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Notes de lecture
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18 janvier 2015

Un dimanche à Porto: Jour 2. La Cathédrale, sa vue et la gare de Sao Bento

Nous avons enchaîné l'après-midi du deuxième jour avec le quartier de la cathédrale, descendre d'une "colline" pour en grimper une autre, c'est aussi ça visiter Porto ... Avoir de bonnes chaussures!

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Là où nous étions le matin, avec la igreja et torre dos clerigos qui n'était pas loin de notre appart' et dont nous avons fait l'ascension le lendemain matin!!

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La vue sur Villa Nova de Gaia avec ses caves de Porto

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Les azulejos de la gare Sao Bento

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4 février 2015

James Lee Burke, Dans la brume électrique

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Quatrième de couverture:

"Une équipe de cinéma s'est installée à New Iberia pour y tourner un film épique sur la Guerre de Sécession, avec la star hollywoodienne Elrod Syes. Arrêté par Dave Robicheaux pour conduite en état d'ivresse, l'acteur affirme qu'il a vu, pendant le tournage d'une scène dans un marais, le corps momifié d'un Noir enchaîné.

Dave est tenté de croire à ce récit invraisemblable car, trente-cinq ans plus tôt, il a été le témoin impuissant de l'assassinat d'un homme de couleur par deux Blancs. Le corps n'avait jamais été retrouvé.

Le shérif se moque bien d'un crime vieux de trente-cinq ans. Mais lorsque Dave est face au squelette de la victime, il comprend que le souvenir de ce meurtre n'a cessé de le hanter... En fait, il comprend que la Guerre de Sécession ne s'est jamais arrêtée et que la bataille de New Iberia continue. Avec une rare violence"

J'ai toujours une petite appréhension quand j'ouvre un roman policier parce que ce n'est pas ce que je préfère, même si j'aime en lire de temps en temps. Là le contexte historique et le lieu de l'action ne laissait présager que du bon. C'est donc finalement avec plaisir que je me suis laissée happer par le bayou... Enfin pas trop parce que des jeunes femmes violées et torturées y sont découvert et c'est Dave Robicheaux qui est chargé de l'enquête, épaulée par le FBI, autant vous dire que les flics du cru ne peuvent pas blairer le FBI, alors quand ils leur envoient, une femme, issue de la communauté hispanique, c'est le pompon! Cette première enquête est très intéressante, elle soulève pas mal de questions quant à la corruption, aux pots de vins, et aux leins que peuvent avoir les "hauts placés" dans une petite ville américaine avec les "gangsters"du coin ... Mais Dave Robicheaux est un homme droit, honnête, qui n'a que faire des dignitaires de la ville et qui veut coffrer les responsables quoi qui lui en coûte ... C'est un peu carricaturale, et la couverture avec l'image de Tommy Lee Jones y contribue mais j'ai quand même beaucoup apprécié son personnage, sa relation avec sa famille et la relaiton qu'il construit avec Rosa (l'enquêtrice du FI). Les ficelles de l'intrigue sont difficiles à dénouer, le coupable est dévoilé assez tardivement même si on tourne autour de lui assez rapidement.

Là où je n'ai absolument pas été convaincue c'est avec la seconde enquête parallèle, celle autour d'un corps vieux de 35ans retrouvé dans le bayou lui aussi, un noir enchaîné sans ceinture ni lacets ... que Dave a lui-même vu se faire tuer à l'époque sans que jamais le corps ne soit retrouvé ... Mouais ok pourquoi pas ... Mais là ou ça m'a posé problème, c'est que les indices sont soufflés à Dave par une troupe fantôme de soldats datant de la guerre de sécession!! Ce qui aurait pu m'intéresser, m'a finalement ennuyée, j'ai eu l'impression que ce n'était qu'un prétexte pour parler du racisme du sud d'une part, et d'autre part pour tenter de dédouaner les soldats confédérés qui finalement se battaient pour conserver l'esclavage! Là où on aurait finalement pu avoir une histoire de fond, on n'a que les visions fantasmagoriques de l'enquêteur, et je trouve que ça ne colle pas non plus avec le personnage, son flair et sa mnière de mener l'enquête. C'est dommage!

 

lire sous la contrainte

 

( Météo: Brume)

objectif pal

(4/32)

16 octobre 2014

Théophile Gautier, Le capitaine Fracasse

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Quatrième de couverture:

"Le jeune baron de Sigognac, dernier descendant de sa famille, vivait dans un château en ruines, avec un vieux valet, un vieux chat et un vieux cheval, jusqu'à ce qu'une troupe de comédiens vienne une nuit frapper à sa porte pour lui demander asile. Comme le jeune homme n'est ni sourd aux appels du destin ni aveugle à la beauté des comédiennes, et qu'il devine que ce n'est pas en restant entre quatre murs lézardés qu'il améliorera son sort, il accepte la proposition que lui fait la troupe de se joindre à elle. Sage décision que celle de l'aventure. Il ne reste plus à Sigognac, pour avoir l'amour et la fortune, qu'à monter sur les planches, séduire la délicate Isabelle, la voir enlevée par une crapule, assiéger un château pour la sauver, se battre en duel et trouver le trésor. Ce garçon maigre, timide et triste sera-t-il à la hauteur?"

Après un mois de littérature américaine, cela m'a fait du bien de me plonger dans un classique français, un peu comme un retour aux sources. J'ai lu une version abrégée, l'éditeur précise que cette collection se propose de rendre accessibles aux jeunes de grandes oeuvres littéraires, que bien que le texte soit abrégé, celui-ci laisse le fil du récit et le rythme de 'lauteur intacts.Mon opinion personnelle étant que bien qu'abrégé ce roman, son niveau de langue, me semble ardu pour la jeunesse!

Quoiqu'il en soit j'ai passé un très bon moment avec le baron de Sigognac que j'avais plaisir à retrouver chaque soir. L'intrigue amoureuse est assez classique mais elle amène quelques rebondissements originaux et inattendus. Les personnages sont sans grande surprise non plus mais répondent parfaitement au genre: le baron fidèle et valeureux, la jeune Isabelle amoureuse et digne, le duc fougueux et impulsif ... Ce qui fait le charme du récit c'est l'écriture un peu désuète aujourd'hui mais tellement belle et poétique. C'est tout à fait ce dont j'avais besoin!

 

 

 

objectif pal

 

(33/78)

 

Challenge-classique-3

 

(classique d'octobre)

 

1 septembre 2014

Carole Martinez, Le coeur cousu

LeCoeurCousu

Quatrième de couverture:

"Dans un village du sud de l'Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse... Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s'initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs, elle est condamnée à l'errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d'enfants, eux aussi pourvus - ou accablés - de dons surnaturels. Carole Martinez construit son roman en forme de conte : les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d'imaginer. Le merveilleux ici n'est jamais forcé : il s'inscrit naturellement dans le cycle de la vie."

J'ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé ce roman, et puisque le titre en parle, c'est un coup de coeur (que je distribue avec parcimonie j'ai l'impression) pour ce beau roman de Carole Martinez. Souvenez-vous j'avais déjà beaucoup aimé Du domaine des murmures, et j'ai donc encore plus apprécié Le coeur cousu.

L'auteur nous transporte dans un univers éloigné du notre, dans l'Andalousie des légendes et des superstitions, difficile d'ailleurs de situer l'époque du roman, cela pourrait aussi bien être dans la première moitié du 20e siècle qu'au Moyen-Âge. Le point de vue adopté est celui d'une des filles de Frasquita, elle nous raconte le récit qu'elle a entendu de sa soeur ainée, elles se transmettent l'histoire de cette mère courage qui avait le don de la broderie, de la couture ... Celle des étoffes mais aussi celle des âmes. Bien entendu Fasquita sera crainte, mais aussi respectée, et ses filles aussi. Tantôt rejetées par superstitions, tantôt prises en pitié. C'est dans cet univers de légende que chacune développera un don particulier, celui de conter, celui de dessiner (pour le seul garçon de la fratrie), celui d'éclairer etc...

