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Notes de lecture
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10 mai 2011

Alice Walker, The color purple

 

the_color_purpleQuatrième de couverture:

The Color Purple is the story of two sisters—one a missionary to Africa and the other a child wife living in the South—who remain loyal to one another across time, distance, and silence. Beautifully imagined and deeply compassionate, this classic of American literature is rich with passion, pain, inspiration, and an indomitable love of life.

Le résumé est en anglais car j’ai lu ce livre dans sa version originale, je remercie d’ailleurs Isleene qui m’a fait découvrir cette auteur que je ne connaissais pas grâce au swap des grandes romancières anglophones  organisé par Elizabeth Bennet l’année dernière. Cette lecture m’a beaucoup émue et je pense qu’elle me restera longtemps encore !

Je commence donc par une courte citation qui explique le choix du titre «  The color purple, this color that is always a surprise but everywhere in nature. »

L’histoire est faite à partir des lettres de Celie à  destination de Dieu, à qui elle écrit pour ne pas porter en elle toutes ses peines et sa colère, mais aussi simplement pour continuer à écrire, ne pas perdre l’usage de la langue qu’elle a apprise à l’école, voire même au final, juste exister dans un mon où les femmes ont peu de place pour s’exprimer, encore moins les femmes noires. Nous sommes dans la première moitié du vingtième siècle, l’esclavage est certes aboli mais la condition des noirs n’est pas encore ce qu’elle est de nos jours, surtout dans le sud des Etats-Unis, le racisme et les rapports de domination des blancs sur les noirs sont omniprésents. Pourtant ce livre ne se penche pas tellement sur ces rapports de domination, non, il entre dans la vie des femmes noires au sein de leur propre communauté.

On sait dès le début que cette histoire sera dure, non acceptable, surtout avec notre regard du 21 siècle ! La première lettre de Celie raconte un viol, celui qu’elle subit régulièrement de son père. Elle énumère les faits de façon froide et brutale, comme si de toute façon il n’y avait rien à y faire, que c’était le déroulement logique des choses, elle veut en protéger sa sœur, mais elle ne se révolte pas pour se protéger elle, elle subit, tombe enceinte, sa mère meurt, son enfant aussi, ou est abandonné, voire vendu. Nous observons els scènes à travers l’œil de Celie, elle-même ne connaît pas le sort de son premier enfant, ni du second.

Le mariage la sortira de cet engrenage, mais ce n’est pas non plus un soulagement, son mari ne vaudra pas forcément mieux que son père et elle n’a toujours pas le droit d’exister en tant que femme, c’est une bonne travailleuse au champ, une bonne ménagère, la maison est toujours propre les repas toujours prêts, et une bonne mère, elle s’occupe bien des enfants de son mari même s’ils le lui rendent mal. Mais elle n’est toujours pas Celie, d’ailleurs elle ne signe pas ses lettres.

L’arrivée de la chanteuse Shug changera les mentalités au fil du temps, mais cela prendra des années pour que Celie puisse exister seule.

Le récit de Nettie en Afrique noire est tout aussi poignant et nous donne un aperçu de ce que les missionnaires faisaient en Afrique, de leurs missions et la façon dont ils étaient reçus. Nettie soulève également des questions sur les rapports entre dominants noirs et dominés envoyés en esclavage sur le nouveau continent en échange d’argent et de biens. Elle dénonce l’exploitation des ressources et de l’espace par les pays colonisateurs tels que la Grande-Bretagne et les Pays-Bas.

Les récits de ces deux femmes montrent la force et la détermination de leurs personnages, l’amour et le dévouement envers les siens, et surtout l’espoir qui permet de vivre séparés, les ressources que l’on puise en soi, en la foi, en les autres pour avancer et ne pas se lamenter ! Alice Walker nous montre comme les gens finalement peuvent changer malgré tout grâce aux autres.

La lecture en VO a parfois été gênante pour al lecture des lettres de Celie qui forcément utilise beaucoup de slang et ne manie pas bien els pronoms et les conjugaisons. Ses lettres sont le reflets de son éducation qui s’est arrêtée très tôt mais aussi, sa difficulté à s’exprimer à mettre des mots sur des sentiments.

J’ai donc beaucoup aimé cette lecture, mon seul bémol serait la fin, j’aurais préféré que le livre s’arrête avant la dernière lettre de Celie. Je ne vous gâche pas le dénouement mais si certain(e)s souhaiteraient discuter de cette fin par mail je suis toute ouïe !

J’aimerais beaucoup voir l’adaptation faite par Spielberg !

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Commentaires
T
@ angelica, je verrai demain si je trouve le dvd!
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A
une très belle lecture mais très dure, c'est sûr. Le film est très réussie. Je l'avais vu avant de lire le roman.
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T
@ Lilibook il faut y remédier ;), tu lis en VO?
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L
j'avais aimé le film mais je n'ai jamais lu le livre
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T
@ Manu c'est vrai qu'il y a des passages difficiles mais c'est tellement bien écrit, il ne faut pas passer à côté :)
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