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Notes de lecture
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objectif pal
7 mai 2014

Hanif Kureishi, Quelque chose à te dire

quelque chose à te dire

Quatrième de couverture:

"Jamal, brillant psychiatre d'origine pakistanaise, mène une vie tranquille, auréolée de succès, dans la banlieue de Londres. Une façade de réussite qui ne laisse rien transparaître des troubles profonds qui le hantent. Jusqu'au jour où un ancien compagnon de route ravive la mémoire d'un amour perdu, brisé par le crime et la honte. Brillant, profond et drôle, Hanif Kureishi radiographie comme personne la société anglaise des années 1970 à nos jours et fait preuve d'une acuité hors du commun pour décrire les tourments d'une génération en conflit perpétuel avec ses origines et son passé, ses désirs et ses regrets."

Voilà un livre bien dense! Jamal vit à Londres, non loin de son ex-femme et son fils Rafi. Il est psychiatre, écrit des essais et bénéficie d'une certaine renommée. Gravitent autour de lui Henry, metteur enscène/réalisateur, sa soeur Miriam, mère célibataire haute en couleur, Bushy, chauffeur de taxi et d'autres personnages tout aussi extravagants. Jamal revient sur sa famille, son passé d'étudiant issu de l'imigration. Il est rongé par la culpabilité, aimerait revoir celle qui fût son premier amour mais cela ne se fera pas sans concessions et l'obligera à affronter ce qu'il tente d'oublier depuis vingt ans. Ce roman traite donc du sentiment de culpabilité, du pardon, de la responsabilité mais pas seulement...

La trame de fond m'a beaucoup plue. J'ai apprécié la manière dont Jamal règle ses comptes avec le passé et le regard qu'il porte sur celle qu'il a aimée. J'ai également apprécié les descriptions des différents quartiers de Londres souvent oubliés des guides touristiques mais qui contribuent à l'identité cosmopolite de la capitale britannique. Se plonger dans les familles pakistannaises et indiennes en Angleterre ou au pays était intéressant.

Ce qui m'a un peu moins plu et qui m'a même parfois ennuyée ce sont les histoires périphériques des perosnnages secondaires, celle d'Henry, de sa fille Lisa, de Karen, de Miriam même. Toutes finalement ne font qu'accentuer le côté pathétique du gratin londonien dopé à l'alcool, au sexe et à la coke.  Mais ce qui m'a le plus dérangée dans ce roman c'est la relation de Jamal avec son fils. Rafi insulte, malmène son père et celui-ci le raconte comme si c'était normal, il ne s'insurge pas et l'accepte comme le apssage obligatoire de 'ladolescence! Moi ça m'a choquée!

C'est donc une lecture en demi-teinte, si j'ai apprécié l'histoire principale j'ai été gênée par le côté foisonnant du roman qui nous perd parfois. Hanif Kureishi est un auteur à découvrir mais sans doute pas avec ce roman.

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 ( 10e session: Violet)

objectif pal

 

(19/78)

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28 avril 2014

Jules Verne, Voyage au centre de la terre

voyage au centre de la terre

Quatrième de couverture:

"Dans le cabinet encombré de l'excentrique professeur Lidenbrock, un parchemin couvert d'étranges caractères s'échappe d'un vieux manuscrit, œuvre d'un alchimiste islandais du Xvie siècle.
Le savant déchiffre alors un curieux message : une invitation à se rendre au centre de la terre ! Un mois plus tard, avec son neveu Axel et un guide islandais, Lidenbrock s'engouffre dans les entrailles de notre planète..."

C'est avec plaisir que je me suis plongée pour la première fois dans un roman de Jules Verne! C'était encore plus sympathique de le faire avec cette édition destinée à la jeunesse et dotée de quelques illustrations. Je n'aime pas vraiment la science-fiction donc j'appréhendais un peu cette lecture mais c'était sans compter sur le talent de Jules Verne pour nous raconter cette histoire improbable d'un vieux professeur qui s'est mis en tête d'aller au centre de la terre. Ce n'est pas sans préparation que le professeur Lidenbrock se lance dans l'aventure, mais tout de même le centre de la terre!

L'histoire nous est contée par le neveu du scientifique, sceptique quant à la réussite de son oncle mais qui n'ose l'abandonner dans ce périple, parfois au risque d'y laisser sa vie.

