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Notes de lecture
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31 décembre 2013

Les films de Décembre

Petit bilan mensuel des films que je suis allée voir au cinéma, je triche un peu en incluant un film vu en Novembre dont je n'avais pas pris le temps de vous parler:

cartel

Cartel de Ridley Scott avec Michael Fassbender, Cameron Diaz, Javier Bardem, Penelope Cruz et Brad Pitt

Les + : Les acteurs, voilà un casting ambitieux avec un Bardem complètement loufoque, et une Penelope Cruiz plus belle que jamais...

Les - : L'histoire!! Je n'ai pas du tout accroché, je n'ai d'ailleurs pas tout compris et j'ai trouvé que c'était un peu trop bling bling.

En bref, je n'ai pas trop aimé, comme quoi un bon réalisateur et un casting de choc ne font pas forcément un bon film...

 

 

 

les garçons

Les garçons et Guillaume, à table! de Guillaume Galienne, avec Guillaume Galienne.

Les +: Beaucoup d'humour souvent décalé et donc encore plus drôle, une histoire touchante, des scènes mémorables, un jeu d'acteur grandiose, que ce soit dans son propre rôle ou dans celui de sa mère, une bande son géniale.

Les - : j'ai eu un peu de mal avec la narration au début du film

En bref, j'ai adoré!

 

 

 

casse tête chinois

Casse-tête chinois de Cédric Klapish avec Romain Duris, Cécile de France, Audrey Tautou, Kelly Reilly..

Les + : les acteurs, Romain, Cécile, Kelly, j'adore! et même Audrey Tautou qui pour une fois ne fait pas trop gourdasse! La touche Klapish avec des histoires un peu folles, le New York de Brooklyn et China Town, l'humour

Les - : L'histoire est un peu longue à se mettre en place et la narration en début de film n'arrange rien.

En bref jai aimé retrouvé les personnages de l'auberge espagnole à l'âge de lma maturité mais le meilleur reste pour moi le premier.

 

 

 

zulu

Zulu de Jérôme Salle avec Orlando Bloom et Forest Withaker

Les + : la plongée dans l'Afrique du Sud moderne encore empreinte de rivalité entre les différentes communautés qui y vivent. Les acteurs avec un Forest Whitaker taciturne et touchant et la noirceur d'Orlando Bloom qui cache une grande loyauté. La plongée dans les Township, le scénario et la BO mais surtout la fin, surprenante et très forte.

Les - : quelques longueurs.

En bref, j'ai beaucoup aimé!

 

 

 

Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un très bon réveillon!

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20 octobre 2013

Un dimanche en Bretagne: de St-Michel-en-Grêve au Yaudet

En arrivant à St-Michel-en-Grêve, on s'est cru dans une ville fantôme avec ce brouillard qui s'élévait de la plage, presque entièrement recouverte d'Algues vertes, ça ne gênait pas certains locaux ou touristes? En tout cas le grand hôtel de la plage faisait un peu flipper!!

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à Plestin-les-Grêves

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Au Yaudet, village perché et très paisible, il semblerait que ce soit sur le Yaudet qu'est calqué le village d'Astérix... mais nous n'avons croisé aucun gaullois

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Et voilà c'était la dernière série de photo consacrée à la Bretag,e, la semaine prochaine je vous emmène en Grande-Bretagne, à Londres plus précisément.

Les dimanches en photos sont à l'initiative de Liyah et on les retrouve aussi chez : LilibaChoupynette,  Fleur,  AnjelicaMyrtilleSandrineChoco, SeriaLecteur,  EstellecalimMargotte...

30 août 2013

Keith Richards, Life

lifeQuatrième de couverture:

"Une Impala fonce dans le désert de l'Arkansas. Keith Richards est au volant. Avec lui, des amis et quelques substances : hasch, coke et peyotl. En cet été 1975, les Rolling Stones forment déjà le groupe de rock le plus dangereux de la planète. Bien sûr les histoires de dope, les filles évanouies, les arrestations, on connaît. Mais quand Keith Richards raconte l'épopée à sa façon, on touche au mythe."


C'est Latite06 qui m'avait donnait envie de lire cette autobiographie de Keith Richards tant son billet à son propos était élogieux. Je vous ai retrouvé son billet. Life dormait dans ma Pal depuis un peu plus d'un an mais l'été dernier j'ai lu la biographie de Llennon je ne me voyais pas enchainer les deux! Forcément je n'ai pu m'empêcher de les comparer. J'ai globalement apprécié ma lecture mais avec des bémols, bémols qui sont liés je pense au fait d'avoir lu la biographie de Lennon avant, et aussi sûrement au fait que ce soit une autobiographie. 

J'ai apprécié connaître l'enfance du musicien, la formation du groupe et ses débuts, tater un peu l'ambiance de l'époque, la folie insuflée aux fifties par les Stones en réponse au conformisme et à la consommation. Bien sûr il y est beaucoup question de drogues mais c'était dans l'air du temps... Mais quand même ça m'a parfois ennuyée, ce qui m'a finalement le plus gênée c'est l'impression que j'ai eu que Richards réglait ses comptes avec Mick Jagger dans une bonne partie du bouquin et j'ai trouvé ça un brin déplacé.

Par contre, en ce qui concerne la musique et les instruments, forcément puisque le livre est écrit par Richards lui-même c'est très pointu, et ça m'a parfois un peu perdue. Comment certaines chansons ont été écrites, et en si peu de temps m'a parfois hallucinée, on peut dire que les Rolling Stones avaient vraiment la musique dans la peau, c'est impressionnant.

Bizarrement, la partie du roman que j'ai préférée est la dernière, quand Keith Richards semble plus posé, qu'il se remarie avec Pattie et cesse de se droguer. Et puis il y a aussi le style de Keith Richards qui vaut la peine d'être lu, incisif mais avec beaucoup d'humour mais surtout beaucoup de générosité. Et il en faut de la générosité pour faire vibrer son public. Cette générosité se retrouve dans les liens qu'il a tissés avec d'autres musiciens, en Jamaïque notamment.

Si je n'ai pas le même ressenti que Latite j'ai tout de même passé un bon moment, avec Keith Richards on est dans le ressenti, avec Philipp Norman on était dans l'historique.

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(2/3, mot étranger: Life)

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(24/97)

28 août 2013

David Abiker, Zizi the Kid

zizi_the_kidQuatrième de couverture:

" Dans les années soixante-dix, un petit garçon, David Abiker, se montre déjà très intéressé par le sexe opposé : espionner les clientes de sa mère couturière pendant leurs essayages, s'initier à de nouveaux horizons avec le catalogue des 3 Suisses, explorer la pile de Playboy d'oncle Léon... Pour lui, rien n'est plus merveilleux que ces activités clandestines. Avec humour et légèreté, l'auteur nous fait revivre notre enfance à travers ce récit nourri de souvenirs très personnels."

 


Voilà un livre drôle et divertissant mais qui n'est pas non plus très novateur dans le genre. Le récit autobiographique de David Abiker m'a un peu rappelé l'Augusteen Burroughs de Courir avec des ciseaux en moins loufoque. David, aka zizi, est un enfant à peu près comme les autres mais déjà très intéressé par la sexualité, normal pour cet âge je ne sais pas, je ne suis pas passée par là, en tout cas pas en tant que garçon, cela l'amène parfois à des situations cocasses que l'auteur adulte nous décrit avec une pointe d'humour qui m'a plue.

En bref, j'ai passé un bon moment de lecture mais cette histoire ne me marquera sans doute pas longtemps.

 

 

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(1/3: mot étranger: Kid)

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(23/97)

5 juin 2013

Ngaio Marsh, La mort en embuscade

MortEmbuscadeQuatrième de couverture :
« Réunir, dans le huis-clos de son vieux manoir enneigé, sept personnes qui se détestent cordialement, tisser une subtile toile de rancœurs inexprimées et de secrets morbides, Jonathan Royal trouve l'idée amusante. Mais lorsque sa mise en scène tourne au drame, il n'a de cesse que de faire arrêter le coupable. Il sait exactement lequel de ses invités a commis l'ignoble crime. Arrivé sur place, l'inspecteur Alleyn procède pourtant à la redistribution des rôles... ».

Ngaio Marsh est néo-zélandaise et pourtant son écriture fait penser aux romans d'Agatha Christie. D'ailleurs, l'intrigue a très certainement été inspirée par Les dix petits nègres: sept invités se retrouvent chez Jonathan Royal. Ce dernier les a réunis pour des riasons bien spécifiques: chacun à un différent avec l'un ou même plusieurs des autres invités. Quelle folle idée a donc eu notre hôte. Il souhaitait faire ressortir craintes et frustrations lorsque les personnes présentes sont en situation de tension. C'est réussi puisque l'un d'entre eux meurt, et, étant bloqué au manoir pour causes d'intempéries, cela ne peut être que l'un d'entre eux.

Rapidement mes soupçons se sont portés sur le véritable coupable mais cela ne m'a pas pour autant gâché le plaisir de la lecture. J'ai apprécié le mode de raisonnement de Mandrake d'abord puis d'Alleyn pour aboutir à une conclusion. Les portraits des personnages sont savoureux, rien ne leur est épargné et leurs petits défauts sont exacerbés par le huis-clos. Le fait qu'ils soient contraints par les intempéries à rester au manoir ajoute au côté oppressant de se faire manipuler, sans savoir bien évidemment qui tire les ficelles. Le récit est ancré dans la seconde guerre mondiale me semble-t-il mais il a un côté intemporelle (hormis la présence de voitures et de la TSF) on se croirait presque dans un manoir victorien perdu dans la lande, ce côté m'a beaucoup plu. De plus, Ngaio Marsh se débrouille plutôt bien avec les dialogues et "l'esprit" (le wit en anglais) de ses personnages. 

