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Notes de lecture
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28 août 2016

Irvine Welsh, Glu

glu

Quatrième de couverture:

"Terry le don Juan, Billy le boxeur, Carl le DJ et Gally la poisse : quatre jeunes garçons de la banlieue d’Édimbourg, quatre enfants de la bagarre et de la misère. Des années 1970 à aujourd’hui, soudés par une indéfectible amitié, ils traversent une succession d’explosions sociales et culturelles : thatchérisme, révolution punk, ecstasy. Et une seule idée en tête : ne pas devenir des laissés-pour-compte."

Il y avait un certain temps que je n'avais pas lu ce genre de livres, je m'y suis plongée avec plaisir. Irvine Welsh dépeint l'Edimbourgh des années 70 avec force de détails et rien ne nous est épargné. Cette incursion dans les quartiers pauvres de la capitale écossaisse laisse entrevoir un avenir peu reluisant pour ces quatres amis. C'est donc à travers trois décennies que nous les suivrons, d'Ecosse en Australie en passant par l'Allemagne. Chacun mènera sa vie et fera son bout de chemin, ici ou la-bas, mais ils seront tous amener à rester ou revenir dans la ville qui les a vu grandir.

C'est une histoire d'amitié, de code régit par les lois tacites de la cité ouvrière, de jeunesse, de filles, d'alcool et de défonse, de petits boulots et d'avenir à construire... Sauf que ça tourne parfois en rond, qu'on a envie de les pousser un peu, de les secouer, de leur faire voir leur vie misérable. C'est souvent ce qui est frustrant avec ce genre de bouquins, c'est que le ou les personnages suivent un schémas particulier et s'en écartent assez peu, et ça moi ça m'énerve, cette espèce de complaisance dans la misère sociale ... 

J'ai apprécié certains aspects du roman, l'Ecosse et Edimbourgh, les années soixante-dix / quatre-vingts, cette vie de quartier populaire, l'amitié mais j'ai été agacée par d'autres, surtout la manière dont les femmes sont considérées, on peut difficilement faire plus machiste, et cet espèce d'immobilisme. Une lecture sympathique au début mais un peu longue finalement...

 

pavé

 

(Chez Brize , 696 pages)

objectif pal

 

                                                                               (23/31)

 

 

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3 juillet 2016

Anne-Marie Desplat-Duc, Les Colombes du Roi Soleil, La promesse d'Hortense (Tome 4)

colombesT4

Quatrième de couverture:

"Hortense a fait une promesse à son amie Isabeau : rester avec elle à Saint-Cyr jusqu'à leurs vingt ans... Mais Simon, l'homme qu'elle aime, ne supporte plus de vivre loin d'elle. Hortense accepte de s'enfuir avec lui. Même si elle sait qu'elle risque de provoquer le courroux du Roi..."

Décidément, de Saint-Cyr on ne connaît pas grand-chose puisqu'à part dans le premier tome qui pose un peu le décor des Colombes du Roi Soleil, les pensionnaires dont on suit le destin quittent l'école, souvenez-vous, Louise a rejoint la Reine d'Angleterre exilée en France, Charlotte a voulu fait son entrée à la cours, et cette fois, c'est Hortense, pourtant la plus sage et la plus pieuse qui décide de s'enfuir avec Simon, son amoureux, frère de Charlotte, ancien Huguenot converti de force au catholicisme. Hortense ne tient donc pas la promesse faite à son amie Isabeau, mais peut-être arrivera-t-elle à tenir la promesse faite à Simon et sa famille ...

J'ai apprécié cette lecture, le personnage d'Hortense est assez sympathique et très tenace. Celle qui apparaissait comme fragile est plutôt forte et déterminée. Il y a du suspense, un soupçon de roman et un bel ancrage historique. En effet on en apprend un peu plus sur le sort réservé aux protestants. J'ai ainsi appris que la Suisse était majoritairement protestante, contrairement à la France, et que, même si je le savais en partie, les protestants calvinistes étaient très austères, jusqu'à faire porter de grandes capes noires aux femmes et à leur couvrir une partie du visage. La famille Lestrange amène à s'interroger sur la religion, ses préceptes et traditions. Je trouve ça intéressant pour ouvrir une discussionn sur le sujet avec un enfant, je persiste à croire que cette série est vraiment très riche et intéressante pour les enfants d'une dizaine d'années mais qu'il faut les lire/en discuter avec eux pour qu'ils comprennent véritablement la portée des enjeux de l'époque. Il va maintenant falloir que je me procure les tomes suivants.

objectif pal

(20/31)

19 juin 2016

Paul Doherty, Le combat des Reines

le combat des reines

Quatrième de couverture:

"Après avoir affronté tous les dangers pour permettre le mariage d’Isabelle de France et du nouveau roi Edouard II, l’intrépide Mathilde de Clairebon, première dame de la reine, se pense enfin en sécurité en Angleterre. Le répit est pourtant de courte durée : les intrigues menées depuis la France se multiplient et Peter Gaveston, le favori royal, est accusé de haute trahison par les grands Barons. Retranchés au palais de Westminster, le roi et sa cour doivent faire face aux traîtres et aux espions en tout genre mais également à une série de meurtres commis par une mystérieuse empoisonneuse. Pour démasquer celle qui sème la mort sur son passage et empêcher la guerre civile d’éclater, les talents de Mathilde, pour qui l’art des potions n’a aucun secret, seront plus que jamais nécessaires."

L'an dernier pour le mois anglais je lisais Le calice des esprits dont Le combat des reines est la suite. Ma lecture était assez mitigée mais m'avait finalement plue, mon avis sur cette suite est plus tranché, mais resituons-nous les personnages. Dans ce roman, Isabelle de France est devenue l'épouse d'Edouard II d'Angleterre, mariage scellé précedémment par son père Philippe IV avec le soutien de sa soeur, Marguerite de France, reine douairière, veuve d'Edouard 1er, roi d'Angleterre ayant donc cédé le trône à son fils. 

Difficile de déméler les fils de l'intrigue, si ce n'est que quelqu'un, supposément la nommée empoisonneuse veut la mort d'Edouard II, de même qu'une tripotée de bourgeois, mécontent de la "liaison" entre le roi et son protégé Gaveston. Mathilde, dame de compagnie d'Isabelle aide à déjouer ce complot. 

Je suis passée à côté de cette intrigue, n'ayant pas compris tous les tenants et aboutissants, enfin si mais pas tout de suite. C'est long, on ne sait pas qui est qui, qui est avec qui, qui est contre qui, j'ai vraiment peiné dans ma lecture, mais j'ai persévéré parce que malgré tout ça m'intéressait. J'aime assez les romans historiques mais je crois que je n'accroche pas tellement à l'écriture de Doherty. Pour moi les cinquantes dernières sont les plus accessibles et les plus intéressantes à lire. Bon ok il s'agit de la résolution donc pas tellement de suspense à ce moment mais au moins j'y ai enfin compris quelque chose dans ce schmilblick!

Vous l'aurez compris je ne vous recommande pas particulièrement ce roman, c'est dommage parcequ'on y apprend quand même des choses intéressantes sur la monarchie et l'entente (ou pas) entre les Français et les Anglais au Moyen-Age.

mois anglais 2

 

chez Lou et Cryssilda

LC sur les Rois et Reines d'Angleterre

objectif pal

 

(18/31)

14 juin 2016

Wesley Stace, L'infortunée

l'infortunée

Quatrième de couverture:

"Londres, 1823. Fille de lord Loveall, l'homme le plus riche
d'Angleterre, la jeune Rose fait le bonheur de son père. Elle vit dans un magnifique manoir, entourée de domestiques dévoués. Elle porte des robes plus jolies les unes que les autres, passe ses journées à étudier avec sa mère et à s'amuser, et partage sa chambre avec Sarah, sa compagne de jeux... En un mot Rose a une enfance comme toutes les petites filles rêveraient d'en avoir. Mais voilà, Rose, n'est pas une fille. Rose est un garçon. Ses parents ne sont pas ses vrais parents. Et la révélation de cette vérité va bouleverser la vie de Rose et de toute la maison. Déjà best-seller dans de nombreux pays, L'Infortunée est un suspense victorien passionnant qui se lit comme un classique."

