26 août 2014

Jennifer Donnelly, Révolution

révolution

Quatrième de couverture:

"DEUX FILLES, DEUX SIÈCLES, DEUX DESTINS CONTRARIÉS.

New York, aujourd'hui. Depuis la perte de son frère, Andi, jeune fille brillante et musicienne talentueuse, est plongée dans les méandres d'une adolescence difficile.
Paris, 1789. En pleine Révolution française, Alexandrine, qui se rêvait comédienne, risque sa vie pour sauver le petit Dauphin de France que le peuple a condamné.
Quand Andi découvre le journal d'Alexandrine, ses mots la pénètrent jusqu'au coeur. Les deux jeunes femmes sont liées à travers une inoubliable histoire d'amour, de sacrifice et de mort. "
J'avais été interpelée par ce roman jeunesse il y a déjà quelques années, chez Hérisson et Latite si mes souvenirs sont bons! J'avais envie de découvrir le destin croisé de ces deux jeunes filles Andi et Alexandrine. Si globalement j'ai apprécié l'histoire au temps de la révolution, celle d'Andi m'a laissée un peu plus indifférente, je n'ai pas réussi à apprécier son personnage. J'ai préféré les chapitres qui s'intéressent à Alexandrine, pour son personnage dans un premier temps, mais surtout parce que j'ia beaucoup appris sur la période historique. J'avais peut-être oublié ces éléments depuis l'école primaire, mais j'ai l'impression de ne jamais les avoir connu, ou en tout cas pas dans cette mesure!! 
Ce roman est globalement une déception, je m'attendais à être transportée d'un univers à l'autre, mais finalement l'écriture ne pas emballée. Je serai d'ailleurs assez curieuse de connaître l'avis d'adolescentes à qui ce roman est destiné, l'histoire d'Andi peut les intéresser, mais est-ce que celle d'Alexandrine a de quoi les passioner vraiment? Je ne sais pas ... Je ne regrette pas de l'avoir lu, mais j'étais quand même contente de l'avoir terminé pour passer à autre chose!
Je termine sur une note positive tout de même, j'ai apprécié les références musicales et toutes ces incursions dans la musique.

objectif pal

 

(27/78)

challenge-pal été

(5/10)

 

 

 

Posté par Cinnamonchocolat à 07:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,


05 août 2014

Jean-Christophe Grangé, La ligne noire

grangé

Quatrième de couverture:

"Il existe, quelque part en Asie du Sud-Est, entre le tropique du Cancer et la ligne de l'Équateur, une autre ligne. Une ligne noire jalonnée de corps et d'effroi..."

 

J'apprécie lire un thriller de temps en temps, en général pendant els vacances quand je ne suis pas seule, sinon ça me fait trop peur ... oui oui!

J'ai beaucoup apprécié cette lecture. Jean-Christophe Grangé m'a tenue en haleine du début à la fin de son récit... Marc Dupeyrat est journaliste, spécialisé dans els faits divers, il enquête sur les disparitions, viols, meurtres et autres joyeusetés. Jacques Reverdi, ancien champion d'apnée est retrouvé aurpès d'une jeune femme poignardé en Malaisie... C'est l'enquête que Marc attendait, celle qui le sortira de sa misère, celle qui le fera entrer dans la tête d'un tueur...

Marc est un personnage taciturne, sa quête de la vérité concernant le crime, ou plutôt ce qui pousse le tueur au crime a quelque chose de malsain, mais, on s'attache quand même au personnage. Le lectuer veut savoir ce qui le pousse à agir, et ce qui pousse Rverdi à agir de la sorte. J'aime beaucoup ces thrillers où l'enquête n'est pas menée par un policier mais par une personne extérieure, ici le journaliste. Marc joue avec le feu, et au fur et à mesure que l'histoire avance, nous craignons nous aussi pour sa vie ... Reverdi apparaît comme le mal incarné, ses proposes, sa façon de pensée font froid dans le dos!

Et puis il y a aussi les personnages secondaires, Vincent et Khadija, l'un et l'autre attachants, plus terre à terre. Les chapitres sur ces deux personnages viennent un peu casser le rythme angoissant de la quête du journaliste, mais prédise le pire pour la fin du roman.

