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Notes de lecture
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6 juillet 2018

Lucinda Riley, La soeur de la tempête

la coeur de la tempête

Quatrième de couverture: "À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a adoptées aux quatre coins du monde lorsqu'elles étaient bébés, Ally d'Aplièse et ses soeurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, un magnifique château sur les bords du lac de Genève.

Ally, la deuxième soeur au tempérament tempétueux, est navigatrice et musicienne. Lorsqu'une nouvelle tragédie la touche, la jeune femme décide de partir sur les traces de ses origines. Les indices que lui a laissés son père en guise d'héritage vont la mener au coeur de la Norvège et de ses fjords sublimes. Entourée par la beauté de son pays natal, Ally découvre l'histoire intense d'une lignée de virtuoses célébrés pour leur talent, un siècle plus tôt, une famille aux lourds secrets…

Quel est son lien avec la belle Anna Landvik, merveilleuse chanteuse qui fut une proche d'Edvard Grieg et interpréta son célèbre Peer Gynt ? Et, plus que tout, Ally arrivera-t-elle à laisser son passé pour construire son avenir ?"

Je suis assez partagée sur ce second roman des Sept soeurs, La soeur de la tempête nous emmène en mer et en Norvège, ces deux aspects m'ont beaucoup plu forcément, et j'ai moi aussi envie d'aller voir ces paysages magnifiques. L'univers musical me parle forcément moins mais j'ai quand même beaucoup apprécié, d'autant plus que Peer Gynt ne m'est pas totalement inconnu puisqu'à l'époque où j'ai appris à jouer de la flûte alto j'ai appris ce morceau d'Edvard Grieg dont il est très souvent question dans le roman, Au matin dans Peer Gynt. Les plongées dans le passé sont tout aussi intéressantes que celles du premier tome et m'ont donné envie de découvrir Ibsen, Peer Gynt d'abord puis Une maison de poupée, en cela donc le roman de Lucinda Riley est très enrichissant puisqu'il amène à s'ouvrir sur d'autres horizons, outre l'envie de découvrir la Norvège, j'ai eu envie d'écouter de la musique classique, et de mieux la connaître et donc de lire cet auteur norvégien.

Le bémol concerne le personnage principal, Ally et son histoire d'amour avec un navigateur chevronné qui tourne court assez rapidement, franchement c'est un peu trop télescopé, et dans la rapidité de la relation, et dans son dénouement. Toute l'histoire sur les origines est bien paufinée, rien ne semble laissé au hasard et pourtant cette relation me semble bâclée, elle sert sans doute de prétexte pour une découverte ultérieure concernant la mort de Pa Salt mais franchement ce n'est pas forcément nécessaire. 

Je lirai évidemment le 3e tome parce que je suis curieuse de découvrir dans quel univers l'auteur va nous emmener cette fois.

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21 février 2018

Sarah McCoy, Un parfum d'encre et de liberté

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Quatrième de couverture: "1859. Chez les Brown, la cause abolitionniste se transmet de père en fille. En pleine guerre de Sécession, la jeune Sarah suit les traces de son célèbre paternel, sacrifiant tout de sa vie de femme dans son combat pour la liberté.

2014, banlieue de Washington. En achetant cette vieille demeure sur Apple Hill, Eden pensait pouvoir guérir son désir d'enfant - que son corps lui refuse. Une nouvelle vie, de nouveaux voisins et, surtout, cette mystérieuse tête de poupée retrouvée dans la cave, lui ouvriront un autre chemin, tracé pour elle depuis plus de 150 ans. Plusieurs décennies séparent ces deux femmes et pourtant leurs destins se rejoignent sur bien des points."

Bon bon, une de mes envies pour 2018 c'était de prendre du temps pour bloguer, et bien je dois vous parler de ce roman depuis mi-janvier ... autant vous dire que pour l'instant c'est pas fort concluant du coup!!

J'ai eu du mal à entrer dans cette lecture, j'étais sûre de devoir me forcer pour le terminer, et puis finalement je me suis laissée prendre par les deux histoires parallèles, celle de Sarah, en pleine guerre de Sécessionssion et celle d'Eden à notre époque. 

Je ne suis pas d'accord avec la quatrième de couverture qui dit que le destin de ces deux femmes se rejoint sur bien des points, si vous voulez mon avis c'est plus dans le but d'accrocher un potentiel lecteur parce que ce n'est pas tout à fait vrai ... Partant du principe qu'il y'aura finalement assez peu de recoupements entre Sarah et Eden, mais plutôt en lisant leurs deux histoires en parallèle, sans chercher à savoir ce qui les unit (il y a quand même quelque chose) m'a fait plus apprécier ma lecture, avec une préférence pour les récits de Sarah, et les lettres échangées avec son ami Freddy et sa famille. Je crois même que finalement cette histoire m'aurait amplement suffit. La seconde n'étant qu'un prétexte pour évoquer la première.

Je reconnais finalement ne pas être très positive, et ce billet c'est du grand n'importe quoi mais pour faire court, si vous aimez cette période agitée de l'histoire américaine, peut-être apprécierez vous ce livre. 

challenge petit bac

(OBJET: PARFUM)

10 novembre 2017

Antoine Dole, Je reviens de mourir

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Quatrième de couverture: "Marion aime Nicolas à ce point : jusqu'aux coups, jusqu'aux " clients " qu'il la force à voir. Elle s'emploie à le contenter, il s'emploie à l'anéantir.Autre histoire, autre " conte défait ", Ève dévore les hommes, usant du sexe pour tuer l'amour dans l'œuf... jusqu'au jour où David tente de gagner sa confiance. Du destin de l'une dépendra la survie de l'autre."

Antoine Dole écrit de façon percutante mais cette lecture ne me laissera pas un souvenir impérissable. Certes le thème de ce livre est important puisqu'il y raconte le calvaire d'une jeune femme battue par son compagnon qui est également son mac, puisque rapidement il va profiter du fait qu'elle est jolie, qu'il travaille dans une boîte de nuit pour lui présenter des clients. Marion se prostitue par amour, de la même façon qu'elle supporte les coups. Eve quant à elle enchaîne les coups d'un soir, jusqu'à ce qu'elle rencontre peut-être celui qui la fera changer.

L'écriture est crue et sans concession, comme son sujet. Les points de vue sont alternés, et permettent une lecture très rapide mais finalement le dénouement est sans grande surprise. Cette elcture m'a laissé un goût d'inachevé, je me suis dit à la fin "et après?"

challenge petit bac

(Mort: MOURIR)

7 novembre 2017

Molly Prentiss, New-York, esquisses nocturnes

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Quatrième de couverture:

"Au début des années 80, le downtown de New York est le centre de l’univers, un terrain de jeu revêche, encore hermétique à la menace de l’embourgeoisement. Artistes et écrivains s’y mêlent dans des squats  insalubres où leurs rêves de reconnaissance prennent des formes multiples. Parmi eux, Raul Engales, un peintre argentin en exil, fuyant son passé et la « guerre sale » qui a enflammé son pays. S’affamant pour payer son matériel, il peint le jour d’immenses toiles mettant en scène les spectres qu’il croise la nuit. Un soir, il attire l’attention de James Bennett, critique d’art en vogue du New York Times, proche de Basquiat, Warhol et Keith Haring. Tandis que l’ascension fulgurante de l’un entraîne l’autre sous les projecteurs, une double tragédie les frappe. Dans ce chaos, Lucy, l’amante enjouée de Raul, échappée d’une obscure banlieue de l’Idaho, tente de les extraire de leur détresse. Entre peintre, critique et muse se dessine alors un triptyque amoureux étourdissant."

