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Notes de lecture
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2 février 2012

John Steinbeck, Lune noire

lune_noireQuatrième de couverture:

"Les échos de la guerre ne parvenaient qu'à peine dans ce village perdu au fin fond de la Scandinavie. Jusqu'au jour où les premiers soldats nazis apparurent au sommet de la côte...Quel comportement adopter ? C'est finalement une forme de résistance qui va prévaloir, malgré ceux qui, à l'instar du commerçant Corell, préfèrent jouer le jeu de l'occupant. Une résistance sourde, silencieuse, obstinée, animée par le maire, Orden, et son vieil ami le médecin Winter, qui va d'abord contraindre l'ennemi à la terreur, puis l'acheminer peu à peu vers l'angoisse, le désespoir...C'est en 1942 que l'auteur de A l'est d'Eden - plus tard prix Nobel de littérature - publia ce roman, édité clandestinement en France. Un huis clos où le village, cerné par la neige, apparaît peu à peu comme un microcosme de l'Europe confrontée à la barbarie totalitaire. "

 

J'étais persuadée avoir repéré ce roman de Steinbeck chez Will mais je ne retrouve pas son billet! C'est donc peut-être ailleurs que ce dernier m'a fait de l'oeil. De Steinbeck je ne connaissais que les romans "américains" certains que j'ai apprécié (et bien plus omme The Grapes of Wrath, et des Souris et des Hommes) et d'autres qui m'ont quelque peu laissée indifférent ( Tortilla Flat ou La perle). Avec ce très court roman, Steinbeck s'est attaqué à un tout autre sujet, la seconde guerre mondiale et l'occupation nazie. L'histoire se passe en huis-clos dans cette campagne recouverte d'un manteau blanc. Tout semble paisible et pourtant la guerre fait rage dans le reste de l'Europe. On se demande même ce que peuvent bien faire ces soldats allemands dans ces terres si réculées!!! Les habitants du village, le marie et sa femme notamment m'ont d'abord parus antipathiques, un peu trop malléables et collaborateurs mais au fil des pages l'on comprend que les choses ne sont pas si simples, qu'à leur manière ils essaient de faire face et de ne pas céder à l'énnemi mais au final, ils n'ont pas le choix, sont seuls et reculés de tout. Qu'aurait-on fait à leur place?

Steinbeck ne porte pas de jugement, il accompagne ces hommes dans leur soumission quotidienne et dans leurs tentatives de résistance. On est en effet bien loin du soleil de Californie et de l'errance. Ce livre se lit bien trop vite est en est d'autant plus poignant qu'à la fin on se rend compte qu'on s'est attaché aux personnages malgré tout. Cette période de l'histoire européenne reste encore assez tue, on parle beaucoup des destructions, de l'holocauste, de la résistance, mais finalement moins de l'occupation comme ça. Parce que oui, Steinbeck donne également une petite part d'expression aux soldats allemands, au fait qu'ils n'ont pas choisis d'être là et qu'ils préfèreraient de loin être avec leur famille. Il nous livre leurs interrogations sur le bien fondé de l'occupation, et leur attitude face à l'ennemi désarmé que sont ses villageois, à la manière dont il faut les traiter, contre leur gré.

En bref c'est une lecture intéressante que je conseille aux amateurs des livres de Steinbeck mais pas que...

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(3/27)

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26 octobre 2011

Jonathan Franzen, Freedom

freedomQuatrième de couverture :

"Patty Berglund est-elle la femme idéale ? Pour Walter, son mari, la réponse ne fait aucun doute : c'est oui. Épouse aimante, mère parfaite, Patty a tout bon. Mais qu'en pense-t-elle ? En renonçant à Richard, ce «bad boy» dont elle était amoureuse - et qui se trouve être le meilleur ami de Walter -, Patty a peut-être commis l'erreur de sa vie. Freedom raconte l'histoire de ce trio et capture le climat émotionnel, moral et politique des États-Unis entre 1970 et 2010 avec une incroyable virtuosité.


Anatomie d'un mariage et d'une famille - les Berglund -, ce livre analyse les illusions, les déceptions et les compromis d'une génération de baby-boomers qui avaient rêvé un jour de changer le monde. Mais c'est aussi un acte d'accusation implacable à l'égard d'une nation qui a cessé depuis longtemps d'incarner ses propres valeurs. Qu'avons-nous fait de notre liberté ? se demandent les personnages de Jonathan Franzen. Et quel monde laisserons-nous à nos enfants, qui nous ressemblent si peu ? Pendant ce temps, les États-Unis livrent en Afghanistan et en Irak leurs propres guerres napoléoniennes, tentant d'imposer cette même liberté par la force."

 

Par où commencer ? je ne saurais dire si j’ai aimé ou non. J’ai un avis assez mitigé, certains passages m’ont beaucoup plu, notamment la première partie ou Patty nous parle de son enfance et de ses années à l’université, de sa rencontre avec Richard Katz et Walter, de sn amitié avec la foldingue Eliza … Cette partie là m’a effectivement beaucoup plu. Je ne peux pas en dire autant de la partie centrale, j’ai également lu avec attention le parcours de Joey mais els nombreuses digressions de l’auteur, parfois le style alambiqué de l’auteur, les bons en arrières, les idéologies, voire même je pense des problèmes de traductions et/ou impressions m’ont beaucoup gênées ! Mais alors le pompon ce fût toutes ces histoires de paruline azurée, de surpopulation, de fanatisme écologique si je puis dire de Walter et de son assistante Lalitha … Je crois bien qu’à ce moment là, Jonathan Franzen m’a complètement perdue ! J’ai vraiment peiné à le lire, je n’avais qu’une hâte arriver au bout de ma lecture !!

Je n’ai donc pas aimé me direz-vous … Mais non au final je n’arrive pas tout à fait à être aussi tranchée. J’ai apprécié les personnages, d’abord celui de Patty puis celui de Walter, pour au final le détester ensuite ! J’ai regretté également que le personnage de Richard Katz ne soit pas plus fouillé parce qu’il m’a beaucoup plus, et les passages le concernant était une bouffée d’oxygène dans l’oppression ambiante généré par Walter et ses idées.  J’ai eu de la peine pour cette pauvre Connie, qui se fait quand même manipuler du début à la fin par Joey qui semble se racheter dans les dernières pages mais bon… ça n’est pas suffisant !

J’aime bien les livres au background historico-politique, mais là je n’ai pas tellement accroché, j’ai trouvé que ça partait un peu dans tous les sens, on ne sait plus au final qui républicain qui est démocrate, quelles sont les idéologies des uns et des autres. J’ai trouvé la famille de Patty assez pathétique, voire Patty elle-même parfois, notamment dans son choix d’épouser Walter et de fonder une famille de cette manière.

Il y a beaucoup de valeurs dans ce livre que je ne partage absolument pas, que je ne comprends d’ailleurs pas, surtout en ce qui concerne l’amour, le mariage.

Du coup je suis vite passée à autre chose, j’avais besoin de quelque chose de plus léger, de plus gai. J’ai littéralement été écrasée par tout ça … Pfiou !

Je remercie Priceminister pour cette découverte dans le cadre des matches de la rentrée littéraire, et vais aller lire les avis d’autres blogueurs ! L'avis d'autres internautes sur la fiche du livre.

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(2/7)

31 mai 2011

Sam Savage, Firmin Autobiographie d'un grignoteur de livres

FirminQuatrième de couverture:

"Firmin raconte l'histoire d'un rongeur érudit qui a vu le jour dans les sous-sols d'une librairie de Scollay Square, vieux quartier en péril du Boston des années 1960. Plein d'appétit pour les mots, épris de nourritures spirituelles autant que terrestres, Firmin ne peut communiquer tous ses coups de coeur ni exprimer ses détresses, et voit avec révolte se déliter sa race comme son quartier, cernés par l'incompréhension des hommes et par les mécanismes du profit. Mais la rencontre avec un romancier marginal le sauve du pessimisme ambiant. Superbe hommage aux valeurs de l'écrit et aux singularités de toutes espèces, l'aventure de Firmin est aussi un fabuleux trait d'union entre littérature, exclusion et résistance."

 

J'ai eu un peu de mal au début avec le style de l'auteur que je trouvais un peu pompeux avec ses citations et références et au fil des pages j'ai trouvé l'histoire tout à fait savoureuse et je me suis attaché à ce petit rat!

L'histoire est originale et le "personnage" de Firmin est très attachant, on s'émeut pour lui au début de l'histoire alors que déjà il est rejeté par ses frères et soeurs. Il reportera ensuite son affection sur ce vieux libraire qui ignore son existence. Firmin s'adonne chaque soir à son activité favorite: la lecture comme bon nombre d'entre nous lecteurs-blogueurs, sauf que lui ne le fait pas de son canapé ou de osn lit, mais directement des étagères de la librairie qu'il surveille du haut de son observatoire la journée.

Sa rencontre avec Jerry va donner un tournant à l'histoire de ce petit rat, cela nous donne également une petite leçon sur l'amitié entre deux êtres différents, les liens qui peuvent se tisser au delà des mots, et l'attachement que l'on accorde à ce qui nous sort de notre solitude.

L'histoire de Firmin se déroule en parallèle de l'histoire du quartier de Scollay Square à l'époque considéré comme malfamé et donc peu à peu déserté, avant de subir une mutation qui passera nécessairement par la démolition des immeubles et donc des boutiques et vieux théâtres qui en sont l'âme.

En bref, une histoire très agréable et qui ressemble un peu à un conte pour enfant, le plus de l'édition les quelques pages d'illustrations, le moins par contre, la police d'écriture que je n'ai pas du tout aimée!

