu'elle a à peine 12 ou 13 ans. 

Ce sont de beaux livres à décourvir, et à faire découvrir à vos ados, pas trop tôt cependant, je pense que je vais succomber aux bandes-dessinées!

 

20 janvier 2018

Jennifer Niven, Tous nos jours parfaits

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Présentation de l'éditeur: "Quand Violet Markey et Thedore Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie. Finch est la "bête curieuse" de l'école. L'excentrique tourmenté et impulsif dont personne ne recherche la présence, qui oscille entre les périodes d'accablement dominées par des idées morbides et les phases "d'éveil" où il déborde d'énergie vitale. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa soeur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s'est isolée et s'est laissée submerger par la culpabilité. Pour Violet et Finch, c'est le début d'une histoire d'amour bouleversante, l'histoire d'une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir."

Ce roman pour ados je l'avais repéré sur un blog, acheté et oublié dans ma PAL, avec l'à priori que histoire d'amour pour ado ça risquait tout de même d'être un peu niais, sauf que du niais j'en avais besoin pour supporter cet hiver pluvieux et déprimant à souhait! Et grand bien m'en a pris: Parce que cette histoire n'est pas niaise du tout, d'ailleurs elle n'est pas forcément très joyeuse mais elle est belle, et elle fait du bien.

Violet et Finch sont deux lycéens que rien n'aurait à priori réuni si ce n'est cette envie de mettre fin à leurs jours au même moment. Je ne dévoile rien, c'est l'ouverture du roman, et puisque c'est l'ouverture du roman vous vous doutez bien qu'ils ne vont finalement pas le faire! Naîtra de cette étrange complicité une relation tendre et complice entre deux jeunes qui ne savent pas encore ce que c'est que l'amour. 

Le plus du roman c'est l'alternance de chapitres entre le point de vue de Finch et celui de Violet et c'est un projet pour les cours qui sera le fil conducteur du récit. Travaillant en binôme, ils doivent explorer les points d'intérêt de leurs état, l'Indiana qui apparaît un peu comme LE trou paumé des Etats-Unis!! Cette recherche est un peu une métaphore de la découverte de l'autre qui s'avère pleine de surprises. 

Les deux personnages sont intéressants, Finch et son côté associal, un brin cyclotimique et Violet, endeuillée par la mort de sa soeur dont elle se sent responsable. Si le roman éfleure à peine la maladie mentale, il traite néanmoins assez bien du suicide chez les jeunes. Pour autant la fin est surprenante, je ne voulais pas que cela se termine comme ça!!

Pour conclure je dirai que c'est plutôt bien écrit, et ça se lit vraiment très bien, même un lecteur adulte peut y trouver son compte. Je ne sais pas cependant ce que peut en retirer un lecteur adolescent. 

challenge petit bac

 

(PASSAGE DU TEMPS: JOURS)

objectif pal

(Objectif PAL de Janvier - 1 dans ma PAL depuis fin 2016)// Objectif PAL 1/20

29 décembre 2017

Jean-Philippe Blondel, Au rebond

au rebond

Présentation de l'éditeur: "Un « vrai pote » – celui avec qui on partage la passion du basket et le même sentiment de n’être pas né au bon endroit –, on ne le laisse jamais tomber. Alors, quand il disparaît soudain, on est prêt à forcer le destin, à entrer – même par effraction –, dans sa maison, dans sa vie."

J'ai lu ce roman ado pratiquement d'une traite début décembre. Vous le savez peut-être déjà j'aime beaucoup Jean-Philippe Blondel et cette collection d'Actes Sud. Ce sont des livres destinés à un public adolescent et qui traitent généralement de problèmes de société rencontrés par des adolescents, et quand en plus ceux-ci sont racontés par Jean-Philippe Blondel et bien ça "matche" forcément.

