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Notes de lecture
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8 octobre 2013

Sorj Chalandon, Le quatrième mur (rentrée littéraire 2013)

sorj_chalandon_le_quatrieme_murQuatrième de couverture: « L'idée de Samuel était belle et folle : monter l'Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou une fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène de fortune, entre cour détraite et jardin saccagé.

Samuel était grec. Juif, aussi. Mon frère en quelque sorte. Un jour, il m'a demandé de participer à cette trêve poétique. Il me l'a fait promettre, à moi, le petit théâtreux de patronage. Et je lui ai dit oui, Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m'offre brutalement la sienne...»


Sorj Chalandon confirme son talent de conteur des situations extrêmes. J'ai commencé la rentrée littéraire en mettant la barre très haut. Tellement qu'ayant lu ce livre fin août j'ai tenté à maintes reprises d'écrire mon billet sans jamais y parvenir, ne réussissant pas à trouver les mots pour vous en parler. Simplement parce que ce roman de Sorj Chalandon est plus qu'un coup de coeur, j'ai été touchée mais c'est peu dire, plusieurs semaines après ma lecture je suis encore toute émue du souvenir de certains passages, peut-être plus encore que pour Mon traître et Retour à Killybegs qui eux aussi m'avait laissée sans voix ... Je sais que je ne serai pas satisfaire de ce billet mais il faut bien se lancer...

Chalandon nous parle d'Antigone d'Anouilh mais aussi et surtout du Liban et de sa guerre, des communautés et des religions, des conflits mais toujours dans une lnague très poétique. Les phrases sont courtes mais belles, directes et touchantes. Il n'a pas besoin d'en faire des tonnes, l'intrigue et les personnages suffisent et pourtant le phrasé est soigné, chaque phrase mériterait d'être citée. Le quatrième mur n'est pas un livre sur la guerre ou la paix mais sur l'engagement des hommes et leur appartenance, à la terre, et à un peuple.

Georges fait une promesse à son ami Samuel, celle de terminer son projet: jouer Antigone à Beyrouth avec des acteurs apparetenants aux différentes communautés en conflit. Les acteurs n'ont pas été choisis par hasard, ils incarnent le personnage qu'ils vont jouer sur scène que ce soit Antigone la Palestinne, Hémon le Druze ou Créon le Chrétien, tout cela est d'ailleurs très symbolique... Ces recnontres boulversent la vie de George, tout comme le fera la guerre.

Je ne connais pas bien ce qu'ont pu être les enjeux de cette guerre, il ne me reste plus qu'à faire quelques recherches. Quant aux Antigone, celle de Sophocle et celle d'Anouilh, il ne me reste plus qu'à les relire. J'ai toujours préféré celle de Sophocle mais je vais les relire avec un oeil neuf, et en pensant aux personnages de ce livre...

Quelques extraits:

" L'antinationalisme c'est le luxe de l'homme qui a une nation."

"Il disait que notre colère était un slogan, notre blessure un hématome et notre sang versé tenait dans un mouchoir de poche. Il redoutait les certitudes, pas les convictions"

"Le chien reste un chien Georges. Même élevé par les moutons. Tes acteurs ne sont pas des acteurs, ce sont des soldats. Toi tu ne le sais pas, mais la guerre s'en souvient."

 

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(1/6)

J'ai hésité à m'inscrire cette année, et puis j'ai repéré plusieurs titres donc peut-être qu'avec un livre en moins j'arriverai à compléter le challenge de Hérisson cette année!

 

Edit du 04.11: J'édite mon billet parce que Galéa propose un challenge avec les pépites de cette rentrée 2013, et bien ma pépite je l'ai, peut-être en aurais-je d'autres, ou peut-être pas, mais Sorj Chalandon a été ma pépite de l'année 2013. Je vais sûrement employer des termes élogieux un peu cucul la praline mais c'est un livre plein d'émotions, qui parle à la lectrice que je suis, qui parle directement à l'âme de la lectrice que je suis, j'ai mis plus d'un mois à écrire mon billet, qui je trouve ne rend pas vraiment justice à l'auteur, aux personnages et au ressenti. Depuis j'ai offert ce livre à deux personnes pour leur anniversaire, Valérie, et un collègue, prof de lettres. Et comme je l'avais mentioné au début de mon billet, j'ai acheté ce livre en librairie à Thonon quand j'étais en vacances cet été. 

Et hop le petit logo:

challenge-nos pépites de l'année
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11 septembre 2013

J.K Rowling, Harry Potter and the order of the Phoenix

Harry_Potter_and_the_order_of_the_PhoenixQuatrième de couverture:

"Harry Potter is due to start his fifth year at Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry. He is desperate to return to Hogwarts and find out why his friends, Ron and Hermione, have been so secretive all summer. But before he even gets to school, Harry survives a terrifying encounter with two Dementors, attends a court hearing at the Ministry of Magic and is escorted on a night-time broomstick ride to the secret headquarters of a mysterious group called the Order of the Phoenix . . ."

Je ne m'étais pas plongée dans les aventures d'Harry Potter pendant plusieurs mois pour éviter de me lasser, le dernier tome m'avait un peu moins plu. Et j'ai bien fait parce que j'ai énormément apprécié cette lecture. Les personnages murissent au fil des tomes et sont attachants. Plus que les aventures rencontrées par les personnages c'est justement leur psychologie qui me plaît et j'aime comment J.K Rowling les a fait évoluer (sauf peut-être Harry Potter justement!) et j'apprécie beaucoup les liens qui se tissent au fil du temps, entre les trois amis bien sûr mais aussi avec d'autres élèves et professeurs. Outre le côté magique des cours, J K Rowling décrit très bien les relations professeurs / élèves avec les écueils du métier mais aussi son côté humain inévitable. 

Dans ce tome sont mis en avant deux autres personnages, Luna Lovegood qui apparaît pour la première fois je crois et Neville Longbottom. Tout deux sont attachants car un peu différents, un peu maladroits et rêveurs. On en apprend plus sur la famille de Neville. On en apprend également plus sur les sorciers qui auraient rejoints Voldemort, ce qui m'étonne c'est que rien n'est véritablement fait contre eux, alors qu'ils agissent au regard du Ministère de la magie.

Ma préférence va aux personnages d'Hermione et Ron, amis fidèles aux répliques bourrées d'humour, parfois de sarcasmes. Leurs chamailleries sont toujours drôles et ils savent les laisser de côté pour soutenir leur ami Harry. Comme je le disais cependant plus haut, le personnage d'Harry m'a agcé dans ce tome. Je l'ai trouvé un peu trop égoïste et égocentrique. Mais bon peut-être est-ce normal vu toutes les m**** qui lui tombent sur le coin de l'oreille tous les quatre matins!! J'espère tout de même qu'il évoluera différemment dans les deux derniers tomes. Il ne me reste plus qu'à me les procurer...

 

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(2e pavé avec 766 pages et en VO en plus!)

26 septembre 2013

Emile Zola, Son excellence Eugène Rougon


son_excellence_eug_ne_rougonQuatrième de couverture:

"En 1856, Eugène Rougon, un ancien avocat qui a contribué à faire l'Empire et que l'Empire a fait, se sentant proche de sa disgrâce, préfère démissionner de la présidence du Conseil d'Etat. Mais ses amis ont besoin de lui, et sa chute les embarrasse. Ils s'inquiètent de le voir tromper son ennui par un projet de défrichement des Landes qui le conduirait à une sorte d'exil, et parmi tous ceux qui travaillent à son retour en grâce la plus active est la troublante Clorinde qu'il a refusé d'épouser."