Un petit extrait sympathique:

" La seule littérature que je hais de toute mon âme est la littérature consacrée aux rats, souris comprises. Je méprise ce brave vieux Ratty dans Du vent dans les saules. Je pisse à la raie de Mickey Mouse et Stuart Little. Si affables, si mignons avec leurs petites pattes, ils me restent en travers de la gorge comme de grosses arêtes de poisson."

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(6/7)

 

29 août 2011

Petite escapade bretonne: Honfleur (Normandie) et Cherrueix

Nous sommes donc partis tôt le samedi 6 août direction Cherrueix en Ile-et-Vilaine, comme nous étions bien en avance sur notre horaire d'arrivée nous avons décidé de quitter l'autoroute pour longer pendant quelques kilomètres la côté normande, Honfleur, Trouville, Deauville et Cabourg. C'est à Honfleur que nous avons donc fait une petite pause après une traversée ralentie du pont de Normandie.

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Arrivée à Cherrueix en fin d'après-midi sous une pluie fine (après avoir essuyé des cordes en normandie), heureusement le soleil ne s'est pas trop fait attendre et nous avons plus aller nous balader le long de la baie à laquelle on accédait directement du gîte. Du sable à perte de vue, la mer au loin et bien sûr la vue sur le Mont Saint Michel que l'on peut voir jusque la point de Groin! N'oublions pas de préciser que si Cherrueix est un petit village tranquille ça n'en est pas moins la capitale du char à voile!

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5 mai 2011

Objectif Pal de Mai: Jack Kerouac, Big Sur

big_surQuatrième de couverture:

"Le héros de ce roman, Jack Duluoz ou Ti Jean, n'est autre que Jack Kerouac, l'auteur de Sur la route. Au bord de la folie, le Roi des Beatniks cherche à fuir l'existence de cinglé qu'il a menée pendant trois ans et part pour San Francisco. Il se réfugie au bord de la mer, à Big Sur, dans une cabane isolée. Après quelques jours de bonheur passés dans la solitude à se retremper dans la nature, Duluoz est à nouveau saisi par le désespoir et l'horreur. Aussi revient-il à San Francisco où l'attendent le monde, les beatniks, l'érotisme. Mais il ne retrouve pas la paix pour autant."

Elle est loin ma jeunesse où j'étais fan de Sur la route, tout comme l'été dernier avec Le vagabond solitaire, je suis déçue. Pour la seconde fois je n'ai pas réussie à entrer dans els délires alcoolisés et paranoïaques de l'auteur. Mon appréciation de Sur la route n'étais-elle qu'un mirage? où la rebellion adolescente m'a permis d'être plus réceptive? Je sais que le côté vagabond nonchalant est le propre de cette période et de l'attitude du parfait beatnik mais ça ne me correspond plus vraiment! Je pense que je vais arrêter Kerouac pour un moment...

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Mon Tiny challenge est réussi, je m'inscris donc pour le Medium Challenge (entre 4 et 7 lectures, et soyons fous je vise les 7 livres!)

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2 juin 2011

Xinran, Chinoises

ChinoisesQuatrième de couverture:

"Un dicton chinois prétend que " dans chaque famille il y a un livre qu'il vaut mieux ne pas lire à haute voix ". Une femme a rompu le silence. Durant huit années, de 1989 à 1997, Xinran a présenté chaque nuit à la radio chinoise une émission au cours de laquelle elle invitait les femmes à parler d'elles-mêmes, sans tabou. Elle a rencontré des centaines d'entre elles. Avec compassion elle les a écoutées se raconter et lui confier leurs secrets enfouis au plus profond d'elles-mêmes.
Épouses de hauts dirigeants du Parti ou paysannes du fin fond de la Chine, elles disent leurs souffrances incroyables : mariages forcés, viols, familles décimées, pauvreté ou folie... Mais elles parlent aussi d'amour. Elles disent aussi comment, en dépit des épreuves, en dépit du chaos politique, elles chérissent et nourrissent ce qui leur reste.

Un livre bouleversant, " décapant, à lire de toute urgence pour voir l'importance du trajet que la femme chinoise a dû et doit encore accomplir " (Diane de Margerie, Le Figaro littéraire)."

 

Xinran est une journaliste chinoise, dans ce livre elle a assemblé plusieurs témoignages de femmes chinoises qu'elle a reçus grâce à son travail dans une émission de radio locale. Par le biais de ces témoignages, Xinran met en lumière la place des femmes dans la société chinoise, d'aujourd'hui et d'hier. J'ai trouvé toutes ces histoires de femmes qui vivent sous le joug des hommes, leur époux, leur père ou les membres du parti, très bouleversants, certains m'ont ému aux larmes.

Ces témoignages font état du quotidien de femmes qui ont subit l'opression par le viol, la polygamie ou la prositution.

Xinran s'interroge sur le fossé qui s'est creusé entre les générations de femmes. On y sent bien évidemment tout le poids du parti communisme et de la Révolution Culturelle.

L'une des histoires qui m'a le plus étonnée au final est celle des femmes qui vivent dans une région reculée, dans un état encore primitif. J'ai trouvé le récit de leur mode de vie aberrant, j'ai bien conscience qu'il existe en Chine et ailleurs et que je le juge de mon point de vue de femme moderne... Mais au final quand Xinran les interroge sur leur bonheur, ce sont les seules femmes à lui dire qu'elles se sentent heureuses ...

Un extrait qui m'a particulièrement marquée : " Pour une jeune fille, grandire pendant la Révolution culturelle signifiait être confronté à l'ignorance, la folie et la perversion. "

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(12/26)

22 mars 2011

Objectif Pal de Mars: George Chesbro, Une affaire de Sorciers

 

 

Chesbro_affaire_sorciers_PQuatrième de couverture :

« Qui est le Docteur Frederickson, surnommé Mongo Le Magnifique ? Ex-acrobate de cirque, docteur en criminologie, ceinture noire, Mongo est le détective privé le plus célèbre de New York. C'est aussi un nain, ce qui lui permet d'avoir un regard différent sur les êtres et les choses. Regard dont il a bien besoin lorsqu'il se retrouve confronté à une série de meurtres plus étranges les uns que les autres avec, pour suspects, une bande de mediums, prophètes et autres sorciers. »

J’ai eu beaucoup de mal à accrocher avec ce livre ! J’ai fait traîner ma lecture pendant deux semaines (bon ok je ne suis pas très fair play, pendant ces deux semaines j’ai aussi regardé les trois premières saisons de Brothers & Sisters, autant dire que j’avais un peu relégué ma lecture au second plan vu qu’elle ne me passionnait pas des masses !)

Mais bon … Ce Mongo, nain détective professeur d’université ancien acrobate ne m’a pas vraiment convaincue. J’avais certes des à priori négatifs rien qu’à la lecture de la quatrième de couvertures, voire au titre, parce que oui la sorcellerie et autres trucs mystiques me laissent souvent sceptique et ce fût effectivement le cas ! J’ai trouvé que le dénouement de l’histoire était mal amené. On se perd souvent dans des explications sur les sciences obscures, tout aussi obscures ! Le style est parfois lourdingue, j’ai eu du mal à cerner qui était qui, faisait quoi et ce qu’ils venaient bien faire dans toute cette histoire ! Mongo est sur plusieurs enquêtes en même temps qui semblent toutes être liées plus ou moins les unes aux autres, et comme par hasard bin c’est lui qui les résous en même ! How great !

Je n’ai donc ni apprécié l’histoire, ni les personnages et pas vraiment l’écriture. Ce n’est pas une déception dans la mesure où je n’attendais rien de particulier de ce livre et si je ne l’avais pas reçu lors d’un swap je pense qu’il ne me serait jamais venu à l’esprit de le lire.

J’ai toutefois aimé une chose, il s’agit de la description que fait l’auteur de Bowery Street, un quartier un peu glauque de Manhattan.

« Je tournai à gauche dans Le Bowery, la rue de la déchéance par excellence, une artère de rêves morts, d’ivrognes. Le Bowery est le bassin collecteur de la lie humaine de la ville. Cette rue s’enfonce dans l’égout spirituel aussi loin que flottent les poivrots. Après avoir résisté à la bienveillance de tous,  depuis els troupes de choc de l’Armée du Salut jusqu’aux escadrons volants de travailleurs sociaux, ils sont accueillis dans les soupes populaires et les asiles de nuit, mais la plupart reste seuls dans leur cercle infernal, comme des morceaux de détritus humains qui se désagrègent  dans le vent, sous la neige, le soleil et la pluie en attendant la mort sans réagir. »

C'est avec ce titre que je clos mon Challenge'O' Swap initié par LadyScar.

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( 7/56)

14 mai 2011

Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien

M_moires_d_HadrienQuatrième de couverture:

"Cette oeuvre, qui est à la fois roman, histoire, poésie, a été saluée par la critique française et mondiale comme un événement littéraire. En imaginant les Mémoires d'un grand empereur romain, l'auteur a voulu "refaire du dedans ce que les archéologues du XIXe siècle ont fait du dehors". Jugeant sans complaisance sa vie d'homme et son oeuvre politique, Hadrien n'ignore pas que Rome, malgré sa grandeur, finira un jour par périr, mais son réalisme romain et son humanisme hérité des Grecs lui font sentir l'importance de penser et de servir jusqu'au bout.

