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19 mars 2015

Cathy Cassidy, Les filles au chocolat - Coeur mandarine - tome 3

les-filles-au-chocolat-tome-3-coeur-mandarine

Quatrième de couverture:

"Avec la perfectionniste Summer, 12 ans passés, un zeste d'acidité jaillit au coeur du fondant chocolaté... Elle rêve si fort de devenir danseuse que son échec à l'audition du Royal Ballet lui a ôté toute illusion. Même son beau boyfriend ne lui fait pas ressentir d'étincelle. Pour la refaire briller, il faudrait une nouvelle chance d'accomplir son rêve, un autre garçon... 
Un tome 3 plus grave, qui soulève avec finesse les difficultés de l'adolescence."

 Après le Comte de Monte Cristo, il me fallait quelque chose de plus frivole ... J'ai opté pour Les filles au chocolat, c'était ça ou Giorgia Nicolson ... Bon finalement j'ai eu de la légèreté de par l'écriture destinée au public adolescent mais ce 3e tome est un peu moins frivole que les autres. Cathy Cassidy évoque ici l'anorexie chez les adolescentes. Si c'est un thème à traiter sérieusement pour les jeunes filles, je trouve qu'il est assez mal amené dans le roman. Il est en accord avec l'envie de réussir de Skye, cette audition de danse classique etc. mais j'ai trouvé que les ficelles étaient trop grosses, peut-être qu'un peu de subtilité aurait permis d'aborder le thème plus en profondeur. Bien sûr la danse est omniprésente dans ce tome consacré à Skye, et c'est sans doute aussi ce qui m'a moins plu, ce n'est pas le personnage que je préfère dans la famille Tanberry-Costello. J'ai tout de même passé un moment sympathique, et j'espère que la série n'est pas en train de s'essouffler!

 

challenge petit bac

 

(COULEUR: MANDARINE)

objectif pal

(8/32)

 

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15 mars 2015

Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo (tomes 1 et 2)

comte de monte cristo tome 1

Quatrième de couverture (tome 1):

"1815. Louis XVIII rétabli sur le trône se heurte à une opposition dont l'Empereur, relégué à l'île d'Elbe, songe déjà à profiter. Dans Marseille livrée à la discorde civile, le moment est propice aux règlements de comptes politiques ou privés. C'est ainsi que le marin Edmond Dantès, à la veille de son mariage, se retrouve, sans savoir pourquoi, arrêté et conduit au château d'If... "

 A chaque fois je me dis qu'il faut que je prenne des notes sur mes lectures, et à chaque fois je ne m'y tiens pas, et mes billets sont un gros bordel à peine organisé!! J'ai vécu la seconde moité de février au rythme d'Alexandre Dumas et de son Comte de Monte Cristo, et je ne regrette pas l'avoir enfin déterré de ma PAL! J'ai passé deux belles semaines en compagnie d'Edmond Dantes, l'histoire je ne la raconte pas, je crois qu'elle est connue de tous, une histoire de jalousie, d'emprisonnement, et de vengeance! 

Bien qu'ayant apprécié le roman dans son intégralité (deux tomes de presque 800 pages) ma préférence va à la période Château d'If, quand Monte Cristo n'est encore qu'Edmond Dantès. Et pourtant il ne s'y passe pas grand chose dans cette cellule, mais c'est là que le personnage d'Edmond m'a le plus plu. Qaund il devient le Comte, il n'a plus qu'une idée se venger, et cela peut se comprendre mais le personnage est trop glacial pour qu'on s'y attache. La bonté d'Edmond est toujours sous-jacente, on la sent à travers la famille Morrel, et plus particulièrement par l'affection que le Comte porte à Maximilien. Mais la froideur, la détermination et la précision avec laquelle il exécute ses plans n'en font plus vraiment un homme. Pour autant, plus on avance dans le récit, plus le filet se ressèrent autour des trois personnes qui ont causé la perte de Dantès. Le lecteur se demande jusqu'aux derniers chapitres jusqu'où cela ira, de quelle manière les histoires sont reliées et comment la vengeance frappera, et honnêtement nous ne sommes pas déçus! Les personnages foisonnent mais n'interviennent jamais par hasard, chacun étant le rouage du destin que Monte Cristo met en place pour ses trois ennemis.

