Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Notes de lecture
Publicité
objectif pal
7 juillet 2015

Patti Smith, Just Kids

pattismith_justkids

Quatrième de couverture:

"C’était l’été de la mort de Coltrane, l’été de l’amour et des émeutes, quand une rencontre fortuite à Brooklyn guida deux jeunes gens dans la vie de bohème, sur la voie de l’art. Patti Smith et Robert Mapplethorpe avaient vingt ans ; elle deviendrait poète et performeuse, il serait photographe. À cette époque d'intense créativité, les univers de la poésie, du rock and roll et du sexe s'entrechoquent. Le couple fréquente la cour d’Andy Warhol, intègre au Chelsea Hotel une communauté d’artistes et de marginaux hauts en couleur, croise Allen Ginsberg, Janis Joplin, Lou Reed… 
Just Kids commence comme une histoire d'amour et finit comme une élégie, brossant un inoubliable instantané du New York des années 1960-1970. Avec pudeur et émotion, Patti Smith retrace l'ascension de deux gamins inséparables qui insufflèrent la même énergie à leur vie qu’à leur art."

En retard ... Je suis en retard... A la façon du lapin d'Alice aux Pays des Merveilles, je cours après le temps depuis deux semaines ... les fins d'années sont toujours blindées (de bbq et autres apéro hein, pas de boulot ...) le tout cumulé au déménagement dans une dizaine de jours, et aux travaux à boucler d'ici la fin de semaine, je ne sais plus où donner de ma tête ... Tout ça pour dire que je devais publier ce billet le 4 mais que ... 

Donc revenons à Patti Smith!! J'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture, et c'est sans grande susprise puisqu'il s'agit de ma période de prédilection, les sixties aux Etats-Unis!!! Patti n'est encore qu'une ado quasiment, lorsqu'elle débarque à New York avec sa petite valise, pas de boulot, et nullepart où aller, elle dormira quelques jours dehors ...Puis tout s'enchaîne, un petit boulot dans une bijouterie, elle fait la connaissance de Robert Mapplethorpe, et c'est ainsi que commence leur vie d'artistes bohèmes dans le New York des années soixantes. Ce roman est autant l'autobiographie de Patti que la biographie de Robert Mapplethorpe. Patti nous livre sans secrets le personnage complexe qu'était Robert, sa fibre créatrice, son talent, ses caprices et son amour pour Patti. A la fois muse, faire-valoir et en faisant preuve de beaucoup d'abnégation, Patti est celle qui aidera Mapplethorpe à percer dans le milieu artistique New Yorkais. Parallèlement, l'artiste se cherche, elle écrit, des poèmes d'abord puis des chansons. Chaque création des deux artistes se nourrit des personnes qui les entourent, de rencontres fortuites ou provoquées, de leur humeur, de ce qu'ils vivent. Une chose est certaine, ils ont connu la pauvreté, la misère, mais ce sont toujours rattachés l'un à l'autre pour avancer, avec pour seul objectif, vivre de leur art, et je dois dire que ça leur a plutôt réussi, même si malheureusement, Mapplethorpe est mort assez jeune. 

Ce récit fait par Patti Smith m'a donné envie de découvrir davnatage les deux artistes, pour moi, Patti était juste chanteuse et Robert simplement photographe mais ils ont fait bien plus que cela, et sont finalement tout deux des figures emblématiques de l'art du XXe siècle, au même titre qu'Andy Warhol ou Allen Ginsberg qu'ils ont d'ailleurs côtoyés. A lire donc si la période vous intéresse, vous ne serez pas déçus!

lire sous la contrainte

 

(lire sous la contrainte: un mot lié à l'enfance: Kids)

objectif pal

(21/32)

 

Publicité
15 juin 2015

Lecture thématique: un auteur anglais d'origine étrangère: Salman Rushdie, Furie

furie

Quatrième de couverture: 