"... Je me sentais responsable de la beauté du monde", dit ce héros dont les problèmes sont ceux de l'homme de tous les temps : les dangers mortels qui du dedans et du dehors confrontent les civilisations, la quête d'un accord harmonieux entre le bonheur et la "discipline auguste", entre l'intelligence et la volonté."

 

L'heure est grave mes amis, j'ai perdu mon carnet de lecture! Certes cela traduit le désordre ambiant qui reigne chez moi mais quand même comment est-ce possible? Ce petit carnet turquoise qui accompagne mes lectures depuis janvier 2010 a disparu (et donc toutes mes notes, citations, blogs and so on qui s'y trouvaient compulsés!). J'espère (après avoir bougé certains meubles) le retrouver quelque part où je n'aurais pas cherché, plutôt que de l'avoir jeté par mégarde avec une pile de vieux magazines... :(

Ce billet et les deux prochains seront donc rédigés de mémoire plus ou moins incertaine, oui c'est déjà prouvé ci-dessus que je perdais la tête...

Revenons à notre empereur... Honnêtement je ne sais absolument plus comment ce livre a aterri dans ma PAL mais il n'avait pas franchement grand chose à y faire! Non mais c'est vrai est-ce que ça m'intéresse moi la vie des empereurs romains? pas vraiment! et le seul lien que je vois entre ce livre et moi, c'est le fameux mur d'Hadrien construit au nord de l'Angleterre!

Le récit est cependant bien documenté, nombreux détails de la vie d'Hadrien sont fournis, on pourrait même croire qu'il a été écrit par le narrateur lui-même. L'écriture est agréable mais ça n'a pas suffit pour me rendre l'histoire intéressante. J'ai régulièrement lu les pages sans forcément les imprimer, juste parce que je n'aime pas abandonner un livre. C'est dommage parce qu'il y avait certains passages intéressants mais je suis totalement passée à côté.

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21 janvier 2011

Objectif Pal de Janvier: Au pied du sapin, Contes de Noël de Pirandello, Andersen, Maupassant etc ...

au_pied_du_sapinPrésentation de l'éditeur

 

  "Réveillonner en compagnie d'Alphonse Daudet et Joseph Kessel, admirer la crèche de Jean Giono, assister à la distribution des cadeaux avec Fédor Dostoïevski et comploter avec Alphonse Allais, Dieu et le père Noël... Entre émotion et poésie, grincements de dents et éclats de rire, succombez à la magie de Noël."

J'ouvre mon objectif PAL 2011 avec un court recueil de nouvelles que j'ai reçu dans mon colis du swap Nouvel An par Yoshi73!

Difficile de rendre compte de nouvelles, qui plus est quand elles ne sont pas du même auteur! Ca a été une lecture relativement agréable puisque les auteurs sont variés et réunis ici autour du thème de Noël. Je n'aime pas trop les nouvelles donc certaines ne m'ont pas spécialement plues, j'ai souvent l'impression que la chute tombe un peu comme un cheveu sur la soupe mais j'en ai quand même apprécié d'autres. J'ai beaucoup aimé le cynisme de la nouvelle de Maupassant. J'ai bien sûr apprécié le conte d'Andersen que je connaissais déjà mais que je n'avais jamais lu il me semble! J'ai particulièrement aimé la réécriture du conte du Petit Poucet par Michel Tournier.

On aurait tendance à trouver quelque chose d'assez mièvre, qui sent le feu de bois et la cannelle mais pas du tout en fait puisque deux des trois parties qui composent le recueil sont sur le thème de Noël inattendus et peu conventionnels.

En bref, ça se lit bien, et il y a de quoi trouver pour les goûts de chacun.


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25 janvier 2011

Rosalind Elland-Goldsmith, Les nouvelles petites filles modèles, tome 1, L'accident

nouvellespetitesfillesmodelesQuatrième de couverture: "C’est l’été. Le chant des cigales monte jusqu’au vieux moulin. Madeleine somnole, bercée par la chaleur et les senteurs de la Provence. Soudain, un bruit épouvantable. Un accident ?Camille, Madeleine, Marguerite, et l’inoubliable Sophie… Les petites filles modèles de la Comtesse de Ségur reviennent, et elles ont grandi ! Elles désobéissent et se chamaillent encore, mais la recherche du bonheur occupe toujours leur cœur."

C'est sur le blog d'Herisson08 que j'ai découvert ce remake de la Comtesse de Ségur, j'aimais beaucoup Les petites filles modèles quand j'étais enfant donc j'étais curieuse de découvrir cette version moderne. Merci donc à toi Sophie (Hérisson pas l'héroïne) pour cet envoi ;)

Bon forcément la comparaison est inévitable, et inévitablement j'ai préféré la version originale, ou plutôt le souvenir que j'en ai.
L'écrire est assez simple, gorgée de paysages de Provence, d'odeurs et de saveurs qui éveillent les sens, et surtout de soleil! C'est donc un plaisir de se plonger dans la lecture, même si ça ne vaut très probablement pas un Pagnol!
Pour ce qui est de l'histoire en elle-même j'ai trouvé que c'était un peu "le monde de oui-oui": tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, et surtout tout le monde il est riche! Sophie fait figure de Cendrillon moderne et sa tante de vilaine marâtre. Sophie m'est d'ailleurs apparue très désagréable et ça me gêne, je n'ai pas ce souvenir dans la version originale. Alors oui il lui arrivait tous les malheurs du monde et on éprouvait beaucoup de compassion pour elle mais est-ce qu'elle était peste comme ça?
Bon bien sûr ça plaira à un public pré-adolescent avec les histoires de portables et de mecs en scooter mais bon ça ne rivalise pas avec la Comtesse, c'est un peu trop moderne, même si oui bon je sais c'est un peu le but!

C'était donc une lecture agréable malgré tout, ba oui quoi j'ai un côté midinette vous le savez bien! Est-ce que je lirai les tomes suivants? Je ne sais pas, oui probablement, s'ils me tombent entre les mains, mais je ne pense pas que je les achèterai.

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24 avril 2010

Caroline Pitcher, Le gâteau au chocolat de 11 heures du soir

J’ai profité d’être chez mes parents avec un four et d’un repas familial pour tester la recette du gâteau au chocolat de ce livre envoyé par Edelwe dans le cadre du swap mille feuilles ! Mon billet sur le livre ici.

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Je boucle donc mon challenge A lire et à manger organisé par Chiffonnette.

La recette :

« Ingrédients :

110g de farine

110g de sucre

110 g de margarine ou de beurre

1 sachet de levure

2 ou 3 œufs de ferme (parce que vous ne voulez tout de même pas participer à l’exploitation de ces pauvres poulettes écrasées les unes contre les autres par milliers dans un élevage industriel se querellant et déprimant, avec le fermier qui arrive et qui braille : »Poussez-vous là-dedans ! »)

Des tonnes de chocolat en poudre et en tablette

1) Tamisez la farine, la levure et le cacao dans un plat creux et balancez ce qui reste (sauf le chocolat)

2) Trouvez un batteur et battez le tout en incorporant les œufs et le sucre

3) Beurrez l’intérieur du moule (ma mère préconise un moule à fond amovible)

4) Flanquez-y le mélange

5) Donnez à Astre et à Lizzie un batteur à lécher chacune et chargez vous du plat avec autant de doigts et de mains que possible

6) Laissez cuire à thermostat 3 (170°C) pendant environ une demi-heure. Alerte rouge ! Jetez vous sur les maniques et sortez du four.

Pendant la cuisson vous aurez fait fondre le chocolat au bain-marie. Une fois qu’il est tiède, parsemez votre gâteau de crottes de chocolat. Léchez la casserole et vos doigts.

Oh ! N’oubliez pas de préchauffer correctement votre four sinon ça ne marchera pas. »

 

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J’apporte quelques précisions :

Pour le chocolat en poudre de la pâte j’ai mis un peu moins de 100g, et pour le chocolat à faire fondre au bain marie j’ai utilisé 200g de Nestlé noir à dessert pour un gâteau, et pour l’autre j’ai testé le Nestlé au lait et caramel à dessert aussi (une plaque, je pense que c’était 175g). Je n’ai pas jeté les crottes de chocolat comme le préconise notre ado^^ mais j’en ai recouvert les deux gâteaux pour faire un nappage. Pour celui au chocolat noir j’ai aussi ajouté des copeaux de noix de coco (pas de photo de celui là désolé) et pour le second j’ai réparti des noix tout autour. Un régal !! Maintenant à vous de jouer ^^

21 février 2010

Voyage au Québec #1

JOUR 1 : Notre avion décolle de Paris vers midi pour atterrir à Montréal vers 13h heure locale. Comme nous n’avons pas pris notre billet ensemble nous sommes tous disséminés ici et là dans l’avion … 7h30 à tuer j’ai donc lu La vie d’une autre de Frédérique Degheldt entrecoupé d’un repas, d’une sieste et d’une collation … Qui a dit que la bouffe dans les avions était dégueu ? bon certes c’est pas le ritz mais c’est meilleur que la cantine du collège ^^

 

Arrivée à Montréal tout le monde passe sans problème à la douane sauf six d’entre nous qui sont envoyées à l’immigration … petit interrogatoire sur les raisons de notre venue etc. Bienvenue au Québec j’ai envie de dire !

