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Notes de lecture
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15 octobre 2017

Mazarine Pingeot, Théa

théa

Quatrième de couverture:

"Paris, 1982 : fuyant le coup d'État, des centaines d'Argentins se réfugient dans la capitale française, des images macabres plein la mémoire. La vie de Josèphe, 22 ans, bascule lorsqu'elle croise l'un d'entre eux. À peine le coup de foudre s'est-il produit que le mystérieux " Antoine " disparaît. Josèphe se met alors à enquêter : qui est Antoine ? Que lui est-il arrivé ? Est-ce vrai, ce que Josèphe a lu sur les " disparus ", sur ces " folles de la place de Mai " ?
Alors qu'elle découvre le passé de l'homme qu'elle aime, la jeune femme est brutalement renvoyée à sa propre histoire familiale, aux secrets et aux silences de ses parents... Bientôt les stigmates de la guerre d'Algérie viendront se mêler à ceux de la dictature argentine..."

Par où commencer? Comme souvent je traîne des semaines quand il s'agit de vous parler d'un livre qui m'a beaucoup touchée! Mazarine Pingeot pour moi c'était juste la fille cachée de Miterrand, un manteau marine sur une vieille couverture de Paris Match ou un autre magazine du genre, et c'est tout. Je ne savais pas qu'elle était écrivain, et c'est dans l'émission de Ruqier, à l'époque où c'était encore regardable que je l'ai découverte, elle était venue pour ce livre. Et j'ai eu moi aussi envie de la lire!

Alors voilà c'est fait! Et quelle petite claque que ce roman! Théa c'est le surnom qu'Antoine donne à Josèphe, Antoine n'est d'ailleurs pas son vrai nom. Son vrai nom il l'a perdu quand il a dû fuir son pays à la fin des années soixante-dix. Antoine est beau, mystérieux et imprévisible. Josèphe semble fragile et perdue. A priori peu de choses les rapprochaient et finalement un brin de passion est né entre ces deux personnes, l'une cherchant à oublier son identité, l'autre à la trouver. Josèphe c'est cette jeune banlieusarde d'origine modeste qui tente de mener une vie d'étudiante parisienne. Mais sa famille n'est pas bien loin, ils sont ce qu'elle préfère oublier, ce dont elle a un peu honte et qui n'est pas sans rapeler certains romans d'Olivier Adam. Le rapport compliqué qu'entretiennent les enfants avec des parents qui ne leur ressemblent pas et dont ils trouvent la vie de banlieue pavillonnaire bien terne par rapport à celle qu'ils voudraient mener à la capitale. Les parents de Josèphe sont de cette génération qui ne parle pas, ou peu, en tout cas pas pour s'épencher sur ses sentiments. 

Josèphe veut en savoir plus sur son amant. Elle se nourrit de ce qu'elle trouve sur l'Argentine, toute cette partie est vraiment intéressante parce que finalement assez loin de mon univers. Mes connaissances de l'Amérique latine sont très parcellaires. J'ai donc appris beaucoup de choses en même temps que Josèphe. Le débat sur la guerre des Malouines amènera un parallèle auquel Josèphe n'aurait même pas songé: la guerre d'Algérie, et la position de son père pendant ce conflit. En effet, la famille de Josèphe, des immigrés italiens qui ont fait le choix de s'établir en Algérie française, ses parents sont nés et ont grandis la-bas, avant de venir en France dans les années soixante.

C'est donc un roman très riche en histoire, l'Argentine, l'Algérie. La question de l'identité est centrale dans le récit mais c'est surtout le point de vue qu'on est améné à questionner. Comment tel ou tel aspect est perçu selon le point de vue duquel on le regarde, et il n'est finalement pas si aisé de trancher. C'est aussi une très belle plume que j'ai découverte, tout de suite séduite par les belles phrases, modernes mais pas trop. On sent la formation très classique de l'auteur et ça m'a beaucoup plu. Je vous encourage à le lire également, c'est une très belle découverte, oserais-je dire un coup de coeur? OUI!

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17 juillet 2017

Nicola Yoon, Everything, Everything

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Quatrième de couverture:

"Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de "maladie de l'enfant-bulle". En gros, je suis allergique au monde. Je viens d'avoir dix-huit ans, et je n'ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l'observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre."

J'avais envie de voir le film alors j'ai décidé de lire le livre avant, alors aussitôt acheté, aussitôt lu, en à peine un weekend. L'histoire est très prenante et les personnages sont attachants. Une histoire d'amour entre adolescents mais qui ne manque pas d'originalité, puisque Maddie ne peut pas sortir de chez elle. Un attachement réciproque se crée entre ces deux adolescents peu ordinaires, elle malade, lui un brin original, dans une famille désunie. J'ai très rapidement pressenti le retournement de situation, mais ça ne m'a pas gêné dans ma lecture, plusieurs indices assez flagrants pour l'oeil adulte ne le sont peut-être pas autant pour l'oeil adolescent? Je serai curieuse d'avoir des avis à ce sujet! Par contre, le film, et bien j'aurai largement pu m'en passer. Très lisse, de nombreux raccourcis avec le livre et des adolescents trop parfaits, j'ai regardé deux fois ma montre, c'est dire... Il manque la tocuhe d'humour et de dérision dans les dialogues, la mise en scène des échanges de sms est intéressante, le réalisateur a eu recours à l'astronaute comme dans le livre mais sans vraiment l'expliquer. Et la plupart des dialogues sonnaient creux, alors ça c'est peut-être la version française qui le veut! Mais honnêtement j'aurai pu me contenter du livre et aller voir autre chose!

16 novembre 2017

Robert Goddard, Par un matin d'automne

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Quatrième de couverture: "Fin des années 1990. Leonora Galloway part en France avec sa fille afin de se rendre à Thiepval, près d'Amiens, au mémorial qui honore les soldats - dont de nombreux Britanniques, comme son père - tombés durant la bataille de la Somme, lors de la Grande Guerre. Le 30 avril 1916 est la date officielle de son décès. Or Leonora est née près d'un an plus tard. Ce qui pourrait n’être qu’un banal adultère cache en fait une étrange histoire, des secrets de famille, sur lesquels plane l'ombre d'un meurtre jamais résolu et où chaque mystère en dissimule un autre… Dans ce livre envoûtant, Robert Goddard allie l'atmosphère des plus grands romans anglais à un sens du suspense et de la reconstitution historique remarquables."

 Quand j'ai croisé ce roman sur un blog (je ne sais plus lequel alors si c'est le tien n'hésite pas à me le dire ;) ) j'ai tout de suite su qu'il me plairait. Et comme je me connais plutôt bien, je ne m'étais pas trompée! J'ai adoré ce récit, et même si j'utilise peu souvent ce terme c'est un coup de coeur. Sachez que ce livre est classé dans les romans policiers en bibliothèque, je désespérais chaque fois de le voir disponible mais de ne pas le trouver... Honnêtement je ne sais pas vraiment ce qu'il fait la-bas, parce qu'un policier il y'en a bien un mais c'est un retraité rappelé au travail pour remplacer les jeunes hommes envoyés au front, et clairement il ne tient pas un rôle clé dans l'histoire, qui est loin d'être une intrigue policière. Il y a certes un meurtre, autour duquel plane beaucoup d'interrogations et de non-dits mais ce n'est pas en soi le sujet du roman. Le sujet du roman c'est la famille et ses secrets. Et vous savez que j'aime bien ça!! Alors quand en plus ça se passe en Cornouailles, au début du 20è siècle dans une grande demeure à la campagne, tous les ingrédients sont réunis!! 

Les récits sont enchassés les uns dans les autres, Léonora raconte son histoire à sa fille, qu'elle a elle-même reçu d'un "ami" de ses parents. Les personnages sont attachants ou détestables, Robert Goddard nous emmène, loin, dans cette campagne anglaise, dans les plaines des Flandres en hiver. Il sonde l'âme de ses personnages, le mystère est non résolu pendant de nombreuses pages, et de nombreuses années, mais peu à peu les éléments s'imbriquent et on devine une vérité qu'on n'ose imaginer. La frontière entre le bien et le mal est ténue, seule peut-être Olivia restera toute sa vie du mauvais côté, elle mourra d'ailleurs seule, comme une vieille sorcière qu'elle est! Ce que Robert Goddard nous apprend c'est qu'il ne faut peut-être pas juger trop rapidement, que chacun peut avoir ses raisons et que selon le point de vue d'où l'on se place, elles sont défendables. Ce qu'il dénonce également c'est la première guerre mondiale, pour qui la vie humaine n'avait que très peu de valeur. Je crois que j'ai eu les larmes aux yeux à plusieurs reprises. Le charme de l'écriture anglaise, un brin désuète mais très poétique pour qui l'apprécie fonctionne presque à coup sûr avec moi.