Forcément cette lecture ne peut qu'être mise en parallèle avec City on fire que j'ai lu cet été, même cadre, même époque, en partie les mêmes sujets. Et je reconnais qu'au début j'ai été un peu déçue, avec un sentiment de pâle copie, mais très vite cette impression s'est estompées, je me suis accrochée aux personnages et j'avais vraiment envie de savoir ce qui allait leur arriver. Molly Prentiss raconte l'ascension d'un peintre désargenté qui a fui son pays. C'est également un clin d'oeil à ma lecture de Mazarine Pingeot puisque Raul est argentin. Il a laissé derrière lui une soeur. Dans le New York des années 80 où les artistes ne sont pas ce qui manque, Raul avec l'appui d'une riche propriétaire de galerie attirera l'attention d'un critique d'art, James Bennett. Redoutable dans ses critiques, il nous apparaît un peu comme un loser dans sa vie de couple, plus collectionneur d'art que critique d'ailleurs, il dilapide l'argent de ménage pour acheter des toiles. 

C'est la seconde moitié du roman que j'ai particulière appréciée après ce que la quatrième de couverture appelle la tragédie, mais je ne vous en révèle rien. On quitte un peu le domaine de l'art pour sintéresser à la famille, à la difficulté de vivre dans le New York des années 80 quand on débarque de nulle-part mais aussi au côté aléatoire du succès dans le milieu artistique. Pour donner du rythme au récit, la narration se fait du point de vue de Raul, de James et de Lucy.

On sent que Molly Prentiss est une fervente amatrice de peinture et elle la rend accessible à ceux qui le sont moins. Ainsi si j'ai reconnu certains artistes, elle m'a donné envie d'en découvrir d'autres et pour terminer j'ajouterai que la place qu'elle donne à la ville est tout aussi importante que dans City on fire et qu'on s'y croirait presque, en tout cas j'ai toujours autant envie d'y retourner!!

 

 

 

challenge petit bac

(Objet: ESQUISSES)

12 décembre 2017

Estelle Nollet, On ne boit pas les rats-kangourous

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Quatrième de couverture:

"Un hameau perdu en plein désert, deux boutiques, l'épicerie de Monsieur Den et le café de Dan où tous les soirs les paumés qui y végètent se retrouvent et éclusent au comptoir. De ce pays, personne ne peut sortir. Willie, qui y est né et ne connaît rien d'autre, le sait mieux que personne. Mais vient le jour où le garçon de 25 ans se pose la question, et rien ne sera plus comme avant.Ce premier roman au climat étrange, proche de l'imaginaire du Caldwell de la Grande Dépression, ou du Mc Carthy de la Route frappe l'imagination par son évocation de personnages déchus, au bout du rouleau, ou d'innocents magnifiques dans un nulle part aride, implacable et ordinaire."

Avec un titre pareil on peut s'attendre à lire une histoire un peu OVNI, et c'est le cas en quelque sorte. Si je suis honnête, je reconnais avoir pris ce livre à la bibliothèque uniquement par ce qu'il me fallait un titre avec un animal pour le challenge petit bac de Enna, sinon je ne me serait certainement pas attardée sur ce titre et ce n'est pas la quatrième de couverture qui m'aurait donné envie de le lire, sauf peut-être la référence à La route de McCarthy qui pour moi est une petite pépite de la littérature américaine, bien que je n'aime pas tellement ce genre de récit de fin du monde. Donc les rats-kangourous ce n'est pas une invention de l'auteur, c'est un animal qui existe, un rongeur pour être plus précise! Par contre je n'ai toujours pas compris le titre, certes les rats-kangourous sont évoqués, mais sur le fait de les boire j'avoue que je suis encore perplexe!

Je n'ai pas lu ce livre avec déplaisir, j'ai même tourné les pages assez rapidement pour en connaître le dénouement. Estelle Nollet sait créer une atmosphère, les personnages bien qu'un peu caricaturaux ne laissent pas de marbre, soit on les aime, à l'instar de Willie et Dan, soit on les déteste. Difficile de savoir où ils se trouvent exactement, le titre laisserait à penser que c'est en Australie, mais en fait ça peut être n'importe quel endroit un peu isolé au climat chaud et aride, où les gens vivent en vase clos et n'ont que pour objectif de se pochtronner dès le soir venu (ou à tout moment de la journée ça passe aussi!) Ils sont coincés dans cet endroit. Un camion vient de temps en temps approvisionner Den l'épicier, ou se débarrasser d'objets à la décharche. Dans le passé certains des personnes ont également été "déposés" dans cet endroit. En tout cas aujourd'hui tout ce petit monde est coincé dans cet espace sans époir de pouvoir l'en quitter, et ce n'est pas faute d'avoir essayé. La frontière de l'endroit ramène inlassablement ceux qui s'y essaient à l'autre bout du village.

ATTENTION RISQUE DE SPOILERS!!

Sauf que... on ne sait pas vraiment ce qu'ils font là, pourquoi? Comment c'est possible que certains puissent juste passer, et que les personnages eux ne peuvent sortir? Comment ils sont arrivés là (à part pour les quelques uns qui ont été déposés), de quoi ils vivent, etc etc. Cette elcture m'a pas certains aspects beaucoup fait penser au dernier livre de Laura Kasischke que j'ai lu et la frustration qui va avec. La fin n'apporte pas non plus de réponse et épaissit peut-être encore un peu plus le mystère.

challenge petit bac

(ANIMAUX: RATS-KANGOUROUS)

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29 novembre 2017

Zoyâ Pirzâd, C'est moi qui éteins les lumières

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Présentation de l'éditeur:

"Dans un quartier préservé d’Abadan, Clarisse, l’épouse et mère de famille à travers qui l’histoire se déploie, est une femme d’une profonde humanité, intelligente, d’une simplicité de cœur qui nous la rend spontanément attachante. Par ses yeux, on observe le petit cercle qui se presse autour du foyer : un mari ingénieur à la raffinerie, fervent de jeu d’échecs et de politique, les deux filles, adorables et malicieuses jumelles, Armène, le fils vénéré en pleine crise d’adolescence, et la vieille mère enfin qui règne sur la mémoire familiale.

Pourtant la très modeste Clarisse, cuisinière éprouvée qui se dévoue sans compter pour les siens, va bientôt révéler sa nature de personnage tchekhovien, au romanesque d’autant plus désarmant qu’il se montre on ne peut plus retenu. De nouveaux voisins se manifestent en effet, une famille arménienne débarquée de Téhéran qui va très vite bouleverser l’équilibre affectif de notre femme invisible.
Comme dans les romans de Jane Austen, Zoyâ Pirzâd dresse avec justesse et drôlerie le portrait d’une société patriarcale scellée par les usages et traditions des femmes."

Deuxième livre prêté par Violette en provenance de la box Exploratology et deuxième belle découverte. La découverte est double puisque c'est une auteur que je ne connaissais aps du tout, et c'est un pays sur lequel j'ai très peu lu. Si la découverte de l'auteur m'a apporté une grande satisfaction, je reviendrai sur le second point à la fin de mon billet.

Zoyâ Pirzâd nous emmène donc en Iran, chez une famille d'origine arménienne, qui vit en communauté dans un quartier qui semble lui aussi arménien, les amis de la famille sont arméniens, et les enfants fréquentent une école arménienne. Le seul personnage iranien qui intervient dans l'histoire, c'est la secrétaire du mari qui est une progressiste, engagée dans une association pour faire accéder les femmes au droit de vote, elle s'intéresse de près à la communauté arménienne qui d'après elle est plus avancée sur la question. Ne vous trompez pas, la question du droit de vote des femmes n'est pas centrale dans le roman, j'en parle uniquement pour aborder le rapport entre les deux communautés dans le roman mais surtout pour essayer de dater le récit. Années soixantes ou quelque chose de plus récent? Difficile à dire, les femmes ont eu le droit de vote en Iran en 1962 donc cela pourrait être avant, mais leurs droit sont été à nouveau limités après le Révolution donc à voir...