Ce roman est en fait un conte qui lie la magie et la superstition a une histoire familiale difficile. Le talent de conteuse de Carole Martinez n'est,je crois, plus à prouver! Chaque personnage a son rôle a joué et apporte quelque chose au déroulement de l'histoire. C'est un récit chargé en émotion et comme chaque fois que j'ai vraiment apprécié j'ai du mal à en parler ... donc je vous laisse le loisirs de découvrir vous-même ce roman, ou de lire le billet très complet de MademoiselleChristelle qui saura, si ce n'est pas encore le cas, vous convaincre je l'expère.

 

 

objectif pal

 

(29/78)

Un-mot-des-titres

(Coeur)

26 août 2014

Jennifer Donnelly, Révolution

révolution

Quatrième de couverture:

"DEUX FILLES, DEUX SIÈCLES, DEUX DESTINS CONTRARIÉS.

New York, aujourd'hui. Depuis la perte de son frère, Andi, jeune fille brillante et musicienne talentueuse, est plongée dans les méandres d'une adolescence difficile.
Paris, 1789. En pleine Révolution française, Alexandrine, qui se rêvait comédienne, risque sa vie pour sauver le petit Dauphin de France que le peuple a condamné.
Quand Andi découvre le journal d'Alexandrine, ses mots la pénètrent jusqu'au coeur. Les deux jeunes femmes sont liées à travers une inoubliable histoire d'amour, de sacrifice et de mort. "
J'avais été interpelée par ce roman jeunesse il y a déjà quelques années, chez Hérisson et Latite si mes souvenirs sont bons! J'avais envie de découvrir le destin croisé de ces deux jeunes filles Andi et Alexandrine. Si globalement j'ai apprécié l'histoire au temps de la révolution, celle d'Andi m'a laissée un peu plus indifférente, je n'ai pas réussi à apprécier son personnage. J'ai préféré les chapitres qui s'intéressent à Alexandrine, pour son personnage dans un premier temps, mais surtout parce que j'ia beaucoup appris sur la période historique. J'avais peut-être oublié ces éléments depuis l'école primaire, mais j'ai l'impression de ne jamais les avoir connu, ou en tout cas pas dans cette mesure!! 
Ce roman est globalement une déception, je m'attendais à être transportée d'un univers à l'autre, mais finalement l'écriture ne pas emballée. Je serai d'ailleurs assez curieuse de connaître l'avis d'adolescentes à qui ce roman est destiné, l'histoire d'Andi peut les intéresser, mais est-ce que celle d'Alexandrine a de quoi les passioner vraiment? Je ne sais pas ... Je ne regrette pas de l'avoir lu, mais j'étais quand même contente de l'avoir terminé pour passer à autre chose!
Je termine sur une note positive tout de même, j'ai apprécié les références musicales et toutes ces incursions dans la musique.

objectif pal

 

(27/78)

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(5/10)

 

 

 

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29 juillet 2014

Emile Zola, Une page d'Amour

une page d'amour

Quatrième de couverture:

"Ce huitième roman de la série des Rougon-Macquart, paru entre deux des oeuvres les plus fortes de Zola, l'Assomoir et Nana, est d'un registre fort différent.

La passion soudaine qui jette aux bras l'un de l'autre la belle et sage Hélène et le docteur Deberle fait l'objet d'une analyse psychologique nuancée et minutieuse.
Entracte dans une vie monotone et réglée, cette Page d'amour sera bientôt tournée et l'héroïne retrouvera à la fois son équilibre et sa solitude. Mais l'aventure aura fait une victime, la petite Jeanne, condamnée par l'égoïsme et le délire passionnel des grandes personnes. Ainsi, cette oeuvre apparemment sans éclat se révèle subtilement imprégnée de désenchantement et d'amertume."
Et voilà je suis rentrée de Bretagne, comme vous l'aviez dit j'ai eu une très belle semaine, chaude et ensoleillée, il est temps pour moi de vous parler de mon classique du mois... J'ai choisi un Rougon-Macquart, un peu moins connu que les autres: Une page d'Amour.
Bon, une chose est sûre ce n'est pas une lecture de plage, j'ai donc parfois eu un peu de mal à me plonger totalement dans la lecture! Cela n'empêche pas que j'ai apprécié ce tome, en apparance plus "lumineux" que les autres mais tout aussi sombre quand on en connaît le dénouement. Ce roman est aussi un peu plus court que les autres, et les personnages y sont  un peu moins nombreux. Une page d'Amour est une parenthèse dans la vie d'Hélène, jeune veuve qui se prend d'amitié pour la famille Deberle, ou plutôt la famille Deberle se prend d'amitié pour la jeune veuve et sa fille Jeanne, de condition fragile.
Le récit s'étend sur de longs après-midis passés dans la jardin des Deberle à contempler une nature foisonnante mais maîtrisée au coeur de Paris. La capitale n'est pas en reste, elle occupe une place centrale dans le roman et est le témoin de l'émoi d'Hélène, et de la maladie de Jeanne. Paris  s'etend à leurs pieds sans qu'elles ne s'y rendent, elles contemplent les monuments depuis la fenêtre de leur appartement. Les personnages apparaissent dans l'arbre généalogique des Rougon-Macquart mais n'y sont pas directement reliés, on évoque bien la naissance d'Hélène à Marseille,son arrivée à Paris mais ce n'est pas développé comme dans les autres romans de la "série", en ce sens, le roman peut lui aussi être considéré comme une page dans l'histoire de la famille Rougon-Macquart. Ce n'est sans doute pas le roman de Zola qui me marquera le plus, mais j'ai aimé le lire, comme une parenthèse entre Gervaise et Nana ...
7 mai 2014

Hanif Kureishi, Quelque chose à te dire

quelque chose à te dire

Quatrième de couverture:

"Jamal, brillant psychiatre d'origine pakistanaise, mène une vie tranquille, auréolée de succès, dans la banlieue de Londres. Une façade de réussite qui ne laisse rien transparaître des troubles profonds qui le hantent. Jusqu'au jour où un ancien compagnon de route ravive la mémoire d'un amour perdu, brisé par le crime et la honte. Brillant, profond et drôle, Hanif Kureishi radiographie comme personne la société anglaise des années 1970 à nos jours et fait preuve d'une acuité hors du commun pour décrire les tourments d'une génération en conflit perpétuel avec ses origines et son passé, ses désirs et ses regrets."

Voilà un livre bien dense! Jamal vit à Londres, non loin de son ex-femme et son fils Rafi. Il est psychiatre, écrit des essais et bénéficie d'une certaine renommée. Gravitent autour de lui Henry, metteur enscène/réalisateur, sa soeur Miriam, mère célibataire haute en couleur, Bushy, chauffeur de taxi et d'autres personnages tout aussi extravagants. Jamal revient sur sa famille, son passé d'étudiant issu de l'imigration. Il est rongé par la culpabilité, aimerait revoir celle qui fût son premier amour mais cela ne se fera pas sans concessions et l'obligera à affronter ce qu'il tente d'oublier depuis vingt ans. Ce roman traite donc du sentiment de culpabilité, du pardon, de la responsabilité mais pas seulement...

La trame de fond m'a beaucoup plue. J'ai apprécié la manière dont Jamal règle ses comptes avec le passé et le regard qu'il porte sur celle qu'il a aimée. J'ai également apprécié les descriptions des différents quartiers de Londres souvent oubliés des guides touristiques mais qui contribuent à l'identité cosmopolite de la capitale britannique. Se plonger dans les familles pakistannaises et indiennes en Angleterre ou au pays était intéressant.

