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Notes de lecture
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19 février 2015

Jean-Philippe Blondel, Un hiver à Paris

un hiver à paris

Quatrième de couverture:

"Jeune provincial, le narrateur débarque à la capitale pour faire ses années de classe préparatoire. Il va découvrir une solitude nouvelle et un univers où la compétition est impitoyable. Un jour, un élève moins résistant que lui craque en plein cours, sort en insultant le prof et enjambe la balustrade.
On retrouve dans Un hiver à Paris tout ce qui fait le charme des romans de Jean-Philippe Blondel : la complexité des relations ; un effondrement, suivi d'une remontée mais à quel prix ; l'attirance pour la mort et pour la vie ; la confusion des sentiments ; le succès gagné sur un malentendu ; le plaisir derrière la douleur ; l'amertume derrière la joie.
Sont présents les trois lieux qui guident la vie de l'auteur : Troyes, Paris, les Landes. Dans la lignée de Et rester vivant, il y a chez le personnage-auteur-narrateur la même rage pure, la même sauvagerie - pour rester toujours debout sous des allures presque dilettantes."

 C'est toujours avec plaisir que je retrouve l'auteur, pour preuve, aussitôt acheté, aussitôt commencé ... et difficile entre temps de le lâcher. C'est toujours un peu en apnée que je me plonge dans les romans de Jean-Philippe Blondel. Je suis touchée par ses personnages, par ses histoires, par son écriture ... Je m'attends à chaque fois à avoir la gorge nouée, et il m'arrive même de verser une larme ... Un hiver à Paris n'a pas manqué de m'émouvoir. Je me suis reconnue dans le personnage de Victor, pourtant différent mais par certains côtés identifiable. Blondel ne nous parle pas de choses extraordinaires ou de personnages hors du commun, non il nous parle de vous et moi, de gens comme on en croise tous les jours. Quelle est la part ficitve, quelle est la part romancée, quelle est la part réelle, on ne le sait jamais vraiment, les trois aspects sont très souvent liés dans les oeuvres de l'auteur, et c'est peut-être pour cela que ça marche, en tout cas avec moi, parce qu'on part du réel, du vécu, d'uné émotion qui a réellement existé.

J'ai trouvé l'écriture très belle, c'est simple, les phrases sont relativement courtes, le narrateur va droit au but, il ne s'embête pas avec un style alambiqués, il est proche de son lecteur. Pour autant ça ne tombe à aucun moment dans la mièvrerie ou dans le simplisme. Est-ce que c'est dans la même veine que Et rester vivant? oui, en cela j'ai préféré ce dernier titre à 6h41 qui m'avait un peu moins convaincue. 

 

challenge petit bac

(Lieu: PARIS)

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25 mars 2015

Olivier Adam, Peine perdue

peine perdue

Quatrième de couverture:

"Les touristes ont déserté les lieux, la ville est calme, les plages à l'abandon. Pourtant, en quelques jours, deux événements vont secouer cette station balnéaire de la Côte d'Azur : la sauvage agression d'Antoine, jeune homme instable et gloire locale du football amateur, qu'on a laissé pour mort devant l'hôpital, et une tempête inattendue qui ravage le littoral, provoquant une étrange série de noyades et de disparitions. Familles des victimes, personnel hospitalier, retraités en villégiature, barmaids, saisonniers, petits mafieux, ils sont vingt-deux personnages à se succéder dans une ronde étourdissante. Vingt-deux hommes et femmes aux prises avec leur propre histoire, emportés par les drames qui agitent la côte."

J'ai attendu le bon moment pour ouvrir le dernier roman d'Olivier Adam. Ce dernier n'a pas fait l'unanimité sur les blogs et du coup j'avais quelques craintes. Et mes craintes se sont confirmées quand j'ai commencé ma lecture! Le premier chapitre, point de départ de l'histoire, consacré à Antoine, un trentenaire qui vogue de petits boulots en petits boulots, qui s'est fait jeté par sa copine et qui ne sait pas vraiment comment aimer son fils ... Le genre d'histoire qui me déplaît de plus en plus ... C'est aussi le point de départ de la tempête le long de cette côte méditerranéenne, et ce sera le fil rouge de tous les chapitres, les éléments étants imbriqués les uns dans les autres, chaque personnage jouera un rôle même mineur dans l'histoire du personnage suivant. Heureusement je ne me suis pas arrêtée à ce premier chapitre, parce que les personnages suivants m'ont un peu plus accrochée. Pourtant à eux aussi la vie n'a pourtant pas souri, la plupart ont du mal à joindre les des bouts, ne sont pas en bons termes avec leur famille, ont des regrets, s'ennuient dans leur petite vie étriquée ... C'est jamais très réjouissant de lire Olivier Adam! Mais je trouve que de manière générale il trouve les mots justes, sans tomber dans l'appitoiement (ce que je lui reproche finalement pour le premier chapitre).

J'ai préféré les chapitres féminins aux chapitres masculins, les sujets y sont tout aussi déprimants, mais l'écriture est plus légère, un peu moins glauque. Ces femmes sont plus attachantes, et presque toutes donnent l'image de femmes fortes, qui se battent avec la vie, qui essaient de faire au mieux avec ce qu'elles ont. 

Est-ce que je recommanderai ce livre? Je ne sais pas... c'est un peu sombre, c'est une écriture qui arrive à me toucher, pour autant, ce dernier roman est peut-être un peu trop dans l'aire du temps, la crise, l'enfermement dans un milieu social ... Puisqu'Olivier Adam a pris le parti de faire intervenir autant de personnages, j'aurais aimé y voir une plus grande diversité, même si finalement, je crois que dans la vraie vie, les différentes couches sociales se croisent assez peu, et en ce sens son roman est très fidèle à la réalité.