J'émets deux bémols, et ceux-ci concernent Mandrake, le premier étant la relation qui naît entre lui et Chloris Wynne, beaucoup trop rapide selon moi, le second concerne son passé. Le narrateur laisse entendre qu'il cache quelque chose, mais ne dévoile rien ou presque à ce sujet.

J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge un mot des titres organisé par Calypso, le mot de cette session était mort. Toutes mes excuses pour le retard!

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(16/97)

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20 avril 2013

Lecture commune: Jim Fergus, Mille femmes blanches

mille_femmes_blanchesQuatrième de couverture:

"En 1874, à Washington, le président américain Grant accepte dans le plus grand secret la proposition incroyable du chef indien Little Wolf: troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l'intégration du périple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart des "Mille femmes" viennent en réalité des pénitenciers et des asiles de tous les États-Unis d'Amérique... Parvenue dans les contrées reculées du Nebraska, l'une d'entre elles, May Dodd, apprend alors sa nouvelle vie de squaw et les rites inconnus des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l'alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, May Dodd assiste alors à la lente agonie de soi, peuple d'adoption..."

 

J'ai beaucoup aimé cette lecture, rapidement j'ai apprécié la narratrice. Le fait que ce récit soit fait sous la forme d'un journal intime a fortement contribué à ce que je l'apprécie. Les carnets de May Dodd sont au nombre de sept, chacun marquant une étape dans son aventure en terre indienne. En effet, May a accepté de devenir l'épouse d'un Cheyenne pour réhabiliter la tribu auprès des blancs. Dans son premier carnet, May nous explique son choix en racontant sa vie à l'asile où elle est internée alors qu'elle a toutes ses capacités mentales (comme nombre de femmes à l'époque, mais qui s'en souciait?)

Un long voyage en train les achemine d'abord les premières femmes consentant à l'échange à Fort Larami où May tombera sous le charme du Capitaine Bourke, chargé de les "remettre" au chef Cheyenne Little Wolf. Vient ensuite le récit de son adaptation en terre Cheyenne, de sa vie de sauvage et de nomade.

On suit la progression d'un petit nombre de ces femmes, avec qui Mmay a sympathisé pendant le voyage. Toutes sont particulières et attachantes, Martha, la petite Sara, Phémie, Gretchen etc. J'ai beaucoup apprécié les portraits des personnages faits par May, que ce soit les femmes blanches ou les indiens. Cette immersion dans la tribu m'a appris beaucoup de choses sur la vie des indiens, leur mode de fonctionnement, leurs lois, la place des femmes dans leur société mais surtout le choc des civilisations dont j'avais déjà eu un bref aperçu avec Sherman Alexie. Ici le Whiskey fait lui aussi des ravages et il est introduit par les blancs, c'est un sang-mêlé qui parle français qui l'introduit dans la tribu de Lttle Wolf. La barbarie des blancs "civilisés" vs. la nature des indiens "sauvages" est soulignée à deux reprises dans le roman. D'abord par le biais du prêtre qui commet un acte impardonable et ignoble. May s'insurge alors sur le fait se savoir qui finalement a plus à apprendre de qui. Ensuite lors de l'attaque militaire mais je n'en dévoile pas plus.

Certaines cscènes sont difficiles mais elle montr les rivalités qui existaient entre les différentes tribus. Une seule m'a vraiment choquée: la célébration de la naissance des enfants sang-mêlés. Cette lecture fût néanmoins un coup de coeur même si celui-ci est un peu nuancé puisque j'ai appris que ce n'était qu'une fiction. L'éditeur précisait que le texte était basé sur un fait réel mais si l'idée de cette échange a bien été soumise par Little Wolf, l'échange n'a jamais eu lieu, le président Grant ne l'ayant jamais autorisé.

Allons tout de suite voir ce qu'en ont pensé Canel et A girl from eath, Val quant à elle avait apprécié les personnages mais c'était un peu ennuyée au milieu.

 

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(11/97)

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(1/2)

pour la couleur verte, chez Liyah

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la contrainte étant cette session un chiffre

 

16 mars 2013

Lecture commune: Jean-Michel Guenassia, La vie rêvée d'Ernesto G

la_vie_r_v_e_d_Ernesto_GQuatrième de couverture:

"De 1910 à 2010 et de Prague à Alger en passant par Paris. La traversée du siècle de Joseph Kaplan, médecin juif pragois. De la Bohème et ses guinguettes où l'on croisait des filles qui dansaient divinement le tango en fumant des Bastos, à l'exil dans le djebel, de la peste d'Alger aux désillusions du communisme, voici la vie d'un héros malgré lui, pris dans les tourmentes de l'Histoire. Une vie d'amours et de grandes amitiés, une vie d'espoirs et de rencontres, jusqu'à celle, un jour de 1966, d'un certain Ernesto G., guerrier magnifique et terrassé, échoué au fin fond de la campagne tchèque après sa déroute africaine.

On retrouve ici toute la puissance romanesque de Jean-Michel Guenassia qui, après Le Club des incorrigibles optimistes, nous entraine dans la délicate nostalgie des hommes ballottés par l'Histoire, les hommes qui tombent et qui font de cette chute même et de leur désenchantement une oeuvre d'art."

 

Début du XXe siècle, Joseph, fils de médecin vit à Prague avec son père. Il fait des études de médecine et se spécialise dans la recherche en biologie à Paris. Université le jour, meeting politiques et danse la nuit, les années éstudiantines de Joseph seront marquées par la montée du franquisme puis du nazisme.

A l'orée de la seconde guerre mondiale, Joseph part pour Alger et intègre le prestigieux institut Pasteur où il travaillera quelques années, Guenassia nous fait le doux récit d'une Algérie française où il fait bon vivre. Les amitiés sont solides, la jeunesse se retrouve dans les petites gargottes et l'odeur des merguez grillées n'est pas bien loin. Seule la guerre met un terme à cette vie d'insouscience et oblige notre Joseph, juif de par son père, à  fuir Alger et se cacher tout en continuant ses recherches. Cette période est marquée par la solitude et la promiscuité qui changeront notre protagoniste. Trois ans de cette vie de misère et Joseph revient à Alger puis en France à la fin de la guerre pour retrouver ensuite son pays, ses amis, ses racines. Vivre son amour, occuper des responsabilités dans la vie politique, nous faire réfléchir sur le communisme, rencontrer Ernesto G pas de la manière qu'on croit ... Je n'en dis pas plus quant aux évènements pour vous laisser le plaisir de la découverte intact.

Il est des livres comme ça, qu'on sait qu'on portera toujours au fond de nous, le club des incorrigibles optimistes en était, La vie rêvée d'Ernesto G en sera aussi. Jean-Michel Guenassia m'a une nouvelle fois emmenée avec lui et ses personnages. De Prague à Paris en passant par Alger ce sont une histoire et une Histoire chargées en émotions et en souvenirs qui nous sont contées avec brio.

J'ai autant aimé la première partie centrée sur Joseph Kaplan que la seconde centrée sur Héléna, sa fille et Ernesto Guevara. Quelle en est la part de réalité et la part fictive? On se prend vite à rêver des rues de Prague, de la douceur de la Bohême, du froid qui vous mord les joues et des cafés pittoresques et chaleureux.

Ce roman c'est aussi l'histoire d'une nation qui a porté le communisme à bouts de bras comme l'illusion d'un monde meilleur et plus humain c'est donc aussi forcément la desillusion d'un peuple brimé qui ne peut s'exprimer librement et qui vit dans l'angoisse des arrestations arbitraires.

Il y aurait tellement de choses à dire: l'amour parental, la raison et la passion, la trahison, la manipulation, l'enfance, l'appartenance à un peuple, à une terre, à des idéaux, l'enfance, l'abandon, la foi... Le mieux étant encore de le découvrir soi-même... Et par la même occasion de (re)voir Carnets de voyages avec Gabriel Garcia Bernal.

 

Quelques extraits qui m'ont particulièrement émue:

"Un soir, elle lui avait recommandé de se méfier comme de la peste des lieutenants de vaisseau, tout ce qu'ils juraient ou écrivaient c'était des bobards, rien d'autre."

"Ils se retrouvaient en tête à tête, dans cette maison au silence de cathédrale, ressemblant à ces enfants perdus dans la palpitation d'une nuit de noces d'un mariage arrangé par les familles et même si c'était eux qui l'avait organisé, ils se sentaient aussi gauches et empruntés, ils savaient l'un et l'autre que ce n'était plus une belle idée mais un corps inconnu avec qui ils étaient censés passer le reste de leur vie et se découvrir, se donner, faire le grand saut dans le vide, devenir intimes, dévoiler leurs secrets, en finir avec cette amitié batarde, plus prochesdésormais que de n'importe qui, avec la même appréhension, la même crainte, va-t-on s'entendre? Va-t-on se trouver? Avons-nous suffisamment envie l'un de l'autre pas seulement pour cette nuit mais pour les milliers d'autres nuits et d'autres jours? Peut-on se remettre d'avoir fait les choses à l'envers, dans un sens différent de l'ordre universel, où on s'aime d'abord, où on s'aime tellement qu'on décide de rester ensemble pour la vie."