Les personnages sont dépeints avec beaucoup d'humour, le jeune Axel porte un regard très critique sur son oncle mais jamais empreint de méchanceté. Il transmet toute l'admiration qu'il a pour son seul parent, bien qu'il ne partage pas toutes ses ambitions, lui serait bien rester auprès de sa belle... Jules Verne nous parle également avec brio de l'Islande, telle qu'elle devait être à l'époque mais également telle qu'on se l'imagine, avec ses habitants taciturnes mais serviables, comme le pays, une terre un rbin hostile mais qui a beaucoup à offrir.

L'histoire en elle-même est plaisante, les personnages sont confrontés à de nombreux obstacles mais sous la tutelle du professeur ne renonce pas à leur projet d'arriver au centre de la terre. Il manque tout de même un peu de femme dans ce roman mais ce n'est pas grave, les liens qui unissent nos personnages suffisent et les différentes mésaventures nous tiennent en haleine tout au long du récit. Je relirai donc avec plaisir l'auteur, pourquoi pas dans cette édition.

 

objectif pal

 

(18/78)

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                                                                                                 ( 10e session: Violet)

Challenge-classique-3

Avril

challenge petit bac

( MATIERE: TERRE)

edit: il semblerait que mes images ne veulent pas s'afficher, j'essaie de comprendre pourquoi ...

15 avril 2014

Tonvoisin, Le grand livre des Cons

le grand livre des consQuatrième de couverture:

"Au bureau, dans votre immeuble, dans la rue, au resto : les cons sont partout ! Certains se dissimulent et attendent votre fameux dîner pour se révéler-vous exposante l'indigestion ; d'autres n'hésitent pas à s'affirmer et font de votre boulot un enfer ; les pires n'ont peut-être pas encore croisé votre route mais se creusent déjà la cervelle pour trouver un moyen de vous pourrir la vie !

À défaut de s'en débarrasser, autant apprendre à les reconnaître pour mieux les fuir, à les débusquer pour mieux en rire.Travailler avec des cons, Vivre avec des cons et Dîner avec des cons : trois volumes réunis en un guide indispensable et désopilant !"

Ce livre est divisé en trois parties: Travailler avec des cons, Vivre avec des cons et Dîner avec des cons. J'avais reçu il y a quelques années le Kit de survie dans un monde de cons offert par les éditions J'ai lu. Ce kit accompagné d'une poupée de chiffon à la manière d'une poupée vaudou était accompagné des deux premiers livres qui composent Le grand livre des cons. Mon billet n'est plus en ligne car à l'époque je m'étais faite insultée pour avoir osé émettre un avis négatif, comme le dit l'auteur "On est toujours le con de quelqu'un" et nous sommes bien d'accord...

J'ai sauté quelques pages pour cette relecture des deux premières parties. Si certaines phrases font encore mouche (exemple: "le connard est au con ce que la noblesse est à la bourgeoisie") j'ai à nouveau eu un peu de mal avec le fond. La forme elle est assez plaisante, nous apprenons à reconnaître les divers cons qui nous entourent et à réagir à leur(s) connerie(s), certaines situations lors du dîner sont cocasses bien que souvent exagérées ou invraisemblables.

Mon bémol est sans aucun doute lié à mon manque d'humour, mais quand même quel triste constat pendant cette lecture.. Nous ne sommes entourés que de cons! moi la première sans doute ;) c'est aussi sûrement pour cela que j'ai peiné à le finir ...

 

Un mot des titres

(session 23: LIVRE)

challenge petit bac

( GROS MOT: CON)

objectif pal

(17/78)

 

 

12 avril 2014

Annelise Heurtier, Sweet Sixteen

sweet sixteen

Quatrième de couverture:

"-Quand est-ce que tu avais prévu de nous en parler ? As-tu pensé aux conséquences de ta décision ? As-tu seulement compris que tu vas nous mettre en danger ?
Molly était d’abord restée sans voix, la bouche ouverte, hébétée.
– Un paquet de Noirs se sont fait lyncher, et pour moins que ça, ma petite fille ! avait hurlé sa mère.
Rentrée 1957.
Le plus prestigieux lycée de l’Arkansas ouvre pour la première fois ses portes à des étudiants noirs. Ils sont neufs à tenter l’aventure. Il sont deux mille cinq cents, prêts à tout pour les en empêcher. "

 

J'avais découvert ce roman jeunesse chez Valérie et elle me 'la offert pour mon anniversaire, je l'ai laissé un peu traîner avant de l'ouvrir et j'ai eu tort! Bien sûr le contexte historique dans lequel s'ancre cette histoire me tient à coeur comme vous le savez. Et tout au long de l'histoire j'ai eu en tête le tableau de Norman Rockwell que j'étudie en général avec mes 4e (à la fin du billet).