Par où commencer? L'infortunée est un roman foisonnant qui s'inscrit dans la tradition du roman victorien britannique, même si son auteur est contemporain. Par certains côtés, sur le questionnement du genre principalement, il m'a fait penser au Puits de solitude de Radclyff Hall, mais la comparaison s'arrête là.

J'ai beaucoup apprécié la première moitié du roman, celle qui pose le décor et qui nous raconte l'histoire de Rose, des Loveall, de sa naissance et son enfance en tant que fille, alors qu'elle est un garçon mais ne le sait pas encore puis ensuite la découverte de son véritable genre qui entraînera peu à peu la déchéance de la famille. Cette partie du récit est nettement plus intéressante à mon avis que celle qui suit intitulée "Le Pays des rêves" qui n'a été qu'un gros point d'interrogation pour moi, je n'y pas vu grand intérêt dans le déroulement de l'histoire, ni d'intérêt littéraire, ou alors je suis totalement passée à côté, ce qui est très probable. Heureusement la fin redevient à nouveau intéressante, avec un dénouement pour le moins innattendu.

Lecture en demi-teinte car gâchée par une partie du récit, j'y ai quand même retrouvé ce que j'aime en littérature, le côté roman d'apprentissage, les histoires de famille, les belles demeures victoriennes, un brin de suspense, et ce côté un peu poussiéreux qu'ont les vieux tableaux. La question du genre, même si elle est au coeur du roman, n'est finalement pas traitée en profondeur, cela m'a tout de même rappelé une citation de Simone de Beauvoir "On ne naît pas femme, on le devient", à laquelle on pourrait opposer qu'on ne naît donc pas homme on le devient aussi, difficile donc d'être une femme dans un corps d'homme donc... Je vous invite quand même à le lire, l'écriture de Wesley Stace étant plutôt agréable à lire.

mois anglais 2

 

chez Lou et Cryssilda 

objectif pal

(17/31)

 

29 mai 2016

Karine Reysset, Les yeux au ciel

Les-yeux-au-ciel

Quatrième de couverture:

"À l'occasion de l'anniversaire du grand-père, toute la famille se retrouve dans la vieille demeure située au bord de la mer, en Bretagne. Six jours pendant lesquels les fantômes du passé se sont donné rendez-vous et pèsent sur les membres de la tribu, tout en resserrant leurs liens.

Chacun voudrait ouvrir le chemin de la réconciliation mais tous se heurtent aux histoires des uns et des autres, celle de Lena, fatiguée d'être l'aînée, celle d’Achille, le demi-frère mal aimé, de Merlin, toujours considéré comme un enfant, de Stella, la cadette. Au milieu d’eux, les petits-enfants désordonnent le cours des choses, révélant peu à peu l’origine du mal-être familial, un drame qui a eu lieu trente ans auparavant et qui n’a jamais cessé de les hanter depuis."

 Vous allez dire que je me fais une thématique mais j'ai lu deux livres entre celui d'Olivier Adam et celui-ci ... Il n'empêche que j'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture. J'ai découvert la plume de Karine Reysset avec ce titre et je ne suis pas déçue. J'aime ces romans où les membres d'une famille se retrouvent et où chacun s'interroge sur sa vie, son enfance, son avenir et sa place dans la fratrie. J'aime ces romans où un petit évènement fait ressurgir les souvenirs, les secrets, les interrogations, les animosités mais aussi l'amour. Karine Reysset a créé des personnages très différents, unis ou éloignés mais sans en faire trop, le ton est juste et on retrouve les reproches qu'on pourrait se faire dans de nombreuses familles. L'enfant qui se sent un peu en marge, celui qu'on chouchoute parce qu'il apparaît comme faible, ou incapable de se débrouiller tout seul, celui plus débrouillard qu'on croit solide mais qui n'est que fragilité, celui qui se sent rejeté ou moins aimé, celui pour qui les réunions de famille c'est un calvaire, ou au contraire celui qui repense au passé avec la nostalgie des étés passés en famille. La Bretagne aussi, belle et sauvage nous emmène dans ces considérations, indomptées mais familière et rassurante. Mon seul reproche, que le livre soit si court, qu'il se termine ainsi, j'aurais aimé en savoir un peu plus de cette relation entre le père et la fille. Peut-être est-ce le sujet d'un roman postérieur? Je vais me renseigner... en tout cas je lirai volontiers Karine Reysset à nouveau.

challenge petit bac

 

(Couleur: CIEL)

objectif pal

 

(15/31)

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6 mars 2016

Rosamunde Pilcher, Retour en Cornouailles

retour-en-cornouaillesQuatrième de couverture:

 "1935. A quatorze ans, Judith Dunbar est seule. Ses parents sont à l'autre bout du monde, entre Colombo et Singapour. En Angleterre, son horizon se limite à son austère tante Louise chez qui elle passe ses vacances entre les longs mois de Pensionnat. Heureusement, elle se lie d'amitié avec Loveday Carey-Lewis, une petite fille fantasque qui l'entraîne à Nancherrow, le beau domaine que possède sa famille en Cornouailles. Adoptée par les Carey- Lewis, Judith connaîtra là les plus belles heures de son adolescence..."

Par où commencer? J'ai adoré ce roman, je n'utilise que rarement l'expression, mais on peut dire que c'est mon premier coup de coeur 2016. Retour en Cornouailles réunit une grande partie des ingrédients qui me tiennent en haleine: des personnages variés, qu'on suit sur plusieurs années, voire décénies, des amitiés solides, des paysages à couper le souffle, quelques intrigues familiales, un ancrage historique et une bonne dose de Britisherie! Alors que mon rythme de lecture est fortement ralenti depuis quelques mois, j'ai avalé les 950 pages en une semaine de vacances, certes les 7 heures de train n'y sont pas pour rien, mais je ne pouvais plus lâcher Judith. Judith c'est le point d'ancrage de ce roman, c'est elle qu'on va suivre, qu'on verra grandir et traverser les épreuves et époques avec détermination et discernement. Parce que comme l'indique la quatrième de couverture c'est à l'adolescence qu'on fait sa connaissance, mais nous ne la quitterons qu'après la guerre, alors qu'elle est devenue une jeune femme responsable. Vivre seule et devoir se prendre en charge à 14 ans donnent au personnage une très grande maturité et force de caractère, pour autant Judith n'en reste pas moins une adolescente avec ses insouciantes et ses rêves. Elle s'attache à la famille Carey-Lewis qui s'entiche aussi d'elle. Une famille pour le moins excentrique et détonnante dans la campagne Cornouaillaise! Pour autant elle n'oublie pas ses anciennes amies à Penzance, ni sa tante à qui elle est très attachée.

Ce que l'auteur met en avant c'est avant tout son attachement à la terre, au pays mais surtout à la Cornouailles! Les paysages sont des personnages à part entière qui s'invitent de temps à autre dans le fil du récit, et comme ça fait rêver!! Les personnages masculins font aussi un peu rêver, ils ont quelque chose d'un peu Austenien, droits dans leurs bottes, protecteurs et séducteurs malgré eux. Bien sûr je n'ai pu m'empêcher de penser à Daphné du Maurier, à laquelle Rosamunde Pilcher fait référence à plusieurs reprises, il y a du Rebecca et de l'Auberge de la Jamaïque quelque part dans le récit, ou dans l'un ou l'autre personnage.

Le traitement de la seconde guerre mondiale est intéressant, si on en a un aperçu en Grande-Bretagne c'est surtout de l'autre côté du globe que l'auteur a choisi de s'attarder et c'est assez réussi, je ne m'étais jamais demandé comment cela avait été vécu dans les anciennes colonies, ni même n'avais jamais pensé qu'ils étaient directement impliqués, voire en première ligne. Ce traitement de la seconde guerre mondiale est assez nouveau pour moi et n'en a donc été que plus intéressant.

Je suis toujours un peu maladroite pour parler des romans qui m'ont beaucoup plus... Je crois que c'est Fondant qui m'avait donné envie de lire ce livre, voici son billet.

 

challenge petit bac

 

(Voyage: RETOUR)

objectif pal

 

(6/31)

27 avril 2016

Tahar Ben Jelloun, Partir

partir

Quatrième de couverture:

"La petite Malika, ouvrière dans une usine du port de Tanger, demanda à son voisin Azel, sans travail, de lui montrer ses diplômes.

- Et toi, lui dit-il, que veux-tu faire plus tard ?