Ce n'est pas le plus beau côté de la société du 19e siècle que nous montre Dumas, la vanité,

comte de monte cristo tome 2

l'argent, et le pouvoir sont poussés à leurs extrémités et incarnés par les persoinnages de De Villefort, Morcerf et Danglard qui sont tous trois des parvenus, prêts à tout pour conserver leur fortune et leur renommée, par forcément légitimement gagnée d'ailleurs. La déchéance sociale plus que la perte de la forturne les poussera à des extrêmités. La société du 19e siècle étant basé sur le qu'en dira-t-on et ça Monte Cristo l'a bien compris et en abusera. 

Si je dois apporter un bémol, ce serait peut-être d'avoir parfois passé trop de temps sur des personnages secondaire, je pense notamment à Luigi Vampa, les récits qui se déroulent en Italie m'ont globalement moins tenue en haleine que le reste. Ca n'en reste pas moins un chef d'oeuvre de la littérature française, et maintenant je comprends pourquoi. Il ne me reste plus qu'à voir le film avec Depardieu, je n'arrive pas du tout à me le figurer en Comte de Monte Cristo!!

 

 

challenge petit bac

 

(LIEU: MONTE-CRISTO, grille n°2)

Challenge-classique-3

 

(classique de Mars)

objectif pal

(7/32)

 

 

16 février 2015

Balzac, Eugénie Grandet

Eugénie Grandet

Quatrième de couverture: 

« Tout est grand dans ce célèbre roman, sans que rien ne bouge. Eugénie est une sorte de sainte selon l'homme, toujours fidèle à une même pensée, mais toute naturelle. [...] Eugénie est le premier personnage de ce drame d'amour. [...] En Grandet, ce rocheux Grandet, il y a une source de tendresse émouvante, quand il se cache pour voir sa fille à la toilette. [...] Au rebours on trouvera dans Eugénie tous les stratagèmes du coeur, et un vrai courage à affronter le terrible homme aux gants de cuir. On a tout dit sur Grandet. On a moins remarqué ce mot de reine, lorsque Eugénie se trouve maîtresse d'une immense fortune et assiégée d'intrigues. Elle répond :
« Nous verrons cela » comme son père faisait. [...] Ainsi l'âme de Grandet finit par être sauvée. Balzac laboure la terre. »

 Ca fait une quinzaine d'année que ce livre dort dans la bibliothèque familiale, ma soeur l'a étudié en seconde, pas sûr que ça m'aurait plu en seconde, et pas sûr qu'elle l'ait lu en entier d'ailleurs!! :) (non non je ne suis pas vilaine, ma soeur était du genre cancre en seconde).

En tout cas je suis contente de l'avoir sorti de ma PAL! Ce roman est autant sur Eugénie, la fille, que sur son père, bourgeois de Saumur, etouffé par l'avarice! Grandet est un peu un self-made man à l'américaine, de tonnelier il est devenu viticulteur puis sans doute le plus riche propriétaire terrien de la région de Saumur ... Mais sa richesse il n'en fait profiter personne, il préfère l'amasser sans en profiter lui-même. La jeune Eugénie, beau parti donc est convoitée par les notables de la région, Grandet ne semble pas s'en préoccuper, lui tout ce qui l'importe c'est son or. La belle succombera pourtant aux charmes de son cousin ...

J'avais lu Le père Goriot, et j'avoue ne pas m'en souvenir, sans doute lu trop tôt, ici j'ai beaucoup plus apprécié ma lecture. Le style de l'auteur est parfois un peu alambiqué, mais c'est propre à l'écriture de ce siècle et passé l'appréhension des premières pages, on se plonge avec délice dans ses descriptions. Ce roman est un roman sur l'avarice, et donc sur l'argent, celui qui gouverne tout, et même l'amour d'Eugénie finalement... Eugénie est l'amoureuse pieuse et transie par excellence, et c'est aussi ce qui la fait changer physiquement, comme si l'attente révélait sa beauté ... parallèlement à son père que l'argent enlaidi et défigure ...