C'est un roman fort, qui suit la petite Molly du moment où elle prend la décision d'intégrer le lycée de sa ville avec 8 autres lycéens noirs. Autant vous dire que cela ne se passe pas aussi bien que prévu, les élèves blancs, et leurs parents sont tous hostiles à leur présence, à tel point que pendant un an les élèves noirs sont personnellement accompagné par un soldat de l'armée américaine. En effet, la mixité dans les écoles étaient à l'époque une décision du gouvernement fédéral, que certains gouverneurs d'Etat, principalement dans le sud se refusaient de mettre en application, ou en tout cas n'y mettaient aucune bonne volonté convaincu qu'ils étaient de l'infériorité des noirs.

Annelise Heurtier nous plonge dans l'univers des adolescents, aussi, voire encore plus racistes que leurs parents. Les épreuves subies par Molly sont encore plus dures à admettre qu'elles viennent d'enfants de son âge. L'alternance ces chapitres nous montre le mode de pensée des blancs de l'époque et c'est effrayant, cela permet de mieux comprendre comment et pourquoi finalement l'égalité a été très difficile à mettre en place. On sent chez Grâce une réflexion un peu moins tranchée, même si elle aussi fait preuve de racisme, elle s'interroge sur le bien fondé de ce mode de fonctionnement. Je pense que ce livre peut toucher les adolescents, leur faire mieux comprendre le contexte de l'époque. J'aimerais pouvoir en étudier un extrait peut-être en anglais avec mes élèves.

Pour ma part, j'ai apprécié cette lecture mais ce n'est pas le coup de poing que j'attendais. Certes le personnage de Molly, son courage et sa détermination m'ont touchée, les jeunes lycéennes m'ont profondément agacée, mais j'ai trouvé la fin un peu trop rapide. Le récit va crescendo c'est normal mais le retournement de situation arrive peut-être un peu trop rapidement, ou en tout cas sa résolution, du coup ça laisse un petit goût d'inachevé!

Valérie (merci pour la découverte), Lilly et Enna ont toute les trois apprécié également.

norman_rockwell_3_310

 

challengeus1

 

(14)

lire sous la contrainte

 

(GN + EPITHETE: 1)

objectif pal

 

(16/78)

challenge petit bac

( MOMENT: SWEET SIXTEEN)

31 mars 2014

Goethe, Les souffrances du jeune Werther

les souffrances du jeune werther

Quatrième de couverture:

"«Werther. Je me souviens de l’avoir lu et relu dans ma première jeunesse pendant l’hiver, dans les âpres montagnes de mon pays, et les impressions que ces lectures ont faites sur moi ne se sont jamais ni effacées ni refroidies. La mélancolie des grandes passions s’est inoculée en moi par ce livre. J’ai touché avec lui au fond de l’abîme humain… Il faut avoir dix âmes pour s’emparer ainsi de celle de tout un siècle.» À ces lignes de Lamartine pourraient s’ajouter d’autres témoignages : très tôt, le livre entre dans la légende, jusqu’au suicide, dit-on, de certains de ses lecteurs.
Si à sa parution, en 1774, il établit d’un coup la réputation du jeune Goethe encore presque inconnu, s’il est rapidement traduit en français, c’est sans doute parce que, dans ce roman par lettres dont la forme est depuis longtemps familière au lecteur, la voix même du personnage fait retentir l’intransigeance de la passion, mais c’est surtout que Werther, le premier héros romantique, exprime de manière éclatante la sensibilité aussi bien que le malaise de son temps où l’individu se heurte à la société."