- Partir. Partir... ce n'est pas un métier !

- Une fois partie, j'aurai un métier.

- Partir où ?

- Partir n'importe où, là-bas par exemple.

- L'Espagne ?

- Oui, l'Espagne, França, j'y habite déjà en rêve.

- Et tu t'y sens bien ?

- Cela dépend des nuits."

Je pensais ce roman idéal pour m'accompagner en voyage, tout comme les personnages de ce livre j'avais besoin de voir ailleurs, de faire une coupure, mais j'ai un peu peiné. Je savais le sujet difficile, et aussi finalement très lié à l'actualité. Même si les migrants ne sont pas marocains comme dans l'histoire de Tahar Ben Jelloun, ils quittent aussi leur pays par désespoir, par besoin, par rêve d'une vie meilleure, et c'est le point commun entre chacun de ces personnages. Et de manière prévisible, cela ne se passe évidemment pas comme ils l'avaient rêvé, leur condition ne s'amélioré pas une fois la mer et les kilomètres franchies, au contraire, ici les espagnols sont durs avec les émigrés marocains ou africains. Ils ne trouvent pas de travail, dorment dans des taudis et survivents de petits boulots en petits trafics, certains d'ailleurs n'arriveront même jamais de l'autre côté... Mais pour Azel c'est différent, il rencontre Miguel, et Miguel va changer sa vie. Pourtant là encore cela ne se passera pas non plus tout à fait comme il se l'imaginait. Qu'on se le dise... ce roman est tout sauf positif, une seule immigration sera réussie finalement... C'est un roman sur l'exil mais surtout une ôde au Maroc, à la fois négative et positive. Le Maroc qu'on déteste mais qu'on ne peut oublier, auquel on se raccroche. Le contexte est différent du Maroc actuel, le roi Hassan II est toujours au pouvoir dans ce récit, et je pense que les choses ont évolué avec l'arrivée de Mohammed VI au pouvoir. Mais j'imagine que certains jeunes rêvent toujours à l'Espagne ou à la France.

Une lecture peu aisée donc, mon avis est assez mitigé, voire plutôt négatif, enfin surtout à cause de la fin qui m'a laissée un peu perplexe. Je ne sais pas vraiment quoi penser de cette lecture en fait... Et vous, qu'en avez-vous pensé si vous l'avez lu?

challenge petit bac

 

(Voyage: PARTIR)

objectif pal

 

(11/31)

15 mai 2016

Anne-Marie Desplat-Duc, Les colombes du roi soleil, Charlotte la rebelle (tome 3)

colombes t3

Quatrième de couverture:

"Charlotte décide de s'enfuir de Saint-Cyr et de quitter cette existence rangée qui ne lui convient pas. Une nouvelle vie l'attend à la cour de Versailles, une vie de fête, de liberté, de joie. Une découverte vient pourtant troubler son bonheur : son fiancé, François, a disparu. Charlotte ne s'avoue pas vaincue. Elle est prête à tout pour le retrouver !"

Voilà qui se lit très facilement, j'ai toujours plaisir à retrouver les colombes du Roi Soleil, même si ce troisième tome ne se déroule pas à Saint-Cyr puisque Charlotte décide de s'échapper et de goûter aux plaisirs de la cour! Ce personnage n'en fait qu'à sa tête, si sa fuite est motivée par l'envie de s'amuser, son destin d'ancienne huguenote convertie de force la rattrape rapidement et la ménera dans des situations parfois périlleuses! J'ai trouvé ce tome très riche en ce qui concerne le contexte historique, on en apprend un peu plus sur les Hugenots réformés et le sort qu'ils ont subi à l'époque, la conversion de force ou l'emprisonnement, la confiscation de leurs biens, l'interdition d'exercer certaines professions, voire la mort. L'auteur nous donne également un petit aperçu de la vie au Siam, l'ancien nom de la Thaïlande. Le sujet est moins léger mais toujours adapté à un public jeunesse, même si je pense que c'est une lecture qui gagne à être accompagnée pour être sûre que tout soit bien compris. La fin du récit laisse entrevoir l'intrigue du tome suivant que j'ai donc hâte de lire!

 

objectif pal

(14/31)

8 février 2016

Patrick Modiano, Dora Bruder

dora bruder

Quatrième de couverture:

«J'ignorerai toujours à quoi elle passait ses journées, où elle se cachait, en compagnie de qui elle se trouvait pendant les mois d'hiver de sa première fugue et au cours des quelques semaines de printemps où elle s'est échappée à nouveau. C'est là son secret. Un pauvre et précieux secret que les bourreaux, les ordonnances, les autorités dites d'occupation, le Dépôt, les casernes, les camps, l'Histoire, le temps - tout ce qui vous souille et vous détruit - n'auront pas pu lui voler.»

Dora Bruder c'est la quête de Patrick Modiano pour connaître une parenthèse dans la vie de cette jeune femme déportée en 1942. L'auteur a fait le choix de ne pas investiguer au sujet de sa déportation, non, ce qu'il veut savoir c'est ce que Dora a fait pendant ces quelques mois entre Décembre 1941 et Juin 1942. Dora a été exclue de son pensionnat à la suite d'une fugue. Une césure s'opère dans sa vie, sans qu'elle ne laisse aucune trace. C'est plus de cinquante années plus tard que Modiano tente de combler ce vide. A travers les rues de Paris, archives, registres, compte-rendus, témoignages, il essaie de trouver les pièces manquantes à la vie de cette jeune juive française née de père autrichien.

C'est un livre sur la mémoire, les mémoires, les souvenirs et les incertitudes. A travers cette quête on peut s'interroger sur ce qu'il restera de nous après notre mort, sur les traces que nous laissons. La toute dernière page du roman apporte une très belle conclusion à ce récit qui n'en est pas vraiment un. J'aimerais vous la copier parce qu'ele est belle, poétique, et tellement vraie mais cela gâcherait un peu de votre découverte. J'ai été touchée à la fois par le fond et la forme. Les mots résonnent encore en moi et la quête de l'auteur en font quelqu'un d'obstiné, d'humain, de fragile.

En tout cas, ce n'est pas le dernier Modiano que je lirai!!

challenge petit bac

 

(Prénom: DORA: 2e ligne)

 

objectif pal

(3/31)

24 janvier 2016

Edward Kelsey Moore, Les Suprêmes

Les Suprêmes

Quatrième de couverture:

" Elles se sont rencontrées à la fin des années 1960 et ne se sont plus quittées : tout le monde les appelle «les Suprêmes», en référence au célèbre groupe de chanteuses des seventies. L'intrépide Odette converse avec les fantômes et soigne son cancer à la marijuana sur les conseils avisés de sa défunte mère, tandis que la sage Clarice endure les frasques de son volage époux pour gagner sa part de ciel. Toutes deux ont pris sous leur aile Barbara Jean, éternelle bombe sexuelle que l'existence n'a cessé de meurtrir. Complices dans le bonheur comme dans l'adversité, ces trois irrésistibles quinquas afro-américaines se retrouvent tous les dimanches dans l'un des restaurants de leur petite ville de l'Indiana : entre commérages et confidences, rire et larmes, elles se gavent de poulet frit en élaborant leurs stratégies de survie. Invitation à une lecture aussi décalée que féconde de la problématique raciale aux Etats-Unis, ce formidable roman de l'amitié et de la résilience s'affirme comme une exemplaire défense et illustration de l'humanisme conçu comme la plus réjouissante des insurrections."