"Nos vies ne nous appartiennent pas: d'autres les écrivent pour nous. Je dois partir ailleurs. Nous ne nous reverrons pas. Je vais tenir un rôle que je n'avais pas envie de jouer, dans un mauvais film, avec une fin stupide, mais ce film aura certainement beaucoup de succès. Et il paraît que ce sera une grande victoire pour notre cause. Sauf pour moi."

"Au moment de m'en aller, je voulais que tu saches à quel point j'ai pu t'aimer, tu as été une lumière merveilleuse, tu m'accompagneras toujours où que j'aille et je souhaite à chaque homme sur cette terre de connaître une femme comme toi." (lettre d'Ernesto)

"Je ne vais pas me mettre à énumérer la liste infinie des évènements du siècle. Et de tous, si je ne devais en retenir qu'un seul, ce serait la chute du Mur. Parce que ce fût ce jour-là l'écroulement de la pire dictature de tous les temps, du plus grand mensonge de l'histoire de l'humanité. La vie aujourd'hui est dure mais au moins c'est une vie d'hommes et de femmes libres."

 

 

C'était une lecture commune avec Valérie et Sylire

 

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(3/7)

 

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(5/97)

4 octobre 2011

Marilyn Jay Lewis, Sex in America

sex_in_americaQuatrième de couverture:

" Ce recueil présente deux longues nouvelles érotiques qui portent un regard inédit sur le désir féminin, à travers des personnages qui découvrent le plaisir lors de rapports généralement purement masculins.

Ainsi, la première nouvelle présente l’histoire d’amour entre une prostituée chinoise et un marin noir dans l’univers underground des années 50 sur l’île de Coney Island. La seconde histoire nous plonge dans les bas-fonds de New York en 1927, où La fille de Gianni,
petite amie d’un gangster, découvre la jouissance après s’être donnée à plusieurs hommes à la fois.

 L’auteur :
Cette auteure qui vit à New-York a su s’imposer comme figure de proue dans le monde de l’érotisme. Neptune & Surf – titre original de cet ouvrage – présente des textes de fiction tirés d’entretiens de l’auteur avec un groupe de femmes sur leurs fantasmes les plus profonds. Elle a reçu le prix du meilleur auteur érotique « Erotic Awards » de l’année au Royaume-Uni en 2001 pour ce livre."

 

Grâce au partennariat spécial rentrée chez Hérisson et avec les éditions Lamusardine, je peux non seulement commencer mon challenge du 1 % de la rentrée littéraire organisé par Hérisson elle même, mais en plus honorer ma participation au Premier mardi c'est permis de Stéphie!

Les nouvelles vous le savez ce n'est pas torp mon truc mais là le support se prête bien au genre pornographique, parce que je ne pense pas que j'aurais tenu tout un roman! J'ai donc apprécié la première nouvelle, Neptune Avenue. Il y a une histoire derrière les scènes de sexe. Gina/ Rosalie est une prostituée d'origine asiatique, elle vit dans une petite chambre non loin de la promenade de Coney Island où elle trouve ses clients, en général des marins de la marine marchande. C'est sur la promenade que Gina rencontre Nath, cuisinier de la marine marchande. Le hic c'est que Nath aime beaucoup Gina et qu'il n'est donc pas un client comme les autres, de plus il est noir, et dans les années 50 c'est plutôt mal vu, même pour une prostituée de coucher avec un noir ... J'ai apprécié le personnage de Nath, il est sincère avec Gina et veut vraiment l'aider à sortir de la prostitution à rompre avec sa famille, tenancière d'un bar à opium. Les scènes de sexe sont bien sûr très présente et assez crues, mais dans la mesure où elles sont intrinsèquement liées à l'histoire ça ne m'a pas dérangée plus que ça. L'histoire bien sûr et les personnages auraient gagnés à être approfondis. Mon avis est donc positif pour cette première nouvelle, ce n'est pas vraiment le cas pour la seconde.

La seconde nouvelle, La fille de Gianni, est encore plus crue et "gratuite". L'histoire, si tant est qu'il y en est vraiment une, concerne une petite bande d'escrocs de New York. Victoria, petite amie de Paulie, semble avoir volé une somme d'argent appartenant à cette bande, menée par un certain Joey. Pour la punir, Joey va "offrir" la belle Victoria à ses hommes. Tour à tour Victoria va donc assouvir les fantasmes de ces hommes dans une pièce close où ils sont tous réunis. J'ai moins accroché parce que la effectivement nous avons du sexe pour du sexe, de la violence, voire carrément du viol. J'ai trouvé cette nouvelle plutôt dérangeante. Je n'ai même pas ressenti de compassion pour le personnage de Victoria non plus, et pourtant c'est quand même une pauvre fille ... Le personnage qui m'a intriguée c'est Gianni et les autres j'ai simplement que c'étaient des salauds ... Oui oui tout ça 'nest pas très profond (contrairement aux coïts subis par la dame d'ailleurs ^^)

C'es donc 50% de satisfaction pour ce recueil que je ne regrette pas d'avoir lu malgré tout, ne serait-ce que pour la première nouvelle. Je te remercie donc Hérisson, et les éditions La Musardine pour cette découverte :)

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le_mardi_c_est_permis

 

13 décembre 2012

Lecture commune: J K Rowling, Une place à prendre

une_place___prendreQuatrième de couverture:

"Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre...
Comédie de moeurs, tragédie teintée d'humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige."

 J'édite le billet que j'avais fait en cours de lecture il y a dix jours puisque mon avis n'est pas si différent, je vais juste rajouter certaines choses notamment en ce qui concerne la fin. J'ai donc lu ce livre dans le cadre du match de la rentrée littéraire de PriceMinister. Vous trouverez la fiche du livre sur PriceMinister et nous faisons une lecture commune avec Valérie et Liliba :)

A la mort du conseiller paroissial  Barry Fairbrother c'est toute la communauté de la petite ville de Pagford qui se met en branle. Les uns souhaitant une cooptation pour le remplacer, les autres une élection. Les candidats se bousculent et mettent à jour les travers (pas très positifs comme vous pouvez l'imaginer). La vie de Pagford ne semble plus tourner qu'autour de cette place à prendre. Les personnes y sont presque tous dépeints sous un mauvais jours et sont donc pour la plupart antipathiques.
La narration se déroule à plusieurs niveaux, celui des parents, et celui des enfants. Les histoires des adolescents sont de loin celles que je préfère. Ils ne sont néamoins pas plus sympathiques que leurs parents!!

J K Rowling aborde un thème que l'on trouve latent dans les Harry Potter (bien que ce soit totalement différent), la relation à l'aldulte et l'autorité abusive de certains parents sur leurs enfants. La frustration que cela fait naître chez les personnages adolescents se répercute sur d'autres adolescents, ainsi Fats, inconsidéré par son père (qu'il déteste profondément) reverse sa colère sur Sukhvinder, qui elle même se scarifie... Tout ça bien sur à l'insu de tous les parents... Comme dans la vie en somme. J K Rowling sait attirer l'attention de son lecteur mais parfois certaines images sont à mon sens trop lourdes pour être agréables à lire.

En bref si je dois résumer je dirais que les histoires individuelles des personnages m'intéressent mais que la longueur quant à l'attribution de la place au conseil paroissial commence à être un peu trop longuette. Quoi qu'il en soi, si J K Rowling avait pour but de montrer la perfidie des uns et des autres à la mort de quelqu'un, comme des vautours autour de la dépouille, c'est réussi! J'attribuerai donc pour le moment la note de 12/20 à ce roman.

 

Bon et bien maintenant que je connais les dénouement, je reste sur cette note, non pas que la fin ne m'ait pas plus mais parce que je me suis dis "tout ça pour ça" en ce qui concerne la place de conseiller... les uns "démissionnent" ou se font évincer à leur insu, et les sièges reviennent à ceux à qui on s'attend donc de ce côté là, qui est quand même le sujet principal du livre, il n'y a pas vraiment de surprise.  Là où l'effet de surprise opère c'est plus en ce qui concerne les parents, c'est donc ces personnages-là que j'ai continué à préférer. J'ai souvent eu l'impression qu'ils étaient moins bêtes et bornés que leurs parents!

J'ai apprécié le procédé employé par JK Rowling pour amener la fin, tel un scénario de film castastrophe, où les péripéties s'enchaînent et où tout converge jusqu'à l'explosion... Parfois un peu too much mais très intense, on ne peut aps s'arrêter au milieu des 50 dernières pages, il faut aller jusqu'au bout tant la pression est forte!

 

Pour conclure donc je dirai que c'est un premier roman pour les adultes qui tient en haleine grâce à certains personnages, mais dont le sujet principal est quand même bien long voire ennuyeux à certains moment. Quelque chose de plus court pour le coup aurait je crois eu un peu plus d'impact!

Qu'en ont pensé Valérie et Liliba?