"La furie s'est emparée du monde, de New York, du professeur Malik Solanka. Ce dernier a fui l'Angleterre, laissant derrière lui une femme et un enfant, et s'est établi à Manhattan pour «se déprendre et se refaire». Mais recommencer de zéro est tout un art quand on est poursuivi par des spectres, des furies, des souvenirs. Délaissant l'histoire des idées qu'il enseignait dans le Vieux Monde pour la fabrication d'étranges poupées pensantes aussitôt médiatisées, Solanka découvre que d'autres poupées, de sang et de chair celles-ci, subissent la colère d'un mystérieux assassin, le Tueur au panama. Gravitant autour du Professeur, des femmes aussi ingénieuses que belles vont tenter de sauver Solanka de cette furie qui le dévore de l'intérieur : la mystérieuse Mila et ses jeux érotiques à la limite du pervers, et la somptueuse Neela, la plus belle femme du monde, qui se sacrifiera au bout de la planète pour que Solanka puisse retourner chez lui, dans l'espoir de revoir son fils... "

Mon avis va être très bref, je n'ai absolument rien aimé dans ce roman, j'ai peiné tout au long de ma lecture, ne comprenant pas des pans entiers, lisant machinalement et me forçant! Pourquoi l'avoir lu jusqu'au bout? Un haut potentiel au masochisme c'est certain et insoupçonné jusqu'alors! Bon la vraie raison c'est que je n'avais que ça à lire dans le train alors j'ai persisté, et après avoir lu 200 pages je ne pouvais décemment pas arrêter il fallait que j'en vienne à bout, toujours bien sûr avec le mince espoir d'accrocher à quelque chose, un bout d'histoire, un personnage, mais non rien, que dalle, à aucun moment!! Je suis bien incapable de vous résumer l'histoire, j'ai espéré un sembalnt de palpitation quand il était question des meurtres de jeunes femmes, mais ça n'a pour moi pas décollé, ni au récit de science-fiction enchassé dans els élucubrations du professeur Solanka (si vous me connaissez vous savez que la science-fiction et moi ça fait 15) bref un ratage total!! Je ne suis pas prête de remettre le couvert avec Salman Rushdie, pourtant j'avais adoré Haroun and the sea of stories!

objectif pal

 

(19/32)

challenge petit bac

 

(titre en un seul mot)

mois anglais

 

Le mois anglais chez LouCryssilda et Titine 

Lecture thématique autour d'un auteur anglais d'origine étrangère

6 juin 2015

Paul Doherty, Le calice des esprits

le calice des esprits

Quatrième de couverture:

Le roi Philipe le Bel décide d'anéantir l'ordre du Temple. Rien ne prédestine alors Mathilde à servir les intérêts d'Isabelle de France, dite « la louve ». Nièce d'un érudit templier qui l'a initiée à l'art des potions, elle devient pourtant sa demoiselle de chambre et découvre très vite les dangers de la Cour... Entre les pourparlers du mariage d'Isabelle avec Édouard II et l'exil vers Londres, l'oeil vigilant de Mathilde sera vital au destin de la future reine»

Ce roman historique de Paul Doherty se déoule moitié en France, moitié en Angleterre et a pour trame le mariage d'Isabelle de France (fille de Philippe le Bel) au roi Edouard d'Angleterre. Rien de romantique à ce mariage, Philippe le Bel se sert de sa fille pour servir ses intérêts en Angleterre, et Edouard II accepte uniquement pour adoucir son peuple qui voit d'une très mauvais oeil sa relation avec son conseiller Lord Gaveston, qui n'a visiblement de Lord que le nom ... le tout sur fond de chasse aux Templiers, et trahisons ... Le Moyen-Age quoi...

J'ai tout d'abord eu beaucoup de mal à entrer dans l'intrigue, je trouvais l'écriture un peu trop historique, un peu comme si Paul Doherty voulait faire étalage de ses connaissances sur l'ordre des Templiers, mais finalement, à partir du moment où Mathilde entre à la cours de France je me suis faite à l'écriture, et le sujet m'a un peu plus intéressée. Mathilde et Isabelle sont très jeunes mais font toutes deux preuve d'un caractère fort, elles ne reculent pas devant leurs ambitions. 

