Delphine de Vigan, Les heures souterraines
"Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au cœur d'une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Les Heures souterraines est un roman vibrant et magnifique sur les violences invisibles d'un monde privé de douceur, où l'on risque de se perdre, sans aucun bruit."
J'ai beaucoup aimé cette lecture, je suis d'autant plus déçue que j'avais relevé un certains nombres de passages qui m'avait particulièrement plus mais j'ai déjà rendu le livre à ma collègue et mon carnet n'a toujours pas fait sa réapparition!
Ce livre parle de vous et moi, de tout le monde et n'importe qui, c'est ce qui m'a plu. J'aime ces histoires dans lesquelles on peut facilement s'identifier aux personnages aprce qu'ils sont tout ce qu'il y a de plus normal. Pour autant Delphine de Vigan traite d'un sujet difficile, le harcèlement au travail, la mise au placard. On suit au fil des pages le processus de destruction de Mathilde, on souffre avec elle. Certes on se dit que son patron est un gros con, bien avant qu'elle-même en prenne conscience, mais à notre manière on subit son harcèlement et sa "descente aux enfers", chaque fois on pense avoir touché le fond, mais il semblerait qu'il y ait toujours la possibilité de creuser et s'enfoncer un peu plus dans la spirale de la dépréciation, de la perte d'identité. Ce livre c'est donc aussi surtout une fenêtre sur la solitude qui habite les gens, les gens comme vous et moi, bien entourés, mais pourtant seuls.
Le fait que l'histoire de Mathilde avance en parallèle avec celle de Thibault, on sait que ce n'est pas pour rien, qu'ils vont finir par se rencontrer...
J'ai été surprise par cette fin, d'abord déçue et au final non, je pense que Delphine de Vigan a terminé son histoire de la manière qu'il le fallait, après tout c'est comme ça que cela se passe aussi dans la vie non?