En bref vous aurez compris le débat intérieur qui m'habite, mes avis sont partagés, et surtout contradictoires, une bonne quinzaine de jours après ma lecture, je n'ai toujours pas tranché!!

objectif pal

(9/32)

18 décembre 2014

Un Conte de Noël, réalisé par Arnaud Desplechin

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Synopsis:

"À l'origine, Abel et Junon eurent deux enfants, Joseph et Elizabeth. Atteint d'une maladie génétique rare, le petit Joseph devait recevoir une greffe de moelle osseuse. Elizabeth n'était pas compatible, ses parents conçurent alors un troisième enfant dans l'espoir de sauver Joseph. Mais Henri qui allait bientôt naître, lui non plus, ne pouvait rien pour son frère - et Joseph mourut à l'âge de sept ans. Après la naissance d'un petit dernier, Ivan, la famille Vuillard se remet doucement de la mort du premier-né. Les années ont passé, Elizabeth est devenue écrivain de théâtre à Paris. Henri court de bonnes affaires en faillites frauduleuses, et Ivan, l'adolescent au bord du gouffre, est devenu le père presque raisonnable de deux garçons étranges. Un jour fatal, Elizabeth, excédée par les abus de son mauvais frère, a "banni" Henri, solennellement. Plus personne ne sait exactement ce qui s'est passé, ni pourquoi. Henri a disparu, et la famille semble aujourd'hui dissoute. Seul Simon, le neveu de Junon, recueilli par sa tante à la mort de ses parents, maintient difficilement le semblant d'un lien entre les parents provinciaux, la soeur vertueuse, le frère incertain et le frère honni..."

On est loin du Feel Good movie de Noël, ici le conte n'a de conte que le synopsis, avec une situation initiale bien ficelée, un élément perturbateur mais pas vraiment de résolution ... et de Noël parce que les personnages sont réunies à cette période dans la maison familiale, mais ça s'arrête là. 

Cette histoire m'a laissée assez perplexe, la tension est présente pendant les deux heures que dure le film, on a envie de savoir pourquoi Elizabeth a "banni" son frère de la famille, finalement je serai incapable de dire si on l'apprend ou non, en tout cas ça m'a échappé, comme une partie des tenants et aboutissants de ce film. Je n'ai pas passé un moment désagréable, mais pas agréable non plus. 

Les acteurs sont bons, les enfants sont les personnages les plus raisonnables, les adultes sont à baffer parfois, et les relations sont basées sur des faux-semblants ... Une partie d'une famille ordinaire qui doit parfois faire fi des querelles lors d'un repas de famille?

A voir sans doute, mais pas pour Noël!!

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(MyaRosa proposait de se réunir autour d'un billet cinéma aujourd'hui. Je suis vraiment une participante médiocre cette année!)

14 décembre 2014

Un dimanche à Lisbonne: Jour 4 Sintra

On pourrait se dire que quitter Lisbonne quand on y est que pour quelques jours c'est un sacrilège, mais la ville de Sintra vaut vraiment le coup d'oeil. Vous aurez la possibilité de visiter plusieurs chateaux / palais, à environ une heure de train de banlieue (au départ de la gare de Rossio) Nous avons choisi de visiter le palais de la Pena qui se trouve au plus haut point de Sintra, avec une belle vue sur la région.

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Vue sur le château des Maures

 

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8 février 2015

Un dimanche à Porto: insolite et Street art

Comme à chaque fois, je clos la série avec quelques photos insolites et du street art.

Une petite coupe de cheveux en pleine rue? 

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Nous sommes sortis du métro et avons aterri dans une énorme manifestation! Après avoir glané des infos auprès de notre logeuse chaque année le dernier dimanche d'octobre des milliers d'étudiants se réunissent pour défiler dans els rues de Porto. Une partie, qui entoure le cortège, porte l'uniforme traditionnelle des étudiants (costume ou tailleur noir avec un genre de plaid sur l'épaule, J K Rowling ayant habité quelques années à Porto, on dit qu'elle se serait inspirée de l'uniforme pour les vêtements de ses chers apprentis sorciers.) et l'autre partie, ce que nous avons supposé être les bizus portent des vêteùents au couleur de leur école/université mais aussi de nombreuses boîtes de soda pour faire du bruit quand ils se déplacent! Impressionant!

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Suicide en live ... Ou pas ;)

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 La Rua das Flores juste au pied de notre immeuble

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26 novembre 2014

John Green, Qui es-tu Alaska?

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Quatrième de couverture:

« Miles Halter a seize ans mais n'a pas l'impression d'avoir vécu. Assoiffé d'expériences, il quitte le cocon familial pour le campus universitaire : ce sera le lieu de tous les possibles, de toutes les premières fois. Et de sa rencontre avec Alaska. La troublante, l'insaisissable Alaska Young, insoumise et fascinante. Amitiés fortes, amour, transgression, quête de sens : un roman qui fait rire, et fondre en larmes l'instant d'après... »

Ce roman est divisé en deux parties, un décompte des jours avant, et un décompte des jours après. On ne sait pas avant ou après quoi même si on peut le deviner sans aucune certitude cependant. J'ai vraiment beaucoup aimé la première partie: l'arrivée de Miles (le narrateur) au lycée de Culver Creek en Alabama. Miles était un enfant solitaire et un élève discret, sans ami dans sa ville natale de Floride. A Culver Creek il se fait quelques amis très rapidement, s'intègre et s'intéresse aux cours. J'ai apprécié particulièrement cette partie pour deux raisons: la construction de l'amitié entre ces adolescents avec leurs hauts, leurs bas et des centres d'intérêts qui leur sont propres (c'est pour ça que je lis des romans jeunesse, pour lire sur des problématiques de la jeunesse, ou même du monde adulte mais avec un angle de vue de la jeunesse.) La seconde raison étant que ces adolescents sont aussi de bons élèves, curieux, cultivés, chacun avec ses préférences et c'est intéressant de voir que pour autant ils savent s'amuser, enfreindre le règlement et ne sont aps vus comme des "nerds" ni exclus, parce que c'est souvent cette image qui est véhiculée, et on retrouve ces clichés aussi dans la vie, principalement en collège. 

J'ai un peu moins apprécié la seconde partie, parce qu'elle tourne moins autour de ces thèmes, parce qu'elle est un peu redontante dans sa construction, Je sais que c'est forcément lié à l'évènement du fameux avant/après et je n'en dirai pas plus pour ne pas le dévoiler, mais certaines réflexisons, certains cheminements de pensée m'ont paru de trop. 

