Romain Sardou,America La treizième colonie (tome 1)
"1691. Un bateau fuit les côtes de l Irlande tombée aux mains des Anglais ; à son bord, Harry et Lilly Bateman. Lui, fils de prostituée, elle, enfant illégitime d une famille noble, mariés contre leur gré, ils embarquent vers une terre inconnue : l Amérique.
À peine sortis de l adolescence, ils se connaissent peu, ils ne savent pas où ils vont : tout leur reste à construire.
Ils découvrent une Amérique en devenir, entre nouvel Éden et nouvel Enfer, dont les Européens se partagent les immensités vierges, implantant des comptoirs, des forts et des villes, poussant les tribus indiennes à se déchirer.
Industrieux et visionnaires, Harry et Lilly se heurtent dans la jeune colonie de New York à un Anglais richissime et retors, Augustus Muir, qui tente de les détruire. Désormais, entre les Bateman et les Muir, la haine s installe, une haine inextinguible qui va se transmettre à leurs
descendants et inspirer la plus noire des vengeances..."
Je redoutais de me plonger dans ce roman de Romain Sardou, j'avais quelques aprioris sur l'auteur et le côté très historique m'effrayait un peu. La lecture du premier chapitre m'a encore plus fait peur, j'ai eu du mal à comprendre qui était qui, avec qui, contre qui etc... ! Mais heureusement je n'ai pas abandonné, parce que quelle histoire!!!
Romain Sardou a indéniablement du talent pour embarquer son lecteur dans ses histoires et dans l'Histoire. Bon c'est sûr il y a toujours le soucis dans les romans historiques de démêler le romanesque de l'historique mais ça ne m'a pas gênée outre mesure. Au fil des pages les histoires des personnages s'imbriquent pour s'écarter et mieux se croiser ensuite. L'auteur nous peint une fresque de l'époque à coup de description de nature luxuriante des colonies, d'économie, mais aussi des bas-fonds londoniens et irlandais. Les personnages sont attachants, ou détestables, mais aucun ne laisse indifférent. C'est donc avec beaucoup de plaisir que j'ai suivi les Bateman et les pauvres Shannon Glasby et son fils. J'ai détesté Augustus Muir en cliché de l'homme riche avide de pouvoir et prêt à tout pour agrandir sa fortune et son influence. La question indienne est également très présente dans le roman, sans pour autant paraître comme un réquisitoire contre les colons. J'ai surtout trouvé très intéressant le récit de la formation de la Géorgie qu'il faudra que je vérifie, je ne connaissais pas l'existence de cette lattitude "paradisiaque".
J'ai hâte de me procurer le second tome, que je lirai très certainement avant qu'il ne prenne la poussière dans ma PAL. En bref si vous vous intéressez à l'histoire américaine n'hésitez pas, ce livre est fait pour vous.
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(30/97)