 

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(2/7)

26 mai 2012

Sorj Chalandon, Retour à Killybegs

retour___killybegsQuatrième de couverture: « Maintenant que tout est découvert, ils vont parler à ma place. L'IRA, les Britanniques, ma famille, mes proches, des journalistes que je n'ai même jamais rencontrés. Certains oseront vous expliquer pourquoi et comment j'en suis venu à trahir. Des livres seront peut-être écrits sur moi, et j'enrage. N'écoutez rien de ce qu'ils prétendront. Ne vous fiez pas à mes ennemis, encore moins à mes amis. Détournez-vous de ceux qui diront m'avoir connu. Personne n'a jamais été dans mon ventre, personne. Si je parle aujourd'hui, c'est parce que je suis le seul à pouvoir dire la vérité. Parce qu'après moi, j'espère le silence. »

Killybegs, le 24 décembre 2006 Tyrone Meehan

 

Tyrone Meehan, seul dans la maison où il a grandi revient sur son enfance. Son père alccolique et violent meurt quand il est encore enfant. Sa mère les emmène, lui et ses huit frères et soeurs, vivre chez leur oncle à Belfast. Ils sont chassés du quartier par les protestants et se réfugient dans un ghetto catholique, c'est pour Tyrone le début de son engagement et de son dévouement envers l'IRA. Il a 16 ans.

Mon coup de coeur pour Sorj Chalandon et ses histoires irlandaises se confirme. J'ai encore été beaucoup émue, plus encore que pour Mon traître. J'ai envie de dire que Retour à Killybegs ne se lit pas, il se ressent. C'est pouruqoi j'éprouve pas mal de difficultés à vous en parler ... Et je vais plutôt vous taper les passages qui m'ont particulièrement touchée.

Tyrone Meehan a trahi, on le sait et pourtant à aucun moment je n'ai réussi à le voir comme un traitre? Il est un homme, avec ses forces et ses faiblesses, qui, par conviction, oeuvre pour son pays, pour sa famille, pour la paix.

Certains passages, notamment ceux sur les grèves de la faim et de l'hygiène sont très durs. Je n'avais pas conscince au final de la dureté de cette guerre et pourtant c'était il y a à peine trente ans! Une guerre psychologique. Je n'excuse en rien les agissements de l'un ou l'autre camp, mais ces mots, les mots de Tyrone Meehan nous font comprendre l'IRA et son combat...

Un livre très fort donc. Il ne faut pas, je crois, passer à côté de ce titre de la rentrée littéraire 2011!

Les extraits:

"Ces félons étaient armés par les Anglais, habillés par les Anglais, ils ouvraient le feu sur leurs camarades. Ils n’avaient d’irlandais que notre sang sur les mains."

"A cet instant, j'ai compris que ma vie suffoquerait entre ces murs captifs et ma rue barbelée. J'entrerais, je sortirais jusqu'à mon dernier souffle. Mais libres, entravées, libérées de nouveau pour porter un fusil en attendant les chaînes. Sans savoir si la mort m'attendrait dehors ou dedans."

"Le trahi et le traitre son pareillement douloureux, Tyrone. On peut aimer l'Irlande à en mourir, ou l'aimer à en trahir."

"Il était pour moi à la fois l'étranger et mon peuple. Celui qui m'avait vu et celui qui ne me verrait plus jamais. Il était le petit Français et toute cette Irlande qu'il suivait pas à pas. Il était un peu de Belfast, un peu de Killybegs, un peu de nos vieux prisonniers, de nos marches, de nos colères. Il était le regard de Mickey, le sourire de Jim. Il était de nos victoires et de nos défaites. Il avait tant et tant aimé cette terre qu'il en était.'

"J'ai de la fièvre. Le jour tarde. J'attends toujours ce lambeau de clarté. J'ai froid de mon pays, mal de ma terre. Je ne respire plus, Je bois. La bière coule en pleurs sur ma poitrine. Je sais qu'ils attendent. Ils vont venir. Ils sont là. Je ne bougerai pas. Je suis dans la maison de mon père? Je les regarderai en face, leurs yeux dans les miens, le pardon du fusillé offert à ses bourreaux."

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(6/7)

 

24 octobre 2011

Petite escapade bretonne: la côte sud Finistère: de Sainte Marine à la pointe de la Torche

 Cette semaine nous quittons donc l'Ille et Vilaine pour le sud Finistère. Première étape: Pont l'Abbé, jolie petite ville, capitale du pays Bigouden. En effet, j'ai trouvé le sud plus attaché à ses racines bretonnes, les panneaux sont systématiquement traduits en langue bretonne et les manifestations sont souvent liés aux origines celtes etc. Vous pourrez  visiter à Pont l'Abbé le musée Bigouden et y voir donc de très beaux vêtements et meubles d'époque.

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 En quittant Pont l'Abbé en tirection de Loctudy, nous avons visité le manoir Kerazan dont l'aile principale date du 16e siècle. Il a été restauré et on retrouve à l'intérieur le mobilier d'une famille bourgeoise du 19e siècle. A l'extérieur vous pouvez vous balader dans le parc, la fermette attenante et le très joli potager.

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 Sur la côte, pause pique-nique sur un banc ...

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 L'entrée du port du Guilvinec, il rassemble les quatre ports maritimes du pays Bigouden, il est l'un des plus grands port de pêche français.

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Le phare d'Eckmülh à Penmar'ch, 60 mètres de hauteur, près de 300 marches à gravir...

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 La pointe de la Torche, il y avait beaucoup de vent ce jour là, les surfeurs étaient donc très, très nombreux. J'ai été très étonnée de voir autant de monde par ce temps!!

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 Le phare de Benodet vu du port de Sainte Marine. Les deux villes sont séparés par l'odet qui va se jeter dans l'océan.On peut d'ailleurs traverser en petit bateau d'un port à l'autre.

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15 octobre 2011

John Irving, Dernière nuit à Twisted River

derni_re_nuit___twisted_riverQuatrième de couverture:

"Au nord du Nord, au pays des bûcherons et des flotteurs de bois -les draveurs -, il était une fois un petit cuisinier boiteux et son fils de douze ans, gamin impressionnable à l’imagination peuplée d’ours indiscrets. Ils avaient pour garde du corps Ketchum, l’ogre anarchiste, ivrogne, rusé, noiseur, faux illettré à l’intelligence incisive.

A l’image de la Twisted River torrentielle, ce récit d’une vengeance impitoyable bourlingue son lecteur d’ethnies en états sur trois générations, rencontre explosive entre l’Orient et l’Occident, comédie de mœurs culinaires, tragédie des portes mal fermées entre la splendeur d’une nature meurtrière et la quiétude imprudente du foyer.

Un chien héroïque, une Mustang bleue fantôme, une ange atterrie dans la fange : le chef Irving nous réserve toutes les surprises de son art consommé dans un roman qui se dévore et se déguste jusqu’à la dernière page. Bombe glacée pour tout le monde au dessert !"

 

Comme Valérie (lien de son billet) j'ai eu envie de lire ce livre après l'interview de John Irving dans la grande librairire, je l'avais acheté peu de temps après mais pas pris tout de suite le temps de le lire. Le challenge un mot un titre de Calypso était donc l'occasion de le sortir puisqu'il s'agissait de lire un livre avec le mot nuit dedans.

J'appréhendais la lecture parce que je n'avais pas tellement aimé le dernier Irving que j'avais lu et au final j'ai a-do-ré! J'ai certes parfois trouvé certains passages soit un peu longs soit un peu flous, mais globalement j'ai beaucoup apprécié cette lecture, les histoires de chacun mais surtout les personnages!

L'histoire, ou plutôt les histoires sont découpées en six parties chacune centrée sur un lieu et une époque allant de 1954 à 2005. On traverse les années avec Dominic Baciagalupo et son fils Daniel ainsi que leur ami Ketchum. Daniel aura à son tour un fils Joe. Trois générations d'hommes seuls "délaissés" par leur compagne ou leur mère ... Les femmes sont d'ailleurs assez peu présentes dans le roman et quand elles le sont elles font figure d'homme de par leur stature comme Pam Pack de six ou Jane l'Indienne. L'une des exceptions allant à Rosie.

Ce livre est tellement riche qu'il m'est difficile d'en faire état. John Irving nous livre ici une belle histoire sur l'amour paternel et le travail de la mémoire. La mémoire de l'écrivain mais aussi la mémoire des hommes. Qu'elle mène à du positif ou à du négatif. C'est les souvenirs du passé qui lient Dominic, Daniel et Ketchum, le fait d'avoir une histoire commune, pour le meilleur et pour le pire. Dominic ne tiendra jamais rancoeur à son fils et vice versa.

Le symbolisme de l'ours est présent dans tout le livre, c'est souvent la mort d'un ours qui annonce un changement dans la vie des personnages, que cet ours soit réel ou imaginé, celui de la poêle, Jane l'indienne, ou l'ours tué par le chien de Ketchum. Chacun annonce un départ et un recommencement. En ce sens j'ai toruvé qu'il était beaucoup plus intéressant que les ours qui peuplaient L'hotel New Hampshire!!

Une place importante est également laissé à la cuisine puisque Dominic est cuisinier, pour les bûcherons de Twisted River puis dans divers restaurants ensuite. La cuisine dans le livre est fédératrice, elle permet aux gens de se rassembler et crée des liens entre les personnages. C'est autour de la cuisine que l'histoire prend aussi des tournants importants: la recontre avec Carmella, l'arrivée du "cow boy" dans le restaurant de Boston, les deux anciennes cuisinières de Twisted River qui se retrouvent autour d'une pizza de Dominic etc.

John Irving en profite également pour aborder le traitement de l'écrivain par les médias américains, le patriotisme, la politique après le 11 septembre, les élections de 2000 puis celles de 2004, l'économie du bois, la vie rurale ...

Autant de thème qui sont abordés avec brio par l'auteur, qu'on n'adhère ou pas à son point de vue cela reste agréable et divertissant à lire. En bref donc un coup de maître pour Mr Irving dont j'avais également adoré Le monde selon Garp.

L'avis de Flo et Mango.

