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Notes de lecture
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18 août 2012

Tana French, Faithful place

Présentation de l'éditeur:

FaithfulPlace"Back in 1985, Frank Mackey was nineteen, growing up poor in Dublin's inner city, and living crammed into a small flat with his family on Faithful Place. But he had his sights set on a lot more. He and Rosie Daly were all ready to run away to London together, get married, get good jobs, break away from factory work and poverty and their old lives.

But on the winter night when they were supposed to leave, Rosie didn't show. Frank took it for granted that she'd dumped him-probably because of his alcoholic father, nutcase mother, and generally dysfunctional family. He never went home again.

Neither did Rosie. Everyone thought she had gone to England on her own and was over there living a shiny new life. Then, twenty-two years later, Rosie's suitcase shows up behind a fireplace in a derelict house on Faithful Place, and Frank is going home whether he likes it or not.

Getting sucked in is a lot easier than getting out again. Frank finds himself straight back in the dark tangle of relationships he left behind. The cops working the case want him out of the way, in case loyalty to his family and community makes him a liability. Faithful Place wants him out because he's a detective now, and the Place has never liked cops. Frank just wants to find out what happened to Rosie Daly-and he's willing to do whatever it takes, to himself or anyone else, to get the job done."

 

J'ai eu un peu de mal au début avec l'anglais qui est très oralisé et teinté soit d'argot irlandais soit simplement d'un anglais très prolétaire. Finalement je m'y suis habituée et c'est ce qui fait la force du livre. De plus, ça m'a permis d'apprendre de nouveaux mots et expressions. Deux polars en un mois j'avais aussi un peu peur que ce soit trop mais ils sont totalement différent donc pas de soucis.

Francis Mckey mène sa propre enquête au sein de sa famille. On sent toute la rancoeur qu'il porte à ses parents et à ses frères et soeurs pour l'enfance difficile qu'il a eue à Faithful Place. Il a d'ailleurs peur de reproduire ce schéma parental avec sa fille Holly, qu'il garde à l'écart de sa famille. Et quand on a un aperçu de ses parents aujourd'hui oui de son enfance à travers ses souvenirs on ne peut pas vraiment lui en vouloir, un père alcoolique, une mère qui encaisse et se montre rude aussi avec ses enfants. Du coup, sa relation de père avec sa fille est mise en avant et les liens qu'ils ont tissé sont très solides. L'amour qu'il porte à sa fille et sa volonté de la préserver de sa famille mais aussi des moeurs de la société actuellle m'ont touché. Il essaie de lui inculquer des valeurs auxquelles lui croit, la vérité, le travail, le mérite. Plus que l'enquête elle-même sur le meurtre de son premier amour, c'est cette relation là que je retiendrai de ce livre.

J'ai été conquise par ce personnage taciturne, par ses valeurs et par son humour grinçant. D'ailleurs Tana French manie très bien le cynisme, je pense que je la lirai à nouveau!

Ah oui et si quelqu'un pouvait m'expliquer comment le titre en anglais Faithul est passé à infidèles en français!!!

Je remercie Valérie pour cette découverte, sans elle je n'aurais jamais ouvert ce livre et ça aurait été un tort puisque j'ai beaucoup apprécié ma lecture.

Vous trouverez son avis ici, et aussi celui de Canel

 

Avec cette lecture j'ouvre mon challenge Des livres et des îles organisé par Géraldine, puisque Tana French est irlandaise et que l'action se déroule elle aussi en Irlande.

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11 juillet 2012

Cormac McCarthy, La route

la_routeQuatrième de couverture:

"L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie. Cormac McCarthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l’extrême.


Prix Pulitzer 2007, La Route s’est vendu à plus de deux millions d’exemplaires aux États-Unis."

Ce livre est vraiment très noir. Il laisse voir un paysage d'apocalypse. Un homme et son fils dont on ne connaît pas le nom semblent les seuls survivants dans ce paysage de cendre et de mort. On comprend vite que parmi les quelques rescapés de cet incendie dévastateur (mais est-ce bien un incendie? qu'est il arrivé? au fond on ne le sait pas vraiment), c'est la loi du plus fort qui sévit: du simple pillage sur les cadavres au cannibalisme...

McCarthy nous montre deux personnages forts, qui veulent à tout prix s'en sortir, mais se sortir de quoi? Le lien entre le père et le fils est très fort, ils sont tout l'un pour l'autre. On ne sait pas depuis combien de temps ils errent comme ça mais le fils ne semble pas avoir de souvenirs d'un autre monde.

Les interrogations de l'enfant et sa naïveté m'ont forcément rappelé une autre petit garçon, le narrateur de Room d'Emma Donoghue, chacun prisonnier d'un monde différent de celui dans lequel nous évoluons, chacun ayant une grande force de caractère et de volonté.

Ce livre est très prenant, mais aussi très angoissant, il fait ressortir ce qu'il y a de meilleur ou de pire chez l'être humain qui veut survivre. Tellement angoissant qu'on attend un boulversement positif pour nous soulager... J'ai apprécié cette lecture, mais je me suis sentie comme soulagée quand j'ai tourné la dernière page!!

objectif_pal

(21/27)

3 juillet 2012

Deux challenges en perspective

J'avais dit que je ne m'inscrirai à aucun challenge cet été hormis ceux en cours, le Challenge Irving de Valérie, et le 1% de la rentére littéraire de Hérisson, mais puisque le dernier est terminé je peux bien craquer non? surtout qu'ils sont raisonables puisque je prévois déjà mes lectures pour chacun des deux.

Le premier, toujours chez Valérie (décidément!) c'est le challenge le riz et la mousson qui n'a pas de dates limites et pour lequel il s'agit de lire un auteur d'origine indienne. Pour moi ce sera donc Rohinton Mistry avec Une simple affaire de famille.

challenge_le_riz_et_la_mousson

(0/1)

 

Le second challenge: le pavé de l'été est chapauté par Brize, dont je découvre le blog par la même occasion et n'aura cours que cet été (enfin jusqu'au 15 octobre) et comùme l'indique son titre, il s'agit de lire un pavé (+ de 600 pages) au cours de l'été, et ça tombe bien puisque j'emmène dans ma valise deux pavés: John Lennon, une vie de Philipp Norman et les frères Karamazov de Dostoïevski (en deux tomes).

challenge_pav__de_l__t_

(0/2)

Et comme dans ma folie challengesque je vais à l'économie je peux poursuivre avec ces deux titres mon défi des milles chez Fattorius

19 juin 2012

Ann Radcliffe, A sicilian Romance

a_sicilian_romanceQuatrième de couverture:

"In A Sicilian Romance (1790) Radcliffe began to forge the unique mixture of the psychology of terror and poetic description that would make her the great exemplar of the Gothic novel, and the idol of the Romantics.

This early novel explores the cavernous landscapes and labyrinthine passages of Sicily's castles and covents to reveal the shameful secrets of its all-powerful aristocracy. Julia and Emilia Mazzini live secluded in an ancient mansion near the Straits of Messina. After their father's return to the island a neglected part of the house is haunted by a series of mysterious sights and sounds. The origin of these hauntings is only discovered after a series of breathless pursuits through dreamlikepastoral landscapes. When revelation finally comes, it forces the heroines to challenge the united forces of religious and patriarchal authority."