La fin du roman est quelque peu surprenante même si je me suis demandé quand cela allait bien pouvoir s'arrêter, et surtout comment! Si vous aimez un peu de frisson pendant l'été n'hésitez pas :)

 

challenge pavé de l'été

(2)

challenge-pal été

(4/10)

objectif pal

(26/78)

 

30 juin 2014

Sarah Waters, Caresser le velours

Caresserlevelours

Quatrième de couverture:

"Débauche de mélodies, de parfums et de costumes, Caresser le velours ressuscite, dans la meilleure tradition picaresque, les dernières années de l'Angleterre victorienne.
C'est le récit, tout à la fois érotique et historique, des aventures de Nancy, une jeune provinciale vendeuse d'huîtres dans un petit port sur la côte du Kent, dont le sort bascule lorsqu'elle tombe amoureuse d'une chanteuse de music hall aux allures de dandy. Sarah Waters a du souffle, et les tribulations amoureuses de son adepte de Sapho dans un Londres fin de siècle, entre gloire et misère, sont un délice de cruauté.
Câlins et caresses compensent la dureté de l'Angleterre victorienne, et cette éducation sentimentale au féminin conjugue pudeur et impudeur avec une incroyable virtuosité. Chapeau pour un premier roman. "

Je termine le mois anglais avec une lecture inétressante, je ne suis pas resté sur mon écher avec Ronde de nuit, et ai retrouvé le plaisir que j'avais eu à lire Du bout des doigts, enfin quand je dis plaisir, cela peut prêter à confusion quand on connaît le thème du roman. 

Ici, la jeune Nancy, provinciale et naïve se fait un peu berner par les autres personnages tout en découvrant sa sexualité, son corps, et les plaisirs lesbiens, si je puis dire. Sa vie Londonienne est bien loin de sa vie d'ouvreuse d'huître (oui oui) dans le Kent ... Et si j'ai apprécié ce roman c'est bien sûr grâce au personnage de Nancy, anti-héro qui traîne dans les bas-fonds de l'époque victorienne, mais qui, à force d'épreuves forge son caractère, jusqu'à devenir une jeune femme forte et déterminée, dans ses choix, mais surtout dans l'affirmation de sa sexualité. Et à la fin du XIXe siècle cela ne devait pas être chose aisée. 

Alors oui je vous l'accorde, Sarah Waters tire parfois sur la corde sensible et fait un peu dans le mièvre...mais certaines scènes digne d'un porno viennent contrebalancer ces bons sentiments. Cette lecture pourrait faire parti d'un mardi c'est permis!! Dommage que le mois anglais se termine aujourd'hui!!

Le londres de l'époque victorienne est fidèle à ce que j'en ai lu, les moeurs, bien que malmenée ici, ne sont pas bien différentes des autres romans victoriens, et Sarah Wters mène son récit à un bon rythme avec une écriture agréable à lire. Soyons fou, et admettons que Sarah Waters est la Dickens de la littérature lesbienne. 

mois anglais

 

(Sarah Waters est Galloise mais l'action se passe dans le Kent et à Londres, J'en profite pour remercier Titine, Cryssilda & Lou pour l'organisation de ce mois anglais, j'ai fait de bonnes lectures et fait baisser ma PAL!)

challenge petit bac

 

(MATIERE: VELOURS)

challenge-pal été

 

(3/10)

objectif pal

 

(25/78)

19 juin 2014

Wilkie Collins, La dame en blanc

la-dame-en-blanc

Quatrième de couverture:

"Dans la fournaise de l été, en ce milieu du XIXe siècle, William Hartright, jeune professeur de dessin émérite, s apprête à quitter Londres pour enseigner l aquarelle à deux jeunes filles de l aristocratie, dans le Cumberland. 
Il laisse derrière lui la vie trépidante de la ville et ses étranges incidents, comme cette rencontre en pleine nuit avec une jeune femme terrorisée, toute de blanc vêtue, semblant fuir un invisible danger... 
Mais la campagne anglaise, malgré ses charmes bucoliques, n apaise pas le jeune William autant qu il le souhaiterait. La demeure de Limmeridge recèle en effet de bien lourds secrets, et lorsque resurgit la mystérieuse dame en blanc, il est bien difficile d affirmer qu il ne s agit pas d un présage funeste..."

Voilà une lecture comme je les aimes: l'époque, une amitié sincère, de grandes demeures, un mariage arrangé, des intrigues et secrets sur les personnages, les bonnes manières de l'époque, des lettres, des voitures (tirées par des chevaux hein), un soupçon de Londres et la recette est complète!

Wilkie Collins nous offre une histoire bien ficelée avec des personnages aux personnalités marquées et variées. Ma préférence va bien sûr au narrateur principal, le jeune professeur William Hartright et à Marian Halcombe qui n'est d'abord pas décrire sous un jour favorable mais à laquelle je me suis vite attachée. Les autres personnages aussi sont intéressants mais ce sont ces deux là qui sont un peu sortis du lot. Comme souvent dans ce genre de roman tout repose sur la réputation et l'argent et la jeune Laura Fairlie en fera les frais. 