Ici l'auteur met l'accent sur l'importance de l'amitié, la vraie, celle qui se développe dans les coups durs, celle qui montre qu'on a une béquille sur laquelle se reposer quand la vie est trop compliquée à porter tout seul. Les deux ados ne sont pas du genre à s'épencher sur leurs sentiments, comme à mon avis la plupart des garçons de cet âge.  Alex est là pour son ami Christian qui traverse une épreuve difficile et dont la mère n'est pas suffisamment forte pour les maintenir à flot tous les deux. Christian endosse le rôle de l'adulte, alors qu'à l'inverse dans le duo qu'Alex forme avec sa mère c'est cette dernière qui reprendra toute sa place de parent, avec une force qu'Alex ne soupçonnait même pas. Les deux ados se construisent, mais leurs mères évoluent aussi, et dans un équilibre qui est un peu bousculé, chacun arrivera à mieux communiquer avec l'autre.

J'ai apprécié cette lecture, mais ça ne sera pas mon préféré de l'auteur. J'ai trouvé parfois que c'était peut-être un peu trop simple ou un peu trop rapide par rapport à ce qui peut se passer dans la réalité. 

3 novembre 2017

Julien Blanc-Gras, Briser la glace

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Quatrième de couverture:

"Une immersion polaire tout en finesse par un écrivain-voyageur au ton unique.
Ni aventurier, ni ethnologue, ni sportif, ce « Touriste » faussement candide relate un périple au Groenland où l’on croise des chasseurs de baleine et des aurores boréales, des pêcheurs énervés et des dealers fanfarons, des doux rêveurs et surtout des icebergs. Beaucoup d’icebergs."

J'ai un avis assez nuancé sur ce livre, pour autant j'ai quand même apprécié cette lecture. J'ai apprécié parce que ce n'est pas souvent qu'on nous ammène au Groenland, le Groenland pour moi c'est cet énorme pays recouvert de glace et qui était autrefois une colonie danoise, et c'est à peu près tout!! J'ai donc appris des choses intéressantes sur le pays, sur ses habitants, sur ses relations avec le Danemark, sur la vie rude mais simple qu'on y mène. En cela c'est une belle découverte. Des paysages époustouflants, des villes préservés, des gens chaleureux mais pas que... Si le Groenland a un côté très "dans son jus" il n'en est pas moins un pays modernisé, on est loin du cliché des eskimos qui vivent dans leur igloo, et c'est tant mieux! Même si on se prend ce mode de vie en pleine face quand l'auteur nous explique que l'interdiction de chasser le phoque a été très problématique puisqu'il est l'une des principales source de revenus pour certaines familles qui se nourrissent de sa chair et commercent avec sa peau et que les phoques sont de plus en plus envahissants dans certains endroits.

L'auteur a un humour un peu pince-sans-rire qui me plait bien et est adepte de la dérision, par contre je lui ai parfois trouvé un petit côté donneur de leçon qui étale sa culture et c'est pour ça que je nuance un peu mon avis, il est parfois un brin antipathique. Ca n'en reste pas moins une belle découverte, qui donne envie d'en savoir plus sur le Groenland et ses habitants.

24 septembre 2017

Laura Kasischke, En un monde parfait

en un monde parfait

Quatrième de couverture:

"Jiselle, trentenaire et toujours célibataire. croit vivre un véritable conte de fées lorsque Mark Dorn, un superbe pilote veuf et père de trois enfants, la demande en mariage. Sa proposition paraît tellement idyllique qu'elle accepte aussitôt, quittant les tracasseries de sa vie d'hôtesse de l'air pour celle, a priori plus apaisante, de femme au foyer. C'est compter sans les absences répétées de Mark, les perpétuelles récriminations des enfants et la mystérieuse épidémie qui frappe les Etats-Unis. lui donnant des allures de pays en état de guerre. Tandis que les événements s'accélèrent autour d'elle, l'existence de Jiselle prend un tour dramatique. l'obligeant à puiser dans ses ressources pour affronter cette situation inédite.."