J'ai passé un très bon moment de lecture malgré une toute petite déception. Je ne sais pas pourquoi mais je m'imaginais que c'était un roman sur les années soixante, or si les Suprêmes ont bel et bien grandi dans les sixties ça ne parle pas directement de cette période, ce n'est pas le sujet du récit. Le coeur du récit c'est l'amitié indéfectible de ces trois jeunes femmes qui n'étaient pas forcément destinées à s'entendre adolescentes. Il y a Clarice, la plus snob des trois, qui juge assez facilement et a été un peu abîmée par une éducation très réligieuse mais qui malgré tout est très généreuse. Il y a Barbara-Jean dont l'enfance a été compliquée, qui paraît fragile et dont la force réside dans la loyauté (et les tenues flashy). Et il y a Odette, la grande gueule, celle qui n'a peur de rien. C'est de son point de vue qu'une partie de la narration est faite, et elle a une fâcheuse tendance, celle de discuter avec les morts, sa défunte mère principalement et l'ancienne première dame Eleanor Roosevelt. Ce qui aurait pu facilement me rebuter donne une dimension assez drôle au récit. Récit rythmé par les changements de narrations, quand ce n'est pas Odette qui nous raconte l'histoire des Suprêmes, c'est un narrateur omniscient qui prend le relais, avec des flashbacks dans la vie des trois femmes, qui montrent comment leur amitié a resisté à travers le temps, qui évoquent leur famille, leur enfance, les épreuves et les bonheurs traversés par chacune. De telles amitiés sont d'autant plus précieuses qu'elles sont, à mon avis, très rares. Si Clarice m'a parfois été pénible dans ses réflexions, c'est également celle qui évolue le plus. J'ai été touchée par la vie de ces trois femmes, par leur caractère, par leur capacité à rebondir, par cette époque révolue et par les liens qu'elles ont tissés au fil des ans. Si vous aimez les histoires un peu nostalgiques de belles amitiés ce livre est fait pour vous!

challenge petit bac

 

Je termine mon challenge petit bac 2015 avec un titre lié à la MUSIQUE: Les SUPREMES

2 lignes donc pour 2015, j'espère faire aussi bien en 2016

objectif pal

 

(1/31)

16 janvier 2016

Lecture commune: Emile Zola, Thérèse Raquin

thérèse raquin

Quatrième de couverture:

"Premier roman naturaliste, Thérèse Raquin est une véritable tragédie, tragédie du silence et du désir, tragédie du remords, tragédie de la vie et de la mort glacée. Thérèse Raquin, ou la banalité tragique"

Ce roman c'est tellement la patte de Zola, dans ce qu'elle a de plus noir mais aussi un peu nouveau parce que dans les Rougon-Macquart si on retrouve le thème de la folie je n'ai jusqu'à présent rien lu qui flirte de si près avec le fantastique. Attention, ce n'est pas non plus un roman fantastique, mais il y a quelque chose de Poe dans la seconde moitié du roman. J'ai préféré la première partie, celle où l'auteur met en place les personnages, la mercerie, l'enfance puis le mariage de Thérèse et Camille, le trio Thérèse-Camille-Laurent. La seconde partie m'a moins tenue en haleine, Zola bien entendu maîtrise son récit à la perfection, c'est sordide et détaillé, c'est graduel et les symboles du roman noir sont présents, la pourriture, les bas quartiers, jusqu'au chat noir qu'on accuse de perfidie (euh d'ailleurs est-il vraiment noir ce chat?).  L'issue du roman est inévitable, en tant que lectrice je l'attendais même, elle est nécessaire et je pense que c'est la seule issue possible... En tout cas sans doute la seule issue pour mettre un point final au roman. Cela ne m'étonne pas que ce roman ait été très mal reçu à sa publication...

Excusez-moi pour ce billet médiocre, je suis shootée au doliprane et aux gouttes pour le nez mais je tenais à publier mon billet à temps pour la lecture commune avec Enna et Manika

 

challenge petit bac

(1ère lecture pour le challenge Petit Bac 2016 d'Enna avec

un prénom: THERESE)

16 décembre 2015

Louise Rennison, Le journal intime de Georgia Nicolson, Escale au pays du Nougat en folie (tome 6)

escale au pays du nougat

Quatrième de couverture:

"Georgia et sa famille sont en partance pour le Pays-du-Hamburger-en-Folie, direction Memphis. La chance de Georgia ne s’arrête pas là : sa meilleure copine, Jas, fait partie du voyage et Georgia compte bien retrouver là-bas Massimo, l'Italien de ses rêves. Mais, surprise, le Pays-du-Hamburger est si vaste qu’aucun bus ne relie Memphis à New York! Et toute la ville est vouée au culte d’Elvis Presley, même les chiens! 
De retour au bercail, Georgia ne sait plus où donner de la tête. La fiancée de son grand-père a tricoté des couvre-chefs pour tous les objets de la maison, Super-Canon, son ex, lui a écrit du Pays-des-Kiwis, Dave la Marrade lui avoue son allumage perso et, le comble, Massimo s'intéresse de trop près à Lindsay la Nouillasse. Mais rien n'est perdu. Plan séduction en marche : achat de chaussures, trois tailles trop petites mais tellement top!"

 Le problème avec les séries c'est qu'à force on ne sait plus quoi dire, et si vous saviez le drame que fût pour moi cette lecture, 250 pages de Georgia Nicolson ça se lit en deux jours, trois maxi et bien figurez-vous que j'ai trainé Georgia pendant dix jours!! pfff je désespère de ne plus pouvoir lire autant! Oui je sais, préoccupation bien triviale ... Et puis il y a un moment il faudrait savoir dire stop!! Parce Georgia elle utilise un langage bien farfelu qui me fait marrer mais en dehors de ça que reste-t-il? Parce que clairement ce tome n'est pas une grande réussite, ça sent trop le réchauffé, pour autant je suis convaincue que je lirai les tomes suivants, ça fait un peu partie de mes tocs, à classer dans la même catégorie que celui qui me fait lire un magazine de la page 1 à la page 129 dans l'ordre ... Peut-être que je devrai consulter! Tout ça pour dire que OK je ris toujours de certaines situations, et des expressions tordues, mais que je me suis ennuyée avec l'histoire!

Il n'empêche qu'avec ce titre à rallonge je peux participer à la lecture sous la contrainte de Philippe, pour laquelle il faut lire un titre avec 5 des 6 voyelles de l'alphabet, et bingo il y a même els six voyelles dans ce titre, youhou!!

lire sous la contrainte

(1)

11 février 2016

Lecture commune: Giulia Enders, Le charme discret de l'intestin

le charme discret de l'intestin

Quatrième de couverture:

"Surpoids, dépression, diabète, maladies de peau… et si tout se jouait dans l’intestin ?

 Au fil des pages de son brillant ouvrage, Giulia Enders, jeune doctorante en médecine, plaide avec humour pour cet organe qu’on a tendance à négliger, voire à maltraiter. Après une visite guidée au sein de notre système digestif, elle présente, toujours de façon claire et captivante, les résultats des toutes dernières recherches sur le rôle du “deuxième cerveau’’ pour notre bien-être. C’est avec des arguments scientifiques qu’elle nous invite à changer de comportement alimentaire, à éviter certains médicaments ainsi qu’à appliquer quelques règles très concrètes en faveur d’une digestion réussie.
 Irrésistiblement illustré par Jill Enders, la soeur de l’auteur, voici un livre qui nous réconcilie avec notre ventre.
 Succès surprise, Le Charme discret de l’intestin s’est vendu à plus de un million d’exemplaires en Allemagne et sera publié dans une trentaine de pays"
 
J'avais vu ce titre chez A girl from earth en septembre et malgré son billet enthousiaste je m'étais dis, un bouquin sur l'intestin, non merci! Et puis en octobre j'ai assisté à un petit club de lecture où une des participantes a présenté ce bouquin, tout en lisant certains extraits, et allez savoir pourquoi ça m'a donné envie, dans la foulée un ami me l'a prêté... Mais ce n'est que ce weekend alors que je combattais les affres d'un état grippal que je m'y suis mise, et grand bien m'en a pris ... au moins la pseudo grippe est passée plus facilement!
Ce livre est non seulement intéressant, mais aussi plutôt drôle! Certes l'auteur aborde des thèmes scientifico-médicaux, mais elle les rends abordable à tout un chacun en y ajoutant une dose d'humour pour que ce soit suffisamment accrocheur pour quiconque n'y connait rien ou fait un blocage sur la sicence. Le livre est divisé en trois parties, une première sur le fonctionnement de l'intestin, une seconde sur le côté cérébral de notre intestin (qui l'eût cru!) et la dernière sur les différents microbes et bactéries qui peuplent notre système digestif! J'avoue, la seconde partie m'a un peu ennuyée mais j'ai trouvé les deux autres très intéressantes et j'ai appris pas mal de choses, sur le pourquoi du comment il faut manger des fibres par exemple, sur les aliments prébiotiques, sur la consistance des selles (oui oui) et même sur la meilleure position pour faire caca (et j'ose vous dire testée et approuvée aheum ... Non je ne suis pas allée m'accroupir dans un bois ... j'ai adopté la technique du petit banc! Ouais ba faudra lire si vous voulez en savoir plus, bref je m'égare). Bon je 'lavoue sans honte j'ai bien évidemment préféré la première partie, mon humour très pipi-caca sans doute, mais comment résister à un chapitre qui s'intitule "L"art du bien chier en quelques leçons et pourquoi" ... En résumé, ça se lit tout seul, c'est drôle et intéressant, donc je comprends mieux maintenant pourquoi ce titre est en tête de rayon des librairies depuis quelques mois déjà!
Je crois que Soukee a également apprécié sa lecture donc je vous invite fortement à aller lire son billet :)

lire sous la contrainte

 

(je propose ce titre pour la 26e session de la lecture sous la contrainte "le titre le plus cher", en comptabilisant les points du Scrabble, Le charme discret de l'intestin remporte 36 points!)