Le roman se découpe en deux parties, la première qui pose le décor avec la vie au château, la présentation des personnages,(les deux jeunes filles sont décrites comme ayant "mild and sweet temper with a comprehensive mind" pour Emilia l'aînée et "extreme sensibility, frequent uneasiness, warm temper, generous, quickly irritated with an ardent imagination" pour Julia) les relations entre les uns et les autres, leurs occupations etc. C'est cette partie que j'ai préférée. Une aile du château est condamnée et donc innocupée depuis des années, les habitants du château pensent même qu'elle est hantée. Cela laisse planer l'idée qu'un drame s'y est déroulé.

Vient ensuite l'élément perturbateur de l'histoire qui amène la seconde partie avec plein derebondissements, de hasards heureux ou malheureux. Je m'y suis parfois perdue et j'ia même eu à certians moments une impression de "too much".

Il n'en reste pas moins que les personnages sont attachants et l'écriture très agréable à lire. C'est l'anglais que je chéris, celui de Jane Austen et des soeurs Brontë. C'est d'ailleurs après avoir regardé l'adaptation de Northanger Abbey que j'ai eu envie de me plonger dans un roman gothique, dont Jane Austen se moque un peu dans son roman. D'ailleurs on trouve tous les ingrédients propres au roman gothique, une maison sombre avec un secret, de jeunes héroines un peu naïves, une intrigue amoureuse et la limite avec le surnaturel. Il ne me reste plus qu'à découvrir Les Mystères d'Udolphe dont il est question dans Northanger Abbey.

6 juillet 2012

Daphné du Maurier & A. Quiller-Couch, Château Dor

ch_teau_d_orRésumé:

"Château d'Or est l'histoire de l'éternel retour de l'amour, qui, à travers les existences successives, renaît de ses cendres. La belle légende médiévale de Tristan et Iseult revit dans la Cornouaille du XIXème siècle ..."

J'ai d'abord eu beaucoup de mal à entrer dans ce roman, la fatigue le soir n'aidant pas à comprendre ce début d'histoire un peu confus sur la légende de Tristan et Yseult. Là je me suis dit qu'on sentait que ce roman avait été écrit à quatre mains et que je ne retrouvais pas le style propre à Daphné du Maurier, j'avais un peu peur pour la suite, mais au final mes craintes se sont effacées au fil de la lecture.

Le point vraiment positif c'est que j'ai maintenant envie de découvrir l'histoire originale de ces deux amants les plus célèbres de l'histoire romantique, alors que jusque là ça ne m'attirait pas du tout!

Finalement, l'intrigue est rondement menée et on s'attache assez facilement aux personnages, principalement le jeune marin breton Amyot et les deux enfants. Par contre, je n'ai pas ressenti de sympathie pour l'héroïne, Linnet, qui m'a beaucoup agacée.

On retrouve bien entendu les paysages de lande brumeuse chers à Daphné du Maurier, qui une fois de plus m'a donné envie d'aller me balader en Cornouailles. A lire assurément, pour les amateurs de l'auteur britannique!

 

objectif_pal

(20/27)

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16 juin 2012

Swap mettez de la couleur dans votre PAL: le dernier

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Voilà déjà un an que Valérie met de la couleur dans nos PAL via ses swap colorés, après le rouge, le bleu, le vert, jaune/orange est venu le temps du violet sur le thème des femmes. Deux thématiques que j'attendais avec impatience, et pour ce swap je voulais absolument être en binôme avec Manu pour lui faire découvrir The Color purple d'Alice Walker!

Manu m'a bien gâtée, et le jour de la réception voyez comme j'étais raccord avec ma housse de couette!

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Les petits mots et le papier d'emballage n'ont aps fait long feu et ont laissé place à :

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Les livres:

Vallée de la mort de Joyce Carol Oates

Le temps des métamorphoses de Poppy Adams

L'infortunée de Wesley Stace

De belles lectures sur les femmes, par des femmes!

Les gourmandises:

des Fingers (ou feu des fingers devrais-je dire?), du chocolat Cadbury (yummy) et plein de m&m's violet en direct de chez m&m's world de Leicester. Manu you rock!

du thé à la rose :)

Les surprises:

une carte avec la skyline de Londres

un shopping bag so British, essayé, adopté, envié!

un carnet tout violet accompagné de son stylo tout doux!

deux magnets: un macaron, que je croquerai bien, et  un autre un peu plus exotique

un "bougeoire" un peu orientalisant sur lequel je lorgne chez Casa depuis des lustres!

La mauvaise surprise du colis, c'est une très jolie bougie dans son verre toute cassée, je ne sais pas ce que les ptt font avec nos colis ...Enfin si je sais, ma mère travaille à la poste...

 

Un colis PARFAIT, merci pour tout ça Manu, j'ai adoré, et j'adore un peu chaque jour avec quelques m&m's!

27 juin 2012

Emma Donoghue, Room

roomQuatrième de couverture:

"Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque. 
Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions. Cette mère occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il habite seul avec elle dans une pièce unique, depuis sa naissance.
 Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais Ma fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne va pouvoir continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir. 
Mais l’enfant va-t-il réussir à trouver des repères loin de leur univers ? Quel accueil lui réservera le monde extérieur, lui l’enfant né de la captivité d’une femme ?"


Que dire sur ce livre sans trop en dévoiler?L'histoire est très poignante et ne peut laisser indifférent tant par le thème abordé que par la narration ou les questions qu'elle soulève.
Emma Donoghue a choisi pour narrateur le petit Jack, 5ans, né du viol de sa mère retenue en captivité depuis l'âge de 19ans par un vieil homme célibataire et associal.

Le choix du narrateur fait toute l'originalité de ce roman ficitif. Fictif oui mais inspiré de faits réels. C'en est d'autant plus horrible, car oui il existe en effet dans ce monde des hommes qui "volent" des femmes pour abuser d'elles et les retenir ainsi prisonnière. Je ne vous l'apprends pas bien sûr et je n'ai pas eu besoin de ce livre pour savoir que ça existait, mais c'est le genre de choses je crois auxquelles on ne préfère pas penser???

La mère (on ne connaît pas son nom de tout le roman) rapelle d'ailleurs qu'il existe aussi beaucoup d'autres choses horribles que l'on fait subir aux femmes et aux enfants à travers le monde.

Avant de lire le billet de Valérie, je n'avais pas vu le thème récurrent de l'allaitement comme l'attachement et le symbole du lien qui unit Jack à sa mère. Je ne comprenais pas et touvais même assez dérangeant que cela perdure à un âge si avancé de l'enfant mais au final ils vivent en vase clos et sont tout l'un pour l'autre dans cette minuscule pièce qu'est leur monde...

Souvent je me suis interrogée sur le regard qu'aurait pu porter cette jeune femme sur son enfant, fruit d'un viol qui pour moi rappellerait sans cesse le violeur. Cette pensée est formulée par le père de la jeune femme et les médias et en un sens je me suis trouvée horrible de penser comme eux!