Que dire si ce n'est que ce fût vraiment une souffrance de lire ce livre? J'imagine que je ne suis pas la première a usé de ce jeu de mot. J'imagine que je n'ai pas choisi le moment opportun pour ouvrir ce grand classique de la littérature allemande, mais tant pis! Je n'ai ni accroché aux personnages, ni à l'histoire et encore moins au style. Autant je m'étais régalée avec la Princesse de Clèves le mois dernier, autant j'ai peiné avec Werther. Le style des lettres m'a paru très lourd et alambiqué, Werther est un homme de lettres, sans doute trop pour moi! La fin s'améliore parce que le rythme s'accélère un peu et un narrateur autre que Werther, son ami me semble-t-il prend le récit en main. Je crois que ce qui m'a le plus gênée finalement c'est de n'avoir pas de réponses aux lettres de Werther. J'aurais préféré un échange avec son destinataire, ou bien peut-être aurait-il été plus accrocheur d'avoir également le point de vue de la belle Charlotte. Je suis triste quand même parce que je me faisais une joie de découvrir ce roman qui dormait dans ma PAL depuis trop longtemps!

Challenge-classique-3

 

(classique de Mars)

objectif pal

 

(15/78)

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21 mars 2014

Philippe Grimbert, Un secret

un secret

Quatrième de couverture:

"Souvent les enfants s’inventent une famille, une autre origine, d’autres parents.
Le narrateur de ce livre, lui, s’est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu’il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas… Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque. Et c’est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu’il lui incombe de reconstituer. Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l’Holocauste, et des millions de disparus sur qui s’est abattue une chape de silence.
Psychanalyste, Philippe Grimbert est venu au roman avec La Petite Robe de Paul. Avec ce nouveau livre, couronné en 2004 par le prix Goncourt des lycéens et en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle, il démontre avec autant de rigueur que d’émotion combien les puissances du roman peuvent aller loin dans l’exploration des secrets à l’œuvre dans nos vies."

J'ai vu l'adaptation du roman de Philippe Grimbert à sa sortie au cinéma en 2007. J'avais trouvé les personnages très bien interprétés par Patrick Bruel et Cécile de France. Des images du film me sont revenues pendant ma lecture. Le récit de ce jeune garçon est touchant. Il nous raconte l'histoire de ses parents pendant l'occupation allemande. Leur rencontre et sa naissance mais aussi leur passé avec un secret qui lui sera dévoilé, lui permettant de mieux les comprendre, de mieux se comprendre. C'est à partir du moment où il prend connaissance de ce passé que lui-même peut grandir plus sereinement et s'affirmer. 

Cette histoire en raconte une autre, celle des familles déchirées par les horreurs du nazisme et de la collaboration française et l'incompréhension des français qui se pensaient à l'abri des déportations. Philippe Grimbert fait passer beaucoup d'émotions par son narrateur, sa jeunesse et cette volonté de connaître l'Histoire à travers l'histoire de ses parents. Les mots sonnent justes, aucun parti n'est pris, et rien n'est dit directement de l'Histoire. C'est derrière le passé des adultes qu'on la devine. 

Ce livre mérite d'être lu et ce n'est pas étonnant qu'il ait pu séduire le lectorat lycéen lors du Prix Goncourt des lycéens en 2004. D'ailleurs, France 3 diffusera l'adaptation de 2007 Jeudi prochain.

objectif pal

(14/78)

17 mars 2014

Tracy Chevalier, Le récital des Anges

Le récital des anges

Quatrième de couverture:

"Londres, janvier 1901 : la reine Victoria vient de mourir. Comme la coutume l'impose, les familles se rendent au cimetière. Leurs tombes étaient mitoyennes, les Waterhouse et les Coleman font connaissance et leurs petites filles se lient immédiatement d'amitié. Pourtant, les familles n'ont pas grand chose en commun. L'une incarne les valeurs traditionnelles de l'ère victorienne et l'autre aspire à plus de liberté. Dans le cimetière, véritable cœur du roman, Lavinia et Maude se retrouvent souvent et partagent leurs jeux et leurs secrets avec Simon, le fils du fossoyeur, au grand dam de leurs parents. Lavinia est élevée dans le respect des principes alors que Maude est livrée à elle-même : sa mère, Kitty Coleman, vit dans ses propres chimères. Ni la lecture, ni le jardinage, ni même une liaison ne suffisent à lui donner goût à la vie. Jusqu'au jour où elle découvre la cause des suffragettes. La vie des deux familles en sera bouleversée à jamais."