Ce qui m'a un peu moins plu et qui m'a même parfois ennuyée ce sont les histoires périphériques des perosnnages secondaires, celle d'Henry, de sa fille Lisa, de Karen, de Miriam même. Toutes finalement ne font qu'accentuer le côté pathétique du gratin londonien dopé à l'alcool, au sexe et à la coke.  Mais ce qui m'a le plus dérangée dans ce roman c'est la relation de Jamal avec son fils. Rafi insulte, malmène son père et celui-ci le raconte comme si c'était normal, il ne s'insurge pas et l'accepte comme le apssage obligatoire de 'ladolescence! Moi ça m'a choquée!

C'est donc une lecture en demi-teinte, si j'ai apprécié l'histoire principale j'ai été gênée par le côté foisonnant du roman qui nous perd parfois. Hanif Kureishi est un auteur à découvrir mais sans doute pas avec ce roman.

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 ( 10e session: Violet)

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(19/78)

18 mai 2014

Un dimanche à Berlin: La coupole du Reichstag

Le Reichstag a été en partie détruit par un incendie en 1933. En rénovation depuis les années 1960 c'est l'architecte Norman Foster qui a imaginé cette coupole moderne en verre. La visite de la coupole est gratuite mais il faut se montrer patient ... A l'intérieur de la coupole un audioguide intéressant donne des infos sur le bâtiment et sur les bâtiments que l'on aperçoit.

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Les dimanches en photos sont à l'initiative de Liyah et on les retrouve aussi chez : LilibaChoupynette,  Fleur,  AnjelicaMyrtilleSandrineChocoSeriaLecteur,  Estellecalim

13 mai 2014

Concours et Mois Anglais!

Comme je vous le disais la semaine dernière, j'ai reçu de la part de Sarah un roman de Jane Austen, Emma, l'ayant déjà je le remets en jeu pour toutes (ou tous) les blogueuses (blogueurs) qui lisent en VO. La seule condition, oui quand même, c'est d'avoir déjà commenté sur le blog, c'est à mon avis le minimum quand on participe à un concours ... Il vous suffit donc de me laisser un p'tit mot en commentaire en me signalant que vous souhaitez participer au tirage au sort! 

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Je vous laisse jusqu'au 20 Mai inclus pour participer, cela me laissera une dizaine de jours pour envoyer le livre vers son nouveau propriétaire, qui pourra d'ailleurs le lire pour le mois anglais!

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Et oui, parce que Le mois anglais  organisé par TitineLou et Cryssilda revient en Juin, et cette année je ne passerai pas à côté! J'ai d'ailleurs trois lectures de prévues:

Le 19: Wilkie Collins

Le 20: The Hand that first Held mine de Maggie O'Farrel avec Enna (l'auteur n'est pas anglaise mais l'action se situe en angleterre)

Le 26: Vita-Sackville West

 

 

Seule Valérie a tenté sa chance pour remporter Emma, donc forcément Jane Austen prendra ses appartements chez elles d'ici la semaine prochaine!

29 décembre 2013

Mike Gayle, Dîner pour deux

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Quatrième de couverture:

" Couple modèle de la génération « deux revenus / zéro môme », Dave et Izzy Harding – la trentaine, londoniens – n’ont jamais été portés sur les enfants : trop lourds, trop contraignants, trop compliqués. Quand Dave sent se réveiller le papa poule qui couve en lui, il en est le premier surpris. Mais éprouvée par l’échec d’une grossesse précédente, Izzy n’a plus envie d’entendre parler d’enfant. Contrit, Dave apprend à oublier ses rêves de procréation jusqu’au jour où une adolescente de treize ans prétend être sa fille naturelle et propose de le rencontrer. Bientôt, au risque de mettre son couple en péril, Dave n’a plus qu’une idée en tête : vivre enfin sa paternité refoulée…"

 

Voilà qui a fait office de bouffée d'air frais en cette fin d'année chargée niveau travail (conseils de classe et autres réunions) J'ai beaucoup apprécié cette lecture, un petit roman de chick-litt me fait du bien de temps en temps et celui-ci était vraiment agréable et pour plusieurs raisons...

La première et non des moindres étant que l'auteur est un homme (assez rare dans l'univers chick-litt pour le souligner) et donc son narrateur est également un homme, tentenaire, marié, sans enfant et journaliste. Le fait que le narrateur soit journaliste m'amène à la 2e raison qui m'a fait apprécier ce roman, ici et là on peut lire les articles écrits par Dave. J'ai beaucoup aimé sa manière d'écrire, de tourner les sujets qui lui sont donnés en dérision, du recul qu'il a sur les relations hommes/ femmes tout en étant incapable de les mettre en application dans son couple, la vision que les hommes ont des femmes, la vision  que les femmes ont des hommes et ce que chacun d'eux pensent que l'autre pense du sexe opposé. J'ai trouvé que cela sonnait assez juste. J'ai également apprécié cette plongée dans le monde de l'adolescence et des magazines pour ados qui m'ont rappelés quelques souvenirs. 

Dave, dans sa relation avec sa femme, puis avec sa fille est un personnage touchant en plus d'être drôle. Il fiche en l'air l'idée reçue que ce sont les femmes qui ont une horloge biologique qui s'affole une fois passées la trentaine. 

En bref ce fût une très bonne lecture grâce à une écriture et une histoire touchante et drôle.

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Pour cette session la couleur est le bleu ( 1/2)

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(34/97)

 

8 janvier 2014

Jacqueline Winspear, Maisie Dobbs

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Quatrième de couverture:

"Londres, 1929. Maisie Dobbs monte sa propre agence de détective privé. Un métier peu commun pour une jeune femme. Mais cette fille d'un modeste marchand de quatre saisons n'est pas comme les autres. Placée comme domestique dans une demeure aristocratique de Belgravia, elle réussit à intégrer le prestigieux Girton College de Cambridge, au prix d'un travail acharné. Mais, quand survient la Grande Guerre, elle n'hésite pas à endosser l'uniforme d'infirmière, quitte à voir tous ses espoirs disparaître dans le sang et la boue des champs de bataille français. Sa première affaire la replonge justement dans les années sombres de la guerre et elle va devoir affronter les fantômes qui la hantent depuis plus de dix ans. Le premier roman de Jacqueline Winspear, qui a su créer une charmante héroïne, sorte de Sherlock Holmes mâtiné de Freud !"

Ce roman suit deux chronologies, la première, à la fin des années 20, Maisie Dobbs est détective privée après avoir travaillé avec Maurice Blanche elle ouvre son propre cabinet. Sa première enquête la mène sur les traces de la première guerre mondiale, ce qui amène la seconde chronologie, l'adolescence et Maisie puis, son engagement dans la grande guerr.

Au début du roman j'ai eu quelques doutes, je me demandais en quoi l'histoire de Célia Davenham pouvait être intéressant mais ce n'est finalement que l'arbre qui cache la forêt.J'ai beaucoup apprécié la plongée dans la vie de Maisie que j'ai trouvé très intéressante. C'est un personnage courageux et attachant. Les relations qu'elle noue avec le personnel de la maison Compton et particulièrement avec Enid, puis par la suite Priscilla font d'elle une personne sensible et à l'écoute. De même, j'ai été touchée par les rapports qu'elle entretient avec son père, même à l'âge adulte. L'enquête de 1929 est prenante, elle m'a tenue en haleine jusqu'à une heure du matin parce que je voulais absolument connaître le dénouement!

Ce que Jacqueline Winspear nous montre à travers ce roman c'est l'engagement des femmes dans la première guerre mondiale, le patriotisme des hommes et la peur de tous au front, mais aussi de ceux qui ne se sont pas battus, qui attendaient le retour de l'un des leurs. Elle évoque également la difficulté des anciens soldats à réintégrer une vie "normale" après la guerre, et le malaise de la population face à ses mutilés de guerre. C'est donc une enquête bien ficelée, qui touche à des sujets sensibles. J'ai été très surprise et émue par la fin de l'histoire (oui j'ai versé quelques larmes) Merci beaucoup Valérie pour cette découverte!