Cela n'en reste pas moins une très bonne lecture, avec un John Green qui revit, et nous fait revivre notre adolescence par procuration. Et puis comme pour Nos Etoiles contraires, l'humour et les réflexions qu'il prête a ses personnages sont vraiment savoureux :) Merci Will pour cette découverte!

rendez-vous Sophie

Ce mois-ci, Sophie des Bavardages de Sophie nous donne rendez-vous pour une lecture jeunesse

lire sous la contrainte

(Philippe nous proposait de lire un livre contenant un nom propre de lieu dans son titre)

 

6 octobre 2014

Nancy Huston, L'empreinte de l'ange

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Quatrième de couverture:

" Du bout de son index, Andras se met à dessiner son profil, commençant sur le front, a la naissance des cheveux, puis descendant délicatement entre les sourcils, suivant la fine crête du nez et se glissant dans la fossette entre la racine du nez et les lèvres. - C'est ici, dit-il, que l'ange pose un doigt sur les lèvres du bébé, juste avant la naissance. - Chut ! - et l'enfant oublie tout. Tous ce qu'il a appris là-bas, avant, en paradis. Comme ça, il vient au monde innocent... - Et çà s'arrête quand, l'innocence ? demande Saffie d'une voix rêveuse, remuant à peine les lèvres sur lesquelles le doigt d'Andras est encore posé. Toi, tu es innocent ? "

Je repoussais un peu la lecture de ce roman reçu lors du swap anniversaire il y a deux ans, en le commençant je ne savais pas du tout à quoi m'attendre, la quatrième de couverture est un extrait du roman et ne dévoile rien sur son contenu. Je n'ai pas cherché à en savoir plus et me suis donc lancée à l'aveugle. Sil le début ne m'a pas tout à fait convaincue, l'arrivée de Saffie, jeune allemande orpheline dans les années 50 et sa rencontre avec Raphaël, flûtiste de renommée, j'ai ensuite beaucoup apprécié la suite du roman.

Le personnage de Saffie est énigmatique, il est difficile de s'y attacher, mais on pour autant on veut percer son secret pour mieux la connaître. Cela nous mène à travers les rues de Paris et à Berlin pendant la seconde geurre mondiale. Par petites touches, Nancy Huston soulève des questions sur la responsabilité des civiles allemands, sur la culpabilité de leur descendance, sur la transmission d'un patrimoine lourd de conséquences pour aboutir finalement sur le traitement de l'Algérie Française à la fin des années cinquantes, sur l'engagement politique et les idées communistes, sur la façon de traiter els Algériens en France, à Paris au début des années soixantes.

C'est un beau livre, un livre fort, pour lequel Nancy Huston a su trouver les mots justes, avec une fin comme un coup de poing et un épilogue qui en dit beaucoup sans le dire, comme son titre, on sent une douceur à travers le récit, mais aussi une poigne, qui ne nous lâche plus.

C'est vraiment une très belle lecture que je vous recommande sans hésiter!

 

 

 

 

 

 

objectif pal

(32/78)

31 mai 2014

Emile Zola, L'assommoir

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Quatrième de couverture:

"Qu'est-ce qui nous fascine dans la vie " simple et tranquille " de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd'hui encore ? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d'Or version Second Empire ? L'existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s'expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l'intimité comme de la fête.
Et tant pis si, la fatalité aidant, divers " assommoirs " - un accident de travail, l'alcool, les " autres ", la faim - ont finalement raison d'elle et des siens.
Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même.
Relisons L'Assommoir, cette " passion de Gervaise ", cet étonnant chef-d'œuvre, avec des yeux neufs."

Cela faisait déjà quelques temps que je ne m'étais pas plongée dans un Rougon-Macquart, c'est donc avec le plaisir des retrouvailles que j'ai entamé le septième volume de cette grande saga familiale. L'assommoir est centré sur le personnage de Gervaise. Nous l'avions quittée à Plassans, la voici à Paris avec Etienne Lantier où elle souhaite s'établir comme blanchisseuse. Permettez-moi d'user d'un cliché facile, si nombreux sont les lycéens à avoir lu ce roman et à avoir pensé que le titre était bien choisi, ce ne fût pas mon cas ... Bon ok je ne suis plus lycéenne depuis un peu plus d'une décennie, ça joue peut-être. J'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture. Bien sûr l'écriture minutieuse de Zola y est toujours pour quelque chose, ses romans se lisent et se peignet au fur et à mesure de la lecture. On s'imagine bien les scènes, les personnages, les lieux, le Paris de l'époque. Tout est fait pour que le lecteur, plus d'un siècle plus tard soit happé par ce tableau vivant. 

Le destin de Gervaise est bien triste, oui les romans de Zola ne sont pas très joyeux, même si j'ai à plusieurs reprises ris de certaines situation. Il y a toujours un moment, où par orgueil, par gourmandise, par oisiveté, voire les trois réunis ici le personnage arrivé à sa gloire, au sommet de ses espérances, chute ... Lentement mais sûrement, et nous lecteurs en sommes les témoins avertis dès le départ. 

Le personnage de Gervaise est d'abord attachant, mais plus le récit avance, moins je l'ai apprécié de ne pas la voir réagir à sa déchéance, d'avoir eu la bêtise de se laisser avoir, de mal élever sa fille, de ne pas tenir tête à son époux! Et quel époux ... Nombreux sont les fainéants alcooliques dans ce roman, d'où le titre, l'assommoir étant le lieu où les poltrons viennent s'enfiler à longueur de journée, des verres de gnôles mal distillés. Non pas joyeux du tout tout ça ... et pourtant ça se lit facilement, avec beaucoup de curiosité et de dépit, mais surtout beaucoup d'intérêt pour l'époque, pour le milieu ouvrier, pour le Paris d'avant la percée des grands boulevards, ou est-ce après? 

En bref, L'assommoir n'est pas le livre assommant que l'on vous force à lire au lycée, s'il y a bien quelques Rougon Macquart à lire absolument (bien que tous le soit sans doute) celui-ci en fait partie!

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(classique de Mai)

11 mai 2014

Un dimanche à Berlin: le Reichstag

Nous voulions visiter le Reichstag mais en fait il faut réserver des semaines à l'avance!! Nous n'avons pu visiter que sa coupole ... mais il a fallut s'armer de patience!!

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Coucou c'est moi! Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour l'intérieur de la coupole!