Ce livre nous montre qu'à la cours, de France ou d'Angleterre, tout n'est que complot, les morts s'accumulent, et seules Mathilde et Isabelle semblent véritablement s'en préoccuper. La soif de pouvoir des deux rois ne semblent pas avoir de limite et Isabelle sera une carte majeure dans leur course au pouvoir. C'est un monde d'hommes où les femmes sont malmenées, et où la vie des hommes eux-même n'a que peu de valeur. Je me demande si tous les faits sont vrais, ou si Paul Doherty a pris certaines libertés, notamment en ce qui concerne les abus des frères d'Isabelle (futurs rois de France quand même) sur leur soeur!

Je lisais il y a quelques temps que notre époque était finalement la plus sûre, parce que la vie humaine a plus de poids qu'il y a quelques siècles, cette histoire en est effectivement la preuve ...

Choupynette a fait un billet sur ce roman il y a quelques jours...

 

mois anglais

 

Le mois anglais chez LouCryssilda et Titine 

 

lecture thématique: un roman historique

challenge petit bac

 

(Objet: CALICE)

objectif pal

 

(18/32)

21 mai 2015

Anaïs Nin, Venus Erotica

venus erotica

Quatrième de couverture:

"Les lecteurs du célèbre journal d'Anaïs Nin savent qu'en 1950, sur l'instigation d'un mystérieux collectionneur, Henry Miller et Anaïs Nin écrivirent des " érotiques ". Longtemps, ces textes furent mis en sommeil. Depuis sa publication, ce livre n'a cessé de figurer sur la liste des best-sellers et la critique a accueilli avec enthousiasme ces textes particulièrement révélateurs du talent romanesque d'Anaïs Nin."

Je vous préviens, je suis en mode prude ^^ parce que contrairement au titre évocateur est plein d'érotisme c'est bien de pornographie qu'il est question dans ce recueil de nouvelles!! Je n'ai rien contre l'érotisme, voire un peu de pornographie mais quand même trop c'est trop!!! Si la bisexualité est au coeur de ce livre, plus particulièrement chez les femmes, et si quelques scènes sont émoustillantes, bien d'autres sont dérangeantes voire complètement écoeurantes!  Anaïs Nin ne nous épargne rien des pervertissements de la sexualité: pédophilie, inceste, viol, zoophilie et nécrophagie, pour moi ce sont clairement des limites à ne pas franchir!!! Suis-je trop prude, ou vous aussi vous vous demandez comment elle a pu être publiée, que ce soit à l'époque ou même de nos jours? Certes l'écriture est vraiment très belle, fluide et dans sa globalité plaisante à lire, mais what the fuck j'ai envie de dire??? C'est dommage, il n'était pas nécessaire d'en faire autant pour être lue non? 

lire sous la contrainte

 

(21e session: cosmos)

objectif pal

(17/32)

 

18 mai 2015

John Steinbeck, En un combat douteux

en un combat douteux

Quatrième de couverture:

" - Le soleil va bientôt se coucher. A la nuit, ceux de la ville vont peut-être laisser passer nos hommes, mais nous, ils nous arrêteront. Ils veulent notre peau. Alors, je veux que tu t'en ailles, dès que la nuit tombera, et que tu retournes en ville.

- Pourquoi ? Mac le regarda de côté, puis fixa de nouveau son regard sur le sol.

- Quand je t'ai amené ici, dit-il, je croyais que j'étais très fort, et je suis persuadé maintenant que tu en vaux dix comme moi, Jim. S'il m'arrive quelque chose, on trouvera facilement vingt types qui pourront me remplacer. Mais toi, tu as du génie pour ce genre de travail. Le parti ne peut pas te sacrifier ainsi ; pour une petite grève de rien du tout. Ce ne serait pas raisonnable. "