J'ai peiné avec cette lecture, c'est donc une première déception avec les Rougon-Macquart. On retrouve pourtant bien la touche de Zola, la minutie, les personnages bien croqués et multiples, des intrigues, de la critique des gouvernements de l'époque mais justement, ce roman est beaucoup trop politique à mon goût. Je n'ai pas tout compris et le snombreuses notes de bas de page m'ont un peu perdue. C'est dommage. J'ai pourtant aimé les scènes de dîner mondains et la relation cahotique entre Clorinde et Rougon. Je n'ai cependant apprécié aucun personnage. Celui de Clorinde m'a souvent interpelée mais je l'ai trouvée beaucoup trop manipulatrice pour m'y attacher. Quant à Rougon et sa soif de poiveur, je l'ai trouvé antipathique et inintéressant.

Le roman aurait aussi pu s'appeler Clorinde car elle y tient quasiment si ce n'est plus de place que Rougon. Une chose est sûre c'est que la politique qui est montrée dans ce roman est celle des passe-droits et pots de vin où tout est bon pour favoriser ses amis et relations. Mallheureusement si vous tombez en disgrâce, ce sont ces amis-là qui vous tournent le dos les premiers...

 

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(1/1 blanc)

6 octobre 2013

Un dimanche en Bretagne: Plougrescant

Un jour où il faisait vraiment moche on est quand même allé se balader mais cette fois en direction de l'est de Perros Guirec, au début de la côte d'ajoncs si je ne dis pas de bêtises... Avec le vent, la pluie et les rochers, cette balade a eu un goût de bout du monde ... 

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Les dimanches en photos sont à l'initiative de Liyah et on les retrouve aussi chez : LilibaChoupynette,  Fleur,  AnjelicaMyrtilleSandrineChoco, SeriaLecteur,  EstellecalimMargotte...

12 octobre 2013

Lecture commune: Paul Auster, La musique du hasard

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Quatrième de couverture:

"Séparé de sa femme et de sa petite fille, Nashe se retrouve libre, et riche de 200 000 dollars. Il choisit l'espace - l'espace américain des " road movies ", immense et vide. Jusqu'au jour où la musique du hasard lui suggère une autre aventure : tout miser sur une seule carte... A une liberté vertigineuse va alors succéder, par la grâce de deux milliardaires fous, Flower et Stone, la plus absurde des contraintes."

Les premières pages du roman nous présentent Nashe, trentenaire américain, qui vit et travaille à Boston jusqu'au jour où il hérite de 200 000 dollarset décide de partir sur la route (typique des road stories américaines). Je m'attendais donc à une de ces "road stories", thème très cher à la culture US. Mais très vite, Nashe rencontre le jeune Pozzi et le suivre dans une partie de poker hors du commun. Toute cette partie m'a ennuyée, je ne connais que peu de choses aux cartes et à vrai dire cela ne m'intéresse pas plus que ça.C'est la suite de l'histoire qui devient un peu plus intéressante, mais je ne peux en dire plus au risque de vous gâcher la lecture.

Les portraits des personnages sont bien dressés, Ppaul Auster sait les rendre sympathiques, ou à l'inverse franchement désagréables. La relation naissante entre Nashe et Pozzi est touchante. Le quotidien des deux hommes est raconté avec précisionsans pour autant que cela soit ennuyeux (contrairement à la partie de poker du début) A la manière de Steinbeck, Paul Auster donne une dimension intéressanteà des personnages simples et des situations triviale du quotidien. La fin quant à elle est surprenante et laisse le lecteur sans toutes les réponses. J'aurais préféré que cela se termine différemment. En bref, une lecture en demi-teinte.

Une petite citation: "Du moment qu'un homme commence à se reconnaître dans un autre, il ne peut plus considérer cet autre comme un étranger. Qu'il le veuille ou non, un lien existe."

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(27/97)

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13 septembre 2013

Stephen King, 22/11/63

KingQuatrième de couverture:

"2011. Jake Epping, jeune professeur au lycée de Lisbon Falls dans le Maine, se voit investi d une étrange mission par son ami Al, patron du diner local, atteint d un cancer. Une « fissure dans le temps » au fond de son restaurant permet de se transporter en 1958 et Al cherche depuis à trouver un moyen d empêcher l assassinat de Kennedy. Sur le point de mourir, il demande à Jake de reprendre le flambeau. Et Jake va se trouver plongé dans les années 60, celles d Elvis, de JFK, des grosses cylindrées, d un solitaire un peu dérangé nommé Lee Harvey Oswald, et d une jolie bibliothécaire qui va devenir l amour de sa vie. Il va aussi découvrir qu altérer l Histoire peut avoir de lourdes conséquences... 
Une formidable reconstitution des années 60, qui s appuie sur un travail de documentation phénoménal. Comme toujours, mais sans doute ici plus que jamais, King embrasse la totalité de la culture populaire américaine."

Le seul Stephen King que j'avais lu avant c'était Jessie et je m'étais sévèrement ennuyée! J'avais donc un peu peur de me plonger à nouveau dans un de ses romans mais je ne pouvais pas passer à côté de celui-ci, et grand bien m'en a pris.  Il y a beaucoup de choses à dire sur ce roman tellement il est dense mais la plus évidente c'est que j'ai adoré! Je dis assez rarement que mes lectures sont des coups de coeur mais là c'en est un et un de taille! 

L(histoire, tout le monde la connaît, Jake Epping retourne dans le passé pour tenter d'éviter l'assassinat de J.F Kennedy le 22 Novembre 1963 à Dallas. Jake débarque donc en 1958 et devient George Amberson, son parcours sera semé d'embuches et la route qui le mènera à Lee Harvey Oswald très longue...Mais avant cela, Jake veut également changer le destin tragique d'autres personnes qu'il connaît. Pour subsister il fait quelques paris sportifs puisqu'il en connaît déjà l'issue (clin d'oeil à Replay de Ken Grimwood), qui lui attireront quelques ennuis. Il reprend également son métier d'enseignant d'abord en Floride puis à Jodie, petite ville du Texasoù il s'installe en attendant l'année 1963 tandis qu'Oswald et toujours en Russie. Cela lui permet de se préparer pour le D-Day. Les préparatifs sont facilités grâce aux notes de son ami Al Templeton (qui l'a envoyé dans cette galère) mais l'objectif que Jake s'est fixé s'éloigne un peu plus chaque jour parce que "le passé n'aime pas être changé", ce sera le leitmotiv du roman. Beaucoup de similitudes apparaissent dans la vie de Jake, similitudes aves les autres vies qu'il a vécues, mais aussi en écho aux autre villes où il s'est installé après son retour dans le passé. Sa vie à Jodie est paisible, comme peut l'être la vie d'un enseignant aimé de ses élèves dans une petite ville au début des années soixante et puis il y a la rencontre avec Sadie...

J'ai vraiment beaucoup aimé sa vie à Jodie, le métier d'enseignant y est valorisé et Jake/George et l'un de ces professeurs que les élèves n'oublieront pas. Certains passages m'ont particulièrement touchées, parce que proches de la réalité et enthousiastes. De même les relations simples entre les gens malgrè la pression du conformisme de l'époque m'ont plues. Les personnages sont tous très attachants, hormis celui d'Oswald qui est rendu pathétique mais toujours détestable, notamment par le biais de la relation avec son épouse et la manière dont il la traite. 