 

Nous n’arrivons finalement à l’auberge qu’à 15h, le temps de se répartir les chambres (non sans problèmes) de faire les lits et de s’habiller plus chaudement nous voilà donc déjà dans les rues de Montréal en route pour un petit verre (qui s’avèrera être un énorme bière qui nous mettra tous KO oui oui)

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Petit détour à la salle de bains (pour être plus polie) pour vous montrer ce panneau qui nous a bien fait rire (faut dire qu’on était plus très fraîches)

 

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Il nous fallait bien une petite poutine pour éponger tout ça, ça tombe bien dans le bar on tombe sur le père Noël (non pas le vrai on est le 4 février !) qui nous indique où manger la meilleure poutine de la ville (paraît-il)

 

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(une poutine classique et une poutine bacon)

 

Oui je dis paraît-il parce qu’on n’a pas franchement adhéré mais on ne renonce pas on se dit que c’est peut-être meilleur ailleurs, en tout cas on ne comprend pas l’engouement pour ce plat typique !

 

Finalement retour à l’auberge vers 21h le temps de se doucher et tout et au lit le décalage horaire a raison de nous

 

JOUR 2 : Le vendredi on décide d’aller au biodôme et au stade olympique, en passant quelques photos de maisons Montréalaise.

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C’est dommage le stade est fermé on ne pourra donc pas admirer la vue sur Montréal du haut de sa tour.

 

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L’après-midi un guide nous emmène au Mont Royal, parc qui surplombe la ville.

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Nous redescendons dans le centre ville à pied.

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Nous rejoignons l’autre moitié du groupe au Starbucks pour une pause café/muffins puis nous repartons pour la rue Saint Denis en traversant le quartier « chaud » de Montréal, sexshops salles de projection porno nous accompagnent. Nous passerons devant les fameuses Foufounes électrique où je refuse de poser sous l’araignée géante qui surplombe l’entrée (arachnophobe un jour, arachnophobe toujours) et nous finissons la soirée au resto « auprès de ma blonde » dans une bonne ambiance avec une serveuse super sympa.

 

Demain nous nous lèverons tôt pour rejoindre nos correspondantes en Abitibi-Temiscamingue…

 

La suite au prochain épisode…

6 avril 2010

Claude Crozon, d'un autre monde

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Quatrième de couverture: "1914. Appelés sous les drapeaux, les hommes de la famille Kergalin sont arrachés à leur Bretagne natale. Ils reviendront blessés ou traumatisés. Désormais, pour eux comme pour les femmes, qui ont dû s'organiser en leur absence : "Rien ne sera plus comme avant..."


Vaste fresque familiale éclairant notre temps, 'D'un autre monde' raconte l'épopée d'une famille dans le siècle. Emportés par le grondement de l'Histoire, les Kergalin trouveront un point d'ancrage dans leur grande maison.

Affrontant le fracas des guerres & les assauts de la modernité, héros ou lâches, tour à tour jouets & maîtres de leur destin, ces hommes & ces femmes nous touchent comme s'ils étaient les membres de notre propre famille."

Comment utiliser les mots justes pour rendre justice à cette magnifique histoire qui nous est contée par Claude Crozon ?

J’admets, les quarante premières pages ont été difficiles, je trouvais l’écriture parfois trop alambiquée, je ne comprenais pas qui était qui par à rapport à qui, j’avais des difficultés à distinguer présent, passé et bonds dans le passé encore plus lointain et puis… la magie opère, l’écriture devient plus fluide, on fait connaissance avec les personnes, on apprend à les cerner, les parents : François et Emilienne et leurs quatre enfants : Maxime, Etienne et Albert les jumeaux et puis Madeleine. C’est ici que tout commence, à Kargalin en ces terres bretonnes qui me font tant rêver ces derniers temps …

Le livre est découpé en cinq parties, chacune retraçant une époque particulière, de la première guerre mondiale à la montée du nationalisme en Allemagne, la seconde guerre mondiale, puis l’après guerre jusqu’aux frasques de mai 68, les années 70-80 et enfin une époque qui m’est plus proche les années 90-2000.

C’est donc à travers ce 20è siècle que nous allons suivre cette famille Kergalin et leurs descendants, toutes leurs histoires entremêlées, des guerres trop nombreuses des naissances parfois inattendues, des séparations, des décès au fil des années.

Je me suis d’abord attachée à ce Maxime, un peu différent, avec ses rêves d’adolescent brisé par l’appel à la mobilisation. Puis les rôles se sont inversés, c’est Etienne qui gagne la sympathie du lecteur, tout en retenue. Les Kergalin c’est une famille désunie par la première guerre et réunie par la seconde. J’ai aimé avec eux, j’ai tremblé avec eux et j’ai même parfois versé quelques larmes avec eux… L’histoire de Madeleine m’a rendue admirative, puis celle de Pauline m’a touchée personnellement, dans les rapports qu’elle entretient avec son père. Cette peur au ventre qui ne la quitte pas en sa présence, j’y ai été parfois familière au même âge.

Claude Crozon maîtrise sa narration à la perfection. On se focalise sur l’histoire d’un personnage tout en faisant avancer celle des autres, Maxime, Madeline puis Pauline. Elle nous donne également des « témoignages » de membres de la famille sur leur passé, leurs oncles, leurs cousines qui donnent à l’histoire un aspect encore plus réaliste. J’ai par moment eu l’impression d’entendre toutes ces voix.

Ce livre parle donc d’une famille et des liens qui l’unissent mais pas seulement, elle pose aussi la question de l’identité bretonne, de la mobilisation des bretons pour les deux guerres, de reconnaissance et d’identité, qu’elle soit bretonne, française, juive ou allemande. La question de la langue régionale revient assez souvent également. Elle évoque le travail de fourmi des résistants pendant la collaboration, de l’injustice et de la violence gratuite où l’on pouvait être fusillé pour un simple coup de téléphone. Elle effleure le problème de la modernité et de l’exploitation des terres agricoles, de la médecine et de la psychologie.

C’est un livre très riche tant en histoires qu’en Histoire et surtout en émotions ! Un véritable coup de cœur ! Je remercie sincèrement les Editions Robert Laffont et Blog-O-Book pour cette merveilleuse découverte.

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Des extraits qui m’ont particulièrement touchée :

« Comment la convaincre de partager la certitude qui l’habitait désormais d’un avenir terrible pour tous et plus terrible encore pour quelques uns ?

Comment lui faire admettre l’inconcevable et avec quels mots lui dire qu’il s’était peu à peu accoutumé à se sentir personnellement menacé parce que c’était logique, même si c’était absurde ? »

« Un amour pareil c’est à se demander s’il faut le souhaiter : comment continuer à vivre quand l’un des deux fait défection ? Qui veille sur ceux qui n’attendent plus ? »

« La guerre serait-elle le remède à l’ennui de vivre des psychopathes qui nous gouvernent et dont le seul génie consiste à nous entraîner dans leur folie, jusqu’à nous faire croire qu’elle est la nôtre ? »

« Comment peut-on survivre à ceux qui vous manquent tant ? Cécile a choisi de faire silence sur cette épreuve quotidienne : « de quel droit faire porter à autrui le fardeau qui t’appartient ? » »

« Nous sommes la génération qui aura vécu au carrefour des plus grandes tueries et nous laissons nos enfants face à l’atome, la plus terrible des menaces qu’ait connue l’humanité… alors, je me demande bien quelle supériorité accorder à notre civilisation, capable d’avoir inventée des systèmes philosophiques qui justifient l’esclavage et qui a utilisé son savoir à des fins de destruction totale. Mais aussi, comment respecter celles qui poussent le raffinement jusqu’à fabriquer des guerriers non contents de tuer leurs ennemis, les découpent en rondelles ? »

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3 avril 2010

Petit recap de la semaine

Je vous livre un petit billet récapitulatif des challenges, swap et lectures communes sur lesquels je me suis décidée cette semaine.

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Donc commençons par la lecture commune d'Aux Malheurs des Dames de Lalie Walker. Gio nous propose de le lire pour le 1er juin suite au procès fait à son auteur pour «diffamation, injure, et préjudice pour atteinte à l’image» par la société Village d'Orcel qui souhaiterait voir le livre retiré de la vente et des dommages intérêts, à notre échelle nous ne pouvons pas faire grand chose si ce n'est d'apporter notre soutien à l'auteur et aux éditions Parigramme en achetant et en lisant le livre. Rendez-vous donc le 1er juin.



Je me suis également inscrite au swap Grandes romancières anglophones chez Bev, c'est un blog que j'ai découvert laswap_romanci_res_anglophones semaine dernière et vu ma reconnaissance éternelle pour les oeuvres de Jane Austen et des soeurs Brontë je ne pouvais que m'inscrire pour élargir un peu mes horizons! Notre colis devra contenir trois livres de poche de romancières de langue anglaise, une ou plusieurs gourmandises typiquement britanniques ou américaines et un marque page qui peut être fait maison (vu mon habileté le mien sera acheté!)


LadyScar est venue faire du racolage sur mon blog (^^) pour que je m'inscrive au Challeng'ô swap, comme son nom l'indique, nous avons un pour lire les livres reçus lors des swaps auxquels on a participé, il ne me reste donc que l'Amour comme par hasard d'Eva Rice que j'avais reçu de Herisson08 lors du swap un air de vacances organisé par Celsmoon cet été, et pour corser un peu le défi j'y ajouterai les livres reçus pour le swap around your world de Celsmoon et Chrestomanci, et du swap Impulse II de Lhisbei que je ne devrais pas tarder à recevoir!

De belles surpises et lectures en perspectives!

J'en profite pour souhaiter de bonnes vacances aux privilégiés de la zone B ;) et de joyeuses Pâques à ceux qui les fêtent!

15 mars 2010

Mary Ann Shaffer, Annie Barrows, Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

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Présentation de l'éditeur

 

"Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant. Jamais à court d'imagination, le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d'humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d'autres habitants de Guernesey , découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur leurs vies... Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l'invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais."