Ca me laisse toujours un peu perplexe ces livres dont la quatrième de couverture est une citation du roman, celle-ci en plus intervient presque à la toute fin du livre et ne dévoile à priori rien sur l'intrigue. Je ne suis vraiment pas douée pour les résumés mais en quelques mots, Mac est au parti communiste, il forme Jim qui vient d'entrer au parti également. A deux ils pousseront des ouvriers (des ramasseurs de pommes) à la grève pour réclamer un salaire plus élevé. En effet, la pratique du travail saisonniers, mais surtout journalier dans les années trentes aux Etats-Unis étaient très courante. D'anciens fermiers venus d'autres états, des travailleurs, des hommes pauvres de manière générale, se faisaient employer dans des fermes pour ramasseur les fruits, le coton, le tabac etc. en fonction des saisons ... La demande étant bien plus forte que l'offre (conséquence de la crise de 29 aux Etats-Unis), ces hommes travaillaient pour une misère, étaient souvent logés sur place, on déduisait logement, parfois nourriture de leur salaire ... Ils survivaient plus qu'ils ne vivaient.

C'est le sujet très prisé de Steinbeck, sujet bien développé dans son magnifique roman Les raisins de la colère. Dans En un combat douteux, Steinbeck s'attarde peu sur les conditions de vie de ces travailleurs, mais plus sur la manière d'amener un groupe d'ouvrier à se mettre en grève pour réclamer plus... Les grèves étaient sévèrement réprimées, et souvent inutiles dans la mesure où les patrons trouvaient toujours des travailleurs encore plus démunis pour faire le travail. Je trouve que ce roman est un bon complément aux raisins de la colère, et vraiment riche en "ficelles" sur les mécanismes de rebellion, effet de groupes, et quelque part de propagande. Je trouve que les moyens employés par Mac ne sont pas toujours très honnêtes. Il se sert de ses pauvres gens pour défendre sa cause, et comme l'indique le titre ses arguments, ou ses manières d'agir sont parfois douteuses, voire complètement fumeuses et en cela, j'ai eu un peu de mal. Si j'ai vraiment beaucoup aimé l'écriture, je suis restée très en dehors de l'histoire et des personnages. Il n'était pas bon être communistre aux Etats-Unis (et je pourrais je crois conserver cette phrase au présent), du coup je me demande si Steinbeck n'a pas écrit son livre de cette manière pour ne pas s'attirer les foudres des américains influents, même si à mon avis ce n'est pas vraiment son genre ... Après je ne doute pas que c'était aussi peut-être une façon d'agir pour le parti communiste, du genre peu importe les moyens du moment qu'on arrive à nos fins ... Je ne sais pas trop .. Et vous l'avez-vous lu? Comment voyez-vous la chose?

Challenge-classique-3

 

(classique de Mai)

objectif pal

(16/32)

 

Publicité
26 avril 2015

Laura Kasischke, Les Revenants

téléchargement

Quatrième de couverture:

"Une nuit de pleine lune, Shelly est l’unique témoin d’un accident de voiture dont sont victimes deux jeunes gens. Nicole, projetée par le choc, baigne dans son sang, et Craig, blessé et en état de choc, est retrouvé errant dans la campagne. C’est du moins ce qu’on peut lire dans les journaux mais c’est une version que conteste Shelly. Un an après, Craig ne se remet toujours pas. Il ne cesse de voir Nicole partout… Serait-il possible que, trop jeune pour mourir, elle soit revenue ?"