Jack est je crois ce qui lui a permis de survivre. Il a été son espoir et c'est par lui qu'elle tentera de s'enfuir.

Ne pas lire la suite du billet si vous n'avez pas lu le roman!!!

Quand ils seront enfin sortis de la cabane, la mère devra réapprendre à vivre pour Jack qui lui va devoir appréhender un moinde totalement inconnu dans lequel il n'a absolument aucun repère. Le fait que la narration soit faite de son point de vue nous montre toute la difficulté de la chose. Ce monde est pour lui absolument irréel puisque jusqu'alors il n'existait que dans la télévision. Toutes ses questions montrent à quel point tout est effrayant pour qui sort d'un espace confiné.

 

Fin des spoilers


Un livre de la rentrée littéraire 2011 qu'il faut je crois lire absolument, je ne peux pas paerler de coup de coeur étant donné le thème du livre mais j'ai été énormément touchée par cette histoire et par ses personnages. Même si à moi aussi un certain apssage m'a semblé absolument irréaliste il était pourtant nécessaire au déroulement de l'histoire. Bravo à Emma Donoghue!

J'achève avec cette lecture mon challenge du 1% littéraire avec 7 lectures!

1__litt_raire(7/7)

7 mai 2012

Quoi de neuf dans ma bibliothèque?

Je me suis un petit plaisir cette semaine en achetant les livres pour les différents swap j'ai craqué pour moi aussi avec Retour à Killybegs de Sorj Chalandon, tellement craqué que je suis déjà en train de le lire ... non sans une certaine émotion d'ailleurs!

 

retour___killybegsQuatrième de couverture: « Maintenant que tout est découvert, ils vont parler à ma place. L'IRA, les Britanniques, ma famille, mes proches, des journalistes que je n'ai même jamais rencontrés. Certains oseront vous expliquer pourquoi et comment j'en suis venu à trahir. Des livres seront peut-être écrits sur moi, et j'enrage. N'écoutez rien de ce qu'ils prétendront. Ne vous fiez pas à mes ennemis, encore moins à mes amis. Détournez-vous de ceux qui diront m'avoir connu. Personne n'a jamais été dans mon ventre, personne. Si je parle aujourd'hui, c'est parce que je suis le seul à pouvoir dire la vérité. Parce qu'après moi, j'espère le silence. »

Killybegs, le 24 décembre 2006 Tyrone Meehan

 

30 avril 2012

Lecture commune: Barbara Constantine, Tom petit Tom tout petit homme Tom

tom_petit_tomQuatrième de couverture:

"Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobil-home déglingué avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l’a eu à treize ans et demi). Comme Joss aime beaucoup sortir tard le soir, tomber amoureuse et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent tout seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va dans les potagers de ses voisins, pique leurs carottes, leurs pommes de terre… Mais comme il a très peur de se faire prendre et d’être envoyé à la Ddass (c’est Joss qui lui a dit que ça pouvait arriver et qu’elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention, efface soigneusement les traces de son passage, replante derrière lui, brouille les pistes. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), couchée par terre au milieu de ses choux, en train de pleurer, toute seule, sans pouvoir se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom (petit homme) n’était pas passé par là…"

Ce roman assez court se lit rapidement, trop rapidement au final! Le personnage de Tom est très attachant, il est très mature pour son âge mais n'en reste pas moins un enfant, avec la bonté d'un enfant. J'ai été ému par cet aspect là, la générosité qui se dégage des personnages, tous plus au moins démunis et seuls mais qui trouvent malgré tout la force de donner et de se soutenir.

D'un point de vue adulte ce conte moderne est assez peu réaliste, notamment en ce qui concerne la manière de vivre de Tom et sa mère mais c'est quand même une histoire à laquelle on a envie de croire et qui met du baume au coeur...

J'ai passé un agréable moment donc mais ce n'est pas non plus un coup de coeur, voyons voir ce que Jeneen et Manu qui nous a rejoint en cours de route, en ont pensé!

objectif_pal

(13/27)

5 février 2012

Un dimanche à ... Londres: The Natural History Museum

C'est la première fois que je faisais un musée d'Histoire Naturelle, j'ai trouvé certaines choses intéressantes, d'autres beaucoup et je me suis fait une frayeur en passant devant la salle "Creepy Crawlies" dans laquelle je ne suis même pas entrée!! En tout cas ma nièce a beaucoup apprécié et le bâtiment en lui même vallait le coup d'oeil!

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10 mars 2012

Lecture commune: Catherine Cusset, Un brillant avenir

un_brillant_avenirQuatrième de couverture:

"En 1958, malgré l'opposition de ses parents, Elena épouse Jacob, un Juif.
Elle réalise son rêve : quitter la Roumanie communiste et antisémite de Ceausescu et émigrer aux Etats-Unis. Elle s'y fait appeler Helen et rompt avec son passé. Mais, vingt ans plus tard, elle se retrouve confrontée à une réalité qui lui échappe : l'indépendance de ce fils à qui elle a tout sacrifié, et qui épouse Marie, une Française. Compte-t-il partir à son tour ? Helen n'aime pas la jeune femme, qu'elle trouve égoïste et arrogante.
Marie a peur de cette belle-mère dont le silence recèle une hostilité croissante. Pourtant, entre ces deux femmes que tout oppose - leur origine, leurs valeurs et leur attachement au même homme -, quelque chose grandit qui ressemble à de l'amour"

Pas d'effet de surprise, j'ai beaucoup apprécié cette lecture que j'ai quasiment lu d'une traite (du coup honte à moi je n'ai quasiment pas pris de notes, pas bien malin quand il s'agit en plus d'une lecture commune!)

J'ai particulièrement apprécié les changements d'époque dans la narration, tantôt au présent, tantôt dans la vie d'Helen/ Elena jeune femme, ou plus loin encore lorsqu'elle était enfant. Ses incursions dans le passé nous aide à comprendre la personne qu'elle est devenue des années plus tard, des milliers de kilomètres plus loin. Si j'ai beaucoup aimé Elena, sa jeunesse, son amour innocent pour Jacob, sa volonté de s'opposer à ses parents, j'ai eu un peu plus de mal avec l'Helen qui s'ingère dans la vie de son fils et qui finalement reproduit le schéma de ses parents qu'elle a fui.

C'est là toute la difficulté je pense du sentiment de mère, elle veut protéger son fils et ne pas le perdre mais au final elle le pousse à s'éloigner d'elle alors qu'elle même a vécu cette situation!

Le personnage de Marie est assez caricatural dans sa volonté de la montrer comme une femme moderne l'auteur la rend antipathique, mais n'est-ce pas là la manière qu'à Helen de la voir? Avec le temps elle est montrée sur un jour plus favorable, quand elle-même devient mère, mais là encore, elle semble mieux acceptée par Helen donc nous est montrée sous un jour plus sympathique.