Je ne peux que vous conseiller de découvrir ce classique par vous même, il est court et se lit assez facilement.

 

challenge petit bac

 

(Prénom: EUGENIE)

Challenge-classique-3

(Classique de Février)

objectif pal

(6/32)

14 février 2015

Cathy Cassidy, Les Filles au Chocolat tome 2 : Coeur guimauve

les-filles-au-chocolat-tome-2-coeur-guimauve

Quatrième de couverture:

"Suite de la délicieuse saga avec Skye, la plus romantique des 5 soeurs sucrées. Son problème : sortir de l'ombre de Summer, sa jumelle rayonnante, et ça se corse quand tout le monde croit qu'elle sort avec Tommy, lequel voudrait séduire Summer ! Son remède : un garçon fantôme qui pourrait bien changer ses rêves en réalité 
Pour Skye, la guimauve est un petit morceau de paradis. Ce livre aussi !"

 Ce n'est pas une histoire d'amour à proprement parlé, mais le titre colle bien à la cette journée et au rendez-vous éphémère de Sophie.

 J'ai retrouvé avec plaisir ces cinq soeurs, si Cherry s'est bien intégrée dans la famille Tanberry, l'aînée, Honey, s'en exclue et est plus détestable que jamais. Le coup de projecteur de ce tome est fixé sur Skye, la "bizarre" de la famille, elle se passionne pour l'histoire, l'astrologie et les vêtements vintage ... A tel point que cela lui fera un peu perdre son bon sens, elle se laissera porter par les songes initiés par une vieille malle retrouvé le soir d'Halloween. 

L'écriture est adapté au public visé, les 12-13ans, le roman se lira très facilement. Le problème que soulève Skye et je pense présent dans totues les fratries et sûrmeent pas uniquement chez les jumeaux. Comment trouver sa place au sein de la famille, quand on est un peu plus en retrait par rapport à ses frères et soeurs, comment se faire sa propre personnalité, et affirmer ses goûts quand personne autour de soi ne les partage. 

Et puis Skye entre dans l'adolescence, avec cette période né l'intérêt pour les garçons. Elle ne comprend cependant pas l'obsession de sa meilleure amie, je crois qu'elle ne pourrait pas être amie avec Georgia Nicolson!! J'ai bien aimé la perosnnalité de Skye, douce et posée, un peu rêveuse ... Elle aussi ne restera cependant pas indifférente aux charmes d'un garçon...

Le personnage de Tommy est touchant lui aussi .. Le pauvre n'est pas au bout de ses déconvenues.

Un petit peu de douceur dans ce monde de brutes ne fait pas de mal parfois ...

 

hymneamour14fev

(les rendez-vous éphémères de Sophie: l'hymne à l'amour pour ce 14 Février)

challenge petit bac

 

( Couleur: CHOCOLAT)

objectif pal

(5/32)

4 février 2015

James Lee Burke, Dans la brume électrique

dans la brume électrique

Quatrième de couverture:

"Une équipe de cinéma s'est installée à New Iberia pour y tourner un film épique sur la Guerre de Sécession, avec la star hollywoodienne Elrod Syes. Arrêté par Dave Robicheaux pour conduite en état d'ivresse, l'acteur affirme qu'il a vu, pendant le tournage d'une scène dans un marais, le corps momifié d'un Noir enchaîné.

Dave est tenté de croire à ce récit invraisemblable car, trente-cinq ans plus tôt, il a été le témoin impuissant de l'assassinat d'un homme de couleur par deux Blancs. Le corps n'avait jamais été retrouvé.