31 juillet 2017

Cécile Coulon, Trois saisons d'orage

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Quatrième de couverture:

"Les Fontaines. Une pierre cassée au milieu d’un pays qui s’en fiche. Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages. Une île au milieu d’une terre abrupte. Je connais les histoires de ce village, mais une seule les rassemble toutes. Elle doit être entendue. L’histoire d’André, de son fils Benedict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches. Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu’il en reste. 

Trois générations confrontées à l’Histoire et au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature. 
Saga portée par la fureur et la passion, Trois Saisons d’orage peint une vision de la seconde partie du XXe siècle placée sous le signe de la fable antique. Les Trois-Gueules, « forteresse de falaises réputée infranchissable », où elle prend racine, sont un espace où le temps est distordu, un lieu qui se resserre à mesure que le monde, autour, s’étend. Si elles happent, régulièrement, un enfant au bord de leurs pics, noient un vieillard dans leurs torrents, écrasent quelques ouvriers sous les chutes de leurs pierres, les villageois n’y peuvent rien ; mais ils l’acceptent, car le reste du temps, elles sont l’antichambre du paradis. "

Voilà un roman que je savais que j'allais aimer, non seulement les quelques billets que j'avais lus à son sujet m'avaient donné envie de le lire, mais en plus la quatrième de couverture réunit ce que j'aime dans la littérature: des histoires de famille, des générations qui se succèdent, des lieux qui sont aussi présents que les personnages, l'attachement à la terre, les traditions. Cécile Coulon a su mêler ses personnages, leur maison, et la région qu'ils habitent avec brio, comme une parenthèse hors du temps. Difficile en effet de dater quoi que ce soit, le temps semble s'être arrêté aux Fontaines, on sent la chaleur des longs étés et la brise légère du matin. On prend son temps, on s'installe dans l'histoire avec les personnages, il ne se passe pas grand chose, les personnages vivent des vies ordinaires au ryhtme de la nature qui les entoure, jusqu'au jour où ... ça je vous laisse le découvrir, même si, pour moi ce n'est pas l'intrigue centrale du roman, certes cela vient bouleverser l'ordre naturel des choses, mais ce n'est pas ce pour quoi j'ai aimé ce livre. J'ai aimé ce livre pour son cadre, ses personnages, et son implicite, pour ce qui se lit entre les lignes, pour les silences des personnages et les liens intimes qui les unis, entre eux, ou aux choses et aux lieux. En bref ce fût une très belle découverte, oserais-je l'appeler "coup de coeur"? Oui sans doute...

13 septembre 2017

Elena Ferrante, Celle qui fuit et celle qui reste

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Quatrième de couverture:

"Après L’amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d’histoire italienne et d’amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila. 
Pour Elena, comme pour l’Italie, une période de grands bouleversements s’ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, et Elena, diplômée de l’École normale de Pise et entourée d’universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d’amour et de haine, telles deux sœurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix. 
Celle qui fuit et celle qui reste n’a rien à envier à ses deux prédécesseurs. À la dimension historique et intime s’ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l’Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité."

Risques de spoil pour ceux qui n'ont pas lu les deux premiers livres!!

Cela fait des semaines que je dois vous parler de ce troisième tome de L'amie prodigieuse, mais que dire qui n'a pas déjà été dit? J'ai retrouvé un peu de la fraîcheur du premier tome, je ne regrette donc aps d'avoir persévérer malgré ma petite déception pour Le nouveau nom.  Le récit se focalise sur Elena et sa nouvelle vie à Florence auprès de son mari, sur sa difficulté à écrire de nouveau mais aussi sur la difficulté à tenir son rôle de mère et d'épouse auquel elle semble vouloir se cantonner. En cela elle rejoint un peu le caractère de Lila, ce rôle ne lui va pas du tout. Lila est encore bien présente, même si Elena n'existe plus par elle. On retrouve son tempérament bien trempé dans son engagement politique, un peu malgré elle d'ailleurs. C'est justement l'aspect politique qui donne un souffle nouveau au récit. Bien loin des intrigues adolescentes, ce troisième tome s'attardent sur les conflits sociaux entre petits ouvriers et grand patronnat qui ont marqué l'Italie dans les années soixante-dix. Le décalage avec le quartier de Naples se fait de plus en plus sentir. Le sort réservé aux filles du quartier n'est pas du tout enviable, même celles qui à priori sont à l'abri du besoin et vivent dans un confort matériel avéré. Elena a bien fait de s'en aller. Pour autant est-ce que sa vie à elle est plus enviable? Loin de là.

Un personnage se détache encore et toujours de cette misère, c'est Nino Sarratore, qui exerce une influence toute particulère sur Elena, et sur els femmes en général. Aura assez difficilement compréhensible pour une jeune femme de notre époque, il est à baffer ce Nino!!

Mes souvenirs sont assez confus, mais j'ai vraiment passé un très bon moment de lecture, même si le sentiment principal que j'en retiens, c'est que je suis contente d'être une femme à notre époque, d'être indépendante, et d'avoir ma vie, parce que la condition féminine de l'époque est assez révoltante.

 

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1 septembre 2017

Joyce Maynard, Long week-end

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Quatrième de couverture:

"Cette année 1987, une chaleur caniculaire s'abat sur la côte Est pendant le long week-end de Labor Day. Henry a treize ans, vit avec sa mère, ne supporte pas la nouvelle épouse de son père, aimerait s'améliorer au base-ball et commence à être obsédé par les filles. Jusque-là, rien que de très ordinaire, sauf que sa mère, elle, ne l'est pas. Encore jeune et jolie, Adele vit pratiquement retirée du monde et ne sort qu'en de rares circonstances. La rentrée des classes qui approche la contraint à conduire son fils acheter vêtements et fournitures au centre commercial. Et là, planté devant le présentoir des magazines où il essaye de feuilleter Playboy, Henry se heurte à Frank, ou plutôt Frank s'impose à Henry : Frank, un taulard évadé, condamné pour meurtre... Pendant quatre jours, le trio va vivre un surprenant huis-clos, chacun se révélant un peu plus au fil des heures. Et, vingt ans plus tard, avec émotion et humour, Henry révélera les secrets de ce long week-end qui lui a appris à grandir... "

La rentrée des classes c'est aussi l'occasion de se plonger dans le mois américain! Youhou et qui mieux que Joyce Maynard pour nous ammener sur les chemins d'une petite ville du Nord des Etats-Unis? Je voulais participer à la lecture commune d'aujourd'hui et c'était le seul titre disponible à la bibliothèque, j'appréhendais un peu parce que j'ai vu l'adaptation avec Kate Winslet et Josh Brölin mais finalement mes craintes ont vite laissé la place au plaisir de retrouver ces personnages.

Joyce Maynard y décrit parfaitement le côté figé d'une petite ville en pleine canicule. Ce long weekend c'est d'ailleurs ce weekend-ci qu'il a lieu à l'occasion du Labour Day. Chacun s'apprête à passer un weekend en famille, chez soi au bord de la piscine ou à s'éloigner vers la mer ou la montagne pour prendre le frais. Ce n'est pas le cas d'Henry et sa mère Adele. Adele est ce qu'on pourrait appeler une originale... C'est peut-être ce qui a poussé Frank à venir vers elle et Henry pour se cacher à la suite de son évasion de prison.

C'est presque un huis-clos qui va se dérouler dans la maison d'Adele, quelques personnes extérieures interviendront mais la famille ne quittera pas la maison et le jardin. Le lecteur est submergé par cette parenthèse hors du temps, où tout est ralenti, écrasé par la chaleur. Mais ce qui est encore plus présent c'est la sensualité qui se dégage des deux personnages, sensualité très bien retranscrie dans le film, notamment dans la fameuse scène de la tarte à la pêche. Henry, le narrateur se retrouve au milieu de ce couple incongru, il parle de sa mère avec un oeil assez fin, nous raconte l'histoire de Frank et se pose aussi les questions d'un adolescent de son âge. Il peine à trouver sa place, dans sa vie, mais aussi finalement dans ce nouveau trio qu'ils vont former le temps d'un weekend. J'ai vraiment apprécié cette lecture, sans doute celui que je préfère pour l'instant de l'auteur.

le mois américain

 

(Le mois Américain chez Titine)

Titine a lu L'homme de la montagne et Sylire Un jour tu raconteras cette histoire.

