Jack Kerouac, Le vagabond solitaire
Quatrième de couverture: "Le vagabond solitaire, c'est " un recueil de morceaux... qui ont été
rassemblés ici parce qu'ils ont un thème commun : le voyage ". Ces
pérégrinations recouvrent les Etats-Unis du nord au sud et d'est en
ouest, le Mexique et une partie de l'Europe dont la France, que Jack
Kerouac considère comme sa seconde patrie. Tour à tour cheminot en
Californie, aide-cuisinier sur un cargo, flâneur avec les beatniks de
New York, Jack Kerouac part à l'aventure et déclare qu' " il n'est rien
de plus noble que de s'accommoder des quelques désagréments que nous
apportent les serpents et la poussière pour jouir d'une liberté absolue
".
De même que pour Pensée
magique, Le vagabond solitaire n’a pas été une grande surprise. J’ai
même été un peu déçue par rapport à Sur la route. On retrouve bien la
plume de Kerouac sur son thème de
prédilection qu’est le voyage mais justement j’ai eu un peu de mal à embarquer
avec lui. Ses réflexions sont parfois tellement alambiquées qu’il est difficile
d’en suivre le fil. C’est pourtant propre à la littérature de l’époque,
l’écriture de l’instant, dans la lignée d’Allen Ginsberg mais ça ne m’a pas emballée plus que ça cette
fois-ci. Peut-être mes goûts ont-ils changé. Pourtant on y trouve les thèmes
des années beatniks que j’apprécie, le voyage, l’errance, aller toujours plus
loin, le recul de la frontière, partir de rien…
J’ai, par contre, aimé
connaître l’origine de son nom. Qui aurait cru qu’il avait des origines
bretonnes ? Pas moi en tout cas !
J’ai beaucoup apprécié la
lecture de ses pérégrinations en Europe surtout lorsqu’il décrit les différents
tableaux qu’il observe dans les musées français et londoniens. Le livre est parsemé de références littéraires
et c’est un peu à double tranchant. Elles sont parfois très intéressantes mais
d’autres fois elles tombent comme un cheveu sur la soupe et on a l’impression
qu’il veut nous étaler sa connaissance…
Ce fut donc pour moi une
lecture assez mitigée, j’ai véritablement apprécié un quart du livre et le
reste m’a ennuyée.