Le billet de Valérie: un coup de coeur, ceux de Sophie  , Choupynette de Restin et Manu tout aussi élogieux.

lire sous la contrainte 

(Nom de famille: 1/2)

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 (3/78)

27 octobre 2013

Un dimanche à Roubaix: Le musée de la piscine

Je poursuis avec des photos des vacances, après la Bretagne destination Lille, nous avons profité de ce très (trop?) court séjour pour aller au Musée de la piscine où je n'étais jamais allée malgré mes quatres années passées dans la capitale des Flandres.

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15 octobre 2013

Lecture commune: Philip Roth, Goodbye, Colombus

Goodbye_3Quatrième de couverture:

"En six nouvelles, l'auteur de Portnoy et son complexe démonte la société américaine et ses rapports avec le monde juif " Goodbye, Colombus " raconte la brève aventure d'un jeune intellectuel avec une étudiante.
" Conversation des Juifs " montre un rabbin victime d'une espièglerie d'enfant.
" Le Défenseur de la foi " se déroule dans l'armée.
" L'habit ne fait pas le moine " décrit l'amitié insolite entre un étudiant de bonne famille et deux jeunes dévoyés.
Dans " Eli le fanatique ", les habitants d'une petite ville veulent empêcher les rescapés de l'hitlérisme de monter une école."

C'est toujours un peu compliqué de parler d'un recueil dans sa globalité, pour ce recueil-ci j'ai choisi de faire un point nouvelle par nouvelle.

Goodbye Clombus: Une histoire d'amour qui semble se rédouler dans les années soixante ou soixante-dix ce n'est pas précisé mais els mentalités semblent correspondre à cette époque. J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire et je n'ai pas tellement apprécié le portait de Brenda qui correspond au cliché de la petite bourgeoise égoïste.

 

La conversion des juifs: nouvelle un peu étrange. Un petit garçon veut que le rabin reconnaisse qu'il est possible que Dieu puisse être le père de Jésus sans avoir eu de relation sexuelles avec Marie.

 

Défenseur de la foi: dans l'armée, un hoomme joue sur les cordes sensibles de la religion pour obtenir des faveurs de son supérieur juif lui aussi.

Epstein: brève nouvelle sur une famille juive avec un époux adultère avec une fin pour le moins étrange.;

L'habit ne fait pas le moine: dans un lycée de Newark on suit l'orientation d'un élève qui semble en réinsertion après avoir été exclu de ses établissements précédents

Eli le fanatique: installaiton d'un pensionnat pour enseigner la Torah à 18 enfants issus de l'immigration juste après la guerre. La communauté y oppose un refus en prétextant qu'il faut vivre avec son temps jusqu'à un retournement de situation pour le moins étrange où le fanatique n'est peut-être pas celui qui le paraît et ou fanatisme n'est pas forcément à prendre dans le sens religieux du terme.

 

Le moins que je puisse dire c'est que j'ai trouvé ce recueil complètement étrange, je me suis souvent demandé "what's the point?" et avec le recul ma préférence va tout de même à Goodbye Colombus pour laquelle j'ai au moins compris les tenants et les aboutissants. Les autres nouvelles m'ont plutôt laissée de marbre. Ce n'était pas une bonne idée de m'attaquer à Philip Roth par un recueil de nouvelles mais ce n'est pas grave, je ne resterai pas sur cet échec, enfin j'espère!

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(29/97)

13 octobre 2013

Un dimanche en Bretagne: l'île Renote et l'île Grande


Pas de répis, on chausse ses baskets et on va faire le tour de l'île Renote, il s'agit en fait d'une presqu'île reliée à la commune de Trégastel, il faudra compter environ 1h30 pour en faire le tour, des sentiers aménagers au milieu des rochers de granit, avec une vue sur la mer, et en face la commune de Ploumana'ch

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Nous sommes allés ensuite jusqu'à l'île grande, elle aussi presqu'île reliée à la commune de Pleumeur-bodou

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14 octobre 2013

Lecture commune: Laura Kasischke, Un oiseau blanc dans le blizzard

un_oiseau_blanc_dans_le_blizzardQuatrième de couverture:

"Garden Heights, dans l’Ohio. Une banlieue résidentielle qui respire l’harmonie. Eve nettoie sa maison, entretient son jardin, prépare les repas pour son mari et pour Kat, sa fille. Depuis vingt ans, Eve s’ennuie. Un matin d’hiver, elle part pour toujours. Kat ne ressent ni désespoir, ni étonnement. La police recherche Eve. En vain. La vie continue et les nuits de Kat se peuplent de cauchemars. Une fois encore, après A Suspicious River, Laura Kasischke écrit avec une virtuosité glaciale le roman familial de la disparition et de la faute."

 

On associe souvent Laura Kasischke à Joyce Carol Oates et ce n'est pas pour rien. L'auteur sait elle aussi créer une atmosphère pesante grâce à ses descriptions détaillées et à la minutie consacrée au portrait des personnages.

Eve disparaît un matin de janvier, laissant derrière elle sa fille de 14ans, Kat, et son époux. Le portrait d'Eve n'est pas tendre, la narratrice étant Kat, la fille, la description qu'elle donne de sa mère est dure, autant semble-t-il qu'Eve l'était avec elle. Kat n'est pas tendre non plus avec osn père qu'elle décrit comme quelqu'un d'insipide, dénué de volonté propre et très peu voire pas intéressant du tout. Les mois passent et il n'y a toujours aucune nouvelle d'Eve... Au travers de ses séances chez une psychothérapeuthe, Kat dénoue les fils de son enfant, de sa relation conflictuelle avec sa mère, surtout lors des dernières semaines passées ensemble. Elle essaie ainsi de mener sa propre enquête, de décripter les comportements inhabituels qu'a pu avoir sa mère avant sa disparition, comme le fait de s'acheter une mini-jupe par exemple...

Par le biais de la famille Connors, Laura Kasischke semble critiquer le modèle de la famille américaine moyenne, vivant en banlieue tranquille, la femme au foyer qui s'ennuie, le père qui n'est représenté que par le travail, l'ado qui fait ses premières expériences. Et la vérité se tisse au fil des pages, on la devine mais on n'ose trop y croire jusqu'à ce qu'elle tombe brutalement à la fin du roman. 

J'ai été captivée par cette lecture, avec l'envie de savoir ce qu'Eve est devenue à chaque page, l'écriture de Laura Kasischke est incisive, sans concession.

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Aujourd'hui, dans le cadre du mois américain d'autres blogueurs ont lu des titres de Laura KasischkeAdalanaLe bisonAnneMétaphoreA propos de livreDans ma bibliothèqueAdestineCécile,

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(28/97)

17 avril 2013

Maud Lethielleux, J'ai quinze ans et je ne l'ai jamais fait

J_ai_quinze_ans_et_je_ne_l_ai_jamais_faitQuatrième de couverture:

"Première de la classe, Capucine n'a qu'une obsession, elle veut faire l'amour. Elle a quinze ans, c'est le moment, pense-t-elle. Mais pas avec un garçon de son âge, boutonneux et maladroit, non, Capucine aimerait un homme, un vrai, et pourquoi pas son prof d'histoire-géo? Dans la même classe, Martin, avachi sur sa chaise, rêve de musique. Bassiste, il prépare son premier concert public, collectionne les bulles et joue l'homme de la maison, celui qu'il n'a jamais connu. Autour d'eux gravitent Lily la fille qui brille, Nath et ses dreads trop longues, Jo le guitariste, Charlotte qui reprend ses études et les lèche-sandales de Mme Sou. Le soir du concert, les destins s'emmêlent."

 

Ce roman jeunesse fût plaisant à lire. L'alternance entre les points de vue de Capucine et de Martin, lycéens de 15ans, donne du rythme à l'histoire. Les personnages sont attachants, tous sauf peut-être Capucine justement avec son idée fixe de vouloir faire l'amour. Elle part souvent dans ses fantasmes et imagine presque tous les gens qu'elle croise nus ou en train de faire l'amour, c'est un peu agaçant au bout d'un moment. Le personnage qie j'ai préféré est sans conteste celui de Martin, notamment dans sa relation naissante avec François, le professeur d'histoire-géo mais aussi dans sa relation changeante avec sa mère, une relation qu'on sent plus sereine mais toujours pudique. C'est un trio très touchant, qui donne de l'émotion à une histoire qui aurait pu être tout à fait banale. L'idée qui se dégage de ces pages c'est qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Le léthargique du fond de la classe a peut-être tout autant à dire que l'intello du premier rang...