Avec ce roman, Stephen King aborde un sujet très controversé aux Etats-Unis, entre agissement d'un fou ou théorie du complot, guerre froide et communisme vs politique intérieure. Néanmoins je ne qualifierais pas ce roman d'historique, mais plutôt de social avec un aperçu du "way of life" de l'époque, on y fume beaucoup, trop, on y mange pour pas cher, la vie semble plus douce, comme passée sous un filtre instagram. La relation entre le héros et la jeune enseignante est elle aussi très émouvante, sans tomber dans le sentimentalisme. Les propos et les émotions sonnent justes. 

La fin du roman m'a tout d'abord un peu dépitéeparce que j'en attendais une toute autre, donc j'ai ressenti un peu frustration, mais après réflexion, c'est mieux ainsi. Stephen King a su créer un effet de surprise et c'est ce qui fait de 22/11/63 je pense un très bon roman.

 

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(3e participation au challenge avec 937 pages!)

5 août 2013

Jean-Philippe Blondel, Passage du gué

PassagedugueQuatrième de couverture:

"Myriam et Thomas. Pour Fred, les revoir aujourd'hui, c'est une joie violente qui prend à la gorge, bouscule et donne une force inattendue.
Il y a vingt ans, Fred a choisi de traverser, à leurs côtés, une épreuve qui n'était pas sienne. Pour leur éviter la noyade, il s'est tenu là, attentif, disponible, sans rien attendre. Avec tendresse et fermeté, il a tenu leurs têtes hors de l'eau. Une fois la tempête éloignée, il s'est effacé. Myriam, Thomas et Fred. S'ils ont survécu, c'est que le pari le plus insensé peut être tenu. C'est que la vie peut tout donner après avoir tout retiré."

 

Encore une fois j'éai été emportée par un roman de Jean-Philippe Blondel... Fred rencontre par hasard deux personne qu'il a connu dans sa jeunesse, quand il avait une vingtaine d'années et qu'il préparait son capes. Il se replonge alors dans ses souvenirs, cette amitié née entre les personnages à cause d'une terrible épreuve...

Ce qui m'étonne toujours ce sont les points de similitude avec la vie de l'auteur même, qui semble toujours s'encrer dans quelques choses qu'il connaît... Et c'est sans doute parce qu'il le connaît bien qu'il peut le narrer avec autant de précision et nous faire passer tant d'émotions.

Fred c'est le jeune homme qu'on aimerait avoir connu. Il est touchant, rêveur mais avec les pieds sur terre quand même, et sa loyauté semble infaillible. Les liens qu'ils tissent d'abord avec Myrian, mais surtout ensuite avec Thomas m'ont émue. J'ai eu à plusieurs reprises les yeux un peu mouillés... Jean-Philippe Blondel nous donne à voir une époque où les relations ne semblaient pas plus simples mais plus vraies. 

L'alternance entre les points de vues permet de mieux comprendre les mécanismes de cette amitié, au début Thomas est antipathique mais au fil des pages c'est Myriam qui le devient... La souffrance bien sûr change le ressenti des personnages et chacun la surmonte à sa manière, Thomas lui nous montre sa vulnérabilité tandis que Myriam se retranche derrière un personnage un peu plus dur et intransigeant, Fred lui est là, comme un rocher sur lequel ils peuvent s'accrocher, il encaisse en silence...

J'ai déjà hâte de me plonger dans 06H41 et en même temps je repousse ma lecture pour pouvoir la savourer plus longtemps ...

 

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(22/97)

23 juillet 2013

Le mois américain

Noctenbule propose de passer le mois d'octobre en compagnie d'auteurs américains, je me joindrai donc à elle ainsi que d'autres blogueurs pour vous faire découvrir tout au long du mois d'octobre des auteurs américains, mais pas que, on pourra également parler de séries, de recettes, de voyages etc... La seule obligation étant que ce soit estampillé US :) 

Plusieurs lectures communes sont prévues, vous les trouverez sur la page consacrée au challenge ici ou sur la page facebook.

 

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19 juillet 2013

Atiq Rahimi, Syngué sabour - Pierre de patience

Syngu__sabourQuatrième de couverture:

"syngué sabour, n.f. (du perse syngue «pierre», et sabour «patiente»). Pierre de patience. Dans la mythologie perse, il s'agit d'une pierre magique que l'on pose devant soi pour déverser sur elle ses malheurs, ses souffrances, ses douleurs, ses misères... On lui confie tout ce que l'on n'ose pas révéler aux autres... Et la pierre écoute, absorbe comme une éponge tous les mots, tous les secrets jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate... Et ce jour-là on est délivré."

 

Voilà un très court roman qui ne peut pas laisser indifférent. Je ne peux pas dire si je l'ai aimé ou si je ne l'ai pas aimé, j'ai simplement trouvé la lecture un peu anxiogène, avec l'envie d'en finir à chaque page, de savoir jusque quand allait durer l'histoire de cette femme qui prend soin de son époux plongé dans le coma. Nous sommes ici en temps de guerre en Afghanistan, les gens vivent cloîtrés chez eux, des hommes armés arpentent la ville désertée. Le jeune femme a envoyé ses enfants chez sa tante pour qu'ils soient en sécurité, elle reste avec son mari, et chaque jour lui raconte son enfance, lui révèle ses idées, ses pensées... Un jeune "soldat" lui rend visite et casse un peu la monotonie de ses journées. 

La narration est assez répétitive, comme les journées de la jeune femme, on se perd dans ses pensées, qui sont mêlées au discours qu'elle tient à son mari. Elle lui fait certaines révélations qui en Afghanistan sont susceptibles de coùter la vie à une femme... 

J'ai été angoissée tout au long de ma lecture donc, c'est le coeur battant que je tournais chaque page et la fin est tombée comme un couperet... Dur dur donc... 

 

Je ne crois pas que j'aurais lu de moi-même ce roman mais j'avais dans une de mes classes cette année le neveu d'Atiq Rahimi, mon collègue de français a donc organisé une entrevue avec l'auteur et fait lire ce titre à la classe, je me demande comment les élèves ont compris cette lecture, il me tarde de pouvoir un discuter avec lui à la rentrée.

 

4 juillet 2013

Lecture commune: Ken Grimwood, Replay

replayQuatrième de couverture:

" En ce 18 octobre 1988, Jeff Winston se trouve dans son bureau new-yorkais, et écoute sa femme lui répéter au téléphone : « il nous faut, il nous faut... » Il leur faudrait, bien sûr, un enfant, une maison plus confortable. Mais surtout parler. A coeur ouvert.