Le shérif se moque bien d'un crime vieux de trente-cinq ans. Mais lorsque Dave est face au squelette de la victime, il comprend que le souvenir de ce meurtre n'a cessé de le hanter... En fait, il comprend que la Guerre de Sécession ne s'est jamais arrêtée et que la bataille de New Iberia continue. Avec une rare violence"

J'ai toujours une petite appréhension quand j'ouvre un roman policier parce que ce n'est pas ce que je préfère, même si j'aime en lire de temps en temps. Là le contexte historique et le lieu de l'action ne laissait présager que du bon. C'est donc finalement avec plaisir que je me suis laissée happer par le bayou... Enfin pas trop parce que des jeunes femmes violées et torturées y sont découvert et c'est Dave Robicheaux qui est chargé de l'enquête, épaulée par le FBI, autant vous dire que les flics du cru ne peuvent pas blairer le FBI, alors quand ils leur envoient, une femme, issue de la communauté hispanique, c'est le pompon! Cette première enquête est très intéressante, elle soulève pas mal de questions quant à la corruption, aux pots de vins, et aux leins que peuvent avoir les "hauts placés" dans une petite ville américaine avec les "gangsters"du coin ... Mais Dave Robicheaux est un homme droit, honnête, qui n'a que faire des dignitaires de la ville et qui veut coffrer les responsables quoi qui lui en coûte ... C'est un peu carricaturale, et la couverture avec l'image de Tommy Lee Jones y contribue mais j'ai quand même beaucoup apprécié son personnage, sa relation avec sa famille et la relaiton qu'il construit avec Rosa (l'enquêtrice du FI). Les ficelles de l'intrigue sont difficiles à dénouer, le coupable est dévoilé assez tardivement même si on tourne autour de lui assez rapidement.

Là où je n'ai absolument pas été convaincue c'est avec la seconde enquête parallèle, celle autour d'un corps vieux de 35ans retrouvé dans le bayou lui aussi, un noir enchaîné sans ceinture ni lacets ... que Dave a lui-même vu se faire tuer à l'époque sans que jamais le corps ne soit retrouvé ... Mouais ok pourquoi pas ... Mais là ou ça m'a posé problème, c'est que les indices sont soufflés à Dave par une troupe fantôme de soldats datant de la guerre de sécession!! Ce qui aurait pu m'intéresser, m'a finalement ennuyée, j'ai eu l'impression que ce n'était qu'un prétexte pour parler du racisme du sud d'une part, et d'autre part pour tenter de dédouaner les soldats confédérés qui finalement se battaient pour conserver l'esclavage! Là où on aurait finalement pu avoir une histoire de fond, on n'a que les visions fantasmagoriques de l'enquêteur, et je trouve que ça ne colle pas non plus avec le personnage, son flair et sa mnière de mener l'enquête. C'est dommage!

 

lire sous la contrainte

 

( Météo: Brume)

objectif pal

(4/32)

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26 décembre 2014

Olivier Bouillère, Le poivre

le poivre

Quatrième de couverture:

"Lorraine se souvient de la Reine Visage en 1965. C'était presque l'enfance et elle avait l'impression d'avoir déjà tant vécu. Beaucoup plus que maintenant. Serait-elle capable de jouer et de chanter à nouveau ? Ce n'est pas du tout la même chose d'avoir vingt-cinq ans. A vingt-cinq ans elle croyait aux choses, elle était attachée à ce qu'elle allait devenir ou accomplir. Maintenant ça n'aurait plus de sens. Quelque chose est usé dans l'importance même du monde."

Comme je l'annonçais dans mon billet lecture précédent, je me suis terriblement ennuyée avec ce roman! 

La première partie se déroule au Cap Ferret, à l'époque où tout le monde ne jurait que pas la Côte d'Azur, Lorraine Ageval, ancienne chanteuse actrice y passe son été chez deux vieilles amies. Elle fuit la presse sûrement, mais surtout son mari, Renaud Devillers, à la tête d'un groupe pharmaceutique. Les descriptions sont minutieuses, elles reflètent l'ennui des personnages dans ce décor où tout semble figé, jusqu'à la rencontre de Lorraine d'abord avec benoît, jeune réalisateur et Iohan, ado paumé qu'elle recueille. Je commençais à m'habituer au style un peu trop lent, à cette femme un peu has been, quand boum on est projeté à Paris en pleine partouze (bon j'exagère mais à peine). Les scènes de sexe, d'alcool, de médoc, sont omniprésentes. On ne sait pas bien comment Lorraine arrive à vivre, ni finalement ce qu'il en est du film de Benoît, mais en tout cas ça baise dans tous les coins... Wouhou trop bien! De détails gore en scène ultra glauques (non je ne suis pas si mijorée que j'en ai l'air mais bon là c'était abusé!)