En tout cas, on entre dans cette communauté et dans cette famille pour suivre une tranche de la vie de Clarisse, vie qui va être quelque peu bousculée par l'arrivée de nouveaux voisins. Un père et sa fille et la grand-mère. Cachun est un peu étrange à sa façon, la grand-mère, très petite et assez hautaine, Emily, très jolie mais manipulatrice, et le père qui éveillera une certaine attirance chez Clarisse tant il est différent de son époux. A travers cette vision, l'auteur nous donne à voir l'organisation de la famille, mais surtout la vie des femmes. C'est assez intéressant, d'autant plus que c'est bien écrit, et je pense très fidèle à cette vision de la famille où la femme s'efface pour le bonheur de ses enfants et de son mari.  Ce n'est pas un livre à suspense, il n'y a pas d'intrigue à proprement parlé, c'est un moment d'une vie assez ordinaire mais qui finalement aura changé sa narratrice. Est-ce que sa vie reprendra son cours, est-ce qu'elle portera ces quelques mois en elle... nous ne le saurons pas, mais c'est ça aussi qui est beau dans l'écriture, elle laisse place à l'imagination.

Ce n'est donc pas un livre sur l'Iran, c'est un livre sur une femme, c'est un livre sur la communauté arménienne en Iran mais on ne voyage pas spécialement en Iran, donc de ce point de vue je suis un peu restée sur ma faim. Mais en relisant la quatrième de couverture le livre est vraiment présenté comme "le portrait d’une société patriarcale scellée par les usages et traditions des femmes" donc pas comme une plongée dans l'univers des femmes iraniennes, il n'y avait donc aps de déception à avoir! 

lire sous la contrainte

(Challenge lire sous la contrainte chez Phildes: être - 2)

20 juillet 2009

Junky , William S. Burroughs

Junky4è de couverture : " On devient drogué parce qu'on n'a pas de fortes motivations dans une autre direction. La came l'emporte par défaut. j'ai essayé par curiosité. Je me piquais comme ça, quand je touchais. Je me suis retrouvé accroché. La plupart des drogués à qui j'ai parlé m'ont fait part d'une expérience semblable. Ils ne s'étaient pas mis à employer des drogues pour une raison dont ils pussent se souvenir. Ils se piquaient comme ça, jusqu'à ce qu'ils accrochent. On ne décide pas d'être drogué. Un matin, on se réveille malade et on est drogué. "

"Premier ouvrage de Burroughs, Junky décrit la réalité crue d'un héroïnomane en errance, doué du regard terriblement lucide de l'écrivain. De New York à Mexico, William Lee, double romanesque de l'auteur, fait l'expérience de la came, de la privation, de la prison et de la fuite : il apprend " l'équation de la came ", qui n'est ni une jouissance ni un plaisir, mais un mode de vie. Un livre qui fit scandale lors de sa première publication, et qui laisse présager l'œuvre à venir."


Mes impressions: On m'a souvent vanté les mérites de William S. Burroughs, et étant contemporain de Jack Kerouac et de la Beat generation j'en attendais donc beaucoup! Mais quelle déception! Je n'ai peut-être pas commencé par le bon roman mais puisque Junky est son premier...
J'ai trouvé Junky complètement dénué d'intérêt. Les cent premières pages m'ont parues intéressantes, le style est fluide, et retranscrit le flot de paroles que pourrait avoir quelqu'un sous l'emprise de la drogue mais 270 pages sur ce fameux Bill qui se drogue je n'ai pas trouvé ça super passionnant! avec un titre pareil à quoi je m'attendais dira-t-on, si ce n'est l'histoire d'un type qui se drogue?
La 4e de couverture m'avait paru plus accrocheuse, je m'attendais peut-être à ce que la psychologie des personnages soit plus creusée ou qu'il y'ai une espèce de réflexion sur la drogue, un certain recul. Mais non Burroughs ne fait que raconter les faits tels qu'ils sont, Bill n'est d'abord pas dépendant, il le devient, se drogue, décroche, se redrogue, est arrêté, forcé de décrocher, replonge et ainsi de suite...La triste histoire des mecs dépendants à l'époque (sûrement aujourd'hui aussi) mais ça ne m'a pas plu. Je n'ai éprouvé aucune sympathie pour les personnages qui m'ont gonflée plus qu'autre chose. J'ai pourtant déjà lu plusieurs livres de ce genre mais c'était différent, ou peut-être était-ce mon état d'esprit?
Bon une touche positive quand même, j'ai aimé le style d'écriture fluide et sans fioritures mais l'écriture ne fait pas tout pour moi.
Est ce que ce roman est représentatif de l'oeuvre de Burroughs? en tout cas il s'écoulera quelque temps avant que je ne lise autre chose de cet auteur.


15 juin 2012

Lecture commune: Elif Shafak, Bonbon Palace

bonbon_palaceQuatrième de couverture:

"Bienvenue à Bonbon Palace ! Jadis bâti par un riche Russe pour son épouse dépressive dont le regard vide ne s'allumait plus qu'à la vue de friandises, cet immeuble d'Istanbul semblait promis à un avenir paisible... Pourtant, si l'édifice a gardé son élégance d'antan, il est aujourd'hui infesté par la vermine et les ordures, au grand dam de ses habitants. Et les coups de sang ne sont pas rares à Bonbon Palace ! Appartements après appartements, le numéro 8 de la rue Jurnal se fait le témoin des vicissitudes de ses occupants : le religieux gérant Hadji Hadji ; la desperate housewife Nadja ; la cafardeuse Maîtresse bleue ; ou encore les jumeaux coiffeurs Djemal et Djelal.... Après La Bâtarde d'Istanbul, Elif Shafak, conteuse hors pair, s'empare des contrastes de la société turque contemporaine pour composer une inoubliable galerie de portraits. "

 

On trouve dans ce roman plusieurs récits, au tout début l'histoire d'un cimetière d'Istanbul, cimetière séparé en deux, d'un côté les musulmans, de l'autre les orthodoxes et au milieu, deux scépultures de saints ... Vient ensuite l'histoire de deux russés émigrés en Turquie puis en France. Ce couple revient finir ses jours en Turquie où il achète l'immeuble construit sur l'ancien cimetière: Bonbon Palace. Alors enfin, à notre époque, le roman développé l'histoire des habitants de cet immeuble, bien après le décès de ses propriétaires. Elif Shafak nous donne donc ce que j'appelle "des tranches de vie" de ces habitants. J'aime en général ce genre de récit mais j'aime aussi quand il y a une progression, un fil conducteur, or j'ai trouvé qu'il manqué ici au récit d'Elif Shafak.

Je n'ai cependant pas de réel avis tranché sur Bonbon Palace. Je n'ai ni aimé, ni pas aimé. J'avais juste hâte soit qu'il se passe quelque chose, soit que ce soit terminé! J'ai apprécié certains personnages et j'aurais aimé que l'auteur développe plus leur histoire. Mais finalement, de par la multiplicité des habitants de l'immeuble j'ai trouvé qu'aun n'était vraiment abouti, on les abandonne tous un à un en cours de route.De ce fait, le lecteur est lui aussi placé en position de "voisin" qui glânent les informations par le biais des ragots colportés par les autres voisins. En cela, peut-être la "mission" de l'auteur est-elle réussie et du coup n'est pas sans rappeler L'immeuble Yacoubian d'Alaa al-Aswani. D'ailleurs, la comparaison est assez lié puisque j'avais eu le même ressenti.

Je suis donc ressortie un peu frustrée de cette lecture parce que je n'ai au final pas trouvé ce que j'y cherchais, et puis la fin m'a laissée assez perplexe. Je ne peux pas vraiment soulevé mes questions ici parce qu'elles pourraient révéler certaine sinformations qui gâcheraient la lecture à certains, mais je serais ravie d'en discuter par mail. Je vais d'ailleurs aller lire l'avis de Manu, qui semble avoir apprécié cette lecture plus que moi.