     Sur ce, Jeff meurt d'une crise cardiaque. Il se réveille en 1963, à l'âge de dix-huit ans, dans son ancienne chambre d'université. Va-t-il connaître le même avenir ? Non, car ses souvenirs sont intacts. Il sait qui va gagner le prochain Derby, et ce qu'il en sera d'IBM et d'Apple... De quoi devenir l'homme le plus puissant du monde, jusqu'à... sa deuxième mort, et qu'une troisième, puis une quatrième vie commence..."
Jeff meurt en 1988 d'une crise cardiaque et se réveille en 1963 dans sa chambre d'étudiant à Atlanta. Il croit rêver mais les éléments qui l'entourent lui montrent que non, les voitures, les constructions, les tenues vestimentaires, les traces de la ségrégation sont autant d'élément qui lui prouvent qu'il est bel et bien revenu dans les années soixante... 
J'enchaine un peu avec le fantastique mais dans un tout autre genre. Jeff va à plusieurs reprises revivre sa vie chaque fois en  modifiant sa trajectoire jusqu'à ce qu'il rencontre Paméla. La jeune femme est elle aussi soumise à des "replay". La première chose que Jeff fait quand il recommence sa vie c'est de se mettre à l'abri financièrement avec des paris sportifs et des placements en bourse. Il est ainsi libre de reconstruire sa vie comme il l'entend, à l'abri du besoin, mais, quoiqu'il arrive il mourra d'une crise cardiaque en 1988.
J'ai beaucoup aimé ce roman parce qu'il est très ancré dans le contexte socio-historique de l'époque traversée par les personnages principaux. C'est ce qui sert à chaque fois de cadre  et de point de repère dans les replay. Que ce soit Jeff ou Pamela, leur personnage est attachant, ils cherchent l'un comme l'autre à comprendre pourquoi ils revivent leur vie. Chaque come back est espacé dans le temps, ils ne reprennent pas toujours le cours de leur vie au même moment ce qui modifie leur vie à l'origine puisque des choix ont déjà été faits et malgré ces trajectoires différentes, ils se cherchent toujours. Un lien fort les unit, celui d'être les seules personnes conscientes de ces replay, ou peut-être même les seules personnes à vivre ces replay. Pour comprendre ce mécanisme ils vont utiliser plusieurs stratégies, l'une d'elle permet de dénoncer l'omniprésence des services de renseignement aux Etats-Unis (sujet d'actualité...) leur ingérence dans la vie de ses citoyens. Ce romn nous montre à quel point l'histoire se répète parce que que nous ne tenons pas compte des éléments extérieurs avant d'agir, et de ce qui s'est fait précédemment ou ailleurs. L'auteur semble insister sur le fait que seule la famille, ou l'attachement à une personne permet d'avancer. La fin est d'autant plus pessimiste qu'elle ne nous apporte aucune réponse.
C'est un petit coup de coeur pour ce roman qui m'a agréablement surprise. Le seul bémol que j'émets concerne parfois certaines scènes un peu répétitives (normal je sais vu le thème), le second passage en Europe avec Sharla est à mon sens plutôt inutile pour l'avancée du roman. J'oublie beaucoup de choses encore, allez lire ce roman vous verrez par vous-même...
 
Je faisais cette lecture avec Camille/Moka, et il me semble qu'elle aussi a beaucoup apprécié sa lecture, allons lire son avis.
 
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(20/97)
21 juin 2013

Lecture commune: Alice Ferney, les autres

les_autresQuatrième de couverture:

"Lors d'une soirée d'anniversaire, un jeu de société destiné à mieux se connaître devient le révélateur de secrets de famille jusqu'ici soigneusement occultés par la honte, la déception ou la souffrance. 

Avec délicatesse et cruauté, ce roman d'une rare finesse psychologique interroge la féminité, l'amour et les relations entre les hommes et les femmes."

Le récit est divisé en trois parties, la première nous présente les personnages par le biais de leurs pensées. Tout à tour, le lecteur se retrouve dans la tête des personnages. La seconde partie consiste en dialogues, les personnages jouent au jeu de société qui révèle leur caractère et plutôt les côtés négatifs, les travers. Les questions du jeu amènent débats et disputes et montrent une facette des personnages pas forcément très agréable. Tout est question de comment on se voit, comment on pense que les autres nous voient et comme les autres nous voient en réalité. Trois niveaux finalement qui sont parfois bien différents les uns des autres. 

Ce jeu aboutira à trois révélations qui seront un choc à la fois pour la personne qui se révèle mais aussi pour les personnes que cela touche directement. Il révèle les caractères des uns et des autrestout en les rendant très antipathiques, Niels notamment. En attendant, la grand-mère se meurt seule à l'étage alors que ce roman est un roman sur les liens familiaux, l'attachement aux racines. Trois générations vivent sous le même toit.

Enfin, la troisième partie nous rapporte les paroles prononcées par les personnages pendant la partie. Je n'ai pas trouvé beaucoup d'intérêt à cette dernière partie. Certes elle reformule ce qui a été dit précédemment d'un point de vue exterieur et de ce fait elle fait le contrepoids du dialogue avec une prise de recul sur les différentes révélations mais j'ai quand même trouvé que c'était trop redondant. Je me suis donc ennuyée pendant les cent dernières pages. Ce fût donc une lecture mitigée car d'un côté un peu anxiogène, de l'autre ennuyeuse par sa répétition. 

Allons voir ce que Géraldine en a pensé.

 

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(18/97)

15 juillet 2013

Carlos Ruiz Zafon, Les lumières de septembre

les_lumi_res_de_septembreQuatrième de couverture:

"1937, à Cravenmoore, une demeure normande pleine de mystère et de marionnettes étonnantes. Le propriétaire, Lazarus Jann, est un inventeur de jouets. Simone Sauvelle y entre pour occuper un emploi de secrétaire particulière, avec ses deux enfants. Alors que l'harmonie, la joie et même l'amour veulent régner à Cravenmoore, une force incroyable s'y oppose... 

Un suspense spectaculaire, tissé autour du thème de prédilection du maître du roman espagnol : la maison envoûtée."

 

Les lumières de septembre fonctionne sur le même schémas que Le Palais de Minuit et Le Prince de Minuit: des enfants sont menacés par une présence maléfique liée au passé qui surgit sous la forme d'une ombre noire et se matérialise sous différentes formes, ici elle habite les automates crées par Lazarus Jann. Cette ombre noire vient se venger du passé et se "nourrir" pour continuer à exister. A chaque fois, l'un des personnages ou un de ses ancêtres a fait un pacte avec cette ombre... Ce pacte lui aura valu de perdre sa propre ombre et de devoir sacrifier quelque chose au cours de sa vie... Pour Lazarus Jann, le sacrifice fût la personne qui lui était la plus chère... son épouse Alma.

Chaque fois, des enfants liés par une amitié forte sont confrontés à l'ombre et cherchent à lui échapper et à la combattre pour sauver les siens... Dans ce roman, aussi noir que les précédents, l'ombre enlèvera la vie de l'un d'entre eux ... 

Comme à chaque fois, ce n'est pas le côté surnaturel qui me plaît mais les personnages et les liens qui les unissent. Ici le décor m'a moins plu que dans les précédents romans, excepté le manoir et la mer, je n'ai aps du tout adhéré aux automates et pantins parce que c'est un univers qui ne me plaît pas du tout, c'est d'ailleurs ce qui m'avait déplu dans Marina. Je me suis tout de même attachée à Irène et son nouvel ami. De plus, l'écriture de Zafon m'emporte toujours un peu, un peu à la manière d'un conte, et chargée de mystère, elle me captive jusqu'à ce que l'intrigue soit résolue, et pourtant je ne suis pas fan du fantastique, mais ça se lit bien... 

J'ai lu ce roman dans le cadre du challenge un mot des titres de Calypso, pour cette session le mot était lumière.