Deux choses ont particulièrement attirées mon attention lors de ma lecture. La première étant le thème autour de l'immigration, d'abord dans l'enfance d'Elena, bien qu'au sein du même pays, le changement de région semble négatif et difficile. La stigmatisation de leur origine est difficilement vécue par l'enfant. Ensuite en Israël comme transition avant l'Amérique, où l'on retrouve les thèmes de l'American Dream mais surtout du self made man, les deux personnages font table rases du passé et se lance dans l'informatique. On montre leur volonté de s'adapter à un pays tourner evrs l'avenir et les nouvelles technologies. Cette volonté d'adaptation, d'acceptation et de reconnaissance passe ensuite principalement par le fils et sa réussite. Le choix de l'université n'est pas anodine, Harvard est tout à fait symbolique de l'ascension sociale de ces deux immigrés de l'est... On nous motre donc deux perspectives bien différentes, les pays d'Europe de l'est ancré dans le passé, les traditions, les préjugés et l'Amérique toute puissante qui permet de s'élever socialement par l'intégration du système économique. Et entre les deux il y a la France et sa vie de bohème...

La seconde chose qui m'a elle beaucoup touchée c'est l'amour qu'il y a entre Elena et Jacob, qu'ils soient jeunes adultes ou mariés. L'on sent que c'est un amour très fort et qui reste uni contre vents et marées. J'aimerais croire qu'un tel amour existe. Seule la maladie et donc la dégénérescence de la mémoire aura raison de cet amour ...

Je conseille cette lecture rien que pour la naissance de l'histoire d'amour entre Elena et Jacob...

C'était une lecture commune avec Géraldine et Enna, allons-vois leurs billets!

objectif_pal

(6/27)

17 avril 2012

Sorj Chalandon, Mon traître

mon_traitreQuatrième de couverture:

"Il trahissait depuis près de vingt ans. L’Irlande qu’il aimait tant, sa lutte, ses parents, ses enfants, ses camarades, ses amis, moi. Il nous avait trahis. Chaque matin. Chaque soir…"

Beaucoup d'émotion transparaît à travers les mots de l'auteur. J'ai été happée tant par l'histoire et ses personnages que par l'écriture de Sorj Chalandon. J'ai eu les larmes aux yeux dans le train ...

Ce livre est une plongée dans l'Irlande du Nord et cette guerre qui s'y est installée au fil des ans, guerre civile, guerre des nerfs. Rien n'est dit ouvertement quant aux actions des uns et des autres si ce n'est les arrestations par l'armée britannique des citoyens nords irlandais.

Antoine, le personnage principal, retisse le fil de son attachement à l'Irlande du Nord, à Jim et à Tyrone, de sa volonté de faire quelque chose, de s'impliquer dans la lutte.

Il y a à la fois beaucoup de force et de fragilité dans ce personnage que j'ai beaucoup aimé, justement pour ces raisons.

Il est bien sûr question de trahison, non pas tellement la trahison envers le pays, mais la trahision d'une amitié solide et ancrée au fil des ans. Ce sentiment de trahison est bien sûr tout à fait légitime. Est-ce que quelqu'un qui trahit ses convictions, en tout cas celles qu'il revendique, pendant des années est-il vraiment sincère dans ses relations à l'autre? Est-ce qu'au final tout ne repose pas sur un nuage de fumée?

Sorj Chalendon a éveillé trois envies chez moi donc: celle d'aller en Irlande du Nord ou même simplement en Irlande d'ailleurs. Mais aussi de me replonger dans mes cours de fac sur le sujet et de les approfondir parce que je me suis rendu compte que j'avais pas mal de lacune, des oublis ou simplement des choses non comprises. Et bien sûr la dernière étant de lire Retour à Killybegs!

objectif_pal

(12/27)

29 février 2012

Hélène Gestern, Eux sur la photo

eux sur la photoQuatrième de couverture:

"Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Ses indices : deux noms, et une photographie retrouvée dans des papiers de famille qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu’Hélène ne connaît pas. Une réponse arrive : Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son père.

Commence alors une longue correspondance, parsemée d’indices, d’abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant leurs archives familiales, scrutant des photographies, cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu’on leur avait dit. Et leurs découvertes, inattendues, questionnent à leur tour le regard qu’ils portaient sur leur famille, leur enfance, leur propre vie.

Avec Eux sur la photo, Hélène Gestern nous livre une magnifique réflexion sur le secret de famille et la mémoire particulière que fixe la photographie. Elle suggère que le dévoilement d’éléments inconnus, la résolution d’énigmes posées par le passé ne suffisent pas : ce qui compte, c’est la manière dont nous les comprenons et dont nous acceptons qu’ils modifient, ou pas, ce que nous sommes."

 

La citation qui résume bien ce roman épistolaire serait celle-ci: " De quels secrets a-t-on voulu nous protéger et au prix de quels mensonges?" En effet toute "l'intrigue" (si on peut parler d'intrigue) est basé sur le passé qui a été cachée à une enfant aujourd'hui devenue adulte. Quoi de plus normal et naturel au final de vouloir faire le jour sur ce passé... L'histoire est touchante et bien écrite. L'échange de lettres permet de donner un rythme aux différents souvenirs et à l'enquête menée par les personnages. On ne s'embourbe donc pas dans la pensée d'un personnage, bien au contraire, les échanges sont vifs et plein d'esprit. Les deux protagonistes sont qui plus est attachants dans leur quête de vérité, leur besoin de savoir pour en quelques sortes se construire.

Les analysés de photographies sont intéressantes, un vocabulaire assez pointu est utilisé mais ces passages sont brefs donc ne perdent pas le lecteur. Je crois que quelques illustrations de photographies décrites auraient été bienvenues, ça aurait ajouté une touche supplémentaire au roman.

A l'origine de tous ces secrets une histire d'amour contrarié, d'une époque révolue mais toujours conservatrice malgré la "révolution" apportée par Mai 1968. Et puis la correspondance entre les deux enfants devenus adultes montre le poids du passé laissé par un parent disparu ou absent.

Hélène Gestern soulève ainsi la question de l'identité, se construit-on son identité d'adulte au travers de ses parents et de l'éducation que l'on a reçu, au travers de ses souvenirs, quel impact ont les liens du sang et les souvenirs enfouis de la petite enfance sur notre moi adulte.

J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui m'a fait voyagé plus dans le temps que dans l'espace. J'ai aimé ce côté un peu désuet de l'échange épistolaire. Je crois que c'est un genre qui me plaît particulièrement!

Merci à Jeneen qui a accepté de mettre sur le chemin de son livre voyageur , ce fût une belle découverte pour elle aussi.

 

1__litt_raire(5/7)

30 novembre 2011

Denise Crolle-Terzaghi, 1001 secrets de Noel

1001_secrets_de_noelQuatrième de couverture :

"Pour préparer le réveillon et vivre pleinement la féerie de Noël dès les premiers jours de décembre : recettes gourmandes, décorations au naturel, activités de l'avent, cadeaux et cartes de voeux à réaliser vous-même, gastronomie et rites traditionnels..."

J’ai trouvé ce livre intéressant pour piocher des idées ici et là, notamment des recettes qui m’ont mis l’eau à la bouche.

J’ai également beaucoup apprécié la partie sur les traditions dans différents pays européens, j’aurais d’ailleurs aimé que cela soit plus creusé. A l’inverse, j’ai trouvé le chapitre sur les décorations assez indigeste, sans doute parce que je ne suis absolument pas manuelle. Par la force des choses donc, j’ai eu du mal à comprendre les explications. Des illustrations auraient donc été les bienvenues !