 

Les dimanches en photos sont à l'initiative de Liyah et on les retrouve aussi chez : LilibaChoupynette,  Fleur,  AnjelicaMyrtilleSandrineChocoSeriaLecteur,  Estellecalim

17 avril 2014

Quoi de neuf dans ma bibli?

Décidément cette année je suis moins raisonnable que l'an dernier! Bon pour le premier livre je l'ai gagné sur le blog de Will en partenariat avec les éditions Points!

petit oiseau du ciel

Joyce Carol Oates, Petit oiseau du ciel:"Krista a confiance en son papa. Elle sait qu’il n’a pas pu tuer Zoe Kruller. Pourtant, à Sparta, les rumeurs s’amplifient, la police s’en mêle, on parle de crime adultère. Krista aimerait comprendre pourquoi sa famille est ravagée par cette histoire sordide. Adolescente sacrifiée sur l’autel des erreurs paternelles, elle conçoit peu à peu un amour étrange et obsessionnel pour Aaron, le fils de Zoe…"

 

mad-about-the-boy

Le second je l'ai cherché pendant mon séjour en Grande-Bretagne mais il n'était qu'en grand format et je suis tombée presque par hasard dessus à la FNAC (bouh c'est mal) en petit format!! Il s'agit du troisième volet de Bridget Jones Mad about the boy d'Helen Fielding "Is it morally wrong to have a blow-dry when one of your children has head lice? Is technology now the fifth element? Or is that wood? Is sleeping with someone after 2 dates and 6 weeks of texting the same as getting married after 2 meetings and 6 months of letter writing in Jane Austen's day? Pondering these, and other modern dilemmas, Bridget Jones stumbles through the challenges of single-motherhood, tweeting, texting and redisovering her sexuality in what some people rudely and outdatedly call 'middle age'. "

 

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J'ai acheté le troisième chez France Loisirs cette semaine, Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre de Ruta Sepetys: "Lina est une jeune Lituanienne comme tant d'autres. Très douée pour le dessin, elle va intégrer une école d'art. Mais une nuit de juin 1941, des gardes soviétiques l'arrachent à son foyer. Elle est déportée en Sibérie avec sa mère et son petit frère, Jonas, au terme d'un terrible voyage. Dans ce désert gelé, il faut lutter pour survivre dans les conditions les plus cruelles qui soient. Mais Lina tient bon, portée par l'amour des siens et son audace d'adolescente. Dans le camp, Andrius, dix-sept ans, affiche la même combativité qu'elle... Le récit de Lina vous coupera le souffle. Vous n'aurez qu'une envie : faire partager cette histoire aussi terrible qu'exemplaire, qui irradie d'amour et d'espérance. Déjà un classique dans de nombreux pays."

25 mai 2014

Un dimanche à Berlin, la East Side Gallery (1)

La East Side Gallery est un reste du mur de Berlin d'un peu plus d'un kilomètre de long. Pour les 20 ans de la chute du mur un centaine d'artiste est venu y déposer sa marque et c'est devenu une galerie de Street Art à ciel ouvert. Dommage que les oeuvre de ces artistes soient un peu dénaturées par les gens qui viennent tagguer par dessus ... J'ai quand même beaucoup apprécié la balade, ne regrettant qu'une chose, ne pas avoir pris mon object 18-55mm parce que je n'avais pas suffisament de recul avec le 55-200mn...

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12 mai 2014

Carole Martinez, Du domaine des murmures

du domaine des murmures

Quatrième de couverture:

"En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui » : elle veut faire respecter son vœu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux…"

Quel beau roman! Non seulement l'histoire est très belle mais l'écriture aussi est pleine de poésie. Les livres dont l'histoire est ancrée dans le Moyen-Age se comptent sur les doigts d'une main mais j'ai chaque fois beaucoup aimé! Pourtant c'est une période que je connais assez peu si ce 'nest grâce à mes souvenirs d'école primaire! 

Carole Martinez nous conte l'histoire de la belle Esclarmonde, murée de son vivant par amour pour Dieu. Les recluses, ces femmes emmurées vivantes semblent  assez répandues à l'époque. Ces pratiques se nourrissent de la supersition des gens, de leur croyance au Malin, de leur foi en un Dieu tout puissant et de leur crainte de l'Eglise! La place qui lui est dévolue est donc omniprésente dans la vie de tous au Moyen-Age, Tellement que cela pousse les nobles à se lancer dans des geurres saintes pour reconquérir Jérusalem des mains de Saladin. Cela constitue le second récit enchassé dans le premier récit grâce aux visions d'Esclarmonde. J'ai moins apprécié cette partie même si la langue est pleine de métaphores et d'images. Les cinq sens entrent en exergue, tous ont leur place dans le roman et permettent à Esclarmonde d'encore goûter à la vie surtout par la vue et l'odorat. 

Je ne dis pas grand chose de l'histoire pour ne pas vous gâcher la lecture mais Carole Martinez est une auteure à découvrir et bien sûr je vous conseille ce roman. Et ça tombe bien il me reste encore Le coeur cousu dans ma PAL. 

objectif pal

(20/78)

21 mars 2014

Philippe Grimbert, Un secret

un secret

Quatrième de couverture:

"Souvent les enfants s’inventent une famille, une autre origine, d’autres parents.
Le narrateur de ce livre, lui, s’est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu’il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas… Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque. Et c’est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu’il lui incombe de reconstituer. Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l’Holocauste, et des millions de disparus sur qui s’est abattue une chape de silence.
Psychanalyste, Philippe Grimbert est venu au roman avec La Petite Robe de Paul. Avec ce nouveau livre, couronné en 2004 par le prix Goncourt des lycéens et en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle, il démontre avec autant de rigueur que d’émotion combien les puissances du roman peuvent aller loin dans l’exploration des secrets à l’œuvre dans nos vies."

J'ai vu l'adaptation du roman de Philippe Grimbert à sa sortie au cinéma en 2007. J'avais trouvé les personnages très bien interprétés par Patrick Bruel et Cécile de France. Des images du film me sont revenues pendant ma lecture. Le récit de ce jeune garçon est touchant. Il nous raconte l'histoire de ses parents pendant l'occupation allemande. Leur rencontre et sa naissance mais aussi leur passé avec un secret qui lui sera dévoilé, lui permettant de mieux les comprendre, de mieux se comprendre. C'est à partir du moment où il prend connaissance de ce passé que lui-même peut grandir plus sereinement et s'affirmer. 