28 juin 2013

Challenges de l'été

L'été est propice aux chalennges puisqu'on a à priori plus de temps pour la lecture, c'est donc avec plaisir que je renouvelle ma participation au challenge du pavé de l'été organisé par Brize. Comme l'an dernier, il s'agit de lire des pavés (comprenez des romans de 600 pages et plus) et ce jusqu'au 15 octobre (oui l'été sera terminé depuis plusieurs semaines déjà mais on peut espérer que puisqu'on a connu l'hiver jusqu'au mois de mai, l'été durera peut-être jusqu'au 15 octobre???) J'ai déjà deux lectures pavé de prévue, le tome 5 d'Harry Potter et le dernier Stephen King.

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Le deuxième challenge propose de faire fondre notre PAL au soleil avec le challenge destination PAL organisé par Lili Galipette, j'ai repris l'édition de ma PAL au premier janvier pour ne pas me perdre dans mon décompte, donc si je pioche dans mes nouvelles acquisitions (ce que je compte quand même faire) je ne les comptabiliserai pas pour ce challenge là. J'ai déjà quelques idées lectures (dont une est en cours) avec Replay de Ken Grimwood et l'Embellie mais pour le reste ce sera au feeling et selon les envies. D'ailleurs si vous voulez faire quelques lectures communes en août et/ou septembre, n'hésitez pas!

 

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Et vous, qu'allez-vous lire cet été?

21 mars 2013

Rohinton Mistry, Une simple affaire de famille

une_simple_affaire_de_familleQuatrième de couverture:

"À travers le portrait pittoresque de la petite bourgeoisie parsie de Bombay, Mistry aborde, avec un regard tendre et humain, une réalité plus grave : celle du traditionalisme rigide et du fanatisme religieux. Comme dans ses précédents romans, l'auteur de L'Équilibre du monde met au service d'une vision sans complaisance de la société indienne son immense talent de conteur, son sens du cocasse et sa sympathie communicative pour des personnages naïfs, injustement malmenés par la vie."

 

Voilà encore un grand roman de Rohinton Mistry. C'est avec plaisir que je me suis replongée dans son Bombay où les personnages se mêlent et se défont. Ici, contrairement à l'équilibre du monde, les personnages sont moins nombreux et nous suivons uniquement les histoires de la famille de Nariman. Quelques personnages secondaires suivent également la famille avec leur histoire propre mais nous n'en avaons que quelques aperçus.

Nariman a épousé Yasmin, veuve avec deux enfants, Jal et Coomy. Ce second mariage, pour l'un comme pour l'autre est un mariage de raison. Nariman est devenu le nouveau père des deux enfants, et peu de temps après est née Roxana. A l'époque de la narration, Nariman est un vieil homme, il doit être immobilisé après une mauvaise chute. Coomy et Jal avec qui il vit toujours dans le grand appartement familial s'occupent de lui. Bien vite Coomy en a assez, estime que ce n'est pas à elle de s'occuper de Nariman et l'envoie donc chez sa demi-soeur qui vit dans un deux pièces achetés par Nariman. La famille s'entasse donc à 5 dans le petit appartement de Félicity avenue.

Cet accident révèle donc toute la nature des frères et soeurs, mais surtout de Coomy qui mènent son frère Jal par le bout du nez. Elle montera différent stratagème pour que son beau-père ne puisse pas revenir à l'appartement. Cela met à jour toutes les rancoeurs qu'elle garde à l'encontre de Narinam, qu'elle tient pour responsable de la mort de sa mère alors qu'elle était encore jeune. La présence de Nariman va également mettre à mal les relations de Roxana avec son mari Yezad. En effet, l'argent du foyer n'est pas suffisant pour tout le monde, il faut faire des concessions que Yezad ne peut supporter. Il essaiera lui aussi par différents moyens de mieux s'en sortir. Les enfants quant à eux sont ravis de la présence de leur grand-père, mais veulent aussi contribuer à l'améliorationdes revenus du foyer. Chacun apportera donc sa petite touche. J'ai trouvé certaines scènes à ce sujet très cocasses.

Nariman se perd dans ses souvenirs, son premier amour et la réaction de ses parents ... Comme dans L'équilibre du monde on retrouve une critique du système de castes en Inde, mais également du régime, de la pauvreté, de certaines absurdités d'un pays qui a longtemps connu la domination occidentale. Les personnages sont souvent tiraillés entre modernité et globalisation versus traditions et conservatismes.

Cette plongée haute en couleurs dans cet univers m'a encore une fois beaucoup plue. L'écriture de Mistry est fluide et teintée d'humour. Dans ce roman il pose également la question des personnes âgées... Qui s'occupe d'eux quand ils deveinennent invalidés? perdent la tête?

Je n'ai pas pris de notes pendant ma lecture donc j'oublie certainement plein de choses mais je vous le conseille vivement, sans doute avant l'équilibre du monde qui est je pense encore plus réussi. C'est ce qu'a lu Valérie d'ailleurs dans le cadre du Challenge le riz et la mousson. Sandrine a également lu Une simple affaire de famille mais n'a pas aimé.

 

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(7/97)

24 mars 2013

Un dimanche à.. Florence, Piazza Santo Spirito

Nous avons débuté notre séjour Florentin par la piazza Santo Spirito, à deux pas du centre historique mais beaucoup plus calme. Nous y avons savoué une part de pizaa assis près de l'église Santo Spirito au soleil. Un soir nous sommes revenus pour boire un verre avant de rentrer manger et nous avons en fait pu manger à un genre d'Happy Hour à l'italienne, un verre acheté = le droit de manger de bonnes choses à un genre de petit buffet à même le comptoir du bar.

 

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Les dimanches en photos sont à l'initiative de Liyah et on les retrouve aussi chezLiliba, Choupynette, FleurAnjelica, Myrtille, , Choco, Art Souilleurs, SeriaLecteurEstellecalim...

15 février 2013

Lecture commune: Sherman Alexie, Indian blues

indian_bluesQuatrième de couverture:

"Salué par Jill Silberstein (Le Journal de Lausanne) comme " un roman iconoclaste, poignant, immensément talentueux " et révélant un nouvel écrivain majeur, Indian Blues est une histoire tragi-comique sur le vieux thème du " pacte avec le diable ". Le célèbre bluesman Robert Johnson, assassiné en 1938, réapparaît pour les besoins de la fiction cinquante ans plus tard, dans la réserve des Spokanes, à la recherche d'une Indienne susceptible de l'aider à rompre son sort. Par un heureux hasard, des jeunes vont récupérer sa fameuse guitare et fonder un groupe de rock, les Coyote Springs, dont le succès extraordinaire les conduira à New York, au terme d'une réjouissante odyssée. Mais peut-on jouer impunément de l'instrument diabolique ? Un livre fort, original et percutant sur le rêve américain et le prix du succès, par un auteur dont on n'a pas fini d'entendre parler, l'un des plus prometteurs de sa génération."

 

Sans une lecture commune je crois que ce roman aurait pu dormir longtemps, très longtemps dans ma PAL, pour la raison totalement arbitraire que je n'aime pas du tout la couverture! Dieu merci ça ne présage finalement pas de la qualité du roman (comme à l'inverse j'ai pu être attiré par une couverture et être finalement très déçue par l'histoire!) donc je peux dire merci à Canel qui m'a motivée pour le lire!!