 

27 janvier 2015

Jerôme K Jérôme, Trois hommes dans un bateau

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Quatrième de couverture:

Les aventures de George, Harris et Jérome, sans oublier le chien Montmorency, quittant Londres pour un voyage en bateau sur la Tamise, sont autant de morceaux d'anthologie de l'humour britanique.Les meilleures scènes sont présentées ici, depuis l'aventure du malade imaginaire jusqu'au récit de la pêche miraculeuse, en passant par le voyage en train en compagnie d'une paire de fromages…"

J'avais lu ce livre il y a une dizaine d'années en VO et je n'avais quasiment rien compris!! Il trainait donc dans ma PAL depuis quelques temps, reçu dans un swap mais impossible de me souvenir lequel, ni par qui (si c'est toi, tu peux te manifester ^^) Je voulais lire un classique mais qui soit assez court, c'était donc le moment pour aller me promener sur la Tamise. C'est donc bien sûr avec une certaine appréhension que j'ai rejoins George, Harris, le narrateur et Montmorency. Et finalement j'ai bien apprécié cette lecture, cela ne m'étonne aps que je n'en ai pas saisi tout le sens à l'époque, c'est plein d'un humour un peu grinçant et de digression du narrateur. Mais c'est savoureux et ces hommes sont ridicules au possible. 

Je crois que ma préférence va aux préparatifs pour cette petite excursion fluviale sur la Tamise, plus que le voyage en lui-même. Chaque préparatif, action, discussion des personnages est le point de départ d'un souvenir qui nous est raconté par le narrateur. Souvenirs plus ou moins drôles mais très représentatifs de l'humour anglais mais aussi du siècle et des préoccupations des gens de l'époque. Si vous êtes sensibles à l'humour un peu pince sans rire, ce livre vous plaira!

objectif pal

 

(3/32)

Challenge-classique-3

 

(Classique de Janvier)

 

17 mai 2017

Pascal Manoukian, Ce que tient ta main droite t'appartient

Ce-que-tient-ta-main-droite-t-appartientQuatrième de couverture:

" Si ce soir-là Charlotte n'était pas sortie dîner entre filles, si ce jour-là Karim n'était pas allé à la mosquée, jamais elle n'aurait déchiré sa robe, jamais il ne serait parti en Syrie. Ils promèneraient leur fille dans les allées du parc. Il lui achèterait des livres qu'elle laisserait traîner sur la table de nuit. Chaque jour elle serait plus belle. Chaque jour ils seraient plus amoureux. Ils boiraient du Sancerre au bonheur de leurs 30 ans, danseraient sur Christine and the Queens. La vie ne tient parfois qu'à un bas filé... » Le miracle n'arrivera pas : cette nuit-là, Karim perd tout. Son désir de vengeance va le mener jusqu'aux ruines d'Alep, au cour de la machine à embrigader de Daech. Là où se cachent les monstres, mais aussi les centaines d'égarés qui ont fait le mauvais choix pour de mauvaises raisons. Là où il faudra lutter pour ne pas ressembler aux bourreaux. Un voyage réaliste au pays mal connu de l'embrigadement et de toutes les violences."

J'avais repéré Pascal Manoukian avec son titre Les échoués mais c'est finalement avec son deuxième roman que j'ai découvert sa plume, et je ne regrette pas cette lecture. Un vrai coup de coeur et ce pour plusieurs raisons:

-l'histoire qui s'ancre dans l'actualité. Charlotte et Karim sont un couple mixte et moderne. Ils ont la trentaine, profite de leur vie mais sont prêts à fonder une famille. Karim est musulman, il pratique un islam modéré, Charlotte est chrétienne, ses ancêtres, des chrétiens d'Arménie ont été persécutés au début du siècle. Tout deux veulent concilier leurs deux cultures. La famille tient une place prépondérante dans la première partie du roman. Les liens qui unissent les générations entre elles, le rapport à la foi, aux origines, et bien sûr, l'amour d'un couple moderne. 

-le point de vue de l'auteur est plutôt étonnant. Je trouve que faire partir Karim en Syrie pour intégrer les rangs de Daech est un contrepieds assez intéressant. Pascal Manoukian nous donne donc une vision de l'intérieur. On rencontre des personnages variés, qui sont parfois là un peu par hasard, un peu par erreur. Je n'ai PAs ressenti de manichéisme, et ça ça m'a plu. Je ne dis pas qu'il adoucit, ou excuse quoi que ce soit, on est évidemment d'accord pour dire que Daech c'est pire que tout, mais il n'y a pas les gentils d'un côté, et les méchants de l'autre. C'est justement ce qui montre la dangerosité de l'organisation. Il n'est d'ailleurs pas tendre avec notre jeunesse, les médias, le monde dans lequel on vit finalement...

- les personnages sont variés, eux aussi ne sont pas ni tout blanc, ni tout noir. L'auteur essaie de montrer la noirceur que l'on peut avoir en chacun de nous, ou au contraire l'humanité dont on peut faire preuve dans les pires situations. Et ceux qui sont à la tête des entraînements au Djihad l'ont bien compris, la première phase consite à déshumaniser les gens qui leur arrivent de partout.

- l'écriture est très moderne, vivante et imagée. Elle reflète bien les émotions, les sentiments, des personnages, des situations, mais aussi celles du lecteur, elle est le miroir de notre désarroi, de notre incompréhension, de notre volonté de vivre, de ne pas avoir peur mais quand même de porter ça en nous, maintenant, et pour toujours je crois. 

7 juin 2017

Clémentine Beauvais, Songe à la douceur

songe à la douceurPrésentation de l'éditeur:

"Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant, et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse de lui, et lui, semblerait-il… aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il la lui faut absolument. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur, c’est l’histoire de ces deux histoires d’un amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans à ce moment-là d’une vie peuvent changer. Une double histoire d’amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaikovsky – et donc écrite en vers, pour en garder la poésie."

 

C'est Moka qui m'a donné envie de lire ce livre l'été dernier. Son billet est aussi beau que le livre en lui-même, elle trouve toujours les mots justes, et les beaux mots pour parler des livres qui touchent... Songe à la douceur est un de ces ovnis de la littérature, mi-roman d'amour, mi-poésie, il est destiné à la jeunesse mais j'ai plus eu l'impression qu'il s'adressait à des adultes. Je l'ai vraiment beaucoup aimé, de par sa forme en vers, par ses personnages, et par son histoire. Cette lecture m'a donné l'impression, le temps de quelques soirées, de me retrouver dans une bulle hors du temps. Il fait s'interroger sur le sentiment amoureux, mais aussi sur l'amitié et les amours de jeunesse. Qui n'a pas songé un jour à ses amis, ses amours de collège en se demandant et si? Et bien Tatiana et Eugène l'ont fait. Et dernière cette douceur se cache une vérité difficile, de celle qui nous fait nous demander aussi si j'avais changé telle ou telle chose, comment serait ma vie d'aoujourd'hui?