Je n’aime pas tellement le genre épistolaire mais depuis que j’entendais les louanges de ce cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates j’ai eu envie moi aussi d’en découvrir les membres et c’est justement le coup de cœur 2009 que m’a offert Joey7lindley dans le cadre su Swap Nouvel an organisé par Herisson08.

C’est donc avec deux à priori que je débutais ma lecture. Premier à priori qui s’est vite dissipé quand j’ai pris le rythme de la lecture et 2nd qui s’est vu confirmer dès les premières pages ! J’ai tout bonnement adoré ! Les lettres s’étalent donc de janvier à septembre 1946 et comme chaque fois qu’une histoire me plaît je regrette qu’elle se termine si vite. J’ai donc passé 9 mois en compagnie de Juliet, Sidney et les amis de Guernesey, j’ai été émue avec eux, j’ai souris avec eux, j’ai trépigné d’impatience avec eux. Mary Ann Shaffer et Annie Barrows ont eu le don de m’emmener dans leur lecture malgré n style que je n’apprécie guère et pour ça je leur tire mon chapeau parce que je suis assez buttée comme fille.

Juliet est adorable, tous les membres du cercle sont adorables, John Booker le majordome épris de Sénèque, Eben Ramsey, Daswey Admas, l’amoureux de Charles Lamb, Amelia Maugery qu’on imagine un peu comme une mamie gâteau, Isola Pribby, l’excentrique de la bande, Will Thisbee le quincailler et surtout Elizabeth, présente dans chacune des pages, dans chacun des personnages. Elizabeth que l’on aimerait connaître nous aussi, et d’ailleurs Sidney a raison quand il conseille à Juliet de faire d’Elizabeth la personne centrale de son livre. L’histoire écrite par Mary Ann Shaffer et Annie Barrows est exactement le livre qu’aurait pu écrire Juliet. Est-ce véritablement comme cela que ça s’est produit ? où n’est ce que pure fiction ? C’est ça qui est difficile quand un roman est ancré dans des faits réels. Ou s’arrête l’Histoire et où commence l’histoire. Difficile à dire, j’imagine que chaque bout de ces histoires même fictives composent justement l’Histoire tant elles auraient pu être vraies.

Je me rends compte au fil de mes lectures que ce que j’aime, ce qui m’emporte c’est justement ça ce mélange entre fiction et réalité et surtout cet ancrage dans le passé : des histoires sur des gens simples, des histoires un peu désuètes mais racontées avec beaucoup d’amour et beaucoup d’humour.

J’ai aussi beaucoup aimé le côté mise en abîme de l’histoire, deux écrivains qui écrivent sur une écrivain et la boucle est bouclée aujourd’hui avec des blogolectrices qui se donnent rendez-vous pour une lecture commune sur des personnages eux-mêmes férus de ces réunions, de ce partage autour des livres. Les références aux auteurs que j’affectionne sont d’ailleurs nombreuses dans ce livre, les sœurs Brontë et Jane Austen, mais aussi d’autres que je connais un peu moins Wilkie Collins, Sénèque ou Charles Lamb. De même, les descriptions de l’île de Guernesey donnent envie de s’y rendre pour en apprécier le charme !

Les auteurs nous donnent à voir des gens courageux, qui ont soufferts physiquement et moralement mais qui sont restons bons et généreux même dans les épreuves les plus difficiles. Elle nous donne également l’occasion d’avoir un aperçu de la vie sous l’occupation allemande, on perçoit de la rancœur de certains personnages mais pas de tous, où plutôt pas envers tous les allemandes qui parfois obéissaient aux ordres sans grande conviction, sans les approuver, simplement que al guerre vous oblige à faire des choses qui ne sont pas vous. Et nous comment le vivrait-on ? du côté des opprimés ? du côté des oppresseurs ? J’avais justement assisté à la conférence de Mme Lundy, résistante dont l’histoire est racontée dans le film Liberté, actuellement au cinéma, son histoire m’avait beaucoup émue et elle aussi tenait ce discours mitigé sur l’occupation.

En bref donc c’est pour moi un véritable coup de cœur et la question que je me suis posée à la fin c’était, et moi je peux faire partie du cercle ?

Je vous invite donc à aller lire les articles des autres lectrices : 

Véro
Anneso
Nane
Pauline
Lagrandestef
Leyla

 

 

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Quelques extraits :

« C’est ce que j’aime dans la lecture. Un détail minuscule attire votre attention et vous amène à un autre livre, dans lequel vous trouvez un petit passage qui vous pousse vers un troisième livre. Cela fonctionne de manière géométrique, à l’infini, et c’est du plaisir pur. »

 

« Les hommes sont plus intéressants dans les livres qu’ils ne le sont en réalité. »

« Pourquoi ne lui avait-on pas dit qu’il existait des histoires d’amour sans hommes déséquilibrés, sans angoisses, sans morts et sans cimetières. […] Je lui ai confirmé qu’Orgueil et Préjugés était l’une des plus belles histoires d’amour jamais écrites et que le suspense la tiendrait en haleine jusque la fin. »

« De toutes les épreuves qu’ils ont traversées durant la guerre, celle-ci a du être la plus terrible. Devoir envoyer ses enfants loin de soi pour les protéger, cela défie l’instinct de préservation. »

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14 janvier 2010

Suze Rotolo, Le Temps des possibles, Greenwich Village, les années 1960

le_temps_des_possiblesVoilà que je referme Le temps des possibles et que je me dis mais comment c’est déjà terminé ? Encore ! J’en veux encore !

Comme certaines l’auront déjà compris j’aime beaucoup les années 1960 et ce livre fut donc pour moi un vrai régal, une petite merveille 348 pages dont il va m’être difficile de rendre compte. Je ferai donc ça plutôt de façon linéaire et surtout grâce à certaines citations que j’ai relevées. Mais pour commencer un mot sur Suze Rotolo. Issue d’une famille d’immigrés italiens communistes elle a grandit dans le Queens et a rencontré Bob Dylan au début des années 1960. C’est ainsi qu’elle s’est plongée dans l’univers folk qui régnait à Greenwich Village. Bob Dylan est omniprésent dans le temps des possibles, c’est d’ailleurs d’après le titre d’un de ses albums que le titre original a été choisi : A Freewheelin’ Time, a mémoir of Greenwich in the Sixties. J’ai donc eu au début un peu peur que cela finisse par m’ennuyer je ne suis pas tellement adepte des biographies. Mais non finalement, Suze Rotolo tente de nous livrer son ressenti par rapport à sa relation avec Bob Dylan, elle nous le dépeint telle qu’il était à l’époque dans la sphère privée et dans la sphère publique avec une certaine admiration mais aussi un soucis de vérité qui parfois nous livre un Bob Dylan antipathique. C’est aussi l’occasion pour elle de nous parler de sa famille, des Etats-Unis où il ne fait pas bon vivre étant communiste, de la montée de la musique Folk, du mouvement pour les droits sociaux, de l’art, de ses interrogations sur la place de la femme à l’heure où le féminisme n’était pas encore d’actualité…Son écriture est fluide, plaisante à lire. On a simplement l’impression de suivre le cheminement de ses pensées.

Elle annonce dès le début qu’elle va  nous livrer ses propres souvenirs d’une époque aujourd’hui révolue : «  J’ai rencontré Bob Dylan en 1961. J’avais dix-sept ans et il en avait vingt. Ces quelques pages sont les souvenirs de ma vie qui sont intimement mêlés à la sienne lors de nos années d’apprentissage. »

« Les années 1960 ont été fabuleuses – une décennie de protestation et de rébellion. Une génération entière avait le droit de boire et de mourir à la guerre à dix-huit ans mais n’avait pas le droit de voter avant vingt-et-un. La crise était inévitable. Les conversations devenaient des chansons, les chansons provoquaient des discussions. On organisait des marches pour les droits civiques, des marches contre la bombe, des marches contre l’escalade de la guerre au Vietnam. Mais c’était aussi des marches en réaction à la rigidité morale des années 1950 ; La Beat Generation avait ouvert une brèche, et nous, la génération suivante, nous y sommes engouffrés. »

Suze Rotolo a donc grandi dans une famille italienne aux idéologies communistes pendant les années 1950 pendant lesquelles la guerre froide était à son apogée sous le Général Heisenhower et la chasse aux sorcières lancée par McCarthy : le régime du tout noir ou du tout blanc comme elle l’appelle. Métaphore appropriée quand on sait que les années 1950 sont aussi marquées par la ségrégation dans les états du sud. C’est effectivement en 1958 qu’ont commencées les « Freedom Rides » pour demander l’égalité entre blancs et noirs.  Suze était engagée dans ces marches et ces sit-in, elle distribuait des tracts devant les magasins Woolworth qui pratiquait la ségrégation dans le sud, elle a assisté au discours de Martin Luther King en Août 1963 à Washington.

Sa rencontre avec Bob Dylan avant qu’il ne devienne le Dylan Folk nous donne un aperçu de Greenwich village et tous les artistes, musiciens et chanteurs qu’elle y a rencontré. Elle nous parle des précurseurs de la Folk, d’Alan Ginsberg et de Woody Guthrie… Tout ça m’a rappelé mes cours de L3 avec un prof super sexy tout droit arrivé de Chicago. Ses cours étaient passionnants, ce n’est pas lui qui m’a transmis ce goût pour les sixties mais il y a ajouté sa pierre.