Quand j'ai commencé à lire j'ai eu un peur, une guitare ensorcelée qui "parle" à son propriétaire, je me suis dis "OMG pourquoi je lis ce livre?" mais quelques pages plus tard la magie a opéré non seulement sur les musiciens mais aussi sur la lectrice que je suis.

Thomas trouve donc une guitare ensorcelée et décide de monter un groupe avec deux autres indiens de la réserve Spokane, Victor et Junior qui semblent tout aussi perdus que lui si ce n'est plus. Victor est un personnage cruel et égocentrique. Junior quant à lui apparaît comme un simple d'esprit alors qu'il est le seul des trois à être allé à l'université. Les rejoigent après leur premier concert, Chesse et Checkers, deux indiennes du Nevada.

Outre la magie de la musique, Sherman Alexie nous conte la vie de ces jeunes indiens dans les réserves d'états. S'ils bénéficient d'une maison gouvernementale, ils mènent une vie de misère sans travail ni ambition. Quitter la réserve c'est renoncer à sa tribu et pourtant rester dans la réserve  ne semble pas permettre une vie épanouie. L'alcoolisme y fait rage, le taux de mortalité est aussi élevé que celui du chômage.  Plusieurs fois reveint dans le roman l'idée qu'être indien c'est avoir voulu au moins une fois dans sa vie ne pas l'être. Cela rejoint le paradoxe de l'appartenance à la réserve. Par la musique le groupe essaie de sortir de ce schémas.

L'attachement à la terre indienne est donc mis en avant dans ce roman. Celui-ci fait partie intégrante de l'identité des personnages de même que leur attachement à la famille ou à la tribu. Les personnages sont attachants (sauf Victor qui est détestable du début à la fin), on aimerait les aider mais ils laissent parfois l'impression de ne pas vraiment vouloir s'en sortir et de se complaire dans cette vie. C'est ce qui fait que ce n'est pas un coup de coeur, même si j'ai effectivement beaucoup apprécié cette lecture, l'inertie des personnages m'a parfois agacée!

Allons voir ce que Canel en a pensé.

 

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(3/97)

8 juillet 2012

Un dimanche à ... Barcelone (Jour 5: le marché couvert de la Boqueria sur la Rambla)

Dernier jour complet avant le départ qui nous a mené du marché couvert de la boquéria très typique et du coup très touristique et peuplé, à la plage, mais pour aujourd'hui promenons nous entre les différents marchands.

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Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Choco, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

17 juillet 2011

Un dimanche ... à Paris

Cette semaine j'ai fait découvrir la capitale à mes nièces, avant de partir à mon tour en vacances chez elles, à l'heure où mon billet sera publié je sillonerai déjà les autoroutes de France... Retour vers le 21 août! Mon blog sera en suspens pendant ce temps-là, si j'ai le temps je ferai quelques billets, et un billet est programmé pour la date anniversaire du blog!

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Les dimanches en photos sont  aussi chez : Evertkhorus,   MyaRosa,   Lounima,      Tiphanie, Hilde,   Cacahuete,      Lisalor,   Choupynette,      EloraMelisende,     Fleur, Une    maman, Liliba,     100choses,     Anjelica,      Myrtille,      Sandrine, Hérisson,     Mohamed SemeUnActe,    Ankya,    Grazyel,   TinusiaKatellChocoLatite, Sofynet, Art Souilleurs, Dounzz, SeriaLecteur, Minifourmi, Azilice, Scor13, Stieg,

 

1 septembre 2011

Yann Queffélec, Moi et toi

moi_et_toiQuatrième de couverture:

"Il est amoureux mais incapable d'aimer. Elle fait monter la pression atmosphérique, elle rend l'air suffocant. Ils connaissent tous les trucs du jeu mortel qui consiste, pour les époux, à se faire aussi mal qu'ils se font bien l'amour, jusqu'à ce que l'un des deux, touché, soit coulé. Il revient de loin, ce couple modèle, et qui sait par quel aveuglement il se croit né sous le signe du grand amour."

 

Moi et toi est un livre sur le couple. Un couple qui finit par se détester à force de s'user, d'appuyer toujours sur les mêmes plaies, de ressortir inlassablement les mêmes squelettes.

J'ai trouvé que le me mari était un personnage détestable. Il ne semble avoir aucun regret, aucun sentiment de culpabilité si ce n'est celui de ne pas avoir réussi à cacher ses amours extra-conjugaux.

Ce n'est pas du tout réjouissant, ça ne donne pas envie de croire en l'institution qu'est le mariage, ou tout simplement à la fidélité dans le couple.

L'histoire est usante pour le lecteur aussi. Je me suis demandé tout au long de ma lecture quand ils allaient enfin s'arrêter, jusqu'où ils iraient dans leur naufrage.

J'ai trouvé réussie la métaphore que l'auteur utilise sur tout le livre: le vieux bateau acheté par le mari. Il symbolise parfaitement la relation des personnages.

Honnêtement je n'ai pas vraiment apprécié cette lecture, je dirai que je n'avais vraiment pas besoin de ce genre d'histoire en ce moment! Bref je suis passée totalement à côté!

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(18/26)

12 septembre 2011

Petite escapade bretonne: Le Mont Dol, Dol-de-Bretagne et Dinan

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Oui je sais je suis en retard pour cette escapade du lundi ^^ mais vite embarquons donc pour le Mont Dol, voici donc la vue du pieds de la statue d'hier, au loin la mer ...

 

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La petite chapelle du Mont Dol

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La nef de la Cathédrale Saint Samson à Dol de Bretagne, elle est de style gothique.

 

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L'un des nombreux vitaux.

 

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Le château de Dinan

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La tour de l'horloge à Dinan

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La Dranse dans la ville basse.

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Les fameux palets et galettes de la mère Poulard

24 octobre 2012

Lecture commune: Sarah Waters, Du bout des doigts

duboutdesdoigtsQuatrième de couverture:

"Londres, 1862. A la veille de ses dix-huit ans, Sue Trinder, l'orpheline de Lant Street, le quartier des voleurs et des receleurs, se voit proposer par un élégant, surnommé Gentleman, d'escroquer une riche héritière. Orpheline elle aussi, cette dernière est élevée dans un lugubre manoir par son oncle, collectionneur de livres d'un genre tout particulier. Enveloppée par une atmosphère saturée de mystère et de passions souterraines, Sue devra déjouer les complots les plus délicieusement cruels, afin de devenir, avec le concours de la belle demoiselle de Briar, une légende parmi les cercles interlopes de la bibliophilie érotique. Héritière moderne de Dickens, mais aussi de Sapho et des Libertins, Sarah Waters nous offre une vision clandestine de l'Angleterre victorienne, un envers du décor où les héroïnes, de mariages secrets en amours interdites, ne se conduisent jamais comme on l'attendrait. Un roman décadent et virtuose."

 

Par où commencer??? Peut-être en disant tout simplement que j'ai adoré cette lecture! J'ai eu un peu de mal au tout début et j'ai un peu pris peur d'être moi aussi perdue au milieu des bas-fonds de Londres, et puis finalement je me suis laissées transportée avec Sue! J'ai retrouvé avec Sraha Waters la plume d'un Dickens au féminin. Car si dans les romans de Dickens, les femmes sont les faire-valoir des hommes, ici elles sont au centre de l'intrigue. Elles se font certes manipuler par un homme mais elles sont au coeur du roman et le destin des deux héroïnes, Sue et Maud, sont inextricablement liés!De plus, nous sommes baignés en plein coeur de l'époque Victorienne, donc ça ne pouvait que me plaire!