 Je pressentais que j'aurai un peu les chocottes en lisant ce roman de Laura Kasischke donc j'ai attendu les vacances pour l'ouvrir. Pas mal de train devant moi et dix jours chez ma soeur, c'était donc parfait! Et j'ai bien fait parce que l'atmosphère du récit est pesante. J'avais peur que la quatrième de couverture ne dévoile trop d'informations mais non, c'est le point de départ du roman, qui est assez dense. Chaque chapitre se focalise sur un personnage, qui de près ou de loin est lié à l'accident de Craig et Nicole. La chronologie n'est absolument pas respecté, on oscille entre présent, passé immédiat, passé lointain sans prévenir, mais Kasischke est suffisamment clair dans ses propos pour que le lecteur ne se perde pas ni ne s'enmêle. J'ai beaucoup apprécié ces allers et venues dans le temps et dans les personnages. Chaque récit faisant écho au suivant, comme dans une caisse de résonnance. Plus le récit avance, plus le mystère s'épaissit, le fil est ténu entre réalité et fantastique, sans jamais en faire trop (je n'aime pas trop le fantastique), on s'interroge, on est perplexe, on devine à demi-mots, jusqu'aux cents dernières pages ou l'intrigue se dénoue fil par fil. Plus j'approchais de la fin, plus je voulais savoir! Je ne m'étonne pas que Kasischke ait reçu le prix des lecteurs pour son roman, le suspense est rondement mené, les personnages sont intéressants et sont à mon avis bien représentatifs des jeunes américains qui accèdent à l'enseignement supérieur. Kasischke soulève des questions sur le système universitaire américain mais surtout sur ces organisations un peu obscures que sont les sororités, qui ne font pas de cadeaux aux étudiants qui n'entrent pas dans le moule.

Je sais que Kasischke a quelques détracteurs sur la blogo, surtout depuis Esprit d'Hiver mais peut-être que ce titre-là pourrait en réconcilier certaines?

challenge petit bac

 

(la mort: REVENANTS)

objectif pal

 

(14/32)

24 avril 2015

Colum McCann, La rivière de l'exil

La-riviere-de-lexil_7598

Quatrième de couverture:

" Les douze histoires que raconte Colum McCann ne sont pas franchement faites pour se tenir les côtes. Mais elles font qu'on se tient le cœur qui, à les lire, bat plus vite et fond de tendresse. Dans chacune d'elles, il y a des gens qui sont loin de chez eux. Des Irlandais pour la plupart. Ils n'ont pas la vie qu'ils aimeraient. Ils se réfugient dans le rêve, la folie, la violence, le passé. [...] Accrochez-vous, c'est merveilleux ! Il y a, dans toutes ces nouvelles, une justesse de ton, un doigté, une élégance de sentiments, une grâce d'une douceur qui serre la gorge. Dans ces ciels tourmentés et lourds, ces destins minables et tragiques, passe une lumière qui fait lever le regard. Colum McCann, qui avait étonné et conquis tout le monde avec Les Saisons de la nuit, vient à nouveau de frapper. Et à douze reprises, encore ! Laissant le lecteur K.O., la tête pleine d'étoiles. " Stéphane Hoffmann, Le Figaro Magazine

 J'ai souvent du mal avec les recueils de nouvelles et celui-ci ne déroge pas à la règle. Colum McCann a choisi de nous parler des émigré irlandais aux Etats-Unis, si les histoires sont pour la plupart un peu sombres, l'écriture n'en reste pas moins plaisante à lire. Ce qui me gêne dans le format nouvelle c'est la brièveté du propos. Je n'ai pas le temps de m'attacher aux personnages, la fin arrive de manière trop abrupte et je ressens quasiment à tous les coups un sentiment de frustration. Ce ne fût pas le cas avec la nouvelle Je peux placer un mot? qui est un monologue intérieure d'une femme à sa soeur défunte qu'elle est en train de "préparer" pour l'enterrement. J'ai vraiment apprécié ce texte parce qu'il montre l'attachement des deux soeurs. Le récit à la première personne facilité l'identification, ce qui est un + à mon avis. Pour les autres nouvelles je crois qu'il ne me restera pas grand chose de ma lecture et c'est dommage.

 

objectif pal

(13/32)

21 avril 2015

Mark Watson, Eleven

eleven

Quatrième de couverture:

"La nuit, Xavier Ireland anime avec passion une émission de radio pour les Londoniens, à l'écoute de leurs espoirs, leurs peurs, leur doutes.
Le jour, c'est un solitaire, un homme volontairement coupé du monde. Jusqu'à sa rencontre avec une femme de ménage peu ordinaire qui va l'obliger à se confronter aux fantômes de son passé. Qu'il le veuille ou non, le destin de Xavier est lié à celui des autres, et le plus infimes de ses actes peut déclencher une série d'événements susceptibles d'affecter inéluctablement la vie de onze de ses concitoyens."