Mmon avis sur ce roman est assez mitigé. J'ai apprécié certains aspects du roman mais d'autres m'ont profondément agacée, à commencer par les personnages. Je les ai presque tous trouvé antipathique, je crois qu'il n'y a que Simon, le fils du fossoyeur, qui m'ait plu et la petite Ivy May. Lavinia et Maude sont fatigantes, chacune à leur manière, et leurs mères n'en parlons pas!! Je crois que c'est ce qui m'a refroidie pendant ma lecture!

J'ai néanmoins apprécié l'alternance dans les points de vue, d'ailleurs heureusement parce que je n'aurais pas supporté une seule narratrice tout au long du roman!! Par le prisme des visites familiales au cimetière, Tracy Chevalier nous donne un aperçu d'une Angleterre en mutation après la mort de la Reine Victoria. Un parallèle est établie entre la poigne de fer avec laquelle cette monarque tenait son pays, et le laisser aller qui suit son décès, notamment en ce qui concerne les moeurs. Le couple Coleman semble un peu volage, même si le récit nous montrera une toute autre réalité. Ce roman est avant tout un roman de femme, sur le statut des femmes. L'engagement de Kitty auprès des suffragettes évoquent le droit de vote certes, mais aussi la représentation de la femme dans la famille, sa place, son rôle. En cela les deux familles sont foncièrement différentes, les mères mais aussi les filles. Maude, à l'image de sa mère ambitionne de faire des études, contrairement à Lavinia qui à l'instar de sa mère souhaite un bon mariage. Elles représentent donc chacune l'avenir des femmes, et le conservatisme de l'époque. Leur vision de la place de la femme, mais aussi de l'attachement à la famille et à ses morts marquent cette vision qui les oppose. De ce point de vue c'est un roman intéressant et riche en information sur les revendications des suffragettes. 

La fin est assez surprenante même si elle est bien préparée et quelque peu inévitable. Je pense même que Tracy Chevalier aurait pu se passer de l'ultime chapitre, le livre n'en aurait été que plus fort.

C'est donc malgré tout une belle déocuverte même si certains passages m'ont ennuyée.

objectif pal

(13/78)

lire sous la contrainte

(GN + GN: 5/5)

27 février 2014

Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves

la princesse de clèves

Quatrième de couverture:

"La Princesse de Clèves montre l'effet ravageur de la passion dans une âme qui se veut maîtresse d'elle-même. De la première rencontre avec le duc de Nemours jusqu'à la fuite finale dans le «repos», en passant par un aveu qui cause la mort de son mari, Mme de Clèves assiste lucidement à une déroute contre laquelle ses raisonnements restent impuissants. Mme de Lafayette combat ainsi une grande partie de la littérature amoureuse avec cette arme qui s'appelle l'«analyse». Mme de Lafayette ne l'a pas inventée. Mais jusque-là, elle ne servait qu'à expliquer le comportement des personnages. Ici, pour la première fois, l'analyse devient un moyen de progression et la substance même du récit. Cette audace explique la fortune exceptionnelle du roman, et sa nombreuse postérité."

Je ne sais pas pourquoi j'ai attendu si longtemps avant de lire ce grand classique de la littérature, sans doute un peu à cause de sa renommée justement! J'ai toujours un peu d'appréhension avant de me lancer dans les grands noms de la littérature, surtout s'ils datent d'avant le XIXe siècle! Jj'ai peur de ne pas comprendre l'engouement suscité par le livre, ou carrément de ne pas comprendre l'histoire, le style, l'époque etc. Et c'est bien souvent à tort... La Princesse de Clèves est un petit bijou. Bon j'avoue très franchement que j'ai d'abord été confrontée à ma méconnaissance des rois de France et des histoires de cour, mais grâce à la préface et aux quelques digressions de l'auteur sur certains personnages on comprend aisément qui est qui.

Ce que j'ai apprécié dans ce roman historique mais tout de même fictif c'est qu'on sait d'entrée de jeu quels sont les personnages fictifs. J'ai savouré cette plongée dans la cour du roi Henri II, les personnages, les conversations de salon, l'intrigue amoureuse mais surtout l'écriture de Madame de Lafayette. L'intrigue amoureuse est en phase avec son époque, le personnage principal fait preuve d'une volonté sans faille et est admirable pour cela même si secrètement j'aurais quand même aimé la voir succomber. Les quelques digressions tombent toujours à propos et permettent de mieux comprendre les intrigues secondaires. Le livre se lit avec beaucoup de facilité et de plaisir. La langue, soutenue, n'est pas un obstacle à la compréhension ou à l'avancée du récit, bien au contraire et pour une fois la lecture de la préface ne m'a pas gâché le plaisir de la lecture. En bref, j'ai passé un très bon moment de lecture, et je conseille ce livre à tous ceux qui veulent lire des classiques sans jamais trop oser de peur de ne pas accrocher.