C'est vraiment difficile de vous parler de ce livre, lu le mois dernier, je pense que de toute façon je ne pourrai lui rendre justice et je vous conseille simplement de le lire pour vous laisser vous aussi emporter, et si je n'ai aps réussi à vous convaincre, je vous renvoie au billet de Moka :)

27 juin 2017

Loulou Robert, Bianca

bianca

Quatrième de couverture:

"Parce que la vie lui semblait vide et incolore, un jour Bianca a mis du rouge dedans. Ne plus respirer. Ne plus penser. Ne plus manger. Un grand dégoût de tout qui l’a menée aux Primevères, où ses 16 ans à elle s’écorchent aux 16 ans des autres. Le personnel, dépassé, rivalise de thérapeutiques inefficaces, tandis que les jeunes patients, cabossés, traînent leur mal-être au fil des jours. Grâce à Simon, Clara et Jeff, Bianca reprend goût – au corps, aux autres. Au poids des mots. À croire à demain, peut-être. Sûrement…"

J'aurais voulu écrire mon billet bien plus tôt parce que j'ai lu ce premier roman de Loulou Robert en mai et j'ai bien peur de ne pas pouvoir bien en parler maintenant! En tout cas, sachez que si je n'avais vu l'interview de l'auteur il y a deux ans chez Ruquier, je n'aurai jamais pensé à lire ce livre! L'histoire d'une ado anorexique hospitalisée, ce n'est à priori pas ce qui m'aurait donné envie, savoir que l'auteur est mannequin encore mois... Comme quoi il faut TOUJOURS se méfier des à priori, ce n'est pas Elizabeth Bennet qui me contredirait! Mais finalement les présentateurs de l'époque étaient assez unanimes, Loulou Robert m'avait fait bonne impression et les quelques extraits lus ce jour là m'avaient donné envie. Non seulement cette fille est sublime mais en plus elle écrit bien! La vie est bien généreuse avec certains :)

Au début, Bianca m'a beaucoup fait penser à Dieu me déteste d'Hollis Seamons, et plus j'avançais dans ma lecture plus je le trouvais meilleure, moins cliché, très sensible avec une écriture plus travaillée, bref j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman, ses personnages, son histoire pas si banale, ou trop peut-être, dans le sens où le mal-être adolescent est devenu trop banal. On n'y accorde peut-être pas toujours l'attention qu'il mérite, en se cachant derrière un "c'est la crise d'ado".  Loulou Robert est sans concession avec les parents, avec le milieu médical qui manque parfois d'empathie. C'est une belle découverte, je pense ne pas trop attendre pour lire son deuxième roman sorti cette année: Hope, qui me semble-t-il est la suite de ce roman.

19 décembre 2016

Anne Percin, Comment devenir une rock star (ou pas)

comment devenir une rock star

Quatrième de couverture:

"Bon, alors, comme ça, vous voulez que Maxime Mainard vous déballe sa life, une fois de plus ? Vous voulez qu’il vous raconte avec quelle bande de dingues il va fonder son (fameux) groupe de rock ? Tout découvrir sur les secrets (brésiliens) de sa mamie Lisette ? Ouvrir (enfin) les yeux sur la vie privée d’Alex, sa meilleure pote ? Découvrir (avec stupeur) qui a osé rouler une pelle à Natacha, sa petite copine ? Et vous demander comment, avec tout ça, il va réussir à avoir son bac ? Entre Noël et les vacances d’été, il va lui en arriver, des aventures inoubliables… Musique (à donf) et affaires (émouvantes) de famille : Anne Percin poursuit et signe une saison 3 toujours aussi délirante !"

Anne Percin et son personnage Maxime Mainard sont une valeur sûre en littérature jeunesse. Souvenez-vous, je vous parlais de Comment [bien] rater ses vacances en 2012 que j'avais beaucoup aimé. Maxime s'était avéré être un ado comme tout parent rêverait d'avoir, généreux, cultivé et drôle, personnage tout aussi apprécié dans le deuxième volet, Comment [bien] gérer sa love story, même si je reconnais avoir préféré le premier, et bien ce troisième tome est tout aussi drôle, les personnages tout autant attachants. La relation entre Maxime et son oncle est intéressante, cet homme d'un certain âge qui vit encore comme un ado est émouvant, et puis bien sûr toutes les références musicales sont géniales! Mon bémol en fait c'est Natacha, personne plutôt antipathique pour moi, je trouve qu'elle sonne un peu faux, c'est peut-être pour ça que j'avais trouvé le second tome un peu en dessous. Il n'empêche que c'est bourré d'humour, que ça pose de bonnes questions, les secrets de famille, les à priori et bien sûr les relations, familiales, et celles d'amitié qui ne sont pas toujours faciles à gérer quand on a 17ans.

challenge petit bac

 

(Spectacle: ROCK STAR)

2 novembre 2016

Laurie Halse Anderson, Vous parler de ça

vous-parler-de-ca

Quatrième de couverture:

"Melinda Sordino ne trouve plus les mots. Ou plus exactement, ils s’étranglent avant d’atteindre ses lèvres. Sa gorge se visse dans l’étau d’un secret et il ne lui reste que ces pages pour vous parler de ça. Se coupant du monde, elle se voit repoussée progressivement par les élèves, les professeurs, ses amis, et même ses parents. Elle fait l’expérience intime de la plus grande des injustices : devenir un paria parce que ceux dont elle aurait tant besoin pensent que le mal-être, c’est trop compliqué, contagieux, pas fun. Melinda va livrer une longue et courageuse bataille, contre la peur, le rejet, contre elle-même et le monstre qui rôde dans les couloirs du lycée."

J'avais repéré ce titre sur la blogo et je suis contente de l'avoir sorti de ma PAL. Si le sujet du roman est assez commun, une adolescente américaine mal dans sa peau et rejetée par ses pairs, la manière de le traiter diffère un peu. Dès le départ on sait que la narratrice porte un lourd secret mais on ne sait pas de quoi il est question, on le devine, on le pressent, on glane les infos jusqu'à être clairement fixé. Ce qui nous interpelle c'est de savoir comment cette fille populaire est devenue le temps d'un été la paria du lycée et la véritable raison du rejet des autres n'en est que plus révoltante. 

Encore une fois l'on découvre ce système de clans à l'américaine, les sportifs, les pom-pom girls, les intellos, les membres de tel ou tel club etc. Si la popularité, les groupes sont bien présents dans les cours de récréation française j'ai l'impression que c'est quand même moins cloisonné, et qu'il est peut-être plus facile de passer d'un groupe à l'autre, encore que... Je me berce peut-être d'illusions, les ados sont parfois très cruels les uns envers les autres!

J'ai aimé le parallèle qui est fait tout au long du livre avec l'oeuvre que doit réaliser Mélinda pour le cours d'art plastique, tatonner, se tromper, recommencer, persévérer, telle est la leçon de vie que tente de leur inculquer ce professeur un peu hors norme, rejeté lui aussi par ses confères car peu conventionnel. Et c'est pourtant la seule figure adulte qui semble à l'écoute de Mélinda, les autres enseignants sont très caricaturaux et les parents de Mélinda brillent par leur absence. Ils m'ont d'ailleurs parus très antipathiques! Difficile donc pour cette jeune fille de faire face à sa souffrance et à toute cette indifférence!

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(29/31)

Objectif PAL de Novembre chez Antigone et Anne: 1  (dans ma PAL depuis Août 2015)

 

16 octobre 2016

Grand Corps Malade, Patients

Patients

Quatrième de couverture:

«J'ai envie de vomir.

J'ai toujours été en galère dans les moyens de transport, quels qu'ils soient. J'ai mal au coeur en bateau, bien sûr, mais aussi en avion, en voiture... Alors là, allongé sur le dos à contresens de la marche, c'est un vrai calvaire.

Nous sommes le 11 août et il doit bien faire 35 degrés dans l'ambulance. Je suis en sueur, mais pas autant que l'ambulancier qui s'affaire au-dessus de moi ; je le vois manipuler des tuyaux, des petites poches et plein d'autres trucs bizarres. Il a de l'eau
qui lui glisse sur le visage et qui forme au niveau du menton un petit goutte-à-goutte bien dégueulasse.

Je sors tout juste de l'hôpital où j'étais en réanimation ces dernières semaines. On me conduit aujourd'hui dans un grand centre de rééducation qui regroupe toute la crème du handicap bien lourd : paraplégiques, tétraplégiques, traumatisés crâniens, amputés, grands brûlés...

Bref, je sens qu'on va bien s'amuser.»

 

J'ai apprécié cette lecture. En ce qui concerne le contenu, difficile de critiquer le récit de cette épreuve traversée par l'auteur, Grand Corps Malade, Fabien pour les intimes, raconte son accident, sa prise en charge aux urgences et sa convalescence dans un centre pour accidentés de la route. C'est dur, très lent et parfois sans espoir. Mais comme on le sait Fabien s'en est sorti, il marche et vit normalement, ce n'est pas le cas de ses camarades d'infortune. Il nous fait part justement de cette frustration qu'ont les autres à ne pas progresser, à ne voir aucune amélioration de leur état, il y a ceux qui restent plusieurs mois et d'autres pour qui il n'y pas de solution. Fabien nous fait part des amitiés qui se lient, du besoin de tuer le temps ou du personnel du centre. Deux livres de suite qui me font penser au film Mon roi.