Je crois finalement que la première partie et les toutes dernières pages auraient suffi pour la elcture de ce roman, ça m'aurait ennuyée mais juste un peu, là ça m'a carrément saoulée, à plusieurs reprises j'ai voulu reposé le livre mais puisque c'était ma dernière lecture palesque de l'année je voulais aller au bout! Et vous savez quoi je suis bien contente de l'avoir terminé et de passer à autre chose!

challenge à contre courant

 

(rentrée littéraire 2012)

objectif pal

(37/78)

 

20 décembre 2014

Charles Dickens, Contes de Noël

contes de noel

Quatrième de couverture:

"Dans ces cinq contes, Dickens célèbre l’esprit de Noël, le partage et la charité, et dénonce l’injustice sociale qui exclut les pauvres de cette fête. C’est un portrait truculent de la vie quotidienne et une condamnation sans appel de l’exploitation et de la misère. Ce message social, Dickens nous le donne en douceur, par le détour du conte et du fantastique. Comme l’écrit Dominique Barbéris, «ces contes nous rendent un peu d’enfance à l’état pur, dans la vigueur native des sentiments : l’indignation et la pitié, le rire, la peur. Ils nous redonnent le bonheur oublié de nos premières lectures, ces lectures d’adhésion sans distance critique, sans réserve, non pas sceptiques et endurcies, mais merveilleusement sensibles et “crédules”»."

Contrairement à ce que j'ai pensé, ce n'était peut-être pas le bon moment pour lire ce recueil. Fin novembre est une période chargée et la fatigue se fait sentir, du coup le soir quand je lisais je ne comprenais pas forcément tout, ou je me rendais compte après avoir lu trois pages qu'en fait je ne lisais pas vraiment ... Du coup je suis un peu passée à côté de certains passages, je n'ai pas apprécié l'écriture de Dickens à sa juste valeur et pour ne rien vous cacher je n'ai pas compris la nouvelle Le Carillon

Pour Un chant de Noël, je m'attendais un peu à autre chose, disons que j'ai eu un peu de mal à entrer dedans. Je crois avoir été influencée par l'adaptation que je n'ai pourtant pas vu, mais j'imaginais vraiment une histoire de Noël pour les enfants. J'ai par contre beaucoup apprécié les scènes de Noël chez le neveu de Scrooge et dans la famille Cratchit. La famille est réunie autour d'un repas simple mais exceptionnel, chacun a sa place, son rôle à jouer et beaucoup de chaleur humaine se dégage de ces pages.

J'ai apprécié Le Grillon du foyer même si je n'ai pas vraiment compris la présence du grillon. Le personnage de la jeune épouse est attachant. Le lecteur n'est pas tenu en confidence par le narrateur, il détient les mêmes informations que les personnages et est donc lui aussi trompé par les apparences. Le narrateur se joue donc de son lecteur et c'est ce qui fait, selon loi, l'originalité de cette nouvelle.

Ma préférence va à la nouvelle suivante, La bataille de la vie. Il me semble avoir déjà lu une histoire similaire. L'écriture et l'intrigue sont typiquement victoriennes. J'ai deviné assez rapidement le noeud de l'intrigue mais cela ne m'a pas gâché le plaisir de la lecture. J'ai apprécié la simplicité des personnages. Clémence est drôle et attachante. L'amour fraternel est au coeur du récit. Parfait pour la période.

Je termine sur une note négative avec L'Homme hanté et le marché du fantôme qui m'a profondément ennuyée, ce conte était pour moi trop fantastico-spirituel.

Outre le fait que ce soit des contes de Noël, parce qu'ils se déroulent à cette période, ces histoires ont pour point commun la famille, et l'importance des liens qui unissent les membres d'une famille, mais aussi c'est un rappel de générosité et de charité chrétienne, ce n'est finalement pas un luxe en cette période de fin d'année. 