 

 

24 avril 2011

Un dimanche à ... Marseille : Notre Dame de la Garde

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Les dimanches en photos sont  aussi chez : Evertkhorus,   MyaRosa,   Lounima,      Tiphanie, Hilde,   Cacahuete,      Lisalor,   Choupynette,      EloraMelisende,     Fleur, Une    maman, Liliba,     100choses,     Anjelica,      Myrtille,      Sandrine, Hérisson,     Mohamed SemeUnActe,    Ankya,    Grazyel,   TinusiaKatellChocoLatite, Sofynet, Art Souilleurs, Dounzz, SeriaLecteur, Minifourmi, Azilice, Scor13, Stieg,

11 mai 2015

Kate O'Riordan, Le garçon dans la lune

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Quatrième de couverture:

"Mariés depuis dix ans, Julia et Brian traversent une crise conjugale en demi-teinte.
S'ils restent ensemble, c'est peut-être à cause de Sam, leur fils de sept ans, un enfant enclin à la rêverie qui voit dans la lune un petit garçon qui pleure. Mais lors d'une visite au père de Brian en Irlande, un drame affreux survient, qui se soldera par l'échec de leur union. Julia décide d'aller vivre chez son beau-père, un homme taciturne et tyrannique qui se sert d'elle comme femme à tout faire. En lisant des carnets dérobés, rédigés par la mère de Brian depuis décédée, elle ressuscite le secret qui étouffe les membres de la famille."

J'ai acheté ce roman il y a quelques années chez Gibert jeune et il prenait la poussière depuis trop longtemps sur mes étagères. Comme souvent je me demande pourquoi j'ai attendu si longtemps avant de le lire!! Le garçon dans la lune, c'est le petit garçon que Sam voit les soirs de pleine lune, mais c'est aussi d'autres, qui viendront ponctuer l'histoire d'incompréhension, de drame et de rancoeur. 

Deux histoires, deux chronologies se mêlent, celle, présente de Julia, qui séjourne chez son beau-père taciturne, froid et disons-le méchant, et celle de Brian son époux quand il était enfant, avec ce même père taciturne, froid et méchant ... Le personnage de Julia sera celui qui évolue le plus au fil de ces mois passés dans l'isolement de la ferme familiale. Elle m'était très antipathique au début du roman, et j'ai appris à l'apprécier au fil des pages, elle m'a vraiment beaucoup émue à la fin...

Kate O'Riordan nous livre l'histoire de ces hommes de la campagne, un peu bourru qui ne savent pas comment aimer et qui ne connaissent la vie qu'à travers le prisme du travail et de leur terre. Brian est un père qui n'a eu de modèle que le sien et qui adulte semble tellement différent de l'enfant meneur qu'il a été. Julia elle-même ne connaît rien de l'enfance de Brian et c'est en partie grâce au carnet de sa défunte belle-mère, en partie de sa propre expérience aux côtés de Jérémiah qu'elle va apprendre à aimer son mari.

C'est une histoire difficile, sur les regrets et le ressentiment, mais aussi sur le pardon. Les passages les plus émouvants sont ceux qu'on arrive à lire entre les lignes, ceux qu'on déchiffre dans l'amour de l'auteur pour l'Irlande, personnage à part entière du roman, synonyme de force mais surtout d'imprévisible. Kate O'Riordan m'a encore plus donné envie d'aller faire un tour du côté de cette île.

lire sous la contrainte

(21e session: cosmos)

objectif pal

(15/32)

9 avril 2015

Emile Zola, Pot-Bouille

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Quatrième de couverture:

"Zola est entré partout, chez les ouvriers et chez les bourgeois. Chez les premiers, selon lui, tout est visible. La misère, comme le plaisir, saute aux yeux. Chez les seconds, tout est caché. Ils clament : « Nous sommes l’honneur, la morale, la famille. » Faux, répond Zola, vous êtes le mensonge de tout cela. Votre pot-bouille est la marmite où mijotent toutes les pourritures de la famille.
Octave Mouret, le futur patron qui révolutionnera le commerce en créant « Au Bonheur des Dames », arrive de province, et loue une chambre dans un immeuble de la rue de Choiseul. Beau et enjoué, il séduit une femme par étage, découvrant ainsi les secrets de chaque famille. Ce dixième volume desRougon-Macquart, qui évoque la vie sous le Second Empire, montre ici la bourgeoisie côté rue et côté cour, avec ses soucis de filles à marier, de rang à tenir ou à gagner, coûte que coûte. Les caricatures de Zola sont cruelles mais elles sont vraies."

Avec cette lecture j'entame la pente descendante des Rougon-Macquart puisque je suis maintenant à mi-parcours, dix volumes et la plume de l'auteur ne faiblit pas, surtout pas d'ailleurs avec ce roman qui n'pargne rien à ses personnages. J'ai eu un peu de mal à m'y retrouver avec tous ces personnages mais le tableau que nous fait Zola de ces habitants de la rue de Choiseul est assez effarant. Pot-Bouille c'est Octave Mouret, ce jeune homme arrivé du sud et recueilli par des amis de la famille dans cet immeuble bourgeois au rez-de-chaussée duquel se trouvent deux magasins de tissus. Octave travaillera pour l'un (Le Bonheur des Dames", puis pour l'autre avant de revenir au Bonheur des Dames, (celui qui sera dans le tome suivant l'un des plus en vue du tout Paris). L'immeuble appartient au vieux Vabre qui loue des appartements à ses enfants, Auguste, Théophile et Clotile (épouse Duveyrier) ainsi qu'à d'autres familles, les Juzurs, les Josserand, une famille dont on ne connaît pas le nom, les Campardon, les Pichon, et Octave bien sûr. L'immeuble abrite aussi tous les domestiques de ces différentes familles. Autant de personnages c'est déjà compliqué, mais ça l'est encore plus quand on sait que dans toutes les familles ou presque, l'un trompe avec l'autre si ce n'est les deux, et nous voilà embarqués dans un fouilli absolu de relations adultères! Parce que Pot-Bouille c'est ça, les histoires adultères des uns et des autres, à demi-mots et plein de sous entendus pour certains, cachées mais découvertes pour d'autres, et au su et au vue de tout le monde pour la plupart!!

Elle est belle la petite bourgeoisie française, et les domestiques s'en donnent à coeur joie, bien qu'ils ne soient pas mal non plus... et tout ce linge sale se lave au seins même de l'immeuble, parfois à même les pavés de la petite cours sordide. L'histoire se déoule presque en huis-clos dans l'immeuble, Très peu de sorties dans Paris sont évoquées et cela donne une impression d'asphyxie à cet environnement confiné. Tout est sombre et un peu sale.Il ets difficile de trouver une touche d'optimisme dans ce roman. On est presque soulagé de le refermer! 

Zola met l'accent sur les apparences trompeuses, un immeuble bourgeois, des familles relativement aisées, certains qui préfèrent recevoir du monde, améliorer ses toilettes plutôt que de manger à leur faim. J'ai l'impression que plus on avance, plus c'est sombre, le prochain volume viendra un peu casser cette dynamique.

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(classique d'avril: 10e volume des Rougon-Macquart)

18 novembre 2018

Lupano Cauuet, Les vieux fourneaux 5 - Bons pour l'asile

Bons-pour-l-asile

Quatrième de couverture: « Alors quoi ? On oublie tout ça ? Les Italiens ? Les Polonais ? Lés Arméniens ? Les 600000 tirailleurs sénégalais ? C’est tout le pays qu’a Alzheimer, ou quoi ? On est 500 millions en Europe et on veut nous faire croire qu’on peut pas accueillir 1 million de pauvres gens ? Ça fait même pas un par village ! ».