L'écriture quant à elle est percutente, je me suis surprise plusieurs fois à lire comme un slam, à scander les mots dans ma tête comme si c'était l'auteur lui-même qui les mettait en musique. Le rythme de elcture est donc très rapide, comme si tout était sorti d'une traite, comme une libération. Un témoignage très intéressant à lire donc...

 

8 novembre 2016

Catherine Poulain, Le grand marin

le grand marin

Quatrième de couverture: "Une femme rêvait de partir. De prendre le large. Après un long voyage, elle arrive à Kodiak (Alaska). Tout de suite, elle sait : à bord d’un de ces bateaux qui s’en vont pêcher la morue noire, le crabe et le flétan, il y a une place pour elle. Dormir à même le sol, supporter l’humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, la peur, les blessures… C’est la découverte d’une existence âpre et rude, un apprentissage effrayant qui se doit de passer par le sang. Et puis, il y a les hommes. À terre, elle partage leur vie, en camarade. Traîne dans les bars. En attendant de rembarquer. C’est alors qu’elle rencontre le Grand Marin. "

Cette lecture m'enthousiasmait beaucoup, j'aime parfois ces romans à la Into the wild où il est question de soi, de nature et de dépasser ses limites. Pour moi Le grand marin entre dans cette catégorie. Lili est un petit bout de femme qui a laissé sa vie en France pour aller pêcher en Alaska. On ne sait rien d'elle, tout comme on sait peu de choses de tous ces pêcheurs qui n'ont de vie que sur leur bateau ou dans les bars du port. J'ai beaucoup aimé la première partie, celle qui donne à voir cette petite bourgade de Kodiak, une île au sud de l'Alaska, au sud certes mais ça reste le grand nord. Les conditions climatiques sont difficiles, il ne semble y avoir que le froid et l'océan. Les conditions de pêche sont rudes, fatigue, froid, mauvaise météo, nuit, manque de nourriture variée sont le lot de ses pêcheurs au large. Et pourtant ça donne presque envie, la nature, les codes, le fait de se surpasser. 

Mais, parcequ'il y a un mais, j'ai été déçue par la seconde partie, celle justement sur ce grand marin. Lili s'éloigne de son objectif premier, elle qui voulait justement aller au delà de ses limites se perd un peu. Disons que j'ai trouvé ça un peu stéréotypé quant aux femmes. Je pourrai développer plus mais j'ai peur d'en dire trop.

Ah et aussi au bout d'un moment tout cet alcool ça m'a saoulée (bon ok elle était facile), je pense en effet que c'est omniprésent dans la vie de ces pêcheurs, "repeindre la ville en rouge" comme c'est souvent évoqué dans le livre est la première chose à faire quand on rentre au port mais j'ai été agacée par cet immobilisme. Se saouler, repartir en mer, rentrer, se saouler and so on... 

En bref donc c'est une lecture mitigée, l'Alsaka et le grand large m'ont fait rêver mais la promiscuité du port et les choix de Lili n'ont pas répondu à mes attentes de grand air.

17 août 2016

Emile Zola, Germinal

germinal

Quatrième de couverture: (Folio Classique)

"Une des grandes grèves du siècle dernier racontée par un journaliste de génie qui en a fait un réquisitoire, un formidable " J'accuse " contre le capital, le roman de la lutte des classes et de la misère ouvrière. Un livre de nuit, de violence et de sang, mais qui débouche sur l'espoir d'un monde nouveau lorsque le héros, Etienne Lantier, quittant la mine " en soldat raisonneur de la révolution ", sent naître autour de lui une " armée noire, vengeresse... dont la germination allait bientôt faire éclater la terre ". Germinal marque l'éveil du monde du travail à la conscience de ses droits et c'est au cri sans cesse repris de " Germinal ! Germinal ! " que la délégation des mineurs de Denain accompagna le convoi funèbre de Zola à travers les rues de Paris."

Germinal était pour moi une relecture puisque je l'ai lu en classe de 3e, autant vous dire que c'était presque une découverte tant j'avais oublié le coeur du texte. L'histoire bien sûr je m'en souvenais mais les détails pas du tout... Et forcément quand on dit détail on pense au sexe coupé et promené par ces dames, mais pas que!

Germinal arrive après La joie de vivre dans les Rougon-Macquart, et il aurait très bien pu s'intituler La joie de vivre bis ... C'est, à mon sens, le plus sombre des romans de Zola (en tout cas pour l'instant), si certains y voient l'espoir, l'espoir que le patronnat soit renversé par les ouvriers, ou l'espoir d'un meilleur traitement pour ces derniers, moi je ne l'ai pas vu. Germinal c'est la misère et la promiscuité des mineurs exploités, qui vivent les uns sur les autres, sans manger à leur faim. Certes Zola nous donne à voir quelques scènes joyeuses, des amitiés solides et une insouciance qui réchauffe les coeurs de ces familles, mais elles sont de courte durée. C'est la faim qui domine, et la prise de conscience de leurs conditions de vie. Ils sont traités comme des bêtes, et pour un minimum de confort il faut savoir se vendre, ou coucher ... Pas de quoi se réjouir donc...

Germinal n'en reste pas moins une lecture intéressante, je n'ose dire agréable. Le texte vous transporte avec les Maheu, vous êtes prêts à battre le pavé. C'est une écriture descriptive, fidèle à la plume de Zola, forte en émotions, qui ne peut donc pas laisser de marbre.

 

9 mai 2016

City trip to Stockholm #2

Pour cette première journée complète à Stockholm et vu le temps ensoleillé nous avons décidé de visiter le musée Skansen sur l'île de Djürgarden. C'est un musée à ciel ouvert qui s'étend sur plusieurs hectares, y sont reconstituées des maisonns et un village typiquement suédois du 19e siècle, on peut aussi voir quelques animaux.

Comment s'y rendre?

Nous avons pris les transports en commun jusqu'au métro Slussen (au sud de Gamla Stan) et nous avons pris le ferry jusque Djügarden. La carte de transport pour 3 jours permet de prendre ce ferry, qui s'arrête également sur l'île de Skeppsholmen. En approchant l'île vous ne manquerez pas la fête forraine Grona Lünd qui n'ouvre qu'à partir de fin avril, elle était donc fermée, quelle déception! Vous bénéficierez également d'un très beau point de vue sur la vieille ville.

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Sur Djürgarden se trouvent aussi le musée Nordiska, le musée Vaasa (le bateau pas les biscottes :) et le musée Abba, finalement nous ne les avons pas fait, le Skansen étant assez vaste nous y avons passé beaucoup de temps et nous avons aussi voulu profiter du soleil!

Pour une pause sucrée je vous recommande le petit café à l'intérieur du Skansen, le Petissan, dans son jus mais els Kanellebular sont très bons. 

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Nous avons ensuite repris le ferry, direction Gamla Stan, ses vieux bâtiments, ses ruelles pavées et ses nombreuses boutiques souvenirs. Au détour d'une ruelle on trouve aussi des boutiques plus design, où une église, ça a son charme, nous sommes allés voir le Palais Royal, et nous avons bu un verre sur une petite place où se trouve le musée du prix Nobel, puis nous sommes partis en direction de la ville "nouvelle", Norrmalm, avec sa longue rue piétonne à la recherche d'un supermarché. Le Parlement marque la jonction entre les deux îles.  Pas facile à dénicher... vous trouverez un supermarché sous le magasin Ahlen (un genre de Galleries Lafayette), au niveau de la station T-Centralen de la rue piétonne.

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3 mai 2016

City trip to Stockholm #1

Je vais essayer de faire un petit recap pas trop barbant sur notre séjour en Suède.

Pour les infos pratiques, nous sommes partis de l'aéroport du Luxembourg, avec LuxAir (un microavion avec hélices!!!) et sommes arrivés à Stockholm à l'aéroport d'Arlanda. Il y a une navette en bus (Flygbussarna) toutes les 20 minutes pour rejoindre le centre ville en une quarantaine de minute pour environ 120 sek. Nous sommes restés 9 jours, 4 à Stockholm, 4 à Malmö qui nous ont également permis une virée d'une journée à Copenhague au Danemark en traversant (en train) le pont de l'Oresund.