Voilà un livre raffraîchissant et prenant, lu en à peine un weekend, Mark Watson a su me tenir en haleine!

Xavier Ireland a débarqué en Grande-Bretagne quelques années plus tôt pour fuir un évènement douloureux survenu chez lui, en Australie. Il anime tous les soirs une émission de radio avec son acolyte un peu pataud, Murray. Des gens appellent pour parler de leurs problèmes, et Mark leur prête une oreille attentive tout en leur prodiguant des conseils ... Vous connaissez le proverbe, ce sont toujours les cordonniers les plus mal chaussés, Xavier s'il est investi à la radio ne l'est pas du tout dans la vie de tous les jours et prône un non-interventionisme en totale contradiction avec l'animateur radio qu'il est la nuit. C'est ce non-interventionisme qui va entraîner une suite d'évènements dont chaque conséquence aura une répercusion sur la vie d'une autre personne, et ainsi de suite touchant onze personnes ... L'histoire de ces onze perosnnes est abordée selon le prisme de l'évènement de départ. En parallèle, les souvenirs de Xaviern encore Chris à l'époque se mêlent à l'histoire, et nous font comprendre ce qui a amené l'animateur en Grande-Bretagne et pourquoi il est devenu soupe au lait.

J'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture, le personnage de Xavier est touchant, son rapport aux autres, à Murray, à sa femme de ménage sont intéressants. Le développement des personnages et histoires annexes sont faits avec suffisamment de finesse pour que les ficelles du destin qui les lie ne paraissent pas trop évidentes. L'humour British est bien présent sans en faire trop.

J'émets un seul bémol, sur la fin, qui à mon sens aurait été meilleure si différente parce que là elle est beaucoup trop frustrante!!!

 

objectif pal

 

(12/32)

challenge petit bac

 

(Titre un seul mot: ELEVEN)

30 mars 2015

P.D James, La mort s'invite à Pemberley

La-mort-sinvite-à-Pemberley

Quatrième de couverture:

"Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.
Dans La mort s’invite à Pemberley, P.D. James associe sa longue passion pour l’œuvre de Jane Austen à son talent d’auteur de romans policiers pour imaginer une suite à Orgueil et Préjugés et camper avec brio une intrigue à suspense. Elle allie une grande fidélité aux personnages d’Austen au plus pur style de ses romans policiers, ne manquant pas, selon son habitude, d’aborder les problèmes de société – ici, ceux de l’Angleterre du début du XIXe siècle."

J'ai laissé passé un peu de temps avant d'ouvrir ce roman de P.D James parce que je voulais oublier un peu les billets que j'avais lu à son sujet. J'ai globalement apprécié ma lecture même si un aspect du roman m'a un peu ennuyée.

En fait, ce que j'ai particulièrement aimé c'est de voir revivre Elizabeth et Darcy, alors même si ce n'edt pas sous la plume de Jane Austen, même si P.D James n'égale en rien l'auteur des personnages originaux, il faut s'en contenter, puisque c'est un fait, Jane Austen n'écrira pas d'autres romans... Les personnages renaissent donc avec P.D James, et elle a su en garder la saveur, même si le mariage a quand même bien restraint la fougue de notre chère Lizzie, le couple qu'elle forme avec Darcy n'en reste pas moins complice et enviable. Darcy a l'air d'accorder une grande importance à l'avis d'Elizabeth ce qui est somme toute assez rare pour l'époque, bon après c'est avec le regard de la romancière du 20è siècle, peut-être que Jane Austen aurait imaginé le couple tout autrement.

L'enquête et le retour de Wickam sont là pour pimenter un peu le récit, sinon en effet qu'y aurait-il eu à raconter? Sauf que voilà, pour moi cette enquête, qui est quand même le coeur du récit ne m'a pasd du tout convaincue, un epu tirée par les cheveux, un peu facile aussi mais surtout avec des ficelles un peu trop grosses. Mais ce n'est pas ce qui m'a le plus ennuyée, là où j'ai parfois trouvé le récit un peu lent c'est qu'on a à plusieurs reprises et par plusieurs personnages le même récit des évènements. Je sais que c'est pour coller au procédé de l'enquête, qu'on est au coeur des témoignages etc, mais lire au moins une dizaine de fois que Wickam a quitté le cabriolet au milieu de la forêt pour rejoindre le capitaine Denny, au secours!!! 