Challenge-classique-3

 

(Classique de DECEMBRE)

challengechristmastime

 

(Chez MyaRosa)

noc3abl-20-12

Ce mois-ci, Sophie des Bavardages de Sophie nous donne rendez-vous pour une lecture de Noël

objectif pal

 

(35/78)

16 octobre 2014

Théophile Gautier, Le capitaine Fracasse

le capitaine fracasse

Quatrième de couverture:

"Le jeune baron de Sigognac, dernier descendant de sa famille, vivait dans un château en ruines, avec un vieux valet, un vieux chat et un vieux cheval, jusqu'à ce qu'une troupe de comédiens vienne une nuit frapper à sa porte pour lui demander asile. Comme le jeune homme n'est ni sourd aux appels du destin ni aveugle à la beauté des comédiennes, et qu'il devine que ce n'est pas en restant entre quatre murs lézardés qu'il améliorera son sort, il accepte la proposition que lui fait la troupe de se joindre à elle. Sage décision que celle de l'aventure. Il ne reste plus à Sigognac, pour avoir l'amour et la fortune, qu'à monter sur les planches, séduire la délicate Isabelle, la voir enlevée par une crapule, assiéger un château pour la sauver, se battre en duel et trouver le trésor. Ce garçon maigre, timide et triste sera-t-il à la hauteur?"

Après un mois de littérature américaine, cela m'a fait du bien de me plonger dans un classique français, un peu comme un retour aux sources. J'ai lu une version abrégée, l'éditeur précise que cette collection se propose de rendre accessibles aux jeunes de grandes oeuvres littéraires, que bien que le texte soit abrégé, celui-ci laisse le fil du récit et le rythme de 'lauteur intacts.Mon opinion personnelle étant que bien qu'abrégé ce roman, son niveau de langue, me semble ardu pour la jeunesse!

Quoiqu'il en soit j'ai passé un très bon moment avec le baron de Sigognac que j'avais plaisir à retrouver chaque soir. L'intrigue amoureuse est assez classique mais elle amène quelques rebondissements originaux et inattendus. Les personnages sont sans grande surprise non plus mais répondent parfaitement au genre: le baron fidèle et valeureux, la jeune Isabelle amoureuse et digne, le duc fougueux et impulsif ... Ce qui fait le charme du récit c'est l'écriture un peu désuète aujourd'hui mais tellement belle et poétique. C'est tout à fait ce dont j'avais besoin!

 

 

 

objectif pal

 

(33/78)

 

Challenge-classique-3

 

(classique d'octobre)

 

6 octobre 2014

Nancy Huston, L'empreinte de l'ange

l'empreinte de l'ange

Quatrième de couverture:

" Du bout de son index, Andras se met à dessiner son profil, commençant sur le front, a la naissance des cheveux, puis descendant délicatement entre les sourcils, suivant la fine crête du nez et se glissant dans la fossette entre la racine du nez et les lèvres. - C'est ici, dit-il, que l'ange pose un doigt sur les lèvres du bébé, juste avant la naissance. - Chut ! - et l'enfant oublie tout. Tous ce qu'il a appris là-bas, avant, en paradis. Comme ça, il vient au monde innocent... - Et çà s'arrête quand, l'innocence ? demande Saffie d'une voix rêveuse, remuant à peine les lèvres sur lesquelles le doigt d'Andras est encore posé. Toi, tu es innocent ? "

Je repoussais un peu la lecture de ce roman reçu lors du swap anniversaire il y a deux ans, en le commençant je ne savais pas du tout à quoi m'attendre, la quatrième de couverture est un extrait du roman et ne dévoile rien sur son contenu. Je n'ai pas cherché à en savoir plus et me suis donc lancée à l'aveugle. Sil le début ne m'a pas tout à fait convaincue, l'arrivée de Saffie, jeune allemande orpheline dans les années 50 et sa rencontre avec Raphaël, flûtiste de renommée, j'ai ensuite beaucoup apprécié la suite du roman.