19 juin 2015

Lecture thématique: romancière du XXé siècle: Daphné du Maurier, La maison sur le rivage

la maison sur le rivage

Quatrième de couverture: "En Cornouailles, dans une très ancienne demeure, un homme cède à la tentation de vérifier les effets d'une nouvelle drogue mise au point par un savant réputé. C'est le début d'un long voyage, au cours duquel il va se retrouver plongé dans un passé vieux de plus de six siècles. Mais les troublantes scènes dont il va être le témoin invisible sont-elles pure illusion ? Les personnages qu'il croise ne sont-ils que des fantômes nés de son imagination ? Maniant avec une habileté diabolique la tension psychologique et le suspense, Daphné Du Maurier trame une incroyable histoire hantée où hallucination et réalité, passé et présent finissent par se recouper étrangement. Dans ce roman, un des classiques de Daphné Du Maurier, le lecteur retrouvera avec bonheur le mystère de Rebecca, le climat angoissant de Ma cousine Rachel, l'aventure de L' Auberge de la Jamaïque..."

 Je n'avais pas lu de roman de Daphné du Maurier depuis l'an dernier au moins, et c'est toujours avec plaisir que j'ouvre un de ses romans. Certains des ingrédients habituels sont présents: la Cornouailles, la mer, la lande, une admosphère un peu brumeuse, mais changement non négligeable, l'action se situe au XXé siècle, sans doute dans la seconde moitié, et le personnage principal est régulièrement plongé au Moyen-Age.

J'ai bien sûr lu avec délectation et savouré la plume de Du Maurier, ses personnages sont toujours intéressants et bien développés, la description des paysages est soignée, les dialogues eux aussi, par contre, l'intrigue m'a un peu moins convaincue, et cela uniquement à cause de mon côté terre à terre. Oui parce que bon excusez-moi mais une drogue qui nous plonge au Moyen-Age, ça ne tient déjà pas très bien la route, mais quand en plus, des perosnnes différentes se retrouvent à la même époque, entourés des mêmes personnages, c'est un peu trop surréaliste pour moi, et j'ai peine à croire que Daphné du Maurier se soit lancé dans la dyspotie ou que sais-je encore (je suis une quiche en la matière). L'histoire actuelle n'est qu'un prétexte à l'histoire du Moyen-Age, mais celle-ci reste assez descriptive, on aimerait en savoir plus sur les personnages, sur ce qu'ils deviennent une fois l'effet de la drogue dissipée, sur le pourquoi du comment Magnus arrive au beau milieu de cette époque et de ces personnages, voire même sur le pourquoi du comment de Daphné du Maurier dans ce roman!!

Donc même si j'ai apprécié l'atmosphère, les personnages, l'écriture, cela n'a pas suffit à me faire adhérer totalement à l'histoire.

 

Challenge-classique-3

 

(classique de Juin)

mois anglais

Le mois anglais chez LouCryssilda et Titine 

9 novembre 2015

Agnès Martin-Lugand, La vie est facile, ne t'inquiète pas

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Quatrième de couverture:

"Alors que j'étais inconsolable, il m'avait mise sur le chemin du deuil de mon mari. J'avais fini par me sentir libérée de lui aussi. J'étais prête à m'ouvrir aux autres. » 
Depuis son retour d'Irlande, Diane a tourné la page sur son histoire tumultueuse avec Edward, bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l'aide de son ami Félix, elle s'est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C'est là, aux Gens..., son havre de paix, qu'elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné et surtout il comprend son refus d'être mère à nouveau. Car Diane sait qu'elle ne se remettra jamais de la perte de sa fille. Pourtant, un événement inattendu va venir tout bouleverser : les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé, vont s'effondrer les unes après les autres. Aura-t-elle le courage d'accepter un autre chemin?"

Le moins qu'on puisse dire c'est que cette semaine a été pleine de rebondissements, alors que j'avais prévu d'écrire deux billets je n'ai même pas eu le temps d'ouvrir le blog, d'aller lire vos derniers billets, ni même de lire une seule ligne! Pour en savoir plus rendez-vous en fin de mois dans le Moi après Mois. Pour l'heure je vous parle de roman feel good avalé pendant les vacances de Toussaint, je trouve qu'Agnès Martin Lugand va bien avec la Toussaint, dans cette suite des Gens heureux lisent et boivent du café pas d'énorme surprise, c'est écrit à la truelle (mais qui suis-je pour juger d'un style que moi-même je n'ai pas?) et pourtant ça me parle, et ça m'embarque, il faut dire que je suis la cible rêvée avec cette hisoire de café littéraire (mon rêve) et toutes ces références musicales, Panic station de Muse, No Surprises de Radiohead, Angus et Julia Stone, j'adore! et puis c'est drôle aussi d'imaginer les scènes, rue de Bretagne notamment où j'ai traîné mes guêtres pendant les vacances!! Et puis il y a le côté je m'évade au grand air avec l'Irlande, moi qui ai envie justement de partir un peu dans un endroit calme et aéré j'ai voyagé par procuration.

Pour en revenir à Diane... après ses péripéties en Irlande, ses desillusions avec Edward, et l'acceptation de la mort de sa fille et de son époux, Diane a repris le cours de sa vie, elle fait vivre sa librairie, elle s'épanouie avec son Félix, elle rencontre même quelqu'un... Et puis à côté il y a l'Irlande et ses souvenirs, son attachement pour ceux qu'elle considère comme des parents adoptifs, le taciturne Edward, et une nouvelle quelque peu innattendue. Alors tout ça marche, tout est plus ou moins attendu, relativement crédible mais ça fait du bien, surtout à la Toussaint. Bon ça m'a quand même extirpé quelques larmes, mais bon parfois il m'en faut peu.

 

 

challenge feel good

(2)

21 mai 2015

Anaïs Nin, Venus Erotica

venus erotica

Quatrième de couverture:

"Les lecteurs du célèbre journal d'Anaïs Nin savent qu'en 1950, sur l'instigation d'un mystérieux collectionneur, Henry Miller et Anaïs Nin écrivirent des " érotiques ". Longtemps, ces textes furent mis en sommeil. Depuis sa publication, ce livre n'a cessé de figurer sur la liste des best-sellers et la critique a accueilli avec enthousiasme ces textes particulièrement révélateurs du talent romanesque d'Anaïs Nin."

Je vous préviens, je suis en mode prude ^^ parce que contrairement au titre évocateur est plein d'érotisme c'est bien de pornographie qu'il est question dans ce recueil de nouvelles!! Je n'ai rien contre l'érotisme, voire un peu de pornographie mais quand même trop c'est trop!!! Si la bisexualité est au coeur de ce livre, plus particulièrement chez les femmes, et si quelques scènes sont émoustillantes, bien d'autres sont dérangeantes voire complètement écoeurantes!  Anaïs Nin ne nous épargne rien des pervertissements de la sexualité: pédophilie, inceste, viol, zoophilie et nécrophagie, pour moi ce sont clairement des limites à ne pas franchir!!! Suis-je trop prude, ou vous aussi vous vous demandez comment elle a pu être publiée, que ce soit à l'époque ou même de nos jours? Certes l'écriture est vraiment très belle, fluide et dans sa globalité plaisante à lire, mais what the fuck j'ai envie de dire??? C'est dommage, il n'était pas nécessaire d'en faire autant pour être lue non? 

lire sous la contrainte

 

(21e session: cosmos)

objectif pal

(17/32)

 

18 mai 2015

John Steinbeck, En un combat douteux

en un combat douteux

Quatrième de couverture:

" - Le soleil va bientôt se coucher. A la nuit, ceux de la ville vont peut-être laisser passer nos hommes, mais nous, ils nous arrêteront. Ils veulent notre peau. Alors, je veux que tu t'en ailles, dès que la nuit tombera, et que tu retournes en ville.