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(22/26)

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J'en profite également pour m'inscrire au challenge de Valérie sur John Irving

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12 juillet 2011

Olivier Adam, Poids léger

poids_l_gerQuatrième de couverture

"Le jour, il enterre les inconnus. Le soir, il boxe. Solitaire, paumé, à bout de nerf, Antoine encaisse de plus en plus mal. Les coups, le chagrin des autres, la mort de son père, l'enfance qui s'enfuit, sa soeur Claire qui s'éloigne, Chef, son entraîneur, qui s'apprête à mettre les voiles... tout le touche, tout le met à terre.

Alors Tonio boit, fume, soliloque, chiale, baise, cogne, et se cogne aux murs. Mais la vie n'est pas un ring. S'il n'y prend pas garde, il risque de tout perdre : son travail, ses amours. Et sa liberté."

On retrouve dans ce court roman d'Olivier Adam un thème déjà traité dans ce que j'ai lu précédemment: le deuil. Ici c'est le métier du personnage principal Tonio, il travaille chez un pompe-funèbre. On retrouve dans l'écriture d'Olivier Adam toujours beaucoup de pudeur face à la mort et aux sentiments qu'elle entraîne, à la façon dont on traite les morts. Tonio choisi de les traiter avec délicatesse, il est toujours touché par les familles des défunts qu'il rencontre. Certaines personnes le poussent à réfléchir sur lui-même, sur sa vie, sur ses relations avec son père décédé. Tout ce qui leur reste à lui et sa soeur c'est la petite maison de banlieue de leurs parents qu'il va falloir vendre...

Poids léger c'est aussi l'amour entre frère et soeur mais aussi l'amitié qui naît entre les gens: Tonio et son entraîneur.

Ce n'est toujours pas bien joyeux mais on sait à quoi s'attendre quand on ouvre un livre d'Olivier Adam. Il nous parle directement de sujets difficiles à aborder, des non-dits qui s'immiscent dans nos vies, sans prendre de pincette, sans fioritures et c'est ce qui me plaît chez lui ...

19 mai 2011

Kris Nelscott, La route de tous les dangers

La_route_de_tous_les_dangersQuatrième de couverture:

"La communauté noire de Memphis est à cran. A quelques semaines de l'assassinat de Martin Luther King, le détective privé Smokey Dalton pressent le pire. Alors que la ville est sous tension, Laura Hathaway, jeune femme blanche de bonne famille, débarque dans son bureau. Elle voudrait comprendre : comment sa mère a-t-elle bien pu lui laisser une partie de son héritage, à lui, un " nègre "?"

 

Ce livre aurait pu être un coup de coeur mais ce ne fût pas le cas. J'ai certes apprécié cette lecture mais il m'a manqué quelques petites choses à commencer par l'attachement aux personnages. Je ne me suis pas identifiée, ni ressenti de la compassion ou de la sympathie pourtant Smokey Dalton a tout du Hard boiled detective dans la ligne de Sam Spade et autres comparses du roman noir, froid et disant mais au grand coeur! Laura Hathaway m'a laissée de marbre, pourtant son histoire mériterait qu'on la prenne un peu en pitié, à la limite, le jeune Jimmy que Smokey a pris sous son aile, mère prostitué et frère qui fricotte avec els gangs du quartier. Les ficelles sont donc un peu grosses et les personnes un peu clichés, du coup on gare une certaine distance par rapport à ce qui leur arrive, parce que justement on le voit venir à des kilomètres ...

La deuxième chose qui m'a manquée c'est le rythme, j'ai trouvé que c'était un peu lent et plat pour une detective story! certes l'intrigue est bien ficelée et tient en haleine mais je n'ai aps tellement aimé la façon dont on découvrer les éléments.

Qu'est ce qui m'a plu dans ce livre alors?

Le contexte dans lequel Kris Nelscott a placé son histoire, les sixites: le mouvement pour les droits civiques. L'action se situe à la fin des années soixante en pleine grève des éboueurs à Memphis. Martin Luther KIng y fait son apparation à plusieurs reprises. Les fils de son assassinat sont déliés et mélangées à l'histoire ficitve de Kris Nelscott. On revient également sur les mentalités sudistes, la place des noirs, le racisme des blancs, mais aussi le racisme des noirs avec les mouvements tels que le Black Panthers, les Invaders.

Si j'ai donc apprécié le contexte social et historique du livre j'ai trouvé que l'intrigue elle manquait de saveur.

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10 mai 2011

Alice Walker, The color purple

 

the_color_purpleQuatrième de couverture:

The Color Purple is the story of two sisters—one a missionary to Africa and the other a child wife living in the South—who remain loyal to one another across time, distance, and silence. Beautifully imagined and deeply compassionate, this classic of American literature is rich with passion, pain, inspiration, and an indomitable love of life.

Le résumé est en anglais car j’ai lu ce livre dans sa version originale, je remercie d’ailleurs Isleene qui m’a fait découvrir cette auteur que je ne connaissais pas grâce au swap des grandes romancières anglophones  organisé par Elizabeth Bennet l’année dernière. Cette lecture m’a beaucoup émue et je pense qu’elle me restera longtemps encore !

Je commence donc par une courte citation qui explique le choix du titre «  The color purple, this color that is always a surprise but everywhere in nature. »

L’histoire est faite à partir des lettres de Celie à  destination de Dieu, à qui elle écrit pour ne pas porter en elle toutes ses peines et sa colère, mais aussi simplement pour continuer à écrire, ne pas perdre l’usage de la langue qu’elle a apprise à l’école, voire même au final, juste exister dans un mon où les femmes ont peu de place pour s’exprimer, encore moins les femmes noires. Nous sommes dans la première moitié du vingtième siècle, l’esclavage est certes aboli mais la condition des noirs n’est pas encore ce qu’elle est de nos jours, surtout dans le sud des Etats-Unis, le racisme et les rapports de domination des blancs sur les noirs sont omniprésents. Pourtant ce livre ne se penche pas tellement sur ces rapports de domination, non, il entre dans la vie des femmes noires au sein de leur propre communauté.

On sait dès le début que cette histoire sera dure, non acceptable, surtout avec notre regard du 21 siècle ! La première lettre de Celie raconte un viol, celui qu’elle subit régulièrement de son père. Elle énumère les faits de façon froide et brutale, comme si de toute façon il n’y avait rien à y faire, que c’était le déroulement logique des choses, elle veut en protéger sa sœur, mais elle ne se révolte pas pour se protéger elle, elle subit, tombe enceinte, sa mère meurt, son enfant aussi, ou est abandonné, voire vendu. Nous observons els scènes à travers l’œil de Celie, elle-même ne connaît pas le sort de son premier enfant, ni du second.

Le mariage la sortira de cet engrenage, mais ce n’est pas non plus un soulagement, son mari ne vaudra pas forcément mieux que son père et elle n’a toujours pas le droit d’exister en tant que femme, c’est une bonne travailleuse au champ, une bonne ménagère, la maison est toujours propre les repas toujours prêts, et une bonne mère, elle s’occupe bien des enfants de son mari même s’ils le lui rendent mal. Mais elle n’est toujours pas Celie, d’ailleurs elle ne signe pas ses lettres.

L’arrivée de la chanteuse Shug changera les mentalités au fil du temps, mais cela prendra des années pour que Celie puisse exister seule.

Le récit de Nettie en Afrique noire est tout aussi poignant et nous donne un aperçu de ce que les missionnaires faisaient en Afrique, de leurs missions et la façon dont ils étaient reçus. Nettie soulève également des questions sur les rapports entre dominants noirs et dominés envoyés en esclavage sur le nouveau continent en échange d’argent et de biens. Elle dénonce l’exploitation des ressources et de l’espace par les pays colonisateurs tels que la Grande-Bretagne et les Pays-Bas.

Les récits de ces deux femmes montrent la force et la détermination de leurs personnages, l’amour et le dévouement envers les siens, et surtout l’espoir qui permet de vivre séparés, les ressources que l’on puise en soi, en la foi, en les autres pour avancer et ne pas se lamenter ! Alice Walker nous montre comme les gens finalement peuvent changer malgré tout grâce aux autres.

La lecture en VO a parfois été gênante pour al lecture des lettres de Celie qui forcément utilise beaucoup de slang et ne manie pas bien els pronoms et les conjugaisons. Ses lettres sont le reflets de son éducation qui s’est arrêtée très tôt mais aussi, sa difficulté à s’exprimer à mettre des mots sur des sentiments.

J’ai donc beaucoup aimé cette lecture, mon seul bémol serait la fin, j’aurais préféré que le livre s’arrête avant la dernière lettre de Celie. Je ne vous gâche pas le dénouement mais si certain(e)s souhaiteraient discuter de cette fin par mail je suis toute ouïe !

J’aimerais beaucoup voir l’adaptation faite par Spielberg !

