30 octobre 2016

Guinevere Glasfurd, Les mots entre mes mains

les mots entre mes mains

Quatrième de couverture:

"Helena Jans van der Strom n’est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le coeur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir ?
En dévoilant cette relation amoureuse avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse, en avance sur son temps, et révèle une autre facette du célèbre philosophe français.
Un roman de passion et de liberté qui nous plonge dans une fresque envoûtante des Pays-Bas au « siècle d’or », à la manière de La Jeune Fille à la perle."

En lisant les avis sur les autres titres des Match de la Rentrée littéraire j'étais presque déçue d'avoir choisi ce titre, Chanson douce, Baby Spot, Petit Pays et Police me tentaient finalement beaucoup. Quand j'ai relu la quatrième de couverture des Mots entre les mains, je me suis à nouveau demandé "mais qu'est ce qui m'a pris?" Mais dès les premières pages j'ai accroché, à l'écriture, à l'histoire, aux personnages, à l'époque, en bref cette lecture m'a beaucoup plue et je n'ai ensuite plus du tout regretté mon choix!!

Guinevere Glasfurd décrit très bien l'époque je me suis rapidement projetée dans l'Amsterdam du 17è siècle. L'histoire de cette jeune fille est intéressante, sa condition de servante ne semble pas coller à son niveau d'instruction et pourtant elle s'accomode très bien de sa tâche, sans amertume ni ressentiment, au contraire, le bien-être de son employeur lui tient à coeur. Pour autant elle n'oubblie pas l'importance pour une fille de savoir lire,écrire, compter pour s'élever. Pour autant sa relation avec le philosophe français n'est pas un calcul. Leur histoire est sincère, naturelle bien que compliquée. Descartes, bien que controversé, cherche à se faire publier, Héléna n'est qu'une simple servante, le milieu social, la religion, tout les oppose. Pour ce qui est de la suite de leur histoire je vous laisse la découvrir... J'ai juste regretté que la fin soit si rapide, j'aurais aimé en découvrir un peu plus, de la même manière que l'histoire de certains personnages secondaires auraient gagnée à être un peu plus développée, que s'est-il passé pour le frère d'Héléna aux Indes, qu'est devenue la servante à qui Héléna apprend à lire?

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Titre sélectionné par Leiloona


13 décembre 2012

Lecture commune: J K Rowling, Une place à prendre

une_place___prendreQuatrième de couverture:

"Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre...
Comédie de moeurs, tragédie teintée d'humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige."

 J'édite le billet que j'avais fait en cours de lecture il y a dix jours puisque mon avis n'est pas si différent, je vais juste rajouter certaines choses notamment en ce qui concerne la fin. J'ai donc lu ce livre dans le cadre du match de la rentrée littéraire de PriceMinister. Vous trouverez la fiche du livre sur PriceMinister et nous faisons une lecture commune avec Valérie et Liliba :)

A la mort du conseiller paroissial  Barry Fairbrother c'est toute la communauté de la petite ville de Pagford qui se met en branle. Les uns souhaitant une cooptation pour le remplacer, les autres une élection. Les candidats se bousculent et mettent à jour les travers (pas très positifs comme vous pouvez l'imaginer). La vie de Pagford ne semble plus tourner qu'autour de cette place à prendre. Les personnes y sont presque tous dépeints sous un mauvais jours et sont donc pour la plupart antipathiques.
La narration se déroule à plusieurs niveaux, celui des parents, et celui des enfants. Les histoires des adolescents sont de loin celles que je préfère. Ils ne sont néamoins pas plus sympathiques que leurs parents!!

J K Rowling aborde un thème que l'on trouve latent dans les Harry Potter (bien que ce soit totalement différent), la relation à l'aldulte et l'autorité abusive de certains parents sur leurs enfants. La frustration que cela fait naître chez les personnages adolescents se répercute sur d'autres adolescents, ainsi Fats, inconsidéré par son père (qu'il déteste profondément) reverse sa colère sur Sukhvinder, qui elle même se scarifie... Tout ça bien sur à l'insu de tous les parents... Comme dans la vie en somme. J K Rowling sait attirer l'attention de son lecteur mais parfois certaines images sont à mon sens trop lourdes pour être agréables à lire.

En bref si je dois résumer je dirais que les histoires individuelles des personnages m'intéressent mais que la longueur quant à l'attribution de la place au conseil paroissial commence à être un peu trop longuette. Quoi qu'il en soi, si J K Rowling avait pour but de montrer la perfidie des uns et des autres à la mort de quelqu'un, comme des vautours autour de la dépouille, c'est réussi! J'attribuerai donc pour le moment la note de 12/20 à ce roman.

 

Bon et bien maintenant que je connais les dénouement, je reste sur cette note, non pas que la fin ne m'ait pas plus mais parce que je me suis dis "tout ça pour ça" en ce qui concerne la place de conseiller... les uns "démissionnent" ou se font évincer à leur insu, et les sièges reviennent à ceux à qui on s'attend donc de ce côté là, qui est quand même le sujet principal du livre, il n'y a pas vraiment de surprise.  Là où l'effet de surprise opère c'est plus en ce qui concerne les parents, c'est donc ces personnages-là que j'ai continué à préférer. J'ai souvent eu l'impression qu'ils étaient moins bêtes et bornés que leurs parents!

J'ai apprécié le procédé employé par JK Rowling pour amener la fin, tel un scénario de film castastrophe, où les péripéties s'enchaînent et où tout converge jusqu'à l'explosion... Parfois un peu too much mais très intense, on ne peut aps s'arrêter au milieu des 50 dernières pages, il faut aller jusqu'au bout tant la pression est forte!

 

Pour conclure donc je dirai que c'est un premier roman pour les adultes qui tient en haleine grâce à certains personnages, mais dont le sujet principal est quand même bien long voire ennuyeux à certains moment. Quelque chose de plus court pour le coup aurait je crois eu un peu plus d'impact!

Qu'en ont pensé Valérie et Liliba?

 

1___2012

(2/7)