- Pourquoi ? Mac le regarda de côté, puis fixa de nouveau son regard sur le sol.

- Quand je t'ai amené ici, dit-il, je croyais que j'étais très fort, et je suis persuadé maintenant que tu en vaux dix comme moi, Jim. S'il m'arrive quelque chose, on trouvera facilement vingt types qui pourront me remplacer. Mais toi, tu as du génie pour ce genre de travail. Le parti ne peut pas te sacrifier ainsi ; pour une petite grève de rien du tout. Ce ne serait pas raisonnable. "

Ca me laisse toujours un peu perplexe ces livres dont la quatrième de couverture est une citation du roman, celle-ci en plus intervient presque à la toute fin du livre et ne dévoile à priori rien sur l'intrigue. Je ne suis vraiment pas douée pour les résumés mais en quelques mots, Mac est au parti communiste, il forme Jim qui vient d'entrer au parti également. A deux ils pousseront des ouvriers (des ramasseurs de pommes) à la grève pour réclamer un salaire plus élevé. En effet, la pratique du travail saisonniers, mais surtout journalier dans les années trentes aux Etats-Unis étaient très courante. D'anciens fermiers venus d'autres états, des travailleurs, des hommes pauvres de manière générale, se faisaient employer dans des fermes pour ramasseur les fruits, le coton, le tabac etc. en fonction des saisons ... La demande étant bien plus forte que l'offre (conséquence de la crise de 29 aux Etats-Unis), ces hommes travaillaient pour une misère, étaient souvent logés sur place, on déduisait logement, parfois nourriture de leur salaire ... Ils survivaient plus qu'ils ne vivaient.

C'est le sujet très prisé de Steinbeck, sujet bien développé dans son magnifique roman Les raisins de la colère. Dans En un combat douteux, Steinbeck s'attarde peu sur les conditions de vie de ces travailleurs, mais plus sur la manière d'amener un groupe d'ouvrier à se mettre en grève pour réclamer plus... Les grèves étaient sévèrement réprimées, et souvent inutiles dans la mesure où les patrons trouvaient toujours des travailleurs encore plus démunis pour faire le travail. Je trouve que ce roman est un bon complément aux raisins de la colère, et vraiment riche en "ficelles" sur les mécanismes de rebellion, effet de groupes, et quelque part de propagande. Je trouve que les moyens employés par Mac ne sont pas toujours très honnêtes. Il se sert de ses pauvres gens pour défendre sa cause, et comme l'indique le titre ses arguments, ou ses manières d'agir sont parfois douteuses, voire complètement fumeuses et en cela, j'ai eu un peu de mal. Si j'ai vraiment beaucoup aimé l'écriture, je suis restée très en dehors de l'histoire et des personnages. Il n'était pas bon être communistre aux Etats-Unis (et je pourrais je crois conserver cette phrase au présent), du coup je me demande si Steinbeck n'a pas écrit son livre de cette manière pour ne pas s'attirer les foudres des américains influents, même si à mon avis ce n'est pas vraiment son genre ... Après je ne doute pas que c'était aussi peut-être une façon d'agir pour le parti communiste, du genre peu importe les moyens du moment qu'on arrive à nos fins ... Je ne sais pas trop .. Et vous l'avez-vous lu? Comment voyez-vous la chose?

Challenge-classique-3

 

(classique de Mai)

objectif pal

(16/32)

 

5 mai 2015

Joris Chamblain & Aurélie Neyret, Les Carnets de Cerise, Le zoo pétrifié (tome 1) / Le Livre d'Hector (tome 2)

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Résumé:

"Il était une fois.... Quand j'étais petite, je me suis fait la promesse que si un jour, j'avaisun journal intime, il commencerait comme ça.

Il était une fois... ben moi, Cerise!
J'ai dix ans et demi et mon rêve, c'est de devenir romancière. Mon truc à moi pour raconter des histoires, c'est d'observer les gens, imaginer leur vie, leurs secrets.
On a tous un secret enfoui que l'on ne dit pas, qui fait de nous ce que nous sommes... En ce moment, avec les copines, on observe quelqu'un de vraiment mystérieux..."

 J'avais offert ces deux bandes-dessinées à ma nièce cet hiver, il fallait aussi que je les lise! Je ne me souviens pas avoir lu de bandes-dessinées, je n'ai jamais tellement aimé ça, à part les Tom-Tom et Nana quand j'étais enfant! C'est un tort parce que quand je rencontre certaines images de BD sur vos blogs je me dis qu'il y a plein de belles choses à découvrir de ce côté là aussi! Trêve de blabla, Les Carnets de Cerise, mi album mi bande dessinée, Cerise veut devenir écrivain et tient des petits carnets dans lesquels elle note des informations à propos de "personnages mystérieux". Dans le premier tome il s'agit de Michel, un homme âgé qui traîne dans la forêt avec des pots de peinture ... Dans le second tome il s'agit encore d'une personne âgée, mais cette fois c'est une femme qui se rend toutes les semaines à la bibliothèque à la même heure, avec le même livre. Si j'ai beaucoup aimé l'atmosphère des deux livres, ma préférence va quand même au second tome, contrairement à ma nièce qui a préféré le premier. Pas étonnant, elle adore les animaux, et moi les livres ... Les dessins sont beaux, la petite touche personnelle apportée par Cerise, la narratrice est sympathique. L'écriture cursive et les dessins "faits-main" sont un plus à mon avis. Les planches de BD s'intercalent pour rapporter les scènes de dialogues ou d'action. C'est une chouette idée. CCT02-C1

Ces deux tomes installent également les personnages récurrents, la mère de Cerise avec qui les relations ne semblent pas simples, elles ont du mal à se parler, et la mère de Cerise ne voit pas d'un bon oeil la relation qu'elle entretient avec Madame Desjardins, leur voisine, écrivaine d'un certain âge.On fait également la connaissance des deux meilleures amies de Cerise, Line et Erica. Je recommande ces BD et j'ai bien envie de découvrir la suite, surtout pour voir l'évolution de la relation entre Cerise et sa mère, et peut-être éventuellement avoir des informations sur son père qui est totalement absent de ces deux titres.

challenge petit bac

 

(OBJET: CARNET) 

 

7 juillet 2015

Patti Smith, Just Kids

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Quatrième de couverture:

"C’était l’été de la mort de Coltrane, l’été de l’amour et des émeutes, quand une rencontre fortuite à Brooklyn guida deux jeunes gens dans la vie de bohème, sur la voie de l’art. Patti Smith et Robert Mapplethorpe avaient vingt ans ; elle deviendrait poète et performeuse, il serait photographe. À cette époque d'intense créativité, les univers de la poésie, du rock and roll et du sexe s'entrechoquent. Le couple fréquente la cour d’Andy Warhol, intègre au Chelsea Hotel une communauté d’artistes et de marginaux hauts en couleur, croise Allen Ginsberg, Janis Joplin, Lou Reed… 
Just Kids commence comme une histoire d'amour et finit comme une élégie, brossant un inoubliable instantané du New York des années 1960-1970. Avec pudeur et émotion, Patti Smith retrace l'ascension de deux gamins inséparables qui insufflèrent la même énergie à leur vie qu’à leur art."

En retard ... Je suis en retard... A la façon du lapin d'Alice aux Pays des Merveilles, je cours après le temps depuis deux semaines ... les fins d'années sont toujours blindées (de bbq et autres apéro hein, pas de boulot ...) le tout cumulé au déménagement dans une dizaine de jours, et aux travaux à boucler d'ici la fin de semaine, je ne sais plus où donner de ma tête ... Tout ça pour dire que je devais publier ce billet le 4 mais que ... 