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15 avril 2011

Objectif PAL d'Avril: Toni Morrison, Un don

 

un_donPrésentation de l'éditeur

« Dans l'Amérique du XVIIe siècle, celle des vastes étendues et des territoires vierges, Blancs, Noirs, Indiens subissent encore la même oppression. Jacob, un négociant anglo-néerlandais vit avec sa femme Rebekka en Virginie. Lorsqu'il se rend chez un planteur de tabac qui lui doit une forte somme, ce dernier ne pouvant le payer, lui propose une esclave. En dépit du mépris qu'il a pour ce système, Jacob accepte de prendre avec lui Florens, une enfant noire de huit ans. Elle formera avec Lina, seule survivante de sa tribu indienne et Sorrow, une adolescente blanche, un surprenant trio de domestiques. Roman polyphonique, Un don traverse l'Amérique des origines, transcende les genres, bouleverse. »

 

L’histoire se déroule à la fin di 17e siècle, bien avant l’Indépendance des Etats-Unis et donc bien avant la guerre civile et l’abolition de l’esclavage.  Le narrateur (la narratrice) s’adresse directement à quelqu’un mais ce n’est pas à nous lecture, elle fait allusion au commerce d’esclaves avec l’Angola, de culture du tabac, de familles hollandaises mais rien n’est vraiment clair et le premier chapitre m’a vraiment rebutée. Heureusement j’ai poursuivi !

L’ordre chronologique n’est pas respecté, les chapitres sont tous narrés par des voix différentes, on n’arrive pas vraiment à savoir qui au début, c’est confus et l’Histoire m’a parue plus importante et plus intéressant que l’histoire en elle-même. Ces chapitres nous font le récit des minorités sur le nouveau continent, terre promise des européens, les noirs bien sûr mais aussi les indiens  natifs et surtout les femmes et leurs conditions, peu importe leur origine ethnique, toutes les femmes sont dominées.

Ces chapitres abordent également les différentes scissions dans la religion catholicisme et différents protestantismes mais également les raisons diverses et variées de l’immigration dans ce pays qui n’en est d’ailleurs pas encore un. Le commerce oui, mais aussi l’exil, les marginaux que l’on ne veut plus voir en Europe, prostituées et autres voleurs.

Il est question des exploitations, celles des blancs sur les noirs, mais aussi des blancs sur d’autres blancs. En effet, les jeunes gens qui voulaient tenter leur chance outre Atlantique payer leur billet e vendant leur force de travail, ils appartenaient à un maître et n’étaient pas rétribués pour leur travail.

L’histoire qui nous est contée dans le livre devient intéressante après un bon tiers de lecture donc il faut s’accrocher. A partir de ce moment, les premiers chapitres s’éclairent et on peut comprendre de quoi il était question…

Attention !!! Risque de spoiler !!

Un des thèmes majeurs de cette histoire est la question de la perte d’identité de ces personnes exploitées. Sorrow par exemple refuse de donner son vrai nom jusqu’à ce qu’elle enfant, par le biais de son accouchement elle crée elle-même sa propre vie, celle qui n’appartient qu’à elle-même, et seulement à partir de ce moment elle peut se nommer. Florens, qui se sent livre malgré sa condition d’esclave finira par perdre son identité quand elle aura pris conscience de son statut. Elle sera alors rejetée par le forgeron. Le regard des femmes qu’elle a croisé dans la « maison du démon » lui ont fait perdre son identité première.

Fin des spoilers !!

La toute fin permet de comprendre le tout premier chapitre. J’ai donc un peu retrouvé ce qui faisait la particularité de Beloved que j’avais étudié à la fac. Au début je n’accrochais pas du tout non plus parce que c’était trop diffus mais à la lumière des évènements plus avancés dans le livre, tout prend sens. Cela semble être la marque de fabrication de Toni Morrison, et c’est là, en tout cas en ce qui concerne Beloved et un don, toute la force de l’écriture de Toni Morrison.  J’ai trouvé ce récit bouleversant… Merci Will pour cette lecture!

Quelques extraits :

« N’ayant aucun lien avec l’âme de la terre, ils tenaient absolument à en acheter le sol, et, comme tous les orphelins, se montraient insatiables. C’était leur destinée que de chiquer le monde et de recracher des horreurs qui détruiraient tous les peuples premiers. »

« Des perspectives se limitaient à servante, prostituée ou épouse, et, bien qu’on racontât des histoires horribles sur chacune de ces trois carrières, la troisième semblait encore la plus sûre. »

« Etre femme ici c’est être une blessure ouverte qui ne peut guérir. Même si des cicatrices se forment, le pus est toujours tapi en dessous. »

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(7/26)                                     (8/56)

 

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(2/3)

 

 

 

 

23 février 2011

Michèle Lesbre, Le canapé rouge

Le_Canap__RougePrésentation de l'éditeur:

"Dans le transsibérien qui la conduit à Irkoutsk, tandis que défilent les paysages, Anne songe à l'amitié qui la lie à une vieille dame, Clémence Barrot, laissée à Paris.

 

Elle lisait à cette ancienne modiste la vie de femmes libres et courageuses telle Olympe de Gouges, auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne... Et partageait avec elle des souvenirs tendres et douloureux: ceux des amours passées... Le dixième livre de Michèle Lesbre est un roman lumineux sur le désir, un texte limpide sur le bonheur de vivre."

 

Ce livre ne m'a pas laissé grande impression, il évoque certes l'attachement de deux personnes de générations tout à fait différentes, le voyage en train apparaît comme un voyage initiatique à travers lequel la narratrice va évoluer, il est le symbole d'un passage d'un état à un autre. Ce voyage renforce par l'absence l'attachement d'Anne pour sa vieille voisine. J'ai trouvé cet attachement assez émouvant mais en même temps je me suis demandé ce qu'Anne allait faire au fin fond de la Russie, ce 'nest pas bie clair, qu'attend-elle au final en espérant retrouver l'homme qu'elle a aimé? J'ai donc été vraiment déçue par ce voyage qui ne m'a pas donné à voir les paysages russes auxquels je m'attendais en fait. Je suis complètement passée à côté!

J'ai tout de même relevé deux passages qui m'ont plu:

" Je trouvais [...] chez Dostoïevski ce que je croyais lire sur certains visages, l'histoire éprouvante de ce pays, la sombre humeur, sa démence, sa cruelle sauvagerie, sa grandeur aussi, une tempête figée dans les yeux gris-bleus des russes."

" J'ignorais ainsi quelle rue elle avait rayé de sa carte intime, mais je la comprenais, je pourrais tout à fait renoncer à un pays si l'homme avec qui je l'avais visité venait à disparaître."

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(5/56)                                 (4/26)

25 février 2011

Alexandre Dumas, Vingt ans après

IMGP1312Résumé du livre :

"Vingt ans ont passé, les quatre amis ont toujours la même amitié, même si leurs priorités sont, elles, différentes : Athos a un fils Raoul, Porthos pense à son titre de noblesse, Aramis a ses intrigues amoureuses et d'Artagnan sert le cardinal Mazarin, de plus en plus impopulaire. Néanmoins leur solidarité et leur envie sont toujours au rendez-vous pour vivre des aventures en France ou même en Angleterre"

C'est cinq ans après Les trois mousquetaires que je me suis plongée dans ce second volet écrit par Alexandre Dumas. Comme l'indique le titre, on retrouve les quatre vingt années plus tard. Chacun a poursuivi sa route, Athos et Porthos vivent chacun sur leurs terres, Aramis est devenu abbé et seul D'Artagnan est resté mousquetaire au service du roi. Vingt années se sont écoulées mais ces quatre mousquetaires ne semblent pas avoir vieilli, ils sont toujours aussi alertes, prêts à dégainer leurs épées pour défendre la veuve et l'orphelin. On les retrouve d'abord opposés, chacun défendant sa cause, d'un côté D'Artagnan et Porthos, de l'autre Athos et Aramis. D'artagnan m'a parfois agacée, et j'ai trouvé presque tout au long de l'histoire Aramis assez antipathique, mais j'ai été touchée par la simplicité de Porthos et la générosité d'Athos. Au final les quatre hommes se complètent et s'équilibrent. On est toujours prêt à embarqué dans leurs aventures plus abracabantesques les unes que les autres, et si donc les personnages ont vieilli, la plume de Dumas est restée intact. C'était un vrai régal de replonger dans cette écriture, qui n'est pas sans rappeler un certain Cervantes. Dumas se sert avec brio du contexte historique pour tenir le lecteur en haleine, et même s'il arrange l'Histoire pour servir son histoire, c'est toujours intéressant de se réapproprié l'histoire de France mêlée ici à celle de l'Angleterre, j'avoue que tout ça est bien loin pour moi maintenant!!

J'ai donc passé d'agréables moments en compagnie des quatre hommes, les personnages féminins y sont bien moins présents de dans les Trois mousquetaires, excepté Anne d'Autriche et aux quelques autres grandes dames de La fronde, la figure de Milady n'étant plus de la partie, les femmes perdent un peu de leur importance. D'ailleurs Anne d'Autriche est totalement sous la coupe du Cardinal Mazarin. Les méchants ne sont donc pas forcément ceux auxquelles on s'attendrait en premier lieu ...

Et puis il y a aussi donc l'apparition d'un nouveau personnage: Raoul qui sera central dans le Comte de Bragelonne, que je lirai volontiers!

En bref, une très bonne lecture mais je n'en attendais pas moins de toute façon :)

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(6/56)                                         (5/26)

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(1/1)

28 janvier 2011

Emile Zola, La Fortune des Rougon (1/20)

la_fortune_des_rougonPrésentation de l'éditeur

 

  "Dans la petite ville provençale de Plassans, au lendemain du coup d'État d'où va naître le Second Empire, deux adolescents, Miette et Silvère, se mêlent aux insurgés. Leur histoire d'amour comme le soulèvement des républicains traversent le roman, mais au-delà d'eux, c'est aussi la naissance d'une famille qui se trouve évoquée : les Rougon en même temps que les Macquart dont la double lignée, légitime et bâtarde, descend de la grand-mère de Silvère, Tante Dide. Et entre Pierre Rougon et son demi-frère Antoine Macquart, la lutte rapidement va s'ouvrir. Premier roman de la longue série des Rougon-Macquart, La Fortune des Rougon que Zola fait paraître en 1871 est bien le roman des origines. Au moment où s'installe le régime impérial que l'écrivain pourfend, c'est ici que commence la patiente conquête du pouvoir et de l'argent, une lente ascension familiale qui doit faire oublier les commencements sordides, dans la misère et dans le crime. " Votre comédie est tragique ", écrit Hugo juste après avoir lu le livre : " Vous avez le dessin ferme, la couleur franche, le relief, la vérité, la vie. Continuez ces études profondes."