Les illustrations du livre elles sont jolies et rappellent bien évidemment la magie des Noëls de « dans le temps » ceux d’il y a très longtemps mais également ceux de l’enfance où le Bonhomme rouge n’était pas encore un prétexte pour que les enfants restent bien sages !

Ce livre est donc parfait pour se préparer aux fêtes de fin d’année. J’ai maintenant hâte d’y être, de préparer le sapin et le repas de noël mais surtout de retrouver ma famille !

 

Un_mot_des_titres

Pour cette nouvelle session du challenge un mot des titres de Calypso, il s'agissait de lire un livre dont le titre comportait le mot secret.

objectif_pal

(25/56)

18 janvier 2012

Jean-philippe Blondel, Et rester vivant

et_rester_vivantQuatrième de couverture:

"Depuis, quand on me croise, on compatit. On me touche le coude, on m'effleure le bras, on refoule des larmes, on me dit que c'est bien, que je suis courageux, que ça va aller, hein ? Je ne réponds pas. Je laisse glisser. Je continue d'enchaïner les longueurs dans ma piscine intérieure et je fais attention à ce que le chlore ne rougisse pas mes yeux."

Avoir vingt - deux ans et plus aucune attache. Rouler sur les routes californiennes. Vivre des rêves éveillés et des cauchemars diurnes. Comprendre que l'important, désormais, c'est de continuer coûte que coûte. Et de rester vivant."


Deux semaines. C'est le temps qu'il m'aura fallut pour "digérer" ma lecture et écrire un billet médiocre. Je ne suis pas fière de moi! J'ai pourtant beaucoup, beaucoup aimé ce livre mais je ne trouve pas les mots pour le raconter ou parler de ce que j'en ai pensé. Et pourtant j'ai bien envie de vous en parler, donc j'en dirai simplement quelques lignes et vous noterez quelques extraits que j'ai retenu.

Jean-Philippe Blondel a je crois ce pouvoir de toucher avec les mots, des mots qui pour autant ne tombent pas dans la sensiblerie ou la pleurnicherie, pourtant le sujet n'était pas facile à trairer, d'autant plus qui lui est très personnel. Il a, en tentant de se rendre à Morro Bay accompli le voyage initiatique que chacun rencontre d'une manière ou d'une autre dans sa vie, peu importe la forme qu'il prend.

Certes ce livre parle du deuil, de la douleur de perdre ses proches mais il met surtout en avant l'amitié, et la vie qui continue. On aurait pu s'attendre à quelque chose d'assez sombre et pourtant l'un des adjectifs qui me vient à l'esprit et lumineux!

Voilà, je n'en dis pas plus, il faut le lire en fait ...

 

" J'ai fermé les yeux et, pendant quelques secondes j'ai eu vingt-deux ans, des cheveux dans le coup, deux dizaines de kilos en moins, une boucle d'oreille dans le lobe gauche. J'étais assis au bord de la route qui surplombe Morro Bay, Californie. L'avenir était une notion floue. Ce qui comptait c'était l'ici et le maintenant. L'été. L'été 1986 " (l'été 86 pour moi était le tout premier de ma vie...)

" Je ne suis pas soumis aux regards de ceux qui m'ont vu grandir. Je peux devenir ce que je veux. Je peux aussi mourir demain. Je tamise entre mes doigts le sable très fin de Cabo San Lucas. Il est d'une extrême fluidité. Impossible même en creusant, de trouver du sable mouiller pour le transformer en château. Or moi j'ai besoin de construire."

"J'aimerais avoir vingt ans de plus. Jaimerais que tout ça soit derrière moi. J'aimerais avoir trouvé ma voie, avoir atteint une sorte de sérénité illusoire- que ma vie soit à peine troublé par l'impact des rames de la barque que je conduis. Etre débordé quand je me réveille - avoir tellemet d'obligations et de contraintes que je n'ai le temps de penser à rien, que je n'ai pas le loisir de me voir vieillir."

 

Encore merci à toi Saraswati pour ce cadeau!            

1__litt_raire (4/7)

 

8 janvier 2012

Un dimanche à ... Londres : Buckingham Palace

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Je suis partie quelques jours à Londres pendant les vacances de Noël donc je reprends les rendez-vous hebdomadaires du dimanche en photo pour vous montrer quelques photos de mon séjour ;)

 

Les dimanches en photos sont aussi chez : 

 Liyah, Choco, Choupynette, Fleur, Liliba, SeriaLecteur, Margotte, Estellecalim.

8 novembre 2011

Lecture commune: Joanne Harris, Le rocher de Montmartre

le_rocher_de_MontmartreQuatrième de couverture:


"D'un simple claquement de doigts, Zozie de l'Alba sait exactement qui ment, qui a peur, qui trompe sa femme et qui a des soucis d'argent. A peine entrée au Rocher de Montmartre, cette chocolaterie étrangement fascinante malgré son aspect fané, elle flaire le mensonge. Annie, la fille de la propriétaire, ne laisse-t-elle pas derrière elle une vague traînée bleutée, comme des ailes de papillons ?"

 

C'est avec grand plaisir que je me suis replongé dans les aventures de Viane Rocher et sa fille Anouk. D'autant plus que, si ma lecture de Chocolat commence à dater, j'ai revu le film il y a quelques semaines.

Viane et Anouk ont quitté le petit village de Lansquenet pour s'installer à Paris, en passant par d'autres petits villages. Elles sont maintenant accompagnées de Rosette, âgée de quatre ans et différente des autres enfants de son âge. Nous lecteurs comprenons bien assez vite l'identité de l'enfant ... La narration est alternée entre la mère et la fille, qui ont changé de noms, Viane se fait maintenant appelé Yanne et Anouk est devenue Annie. Une troisième personne s'ajoute entre les chapitres mères/filles, il s'agit de Zozie de l'Alba, voleuse d'identité professionnel si on peut dire ça comme ça. Elle va se faire apprécier d'Anouk, puis de Viane qui l'accueillera à bras ouverts dans sa chocolaterie. Une mère et une fille dont la magie fait partie intégrante de leur vie, même si pour l'instant elle la cache au plus profond d'elles, c'est une aubaine pour Zozie. Malgré tout, tout au long de l'histoire on n'a du mal à croire que Zozie est une personne méchante. On la voit un peu avec la naïveté d'Anouk, et pourtant...

Comme pour Chocolat, j'ai beaucoup apprécié la plume de Joanne Harris, à la manière un peu d'un conte, encore une fois l'auteur a réussi à me faire saliver d'envie avec la description de ses friandises. Les personnages sont tout aussi touchants, Anouk et sa mère bien sûr, mais ausis les clients de la chocolaterie. J'ai longtemps attendu le retour de Roux également, qui fidèle à lui-même débarque sans prévenir.

Ce trio dans la narration est vraiment un plus dans l'histoire. J'ai toruvé intéressant d'avoir parfois sur un évènement les points de vue des trois personnes, et j'étais contente de la place dévolue à Anouk. Oui Anouk c'est un peu la jeune fille que j'aurais aimé être, celle que j'aimerais avoir dans mes classes. Différente, intéressante, et ouverte.