En 1962 elle part étudier en Italie. Sa séparation avec Bob est douloureuse. Ils s’écrivent. Certains passages de ses lettres deviendront des chansons. Il lui fait part des chansons qu’il écrit, lui écrit celles où il parle d’elle (Bob Dylan’s blues, Down in the Highway, I’m in the mood for you) Elle rentre en Décembre 1962 quelques temps avant la sortie de l’album Freewheelin’ Bob Dylan.

L’été 1963 verra la popularité du chanteur Folk s’accroitre notamment grâce à sa rencontre avec Joane Baez et au festival de suze_rotoloNewport : « Une énergie particulière régna sur ce festival. Les concerts furent magnifiques et tout le monde sentait que nous étions à la veille de quelque chose d’important. La folk avait remporté la partie. Des gamins révoltés venus des quatre coins du pays, qui attendaient de passer à l’action, venaient de se rencontrer. »

La première moitié des années soixante c’est aussi l’élection puis l’assassinat de Kennedy et de son « meurtrier » Lee Harvey Oswald (cf mon billet sur JFK de Jim Garisson) C’est l’époque où « la culture jeune était en pleine éclosion. Les jeunes étaient furieux contre la société telle qu’elle était. »

La fin de l’année 1963 fut donc un tournant dans l’histoire des Etats-Unis : « L’année avait été compliquée, pleine de hauts et de bas, rythmés par des évènements tristes, terribles, des soulèvements et des changements pour le meilleur et pour le pire. Un parfum d’anticipation flottait dans l’air. »

Avec ce changement d’atmosphère sont venus également les changements dans le couple Bobby-Suze. Suze était étouffée par la personnalité de Bob et ne pouvait pas supporter d’être « la nana de », unique reconnaissance à laquelle avaient droit les copines ou femmes de chanteurs à l’époque. Les femmes de manière générale étaient toujours femme de. Suze retourne donc vivre avec sa sœur mais ne cesse pas pour autant de fréquenter Bob Dylan et son cercle d’amis à Greenwich village. C’est à cette époque que sort l’album de Dylan Times They Are A-Changin’

Suze ne supporte plus ces gens qui se rapprochent d’elle pour se rapprocher du chanteur : « On dit qu’il est très secret : « Pourquoi ne se dévoile-t-il pas plus ? » Je n’ai jamais compris ce que cela signifie.. Les chansons et les poèmes révèlent le cœur même de l’artiste. Bob Dylan est son œuvre. Quand on analyse les paroles il y a une limite à ne pas dépasser si l’on ne veut pas anéantir l’art. A quel moment la dissection commence-t-elle à nuire à la magie des mots ? »

Suze participe au voyage à Cuba pour braver le décret qui interdit de se rendre sur l’île. Elle passera par Londres, Paris et Prague avant de se rendre à La Havane pour déjouer les douanes américaines. 0 son retour son passeport sera invalidé. La suspicion contre « les rouges » est partout. Parallèlement, les manifestations contre la guerre du Vietnam se font plus fréquentes, l’air des Beatles gagne les Etats-Unis.

« Les jeunes filles de bonne famille n’avaient pas une mèche qui dépassait et tout jeune homme respectable devait afficher une coupe de cheveux avec la nuque dégagée. Tout le monde devait être gominé et dans la norme. Les Beatles étaient propres sur eux mais avec les cheveux longs. Message contradictoire. Un vent de liberté commençait à souffler. »

Après sa rupture avec Bob Dylan tout s’accélère, Suze s’inscrit aux cours du soir de la faculté d’Harvard, elle fait l’expérience des transes sans même prendre de drogue, elle reprend un appartement avec son amie Janet qu’elle retrouvera en Europe quand elle repartira en 1967 pour l’Italie, Et puis Suze s’arrête et nous donne sa conclusion des années 1960. J’avais envie que cela continue après 1967… mais c’est ainsi, « les années 1960 furent une décennie de remise en question, de curiosité et de refus de la répression politique et sociale qui régnait dans les années 1950. La nouvelle génération qui ruait dans les brancards, ainsi que ceux qui observaient et critiquaient, n’était pas animée par la loi du marché : elle n’avait pas quelque chose à vendre mais quelque chose à dire. »

J’ai recommencé mon billet plusieurs fois enlevés des choses puis rajouté…et je ne suis toujours pas satisfaite. Je n’ai pas l’impression de rendre le plaisir qu’a pu me donner Suze Rotolo à la lecture de son histoire, de ses anecdotes, de ses sentiments. Et pourtant c’est un livre fort en émotion et très intéressant d’un point de vue culturel et civilisationnel.

Je dois dire un grand merci à Joey7lindley parce que c’est elle qui m’a offert ce livre dans le cadre du swap nouvel an organisé par Herisson08. Merci à toutes les deux pour cette très belle découverte.

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10 décembre 2009

Daphné du Maurier, Mary Anne

Mary_AnneRésumé du livre de poche: "Mary Anne a appris à lire dans les pamphlets que rapporte au logis son beau-père Bob Farquhar et c'est en écoutant ses propos satiriques qu'elle s'est délié l'esprit. Par lui encore, quand il plante là toute la famille pour aller vivre ailleurs, elle apprend que les femmes sont sans défense dans un monde que les hommes ont façonné à leur profit - à moins d'avoir de l'argent. Elle oublie la leçon le temps de tomber amoureuse de Joseph Clarke et de l'épouser par un beau jour de mai 1792. Il ne lui faut pas huit jours pour découvrir que son mari n'a ni fortune ni talent sauf celui de boire et de mentir, il lui faudra neuf ans pour comprendre qu'elle ne l'empêchera pas de sombrer et d'entraîner les siens avec lui. Elle décide alors de conquérir par ses propres moyens richesse et confort. La « belle Mrs. clarke » jettera ses filets dans le Londres tapageur de 1803. le cordonnier Taylor et l'homme d'affaires Will Ogilvie y poussent une proie des plus enviables Frédéric-Auguste, Duc d'York. l'aventure commence bien et Mary Anne possède assez d'éclat et de savoir-faire pour mener la partie même quand les cartes se brouillent. Une partie authentique, car Daphné du Maurier retrace ici la vie ardente de sa propre trisaïeule dans le Londres du temps des « George »."

J'ai moins accroché avec ce roman de Daphné du Maurier qu'avec ceux que j'ai déjà lu. Roman, pas tout à fait, puisqu'il s'agit en fait d'une histoire vraie, celle de sa trisaïlleule, favorite du Duc d'York alors qu'il était commandant en chef des armées entre 1803 et 1809. Je 'avais jamais eu vent de cette histoire, j'ai pourtant fait des études d'anglais mais le nom m'était totalement inconnu et les procès qui en découlent. Je n'ai jamais été passionnée par les Rois George à vrai dire, plutôt par les Tudors ou la Reine Victoria!
Quoiqu'il en soit, Daphnée du Maurier nous raconte donc l'enfance de Mary Anne, son mariage raté avec Joseph Clarke, les diverses protections d'hommes riches ou moins riches, sa liaison avec le Duc d'York, les procès et autres pamphlets, ses mémoires non publiés... Mary Anne Clarke avait finalement conclu un accord avec les avocats du Duc d'York pour ne publier aucune de ses lettres en contre partie de quoi il lui versait une somme assez conséquente ainsi qu'une rente à vie pour ses filles.
J'ai eu du mal à entrer dans le début de l'histoire, je n'ai pas tellement compris ce que venait faire le premier chapitre en début de livre, sur lequel on revient à la fin de l'histoire, si ce n'est pour qu'ne boucle soit bouclée. Je n'ai pas non plus tellement aimé la première partie sur l'enfance de Mary Anne, j'ai trouvé tout ça déjà vu... une enfance malheureuse, un bienfaiteur qui tire une pauvresse de sa misère non sans arrière pensées. J'ai envie de dire assez! Peut-être que je commence à me lasser du genre!
Et je me suis carrément ennuyée lors des scènes de procès. J'ai certes apprécié la répartie de Mary Anne, mais les diverses interventions des avocats ou des témoins ne m'ont pas passionnée!
J'ai par contre aimé les scènes de "boudoir", la verve de Mary Anne avec ses amants.
Daphné du Maurier nous livre les faits, tels qu'on a pu lui raconter, tels qu'elle les a peut-être un peu romancée, mais jamais elle ne s'interroge sur le bien fondé des actions de sa trisaïeule, que ce soit directement ou indirectement. Jamais dans l'histoire Mary Anne ne semble se remettre en question. Dans le livre il est question d'un livre écrit par Mary Anne Clarke, Les Princes rivaux, si ça intéresse quelqu'un, pour ma part, je passerai mon tour.

C'est seulement le 4è livre de ma PAL que je lis depuis que je me suis lancée dans l'objectif PAL! Je ne sais plus qui disaitobjectif_pal l'autre fois sur son blog que quand on se lançait dans la blogosphère et bien notre PAL prenait des proportions démesurées, et effectivement, je ne compte pas le nombre de livres achetés/reçus depuis que j'ai commencé mon blog! et la PAL monte et la LAL explose!

(4/35)

19 octobre 2009

Un roman français, Frédéric Beigbeder

un_roman_fran_aisPour ma troisième lecture dans le cadre du challenge du 1% littéraire j'ai décidé de me replonger dans un Beigbeder... oui parce que que j'ai lu par le passé Windows on the world, qui m'avait plu; puis 99francs, qui m'avait insupporté (la maso que je suis était quand même allée voir le film à sa sortie!!)