Je n'ai pas lu La Fortune des Rougon dans cette édition mais dans une ancienne édition reliée en cuir rigide avec une préface intéressante d'Henri Guillemin, préface à lire plutôt après le livre parce qu'elle dévoile quelques fils conducteurs de l'histoire, c'est dommage, et aussi quelques illustrations originales. Puisqu'il s'agit du premier volume des vingts qui composent Les Rougon-Macquart, Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire, Zola le préface pour expliquer sa démarche. J'ai trouvé cette courte préface intéressante, Zola nous explique la manière dont il a crée sa famille.
La fortune des Rougon pose les fondations de la famille Rougon et de la branche Maquart. J'ai pris quelques notes pour repérer qui était qui par rapport à qui et l'arbre généalogique en annexe m'y a bien aidé! Que ce soit l'une ou l'autre branche, leur portrait n'est pas des plus reluisants. Chacun apparaît sans scrupule et prêt à tout pour réussir: "La Révolution de 1848 trouva donc tous les Rougon sur le qui-vive exaspérés par leur mauvaise chance et disposés à violer la fortune, s'ils la rencontraient jamais au détour d'un sentier. C'était une famille de bandits à l'affût, prêts à détrousser les évènements".
Plus l'histoire avance, plus le fossé entre les Rougon et les Macquart se creuse. Pierre Rougon fait parti de la branche royaliste et conservatrice. Il critique la République lors de ces petites réunions hebdomadaires, et fomentent un plan avec ses amis bourgeois pour prendre le pouvoir à Plassans. Antoine Macquart est lui sans le sou et se place du côté des Républicains, même si au final c'est plus par opportunisme que pas réel conviction j'ai trouvé. Lui aussi, comme son demi-frère est au final prêt à toutes les bassesses pour faire fortune.
Le triomphe des Rougon est basé sur le mensonges, les duperies et le sang. Ca ne laisse présager rien de bon pour les volumes suivants, le décor est donné: personnages, repères spatio-temporels, grandes idéologies.
Zola, l'air de rien, donne un rôle prépondérant à la femme dans ce volume. Que ce soit la femme pernicieuse, qui tire toutes les ficelles dans le dos de tout le monde, Adélaïde, la femme forte et courageuse mais quelque peu limitée qui accepte son sort, Joséphine, ou la jeune fille fragile qui fait preuve d'un grand courage mais surtout d'une grande vertu, Miette. L'histoire, l'Histoire même, aurait été tout à fait différente sans leur présence. Pierre ne se serait jamais engagé politiquement, Antoine serait sans doute mort de faim, et Silvère n'aurait pas rejoint le rang des Républicains.
J'ai donc beaucoup apprécié cette lecture et ai hâte de découvrir la suite et ce qu'il adviendra à notre célèbre famille sans scrupule!

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(3/56)                                   (2/26)

29 juin 2010

John Harwood, La séance

la_s_anceQuatrième de couverture : « Angleterre, fin de l’ère victorienne. Constance Langton reçoit la visite d’un avocat, John Montague. Celui-ci lui annonce qu’elle vient d’hériter d’un manoir de famille dans le Suffolk, Wraxford Hall, et lui conseille de vendre la propriété sans perdre une seconde. Wraxford Hall jouit en effet d’une sinistre réputation : ses précédents propriétaires y sont morts dans d’étranges circonstances et une jeune femme, Eleanor Unwin, y a mystérieusement disparu avec sa fille. Quels terribles secrets renferment Wraxfod Hall ? Au fil du journal intime d’Eleanor et des recherches de Constance, deux femmes dont le désir d’indépendance dénote en pleine époque victorienne, se lèvent peu à peu les mystères qui entourent l’étrange demeure. Pièges machiavéliques et coups de théâtre en cascade, terreurs intimes, étranges obsessions et secrètes inconvenances, tout est réuni pour faire de cet hommage très moderne au roman gothique et victorien un chef-d’œuvre du genre. »

Pour répondre à la question de Valérie je dirai que mon avis sur La Séance est assez mitigé. J’ai été très emballée par certains passages mais d’autres m’ont déplus voire ennuyés ! J’étais pourtant très enthousiaste à l’idée de commencer cette lecture, et oui moi aussi dès que je vois « Angleterre, époque victorienne » je saute à pieds joints ! Et quelle déception lors de la première partie ! Je n’ai pas accroché du tout, ces histoires de séance de spiritisme et autres communications avec les morts, très peu pour moi ! Et puis l’intrigue s’installe avec le legs du manoir qui est fait à Constance, ouf j’ai envie de dire. La narration change de main. Le récit de John Montague a enfin éveillé ma curiosité : vieux manoirs, disparitions mystérieuses, scepticisme et croyances populaires. J’ai beaucoup apprécié ! Si finalement ce n’est pas vraiment un récit sur la société victorienne en tant que telle, le décor y est bien implanté. Vielles demeures, place des femmes dans la société (qui aurait à mon sens gagné à être développé même si l’on retrouve l’opposition typique entre la fille « normale », Sophie et « l’effrontée » Eléanor), gentlemen et intrigues amoureuses. John Harwood ajoute une touche de surnaturel qui rappelle les romans gothiques mais il ne fait pas illusion longtemps. Si cette histoire de malédiction pesant sur Wraxford, avec son moine mystérieux tiens le lecteur en haleine, je doute que le dénouement soit au goût de tout le monde. En tout cas pas au mien. Je l’ai trouvé un peu trop alambiqué et finalement encore moins réaliste que si nous avions conservé une issue un peu plus fantômesque !

Ce fût finalement une lecture agréable mais en deçà de mes attentes. Je ne connaissais pas du tout cet auteur mais je vais creuser un peu de son côté pour découvrir ce qu’il a écrit.

Je remercie les éditions Le cherche midi et Blog O book pour cet envoi, et vous invite à lire l’avis de Valérie et de celui de Canel !

31 août 2009

Swapounet, un air de vacances

Et voilà ce premier swap s'achève... et je tiens donc à remercier Celsmoon, organisatrice de ce swap sur le thème des vacances qui a bien voulu que j'y participe et Herisson de qui j'ai reçu ce colis bien sympathique donc je détaillerai le contenu ci-dessous.


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Mais avant ça, bref retour en arrière. Mi juillet, je découvre avec étonnement le concept de swap et je suis enchantée par ces échanges entre lecteurs/trices (je découvre par la même occasion le très grand nombre de blog sur les livres jusqu'alors inconnus au bataillon).
C'est donc mi-timide/mi-découragée parce que n'ayant pas de blog que j'envoie un message à Celsmoon pour savoir si elle accepterait quand même mon inscription au swap... et Ô joie, Ô bonheur elle accepte et m'envoie le questionnaire. Je réfléchis déjà aux titres que je pourrai bien envoyer à ma swapée que je ne connais pas encore, (j'avoue j'ai craqué j'ai acheté deux ptits trucs avant même de savoir qui c'était)
Et puis finalement après quelques réflexions je me suis dis que ça allait être difficile pour ma swapeuse de cerner mes goût et donc pourquoi pas d'ouvrir un blog à mon tour...

Et me voilà donc quelques semaines plus tard de retour de vacances pressée d'ouvrir mon colis après deux semaines de patience, oui je suis une de ces chanceuses qui sont parties ouh la vilaine.
Bon sans plus attendre je vous dévoile le contenu de mon colis :

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donc je commence par les livres :

  • Les yeux jaunes des crocodiles de Katherine Pancol, livre choisi par Sophie pour sa couverture colorée. La quatrième de couverture me fait de l'oeil depuis une semaine maintenant je pense que quand le billet sera posté je l'aurai déjà commencé!
  • L'amour comme par hasard d'Eva Rice : auteur que je ne connais pas mais dont la couverture m'avait frappé déjà plusieurs fois en librairie. Et Sophie sans le savoir probablement a tapé dans le mille pour l'époque, le côté Rock'n'Roll.
  • Le beach book (à prononcer biiiitch et non pas bitch) : le premier livre waterproof de l'histoire, de quoi satisfaire mon côté midinette au bord de l'eau dans la baignoire. J'y ai déjà picoré quelques trucs par ci par là (notamment la situation géographique de Mlle Herisson, oui parce que pour moi la Haute Loire c'était bah où y'a les chateaux de la Loire, pauvre inculte que je suis!
  • Un livre de recette : La cuisine des îles, j'en ai déjà repéré une ou deux que je testerai rapidement quand j'aurai défait mes cartons et que je serai bien installée dans mon nouveau chez moi.


La gourmandise :

  • des glaces Mister freeze !! moi qui répondait dans le questionnaire que ce qui me faisait penser à l'été c'était les glaces mais que c'était difficilement envoyable par colis, et bien là j'avoue que j'ai été bluffée parce que je n'aurai JAMAIS pensé à ça! ça m'a rappelait l'enfance et justement maintenant je peux prouver à ma nièce que je ne suis pas une vieille décalée et que les mister freeze ça s'appelle bien des mister freeze et non des yétis comme elle le prétend! non mais!