La question de la différence est récurrente dans le récit, notamment avec le retard que semble présenter Rosette, mais aussi par rapport aux collégiens, à l'acceptation des autres. Doit-on s'uniformiser pour se faire des amis ou au contraire garder sa propre personnalité. L'histoire bien sûr nous donne réponse à cette question.

J'avoue par contre avoir été un peu déçue par Viane, que j'ai trouvé un peu trop éteinte, résignée, si différente de la Viane de Chocolat. Ce n'est pas bien grave, cette suite remporte tout de même mon adhésion totale :)

C'était une lecture commune avec L'or des chambres, Soukee , Fransoaz, Mango, je vous invite donc à aller lire leurs avis

2 janvier 2012

Michel Houellebecq, Les particules élémentaires

les_particules__l_metairesQuatrième de couverture :

"Michel, chercheur en biologie rigoureusement déterministe, incapable d'aimer, gère le déclin de sa sexualité en se consacrant au travail, à son Monoprix et aux tranquillisants. Une année sabbatique donne à ses découvertes un tour qui bouleversera la face du monde.

Bruno, de son côté, s'acharne en une quête désespérée du plaisir sexuel. Un séjour au « Lieu du Changement », camping post-soixante-huitard tendance New Age, changera-t-il sa vie ? Un soir, une inconnue à la bouche hardie lui fait entrevoir la possibilité pratique du bonheur.

Par leur parcours familial et sentimental chaotique, les deux demi-frères illustrent de manière exemplaire la société d'aujourd'hui et la quête complexe de l'amour vrai."

Je n’ai pas tellement accroché à cette lecture. J’ai souvent eu l’impression qu’il s’agissait d’un traité sur la masturbation tellement il en était question, la sexualité d’un des personnages tient une place prépondérante dans ce livre que c’en devient gênant, voire complètement rébarbatif pour la lecture !

Je me suis longtemps demandé s’il s’agissait d’un récit autobiographique sachant qu’un des personnages se prénomme Michel et qu’il grandit à Crécy-en-Brie maintenant Crécy-la-Chapelle et il me semble que c’est aussi le cas pour Michel Houellebecq.

La première partie sur l’enfance des deux personnages m’a plus intéressée mais cela ne suffit pas à en faire un livre appréciable, je ne le recommanderai donc pas et je ne suis pas non plus prête à lire autre chose de l’auteur de sitôt !

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(26/56)

J'ai lu ce dernier livre de ma PAL avant les vacances de Noël, je remets maintenant les compteurs à zéro, aïe aïe aïe!!

7 novembre 2011

Petite escapade bretonne: de Quimper à la pointe du Raz

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Cette semaine nous sommes donc à Quimper. Nous avons parcouru les petites rues pavées de la ville (photos d'hier) et la cathédrale.

 

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Après Quimper nous avons poussé jusqu'à la Pointe du Raz avec un arrêt à Douarnenez que je n'ai pas trouvé si charmant que ça!

La pointe du Raz par contre c'est très joli, si on fait abstraction du monde et du piège à touristes que sont le parking et les boutiques...

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Le sémaphore de l'île de Sein (il me smeble)

 

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Notre Dame des naufragés

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Le phare de la Vieille

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La pointe et le phare de la Vieille

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2 décembre 2011

Rodolphe Macia & Sophie Adriansen, Je vous emmène au bout de la ligne

je_vous_emm_ne_au_bout_de_la_ligneQuatrième de couverture :

"Le métro parisien, ce n’est pas le pont d’Avignon : on y dort plutôt qu’on y danse. Et pourtant, il suffirait d’ouvrir les yeux pour découvrir un monde différent et riche. Rodolphe, conducteur sur la ligne 2, nous y entraîne. Il a derrière lui vingt ans de vie sous terre. Avec drôlerie et gourmandise, il nous raconte ce territoire tel qu’il se livre à l’homme dans la cabine : les créatures qu’il y croise, les rituels qu’il observe, les aventures les plus inattendues qui ébranlent la routine. Entre Nation et Porte Dauphine, faune et flore sont examinées avec un regard tendre et affûté : fêtards, contrôleurs, suicidaires, érotomanes, musiciens ou mendiants...
À Paris, plus de 5 millions de personnes prennent le métro chaque jour. À l’heure de pointe, en fin de journée, 540 trains circulent simultanément sur tout le réseau. Tout le monde semble pressé de remonter à la surface. Et pourtant, les coulisses de ce monde underground ont de quoi fasciner et la mission du conducteur peut parfois s’avérer héroïque. Sophie Adriansen, qui a co-écrit ce livre avec Rodolphe Macia, ne s’y est pas trompée en tombant amoureuse de l’homme autant que de son métier. Rodolphe Macia est devenu conducteur sur la ligne 2 du métro après avoir effectué divers jobs dans les couloirs du métro (vendeur de confiseries, guichetier, contrôleur)."

 

Ce livre est court et se lit très facilement. Il mêle à la fois anecdotes de l’auteur, conducteur de métro sur la ligne 2 et renseignements factuels sur le métro parisien.

Rodolphe Macia nous livre son quotidien, ses souvenirs. Je ne crois pas  etre jamais montée dans la première voiture du métro. La prochaine fois peut-être d’autant plus qu’en général je prends cette fameuse ligne 2 quand je vais à Paris pour descendre à Rome en changeant à Barbès-Rochechouard.

J’ai vraiment trouvé ce livre intéressant, drôle et bien écrit… Parfait en plus pour les trajets en métro gr^^ace à ses chapitres courts qui se prêtent donc bien à la lecture morcelée. Bon moi je l’ai lu d’une traite (enfin de deux) et je ne me suis pas ennuyée, ce que je craignais un peu au début si effectivement une anecdote avait succédé à une autre etc.

Là non, chaque chapitre évoque un souvenir en fonction d’une station de métro situé sur la ligne 2. Elle nous permet de comprendre les rouages du métro tant du point de vue de conducteur, que celui de passager mais surtout elle nous montre l’envers du décor, celui qu’on ne verra jamais en tant que simple usager.

J’ai passé un bon moment donc, merci à Leiloona qui a bien voulu faire voyager son livre jusqu’à moi, non pas en métro ;) !

12 octobre 2011

David Foenkinos, Lennon

LennonQuatrième de couverture:

"Après une enfance terrible, une plongée précoce dans l’immense célébrité, sa rencontre décisive avec Yoko Ono, des années d’errance et de drogue, John Lennon a décidé d’interrompre sa carrière en 1975, à l’âge de 35 ans, pour s’occuper de son fils Sean. Pendant cinq années, à New York, il s’est retiré de la vie médiatique et n’a pas sorti d’album. C’est durant cette période qu’il a pris le temps de réfléchir à la folie de son parcours. Jusqu’à ce que le fil de son existence soit brutalement interrompu, le 8 décembre 1980, jour de son assassinat par un déséquilibré.
Imaginant les confessions du créateur des Beatles et s’emparant d’une période méconnue de sa vie, David Foenkinos dresse un portrait intime et inédit de John Lennon."