L'auteur donne du rythme à son histoire grâce à des narrateurs multiples qui viennent chacun apporter par leur témoignage un éclaircissement à l'intrigue de William Hartright tente de déméler. Le lecteur tente lui aussi d'imbriquer les différentes pièces du puzzle pour trouver une issue cohérente. Si le noeud de l'intrigue est facilement trouvable, le dénouement de l'histoire n'en est pas moins surprenant. 

Les personnages malveillants sont tout aussi bien croqué que les autres, Mr Fairlie est agaçant à souhait,  le côté manipulateur de Percival est vite estompé par sa rudesse et son impulsivité, le Comte Fosco, soutenu aveuglément par sa femme est l'apogée du beau parleur diabolique! Les personnages secondaires ne sont pas en reste, les "petites" gens tiennent une place honorable est ont un rôle à jouer dans l'avencement de l'enquête. Le petit plus de cette enquête étant qu'elle n'est pas mené par un quelconque inspecteur mais par l'un des personnages.

Ce roman de Wilkie Collins est un témoin fidèle de l'époque victorienne et n'a finalement rien à envier à ceux de son confrère Charles Dickens. Je ne regrette qu'une chose, avoir attendu si longtemps pour sortir La dame en blanc de ma bibliothèque!

mois anglais

 

(Lecture commune autour de Wilkie Collins,Lilas a lu L'Hôtel hanté, Cryssilda a regardé l'adaptation BBC de La pierre de lune.)

Challenge-classique-3

 

(classique de Juin 1/2 )

challenge-pal été

 

(2/10)

objectif pal

 

(24/78)

05 juin 2014

Leah Fleming, L'enfant du Titanic

l'enfant du titanic

Quatrième de couverture:

"15 avril 1912. Dans l’horreur du naufrage, deux femmes qui n’auraient jamais dû se rencontrer voient leurs destins liés à jamais. Sauvées in-extremis, May et son bébé trouvent chaleur et réconfort dans les bras de Celeste. Une amitié est née, qui se renforce au fil du temps. Mais alors que survivre a donné à Celeste courage et goût de la liberté, May semble n’avoir jamais surmonté le drame. Un lourd secret qu’elle porte depuis le soir du naufrage pèse sur sa conscience..."

Voilà une lecture qui m'a beaucoup plue et pourtant ce n'était pas gagné parce que j'ai trouvé les 50 premières pages assez ennuyeuses et très mal écrites! Bien sûr on connait tous l'histoire du titanic, forcément on a en tête les images du film de James Cameron et donc lire la description du naufrage c'était assez ridicule, une succession de faits mis bout à bout. Vous l'aurez donc compris, la force de ce roman ne se trouve pas dans le Titanic en lui même. Non, ce qui fait la force de ce roman ce sont ses personnages, May et Céleste et leur famille respective.

J'ai retrouvé dans ce roman ce qui me plaît dans ce que j'appèlerai les romans "France Loisirs": une saga familiale qui s'étalent sur des années, un secret qui se transmet d'une génération à l'autre et la volonté de comprendre d'où l'on vient. On pourrait croire que c'est une critique mais ce n'est pas le cas. J'apprécie beaucoup les grandes sagas familiales (si j'avais la cinquantaine j'aurais probablement été fan de Dallas dans ma jeunesse).

May et Céleste sont deux jeunes femmes très fortes, chacune d'un côté de l'Atlantique va tenter de reconstuire sa vie après le naufrage du Titanic, l'une y aura perdu beaucoup, l'autre se sera retrouvée, et chacune aura gagné l'amitié de l'autre. J'ai apprécié l'alternance des récits, entre les Etats-Unis et l'Angleterre, puis la vie de cet autre personnage qui vient parfois ponctuer le récit (je ne dis pas lequel pour ne pas vous gâcher la découverte). Les années passent, les enfants de May et Céleste grandissent, vient la seconde guerre mondiale, (d'actualité en cette veille de D-Day!), les deux familles seront touchées. C'est aussi ce qui m'a plu, toujours cet ancrage dans un contexte historique précis, où l'auteur nous donne une autre vision du conflit à travers les différents personnages.

Et puis ce que j'ai préféré bien sûr c'est toute cette histoire autour du "secret", je ne doutais pas qu'il soit résolu, vous 'en douterez pas non plus, il faut juste s'armer de patience et suivre avec curiosité les péripéties de ces personnages attachantes, chacun à leur manière. Je ne cache pas que j'ai dévoré ce roman, et que, comme chaque fois que j'aime beaucoup une lecture j'ai du mal à expliquer pourquoi, parce que je fonctionne beaucoup à l'émotion. Pour autant, à cause de ce début un peu gâché je ne dirai pas que c'est un coup de coeur.

mois anglais

 

(1)

challenge petit bac

 

(BATIMENT: TITANIC)

challenge-pal été

(1/10)

objectif pal

(23/78)