Deux petits extraits:

"Pourquoi t'es prof?

- Parce que ça me donne une excuse.

J'ai pas insisté, je me suis dit qu'il avait pas dormi plus que moi. Il a continué.

- Une excuse pour être avec des jeunes et partager des moments. Je sais c'est nul comme réponse mais j'avais que ça. Et puis l'histoire c'est aussi l'histoire de l'homme, c'est tout ce qu'on est avec notre violence, nos désirs de pouvoir, nos illusions, nos grands rêves, nos folies. Et une homme c'est un continent. T'es pas un coninent toi?"

 

"J'ai eu envie de leur presser un jus d'orange. C'est peut-être ça être heureux, avoir envie de presser un jus d'orange pour ceux qu'on aime, même après une nuit de deux heures."

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(10/97)

lire_sous_la_contrainte

(1/2)

la contrainte étant cette session un chiffre

 

15 février 2011

Nicola Keegan, Swimming

swimmingPrésentation de l'éditeur:

"Born in a landlocked town in the center of Kansas, Pip is tall, flat, smart, funny, and supernaturally buoyant. On land, she has her share of troubles: an agoraphobic mother, a lost father, and a school full of nuns who just want her to sit still. But in the water, Pip is unstoppable. Swimming her way from a small Midwestern team to the Barcelona Olympics, Pip’s journey is the story of a young girl with an unsinkable spirit, struggling to stay afloat in the only way she can."

Désolé pour le résumé en VO mais cette année j'ai décidé de me remettre à la lecture en version originale. Petit à petit parce que j'avoue (honteusement) que depuis le capes ça me sort un peu par les yeux. Quoi de mieux donc pour s'y replonger avec un roman contemporain (oui parce que tentative avortée en juin dernier avec Stevenson!) Je vais donc essayer de me tenir à au moins un livre en VO par trimestre! Et Valérie et Isleene y sont pour quelque chose puisqu'elles m'ont toutes les deux envoyé des titres en VO lors du swap anniversaire et du swap romancières anglophones. J'avais repéré Swimming sur le blog de Valérie d'ailleurs dont le billet est ici.

Au début j'ai eu du mal à entrer dans la lecture, à cause de la VO certes mais surtout à cause de la narration du point de vue d'un bébé. Ca m'a fait penser à La Métaphysique des Tubes de Nothomb que j'avais détesté (oui j'avoue je n'aime pas les livres d'Amélie Nothomb). Ensuite avec le récit des décés, la confusion des sentiments, l'impression que le narrateur n'habite vraiment plus sa vie, ça j'ai aimé. C'est très bien décris, sans forcément tomber dans le pathétique. L'impression de stagnation et du coup, la très belle métaphore avec l'eau et la natation décrivent bien ce sentiment que l'on ressent quand on perd quelqu'un: s'enfoncer dans l'eau, boire la tasse, se débattre et ne pas avoir l'impression d'avancer, et finalement s'y jeter à corps perdu pour refaire surface.
L'abnégation de Pip pour la natation apparaît comme un ancre qui la fait tenir dans sa vie, et j'ai trouvé ce passage tellement vrai (pas forcément pour la natation hein
" Choose something and hold on to it, young lady. If you continue wavering with lassitude, you risk stagnation, waking up one day, perhaps decades from now, filled with regrets, remorse... Who knows? All that misplaced energy."

J'ai par contre trouvé la fin confuse , les repères spatio-temporels sont mélangés, est-elle à Paris, au Kansas, en Californie? parle-t-elle du présent? de ses souvenirs d'enfance? de jeune femme? Tout ça m'a un peu déroutée et ça a sûrement été accentuée par la VO. Une décéption donc à ce niveau, mais au final ce fût plutôt une lecture positive et intéressante, merci donc à Valérie pour cette découverte!

Je pense que ce titre peut entrer dans le Chalenge 100 ans de Littérature américaine organisé par The burried Talent, ce sera donc mon premier livre ;)

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(1/3)

17 septembre 2011

Emile Zola, Le ventre de Paris

le_ventre_de_parisQuatrième de couverture :

"C'est dans les Halles centrales de Paris récemment construites par Baltard que Zola situe son troisième épisode des Rougon-Macquart. Après "la course aux millions" décrite dans La Curée, ce sera la fête brenghelienne du Ventre de Paris, ses amoncellements de victualiies, ses flamboiements de couleurs, ses odeurs puissantes.
Florent, arrêté par erreur lors du coup d'Etat du 2 décembre 1851, s'est évadé du bagne de Cayenne. Il retrouve à Paris son demi-frère qui, marié à la belle Lisa Macquart, fait prospérer l'opulente charcuterie Quenu-Gradelle. Mais la place de Florent est-elle à leurs côtés ? A-t-il renoncé à ses rêves de justice ? Car si l'Empire a su procurer au "ventre boutiquiers", au ventre de l'honnête moyenne… le consentement large et solide de la bête broyant le foin au râtelier, il n'a guère contenté les affamés. Et la grande kermesse flamande va réveiller bientôt l'éternel affrontement des Maigres et des Gras."
Encore plus que dans les livres de Zola que j'ai lu précédemment on trouve beaucoup plus de description que d'action. Et c'est un régal pour les yeux et les sens de manière générale..
Florent s'est échappé du bagne de Cayenne et revient à Paris cinq ou six ans après sont arrestation. Il y avait été envoyé suite aux évènements de1851 dont il était question dans La fortune des Rougon. On retrouve également Lisa, la fille d'un des frères Macquart. Florent se fait héberger par son frère Quenu et sa belle-soeur, Lisa. Les Quenu tiennent une charcuterie face aux Halles.
Les Halles occupent une place prépondérante dans le livre. Zola nous conte l'abondance des étales sans en oublier un seul, les fruits, les légumes, les viandes, volailles, tripailles, poissons, beurres, fromages,céréales, fleurs ... Chaque produit a son instant de gloire et y est mis à un moment ou un autre à l'honneur, en fonction des évènements.
Ici encore, ce sont les femmes qui mènent le jeu, c'est d'ailleurs l'opposition fareouche entre la charcutière et la poissonnière qui est au coeur de l'action (si tant est qu'il y en ait une). Le fait qu'il n'y ait pas d'action n'est pas une critique au contraire. Pour un autre auteur peut-être mais pas pour Zola. Il dépeint tellement bien les décores qu'on a l'impression d'être dans un tableau de l'époque, un tableau visuel, mais aussi odorant et sonore!
Nous retoruvons également les figures de personnages innocents et un peu simple d'esprit: Marjolin, et, l'amitié entre deux enfants: Muche et Pauline ainsi que la vielle commère: Mme Saget.
Tous les ingrédients qui font la particularité de la plume de Zola sont là, et on ne s'y ennuit toujours pas!
2 novembre 2011

Elif Shafak, La bâtarde d'Istanbul

la_batarde_d_istanbulQuatrième de couverture:

"Chez les Kazanci, Turcs d'Istanbul, les femmes sont pimentées, hypocondriaques, aiment l'amour et parlent avec les djinns, tandis que les hommes s'envolent trop tôt - pour l'au-delà ou pour l'Amérique. Chez les Tchakhmakhchian, Arméniens émigrés aux États-Unis dans les années 1920, quel que soit le sexe auquel on appartient, on est très attaché à son identité et à ses traditions. Le divorce de Barsam et Rose, puis le remariage de celle-ci avec un Turc nommé Mustafa suscitent l'indignation générale. Quand, à l'âge de vingt et un ans, la fille de Rose et de Barsam, désireuse de comprendre d'ou vient son peuple, gagne en secret Istanbul, elle est hébergée par la chaleureuse famille de son beau-père. L'amitié naissante d'Armanoush Tchakhmakhchian et de la jeune Asya Kazanci, la « bâtarde », va faire voler en éclats les secrets les mieux gardés..."


