05 août 2016

Gilles Paris, L'été des Lucioles

l'été des lucioles

Quatrième de couverture:

"Du haut de ses Neuf ans, Victor a quelques certitudes : c'est parce que Francois n'ouvre pas son courrier qui s'amoncellent dans un placard que ses parents ne vivent plus ensemble. C'est parce que Claire et Pilat adorent regarder des mémos tout en mangeant du popcorn qu'elles sont heureuses ensemble. 
Et c'est parce que les adultes n'aiment pas descendre les poubelles au local peint en vert qu'il a rencontré son meilleur ami Gaspard. Les vacances au Cap-Martin, cet été la, seront pour Victor et son copain Gaspard l'occasion de partir à l'aventure sur l'étroit chemin des douaniers. "

C'était sympa de débuter les vacances d'été avec Victor et sa famille, c'est un jeune narrateurque j'ai apprécié, son regard sur ce qui l'entoure, sa famille: deux mamans, un père absent et une soeur qui se cherche dans la tourmente de l'adolescence, ses amis, la résidence où il passe ses vacances et ses habitants. L'auteur sait donner à la fois candeur et jugeote à ses personnages principaux, souvenez-vous de Courgette... Néanmoins j'ai un bémol concernant ce titre, il y a une petite touche de surnaturel qui selon moi n'était pas nécessaire. J'aurais aimé que l'histoire ne prenne pas cette direction.

C'est intéressant à lire, plein de bon sens, avec un oeil très réaliste sur l'enfance, l'adolescence, et la difficulté de trouver sa place dans une famille, la difficulté d'être adulte aussi, du coup ce côté un peu fantastique gomme un peu la réflexion amorcée par Victor, c'est dommage.

 

objectif pal

 

(22/31)

 

challenge petit bac

 

(ANIMAL: LUCIOLES)

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25 novembre 2013

Gilles Paris, Autobiographie d'une courgette

autobiographie-dune-courgette

Quatrième de couverture:

"Un nom de cucurbitacée en guise de sobriquet, ça n'est pas banal! La vie même d'Icare - alias Courgette-, neuf ans, n'a rien d'ordinaire : son père est parti faire le tour du monde "avec une poule"; sa mère n'a d'yeux que pour la télévision, d'intérêt que pour les canettes de bière et d'énergie que pour les raclées qu'elle inflige à son fils. Mais courgette surmonte ces malheurs sans se plaindre... Jusqu'au jour où, découvrant un revolver, il tue accidentellement sa mère. Le voici placé en foyer. Une tragédie? Et si, au contraire, ce drame était la condition de rencontres et d'initiations _ à l'amitié, à l'amour et au bonheur tout simplement?"

C'est une belle histoire que Gilles Paris nous conte. Celle d'un petit garçon, qu'on surnomme Courgette, qui est envoyé dans un foyer pour enfants après avoir accidentellement tué sa mère. Une mère qui l'élevait seule depuis le départ de son père avec sa maîtresse visiblement. La vie au foyer apparaît comme idyllique et préférable à sa vie d'avant. Les enfants et éducateurs sont tous attachants. J'ai apprécié de style adopté par l'auteur, celui d'un enfant de neuf ans avec sa vision du monde et ses arrangements avec la syntaxe. Cela rend l'histoire d'autant plus émouvante que Courgette est un petit garçon très intéressant, qui pose beaucoup de questions et pour qui les réponses sont parfois encore plus compliquées. Le personnage de Rosy est lui aussi très touchant, elle est dévouée aux ensemble et ne semble pas avoir de vie en dehors du foyer.

Gilles Paris aborde ainsi la problématique des enfants orphelins, sans parents ou avec des parents qui ne savent pas les aimer, ou tout simplement qui ne peuvent pas les élever. C'est une histoire réjouissante pour des enfants. Avec mon oeil d'adulte je la trouve un peu simpliste, hormis Pauline aucun des adultes n'a de vie en dehors de l'établissement, Courgette n'est à aucun moment interrogé sur la mort de sa mère, on ne sait pas exactement où les enfants vont en classe mais surtout l'adoption semble beaucoup trop simple. Néanmoins, cela ne m'a pas gâché le plaisir de la lecture, j'ai chaussé mes lunettes d'enfant et ai passé un très bon moment avec Courgette, Camille et les autres.

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