Il m'a souvet été difficile de me rappeler en lisant ce livre qu'il s'agit bel et bien de l'écriture de David Foenkinos et non d'une autobiographie de John Lennon lui-même! Il s'agit effectivement d'une oeuvre de fiction, David Foenkinos le signale bien dans sa postface mais quand même c'est tellement bien écrit que difficile de démêler le vrai du romancé.

A travers quelques séances chez un psy Lennon (sous la plume de David Foenkinos) nous livre son ressenti, par rapport à son enfance pas toujours facile, à la formation des Beatles, à son premier fils qu'il n'a pas su aimer et son deuxième pour lequel il a tout arrêté, sa relation avec ses parents, sa première femme Cynthia etc.

Sa rencontre avec Yoko Ono marque un tournant non seulement dans sa carrière mais également dans sa personne. Il revient également sur ses relations avec les différents membres du groupe et leur évolution, notamment lors de la fin des Beatles et sa "rivalité" avec Paul McCartney.

Lennon nous donne des explications sur l'origine de certaines chasons, Prudence, Hey Jude, Lucy in the sky with diamonds...

J'ai trouvé intéressant de se plonger dans la vie de ce John Lennon post Lennon parfois empreint à des délires complètements fous. Ce que je retiens au delà de la drogue consommée par le personnage et son égo surdimensionné c'est le traitement de presse réservé aux Fab four, la presse et aussi les fans. Il existait une espèce d'hystérie collective autour de ces quatres chanteurs, comment ne pas sombrer dans la paranoïa. Certains s'en seront au final mieux sortis que d'autres.

Ce livre m'a touchée, j'ai aimé me remémorer toutes ces chansons que je connais des Beatles ou de Lennon pendant ma lecture. David Foenkinos maîtrise parfaitement son sujet et le rend attractif en choisissant cette forme de pseudo confession. Bravo. Lennon gagnerait à être autant connu et lu que La délicatesse.

Deux extraits :

" Je suis au calme maintenant, et j'essaye de fermer les yeux pour écouter dans ma tête le bruit des années 60. Est-ce que c'est possible de raconter ça? Chaque minute qu'on vivait possédait la densité d'un siècle. Si je me concentre, alors j'arrive à effleurer mes émoitions passées. Je peux toucher du doigt le moment où nous sommes montés dans l'avion[...] On était quatre British élevés aux beans, et on nous gavait de champagne et de langouste. "

"Cet été-là ( en 1967) avait comme le goût d'une révolution. Les gens pensaient différemment, s'habillaient différemment, et voilà qu'on offrait au monde la bande-son de l'époque."

6 octobre 2011

Olivier Adam, des vents contraires

Des_vents_contrairesQuatrième de couverture:

"Sarah a disparu depuis un an, sans plus jamais faire signe. Pour Paul, son mari, qui vit seul avec leurs deux jeunes enfants, chaque jour est à réinventer. Il doit lutter avec sa propre inquiétude et contrer, avec une infinie tendresse, les menaces qui pèsent sur leurs vies. Épuisé, il espère se ressourcer par la grâce d'un retour à Saint-Malo, la ville de son enfance."

 

Paul élève seul ses deux enfants, sa femme Sarah (même prénom pour cette mère absente que dans Le coeur régulier) a disparu. Est-elle partie de son plein gré? Lui est-il arrivé quelque chose? Personne ne le sait et la police ne semble pas non plus s'en soucier.

Paul brisé par cette absence décide de s'installer à St-Malo, ville de son enfance où son frère tient une auto-école. Paul y travaille pour gagner un peu d'argent à défaut de vivre de son métier d'écrivain. Il rencontre des gens aussi brisés que lui : Bréhel à qui on a retiré le permis, Justine, adolescente déprimée ...

Paul semble voguer avec ses enfants, sans savoir à quoi se raccrocher. Les mobreuses descriptions de la mer agitée, de la ville sous le vent, de l'hiver et de ses nuits renforce le sentiment d'abscence et de solitude crée par le vide de la disparition de Sarah.En ce sens, la ville de St-Malo est un personnage à part entière dans l'histoire. Elle est à la fois le symbole du déracinement du narratuer mais aussi son port d'attache. J'ai donc moi-même été touchée quand je me suis baladée le long de ses remparts en pensant aux mots de Paul, d'Olivier Adam. Mon seul regret c'est de ne pas y être allée pendant les mêmes conditions climatiques, dans le noir ou sous le vent.

Chaque personnage a sa place dans ce roman, et va à sa manière faire avancer Paul, l'aider à se reconstruire, à comprendre sa vie. La relation qu'il tisse avec ses enfants et bien entendu très touchante, j'ai eu à plusieurs reprises les larmes aux yeux. J'avais envie moi aussi d'apporter un peu de réconfort à cette famille déchirée.

Vous l'aurez donc compris, gros coup de coeur pour ce livre dont j'ai un peu de mal à parler au final, il se raconte assez mal, mais se vit très bien alors n'hésitez pas à le lire.

Quoi qu'il en soit on retrouve toujours les thèmes chers à Olivier Adam, et du coup ça ne fait que l'entourer d'une espèce d'aura mystérieuse. A-t-il vécu toutes ces choses de près ou de loin? Que connaît-il de l'absence d'un être cher? Quelle est son expérience de la paternité etc.

Valérie aussi a aimé ce livre, je vous invite donc à aller lire son avis.

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Je compte ce billet pour le Challenge Tro Breizh de Pascal, parce que quand même St-Malo c'est bien en Bretagne non?

29 septembre 2011

Lecture commune: Patrick Lapeyre, La vie est brève et le désir sans fin

la_vie_est_br_veQuatrième de couverture:

"Nora n'aurait jamais dû revenir à Paris. Jamais. Mais elle est comme ça. Elle croit toujours que le temps est réversible. Donc elle est revenue.
Oh! Louis, I've missed you so much, so much, lui a-t'elle dit.
Et il en a perdu la parole."

 

Je me faisais une joie de découvrir ce livre, d'autant plus que je partageais ma lecture avec Val et Mango et au final j'ai été déçue tant pas l'histoire que par les personnages et plus encore par la fin!

J'ai trouvé le personnage de Blériot très antipathique, il se comporte comme un salaud avec sa femme (outre la relation adultère qui en soi n'est déjà pas très glorieuse mais bon ce n'est pas vraiment ce qui m'a choqué), il vit à ses crochets et tape aussi dans le portefeuille de son ami Léonard. C'est pour moi, un profiteur et en cela il a bien trouvé Nora puisque je l'ai trouvé également pas mal dans le rôle de profiteuse sans scrupule. Nora et Blériot sont donc amants, Blériot profite de Léonard qui l'aime depuis toujours, Nora profite de Murphy qui l'aime également éperduement ... La boucle est bouclée. Murphy se réfugie chez une vieille amie de Nora qui semble elle aussi fascinée par la jeune femme. Mais pourquoi? Outre son côté très fugace, qu'est ce qu'elle a de spécial cette Nora?

Je me suis demandé au cours de ma lecture de quoi il s'agissait, une ode à la trahison et au profit? 

Les personnages de Murphy et Léonard m'ont vraiment fait de la peine... Et j'ai au final envie de dire sans en dévoiler la fin que Blériot et Nora n'ont eu que ce qu'ils méritent! Et toc!

