Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Notes de lecture
Publicité
26 mai 2010

Denis Johnson, Arbre de fumée

arbre_de_fum_eQuatrième de couverture :

« JFK vient d'être abattu. La guerre du Vietnam bat son plein. Jeune agent de la CIA engagé dans des opérations contre le Viêt-cong, Skip Sands ne tarde pas à perdre foi en son métier. Croisant les parcours d'une demi-douzaine de personnages pris dans la guerre, Denis Johnson décrit de manière bouleversante leur chute inévitable. Roman polyphonique sur fond d'histoire et d'espionnage, aussi luxuriant que la jungle asiatique, cette œuvre folle, d'une puissance rare et déployée sur près de deux décennies, n'est pas sans évoquer le cinéma de Michael Cimino ou de Francis Ford Coppola. Une déflagration au napalm, dramatique et hallucinatoire. »

Dur dur de rendre compte de ce livre alors même qu’il m’a fallut un mois entier pour venir à bout de ces 900 pages ! un mois entrecoupé de rédaction de mémoire, soutenance, rapports en tout genre et accueil de ma correspondante québécoise mais un mois tout de même !

Je n’en ferai pas le résumé, je pense que la quatrième de couverture suffit. J’ai trouvé ce livre à la fois tout à fait intéressant et extrêmement ennuyeux ! Certains passages m’ont tenue en haleine et j’en ai lu d’autres sans vraiment les lire. J’ai été touchée par certains des personnages, celui de Kathy Jones particulièrement, encore plus à la fin quand on la retrouve dans la « vie normale » dix ans après. J’aimais bien suivre Skip Sand également mais la fin me l'a rendu antipathique. Mais surtout je n’ai absolument rien compris à leur mission des Psy Ops, si quelqu’un veut d’ailleurs m’éclairer sur le sujet ce serait volontiers.

J’ai apprécié les histoires ici et là des jeunes engagés, de la manière dont la guerre, et surtout celle-ci les transforme. Denis Johnson nous donne un aperçu de leur manière de vivre, l’alcool, la crasse, les prostituées et nous permet de comprendre comment leur retour au pays peut être si difficilement vécu, comment la guerre fait de ces soldats des inadaptés dans le monde « réel », un peu comme s’il existait un avant et un après, un ici et un là-bas.

Nous avons également un aperçu de la barbarie de la guerre et certains passages nous montrent comment finalement des adolescents se sont peu à peu transformés en tueurs sans âmes : « Bon, tu étais triste pour les gamins pendant un certain temps, un mois, deux mois, trois mois. Tu es triste pour les gamins, pour les animaux, faut pas baiser les femmes, faut pas buter les animaux, mais ensuite tu comprends que c’est une zone de guerre et que tout le monde y habite. Tu te fiches que ces gens vivent ou meurent demain, tu te fiches que toi-même tu vives ou meures demain, tu maltraites les gamins, tu baises les femmes, tu butes les animaux. »

Toutes ces histoires entremêlées parfois sans queue ni tête m’ont donné l’impression d’être dans la tête d’un de ces soldats complètement déboussolé par l’horreur qu’il a vécu. Ca m’a laissé une impression de vertige. Je n’ai en somme ni aimé, ni pas aimé, j’ai juste trouvé ça trop long et trop confus pour être apprécié à sa juste valeur.

Merci à Blog-O-Book et aux éditions 10/18 qui m’ont renvoyé ce livre après qu’il se soit égaré quelque part en France !

logobob01

challenge_100_ans_article_300x225

(2/5)

Publicité
Commentaires
T
Ikebukuro, les personnages sont assez bien développés, l'histoire est trop hachée pour être véritablement comprise si histoire il y a. J'imagine que l'auteur a voulu nous donner un kaléidoscope de personnages pendant la guerre du Vietnam tout en gardant le fil rouge de l'histoire des Psy Ops que je n'ai pas trouvé assez claire.
Répondre
I
J'aime beaucoup la littérature anglo-saxonne et les auteurs proposés par 10/18 en général mais j'avoue que ta note m'a un peu découragée pour ce titre... Pourtant à première vue, le thème semblait prometteur mais il aurait peut-être mérité de décrire une approche plus psychologique des personnages ?
Répondre
Publicité
Archives
Publicité
Publicité
Publicité