Parce que quand on lit Beigbeder, forcément on a le personnage médiatique en tête, le people de canal, cultivé certes mais imbu de sa personne... en tout cas c'est l'image qu'il me renvoie, même après lecture de cette autobiographie où il tente d'expliquer sa personnalité, où il tente de démontrer qu'au final il n'est pas si sûr de lui-même qu'il semble l'être... Fin en bref vous aurez compris que le personnage Beigbeder m'est tout à fait insuportable! Mais, oui parce que quand même il y'a un mais, ça n'empêche pas le fait que finalement j'aime sa façon d'écrire.

Sans plus attendre la quatrième de couverture qui est en fait un extrait du livre: "C'est l'histoire d'une Emma Bovary des seventies, qui a reproduit lors de son divorce le silence de la génération précédente sur les malheurs des deux guerres. C'est l'histoire d'un homme devenu un jouisseur pour se venger d'être quitté, d'un père cynique parce que son coeur était brisé. C'est l'histoire d'un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d'un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère. C'est l'histoire d'un garçon mélancolique parce qu'il a grandi dans un pays suicidé, élevé par des parents déprimés par l'échec de leur mariage. C'est l'histoire d'un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu'il les avait gagnées, et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance. C'est l'histoire d'une humanité nouvelle, ou comment des catholiques monarchistes sont devenus des capitalistes mondialisés. Telle est la vie que j'ai vécue : un roman français."

Le ton est donné... ton cassant, humour noir, critique des uns et des autres, culture étalée... oui c'est ça quand je lis Beigbeder j'ai l'impression qu'il me balance son érudition à la figure. La subtilité il ne connaît pas. Il crache ses mots et au lecteur de se débrouiller avec ça... J'ai trouvé ça insupportable au début, puis au fil des pages je me suis habituée et Ô surprise j'ai même aimé! Oui, j'aime ce style haché un peu desordonné, comme s'il crachait son venin pour se sentir mieux ensuite. Une écriture cathartique, c'est comme ça que j'aime écrire. Balancer les mots comme ils viennent sans trop y réfléchir.
Je me demande quand même... mais pourquoi? qu'est ce qu'il a voulu nous montrer là? simplement faire parler de lui? sans doute pas... dénoncer la façon dont il a été traité lors de sa garde à vue? J'ai plutôt l'impression que c'est un prétexte. Un pamphlet sur le divorce de ses parents? sur son frère "parfait"?...je ne sais pas trop, quelqu'un a son avis sur la question?

Voici un extrait qui m'a marqué:

" Arrêter de lire des romans exige beaucoup de force. Il faut avoir envie, courir, grandir. J'étais drogué avant même que d'avoir le droit de sortir le soir. Je m'intéressais davantage aux livres qu'à la vie.

Depuis je n'ai cessé d'utiliser la lecture comme un moyen de faire disparaître le temps, et l'écriture comme un moyen de le retenir"

(3/7)          challenge_du_1_litteraire_2009

19 septembre 2009

The Reader, Stephen Daldry

film_the_Reader_french_dvdripJ’ai profité de la rentrée du cinéma pour aller avec mes trois copines de galère iufemesque voir The reader (at least !) qui était encore diffusé ici. Pas besoin de faire un pitch, l’histoire a tourné sur pas mal de blogs déjà, je rappelle simplement que c’est l’adaptation du Liseur de Bernhard Schlink

L’humeur n’y était probablement pas… mais sans savoir pourquoi je suis sortie de la séance insatisfaite, l’impression qu’il manquait quelque chose sans pouvoir pointer du doigt cette chose. La première partie n’a pas eu l’effet sur moi qu’elle avait eu lors de la lecture. Je m’étais beaucoup identifiée à Michael mais là non pas du tout, ou peut-être était-ce d’avoir les images. La différence d’âge entre Michael et Hanna n’est pas si flagrante que ça, et j’ai trouvé que David Kross était physiquement peu crédible en ado de 15 ans, je ne critique pas le jeu d’acteur loin de là, c’est simplement une question de physique. Si je fais un peu le tour de mes classes de 3ème, il y’en a très peu qui ont déjà cette carrure. (ou bien j’suis entourée de gamins rachitiques qui épargnent mon petit mètre soixante !). J’ai pas contre trouvé Kate Winslet très bien puisque j’avais lu le livre en pensant à elle forcément… La seule chose qui m’ait dérangée, mais sans doute cela faisait partie du jeu d’actrice, c’est son discours haché, peu naturel pour un anglophone.

La seconde partie m’a plus touchée, l’univers confiné du tribunal, les réactions de Michael, sa relation avec son professeur. L’accent a moins été mis sur le secret d’Hanna que dans le livre. Ici Michael se pose la question de savoir s’il doit révéler ou non ce secret alors qu’elle-même ne le souhaite pas, il en discute rapidement avec son professeur mais c’est tout, alors que dans le livre cette question « l’obsède » un certain temps. De même la question de la culpabilité, de la honte des enfants est rapidement passée à la trappe.

La dernière partie est assez brève, mais elle retransmet bien ce que Schlink a fait passer dans son roman. Il y’a quelques petites répliques qui m’ont marquées mais que je n’écrirai pas pour ne pas gâcher le plaisir de ceux qui ne connaissent pas encore l’histoire.

Pour résumer, je suis sortie déçue de ce film, l’émotion n’est pas vraiment passée (pas une seule larme versée, pourtant j’avais préparé mon mouchoir). Le seul coup de cœur a été pour l’interprétation de Kate Winslet dont j’avais déjà dis dans un commentaire qu’elle était loin de la nunuche de Rose ^^ (mea culpa pour les fan de Titanic) mais à choisir finalement, j’ai quand même préféré son interprétation dans Les noces rebelles.

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15 août 2009

Jonathan Coe, Testament à l'anglaise

Jonathan_Coe4è de couverture de l'édition Folio : "Michael Owen, un jeune homme dépressif et agoraphobe, a été chargé par la vieille Tabitha Winshaw d'écrire la chronique de cette illustre famille. Cette dynastie se taille en effet la part du lion dans tous les domaines de la vie publique de l'Angleterre des années quatre-vingt, profitant sans vergogne de ses attributions et de ses relations...

Et si la tante Tabitha disait vrai? Si les tragédies familiales jamais élucidées étaient en fait des crimes maquillés? Par une nuit d'orage, alors que tous sont réunis au manoir de Winshaw Towers, la vérité éclatera...

Un véritable tour de force littéraire, à la fois roman policier et cinglante satire politique de l'establishment."

Mes impressions sont assez mitigées. La première partie soulève des questions sur la politique des années quatre-vingt qui sont assez intéressantes mais elles sont souvent abordées de manière ennuyeuse, on nous assome parfois de chiffres et de pourcentages en tout genre qui sont parfois difficilement compréhensibles. Les bonds chronologiques sont parfois déroutants.

La 2ème partie m'a semblée beaucoup plus intéressante, elle tient le lecteur en haleine et n'(est pas sans rappeler les Dix petits nègres d'Agatha Christie, le narrateur y fait d'ailleurs explicitement référence.

Michael se réfère plusieurs fois au fim What a carve up de Ray Cooney et Tony Hilton. La seconde partie est d'ailleurs largement inspirée de ce scénario. (C'est d'ailleurs le titre original du livre de Coe)

En bref, si la première partie nous donne des informations précieuses sur les membres de la famille Winshaw et sur le narrateur, elle n'était, à mon goût, pas indispensable, certaines explication auraient pu être enchassées dans la seconde partie. Bien sûr ça n'aurait pas été en adéquation avec le type de narration qu'a utilisé l'auteur qui a bâti son roman comme une biographie/enquête de famille, un genre de docu-fiction narratif peut-être?

24 juillet 2009

JFK, Jim Garrison

JFK 4ème de couverture : " Dallas, 22 novembre 1963. On a tiré sur John Kennedy. Le Président est mort! L'Amérique est en état de choc.

On connaît la suite, l'arrestation de Lee Harvey Oswald, le rapport de la Commission Warren...

En dix mois, l'affaire est officiellement close: Oswald est le seul assassin. Enquête trop rapide pour être honnête?

A l'époque, beaucoup de bruits ont couru. Y avait-il d'autres tireurs? Comment expliquer la mort peu naturelle de témoins essentiels? Quel était le rôle de la mafia?

Un homme connaît les réponses: Jim Garrison, chargé de l'affaire depuis le premier jour. Puis dessaisi. Parce qu'il était trop curieux-trop consciencieux-, on a voulu le faire taire, on l'a poursuivi en justice.

Aujourd'hui il parle. Dans un récit sans concessions, il assemble les pièces du puzzle et révèle enfin la vérité. Preuves à l'appui."

Ce que j'en ai retenu : Mes impressions sont assez confuses, je ne sais pas trop quoi en penser, il faudrait pour me forger un opinion lire plusieurs versions, plusieurs enquêtes, me replonger dans le contexte mais une chose est sûre c'est que cette contre-enquête de Garrison a soulevé certaines interrogations.

L'auteur le signale lui même, il ne prétend pas détenir la vérité. Il soulève des questions et met le doigt sur des aberrations de l'enquête officielle et insiste sur le fait qu'une "enquête fédérale aboutie et honnête" serait nécessaire pour découvrir ce qui s'est réellement passé ce jour là. Son enquête à lui concerne principalement ce qui s'est passé après l'assassinat : la thèse suivie par le gouvernement et les médias. Il tente des démonter les conclusions de la Commission Warren en mettant à jour des preuves restées dans l'ombre, voire disparues du dossier JFK.

De cette manière, Garrison privilégie la thèse du complot afin d'empêcher Kennedy d'amorcer une phase de détente dans la guerre froide.