C'est donc un avis partagé, même si la nostaligie d'Orgueil et Préjugés fait plutôt pencher la balance favorablement, l'enquête "policière" n'est en soi pas une grande réussite.

 

challenge petit bac

 

(la Mort: MORT)

lire sous la contrainte

 

(lire sous la contrainte session avec un titre qui évoque la mort)

objectif pal

 

(10/32)

25 mars 2015

Olivier Adam, Peine perdue

peine perdue

Quatrième de couverture:

"Les touristes ont déserté les lieux, la ville est calme, les plages à l'abandon. Pourtant, en quelques jours, deux événements vont secouer cette station balnéaire de la Côte d'Azur : la sauvage agression d'Antoine, jeune homme instable et gloire locale du football amateur, qu'on a laissé pour mort devant l'hôpital, et une tempête inattendue qui ravage le littoral, provoquant une étrange série de noyades et de disparitions. Familles des victimes, personnel hospitalier, retraités en villégiature, barmaids, saisonniers, petits mafieux, ils sont vingt-deux personnages à se succéder dans une ronde étourdissante. Vingt-deux hommes et femmes aux prises avec leur propre histoire, emportés par les drames qui agitent la côte."

J'ai attendu le bon moment pour ouvrir le dernier roman d'Olivier Adam. Ce dernier n'a pas fait l'unanimité sur les blogs et du coup j'avais quelques craintes. Et mes craintes se sont confirmées quand j'ai commencé ma lecture! Le premier chapitre, point de départ de l'histoire, consacré à Antoine, un trentenaire qui vogue de petits boulots en petits boulots, qui s'est fait jeté par sa copine et qui ne sait pas vraiment comment aimer son fils ... Le genre d'histoire qui me déplaît de plus en plus ... C'est aussi le point de départ de la tempête le long de cette côte méditerranéenne, et ce sera le fil rouge de tous les chapitres, les éléments étants imbriqués les uns dans les autres, chaque personnage jouera un rôle même mineur dans l'histoire du personnage suivant. Heureusement je ne me suis pas arrêtée à ce premier chapitre, parce que les personnages suivants m'ont un peu plus accrochée. Pourtant à eux aussi la vie n'a pourtant pas souri, la plupart ont du mal à joindre les des bouts, ne sont pas en bons termes avec leur famille, ont des regrets, s'ennuient dans leur petite vie étriquée ... C'est jamais très réjouissant de lire Olivier Adam! Mais je trouve que de manière générale il trouve les mots justes, sans tomber dans l'appitoiement (ce que je lui reproche finalement pour le premier chapitre).

J'ai préféré les chapitres féminins aux chapitres masculins, les sujets y sont tout aussi déprimants, mais l'écriture est plus légère, un peu moins glauque. Ces femmes sont plus attachantes, et presque toutes donnent l'image de femmes fortes, qui se battent avec la vie, qui essaient de faire au mieux avec ce qu'elles ont. 

Est-ce que je recommanderai ce livre? Je ne sais pas... c'est un peu sombre, c'est une écriture qui arrive à me toucher, pour autant, ce dernier roman est peut-être un peu trop dans l'aire du temps, la crise, l'enfermement dans un milieu social ... Puisqu'Olivier Adam a pris le parti de faire intervenir autant de personnages, j'aurais aimé y voir une plus grande diversité, même si finalement, je crois que dans la vraie vie, les différentes couches sociales se croisent assez peu, et en ce sens son roman est très fidèle à la réalité.

En bref vous aurez compris le débat intérieur qui m'habite, mes avis sont partagés, et surtout contradictoires, une bonne quinzaine de jours après ma lecture, je n'ai toujours pas tranché!!

objectif pal

(9/32)

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>
Publicité
Archives
Publicité
Publicité