Donc revenons à Patti Smith!! J'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture, et c'est sans grande susprise puisqu'il s'agit de ma période de prédilection, les sixties aux Etats-Unis!!! Patti n'est encore qu'une ado quasiment, lorsqu'elle débarque à New York avec sa petite valise, pas de boulot, et nullepart où aller, elle dormira quelques jours dehors ...Puis tout s'enchaîne, un petit boulot dans une bijouterie, elle fait la connaissance de Robert Mapplethorpe, et c'est ainsi que commence leur vie d'artistes bohèmes dans le New York des années soixantes. Ce roman est autant l'autobiographie de Patti que la biographie de Robert Mapplethorpe. Patti nous livre sans secrets le personnage complexe qu'était Robert, sa fibre créatrice, son talent, ses caprices et son amour pour Patti. A la fois muse, faire-valoir et en faisant preuve de beaucoup d'abnégation, Patti est celle qui aidera Mapplethorpe à percer dans le milieu artistique New Yorkais. Parallèlement, l'artiste se cherche, elle écrit, des poèmes d'abord puis des chansons. Chaque création des deux artistes se nourrit des personnes qui les entourent, de rencontres fortuites ou provoquées, de leur humeur, de ce qu'ils vivent. Une chose est certaine, ils ont connu la pauvreté, la misère, mais ce sont toujours rattachés l'un à l'autre pour avancer, avec pour seul objectif, vivre de leur art, et je dois dire que ça leur a plutôt réussi, même si malheureusement, Mapplethorpe est mort assez jeune. 

Ce récit fait par Patti Smith m'a donné envie de découvrir davnatage les deux artistes, pour moi, Patti était juste chanteuse et Robert simplement photographe mais ils ont fait bien plus que cela, et sont finalement tout deux des figures emblématiques de l'art du XXe siècle, au même titre qu'Andy Warhol ou Allen Ginsberg qu'ils ont d'ailleurs côtoyés. A lire donc si la période vous intéresse, vous ne serez pas déçus!

lire sous la contrainte

 

(lire sous la contrainte: un mot lié à l'enfance: Kids)

objectif pal

(21/32)

 

26 juin 2015

Lecture commune autour de Charles Dickens, Temps difficiles

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Quatrième de couverture:

"Le roman le plus engagé de Dickens. Les Temps difficiles, ce sont les débuts de la révolution industrielle qui transforme l'aimable campagne anglaise en un pandémonium d'usines, de canaux, d'installations minières, de fabriques, d'entrepôts, de banlieues misérables où vit à la limite de la survie le prolétariat le plus exploité qui sans doute fût jamais. Sous un ciel de suie, Coketown, la ville du charbon (Manchester en réalité), est d'autant plus l'image de l'enfer que la classe ouvrière n'y est pas encore organisée et qu'elle apparaît ainsi comme la victime toute désignée de politiciens sans scrupules et d'une bourgeoisie, parfois compatissante et troublée dans son confort moral, mais toujours persuadée de la divinité de ses droits. Le roman de Dickens correspond point pour point à l'analyse qu'en ces mêmes années et dans cette même Angleterre, Fr. Engels entreprenait de la naissance du capitalisme moderne."

J'ai été très agréablement surprise par cette lecture, non pas parce que c'était Dickens, j'ai lu et apprécié les romans de l'auteur que j'ai lus quand j'étais étudiante mais parce que la quatrième de couverture m'en faisait attendre tout autre chose. J'imaginais un roman sur la dureté du milieu ouvrier, le travail à la mine, la vie dans les cités minières, etc, mais finalement ceci ne sert que de contexte à l'histoire que nous livre l'auteur. Ce n'est pas véritablement un roman sur le prolétariat naissant, mais plus une histoire de manipulation de la bourgeoisie locale. 

Jj'ai quand même eu besoin de plusieurs chapitres pour ma familiariser avec la plume de Dickens, et ses personnages, mais au tiers du roman j'ai vraiment été accrochée grâce à l'intrigue "amoureuse", même si ce n'est pas tout à fait le cas. Le sort de Stephen Blackpool, ouvrier congédié pour "agitation" m'a intéressée, il est l'une des clés du récit. J'ai détesté Mrs Sparsit, rien n'est fait pour nous la faire apprécier, au contraire de Rachael, ou Cécilia. Mr Bounderby est pétri de suffisance,

son personnage est contrebalancée par celui de Louisa, chacun ayant son pendant, positif et négatif. 

Les titres des différentes parties du livre son révélateurs (Les semailles, la moisson, l'engrangement) de la manière dont le récit est construit, ce sur quoi repose le dénouement et les véritables rôles des personnages dans l'histoire. C'est aussi assez métaphorique par rapport au contexte historique et aux rapports entre prolétariat et bourgeoisie. J'ai vraiment apprécié me replonger dans un bon classique anglais.

objectif pal

 

(20/32)

 

Challenge-classique-3

 

(classique de Juin n°2)

mois anglais

Le mois anglais chez LouCryssilda et Titine 

 

21 avril 2015

Mark Watson, Eleven

eleven

Quatrième de couverture:

"La nuit, Xavier Ireland anime avec passion une émission de radio pour les Londoniens, à l'écoute de leurs espoirs, leurs peurs, leur doutes.
Le jour, c'est un solitaire, un homme volontairement coupé du monde. Jusqu'à sa rencontre avec une femme de ménage peu ordinaire qui va l'obliger à se confronter aux fantômes de son passé. Qu'il le veuille ou non, le destin de Xavier est lié à celui des autres, et le plus infimes de ses actes peut déclencher une série d'événements susceptibles d'affecter inéluctablement la vie de onze de ses concitoyens."

Voilà un livre raffraîchissant et prenant, lu en à peine un weekend, Mark Watson a su me tenir en haleine!

Xavier Ireland a débarqué en Grande-Bretagne quelques années plus tôt pour fuir un évènement douloureux survenu chez lui, en Australie. Il anime tous les soirs une émission de radio avec son acolyte un peu pataud, Murray. Des gens appellent pour parler de leurs problèmes, et Mark leur prête une oreille attentive tout en leur prodiguant des conseils ... Vous connaissez le proverbe, ce sont toujours les cordonniers les plus mal chaussés, Xavier s'il est investi à la radio ne l'est pas du tout dans la vie de tous les jours et prône un non-interventionisme en totale contradiction avec l'animateur radio qu'il est la nuit. C'est ce non-interventionisme qui va entraîner une suite d'évènements dont chaque conséquence aura une répercusion sur la vie d'une autre personne, et ainsi de suite touchant onze personnes ... L'histoire de ces onze perosnnes est abordée selon le prisme de l'évènement de départ. En parallèle, les souvenirs de Xaviern encore Chris à l'époque se mêlent à l'histoire, et nous font comprendre ce qui a amené l'animateur en Grande-Bretagne et pourquoi il est devenu soupe au lait.

J'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture, le personnage de Xavier est touchant, son rapport aux autres, à Murray, à sa femme de ménage sont intéressants. Le développement des personnages et histoires annexes sont faits avec suffisamment de finesse pour que les ficelles du destin qui les lie ne paraissent pas trop évidentes. L'humour British est bien présent sans en faire trop.

J'émets un seul bémol, sur la fin, qui à mon sens aurait été meilleure si différente parce que là elle est beaucoup trop frustrante!!!

 

objectif pal

 

(12/32)

challenge petit bac

 

(Titre un seul mot: ELEVEN)

17 avril 2015

Grégoire Delacourt, On ne voyait que le bonheur (Billet de Valérie)

Je suis sur le chemin du retour avec mes 48 élèves (enfin j'espère, billet programmé) et mes 3 collègues mais j'ai laissé les clés du blog à Valérie qui voulait vous parler d'une de ses lectures audio dans le cadre du Prix Audiolib:

on ne voyait que le bonheur

Antoine est expert en assurance et il remonte le fil de sa vie en la saupoudrant des remboursements qu’il a eu à traiter dans sa carrière.