 

J'étais contente de retrouver cette bande de joyeux drilles même si ce tome n'est finalement pas drôle du tout puisqu'il aborde un problème de société très actuel, l'accueil des migrants, en France et à l'étranger avec le cas de l'Australie et ironiquement avec la suisse qui n'a rien contre l'accueil des évadés fiscaux. Seulement ce tome est beaucoup trop rapide, puisqu'il traite en parallèle les relations familiales de Sophie, son grand-père et son père. Et c'est ce que je trouve un peu dommage dans ce cinquième tome, il y a trop de choses et peu de pages pour les traiter, j'aurais préféré quelque chose d'un peu plus fouillé, que ce soit en ce qui concerne l'investissement de ces vieillards pour les migrants, ou sur les relations père/fils compliquées. Quoiqu'il en soit ça reste toujours un plaisir de lire les Vieux Fourneaux, mais là j'ai eu comme l'impression de m'arrêter à l'apéritif, et je suis donc restée sur ma faim!

17 août 2018

Timothée de Fombelle, Tobie Lolness (tome 1)

tobie lolness

Présentation de l'éditeur: "Un millimètre et demi d'héroïsme!
«Tobie Lolness mesurait un millimètre et demi, ce qui n’était pas grand pour son âge.» 
Ainsi commence le récit des aventures du jeune Tobie, qui appartient au peuple du grand chêne. Ce peuple ne connaît pas d’autre univers que celui de l’arbre, creusant ses maisons dans les branches, traçant ses chemins dans les sillons de l’écorce, faisant travailler les charançons, élevant leurs larves pour se nourrir. Le père de Tobie, savant génial et sage, a refusé de livrer le secret d’une invention révolutionnaire qui permet de transformer la sève de l’arbre en énergie motrice. Il sait que certains s’en serviraient au détriment de l’arbre. Furieux, le Grand Conseil a condamné la famille Lolness à l’exil dans les Basses-Branches, territoire sauvage et sombre, près de la frontière des Pelés. Là pourtant, Tobie vit heureux et rencontre Elisha qui devient son amie. Mais les Lolness sont rejugés et, cette fois, condamnés à mort. Seul Tobie parvient à s'échapper. Se cachant au creux des écorces, courant parmi les branches, Tobie fuit, traqué par les siens…" 

On reste dans la littérature jeunesse mais avec un tout autre univers qui nous embarque dans le monde des arbres, des insectes et des fleurs. Tobie est un petit garçon attachant, qui nous fait découvrir la vie dans ce grand chêne à travers sa fuite et l'histoire de sa famille. Ce roman est empreint de poésie et nous fait voyager dans l'imaginaire des enfants. C'est aussi une belle métaphore écologique sur le vivant et la nature et l'impact des actions même à petite échelle qui se répercutent sur tout un éco-système. J'ai, le temps de ma lecture, repnsé à mon enfance et à ce dessin animé que j'aimais beaucoup, les mini-pouces! Je lirai la suite avec plaisir... 

objectif pal

(Objectif PAL de l'été - 5 - dans ma PAL depuis l'été 2016)// Objectif PAL 10/20

9 août 2018

Jean-Philippe Blondel, La mise à nu

la mise à nu

Quatrième de couverture: 

"Louis Claret est un professeur vieillissant qui habite en province. Séparé de sa femme depuis quelques années, ses filles vivant désormais des vies très différentes de ce qu’il avait imaginé, il se laisse bercer par le quotidien. C’est sans réfléchir et pour remplir une soirée bien vide qu’il se rend au vernissage d’une exposition de peintures d’Alexandre Laudin - un ancien élève, jadis très effacé mais devenu une célébrité dans le monde artistique. Il ne se figure pas un seul instant à quel point ces retrouvailles avec Laudin vont bouleverser sa vie.

 

La Mise à nu parle de ce qu’on laisse derrière soi, au bout du compte. Des enfants. Des amis. Des livres ou des tableaux...

Jean-Philippe Blondel, dans une veine très personnelle, évoque avec finesse ce moment délicat où l’on commence à dresser le bilan de son existence tout en s’évertuant à poursuivre son chemin, avec un sourire bravache."

 

Cet homme là sait me toucher, tous les romans de Jean-Philippe Blondel, qu'ils soient pour les adultes ou pour les ados ont touché une corde sensible chez moi, rarement la même, mais j'ai à chaque fois été émue. La mise à nu ne fait pas exception, forcément on est proche de mon univers puisque ce récit s'attarde sur un enseignant de ville de province qui va renouer avec un ancien élève de façon assez inattendue (alors oui je suis plus jeune, et je n'ai pas assez d'années d'enseignements derrière moi pour recroiser des élèves 30 ans après, 10 c'est déjà pas mal) mais il évoque des choses qui me parlent sur la relation à l'élève, et à l'élève qui "revient" après avoir quitté l'établissement. Mais ce roman ce n'est pas que ça. C'est aussi la renaissance d'un homme qui semblait s'être perdu dans la solitude et les habitudes. Les mots choisis sont justes, les sentiments sont vrais et c'est encore une belle tranche de vie réaliste que nous livre l'auteur. Un condensé d'humanité en quelques pages, une vie ordinaire mise en lumière à pas feutrés et avec tendresse. On sent beacuoup de bienveillance de l'auteur vis à vis de ses personnages, c'est souvent ce qui me bouleverse dans ses romans.  

30 septembre 2018

Laurence Peyrin, Miss Cyclone

miss-cyclone

Quatrième de couverture: "Coney Island, là où New York se jette dans la mer, est un endroit enchanteur l’été, avec sa fête foraine légendaire, et fantomatique l’hiver quand les manèges sont à l’arrêt. C’est là qu’Angela et June, 16 ans, ont grandi ensemble. Deux jeunes filles vives et joyeuses, que rien ne destinait à s’entendre, et que rien ne peut séparer.

Mais une nuit, la nuit où toute la jeunesse new-yorkaise pleure la mort de John Lennon, leur vie prend un tour inattendu : Angela, par un mélange de fatalisme et d’innocence, accepte de son petit ami ce qu’elle ne voulait pas vraiment. Parce qu’elle n’ose pas en parler à June, son silence devient un secret… Et leur destin à toutes les deux en sera changé à jamais"

Je clos ce mois américain avec une dernière lecture d'une auteure française mais qui se déroule à New York. C'est la nostalgie de New York et de Coney Island qui m'ont poussée à acheter ce roman. La quatrième de couverture avait également de quoi me séduire, le lieu, l'époque, la mort de John Lennon et deux amies que tout oppose, ça me parle, ça me fait même un peu rêver. Mais le récit de la vie de ces deux jeunes femmes ne fait par contre lui pas du tout rêver!! Elles semblent un peu prisonnières d'une vie qu'elles n'ont pas choisie, June peut-être un peu moins qu'Angela même si elle n'a finalement pas grand chose à lui envier non plus! C'est un peu l'impression que m'a d'abord laissé ce roman, deux femmes insatisfaites des choix qui avaient été les leurs dans leur jeunesse. Et puis, les années passant, elles font leurs propres choix et prennent un peu les choses en main, prennent leurs propres décisions, jusqu'à ce fameux 11 Septembre!