J'ai également trouvé la postface de Carl Oglesby très intéressante. Oglesby est le fondateur et directeur du Assassination Information Bureau, à l'origine de l'ouverture d'une enquête parlementaire sur le meurte de JFK dans les années 70. Il est également l'auteur du livre The Yankee and Cowboy war dans lequel il tente d'expliquer le contexte politique à la conspiration contre JFK et au renversement de Nixon lors de l'affaire du Watergate. Il essaie de démontrer que la nouvelle hypothèse encadrée et adoptée en 1979 par la commission sépciale sur les attentats selon laquelle Oswald a tué JFK, qu'un complice inconnu d'Oswald a également tiré mais a raté son coup, qu'Oswald a agi comme l'instrument d'une plus vaste conspiration et que la conspiration était ancrée dans le crime organisé et provoquée par le programme anticrime de JFK est toujours aussi flou dans la mesure ou certaines questions sont encores laissées sans réponses ou évitées et certaines hypothèses totalement ignorées.

2 juillet 2017

Jenny Colgan, Une saison à la petite boulangerie

Une-saison-a-la-petite-boulangerie

Quatrième de couverture:

"Polly Waterford coule des jours heureux sur la paisible île de Mount Polbearne, dans les Cornouailles, entre le grand phare dans lequel elle s'est installée avec Huckle, son boyfriend, et la petite boulangerie où elle prépare chaque jour, avec passion, d'irrésistibles pains dorés. Mais lorsque le nouveau propriétaire de sa boutique fait irruption sur l'île, Polly réalise que son bonheur pourrait bien être réduit en miettes... Avec une pincée de fleur de sel, des kilos de farine et une bonne dose de volonté, réussira-t-elle à surmonter les obstacles qui se dressent sur sa route ?"

Le bémol avec les romans dits Feel Good c'est qu'ils remplissent bien leur mission, c'est agréable à lire, ça réchauffe le coeur, c'est une lecture agréable qui donne le sourire mais je trouve toujours que les ficelles sont un peu grosse, qu'il y a un peu trop de coïncidences défavorables, puis favorables. Donc oui on passe un très bon moment mais ça a aussi un petit côté agaçant qui fait parfois souffler! C'est assez étonnant d'ailleurs, parce que je peux affirmer que c'était une lecture sympa mais en même temps je n'ia pas cessé de relever des incohérences ou des racourcis un peu faciles, en tout cas ça n'a pas, ou en tout cas ça a moins de vraisemblance que pour le premier tome. Les histoires des personnages secondaires sont moins bien imbriqués dans l'histoire et j'ai trouvé qu'ils servaient parfois un peu de prétexte à l'histoire, le frère d'Huckle qui débarque comme ça, Huckle qui part redresser sa ferme alors que lui se la coule douce on sait où, Reuben et Kerensa sont vraiment too much, et certains personnages restent très caricaturaux, Polly elle-même est agaçante à certains moments, elle a un côté très positif et optimiste qui donne un peu la pêche, et en même temps une capacité à s'appitoyer sur elle-même qui en est tout aussi énervant! En bref mon avis est très fouilli et je ne dois certainement pas vous donner envie de le lire mais ça vaut quand même le coup, et voici au moins deux bonnes raisons: la gourmandise, et l'envie d'évasion: la Cornouailles est mon personnage préféré du livre, un dégusté avec un petit pain tout chaud sorti du four!

 

mois anglais 2

(chez Lou et Cryssilda)

 

challenge feel good

 

(Lecture commune avec Soukee )

25 juin 2017

Charles Dickens & Wilkie Collins, Voie sans issue

voie sans issus

Quatrième de couverture:

"Quand un créateur d'ambiances et de personnages génial - Dickens - croise son talent avec celui d'un formidable inventeur d'intrigues - Wilkie Collins (La Dame en blanc, Pierre de lune), cela donne Voie sans issue. Cette histoire très romanesque d'enfant abandonné retrouvé puis perdu à nouveau s'avère vite un roman d'énigmes "cavalcadant" comme on n'en fait - hélas - plus, et qu'un Dumas, pris aux sortilèges du polar, n'aurait pas désavoué. Émotions, frissons et passions sont au rendez-vous !"

Je ne suis vraiment pas assidue pour ce mois anglais mais cette fin d'année est vraiment difficile... allez plus que deux semaines... En tout cas quel plaisir le soir d'avoir pu retrouver et apprécier un classique! De Wilkie Collins je n'ai lu que La dame en blanc, que j'ai beaucoup aimé, mais Dickens est un de mes auteurs anglais fétiches. Il demande cependant une exigence de lecture qui me faisait un peu peur en cette période bien chargée! Et finalement c'est tout le contraire qui s'est produit, je me suis sentie à l'aise dès les premières pages, un peu comme si j'avais enfilée de vieilles pantoufles bien confortables, et j'en avais bien besoin pour renouer avec la lecteur tant Stella Gibbons m'avait assommée!

Je vais quand même vous parler du livre... Walter Wilding, un jeune Londonien, vient de reprendre une affaire de spiritueux, il cherche pour l'épauler dans ses tâches quotidiennes une gouvernante. L'une des personnes qui postule s'avère être quelqu'un qui a connu le jeune Walter enfant... Les révélations qu'elle lui fait sur son enfance l'amèneront à s'interroger sur sa légitimité en tant que fils et héritier. Je ne vous en dis pas plus, il faut vraiment le lire!

Bien sûr la plume des deux auteurs est agréable à lire, et le suspense est à son comble. On retrouve bien là la patte des deux auteurs, le décor Londonien, le côté un peu sombre et la vie sans concession, une bonne dose de mystère et d'évènements qui mis bout à bout s'imbriquent les uns dans les autres pour révéler un puzzle final des plus innattendus. S'il y a bien une chose à regretter c'est que ce soit finalement si court! Dickens m'avait habitué à plus long!!

mois anglais 2

 

(chez Lou et Cryssilda)

objectif pal

 

(13/25 dans ma PAL depuis septembre 2016

Objectif Pal de Juin chez Antigone -2-)

14 février 2017

Isabel Alba, Baby Spot

baby spot

Quatrième de couverture:

"Tomás, un garçon de douze ans, vit dans une banlieue de Madrid. Un soir d’ août, son ami Lucas est retrouvé pendu à une poutre, sur un chantier abandonné.
Tomás se met alors à écrire. Son récit prend l’ apparence d’ un roman noir."

 Livre de la rentrée 2016, je l'ai repéré chez Moka qui avait écrit un très beau billet. Difficile d'en dire plus ou d'en dire moins... Baby Spot ne fût cependant pas le coup de poing attendu pour moi, je pense que j'avais placé pas mal d'espoir en lui mais finalement j'ai eu du mal à accrocher à l'écriture enfantine, certes qui dit l'horreur mais avec ses mots. Isabel Alba décrit pourtant la vie des quartiers de façon percutante, les enfants livrés à eux-même, des parents trop absents, du béton qui engloutit tout, de cette frontière tacite entre le centre ville et la cité, des petits et des grands trafics. J'ai été assez scotchée par le retournement de situation, et c'est à mon sens ce qui fait la force de ce court roman mais finalement, plus que le livre lui-même c'est le billet de Moka que je garderai en mémoire!

 Merci à Valérie pour la découverte!

challenge petit bac

(Famille: Baby)

objectif pal

(5/25 dans ma PAL depuis Novembre 2016)

13 mars 2017

James Ellroy, L.A. Confidential

LA Confidential

Quatrième de couverture:

"Trois flics dans le Los Angeles des années cinquante... Ed Exley veut la gloire. Hanté par la réussite de son "incorruptible" de père, il est prêt à payer n'importe quel prix pour parvenir à l'éclipser. Bud White a vu son père tuer sa mère. Aujourd'hui, il est devenu un bloc de fureur, une bombe à retardement portant un insigne. "Poubelle" Jack Vincennes terrorise les stars de cinéma pour le compte d'un magazine à scandales. Un secret enfoui dans sa mémoire le ronge. Il fera tout pour ne pas le laisser remonter à la surface. Trois flics pris dans un tourbillon, un cauchemar qui teste leur loyauté et leur courage, un cauchemar d'où toute pitié est exclue et qui ne permet à personne de survivre.  L.A. Confidential  est un roman noir épique."

J'avais pris ce pavé dans la perspective des sept heures de train qui me méneraient en Haute-Savoie aux dernières vacances... mais quelle erreur! Que ce soit dit clairement, je n'ai pas du tout apprécié cette lecture. Pourquoi je l'ai lu alors? Bin parce que je n'avais que ça et sept heures à tuer... donc après 300 pages je me devais de le terminer, ça a donc été mon boulet pendant cette semaine de vacances! L'intrigue en soi est plutôt intéressante, mais c'est tellement confus, ou abrupt, ou nébuleux, je ne sais pas trop mais je n'ai pas du tout accroché au style. Je me suis fait la réflexion à plusieurs reprises que c'était un très bon scénario et qu'à défaut du livre, le film,lui, m'aurait bien plu. Avec Kevin Spacey en plus! Et bien figurez-vous que le hasard du calendrier a fait qu'hier L.A. Confidential était diffusé sur Arte, je ne pouvais donc pas louper ça! Et bien ... J'ai tenu une demie-heure, cette histoire n'était vraiment pas pour moi!

 

challenge petit bac

 

(LIEU: L.A)

objectif pal

 

(8/25 dans ma PAL depuis 2012 je pense

Objectif Pal de Mars chez Antigone -1-)

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