Cette histoire en raconte une autre, celle des familles déchirées par les horreurs du nazisme et de la collaboration française et l'incompréhension des français qui se pensaient à l'abri des déportations. Philippe Grimbert fait passer beaucoup d'émotions par son narrateur, sa jeunesse et cette volonté de connaître l'Histoire à travers l'histoire de ses parents. Les mots sonnent justes, aucun parti n'est pris, et rien n'est dit directement de l'Histoire. C'est derrière le passé des adultes qu'on la devine. 

Ce livre mérite d'être lu et ce n'est pas étonnant qu'il ait pu séduire le lectorat lycéen lors du Prix Goncourt des lycéens en 2004. D'ailleurs, France 3 diffusera l'adaptation de 2007 Jeudi prochain.

objectif pal

(14/78)

17 mars 2014

Tracy Chevalier, Le récital des Anges

Le récital des anges

Quatrième de couverture:

"Londres, janvier 1901 : la reine Victoria vient de mourir. Comme la coutume l'impose, les familles se rendent au cimetière. Leurs tombes étaient mitoyennes, les Waterhouse et les Coleman font connaissance et leurs petites filles se lient immédiatement d'amitié. Pourtant, les familles n'ont pas grand chose en commun. L'une incarne les valeurs traditionnelles de l'ère victorienne et l'autre aspire à plus de liberté. Dans le cimetière, véritable cœur du roman, Lavinia et Maude se retrouvent souvent et partagent leurs jeux et leurs secrets avec Simon, le fils du fossoyeur, au grand dam de leurs parents. Lavinia est élevée dans le respect des principes alors que Maude est livrée à elle-même : sa mère, Kitty Coleman, vit dans ses propres chimères. Ni la lecture, ni le jardinage, ni même une liaison ne suffisent à lui donner goût à la vie. Jusqu'au jour où elle découvre la cause des suffragettes. La vie des deux familles en sera bouleversée à jamais."

Mmon avis sur ce roman est assez mitigé. J'ai apprécié certains aspects du roman mais d'autres m'ont profondément agacée, à commencer par les personnages. Je les ai presque tous trouvé antipathique, je crois qu'il n'y a que Simon, le fils du fossoyeur, qui m'ait plu et la petite Ivy May. Lavinia et Maude sont fatigantes, chacune à leur manière, et leurs mères n'en parlons pas!! Je crois que c'est ce qui m'a refroidie pendant ma lecture!

J'ai néanmoins apprécié l'alternance dans les points de vue, d'ailleurs heureusement parce que je n'aurais pas supporté une seule narratrice tout au long du roman!! Par le prisme des visites familiales au cimetière, Tracy Chevalier nous donne un aperçu d'une Angleterre en mutation après la mort de la Reine Victoria. Un parallèle est établie entre la poigne de fer avec laquelle cette monarque tenait son pays, et le laisser aller qui suit son décès, notamment en ce qui concerne les moeurs. Le couple Coleman semble un peu volage, même si le récit nous montrera une toute autre réalité. Ce roman est avant tout un roman de femme, sur le statut des femmes. L'engagement de Kitty auprès des suffragettes évoquent le droit de vote certes, mais aussi la représentation de la femme dans la famille, sa place, son rôle. En cela les deux familles sont foncièrement différentes, les mères mais aussi les filles. Maude, à l'image de sa mère ambitionne de faire des études, contrairement à Lavinia qui à l'instar de sa mère souhaite un bon mariage. Elles représentent donc chacune l'avenir des femmes, et le conservatisme de l'époque. Leur vision de la place de la femme, mais aussi de l'attachement à la famille et à ses morts marquent cette vision qui les oppose. De ce point de vue c'est un roman intéressant et riche en information sur les revendications des suffragettes. 

La fin est assez surprenante même si elle est bien préparée et quelque peu inévitable. Je pense même que Tracy Chevalier aurait pu se passer de l'ultime chapitre, le livre n'en aurait été que plus fort.

C'est donc malgré tout une belle déocuverte même si certains passages m'ont ennuyée.

objectif pal

(13/78)

lire sous la contrainte

(GN + GN: 5/5)

23 mars 2014

Un dimanche à Yvoire

C'est à Yvoire, cité médiévale au bord du Lac Léman que j'ai rencontré ces charmants oiseaux ...

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Les dimanches en photos sont à l'initiative de Liyah et on les retrouve aussi chez : LilibaChoupynette,  Fleur,  AnjelicaMyrtilleSandrineChocoSeriaLecteur,  EstellecalimMargotte

 

Je serai absente jusqu'à la semaine prochaine, c'est parti pour 4 jours intenses en GB avec 48 petits 4e! Youhou!

2 mars 2014

Un dimanche au Lac de La Gruyère

Allez zou je reprends les dimanches en photo laissées en friche depuis trop longtemps. Et pour commencer l'année une petite pause au lac de La Gruyère sur la route des vacances. Enjoy!

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13 février 2014

David Foenkinos, La tête de l'emploi

la-tete-de-l-emploi

QUATRIEME DE COUVERTURE :

"A 50 ans, Bernard se voyait bien parti pour mener la même vie tranquille jusqu'à la fin de ses jours. Mais parfois l'existence réserve des surprises... De catastrophe en loi des séries, l'effet domino peut balayer en un clin d'œil le château de cartes de nos certitudes. Et le moins que l'on puisse dire est que cet homme ordinaire, sympathique au demeurant, n'était pas armé pour affronter ce qui l'attendait.

Buster Keaton post-moderne, il va devoir traverser ce roman drôle et mélancolique pour tenter de retrouver sa place dans un monde en crise."

L'histoire est somme toute assez banale, un homme, encrouté dans sa cinquantaine, perd emploi et femme dans la foulée, ce qui sort un peu de l'ordinaire c'est que cet homme fait le choix, à son âge déjà bien avancé de retourner vivre chez ses parents. Parents avec qui il ne partage pas grand chose, si ce n'est peut-être sa banalité. Bernard est tout ce qu'il y a de plus banal, et c'est justement ce retour dans sa chambre d'ado qui va lui faire prendre conscience de tout ce qu'il a laissé filer pendant ces années. La vie de ses parents sera un electrochoc. 