J'ai rarement connu une lecture aussi frustrante... Mais commençons par le début. Laura Kasischke sait créer une atmosphère c'est indéniable. Mi-roman réaliste sur la vie d'une famille américaine lambda, mi-roman post-apocalyptique, En un monde parfait brouille les pistes. Le destin de cette jeune trentenaire, très enviable en apparence; elle épouse un commandant de bord hyper sexy et emménage dans une banlieue chic à la Wistéria Lane; n'est finalement pas si rose que ce que l'on pourrait penser. De plus, les Etats-Unis semblent souffrir d'un mal à l'origine pours le moins inconnue. Je ne peux pas en réveler plus sous peine de spoiler le récit. Laura Kasischke met à jour le sentiment d'insécurité, dans la famille mais également dans son propre pays, quand quelqu'un d'autre tire les ficelles de notre destin, ou plutôt quelque chose d'autre. Cette lecture m'a cependant laissé un goût d'inachevé qui m'a vraiment frustrée. Si certains l'ont déjà lu je serai assez curieuse de connaître votre ressenti soit avec le lien vers votre billet, soit par mail pour ne pas gâcher la lecture à ceux qui seraient intéressés de le lire!

 

le mois américain

 

(Le mois Américain chez Titine)

20 septembre 2017

Emmanuelle de Boysson, Les années solex

les années solex

Quatrième de couverture:

"Alsace, 1969. Lors d’un séjour chez ses grands-parents, avec Camille, sa cousine dévergondée, Juliette rencontre Patrice, adolescent rebelle dont elle tombe follement amoureuse. Leurs vacances riment avec insouciance, s’y mêlent les dernières notes de l’enfance que l’on voudrait ne jamais oublier. Pourtant, dès la rentrée, Juliette doit choisir entre son désir d’émancipation et les codes étriqués de son milieu. Cette idylle ne restera-t-elle qu’une belle échappée ?
Hymne à la fureur de vivre, Les Années Solex célèbre l’âge de tous les possibles. Pantalons pattes d’eph, foulards indiens, musique pop… autant d’évocations délicieusement nostalgiques qui ressuscitent une génération avide de liberté."

J'ai emprunté ce roman à la bibliothèque parce qu'il se passe en Alsace dans les années soixante-dix. L'histoire est assez banale, une jeune adolescente qui raconte sa vie d'adolescente. L'époque et le cadre le sont un peu moins. Juliette est issue d'un milieu favorisé. D'une famille bourgeoise de Mulhouse, elle s'entiche de Patrice, jeune adolescent un brin gauchise. On sent ici les mutations lointaines de cette époque, qui effleure à peine cette ville provinciale où les codes sociaux sont encore très importants. Le divorce est tabou, les classes se mélangent peu, tout comme les filles et les garçons à l'école. La cousine, Camille, et sa mère indirectement, viendront bouleverser tout ce petit monde et apporter un peu de ce vent de folie soixante-huitard.

L'écriture en elle-même ne m'a pas plus accrochée que ça. Le récit est intéressant mais il y manque un peu de passion. Juliette est finalement très sage et ne m'a pas inspirée beaucoup d'empathie. Le gros plus du roman c'est donc son cadre. J'ai beaucoup apprécié me promener dans la campagne Alsacienne, j'ai reconnu certains lieux, en ai noté d'autres, et bien sûr maintenant j'ai quand même envie d'aller voir Mulhouse, après ces quelques années à Strasbourg, il serait temps!

24 septembre 2011

Swap encre noire sur page blanche

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J'avais renouvelé l'aventure du swap Mettez de la couleur dans votre PAL de Valérie avant les vacances d'été. Le thème pour cette nouvelle édition était donc le noir et blanc couplé avec les livres, l'écriture etc. Cette fois ma binôme était Sophie!

Voici donc le colis à l'ouverture, plusieurs paquets emballés dans du papier de soie noir, gris, ou à pois avec des petites étiquettes sur chacun d'eux et un petit message. Sophie est très habile de ses mains, je suis admirative moi qui ai deux mains gauches...

 

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Et plus j'ouvrais de paquets plus j'étais contente, parce que Sophie a clairement cerné mes goûts et j'vai vraiment été touchée par toutes ses attentions! J'adore!!! tout!