Stockholm est une ville assez vaste, répartie sur plusieurs îles, nous avions trouvé un appart AirBnB sur une petite île à l'ouest de la ville Lilla Essingen, s'il était difficilement faisable de rallier le centre historique à pied, sachez que le réseau de transports est très bien développé, nous avions un bus dans la rue d'à côté et nous n'avons jamais attendu plus de cinq minutes aucun des transports que nous avons pris: bus, métro, tramway et ferry, le tout avec un pass trois jours, l'achat du pass 3 jours + la cate nous a coûté 250 sek je crois.

Le premier soir nous sommes partis explorer l'île d'à côté, Kungholmen jusqu'à la mairie Stadshuset.

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Après 1h30 de marche nous nous sommes posés dans un resto, Salt pour manger un burger d'elan sauce aux airelles accompagné de ses chips (en anglais sur la carte, qui se sont avérés être des chips en français aussi, dommage). Le burger était très bon, je vous donnerai donc quelques noms de resto ou cafés mais pas tant que ça, on prenait plutôt un goûter dans l'aprem et nous mangions à l'appart le soir. Les rayons de supermarché c'est toute une aventure dans les pays étrangers, encore plus quand sur les paquets vous ne trouvez que du suédois, du danois, du norvégien ou du finnois! Eh oui, si les suédois parlent un anglais impeccable, en dehors de quelques menus de restaurants, rien n'est traduit!

 

Restaurant Salt: http://saltbarmatsal.se/

HANTVERKARGATAN 34 Kungsholment

5 mai 2016

Cathy Cassidy, Aux Délices des Anges

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Quatrième de couverture:

"Anya, fraîchement débarquée de Pologne, est désolée de sa nouvelle vie britannique. L'appartement de ses parents est un taudis, son collège ressemble à un zoo, sa famille manque d'argent. Il y a bien ce garçon, Dan, dont la mère tient un salon de thé, mais il a tout du bad boy."

 Voilà un petit roman jeunesse qui se laisse lire très facilement et avec plaisir, je dirai qu'il vise un public pré-ado, 11 ou 12 ans maximum. Ce livre n'est pas la suite des Filles au Chocolat, il a sa propre histoire bien à part, avec ses propres personnages. Mais les ingrédients restent les mêmes, de l'amitié et des douceurs sucrées. Et c'est un peu comme ça qu'on le lit, comme une discussion avec une copine, ou comme on croque dans un cupcake, c'est doux, c'est agréable mais on peut vite s'en écoeurer, finalement Cathy Cassidy fait bien de tabler sur 200 pages environs, ce format convient parfaitement. On retrouve un trio d'amis, une jeune fille qui a du mal à s'intégrer, le bad boy du collège qui n'est pas si bad boy que ça finalement, et la peste, l'incontournable peste qui mépriser tout le monde.

Je l'ai lu comme une bouffée d'air frais après La Joie de vivre, j'avais besoin d'un sas de décompression! 

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(12/31)

23 mai 2016

Olivier Adam, La renverse

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Quatrième de couverture:

"Ce n’est qu’au moment d’entrer dans le bar-tabac que la nouvelle m’a vraiment heurté, qu’elle a commencé à filer le tissu du drap que je tendais depuis des années sur cette partie de ma vie. J’ai demandé deux paquets de cigarettes, salué les habitués du plat du jour. Au-dessus des tables, un téléviseur s’allumait sur une chaîne d’information en continu. À l’instant où j’y ai posé les yeux, le visage éminemment télégénique de Jean-François Laborde s’est figé sur l’écran. J’ai demandé qu’on augmente le volume. On annonçait son décès dans un accident de voiture. Suivait un rappel succinct de sa biographie. Fugacement, la pensée, absurde étant donné le temps accordé à l’information, qu’il n’avait pas été fait mention de ma mère m’a traversé l’esprit. " 
Dans La renverse, Olivier Adam retrace l’itinéraire d’Antoine, dont la vie s’est jusqu’à présent écrite à l’ombre du scandale public qui a éclaboussé sa famille quand il était encore adolescent. Et ce faisant, il nous livre un grand roman sur l’impunité et l’humiliation, explorées au sein de la famille comme dans l’univers politique."

J'ai mis du temps à écrire mon billet...Un peu déçue par Peine perdue, j'appréhendais cette lecture du dernier titre d'Olivier Adam. A tort...J'ai retrouvé la force de mes premières lectures, les mots bouleversant de Je vais bien ne t'en fais pas, ou Des vents contraires. Bien sûr on vous dira qu'Olivier Adam ne se renouvelle pas vraiment, qu'il s'agit là encore d'une histoire sur une vie moyenne dans une banlieue parisienne étriquée, et vous n'auriez pas tout à fait tort, mais si c'est bien fait, bien écrit pourquoi s'en priver?

Antoine se souvient d'un évènement qui a changé sa vie d'adolescent, qui a fissuré le vernis presque parfait de sa famille bien sous tout rapport. Il se pose des questions, sur la culpabilité des personnes impliquées dans cette histoire, sur la responsabilité des uns, les devoirs des autres, et sur la justice rendue à l'époque. C'est un personnage touchant, un écorché comme le sont souvent les personnages d'Olivier Adam.

Ce roman est un récit sur les faux-semblants, à l'échelle de la famille, du quartier et de la ville tout entière. Il dénonce les manipulations et impunités politiques. Sans être un récit revendicateurs, il met néanmoins le doigt sur quelque chose de dérangeant, mais de courant, et ce n'est pas l'affaire Denis Baupin qui pourra le démentir...

Près de trois semaines depuis ma lecture et je n'arrive pas à exprimer mon ressenti, mes idées sont désordonnées, et je me demande what's the point? En effet j'ai de moins en moins le temps de bloguer et suis rarement satisfaite de mes billets ... Je me demande s'il y a finalement un intérêt à continuer...

 

13 juin 2015

Rendez-vous autour des séries anglaises: Downtown Abbey (saisons 1 à 5)

Je ne savais absolument pas quoi raconter, ni comment évoquer cette série, du coup je vais faire relativement court en citant 5 raisons pour lesquelles j'aime Downtown Abbey (ou comment expliquer que je me suis fait les 5 saisons en un peu moins d'un mois ... j'ai débuté mon sevrage hier soir, au secours!!!)

Downton-S2-Image

  • L'époque:

 je suis une fervente admiratrice des oeuvres victoriennes, de tout ce qui se passe à l'époque victorienne, je connais plutôt bien ce que se passe avant l'époque victorienne mais finalement je ne connaissais que très peu ce qui vient après!! Cette première moitié du XXè siècle et pleine de changements, notamment à cause/ grâce à la première guerre mondiale. L'aristocratie est mise à mal par les nouveaux modes de vie, chacun s'accroche à sa vie d'avant et les changements prennent beaucoup de temps. La famille Crawley est au premier abord très conservatrice, mais s'adapte, non sans réticence parfois, à ce nouveau mode de vie. Les échanges entre les deux doyennes de la série (La Comtesse Douairière et Mrs Crawley, la mère de Matthew) sont souvent très représentatifs de ces deux "mondes" qui s'opposent. Lady Mary est étonamment l'une des plus conservatrice, tout en étant la plus à même de faire changer les choses. 

 

  • Les personnages:

DA - Les trois sœurs

J'aimerais faire un top mais c'est trop dur, je les aime presque tous!! Chacun a sa place et son importance dans la série. Commençons avec les personnages upstairs, dans la première saison je n'ai vraiment pas aimé Mary, mais elle change dès la saison 2, tout en restant acerbe et froide, mais en montrant un peu plus de faiblesse, ça la rend plus humaine, plus "normale", Sybil, étant la plus jeune et la plus "libre" est très attachante, elle n'a que faire des codes et veut avancer avec son temps, c'est la plus jolie selon moi, Edith me fait de la peine, c'est un perosnnage assez terne, qui sert de faire-valoir à sa soeur ainée, même si elle prend de l'ampleur dans les deux dernières saisons, elle n'est toujours pas considérée par ses pairs, le couple du comte et de la comtesse me touche, Lord Grantham est quelqu'un de bienveillant, mais son

DA Lord & lady G

conservatisme fait parfois grincer des dents, Lady Grantham est parfois agaçante de minauderie (vous avez remarqué qu'elle regarde toujours les gens avec la tête inclinée?), c'est également un personnage qui prend plus d'importance dans les deux dernières saisons, et tant mieux! Une de mes chouchouttes étant la Comtesse douairière bien sûr, parce que Maggie Smiths déjà, et puis j'aime beaucoup son humour!!, elles font la paire avec Mrs Crawley, toujours en train de se chamailler, leur relaiton sera touchante dans la saison 5. Et puis Matthew, non je ne parlerai pas de Matthew, pfff! Et pour faire la liaison entre les deux, Branson, la touche de fantaisie et de progressisme dans la famille, j'aime beaucoup l'ampleur qu'il a pris au cours des saisons.