La première partie est racontée par Sue, orpheline élevée par une "famille" de voleurs. Elle évolue dans le Borough de Londres jusqu'à ce qu'elle devienne la femme de chambre de Maud Lilly, cette jeune héritière qu'elle doit dupée à l'aide de Gentleman ... Qui 'na de Gentleman que le nom... On lui suit donc ensuite au service de la demoiselle à Briar, plus luxueux mais tout aussi lugubre à sa façon que le repère de Lant Street. Un petit clin do'eil est fait au roman gothique avec l'héritière "enfermée" dans cette grande demeure délabrée ... J'ai beaucoup aimé cette partie, je me suis attachée aux personnages. On découvre au fil des pages le malheur de Maud et l'étrange passion de son oncle...

Seconde partie et premier volte-face dans le récit, et quel volte face! Je n'en dis pas plus ... Mais au début je me suis dit "What's the point??" et puis finalement je me suis aussi laissée prendre à ce récit, cette fois narré par Maud. Fini la paisibilité réglée de Briar et retour à Londres. Que ce soit pour Maud ou pour Sue tout leurs points de repères sont brouillés, d'ailleurs, Sue qui est très brouillarde apparaît très fébrile à Briar dans cette vie qui n'est pas la sienne et ce changement s'opère aussi pour Maud, dans son élément à Briar elle devient la petite chose fragile à Londres.

Ce qui nous amène à la troisième partie reprise par Sue qui reprend les rennes de l'histoire, et de nouveau que de rebondissements! J'avoue que j'ai été un peu emmêlée dans tout ça, mais finalement Sarah Waters tire toutes ses ficelles avec brio et là en écrivant ça me fait penser à un passage du film d'Ozon que j'ai vu hier soir, Luchini dit à son élève qu'une bonne fin est une fin sureprenante mais de laquelle on se dit que ça ne pouvait pas être autrement et c'est exactement ça!

Je suis donc allée de surprises en suprises tout en savourant l'écriture, que demander de plus? Sarah Waters aborde des thèmes récurrents au 19e siècle dans la littérature féminine, la place de la femme bien sûr, son "dénuement" quand elle n'a pas de mari ou de frère pour la protéger, la littérature, la société victorienne guindée dans ses principes et sa morale et bien sûr les différentes couches sociales qui ici se côtoient dez très près, ce qui est d'ailleurs assez rare!

Les avis de George , Bianca et Céline sont tout aussi enthousiastes!

objectif_pal

(26/27)

15 octobre 2012

Maryse Condé, Les belles ténébreuses

les_belles_t_n_breusesQuatrième de couverture:

"Le docteur Ramzi An-Nawawî n'était pas un docteur comme les autres, un vulgaire guérisseur de maladies humaines. Vêtu d'une gandoura sombre comme sa peau. Son visage saisissait. Sous la calotte noire des cheveux, un front ample trahissait des dons intellectuels, tandis que la bouche ourlée débordait de sensualité et que le menton creusé d'une fossette suggérait la tendresse. Kassem n'avait jamais contemplé un être aussi attirant." De père guadeloupéen et de mère roumaine, Kassem se voit forcé d'endosser des identités qu'il n'a pas choisies. Il rencontre le Dr Ramzi dont il devient le protégé. Le médecin a une réputation sulfureuse. Kassem soupçonne des pratiques douteuses. Mais Ramzi exerce sur lui une fascination dont il ne peut se défendre... Sur un rythme haletant, Maryse Condé nous conduit d'énigme en rebondissement sur les pas d'un héros au destin à la fois burlesque et pathétique."

 

J'ai beaucoup apprécié cette lecture, qui aurait sans doute pu être un coup de coeur si j'avais également apprécié les personnages. Bien sûr je n'ai pas été charmé par le docteur Ramzi, qui le pourrait en toute connaissance de cause franchement? mais je n'ai pas non plus réussi à être charmée par Kassem, ce Zadig des temps modernes.  Oui je compara à Zadig parce que tant l'histoire un peu rocambolesque avec cet espèce d'anti-héros à qui il arrive toutes les bourdes possibles et imaginables que l'écriture de Maryse Condé pour raconter ces évènements m'ont fait penser au Conte philosophique. Il manque toutefois une morale philosophique à l'histoire, ou bien je suis passée à côté, mais au final le héros ne s'en sort pas spécialement et le méchant n'est pas spécialement puni. Kassem m'a paru antipathique parce qu'il ne semble jamais satisfait, parce qu'il voue une admiration sans borne à Ramzi et ce jusqu'à la fin du roman, j'avais envie de le secouer par moment.

Ce roman n'est pas que l'histoire de Ramzi c'est aussi et surtout celui du déracinement, de l'errance, il soulève des questions sur l'identité, est-on français parce qu'on naît sur le sol français, peut-on se considérer comme appartenant aussi à l'origine de ses parents, comment constuit-on son identité quand les origines des parents sont si variées, quand on n'est pas spécialement intégré dans sa famille. Kassem est tout au long du roman en quête de son identité, c'est en quittant la France qu'il renoue tout de même avec son identité...

J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge un mot des titres, pour cette session le mot choisi était l'adjectif Beau que l'on pouvait donc décliner au féminin. Allons voir ce que Calypso et les autres ont lu!

 

objectif_pal

(25/27)

15 septembre 2012

Lecture commune: Sue Townsend, The Queen and I

the_queen_and_IQuatrième de couverture:

"THE MONARCHY HAS BEEN DISMANTLED

When a Republican party wins the General Election, their first act in power is to strip the royal family of their assets andtitles and send them to live on a housing estate in the Midlands.

Exchanging Buckingham Palace for a two-bedroomed semi in Hell Close (as the locals dub it), caviar for boiled eggs, servants for a social worker named Trish, the Queen and her family learn what it means to be poor among the great unwashed. But is their breeding sufficient to allow them to rise above their changed circumstance or deep down are they really just like everyone else?"

 

J'ai apprécié cette lecture mais elle m'a laissée sur ma faim. En effet, en 260 pages Sue Townsend raconte la chute de la famille royale contrainte d'emménager dans l'équivalent de nos logements sociaux, ici une cité de petites maisons mitoyennes où les murs sont fins comme du papier à cigarettes. Mais pourquoi une telle extêmité? Un retour à la vie normale aurait déjà été un grand écart avec Buckingham. J'ai du coup trouvé que c'était too much sans l'être vraiment. Je m'explique, 260 pages c'est trop court pour approfondir le caractère, l'adaptation et l'évolution de chaque membre de la famille royale. Certains auraient peut-être au final pu être mis de côté au profit d'autres. On entrevoit à peine la princesse Margaret, on envisage une relation pour la princesse Anne mais elle est ensuite mise de côté, le prince Charles disparaît de l'intrigue, et on y découvre du coup un Prince Philippe complètement gaga, Charles est obnibulé par son potager et Diana extrêment superficielle, elle ne pense qu'à sa garde-robe. J'ai du coup trouvé le sportraits un peu trop simplistes et caricaturaux pour être sincères, et il en va de même pour les habitants de Hell Close. Les femmes semblent toutes être des "Cheap tarts" habillées vulgairement donc et les hommes de grosses brutes mal dégrossies. Néanmoins, malgré ces caractères caricaturaux il ressort d'eux une bonté et une solidarité à toute épreuve.