En détail ça donne:

Les livres:

  • Le diable danse à Bleeding Heart Square d'Andrew Taylor, j'ai repéré ce livre dès sa sortie et j'avais vraiment très envie de le découvrir. La couverture est superbe, et se prête effectivement très bien au swap!
  • Lune noire de John Steinbeck que j'avais repéré sur le blog de Will. J'aime beaucoup cet auteur et ce court roman a tout pour me plaire
  • Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer, que je ne voulais pas lire jusqu'à ce qu'un billet me fasse changer d'avis :)

 

Déjà avec les trois livres j'étais comblée, mais il y avait encore les gourmandises à découvrir ^^:

  • Des nougats (très bons!)
  • Du chocolat blanc au spéculoos (très bon aussi!!!)
  • Du chocolat noir avec des ronds de chocolat blanc (pas encore goûté :p)
  • du café arômatisé à la poire, goûté ce matin pour le p'tit dej, il sent très bon!
  • du thé "Le rouge et le Noir" pas encore goûté mais ça ne saurait tarder :p

tout ça?? et oui et ce n'est pas encore fini ...

Voyez plutôt les surprises ci-dessous! :

  • Un marque page fait main (déjà adopté)
  • Une trousse faite main aussi (déjà adoptée, adorée, par moi et par mes 6e oui oui!)
  • deux cubes effervescents pour le bain
  • des mouchoirs en tissus tout beaux qu'on n'a pas envie d'utiliser pour se moucher!
  • un cahier de la même collection que les mouchoirs (www.santoro-london.com) très joli aussi!

 

IMGP2058

Et tout ça rien que pour moi! Je tiens vraiment à remercier Sophie parce que ce colis est magnifique tant par les cadeaux que par le soin qu'elle a mis dans la préparation, l'emballage et la réalisation! Merci Sophie donc ... Et aussi Merci à Val!

D'ailleurs je rempile pour une quatrième saison avec le swap Les vertes années, et ma binôme n'est autre que Val en personne :)

5 décembre 2013

Jim Harrison, Dalva

dalva

Quatrième de couverture
« Dalva, c'est le grand roman de l'Amérique éternelle, l'Amérique de la prairie et des forêts, écrit avec verve, passion, ironie. Le portrait de Dalva, femme mitraillée par l'histoire, perdue au cœur d'un pays dont elle ne sait plus les frontières, est sensible et pénétrant. Harrison renoue ici avec une veine poétique et presque lyrique pour se replonger dans les racines d'une terre dont toute l'histoire n'a pas encore été dite. »

La quatrième de couverture parle d'elle même, "roman de l'Amérique de la prairie et des forêts, écrit avec verve, passion, ironie" c'est tout à fait ça. Dalva est une femme forte, qui ne s'en laisse pas conter. On la suit chez elle en Californie mais aussi dans le Nebraska, non loin de sa mère dans la maison familiale. Dalva c'est une femme indépendante, des hommes elle en a connu mais elle est toujours restée cette femme solitaire, qui prend son destin en main, qui porte l'histoire de sa famille. J'ai d'ailleurs préféré les passages dans le Nebraska, à ceux de Californie, plus authentiques, plus chargés d'histoire, même si je l'avoue j'ai parfois été un peu perdue et ai trouvé quelques longueurs. 

J'ai également apprécié les passages où le narrateur change avec les carnets de Michael, ami de Dalva qui "se met au vert" dans la maison familiale de Dalva afin de travailler sur les carnets du grand-père, celui qui a épousé une sioux. Michael essaie de démêler les fils d'un apssé trouble, il nous donne à lire des extraits de ces carnets, qui nous permettent à nous aussi, lecteurs d'aller de découvertes en découvertes sur la famille. 

J'ai apprécié cette lecture pour son côté historique sur les grandes plaines et les indiens, j'ai été transportée pendant quelques pages dans ces paysages immenses et verdoyants. Ce n'est pas un coup de coeur pour autant parce que j'ai parfois trouvé les réflexions des personnages un peu denses.

challengeus1

 

(7)

Lecture commune dans le cadre du challenge avec Noctenbule, DenisLire sous le magnoliales-bafouilles-de-figaro

objectif pal

 

(33/97)

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