Rapidement je me suis dis que je connaissais cette histoire mais impossible de la resituer!!! En fait j'ai lu une ébauche de La tête de l'emploi dans le recueil de nouvelles Six façons de le dire aux éditions du Moteur. Foenkinos y avait publié une nouvelle intitulée Bernard, l'histoire de fond étant la même, les rebondissements en sont quelque peu différents.

J'ai passé un moment de lecture agréable grâce au ton acerbe de l'auteur. Il ne fait pas de cadeaux à Bernard et notre narrateur manie l'autodérision avec brio. Certaines situations sont assez drôles, le dîner chez les parents notamment. D'autres passages sont touchants, on éprouve un peu de peine pour cet homme... Peut-être qu'en effet, un matin on se réveille et on se rend compte qu'on est à des années lumières de celui qu'on a été un jour, peut-être en effet, qu'un jour on se réveille et on ne reconnaît plus la personne avec qui l'on vit, et peut-être aussi qu'un jour, sans réel préavis on vous vire, ou on vous met au placard comme une vieille chaussette ... Seules les années pourront me le dire, en tout cas c'est effrayant! Foenkinos nous met face à cette réalité! Et là comme ça, tout au fond de moi je me suis dis, faites que ça ne m'arrive jamais!!

Merci à Mathilde des éditions J'ai lu de m'avoir permis de lire ce dernier roman de Foenkinos, mon préféré reste tout de même Lennon.

lire sous la contrainte

(GN + GN: 1)

12 février 2014

Valentine Goby, Kinderzimmer

kinderzimmer

Quatrième de couverture:

"Je vais te faire embaucher au Betrieb. La couture, c’est mieux pour toi. Le rythme est soutenu mais tu es assise. D’accord ?
– Je ne sais pas.
– Si tu dis oui c’est notre enfant. Le tien et le mien. Et je te laisserai pas.
Mila se retourne :
– Pourquoi tu fais ça ? Qu’est-ce que tu veux ?
– La même chose que toi. Une raison de vivre.”
 
En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.
Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l’Histoire n’a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l’ignorance dans nos trajectoires individuelles."

Il est toujours un peu difficile de parler des livres qui traitent des camps de concentration, comment peut-on dire dans ce cas qu'on a appréicé, ou qu'on a passé un bon moment de lecture? 

Ce fût une lecture difficile, non pas dans sa forme, mais dans le fond, quand je lis un livre sur l'extermination des juifs, ici il est plutôt question de déportés politique, mais ça ne change pas grand chose aux méthodes employées, je me demande toujours, comment cela a pu être possible, comment a-t-on pu laisser faire, comment on peut être à ce point inhumain... Avec Kinderzimmer, Valentine Goby signe un livre fort en émotion, cela a beau être un récit fictif, Mila a bien été vivante pour moi. Mila et toutes ces autres femmes peu à peu déshumanisées. Ce qui fait tenir Mila ce sont les autres femmes, qui comme elle essaient de se soutenir, c'est son amie Teresa, et c'est son enfant, James. Valentine Goby s'efface au profit de sa narratrice, c'est bien écrit, sans en faire trop, ni pas assez, l'auteur a su trouver les mots justes pour décrire cet enfer vivant.

 

Merci à Jostein qui a fait voyager son livre, son billet ici, celui de Denis, de Valérie, et vous trouverez d'autres avus sur la page facebook du challenge du 1% de la rentrée littéraire 2013. Tous unanimes me semblent-ils sur l'émotion dégagée par cette histoire.

1 % 2013

 

(4/6)

challenge petit bac

(BATIMENT: KINDERZIMMER)

27 janvier 2014

Quoi de neuf dans ma bibli?

Repéré chez George en début de semaine il me fallait absolument ce livre de Murielle Magellan! J'ai profité d'une virée au centre Pompidou pour faire escale à la FNAC (oui c'est mal) dépenser mes chèques cultures. D'ailleurs si vous avez vu un dindon choir au beau milieu de la station Chatelet-lesHalles, oui c'était moi! 

n'oublie par les oiseaux

Murielle Magellan, N'oublie pas les oiseaux: "Une jeune artiste débarque à Paris, des rêves plein la tête. À l'école de chansons où elle étudie, elle est subjuguée par l'un de ses professeurs, de plus de vingt ans son aîné. Autour de lui, les femmes défilent, attirées comme des papillons de nuit par la lumière. Comment capter son attention ?


Pleine de bruits et de fureur, cette histoire s'étend sur vingt ans et retrace les soubresauts d'une passion au long cours. Elle brosse le portrait d'un homme complexe et attachant, à la fois pygmalion, ami, amant, compagnon et père, qui se révèle être un don Juan impénitent. Mais elle décrit aussi l'éclosion d'une femme à la force insoupçonnée, qui se construit et se découvre au fur et à mesure qu'elle tente d'échapper au piège d'un amour absolu et dévorant.

Pour son troisième roman, Murielle Magellan a choisi la voie du récit autobiographique. Une démarche littéraire qui lui réussit, comme si son histoire, au fil des pages, nous racontait aussi la nôtre."

18 novembre 2013

Andrew Taylor, Le Diable danse à Bleeding Heart Square

le diable

Quatrième de couverture:

"1934. Londres. Lydia Langstone fuit la haute société aristocratique anglaise et un mari violent pour trouver refuge dans une petite pension de famille sise Bleeding Heart Square. Privée des privilèges que lui conférait son statut social, elle tente de renouer avec une vie plus modeste, plus indépendante aussi. Mais très vite dans cet univers nouveau pour elle, Lydia se trouve confrontée à d'étranges évènements. Qu'est devenue Miss Penhow, l'ancienne propriétaire de la pension de famille, mystérieusement disparue quatre ans plus tôt ? Pourquoi un journaliste de retour des Indes, veut-il à tout prix la retrouver ? Qui est cet homme qui semble surveiller nuit et jour les allées et venues dans la maison ? Enfin qui envoie des morceaux de cœur en décomposition à Joseph Serridge, l'un des occupants de la pension de famille, le dernier à avoir vu Miss Penhow vivante ? Selon la légende londonienne, Le Diable danse à Bleeding heart square, cette fois il serait plutôt tapi dans l'ombre, en silence, attendant son heure."