Quant à l'écriture du livre, je n'ia aps non plus accroché et la ponctuaction, ou plutôt le manque de pnctuation pour les dialogues m'a gênée, certes on a eu droit au monologue intérieur de Blériot mais quand même!

Bon il y a quand même des passages qui m'ont marquée:

"Il a beosin d'avoir une histoire. Tous les hommes, à un moment donné, ont sans doute besoin d'avoir une histoire à eux, pour se convaincre qu'il leur est arrivé quelque chose de beau et d'inoubliable une fois dans leur vie" (soit dit en passant, j'espère que c'est faux!)

"Malgré la distance qui les sépare, on a l'impression permanente que Murphy et Blériot se déplacent de part et d'autre d'une paroi très fine, aussi transparente qu'une cloison en papier, chacun connaissant 'lexistence de l'autre, y pensant forcément, mais sans pouvoir lui donner un nom ou un visage, de sorte qu'ils paraissent tous les deux progresser à tâtons comme des somnambules avançant dans des couloirs parallèles."

"Quelque fois en voyant le temps passer, je me dis que le jour où je reviendrai à Londres tu ne seras peut-être plus là et que je ne pourrai même plus te retrouver, parce que tu m'auras oubliée.

Il est sur le point de lui répondre qu'on ne peut pas tout avoir et qu'one ne peut pas être à la fois présente et absente, fidèle et infidèle. En toute logique, elle ne peut donc en même temps lui rendre sa liberté, comme elle l'a fait en le quittant, et lui demander de rester son prisonnier.

Mais il n'y arrive pas, il a trop peur si elle le prend au mot de se retrouver libre et malheureux"

 

Allons lire les avis de Val et Mango

30 août 2011

Alexandre Dumas, La tulipe noire

la_tulipe_noireQuatrième de couverture :

"Cornélius Van Baerle cultive passionnément des tulipes dans sa Hollande natale lorsqu'il se retrouve injustement accusé d'un complot contre Guillaume d'Orange. Emprisonné, dépouillé de ses biens, il ne lui reste qu'un oignon de tulipe pas comme les autres ainsi que l'amitié et la complicité de Rosa, la fille de son terrible geôlier, Gryphus..."

 

J'ai eu plaisir à retrouver l'écriture d'Alexandre Dumas. La tulipe noire est un bon compromis pour ceux qui hésitent à se lancer dans les trois mousquetaires à cause de sa longueur. Le sujet et les aventures en sont assez différentes mais le texte et l'intrigue sont tout aussi savoureux.

Ici pas questions d'épées et de chevauchées à travers le pays mais bel et bien d'une histoire d'amour (pour la tulipe d'abord puis entre deux jeunes gens que tout sépare) sur fond d'intrigue politique et de jalousie.

Dumas, comme à son habitude, s'adresse directement au lecteur en situant son histoire dans un contexte historique et politique réel et imaginaire à la fois. On s'interroge sans ces sur ce qui est vrai et ce qui est faux mais cela n'entache en rien la lecture, en tout cas pour ma part.

Tout est lié et tout est en quelques sorte, l'arrestation de Corneille de Witt pour trahison et tentative d'assassinat sur la personne de Guillaume d'Orange. Indirectement et tout à fait involontairement son filleul, Cornélius Van Baerle, va s'y trouver mêler et se faire arrêter. Cornélius qui n'a d'yeux que pour les tulipes et est totalement étranger aux affaires politiques du pays. Quand il apprend que la Société d'Horticulture décernera un prix à celui qui fera pousser une tulipe toute noire et sans tâche c'est tout naturellement qu'il se lancera la quête de cette perfection de la nature. Ceci ne sera pas sans attirer la convoitise ... Le décor est donc planté, suivront la ténacité du jeune homme et la loyauté d'une jeune femme ...

Les portraits des personnages sont réussis. La jeune Rosa est l'image par excellente de la jeune fille pure et innocente, dévouée, que rien ne saurait détourner du bien. Ceci approte une nouveauté par rapport aux romandes de Dumas que j'ai lu car rares sont les femmes décrites sous un jour positif comme l'est Rosa. On a tous en tête la figure de Milady, ou les figures d'autorité des femmes dans Vingt ans après.

Cornélius, quant à lui n'en est pas moins naïf que la jeune Rosa. Il n'est pas réellement en prise avec le monde qui l'entoure et semble évoluer en dehors du temps et des conditions matérielles. La tulipe, plus qu'une passion est le graal qui motive sa vie.

J'ai donc passé un moment très agréable et je vous invite à aller lire l'avis de Céline que j'ai accompagnée pour cette lecture commune.

objectif_pal(20/56)

Antigone ne renouvelle pas le challenge objectif Pal cette année mais elle nous autorise à utiliser son logo donc je poursuis l'aventure en cavalier seule, rappelant que mon objectif annuelle et d'avoir lu la moitié de ma PAL soit, 28 livres sur les 56, tout est donc encore possible ... ce que je ne vous dis pas c'est combien elle a augmenté cette année en parallèle!!!

 

24 mai 2011

Eileen Cook, Ne dites pas à ma mère que je suis voyante, elle me croit libraire à Vancouver.

eileen_cookQuatrième de couverture:

"Quand Doug la quitte après six ans de vie commune, Sophie, libraire à Vancouver, est prête à tout pour le récupérer. C'est pourquoi, lorsqu'elle apprend que sa nouvelle petite amie, la pulpeuse Melanie, s'intéresse au paranormal, elle une idée aussi folle que diabolique : proposer à sa rivale une fausse consultation de voyance destinée à faire rompre les tourtereaux. Mais rien ne va se passer comme prévu, car Sophie se retrouve vite dépassée par le succès inattendu de ses nouveaux talents… Eileen Cook signe une comédie désopilante portée par une héroïne au caractère bien trempé, maladroite et attachante à souhait."

 

J'ai été attirée par ce livre à cause de son titre farfelu et de la couverture faite par Pénélope Bagieu et si au final j'ai passé un moment agréable pendant ma lecture j'ai aussi trouvé la narratrice très agaçante!!

On voit dès le départ que son Doug est un connard arrogant imbu de lui-même mais non il lui faut vaille que vaille le récupérer et pour ce faire Sophie utilisera toutes les stratégies possibles e timaginables dont celle de se faire passer pour une voyante auprès de la nouvelle conquête de son bellâtre! Le pire c'est qu'elle marche à fond, qu'importe l'absurdité de la chose et le bienfondé de ses actions! J'ai trouvé quand même tout ça un peu gros parfois et les ficelles de "l'intrigue" sont énormes! (des cordes à sauter!) Dès le début j'ai anticipé la fin, et heureusement dans un sens parce que bon...

Finalement j'ai ressenti plus de sympathie pou la meilleure amie de Sophie, mère au foyer et la tête sur les épaules!

Oh My! j'espère qu'on n'est pas toutes aussi bêtes, désespérées, aveugles, manipulatrices, et dénuées de bon sens lorsqu'on est baffouée dans notre amour propre par notre bien aimé!

En bref une lecture sympa parce que certains passages sont drôles mais une narratrice qu'on a régulièrement envie de baffer!

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