Ceratines situations sont cocaces et m'ont bien fait rire, surtout celles à propos du chien de la reine. La fin m'a quant à elle déçue, inévitable dans un sens mais justement trop prévisible. Elle met également en lumière peut-être la manière dont certains personnages sont perçus ou bien c'est moi qui extrapole... Quoi qu'il en soit c'est à lire car c'est tout de même divertissant mais ça aurait gagné à être approfondi je trouve.

Valérie a apprécié sa lecture mais n'a pas non plus aimé la fin, allons voir ce qu'elle en dit.

16 août 2012

Philip Norman, John Lennon - Une vie

john_lennonQuatrième de couverture:

"John Lennon Plus que tous les autres Beatles, John Lennon incarnait la révolte. Né dans la banlieue de Liverpool, abandonné par sa mère, élève turbulent : personne n'attendait rien de ce gamin qui deviendra « plus populaire que Jésus ». Il sera assassiné à 40 ans. Philip Norman retrace avec justesse un parcours extraordinaire entre ombre et lumière, où s'inscrit l'aventure de toute une génération."
Tout est très documenté, tellement pointu que ça m'a parfois un peu perdue. Tout est détaillé et décortiqué, des relations entre les membres du groupe, la petite enfant de John et même celles de ses parents en passant par la formaiton du groupe, les albums  et les médias, la réception du pubic etc etc tout tout tout... C'est pas pour rien que cette biographie fait 1198 pages!!
J'ai trouvé intéressants les chapitres sur la montée des Beatles mais aussi celle d'autres groupes comme les Rolling Stones, rivaux sur la scène mais amis dans la vie ainsi que tout le business monté autour du groupe. Qui sait que les Beatles sous le label The apple ont vendu des vêtements franchement? Philip Norman apporte également un éclairage différent sur les dissensions entre les musiciens. Inévitablement il aborde aussi la période Yoko Ono qui nous la montre sous un jour totalement inhabituel et peu en accord avec la façon dont elle a été habituellement peçue par les médias.
 John lui est parfois montré sous un jour tout à fait antipathique. C'était un personnage tellement à part. Dès la petite enfance il n'a qu'une volonté, faire de la musique, devenir célèbre et gagner beaucoup d'argent! Il est déterminé dans son ambition et très autodidacte il apprendra d'abord par ses propres moyens avec trois fois rien et l'aide de sa mère qui a été une figure très importante dans sa construction malgré le fait qu'elle l'ait "abandonné" ... Mais là je ne vous apprend rien, c'est d'ailleurs l'histoire de l'enfance de John que vous retrouverez également dans le film Nowhere Boy mais aussi dans Lennon de David Foenkinos.
Il y a donc d'un côté cet aspect de sa personnalité et d'un autre son engagement pour la paix dans le monde, pour la promotion de valeurs simples et sa créativité sans bornes, la musique, l'écriture, le dessin.
Bien sûr les dernières semaines avant son assassinat son également développés, parallèlement à celles de son assassin. Le récit de Philip Norman laisse à penser que l'inévitable aurait peut-être pu être évité si, si ou si ...
La période que j'ai préféré c'est sans surprise celle de son enfance/adolescence avec ses amitiés et les prémices du groupe dans les bals de l'école puis à la Caverne ainsi que le séjour du groupe à Hambourg, la formation du groupe telle qu'il est devenu célèbre.
Il y a tellement de choses et d'informations! Philip Norman retranscrit tout ça d'un oeil le plus objectif possible, comme s'ilavait lui-même suivi Lennon caméra à l'épaule jour après jour.
J'ai aussi beaucoup apprécié voir replacées les chansons dans leurs contextes, apprendre qui les as écrites, comment elles sont nées et ce qu'elles veulent vraiment dire au delà des textes. Je me suis rendu compte que je connaissais les airs et els paroles de bon nombre des chansons.
Aimés ou décriés, les Beatles ont marqué toute une décennie et ont été des précurseurs dans la musique mais aussi à une époque où les codes sociaux et les modes de vie étaient en pleine mutation que ce soit chez eux en Grande-Bretagne ou à travers le monde et en un sens, les Beatles ont contribué à cette mutation.
John Lennon reste une figure de la subversion de cette époque, plutôt lisse et conventionnel avec le groupe mais engagé et déjanté en solo.
C'est un livre à lire assurément si vous vous intéressez aux Beatles ou aux sixties mais je déconseillerais peut-être de le lire d'un coup, parce que c'était parfois un peu rébarbatif.
Et il y a tellement de choses dont je n'ai pas parlé! Sa paternité, sa première femme Cynthia, la rencontre du groupe avec Elvis et Dylan, les séjours aux Etats-Unis, la drogue, son séjour en Inde, Paul McCartney, les festivals, l'adoraton de Lennon pour Brigitte Bardot, la relation avec Brian Epstein, le regard de John sur les homosexuels, les Bed-ins etc etc.
Avec ce titre j'apporte ma première pierre au challenge du pavé de l'été organisé par Brize ainsi que pour le défi des milles chez Fattorius!
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Le_defi_1000
13 juillet 2012

Armistead Maupin, Mary Ann en automne

Mary_Ann_en_automneQuatrième de couverture:

"Mary Ann flâne sur Russian. Elle est revenue à San Francisco,
ville de sa jeunesse, après vingt ans d'absence. Sa vie est en
miettes: trompée par son mari, atteinte d'un cancer, elle vient
chercher du réconfort auprès de son vieil ami, Michael
Tolliver. De confidences en escapades, Mary Ann savoure les
plaisirs d'une liberté retrouvée. Un retour aux sources pour un
nouveau départ ?"

J'ai apprécié retrouver les personnages des histoires rocambolesques d'Armistead Maupin. Des personnages qui ont bien sûr vieilli et sont donc plus posés et un peu moins funky qu'avant, et ça tombe bien car moi aussi! C'est bien je trouve de la part de l'auteur de faire avancer ses personnages avec leur époque et du coup avec les lecteurs aussi. Ils sont tout de même restés ouverts d'esprit, Mary Ann se met même à Facebook c'est dire!

Les histoires personnelles de chacun sont toutes imbriquées les unes dans les autres sans que personne ne s'en aperçoive jusqu'au dénouement final. Armistead Maupin maîtrise ce procédé qui est récurrent dans Les chroniques. Comme le titre l'indique, ce tome est centré sur Mary Ann qui est rendue plus sympathique "grâce" à sa maladie par rapport au tome précédent où c'était devenue une pimbeche embourgeoisée, d'ailleurs certains personnages lui tiennent toujours rancoeur.

J'ai deux regrets concernant ce dernier opus: que Madame Madrigal ne soit pas plus présente et qu'il soit si court! On en reprendrait facilement pour quelques centaines de pages supplémentaires. Armistead Maupin a beaucoup d'humour et de dérision, il porte un oeil aiguisé sur les habitants de San Francisco,  qu'il s'agisse de la communuaté homosexuelle ou non et il apporte une vision peu conventionnelle du couple qui amène à s'interroger car elle est de plus en plus répandue, dans l'une ou l'autre communauté d'ailleurs. Me voilà donc réconciliée avec l'auteur qui m'avait un peu déçue dans Michael Tolliver est vivant.

Parfait pour glisser dans votre sac de plage ;)

 

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