Le personnage de Saffie est énigmatique, il est difficile de s'y attacher, mais on pour autant on veut percer son secret pour mieux la connaître. Cela nous mène à travers les rues de Paris et à Berlin pendant la seconde geurre mondiale. Par petites touches, Nancy Huston soulève des questions sur la responsabilité des civiles allemands, sur la culpabilité de leur descendance, sur la transmission d'un patrimoine lourd de conséquences pour aboutir finalement sur le traitement de l'Algérie Française à la fin des années cinquantes, sur l'engagement politique et les idées communistes, sur la façon de traiter els Algériens en France, à Paris au début des années soixantes.

C'est un beau livre, un livre fort, pour lequel Nancy Huston a su trouver les mots justes, avec une fin comme un coup de poing et un épilogue qui en dit beaucoup sans le dire, comme son titre, on sent une douceur à travers le récit, mais aussi une poigne, qui ne nous lâche plus.

C'est vraiment une très belle lecture que je vous recommande sans hésiter!

 

 

 

 

 

 

objectif pal

(32/78)

8 septembre 2014

Rona Jaffe, Rien n'est trop beau

rien n'est trop beau

Quatrième de couverture:

"Lorsqu'il fut publié en 1958, Rien n’est trop beau provoqua l'engouement de millions de lectrices américaines. Elles s'identifièrent à ces jeunes secrétaires venues d'horizons différents, employées dans une grande maison d'édition new-yorkaise, dont les rêves et les doutes reflétaient ceux de toute une génération de femmes. Si la ville semble leur offrir d'infinies possibilités professionnelles et amoureuses, chacune – l’ambitieuse, la naïve, la divorcée…- doit se battre avec ses armes pour se faire une place dans un monde d'hommes."

Voilà un livre qui a été remis au goût du jour avec la série Mad Men et ça tombe bien puisque Will m'a offert les deux, j'avais d'ailleurs repéré ce roman sur son blog. Voici son billet. Rona Jaffe dresse le portrait de femmes dans les années cinquante-soixante. Tour à tour nous suivrons l'une d'entre elle. Elles se connaissent toutes, travaillent dans la même entreprise, à des postes différents, et chacune ambitionne quelque chose, gravir les échelons pour devenir lectrice, se marier, devenir actrice ... Je n'ai pu m'epêcher bien sûr d'avoir en tête les personnages de Mad Men, que ce soit les femmes, secrétaires, ou les hommes qui occupent un poste important dans l'entreprise, et sortent avec ces secrétaires, pour boire un verre ou plus. 

J'ai de loin préféré le personnage de Caroline qui m'a semblé plus mis en avant que les autres, Elle apparaît comme une jeune femme indépendante, qui s'est affranchie de ses parents et qui n'a pas pour unique ambition de trouver un mari... Oui parce qu'à l'image des romans de Jane Austen, le mariage est toujours dans les années cinquante LE sujet d'actualité chez les jeunes filles. Notons que la libération sexuelle de la femme en France n'interviendra que bien des années plus tard. Les femmes cherchent un mari gentil, une jolie maison et un certain confort matériel. La plus représentative de ces femmes étant Mary Agnès. Il n'est d'ailleurs question à son sujet que des préparatifs de mariage et du mariage en question. 

L'histoire qui m'a le moins intéressée est celle de Gregg. Gregg est venue à New York dans l'espoir de devenir actrice, je ne me suis pas sentie proche de son personnage, mais elle m'a laissée quelque peu indifférente, un peu à l'image de son destin dans le roman ... 

Le personnage d'April m'a quant à lui agacée, mais comment peut-on être aussi naïve??? J'avais parfois envie de la secouer, et ça m'étonne que Caroline ne l'ait pas fait elle-même!!!

J'ai cependant apprécié suivre ces jeunes femmes, leur évolution au travail et dans leur vie personnelle. J'aurais cependant apprécié une toute autre fin, mais n'oublions pas que ce roman date de 1958. C'est une époque que j'aime toujours autant, mais purée, qu'est ce qu'ils buvaient/fumaient/mangeaient au resto à l'époque!!!

Aifelle l'a lu récemment aussi.

le mois américain

 

 Le mois américain chez Titine

Challenge-classique-3

((classique de septembre)

challenge pavé de l'été

(3)

objectif pal

 

(30/78)

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