C'est un livre très riche, en termes de culture, de tradition, de famille, d'amitié, de préjugés, de communautés qui s'interrogent sur leur identité, sur leur passé etc. J'ai beaucoup aimé! La première chose que l'on remarque c'est d'abord le choc des cultures. Dun côté un mode de vie turque assez traditionnaliste, attaché à sa culture, à sa nourriture, à son histoire, de l'autre un mode de vie occidentalisé incarné à son maximum par la mère d'Armenoush. Les traditionnalistes ne sont d'ailleurs pas forcément ceux qui sont restés au pays, on le voit avec la famille arménienne d'Armenoush qui vit aux Etats-Unis depuis des décennies mais qui a su conserver ses traditions. Ils sont d'ailleurs très attaché à leur passé et l'ont verra à travers le récit d'Elif Shafak que si le passé est celui qui nous construit, il peut aussi parfois être celui qui nous retient, et nous empêche d'avancer. Tout cela bien sûr fait référence au passé des Turques et des Arméniens, de la reconnaissance du génocide par l'un, du ressentiment de l'autre...

Armenoush part donc avec un lourd bagage en Turquie, l'Histoire de son peuple d'origine, mais aussi son histoire personnelle. Armenoush s'interroge, vaut-il mieux à l'image des Turcs oublier le apssé et se concentrer sur l'avenir ou comme les Arméniens porter le fardeau du souvenir et être plus soudé tout en cultivant une certaine haine du peuple Turc?

Parallèlement, l'histoire d'Asya, elle aussi en quête de son identité est bien menée mais surtout très touchante. Les femmes de la famille Kaznci sont toutes à leur manière touchante et fortes, solidaires.

J'ai beaucoup aimé les personnages d'Asya et d'Armenoush, les liens qu'elles tissent en dépit de leurs différences. Elles se complètent parfaitement.

C'est un livre riche également parce que la nourriture y est abondante, les couleurs très chattoyantes, à l'image de la couverture du livre.

Je ne peux donc que vous inviter à le découvrir par vous-même :)

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(23/26)

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(24/56)

16 septembre 2012

Swap Be on my road

Avant les vacances je me suis inscrite au Swap Be on my road proposé par Stéphie avec pour binômette Canel. Je ne partais pas spécialement en voyage cet été, j'allais juste passer du temps dans la famille, du coup c'était cool de pouvoir faire la touriste en cherchant quelques souvenirs/ produits typiques de leur région.

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Trêve de bavardages... Après quelques rebondissements à cause de mon changement d'adresse pour une fois on va remercier la poste de ne pas avoir fait son boulot puisque du coup j'ai pu avoir mon colis hier ^^ (bon ça n'empêche que je vais appeler demain pour raler quand même parce que ces vilains font suivre mon courrier à ma nouvelle adresse mais pas les colis!! )

Bon ok je vous saoûle, vous ce que vous voulez voir c'est le paquet de Canel n'est-ce pas? Alors c'est parti ...

 

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Canel vit à côté de Nantes et comme elle n'est pas partie cet été elle a choisi de faire un colis autour de la Bretagne, Nantes est Bretonne ou presque donc forcément ça ne pouvait que me plaire, j'adoooooooore la Bretagne!!! (je mange un caramel là mais shut faut pas le dire!)

 

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Sans plus attendre donc le colis contenait:

pour les livresL'étrange disparition d'Esme Lennox de Maggie O'Farrell, Rafael, derniers jours de Gregory Mcdonald et Le roman de la Bretagne de Gilles Martin-Chauffier. Tous les trois étaient sur ma LAL et j'espérais secrètement recevoir le 3e  que j'ai repéré depuis sa sortie, je le commence aujourd'hui (si je viens à bout de mon Franzen) Les deux autres sont des éditions 10/18 ... je voue une passion (oui oui pas moins) pour les couvertures de cette maison d'édition, D'ailleurs j'étais un peu déçue de voir le relooking de certains classiques mais bon...

pour les gourmandises: des caramels au beurre salés, of course, dans une petite 2CV bretonne qui deviendra une tirelire quand elle sera vide (c'est à dire bientôt ^^) et de la crême de Salidou ... Si vous ne connaissez pas il faut remédier à ça et vite ... Sur une crêpe encore chaude avec une boule de glace vanille c'est une tuerie!

pour les objets: des maniques menhirs vertes (j'adore le vert) et un mug cannotiers turquoise (j'adore le turquoise), un petit beurre de Lu (qui ne se mange pas!), une tongue  sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés je vous rassure tout de suite ce n'est pas une vraie tongue ... Ce serait pas très pratique de n'en avoir qu'une seule, il s'agit d'une petite trousse pour faire sa fifille avec lime à ongle et tutti quanti Canel aurait-elle deviné que ma lubie du moment c'est le vernis à ongles???

Il y avait aussi un marque page de la ville de Nantes, un marque page en forme de grenouille (mais non il ne pleut pas tant que ça en Bretagne voyons!) et un répétertoire avec des petites bigoudènes qui me servira pour les blogueurs/blogueuses ... J'écris toujours les adresses sur des post-its que je perds ...

 

Un très beau colis donc, merci beaucoup beaucoup Canel, j'étais super contente hier en déballant tout ça et j'ai aussi beaucoup apprécié nos échanges par mail. Tu as toujours l'air de bonne humeur, j'ai beaucoup apprécié ton humour :) Allons faire un petit tour dans le Nord et en Haute-Savoie sur ton blog ^^

 

 

 

15 janvier 2012

Rohinton Mistry, l'équilibre du monde

l__quilibre_du_mondeQuatrième de couverture:

"Voici le grand roman de l'Inde contemporaine, réaliste, foisonnant, inspiré traversé par le souffle d'un Hugo ou d'un Dickens. L'histoire se déroule au cours des années 1970 et 1980.Dans le même quartier vivent des personnages venus d'horizons très divers : Ishvar et Omprakash, les deux tailleurs des «intouchables» ; Dina, la jeune veuve, qui, pour survivre, se lance dans la confection à domicile ; Maneck, descendu de ses lointaines montagnes pour poursuivre ses études ; Shankar, le cul-de-jatte, exploité par le maître des mendiants. Bien d'autres encore? À travers les heurs et malheurs de leurs existences, Rohinton Mistry, romancier anglophone né à Bombay, brosse une fresque qui est à la fois l'odyssée d'une nation et une parabole de la condition humaine. Un roman-fleuve qui nous emporte irrésistiblement."

 

Je suis tout à fait d'accord avec la quatrième, Rohinton Mistry signe avec ce pavé de près de 900 pages un grand roman. Hugo et Dickens (s'ils étaient vivants) n'auraient pas à pâlir avec la comparaison de Mr Mistry. Moi j'ajouterai une comparaison supplémentaire, sans faire référence au côté philosophie des livres de Voltaire, les personnages m'ont un peu rappelé un Zadig qui essaie d'avancer malgré toutes les péripéties qui se mettent en travers de sa route!

Et des péripéties, toutes plus fâcheuses les unes que les autres les personnages vont en rencontrer!!! De nombreux personnages viendront alimanter le récit, mais l'on suit principalement Ishvar et Omprakash, un oncle et son neveu, tous les deux tailleurs bien que faisant partie de la caste des chamaars (ceux qui travaillent le cuir). Ils sont arrivés là pour gagner un peu d'argent afin de retourner vivre dans leur village avec un petit pécule ... Bien avant Omprakash, un homme a brisé les règles des castes pour envoyer ses fils en apprentissage chez un ami tailleur, et musulman. Bien assez de "fautes" pour éveiller la colère des castes dirigeantes! Cet homme c'est le grand-père d'Omprakash.