DA Lady Violet Mrs Crawley

DA anna bates

Downstairs maintenant... mon couple fétiche étant bien sûr Anna et Bates, mais va-t-on les laisser tranquilles un jour? Carson aurait pu être le majordone intransigeant, mais sa "relation" avec Lady Mary, le rend touchant et bienveillant, Mr Hugues est la bont incarnée, et le duo chamailleur Mrs Patmore et Daisy. Bien sûr si tout le monde était gentil ce ne serait pas drôle alors il y a O'Brien et Thomas ... nécessaires à l'histoire, mais insupportables!!

DA les-domestiques-downton-abbey

Et Downtown Abbey a cela de particulier que ces deux univers s'entremêlent, des ponts sont jetés entre ces deux mondes, les domestiques sont plus que de simples employés et font partis de cette famille, avec ses secrets, ses joies, et ses faiblesses. Et puis j'ai toujours un peu du mal à m'imaginer els acteurs dans la vraie vie, je suis toujours étonnée de les voir en photo, comme si même dans leur vie il vivaient en costumes d'époque!

DA

  • Les intrigues:

DA guerre

Je ne vous cacherai pas que la fin de la saison 3 est une déception pour moi, la saison 4 a été un peu molle, la saison 5 sauve les meubles mais ma préférence va du coup à la 2e saison, pendant la première guerre mondiale, disons que c'est dans cette saison que les perosnnages se révèlent sous leur vrai jour, en effet, la guerre met de côté les apparences pour se concentrer sur le soutien apporté au pays. Chaque saison apporte cependant son lot d'intrigues secondaires, les amours interdits, l'héritage des Crawley, la place de la femme dans la société anglaise et dans la famille, les dîners et les bals, le travail des aristocrates, des femmes, des fermiers, la politique du pays, les colonies, le mariage bien évidemment, les bonnes manières etc, autant de thème que l'on retrouve dans un bon roman du 18/19e, et c'est pour ça que j'accroche autant!

 

 

  • L'humour: 

    DA Humour

c'est à mon avis un des points forts de la série, et on reconnaît bien là la touche British, beaucoup de sarcasmes, de petites piques, quelques personnages qui se permettent de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Quelques uns sont parfois tournés en dérision, mais avec subtilité. Les réparties de la Comtesse douairière sont bien sûr un must, celles de Mrs Crawley également.

 

  • Les décors et costumes:

La maison en elle-même est superbe, j'ai longtemps cru qu'il s'agissait de Burghley House qui se trouve dans le Lincolnshire mais il s'agit du château de Highclere, un peu plus au nord, dans le Hampshire, tout deux ont été construits à la même époque et aménagés par Capability Brown. Les pièces sont très belles et spacieuses, décorées avec soin, ma préférence allant au petit salon, celui avec le papier peint vert, je veux le même dans ma chambre! Quelques scènes sont tournées en extérieur ou au village, chez Mrs Crawley, avec une maison plus modeste ou chez la Comtesse. Certaines scènes sont tournées à Londres, on reconnaît la toucher victorienne ou georgienne de certains bâtiments mais guère plus, c'est Downtown la star de la série (il y a d'ailleurs un passage tourné à Picadilly dans la saison 5 et c'est affreux, on remarque clairement que c'est un décor et c'est dommage!!)

DA petit salon

Downton Abbey Gallery

Pour les costumes je vous renvoie à l'excellent billet de FondantOchocolat sur les costumes d'époque (1910 et 1920). Les robes sont superbes, on note un changement entre les premières saisons et les dernières, et même entre les Crawley et leur cousine Rose. J'ai remarqué qu'en général les tenues des dames sont quasiment systément assorties lors des dîners, avec trois couleurs prédominentes: le noir, le bordeaux, les violets.

DowntonAbbey-robes

DowntonAbbey-Season2

DA robes

 

 

Je vous invite à aller voir d'autres billets: Galéa, Natiora. ...

Et bien sûr Le mois anglais continue chez LouCryssilda et Titine

mois anglais

24 octobre 2015

Emile Zola, Au Bonheur des Dames (relecture)

au bonheur des dames

Je vous renvoie à mon premier billet sur ce  titre écrit il y a cinq ans. Je relis très peu, voire pas du tout, si j'ai relu Au Bonheur des Dames c'est parce que j'ai entrepris de lire les Rougon-Macquart dans l'ordre et qu'après Pot-Bouille venait Au Bonheur des Dames... Et si relire n'est pas ce que je préfère, je n'ai pas boudé mon plaisir, et je crois que je l'ai plus apprécié encore que la première fois, pour l'instant j'accordais ma préférence au Ventre de Paris, mais je crois que le Bonheur vient le supplanter ou tout au moins l'égaler. Et si l'on s'y attarde un peu ce sont deux romans assez similaires dans leur thème et leur construction, l'arrivée d'un pronvincial à Paris, le commerce, l'étalage des marchandises, la transformation de Paris et la modernisation du commerce.

Bien sûr ici ce qui me plaît c'est le personnage de Denise, pleine de candeur mais personnage très déterminé et sûr de lui malgré les apparences. Elle vient à bout des plus coriaces, traverse les épreuves, toujours avec une certaine dignité et beaucoup de dévouement pour les siens. Je trouve que le débat que pose ce roman est très actuel. Nous sommes dans une époque ou l'industrie textile d'une part, mais surtout agro-alimentaire régit un peu tous les marchés, où les petites enseignes, les producteurs se font engloutir par les hyper-marchés, et c'est ce qui est décrit dans ce roman. Certes il n'est ici question que de tissus, de confections, de soieries etc, mais le principe est le même. Les petites boutiques se font écrasés par la machine lancée par Mouret, ils ne peuvent rivaliser en terme de quantité, de diversité, mais surtout de prix. La différence avec aujourd'hui c'est que si à l'époque c'était effectivement LA nouveauté et LA solution économique qui l'emportait, aujourd'hui de plus en plus de gens se tournent à nouveau vers les petits commerces, vers les producteurs, vers le local... Zola était quand même assez visionnaire je trouve. D'ailleurs le système de la publicité était bien assimilé par lui, et donc par son personnage qui en use et en abuse pour son magasin, ce sont aussi les prémices de la vente par correspondance, j'ai eu l'impression parfois d'avoir un condensé des galeries LaFayette et de LaRedoute version 19é. Nombreuses sont les métaphores et expression imagées pour faire référence à ce commerce, à ses produits, vendeurs, clients et l'impression qu'il en reste est l'abondance, l'accumulation, la surrenchère. Tout le quartier semble appartenir à Mouret finalement... A se demander même jusqu'où cette expansion ira, la fin est donc assez abrupte parce qu'elle n'amène bien sûr pas de réponse à cette question, et qu'on aimerait savoir ce que devient le Bonheur, peut-être retrouve-t-on ces personnages dans un autre récit des Rougon-Macquart, le suivant La joie de vivre, ne semble avoir de joyeux que le titre!!!

lire sous la contrainte

(Bonheur 2/2)

10 janvier 2016

Demain, un film de Cyril Dion

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Il est finalement assez rare que je vous parle de films, mais après avoir vu Demain j'ai eu besoin d'écrire mon ressenti, aussi modeste soit-il je souhaitais le partager avec vous...

Demain part d'un constat fait par une étude publiée en 2012 dans la revue Nature. Cette étude annonce "l'effondrement des éco-systèmes, donc la fin des conditions de vie stables sur terre". La fiche allociné est assez fétaillée et intéressante à lire si vous souhaitez en savoir plus. Il y a trois ans, Cyril Dion parle de son projet à Mélanie Laurent qui le suit dans cete aventure, celle de montrer les actions individuelles et collectives à travers le monde pour préserver l'environnement et la biodiversité, économier l'énergie, être respectueux de l'environnement en somme. Si le film part d'un constat alarmiste et très négatif, c'est sur le positif que Cyril Dion s'est focalisé afin de montrer qu'il est possible de faire des choses pour économiser les ressources de la terre. Il s'articule en cinq volets, l'agriculture (c'est la partie que j'ai préféré), l'économie (expliquée avec des mots simples, c'est très intéressante de comprendre comment le système économique mondial fonctionne), la politique et les démocraties, les énergies renouvelables et l'éducation (la partie qui m'a le plus parlé).