J'ai apprécié deux choses dans ce roman, la première c'est la place que prend la ville dans le récit, Coney Island, Brooklyn, Manhattan, chaque quartier nous raconte quelque chose de la vie d'Angela, et j'ai vraiment apprécié retrouver des lieux que j'ai vu de mes propres yeux, certes bien des années après, mais quand même! Et ça m'a tellement donné envie d'y retourner!! La seconde c'est le récit de la journée du 11 septeùmbre, qui à mon avis a été un véritable traumatisme pour les New Yorkais, et pour nous aussi, qui ne se souvient pas de ce qu'il faisait à l'exact moment où il a entendu qu'un avion avait percuté le world trade center? Moi je m'en souviens comme si c'était hier, j'étais en 2nde et quand j'y repense c'est toujours avec une vive émotion. L'auteur a, je pense, bien retranscris le flou et la confusion qui devait reigner dans les rues de Downtown Manhattan, la poussière, le brouillard et l'effroi! 

mois américain

(Le mois américain chez Titine)

27 mai 2018

Leïla Slimani - Laetitia Coryn, Paroles d'honneur

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Quatrième de couverture: "Rabat, été 2015. Leïla Slimani fait la connaissance de Nour, une Marocaine qui lui raconte sans tabou sa sexualité et les tragédies intimes que subissent la plupart des femmes qu'elle connaît. Ce témoignage poignant, suivi d'autres rencontres à travers le pays, bouleverse la romancière franco-marocaine qui décide de mettre la parole de ces femmes à l'honneur. A travers leurs histoires personnelles, on découvre le drame de la condition sexuelle féminine au Maroc au sein d'une société hypocrite qui condamne le désir et la liberté d'aimer. 
Cette BD reportage dépeint sans concession la réalité complexe d'un pays où l'islam est religion d'Etat et rappelle à chacun de nous l'importance du combat pour les droits fondamentaux de la femme."

Nouvelle lecture BD, toujours grâce à Violette (lien vers son billet), une bande dessinée que j'avais très envie de lire après avoir vu l'interview de Leïla Slimani il y a quelques mois déjà dans C'est à vous. Avec cette bande-dessinée et son livre Sexe et Mensonges, Leïla Slimani ose dire tout haut ce que beaucoup gardent pour eux dans les pays musulmans, à l'instar du réalisateur Nabil Ayouch. A travers le témoignage de jeunes marocaines, Leïla Slimani met en lumière les tabous et parfois l'hypocrisie liée à la sexualité dans les familles marocaines. Le mal être des jeunes femmes qui aimeraient vivre leur sexualité plus librement est palpable, tout comme le poids de la tradition et comme le rappelle le titre de la BD l'honneur. Parce qu'en effet, tout est lié à cette idée d'honneur et au regard des autres, à la rumeur, au qu'en dira-t-on... Je n'ai aussi pu m'empêcher de penser au film Mustang puisque finalement le calvaire des jeunes soeurs commencent quand des voisines rapportent les avoir vues mal se comporter avec des garçons... Tout part donc du regard des autres et de l'honneur de la famille à préserver, cet honneur passant par la viginité des jeunes femmes. Cette bande-dessinée est donc un bon point de départ pour soulever le voile sur un sujet encore tabou, au Maroc mais pas seulement, certaines situations sont facilement transposables ici en France.

En ce qui concerne le format bande-dessinée, celui-ci m'a également beaucoup plu, les dessins sont très réalistes, et je pense que c'est ce qui me plaît dans la bande-dessinée et les couleurs sont très jolies. Le fait d'avoir choisi la bande-dessinée est intéressant et donne plus de coeur encore aux témoignages recueillis par Leïla Slimani.

 

11 août 2018

Cathy Cassidy, Coeur Cookie (tome 6)

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Quatrième de couverture: "Je m'appelle : Jake Cooke alias " Cookie " 
Mon âge : 14 ans 
Je suis : une catastrophe ambulante 
Mon style : jean taché et tee-shirt délavé 
J'aime : ma vie 
Je rêve : qu'elle ne change pas 
Mon problème : tout, tout, TOUT dans ma vie est sur le point d'être bouleversé..."

L'été c'est aussi l'occasion de faire une lecture jeunesse "vite fait, bien fait", j'ai décidé de poursuivre la série des Filles au Chocolat, et tant pis si je n'ai pas lu les tomes 5 1/2 et 5 3/4, quelle idée aussi de faire des tomes intermédiaires? Bon ça ne m'a pas posé de problème dans le sens où ces tomes se focalisent sur des personnages secondaires, un peu comme les crossover avec les séries télévisées. Il y a un moment que j'avais laissé la famille Tanberry-Costello et c'était agréable de les retrouver. Un nouveau personnage fait son apparation, découvert de manière inopinée dans le tome 5 par Honey, l'aînée peste de la famille. Sa venue va chambouler tout ce petit monde mais pas vraiment les étonner, ils prennent plutôt bien la chose. Moi personnellement j'aurais été sans dessus dessous! Ce nouveau personnage va nous permettre de découvrir une Honey beaucoup plus humaine, et gentille! Oui gentille! Sinon toute la troupe est toujours aussi sympa et teintée de folie. Le côté colonie de vacances de cette famille est toujours bien présent et si j'avais 12 ans je rêverai moi aussi de faire partie de cette tribu.

Une lecture agréable et rafraîchissante.

objectif pal

(Objectif PAL de l'été - 4 - dans ma PAL depuis octobre 2017)// Objectif PAL 9/20

8 juillet 2018

Clémentine Beauvais, Les petites reines

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Quatrième de couverture: "Elues boudins de l'année... sur Facebook, Mireille, Astrid et Hakima font le pari de l'autodérision et se lancent dans un drôle de tour de France : depuis Bourg-en-Bresse, rejoindre Paris à vélo en vendant du boudin en chemin! On découvre une bande de filles géniales et on a envie de devenir leur amie! Ce road trip tendre et impertinent donne une pêche folle. Un roman jubilatoire qui égratigne avec humour le culte de l'image et de la beauté."

Billet express pour une lecture jeunesse faite en avril et toujours en attente de chronique... J'ai apprécié cette elcture parce que j'apprécie l'écriture et l'humour de Clémentine Beauvais. Sous un semblant de légèreté elle aborde un thème difficile de l'adolescence, le poids et le regard des autres. Ici un camarade de classe pas très malin fait un classement des filles les plus moches du collège et le diffuse sur facebook. Ces jeunes filles décident de ne pas se laisser abattre et de prouver à ce petit c** qu'elles sont capables de se dépasser et donc de lui clouer le bec. Le postulat de départ est très réaliste, je pense que ça se passe comme ça dans les cours de récréations, si vous n'avez pas un minimum de caractère quand vous n'entrez pas dans le moule façonné par les élèves eux-mêmes vous vous faites un peu malmené, vous êtes rejeté, ou parfois pire. Ce qui est un peu moins réaliste c'est la manière dont ces jeunes filles vont se faire accepter. Mais ce n'est pas grave, c'est un roman sur l'amitié, sur le dépassement de soi.

objectif pal

(Objectif PAL de juillet - 1  - dans ma PAL depuis septembre 2017)// Objectif PAL 6/20

 

 

14 mars 2018

Zidrou & Jordi Lafebre, Les beaux étés (tomes 1 à 3)

" Cette série ne contient ni bagarres sanguinolentes ni complots internationaux. Elle parle de la vie, la vraie. La vie -jolie- de gens qui, l'année durant, travaillent dur pour se payer des vacances d'été. Avec la famille Faldérault, direction les vacances!"

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Je poursuis ma découverte de l'univers bande-dessinée avec Les beaux étés et toujours grâce à Violette. J'ai vraiment apprécié cette série, tant par ses dessins que par son texte, l'histoire d'une famille qui attend patiemment l'été pour partir en vacances, un peu à l'aventure. Chaque tome fait le récit d'un été en particulier et pour l'instant ce sont des flashback, on commence donc dans le premier tome, Cap au Sud avec l'année 1973, les Faldérault partent camper dans le sud avec leurs quatre enfants, trois filles et un garçon, une belle fratrie avec ses disputes et ses petites piques. Le second tome, La Calanque nous transporte en 1969 quand les enfants n'étaient encore que trois et c'est un décor un peu "seuls au monde" qui accueillent nos personnages. Enfin, le 3e tome Mam'zelle Estérel retrace les vacances de l'été 1962 que les Faldérault ont passé avec les parents de Madeleine, et la mère de Madeleine le camping c'est pas son truc, quand elle part en vacances elle aime se sentir comme à la maison, c'est à dire en Belgique. Autant dire que ça ne matche pas du tout avec les attentes du jeune couple qui n'a en 1962 que deux enfants en bas-âge. 