A la ville, on suit l'enfance et Dina, son entrée fastidieuse dans le monde adulte, la perte de son jeune époux. Dina est à la fois un personnage charmant et agaçant. Elle incarne ici les idées d'une caste supérieure, ses préjugés, son fonctionnement, sa supériorité. Et pourtant c'est le personnage qui va le plus évolué au fil de l'histoire, au contact humain des deux tailleurs mais également à celui du jeune Maneck, son hôte payant.

Maneck, jeune étudiant arrivé d'un petit village de montagne dans la grande ville perdra bien vite ses illusions de jeune naïf. Il apprendra toute l'injustice de son pays, la corruption des classes dirigeantes et du gouvernement indien de l'Etat d'urgence. Il est le ciment entre d'un côté les tailleurs, de l'autre Dina.

Chacun des personnages fera au cours du roman des rencontres plus ou moins heureuses. Les rencontres des uns se recouperont d'ailleurs parfois avec les rencontres des autres.

Rohinton Mistry nous montre toute l'absurdité du gouvernement d'Etat d'urgence en Inde, la confusion et l'injustice d'une population toujours plus nombreuse, d'un système de caste qui nourrit le ressentiment de chaque communauté, et qui maintient une partie de la population dans un état de soumission permanente. Il met à jour la corruption lors des élections, la corruption de la police, des propriétaires mais également la pauvreté des gens et la manière dont certains profitent de cela : les opportunistes mafieux comme le propriétaire du bidonville qui sera détruit par le gouvernement qui aura lui-même recruté ce "propriétaire" pour raser ces toits de taule insalubres, les agents du planning famillial qui promet un repas et un peu d'argent aux hommes et aux femmes qui acceptent la stérilisation, le maître des mendiants même qui certes protègent ses recrues, mais qui au final les exploite tout autant. L'on trouve chaque fois quelqu'un susceptible d'exploiter la misère de celui qui est un peu plus miséreux!

Il ne faisait pas bon vivre en Inde en ces années 1970-1980, une Inde où vous pouviez être raflé sur le trottoir pour une journée afin de gonfler les rangs d'un meeting du premier ministre, ou un mois pour effectuer les travaux du plan d'embellissant de manière tout à fait gratuite... où vous pouviez être soumis à une vasectomie sans demander votre reste simplement pour remplir des quotas, où l'on pouvait vous expulser de chez vous du jour au lendemain sans préavis ...

C'est un roman optimiste de part les quatres personnages forts et leurs valeurs, mais très dur en ce qui concerne les relations de pouvoir et le manque d'humanité de certains des personnages, prêt à tout pour un peu d'argent.

J'ai mis un certain temps à le sortir de ma PAL, c'est d'ailleurs grâce au challenge un mot des titres de Calypso que je l'ai lu et je ne regrette pas, je vous le recommande d'ailleurs chaudement (fin pas si vous êtes un peu déprimé!) Pour cette session le mot était monde.

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  (2/27)

9 septembre 2012

Lecture commune: John Irving, Une prière pour Owen

une_pri_re_pour_OwenQuatrième de couverture:

"Lorsque John Wheelwright évoque avec nostalgie le puzzle invraisemblable de sa jeunesse, un personnage en émerge : Owen, son ami dont la frêle enveloppe dissimulait une volonté de fer, une foi absolue ou la conviction profonde qu'il était l'instrument de Dieu.

Cet ange du Bizarre ne s'était-il pas assigné la double tâche de réparer le tort causé à John et de sauver le monde ?"

 


En retard... Je suis en retard ... En effet cette lecture commune avec Valérie et Mango était prévue pour le 6 mais je me suis laissée débordée par les évènements (déménagement + rentrée scolaire), du coup je suis une vilaine vilaine parce que je n'ai pas non plus pris de notes en lisant! Aïe Aïe. J'ai pourtant beaucoup apprécié cette lecture mais elle a traîné en longueur, et ça par contre je n'aime pas! Donc j'étais quand même au final, comme soulagée de l'avoir terminée!


 John Wheelwright nous raconte son amitié avec Owen Meany, personnage hors du commun. Sa différence est mise en avant tout au long du roman, autant par les proches d'Owen que par lui-même. J'ai été très touchée par cette amitié elle aussi quelque peu hors du commun et qui a su perduré malgré le temps, la distance, mais surtout les évènements plus ou moins tragiques survenus dans les vies de chacun. Quarante ans plus tard, John se souvient et nous raconte...

John Irving évoque des thèmes qui lui sont chers, l'enfance bien sûr, et le passage à l'âge adulte, la famille et la perte d'un parent, l'amitié ... mais aussi de manière plus vaste, le rapport à la religion et à Dieu, les Américains et dissimulé entre les lignes, l'homosexualité. Il n'y va pas de main morte avec les américains, que ce soit les simples citoyens ou les hommes politiques, mais surtout, puisque la méjorité du récit se situe dans les années soixante, inévitablement, la guerre du Vietnam. Critique acerbe du gouvernement Johnson et de l'engagement de l'armée américaine en Asie. Critique encore plus acerbe des soldats américains qui veulent aller à tout prix au "Nam" pour tuer du "Viet". Pour autant, les jeunes manifestants pacifistes ne sont pas en reste, l'engagement de la cousine Hester contre la guerre est souvent tourné en dérision par le narrateur. Présente en philigrane dans tout le livre, de par sa relaiton avec Owen, le personnage d'Hester ma beaucoup plu, moins centrale que les autres, elle est pourtant je crois, indispensable à l'évolution des deux personnages principaux et de leur amitié.

Souvent dans les romans dits d'apprentissage, c'est l'enfance des personnages qui me plaît le plus, mais ce ne fût pas le cas avec Une prière pour Owen. J'ai apprécié toutes les étapes de leurs vies, et je me suis souvent amusée, des situations vécues par les personnages, mais aussi et surtout de l'esprit d'Owen et John. Un esprit plutôt cynique, mais très réaliste et drôle!

Il y aurait tant à dire sur les uns et les autres, Dan Needham que j'oublie mais aussi Harriet, la grand-mère de John et certaines personnes qui ont fait des apparitions mais ont marqué les personnages. Ce titre rejoint donc pour moi Le monde selon Garp et Dernière nuit à Twisted River que j'ai beaucoup aimés, contrairement à l'Hôtel New Hampshire.

Mango est aussi enthousiaste que moi, quant à Valérie, elle a apprécié sa lecture mais ne la compte pas parmis ses préférées d'Irving.

 

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(1/1)

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(2/2 avec 699 pages ^^)

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(24/27)

 

"Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez vous ce que vous pouvez faire pour votre pays.3

" - Pourquoi boit-elle autant? demandai-je à Owen.

- Et ça veut dire quoi au juste? Doit-on s'attendre à une génération d'ivrognes?

-Nous aurons une génération qui refuse d'envisager l'avenir, et peut-être deux générations qui se foutent de tout."

29 mai 2012

Bernadette Pécassou-Camebrac, La dernière bagnarde

La_derni_re_bagnardeQuatrième de couverture:

"En mai 1888, Marie Bartête, à l'âge de vingt ans, embarque sur le Ville de Saint-Nazaire. Elle ne le sait pas encore, mais elle ne reverra plus jamais sa terre de France. On l'envoie au bagne, en Guyane. Bien sûr, elle a été arrêtée plusieurs fois pour de petits délits, mais elle a connu la prison pour cela. Pourquoi maintenant l'expédie-t-on à l'autre bout du monde ? Reléguée. La France ne veut plus d'elle. Sur le bateau, elle rencontre Louise, persuadée qu'on les emmène au paradis. Là-bas, on dit qu'il fait toujours beau et qu'elle se mariera. Mais l'illusion sera de courte durée. Le voyage de six semaines à fond de cale, les mauvais traitements et l'arrivée en terre inhospitalière achèvent de la convaincre que c'est bien l'enfer qui l'attend. Et que, malgré la bonne volonté de soeur Agnès et de Romain, jeune médecin de métropole, personne ne l'en sortira jamais. C'est le destin de cette prisonnière du bagne de Saint-Laurent-du-Maroni que fait revivre ici Bernadette Pécassou-Camebrac. Elle met en scène d'une écriture énergique et sensible le sort tragique de ces femmes abandonnées de tous, que l'histoire a tout simplement oubliées."