Soyons honnête, j’ai mis les oreilles dans ce livre de mauvaise grâce. Je n’avais pas du tout envie de retrouver cet auteur dont je n’avais pas aimé La liste de nos envies. Mais comme le roman est dans la sélection du Prix Audiolib, je l’ai écouté, ou plutôt j’en ai écouté la moitié. Comme je ne suis pas masochiste, je me suis dit que j’avais assez souffert comme ça et il m’a semblé qu’en écouter plus de la moitié était une limite que je ne pouvais pas franchir. J’ai détesté le ton de ce roman ainsi que la lecture qui en est faite (je ne parle que du lecteur car je n’ai pas entendu la lectrice que la première moitié) , même si je conviens que le ton du lecteur sied à la noirceur de ce roman. D’abord, j’ai été agacée par les chiffres qui jalonnent ce roman et qui correspondent aux remboursements des clients de l’assurance. En plus, je n’ai pas trouvé certaines situations crédibles. D’autre part, je n’ai pas aimé du tout le poids que le narrateur fait porter à sa famille. Tout est noir dans ce roman, et cela ne m’effraie pas d’ordinaire, s’il y a un style. Mais ici, c’est noir sans parvenir à être dramatique et ce roman n’a aucun style propre. Ce n’est pas seulement que je me suis ennuyée, c’est vraiment que j’ai été agacé par ce quadra qui se lamente ; tout ce que je n’aime pas.

Voilà, c’est dit, entre Delacourt et moi, c’est définitivement fini.

 

Date de parution : 15 Octobre 2014 Durée : 6h53  coeur

prix audiolib

19 mars 2015

Cathy Cassidy, Les filles au chocolat - Coeur mandarine - tome 3

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Quatrième de couverture:

"Avec la perfectionniste Summer, 12 ans passés, un zeste d'acidité jaillit au coeur du fondant chocolaté... Elle rêve si fort de devenir danseuse que son échec à l'audition du Royal Ballet lui a ôté toute illusion. Même son beau boyfriend ne lui fait pas ressentir d'étincelle. Pour la refaire briller, il faudrait une nouvelle chance d'accomplir son rêve, un autre garçon... 
Un tome 3 plus grave, qui soulève avec finesse les difficultés de l'adolescence."

 Après le Comte de Monte Cristo, il me fallait quelque chose de plus frivole ... J'ai opté pour Les filles au chocolat, c'était ça ou Giorgia Nicolson ... Bon finalement j'ai eu de la légèreté de par l'écriture destinée au public adolescent mais ce 3e tome est un peu moins frivole que les autres. Cathy Cassidy évoque ici l'anorexie chez les adolescentes. Si c'est un thème à traiter sérieusement pour les jeunes filles, je trouve qu'il est assez mal amené dans le roman. Il est en accord avec l'envie de réussir de Skye, cette audition de danse classique etc. mais j'ai trouvé que les ficelles étaient trop grosses, peut-être qu'un peu de subtilité aurait permis d'aborder le thème plus en profondeur. Bien sûr la danse est omniprésente dans ce tome consacré à Skye, et c'est sans doute aussi ce qui m'a moins plu, ce n'est pas le personnage que je préfère dans la famille Tanberry-Costello. J'ai tout de même passé un moment sympathique, et j'espère que la série n'est pas en train de s'essouffler!

 

challenge petit bac

 

(COULEUR: MANDARINE)

objectif pal

(8/32)

 

8 mars 2015

Clara Dupont-Monod, Le roi disait que j'étais diable

le roi disait que j'étais diable

Quatrième de couverture:

"Depuis le XIIe siècle, Aliénor d’Aquitaine a sa légende. On l’a décrite libre, sorcière, conquérante : « le roi disait que j’étais diable », selon la formule de l’évêque de Tournai…
Clara Dupont-Monod reprend cette figure mythique et invente ses premières années comme reine de France, aux côtés de Louis VII.
Leurs voix alternent pour dessiner le portrait poignant d’une Aliénor ambitieuse, fragile, et le roman d’un amour impossible.
Des noces royales à la seconde croisade, du chant des troubadours au fracas des armes, émerge un Moyen Age lumineux, qui prépare sa mue."

Pour cette journée de la femme et le rendez vous de Sophie, je me suis gardée cette lecture du mois dernier qui est plus qu'appropriée. Clara Dupont-Monod nous plonge au Moyen-Age, dans les pensées et la vie tumulteuse d'Aliénor d'Aquitaine. Mariée très jeune au roi Louis, tout aussi jeune, ils ont tous les deux moins de 15ans au moment des noces, Aliénor n'en est pas moins une femme au caractère fort et ambitieux. Elle entend bien gouverner le royaume de France comme elle a mené celui d'Aquitaine, avec beaucoup de fermeté ... Louis est pris entre deux feux, les attentes de son épouse qui veut de lui une poigne de fer, et celles de son conseiller l'Abbé Suger (qu'Alienor déteste). Il est prêt à tout pour un regard de son épouse qui le dédaigne. L'alternance des chapitres, tantôt du point de vue d'Aliénor, tantôt de celui de Louis montre bien cette dualité chez le roi et renforce l'inflexibilité et la froideur d'Aliénor.

J'ai beaucoup apprécié cette plongée au temps des croisades et des "guerres d'influence", Aliénor n'espère qu'une chose, accroître le pouvoir de son époux, et donc le sien, alors que Louis ne rêve que d'une chose, être considéré par son épouse. Bien sûr l'auteur romance cette partie de l'histoire, mais est-elle si éloignée de la réalité? En tout cas j'ai appris beaucoup de choses, j'ai démêlé quelques fils de la généalogie royale de l'époque, et je suis maintenant prête à plonger dans els livres de Doherty que j'ai reçus pour mon anniversaire puisqu'ils mettent en scène la reine Mathilde, fille d'Aliénor si je ne dis pas de bêtises!

De plus, l'écriture de Clara Dupont-Monod est très agréable à lire, le risque avec ces romans historiques c'est de se perdre en détails ou avec une langue un peu désu-te, là ce n'est pas le cas, le texte est fluide tout en étant emrepint d'une certaine poésie, cela se lit très facilement.

 

Les avis de LilibaEvaMicmelo, Fleur ...

 

 

journc3a9edelafemme2014

(rendez-vous pour la journée de la Femme chez Sophie)

 

challenge petit bac

( gros mot: DIABLE, ligne n°2)

 

 

 

26 avril 2015

Laura Kasischke, Les Revenants

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Quatrième de couverture:

"Une nuit de pleine lune, Shelly est l’unique témoin d’un accident de voiture dont sont victimes deux jeunes gens. Nicole, projetée par le choc, baigne dans son sang, et Craig, blessé et en état de choc, est retrouvé errant dans la campagne. C’est du moins ce qu’on peut lire dans les journaux mais c’est une version que conteste Shelly. Un an après, Craig ne se remet toujours pas. Il ne cesse de voir Nicole partout… Serait-il possible que, trop jeune pour mourir, elle soit revenue ?"

 Je pressentais que j'aurai un peu les chocottes en lisant ce roman de Laura Kasischke donc j'ai attendu les vacances pour l'ouvrir. Pas mal de train devant moi et dix jours chez ma soeur, c'était donc parfait! Et j'ai bien fait parce que l'atmosphère du récit est pesante. J'avais peur que la quatrième de couverture ne dévoile trop d'informations mais non, c'est le point de départ du roman, qui est assez dense. Chaque chapitre se focalise sur un personnage, qui de près ou de loin est lié à l'accident de Craig et Nicole. La chronologie n'est absolument pas respecté, on oscille entre présent, passé immédiat, passé lointain sans prévenir, mais Kasischke est suffisamment clair dans ses propos pour que le lecteur ne se perde pas ni ne s'enmêle. J'ai beaucoup apprécié ces allers et venues dans le temps et dans les personnages. Chaque récit faisant écho au suivant, comme dans une caisse de résonnance. Plus le récit avance, plus le mystère s'épaissit, le fil est ténu entre réalité et fantastique, sans jamais en faire trop (je n'aime pas trop le fantastique), on s'interroge, on est perplexe, on devine à demi-mots, jusqu'aux cents dernières pages ou l'intrigue se dénoue fil par fil. Plus j'approchais de la fin, plus je voulais savoir! Je ne m'étonne pas que Kasischke ait reçu le prix des lecteurs pour son roman, le suspense est rondement mené, les personnages sont intéressants et sont à mon avis bien représentatifs des jeunes américains qui accèdent à l'enseignement supérieur. Kasischke soulève des questions sur le système universitaire américain mais surtout sur ces organisations un peu obscures que sont les sororités, qui ne font pas de cadeaux aux étudiants qui n'entrent pas dans le moule.

Je sais que Kasischke a quelques détracteurs sur la blogo, surtout depuis Esprit d'Hiver mais peut-être que ce titre-là pourrait en réconcilier certaines?

challenge petit bac

 

(la mort: REVENANTS)

objectif pal

 

(14/32)

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