J'ai beaucoup apprécié ces lectures, j'ai d'ailleurs lu les trois à la suite. Ces bandes-dessinées sont empreintes d'une nostalgie, comme on aime se souvenir de nos vacances d'enfance. Les sujets abordés ne sont pas que légers et touchent principalement à la famille, la relation avec les parents, la relation entre frères et soeurs, les aspirations de chacun pour les vacances, le deuil aussi et puis aussi le monde de l'illustration et la difficulté de faire publier ses propres créations, le père est dessinateur. Chaque séjour commence de la même manière, on attend le bouclage du dernier travail du père avant de quitter la grisaille belge pour le soleil du sud. La famille a ses petites habitudes, comme la traditionnelle portion de frite à la baraque à frites sur le chemin du retour. Mais ils partent chaque fois à l'aventure. Les dessins sont très réalistes, c'est beau, c'est coloré, ça donne du pep'sJ'ai hâte de lire le quatrième tome qui à priori fera un bond en 1980.

lire sous la contrainte

(lire sous la contrainte: le son "é": été)

challenge petit bac

(MOT POSITIF: BEAUX)

21 janvier 2015

Ruta Sepetys, Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre

ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre

Quatrième de couverture:

 "Lina est une jeune Lituanienne comme tant d'autres. Très douée pour le dessin, elle va intégrer une école d'art. Mais une nuit de juin 1941, des gardes soviétiques l'arrachent à son foyer. Elle est déportée en Sibérie avec sa mère et son petit frère, Jonas, au terme d'un terrible voyage. Dans ce désert gelé, il faut lutter pour survivre dans les conditions les plus cruelles qui soient. Mais Lina tient bon, portée par l'amour des siens et son audace d'adolescente. Dans le camp, Andrius, dix-sept ans, affiche la même combativité qu'elle..."

La famille Vilkas est arrêtée en Juin 1941, Lina, 17ans, Jonas, 10 ans et leur mère sont emmenés par la police soviétique. Le père, doyen à l'université, était absent, probablement déjà arrêté lui aussi. Ils ne savent pas pourquoi ils sont arrêtés, ni où ils seront emmenés. A quarante dans un wagon à bestiaux avec juste un trou pour faire leurs besoins, c'est ainsi que va débuter leur déportation vers la Sibérie, dans un camp de travail. Ils y partagent une hutte avec une femme à qui ils devront payer un loyer, leur travail: couper du bois, récolter des patates, des betteraves, creuser des trous ... pour obtenir leur ration quotidienne: 300g de pain.

Lina décrit avec justesse toutes les épreuves traversées par sa famille avec toujours l'espoir de retrouver son père, ou qu'ils parviennent à les retrouver grâce à ses dessins qu'elle sème comme des bouteilles dans la mer. Elle ne comprend pas pourquoi Andrius, ce jeune homme déporté en même temps qu'elle bénéficie d'un traitement différent, elle ne supporte plus les sarcasmes de M. Stavas qui a partagé leur wagon, mais elle tient grâce à la bonté de Mme Rymas ou de l'homme à la montre, n'hésite pas à se moquer de la grincheuse, mais elle ne perd pas espoir et continue à dessiner, pour se souvenir, mais aussi pour conserver les détails, sur le papier qu'elle a pu emporter, sur des écorces, dans la terre..

Grâce à son roman, Ruta Sepetys met des mots sur l'horreur traversée par le peuple de son père, les Lituaniens, mais aussi les habitants des autres pays Baltes, coincés entre Staline et Hitler. Le débat est lancé, lequel vaut mieux que l'autre? Hitler pour les Lituaniens viendraient les sauver du joug soviétique, mais pour Andrius, ce sont les mêmes, de violents assassins.

Le destin des Lituaniens a été éclipsé par celui des Juifs. On oublie trop souvent les crimes commis par l'Union Soviétique. Si les chambres à gaz ne les attendaient pas, leur fin était tout aussi tragique, morts d'épuisement, de faim, de froid, du typhus, de la dysentrie , de désespoir. Je n'avais aucune idée que cela avait existé et pendant de longues années les Lituaniens se sont tûs. Ils n'ont recouverts leur indépendance qu'en 1991! Cela m'a donné envie de transmettre le message de Ruta Sepetys, et puis aussi, de découvrir ce pays par moi-même!

Quelques détails ajoute encore à l'histoire, la narratrice est attachante, parce qu'intelligente et avec de l'humour. Le peintre Munch y a une place particulière, Dickens aussi, mais surtout cette solidarité qui unit certains des personnages.La couverture elle aussi est très évocatrice. Je ne regrette pas du tout cette lecture!

challenge à contre courant

(rentrée 2011)

challenge petit bac

(Pronom personnel sujet: ILS)

objectif pal

(2/32)

21 mars 2018

Olivier Adam, Chanson de la ville silencieuse

chanson

Quatrième de couverture: "Je suis la fille du chanteur. La fille seule au fond des cafés, qui noircit des carnets, note ce qu’elle ressent pour savoir qu’elle ressent. La fille qui se perd dans les rues de Paris au petit matin. La fille qui baisse les yeux. Je suis la fille dont le père est parti dans la nuit. La fille dont le père a garé sa voiture le long du fleuve. La fille dont le père a été déclaré mort. Celle qui prend un avion sur la foi d’un cliché flou. Celle dans les rues de Lisbonne, sur les pentes de l’Alfama. Qui guette un musicien errant, une étoile dépouillée d’elle-même, un ermite qui aurait tout laissé derrière lui. La fille qui traverse les jardins, que les vivants bouleversent, que les mots des autres comblent, la fille qui ne veut pas disparaître. Qui peu à peu se délivre."

Dire que j'ai été déçue serait peut-être un peu fort mais il est certain que je n'ai pas retrouvé le plaisir des précédents romans, et pourtant je les ai tous lus ou presque, et tous appréciés aussi ou presque. J'ai sans doute un peu moins accroché au sujet, cette jeune fille qui cherche son père, superstar de la musique ayant disparu du jour au lendemain sans laissé de trace, fatigué sans doute de se cacher, de cette vie publique sans concession. On retrouve le thème de la famille comme dans la plupart des romans d'Olivier Adam, et cette famille sort de l'ordinaire, et change un peu des familles classiques de banlieue pavillonnaire qu'Olivier Adam aimerait réveiller, ici la famille est atypique mais le portrait qui en est fait n'est pas des plus glorieux, une mère dépressive et démissionnaire, qui n'a pas eu de scrupules à abandonner sa fille pour aller vivre son rêve américain, un père présent mais tout autant absent, difficile de se construire pour la narratrice avec de tels modèles, pourtant quand ses amis pensent avoir croisé son père à Lisbonne, celle-ci n'hésite pas et part à sa recherche. Ma déception tient peut-être à ça, j'attendais beaucoup de Lisbonne, que j'ai déjà visité, et que je verrai à nouveau en avril, j'attendais plus de déambulations, j'attendais de tâter un peu plus l'ambiance de la capitale portugaise, et je suis restée sur ma faim. Ce n'est pas mal écrit, c'est d'ailleurs plaisant à lire, mais je m'en faisais une toute autre idée, à tort visiblement.

challenge petit bac

(ART: CHANSON)

4 janvier 2015

Un dimanche à Porto: Jour 1: Praça Alliados et les quais du Douro

Après Lisbonne, nous avons posé nos valises à Porto pour quelques jours. Nous sommes arrivés un dimanche après-midi en pleine manif étudiante, je vous montrerai quelques photos dans les insolites. Nnotre appartement était très bien situé, à deux pas de la Praça Alliados, à mi chemin entre le haut de Porto, et les bords du Doura, situation idéale donc vu comme ça monte, et pour monter nous sommes montés pendant ces 4 jours!!!