Je ne me qualifie pas du tout d'écolo, au contraire, j'ai utilisé autant d'insecticide en 3ans que dans un champ de maïs aux USA (souvenez-vous l'épisode persécution par les araignées) mais je suis de plus en plus sensible à ces questions. Je reconnais que vivre avec quelqu'un qui travaille dans l'environnement n'y est sans doute pas étranger mais mieux vaut tard que jamais non? Le film en lui-même ainsi que l'intervention de son réalisateur dans l'émission On n'est pas couché, associé au documentaire Terra de Yann Arthus Bertrand m'ont fait prendre conscience qu'à mon échelle, si infime soit-elle je peux faire quelque chose, alors mes résolutions de cette année si je devais en prendre c'est de continuer à consommer local, et de plus en plus, en achetant mes légumes à la ferme du coin, en privilégiant les produits locaux ou français et en mangeant moins de viande. J'aime la viande, je ne deviendrai pas végétarienne mais en manger moins, en m'assurant de la provenance me semble nécessaire. Nous allons également proposer de faire un jardin collectif au pied de notre immeuble à la prochaine réunion de copropriété... Wait and see... 

Je ne fais pas ce billet pour qu'on me dise, c'est bien ou c'est mal, c'est vraiment le minimum, j'aimerais simplement que chacun puisse se poser la question "et moi, qu'est ce que je peux faire pour économiser les ressources de la planète?" Je vous conseille de voir le film, que vous soyez sensible ou non à la cause environnementale.

Qui plus est, la bande originale est vraiment très belle, en partie écrite et composée par Frederika Stahl une jeune musicienne suédoise.

 

DEMAIN Bande Annonce (Mélanie Laurent - 2015)

11 août 2015

Lauren Oliver, Le dernier jour de ma vie

Le dernier jour de ma vie

Quatrième de couverture:

 « Samantha Kingstone a tout pour elle : le petit copain le plus craquant du monde, trois meilleures amies géniales et une côte de popularité illimitée.Ce vendredi de février aurait donc dû être un jour parfait dans une vie parfaite. Pourtant, ce vendredi de février est le dernier pour Sam. Ou le premier ? »

Vous dire si j'ai véritablement apprécié cette lecture m'est difficile, voici donc le roman que j'ai "lu" pendant tout ce mois de juillet, non ce n'est pourtant pas un pavé, oui c'est de la littérature pour ado en plus, un page turner très facile à lire, mais le manque de temps, la fatigue et les préoccupations de juillet ne m'ont pas permis de profiter pleinement de cette lecture. J'ai eu beaucoup de peine à le commencer, j'ai trouvé le personnage principale qui est aussi le narrateur vraiment désagréable, et ses amies encore plus ... Le cliché typique de la lycéenne américaine, très populaire, très superficielle qui ne pense qu'à faire la fête, s'y saouler avec ses amies, et sortir avec, je vous le donne en mille, le capitaine de l'équipe de foot du lycée. Mais par "chance" Sam va pouvoir revivre sa dernière journée, et y changer tout ce qu'elle veut... pensez-vous que cela lui aurait servi de leçon? Non! c'est pire!!! Jusqu'à ce que ... Je n'en dis pas plus. Et c'est d'ailleurs à partir de ce moment que j'ai apprécié le roman, et réussi à le terminer ... 

Si vous n'aimez pas les clichés, les bons sentiments, la jeunesse dorée américaine, ne vous attardez pas sur Le dernier jour de ma vie

Je n'ai toujours pas retrouvé mon rythme de lecture mais je progresse :p et je vous parle bientôt d'un roman d'Oates :)

objectif pal

(23/32)

7 avril 2015

Andréa Schwam, Méthode de WC pour se débrouiller en anglais

méthode wc

Quatrième de couverture

"Aux toilettes, on vous fiche la paix : pourquoi ne pas profiter de ce temps de liberté pour vous remettre à l'anglais ? Chaque mini-leçon vous propose : . Du vocabulaire indispensable, et même un peu d'argot . Des expressions de tous les jours : au resto, au travail, en vacances, etc. . Des (petits) points de grammaire . Quelques éléments de culture anglophone et des blagues, forcément douteuses . Des tests pour vérifier vos progrès ! Grâce à cette «méthode de W.-C.», vous ne mettrez pas longtemps à vous débrouiller parfaitement en anglais. Vous êtes prêt ? Fermez bien la porte à clef et good luck !"

Mon collègue d'anglais m'a offert ce petit guide et j'ai suivi le conseil, à raison de quelques pages par séjour au wc, beaucoup de gens lisent aux commodités, ça n'est pas mon cas, et bien voilà je l'ai fait, et du coup je me suis parfois éternisée, en me disant "encore une page". Ce guide est qui plus est divisé en "chasses d'eau" (so glamourous!) chacune abordant un point précis de la langue anglaise: vocabulaire, culture, conjugaison ou "small talks" sont abordés. Je ne saurais vous dire si le pari lancé par Andréa Schwam est concluant puisque je parle déjà l'anglais, mais j'ai trouvé les chapitrés globalement intéressants. Ceux qui m'ont le plus intéressés sont ceux sur le slang, les faux amis qu'il est toujours bon de se rappeler et les phrasal verbs. Pour ce qui est des small talks c'est un peu basique, mais ça peut justement convenir à quelqu'un qui ne maîtrise pas la langue. Les rappels sur les temps sont assez clairs, et ne s'encombrent pas de grammaire inutile. Je pense que c'est une bonne lecture pour se rafraîchir la mémoire, mais il faut à mon avis quelques bases en anglais, ce guide n'est pas fait pour les débutants. 

En bref, voilà une façon assez agréable et ludique de passer cinq minutes de plus dans les lieux d'aisance :p

11 avril 2015

Cathy Cassidy, Les filles au Chocolat - Coeur Coco (tome 4)

les-filles-au-chocolat-tome-4-coeur-coco

Quatrième de couverture:

"Avec quatre soeurs, pas facile d'être la petite dernière car personne ne vous prend au sérieux ! Coco, 12 ans, a pourtant planifié sa vie : elle jouera du violon et sauvera les animaux en voie de disparition en commençant par sortir Coconut, une ponette qu'elle adore, des mains d'un propriétaire cruel. Car Coco sait voir ce qui se cache derrière les apparences, comme le bon coeur de son camarade Steevie pourtant toujours désagréable avec elle."

 Je crois que c'est le tome des Filles au chocolat que j'ai préféré, le premier de chaque série a toujours une saveur particulière parce qu'il installe ses personnages mais Coeur Coco avait aussi cette saveur particulière. Coco est la plus jeune des soeurs Tanberry, un peu garçon manqué, elle ne jure que par les animaux, ce qui va la conduire dans une situation assez périlleuse. Comme dans les tomes précédents les ficelles sont assez grosses, rapidement on sait que Stevie n'est pas comme Coco se l'imagine. On devine aussi qui est ce méchant Seddon, mais ce n'est pas grave, un peu d'optimisme dans ce monde de brutes ça ne fait pas de mal.

Coco, bien qu'idéaliste, est tout de même assez lucide sur sa position de benjamine de la famille, celle qu'on ne prend pas au sérieux et qu'on considère toujours comme une petite fille. L'intérêt pour les garçons est un peu moins présent dans ce tome que dans les précédents, même si les amies de Coco commencent à ne penser qu'à ça, au grand désarroi de Coco. Est-ce que c'est vraiment l'unique préoccupation des ados? J'espère que non quand même ... Je n'arrive pas tellement à me souvenir de mon adolescence, ou en tout cas de mon rapport aux garçons à cet âge! 

Je crains un peu le prochain tome qui sera centré sur Honey parce que jusqu'à maintenant c'est quand même un personnage détestable alors même si les romans de Cathy Cassidy sont courts, 200 pages d'une chieuse ça promet!!

objectif pal

 

(11/32)

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