Quand j'ai commencé la lecture j'ai eu un peu peur, c'était un peu confus, je n'arrivais pas trop à suivre qui était qui et pourquoi ils étaient tous amenés à vivre au même endroit! Puis au fil des pages les pièces du puzzle se sont assemblées et se sont imbriquées les unes dans les autres. L'histoire se passe dans les années 30 à Londres mais l'on retrouve ici la constructions des intrigues policières du 19e siècle. Ce sont les personnages, qui ne sont pas dans la police, qui mènent l'enquête, à partir des informations qu'ils arrivent à recouper.

L'auteur nous rappelle également la position des femmes dans la société qui bien que déjà au 20e siècle, leur place était toujours considérée comme étant "auprès de leur mari". De même, il évoque la montée du fascisme en Europe où la Grande-Bretagne n'a pas non plus été épargnée par les idéologies anti-sémites. C'est donc sur un fond d'idéologie politique que notre narrateur tisse son enquête. Les histoires des uns et des autres se recoupent pour ne donner son dénouement qu'à la fin du roman. Chaque fil d'intrigue est détissé petit à petit jusqu'au retournement de situation final!!

Les personnages de Lydia et Rory sont attachants. La volonté et l'obstination de Lydia en font une femme forte, qui n'a pas peur du qu'en dira-t-on. 

J'ai beaucoup aimé l'écriture d'Andrew Taylor, très 19e, de même que la sociét qu'il dépeint, celle où finalement deux mondes sont amenés à se côtoyer: la noblesse et la classe populaire, assez intéressant donc dans une société où les convenances veulent que chacun reste à sa place. En bref donc j'ai passé un très bon moment en compagnie de Lydia et Rory.

objectif pal

(31/97)

lire sous la contrainte

(titre de + de 5 mots: 2/2)

17 octobre 2013

Romain Sardou,America La treizième colonie (tome 1)

americaQuatrième de couverture:

"1691. Un bateau fuit les côtes de l Irlande tombée aux mains des Anglais ; à son bord, Harry et Lilly Bateman. Lui, fils de prostituée, elle, enfant illégitime d une famille noble, mariés contre leur gré, ils embarquent vers une terre inconnue : l Amérique.
À peine sortis de l adolescence, ils se connaissent peu, ils ne savent pas où ils vont : tout leur reste à construire.
Ils découvrent une Amérique en devenir, entre nouvel Éden et nouvel Enfer, dont les Européens se partagent les immensités vierges, implantant des comptoirs, des forts et des villes, poussant les tribus indiennes à se déchirer.
Industrieux et visionnaires, Harry et Lilly se heurtent dans la jeune colonie de New York à un Anglais richissime et retors, Augustus Muir, qui tente de les détruire. Désormais, entre les Bateman et les Muir, la haine s installe, une haine inextinguible qui va se transmettre à leurs
descendants et inspirer la plus noire des vengeances..."

Je redoutais de me plonger dans ce roman de Romain Sardou, j'avais quelques aprioris sur l'auteur et le côté très historique m'effrayait un peu. La lecture du premier chapitre m'a encore plus fait peur, j'ai eu du mal à comprendre qui était qui, avec qui, contre qui etc... ! Mais heureusement je n'ai pas abandonné, parce que quelle histoire!!!

Romain Sardou a indéniablement du talent pour embarquer son lecteur dans ses histoires et dans l'Histoire. Bon c'est sûr il y a toujours le soucis dans les romans historiques de démêler le romanesque de l'historique mais ça ne m'a pas gênée outre mesure. Au fil des pages les histoires des personnages s'imbriquent pour s'écarter et mieux se croiser ensuite. L'auteur nous peint une fresque de l'époque à coup de description de nature luxuriante des colonies, d'économie, mais aussi des bas-fonds londoniens et irlandais. Les personnages sont attachants, ou détestables, mais aucun ne laisse indifférent. C'est donc avec beaucoup de plaisir que j'ai suivi les Bateman et les pauvres Shannon Glasby et son fils. J'ai détesté Augustus Muir en cliché de l'homme riche avide de pouvoir et prêt à tout pour agrandir sa fortune et son influence. La question indienne est également très présente dans le roman, sans pour autant paraître comme un réquisitoire contre les colons. J'ai surtout trouvé très intéressant le récit de la formation de la Géorgie qu'il faudra que je vérifie, je ne connaissais pas l'existence de cette lattitude "paradisiaque". 

J'ai hâte de me procurer le second tome, que je lirai très certainement avant qu'il ne prenne la poussière dans ma PAL. En bref si vous vous intéressez à l'histoire américaine n'hésitez pas, ce livre est fait pour vous.

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(30/97)

16 septembre 2013

Le blog aux couleurs de l'Amérique! (des usa pour être plus précise)

 

challengemoisamericain   

Alors qu'une partie de la blogosphère lit québécois en ce mois de septembre, une autre partie s'apprête à lire américain pour le mois d'octobre et en bonne anglophile que je suis, j'ai déjà programmé quelques lectures pour ce mois américain organisé par Noctembule:

 

le 10 avec un livre de Joyce Carol Oates

le 12 avec un livre de Paul Auster

le 14 avec un livre de Laura Kasischke

le 15 avec un livre de Philip Royh

le 21 avec Dalva de Jim Harrison

Vous trouverez un récapitulatif de toutes les lectures communes ici et il n'est pas exclu que je m'inscrive pour d'autres titres ou auteurs... J'ai prévu aussi de vous mettre une ou deux recettes. 

De plus, Miss G a lancé un challenge sur les auteures (oui les femmes) de la littérature américainecette fois encore je ne pouvais pas passer à côté et c'est donc parti pour deux ans de challenge, à la conquête de l'ouest, catégorie dans laquelle je me suis inscrite pour commencer. Vous trouverez toutes les catégories et les logos inspirés des tableaux d'Hopper préparés par Miss G sur le lien ci-dessus, pour ma part j'ai choisi celui-ci :

challenge_romanci_res_am_ricaines

 

Et enfin dernière news de la blogo, Lou organise avec Karine et Hilde un marathon de lecture pour le weekend du 12 octobre auquel je participerai certainement.