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26 décembre 2017

Christophe Ono-dit-Biot, Croire au merveilleux

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Quatrième de couverture:

"César a décidé de mourir. Mais une jeune femme sonne à sa porte et contrarie ses plans. Étudiante en architecture, grecque, elle se prétend sa voisine, alors qu'il ne l'a jamais vue. En est-il si sûr? Pourquoi se montre-t-elle si prévenante envers lui, quadragénaire en deuil de Paz, la femme aimée, persuadé qu'il n'arrivera pas à rendre heureux l'enfant qu'ils ont eu ensemble, et qui lui ressemble tant? Pourquoi est-elle si intéressée par sa bibliothèque d'auteurs antiques? 
D'un Paris meurtri aux rivages solaires de l'Italie en passant par quelques îles proches et lointaines, Croire au merveilleux, en dialogue intime avec Plonger, est l'histoire d'un homme sauvé par son enfance et le pouvoir des mythes. Un homme qui va comprendre qu'il est peut-être temps, enfin, de devenir un père. Et de transmettre ce qu'il a de plus cher."

Je délaissé tellement mon blog ces derniers temps que je ne vous ai ni souhaité un bon réveillon, ni un joyeux Noël alors puisque ce billet s'y prête bien par son titre, parce que croire à la magie de Noël c'est aussi croire un peu au merveilleux, j'espère que vous avez passé un bon Noël avec vos proches, que vous aussi vous avez trop mangé, que vous avez fait plaisir et que vous vous êtes fait plaisir.

Maintenant revenons à nos moutons, j'ai lu Croire au merveilleux au début du mois de décembre, je crois que qu'avant de le commencer je n'avais même pas capté que c'était la suite de Plonger, ou peut-être que j'avais oublié cette information, parce que j'oublie tout aussi ces derniers temps. J'ai apprécié retrouver la plume d'Ono-dit-Biot et ses personnages. J'avais été un peu déçue par la fin de Plonger donc finalement je trouve ça bien que l'auteur n'en soit pas resté là, il fallait une autre fin pour César, ou un autre commencement. Bien sûr ce roman est à nouveau une ôde à cet amour que César porte à sa femme défunte, mais aussi à son fils. Il se débat avec la vie pour reprendre sa place de père et cela passe à nouveau par les souvenirs mais surtout par l'art et par la culture, et c'est beau à lire. Je me suis laissée emporter, j'ai moi aussi surfé sur la limite du merveilleux. 

A ceux qui ont aimé Plonger vous pouvez prolonger un peu de cet émerveillement avec Croire au merveilleux, et si tel n'est pas le cas peut-être pourriez-vous laisser une deuxième chance à Christophe Ono-dit-Biot?

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13 février 2018

Cauuet Paul & Lupano Wilfrid, Les vieux fourneaux (tome 1 à 4)

Présentation de l'éditeur:

"Les Vieux Fourneaux raconte les aventures de trois septuagénaires, amis depuis leur plus tendre enfance: Antoine, Emile et Pierrot. Chacun a suivi sa route, chacun a fait ses choix, chacun a fondé (ou pas) une famille. Séquelles, souvenirs, fragments de vies (presque) passées. Il reste pourtant à ces trois-là de belles choses à vivre, et une solide amitié chevillée au corps.

Les Vieux Fourneaux, à travers dʼincessants va-et-vient entre les années cinquante et les années 2010, raconte sur un mode tragi-comique notre époque, ses bouleversements sociaux, politiques et culturels, ses périodes de crise."

vieux fourneaux

Et la bande-dessinée dans tout ça ? J’ai un rapport assez coupable à la bande-dessinée, non pas que ça ne m’intéresse pas, au contraire, quand je lis certains billets ça me donne parfois envie de les lire mais j’ai toujours le dilemme livre ou BD, j’aime tellement les livres que je préfère ouvrir un roman plutôt qu’une bande-dessinée, et puis je trouve que la bande-dessinée requiert une certaine concentration, il n’est pas si facile pour moi de jongler entre les images et le texte, c’est Violette qui m’a prêté les quatre premiers tomes des Vieux Fourneaux, et moi qui pensait en lire un comme ça entre deux romans et bien je les ai dévorées els quatre en un weekend !!

J’ai beaucoup aimé ces trois personnages principaux, trois vieux bonshommes plein d’idéaux de leurs jeunesses. Les sujets traités sont bien ancrés dans notre époque, et à travers ces trois vieux c’est une critique acerbe de notre société actuelle, mais leur génération à eux n’est pas en reste non plus, et pour ça je citerai la quatrième de couverture du premier tome « Vous êtes inconséquents, rétrogrades, bigots, vous avez sacrifié la planète, affamé le Tiers-Monde ! En quatre-vingts ans, vous avez fait disparaître la quasi-totalité des espèces vivantes, vous avez épuisé les ressources, bouffé tous les poissons ! Il y a cinquante milliards de poulets élevés en batterie chaque année dans le monde, et les gens crèvent de faim ! Historiquement, vous… vous êtes la pire génération de l’histoire de l’humanité ! » Voilà le ton est donné ! Et c’est en même temps drôle et touchant avec des personnages tout sauf caricaturaux. Les dessins aussi sont très jolis, très réalistes et sans concession, ils apportent un plus aux personnages.

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19 novembre 2017

Karine Reysset, Je ne suis pas une fille facile

 

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Quatrième de couverture: "Justine a beau sortir, s'enivrer et embrasser le premier venu à pleine bouche, elle se retrouve toujours seule le lendemain ou au bout de quelques jours. il y a toujours quelque chose qui cloche. les garçons la trouvent ou trop folle ou trop sage, ou trop bourgeoise ou pas assez riche ou trop ceci et pas assez cela. souvent, il faut bien le dire, ils la trouvent un peu bizarre. chaque fois qu'elle se fait jeter comme une vieille chaussette, justine a mal un bon coup, elle a envie de mourir, et puis ça passe en quelques heures. mais ces derniers temps le chagrin dure. serait-ce lié au départ d'audrey ? la grande soeur de justine quitte la maison, s'installe avec son fiancé. justine est bouleversée. alors elle se console à sa manière, elle sort de plus belle, elle va et butine à gauche à droite, comme une fille facile, une fille facile plus compliquée qu'il n'y paraît."

 Bon, bon, que dire? Honnêtement je ne suis pas du tout emballée par ce roman jeunesse, je sais que je ne suis pas la cible mais j'apprécie la littérature jeunesse et ado. Là je n'ai pas trouvé grand intérêt. Certes on découvre une tranche de vie, un personnage, celui de Justine, mal dans sa peau qui sort avec plein de garçons, à qui l'on colle l'étiquette de fille facile mais qui pourtant "ne saute jamais le pas". En opposition, sa soeur Audrey c'est Mère Thérésa, même pas 20 ans, déjà très mature, prête à vivre en couple avec son copain depuis toujours. L'attitude de Justine cache un mal-être évident, et tout ça est peut-être pour l'adulte que je suis, trop évident, sans profondeur. Peut-être que ce roman touchera plus une adolescente dans la même situation. Mais ce que je regrette c'est qu'il n'y a pas vraiment de fin, pas de solution au mal-être de Justine, et c'est dommage de ne pas apporter une once de positivisme à l'adolescente mal dans sa peau qui lira ce court roman. Ce n'est pas mal écrit, au contraire, mais ce n'est, à mon sens, pas abouti.

objectif pal

 

(19/25 dans ma PAL depuis novembre 2016

Objectif Pal de novembre chez Antigone -2-)

lire sous la contrainte

(Challenge lire sous la contrainte chez Phildes: être - 1)

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