L'objet:

  • des bougies de spa que je m'empresserai d'utiliser pendant un bain plein de mousse au coeur de l'hiver pour me rappeler la douceur de l'été

et enfin la carte:

ou plutôt les cartes parce que figurez vous que j'en ai reçu deux, la première étant une carte de Haute Loire que Sophie ne trouvait pas très évocatrice de voyages (mais pour moi si, ça fait partie du dépaysement des vacances) et une seconde envoyée un peu plus tard de son lieu de vacances : l'Ile d'Oleron

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et voilà, mon premier swap est déjà terminé...encore merci donc à Celsmoon et Herisson.

6 septembre 2009

Re-lecture: L'ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon

l_ombre_du_ventDans le cadre du challenge du 1% littéraire, j'ai choisi pour première lecture le nouveau roman de Carlos Ruiz Zafon : Le jeu de l'Ange. En lisant la 4ème de couverture j'ai vu qu'il était question du Cimetière des Livres Oubliés... j'ai donc décidé de me replonger dans L'Ombre du vent pour me rafraîchir la mémoire. Et ça n'était pas du luxe!
Voilà déjà trois ans que j'avais dévoré les mots de Carlos Ruiz Zafon et j'avais en partie oublié l'histoire de Daniel Sempere et Julian Carax...

Barcelone, 1945. Daniel a onze ans, son père décide qu'il est maintenant assez grand pour lui faire découvrir le Cimetière des Livres Oubliés. Cache secrète de trésors littéraires...
Il y choisit un livre dont il devra prendre soin : L'ombre du vent d'un certain Julian Carax autour duquel plane le mystère. Daniel s'intéresse à cet auteur oublié, d'autant plus que ses autres romans sont introuvables. Daniel mène son enquête et va de rencontres en rencontres, grapille des informations mais se voit menacé ...

Je n'en dis pas plus, je n'y arrive pas vraiment. J'ai aimé ce livre autan qu'à la première lecture, plusieurs histoires d'amour, celles de Julian et de Daniel mais surtout l'amour des mots et des livres, des intrigues entremêlées, des personnages qui se croisent entre passé et présent sur fond de guerre civile espagnole.

Je préfère copier quelques extraits:

"Chaque livre, chaque volume que tu vois a une âme. L'âme de celui qui l'a écrit et l'âme de ceux qui l'ont lu, ont vécu et rêvé avec lui. Chaque fois qu'un livre change de mains, que quelqu'un promène son regard sur ses pages son esprit grandit et devient plus fort."

" Un jour, j'ai entendu un habitué de la librairie de mon père dire que rien ne manque autant autant au 1772570lecteur que le premier livre qui s'ouvre vraiment un chemin jusqu'à son coeur. Ces premières images, l'écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissés derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais auquel, tôt ou tard- et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d'univers nous découvrons-, mais nous reviendrons un jour. pour moi, ces pages ensorcelées seront toujours celles que j'ai rencontrées dans les galeries du Cimetière des Livres Oubliés."

"Les livres sont des miroirs, et l'on y voit que ce qu'on porte en soi-même."

"Rien n'alimente l'oubli comme une guerre, Daniel. Nous nous taisons tous, en essayant de nous convaincre que ce que nous avons vu, ce que nous avons fait, ce que nous avons appris de nous-même et des autres est une illusion, un cauchemar passager. Les guerres sont sans mémoire et nul n'a le courage de les dénoncer, jusqu'au jour où il ne reste plus de voix pour dire la vérité, juqu'au moment où l'on s'aperçoit qu'elles sont de retour, avec un autre visage et sous un autre nom, pour dévorer ceux qu'elles avaient laissés dévorés derrière elles."

spain
Barcelone, Eglise du Tibidabo


25 janvier 2017

Anne-Marie Desplat-Duc, Les Colombes du Roi Soleil - Le rêve d'Isabeau (tome 5)

Le-reve-d-Isabeau

Quatrième de couverture:

"Depuis que ses amies ont quitté Saint-Cyr, Isabeau rêve de réaliser, à son tour, son voeu le plus cher : devenir maîtresse dans la prestigieuse institution de Madame de Maintenon.
Elle doit, pour cela, avoir une conduite irréprochable. Or elle se retrouve, bien malgré elle, au cour d'une affaire d'empoisonnement. Isabeau voit son rêve s'éloigner..."

 

Billet express pour un court roman jeunesse... Mon avis est assez partagé. J'aime le côté historique de cette série mais dans ce tome-ci il est très peu présent. L'auteur revient sur des évènements des tomes précédents. Isabeau est peut-être un peu trop pieuse à mon goût, et naïve et dévouée, ce qui rend l'histoire un peu plus fade que les précédentes avec des personnages un peu plus fougueux. J'espère que ce n'est pas la série qui s'essouffle parce qu'il reste de nombreux tomes, je crois que j'en essaierai quelques autres mais j'éviterai de m'obstiner comme avec le journal de Geogia Nicolson! 

challenge petit bac

 

(Personne célèbre: ROI SOLEIL)

lire sous la contrainte

 

(article défini: Les dans le titre de la série, et Le dans le titre du tome)

objectif pal

 

(2/25 Dans ma PAL depuis Octobre 2016)

15 janvier 2017

Jenny Colgan, La petite boulangerie du bout du monde

la petite boulangerie

Quatrième de couverture:

"Quand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d'une île des Cornouailles. Quoi de mieux qu’un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro ?Seule dans une boutique laissée à l’abandon, Polly se consacre à son plaisir favori : préparer du pain. Petit à petit, de rencontres farfelues – avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands – en petits bonheurs partagés, ce qui n’était qu’un break semble annoncer le début d’une nouvelle vie…"

Repéré et offert par Soukee, c'est tout à fait le genre de livre dont j'avais besoin ces derniers temps, une bonne louche de feel good qui fait du bien. Polly s'installe donc dans ce petit village reculé de Cornouailles et y rencontre des personnages aussi bourus qu'attachants! Forcément on n'échappe pas à quelques clichés et certaines ficelles sont prévisibles mais ça fait tellement bien de lire des bons sentiments parfois. Et puis il y a deux choses qui m'ont particulièrement plues: tout ce qui est lié à la confection du pain. En bonne gourmande que je suis j'ai salivé à l'évocation de tous ces pains arômatisés, de ces petites viennoiseries et l'odeur me châtouillait presque les narines! La seconde c'est bien évidemment la Cornouailles!! La mer, le vent et la lande sont omniprésents et j'ai beaucoup apprécié me promener avec Polly les cheveux au vent, avec ce goût de sel marin et cet air iodé!! En bref il ne m'en fallait pas plus! Je crois savoir qu'il y a une suite, je la lirai avec plaisir. Soukee avait donc vu juste en choisissant ce titre, je vous laisse découvrir son billet ici, et aussi celui de Fondantochocolat.

challenge feel good

 

(chez Soukee)

lire sous la contrainte

 

(article défini: LA)

challenge petit bac

 

(lieu: BOULANGERIE)

26 décembre 2014

Olivier Bouillère, Le poivre

le poivre

Quatrième de couverture:

"Lorraine se souvient de la Reine Visage en 1965. C'était presque l'enfance et elle avait l'impression d'avoir déjà tant vécu. Beaucoup plus que maintenant. Serait-elle capable de jouer et de chanter à nouveau ? Ce n'est pas du tout la même chose d'avoir vingt-cinq ans. A vingt-cinq ans elle croyait aux choses, elle était attachée à ce qu'elle allait devenir ou accomplir. Maintenant ça n'aurait plus de sens. Quelque chose est usé dans l'importance même du monde."

Comme je l'annonçais dans mon billet lecture précédent, je me suis terriblement ennuyée avec ce roman! 

La première partie se déroule au Cap Ferret, à l'époque où tout le monde ne jurait que pas la Côte d'Azur, Lorraine Ageval, ancienne chanteuse actrice y passe son été chez deux vieilles amies. Elle fuit la presse sûrement, mais surtout son mari, Renaud Devillers, à la tête d'un groupe pharmaceutique. Les descriptions sont minutieuses, elles reflètent l'ennui des personnages dans ce décor où tout semble figé, jusqu'à la rencontre de Lorraine d'abord avec benoît, jeune réalisateur et Iohan, ado paumé qu'elle recueille. Je commençais à m'habituer au style un peu trop lent, à cette femme un peu has been, quand boum on est projeté à Paris en pleine partouze (bon j'exagère mais à peine). Les scènes de sexe, d'alcool, de médoc, sont omniprésentes. On ne sait pas bien comment Lorraine arrive à vivre, ni finalement ce qu'il en est du film de Benoît, mais en tout cas ça baise dans tous les coins... Wouhou trop bien! De détails gore en scène ultra glauques (non je ne suis pas si mijorée que j'en ai l'air mais bon là c'était abusé!)

Je crois finalement que la première partie et les toutes dernières pages auraient suffi pour la elcture de ce roman, ça m'aurait ennuyée mais juste un peu, là ça m'a carrément saoulée, à plusieurs reprises j'ai voulu reposé le livre mais puisque c'était ma dernière lecture palesque de l'année je voulais aller au bout! Et vous savez quoi je suis bien contente de l'avoir terminé et de passer à autre chose!

challenge à contre courant

 

(rentrée littéraire 2012)

objectif pal

(37/78)

 

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