 

PS: j'oublais, aujourd'hui c'est l'anniversaire d'une blogueuse que j'apprécie beaucoup, donc on lui souhaite un joyeux anniversaire ici

 

28 novembre 2013

Anne Perry, Des Contes de Noël

des contes de noel

Quatrième de couverture:

"Dans les provinces anglaises, mystères et crimes sulfureux font fi de la trêve de Noël. Pour les héros d'Anne Perry, croisés au fil des enquêtes de Thomas Pitt ou de William Monk, les voeux de fin d'année tournent vite au cauchemar : les réunions familiales laissent place aux règlements de compte, la neige cache l'empreinte des assassins, et les secrets de longue date sont déposés au pied du sapin... Autant de petits contes que la reine du polar victorien confectionne avec art, pour que s'exauce la magie de Noël !"

Ce recueil est composé de quatre nouvelles qui se déroulent pendant la période de Noël à l'époque victorienne. Dans La Disparue de Noël, Anne Perry situe son histoire dans un manoir de la campagne anglaise où la haute société est réunie pour quelques jours de mondanités avant Noël. Une jeune veuve est retrouvée morte noyée dans l'étang de la propriété le lendemain matin. La deuxième partie de la nouvelle se situe en Ecosse, terres de landes inquiétantes où l'hiver est rude et le vent glacé, tout s'oppose donc à la chaleur cossue du manoir et de ses soirées mondaines. J'ai beaucoup aimé l'atmosphère qui se dégage des personnages, l'introspection de Lady Vespasia à mesure que l'histoire avance, les découvertes et les faux semblants mis à jour, tout cela est très typique de la littérature victorienne. 

Dans Le voyageur de Noël et la Détective de Noël, ce sont encore les personnages qui prennent en charge une enquête à la suite de la mort d'un des personnages. Rien n'indique pourtant au premier abord qu'il s'agit d'un meurtre. J'ai préféré Le voyageur de Noël qui nous montre une farmille éparpillée de par le monde mais néanmoins très soudée. Dans a Détective de Noël une vieille dame acariâtre tient le devant de la scène et ses rengaines m'ont quelque peu ennuyées. Le dénouement est par contre bien ficelé et permet un beau coup de théâtre. Cette enquête aura au moins permis à la vieille dame d'évoluer un peu.

Et enfin, je pense que c'est Le secret de Noël que j'ai le plus apprécié. Dans cette dernière nouvelle, Clarice et son époux Mr Corde, pasteur sous les ordres d'un homme à priori détestable à Londres est envoyé à la campagne pour remplacer Mr Wynter, très apprécié des villageois mais parti en vacances pour les fêtes de Noël. C'est cette nouvelle qui est la plus empreinte de l'atmosphère de l'époque avec la vie simple au presbytère, les tâches de Clarice, les visites du pasteur aux fidèles etc... J'ai vraiment apprécié le personnage de Clarice, simple et un peu maladroite mais généreuse et pleine de bon sens. 

Ce recueil vous l'avez compris m'a plu, étonnant pour des nouvelles non? Anne Perry sait très bien y faire. La nouvelle prend le temps de se mettre en place, de dresser des portraits précis des personnages, et d'amener une fin qui ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe.Le tout bien sûr sur fond de Noël avec décorations, préparatifs et mets traditionnels qui m'ont donné envie de voir cette période vite arriver! Je n'en resterai pas là avec la romancière anglophone!

Première participation au Challenge Christmas Time de MyaRosa

challengechristmastime

 

 

objectif pal

(32/97)

7 octobre 2013

Recette de Louisiane, le jambalaya

L'an dernier Will m'a offert ce livre de recettes typiques de la cuisine américaine, je n'avais pas encore tenté, c'est maintenant chose faite avec le jambalaya aux crevettes. C'est un plat typique de la cuisine cajun, bien relevé, qui fait en effet un peu penser à la paëlla.

 

IMGP3199

 

Si vous cliquez sur l'image vous aurez la liste des ingrédients, je vous recopie les différents étapes de la préparation:

  • Faites cuire le riz dans une casserole d'eau bouillante.
  • dans une cocotte faites chauffer l'huile d'olivre avec la farine. Mélangez pour obtenir un roux que vous ferez brunir à feu doux pendant 15 mn en remuant fréquemment.
  • Faites revenir les rondelles de chaurice (chorizo pour moi) dans la cocotte, puis ajoutez poivribn oignon, céléri (pas utilisé dans ma recette), tomates, ail et dés de jambon. Versez le bouillon de boeuf (un kub or avec de l'eau pour moi ^^ ) et laissez cuire à feu doux jusqu'à ce que les légumes soient tendres.
  • Incorporez les crevettes et laissez cuire jusqu'à ce qu'elles deviennent roses.
  • Ajoutez le riz cuit dans la cocotte, puis assaisonnez de sel, piment de cayenne et tabasco.

 

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yes_we_cook_5071_450_450Dans le livre vous trouverez une cinquantaine de recettes classées par régions: New York et "l'urban food", la côte est, la "soul food" des états du sud, la cuisine cajun de la Louisiane, la cuisine tex-mex, la Floride et la Californie, le Montana et le Nevada, ainsi qu'une section spéciale fête (Halloween, Thanksgiving et Noël), Je me lancerai peut-être dans un carrot cake en fin de semaine.

 

challengemoisamericain

29 septembre 2013

Un dimanche en Bretagne: de Perros Guirec à Ploumana'ch

Et oui Prague c'est fini, mais je vous eùùène encore en vacances pendant quelques semaines, et pour ce début d'automne, vous prendrez bien un peu de Bretagne avec ses jolies plages! Cette semaine vous découvrirez un peu de Perros Guirec et de Ploumana'ch sur la Côte de granit rose.

La vue depuis la terrasse de notre petit studio (la plage de Trestraou)

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Coucher de soleil sur la plage de Trestraou

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Sur le chemin des douaniers, de Perros à Ploumana'ch

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Le phare de Ploumana'ch

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Les oiseaux ... Cette mouette (ou goéland?) a voulu nous chaparder la moitié de notre baguette un matin qu'on avait le dos tourné!!!

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Les dimanches en photos sont à l'initiative de Liyah et on les retrouve aussi chez : LilibaChoupynette,  Fleur,  AnjelicaMyrtilleSandrineChoco, SeriaLecteur,  EstellecalimMargotte...

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