Nombreux récits ont été faits sur le bagne de Cayenne, mais il y est principalement question des forçats. Ici, Bernadette Pécassou-Camebrac s'attache à nous raconter l'histoire de ces femmes qu'on avait envoyé au bagne pour qu'elles épousent les forçats redevenus libres mais qui devaient rester à Cayenne, pour y cultiver la terre. Elle nous décrit la condition des traversées, l'arrivée et l'organisation au bagne. Elle nous donne à voir également la condition des soeurs envoyées pour accompagner ces femmes, mais aussi la lenteur de l'administration et son inaction,ainsi que l'impuissance des médecins.

Pourriture. Je crois que c'est le mot qui convient parfaitement, qui résume le sentiment et l'image qui se dégagent de ce récit, la pourriture, la putréfaction, l'air vicié, la décomposition... Le sort de ces bagnardes est ignoble. Le récit est déroutant. Tout le rebut de la société était envoyé au bagne pour "nettoyer" le territoire, sous couvert de peupler cette nouvelle colonnie qu'était la Guyanne. C'est honteux!

Difficile de raconter cette histoire, c'est à lire assurément avec tout le poids que l'auteur met dans ses mots, la force qu'elle donne à ses personnages. Le sentiment d'injustice est partout, à chaque mort qui survient on a espoir que cette fois il ou elle s'en sortira mais non. On ne ressort pas du bagne, on ne revient pas en France.Le bagne est au final une machine à anéantir l'espoir et la vie, l'humanité des Hommes.

L'un des médecins évoque Dante et les illustrations de Gustave Doré et c'est vraiment l'impression que cela m'a laissé: l'abondances, l'opulance du malheur, comme un tourbillon qui enveloppe tout et tous.

En quelques mots, c'est une lecture poignante qui m'a donné envie de découvrir qui était Albert Londres, d'autant plus que Sorj Chalandon a gagné le prix Albert Londres.

Après quelques recherches, je sais maintenant que c'était un journaliste françaiset que depuis 1933 est décerné le prix éponyme aux journalistes francophones méritants. Albert Londres a silloné le monde de la Chine à la Guyanne en passant par la Russie, c'était un reporter engagé. Un film a été réalisé sur son voyage au bagne de Cayenne en 2004, Les amants du bagne, à voir donc...

 

Un petit extrait: " Alors, lui qui avait tant cru dans le pouvoir de la médecine, il s'était senti inutile, misérable. Il avit fait les pansements, donné les cachets, mais devant ces hommes qui pourrissaient littéralement sur place et qu'il aurait fallu avoir le courage de tuer pour alléger leurs souffrances, il avait pleuré."

25 mars 2012

Un dimanche ... au 19e siècle !

Pour cette année, Will et moi avons décidé de nous faire un petit colis surprise chaque trimestre sur un thème défini ... Pour ce premier colis, nous avions choisi le 19e sicèle (poussé jusqu'au début de la Première guerre mondiale) en Grande-Bretagne.

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aperçu des paquets bien choisies en foction de mes couleurs préférées ...

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Les gourmandises

Du thé bien sûr, English breakfast, des mini muffins (non non le paquet n'est absolument pas déjà ouvert sur la photo), des âtes de fruits, du cake so British aux fruits confits, du chocolat noir à l'orange, aux amandes et à la nougatine!

Il y a aussi un petit carnet qui je pense va me servir de nouveau carnet à wish list, son petit format permet de le glisser n'importe où!

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Les livres:

Wesley Stace, L'infortunée

P.G. Wodehouse, Bienvenue à Blandings

R.L. Stevenson, Le Maître de Ballantrae

J.K. Jerôme, Trois hommes dans un bateau

Charles Dickens, Temps difficiles (que je possède déjà en VO mais que je ne me suis jamais résolue à lire!!)

 

Les dvds:

Bright Star que je m'attendais bien à recevoir et j'en suis très contente :)

Le Prestige, thriller qui se passe au début du 20e sicèle sur fond de magiciens

Sherlock, une adaptation de la BBC

Upstairs, Downstairs, série de la BBC que je ne connais pas non plus mais qui n'est pas sans rappeler Downtown Abbey, en tout cas j'ai hâte de la découvrir!

Mais ce n'est pas tout! Il y avait aussi deux marque-pages, une jolie carte mais aussi une plume et un encrier!! et là je salue Will pour l'idée originale, j'aime beaucoup. Je m'y suis un peu essayé hier et après n'avoir pas compris comment tenir la plume, m'être auto-traitée de demeurée, j'ai découvert que ça marche si on la tient à l'envers (non pas avec le duvet quand même) mais avec la surface lisse en contact avec la feuille, c'est normal où je ne suis vraiment pas douée?

 

Quoi qu'il en soit je te remercie Will, tu sais toujours trouver ce qui me fait plaisir avec beaucoup de justesse et j'apprécie beaucoup!

 

Complètement HS avec le sujet mais si vous aimez la ville de Londres ou que vous souhaitez la découvrir ou la rédécouvrir d'ailleurs, le numéro de GéoVoyages de mars/avril y est consacré, les articles sont très intéressant et les photos très belles!

14 décembre 2011

David Foenkinos, Les souvenirs

les_souvenirsQuatrième de couverture:

« Je voulais dire à mon grand-père que je l’aimais, mais je n’y suis pas parvenu. J’ai si souvent été en retard sur les mots que j’aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l’écrit, maintenant. Je peux le lui dire, là. »

J’ai globalement apprécié cette lecture mais certains passages m’ont moins plu. S’il y a un fil conducteur tout au long du livre j’ai parfois eu l’impression  d’un joyeux bordel (pas si joyeux que ça d’ailleurs…) et je me suis interrogée sur le fait que ce soit autobiographique ou non, j’en étais persuadée je ne sais pas pourquoi mais après quelques recherches je n’ai pas l’impression que ce le soit au final. Quelqu’un pour m’éclairer ?

Les passages que j’ai préférés sont ceux qui mettent en avant la relation du narrateur et de sa grand-mère.  Je les ai trouvés très touchants.  La décision de la grand-mère (je ne dis pas laquelle pour ne pas trop dévoiler de l’histoire) apparaît comme une fuite en avant pour mieux se replonger dans son passé, dans ses souvenirs, ça m’a émue, tout comme la rencontre avec Louise.

Et c’est justement après cette rencontre avec Louise que j’ai été déçue. Je ne m’attendais pas à un tel avancement. Le livre aurait certes été très court mais il aurait pu s’arrêter là pour moi.

La relation des parents du narrateur m’a un peu agacée, je els ai trouvé très immatures. Ces trois générations nous montrent l’inaptitude des parents à gérer et à montrer leurs sentiments à leurs enfants, comme si pour que cela soit possible il faille que cela saute une génération. On le voit notamment dans la relation du narrateur avec ses grands-parents et les projets établis par le père du narrateur à l’annonce d’un petit-fils.

Finalement il n’est question de cette maison de retraite que dans la première partie du livre.

Les souvenirs traite d’un sujet plus profond que La délicatesse, je pense d’ailleurs qu’au final je lui préfère celui-là mais Lennon reste pour moi le favori même s’il s’agit d’un tout autre genre.

Je retiendrai deux extraits :

« J’ai compris qu’on ne connaît jamais vraiment la vie d’un homme »

« On cherche toujours des raisons à l’étroitesse affective de nos parents. On cherche toujours des raisons au manque d’amour qui nous ronge. Parfois, il n’y a simplement rien à dire. »

 

 

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(3/7)


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