Je ne peux d'ailleurs que vous conseiller d'aller lire le billet de George qui parle très bien du roman. 

Challenge-classique-3

 

(classique de Février)

lire sous la contrainte

 

(GN + GN: 3)

objectif pal

 

(12/78)

25 février 2014

Sarah Waters, Ronde de nuit

ronde de nuit

Quatrième de couverture:

"Dans un Londres écrase par le feu du Blitz se cache une autre guerre, celle des amours illicites, des trahisons et des espoirs brisés.

Quel fantôme du passé hante Helen qui subit, désemparée, le lent délitement de sa liaison interdite avec Julia ? Pour quelles raisons Kay erre-t-elle désormais, inconsolable, dans les rues de la ville ?

Pourquoi Viv, une jeune femme douce et glamour, ne parvient-elle pas à quitter son amant, un ancien soldat marié et père de famille ? La guerre a brassé ces destins qui avancent à tâtons pour reprendre leurs marques. Et pour beaucoup d'entre eux, la voie du bonheur dans un monde enfin apaisé va être aussi dangereuse qu'un tapis de bombes."

Je n'ai pas vraiment apprécié cette lecture qui a trainé en longueur  pendant deux interminables semaines! Je n'ai pas accroché aux personnages ni à l'histoire pourtant c'est un sujet qui avait à priori tout pour me plaire : les femmes en Grande-Bretagne pendant la seconde guerre mondiale. J'ai eu l'impression d'une succession d'anecdotes, pourtant les destins des personnages sont liés. Sarah Waters déconstruit le fil des histoires d'amour (ou d'amitié) de ses personnages en faisant deux bonds dans le passé, en 1944 puis en 1941 afin de mieux comprendre les personnages et ce qui les unis. Cela n'a aps suffit pour m'intéresser, et à la lumière des deux parties dans le passé, la première me paraît encore plus fade! Dommage! 

Un point positif cependant pour les scènes où Kay et son amie Mickey tentent de venir en aide aux londoniens touchés par les bombardements, le personnage qui m'a tout de même touchée est celui de Viv' dont la situation est délicate et qui montre bien la manière dont vivait une jeune femme célibataire à l'époque... Il me reste un roman de Sarah Waters dans ma PAL, je vais attendre un peu avant de l'en sortir.

Vous pouvez cependant aller lire des avis plus positifs, celui de Valérie et Sybille, un peu plus mitigée que moi, et celui de Manu plus enthousiate. 

challenge petit bac

 

(MOMENT / TEMPS: NUIT)

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(noir)

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( GN + GN )

objectif pal

(11/78)

 

14 février 2014

Eva Rice, Londres par hasard

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Quatrième de couverture:

"Tara, adolescente un peu fantasque dont l’enfance a été assombrie par la mort tragique de sa mère, vit avec son père vicaire et ses sept frères et sœurs dans un presbytère de Cornouailles. Quand, lors d’un mariage, elle est remarquée par un producteur de disques pour sa belle voix, sa vie tranquille de jeune provinciale va basculer. Bientôt, accompagnée de sa sœur Lucy – ravissante jeune femme qui brise tous les cœurs mais qui ne rêve que de vieilles pierres –, elle partira pour Londres où elle enregistrera un disque, connaîtra le succès artistique en même temps que ses premiers amours avec un photographe de mode. Les deux filles seront plongées dans le bouillonnement culturel du Londres des « Swinging sixties ». Lucy va même se rapprocher d’un certain chanteur et joueur d’harmonica qui deviendra par la suite l’une des plus grandes icônes de l’histoire du Rock.

Dans ce roman « vintage », où les éléments de fiction et de la réalité se croisent et s’entremêlent, l’auteur dresse un tableau saisissant et nostalgique de cette époque, nous immergeant dans l’ambiance survoltée qui accompagnait les débuts des Beatles et des Stones, quand Londres était la capitale de la musique et de la mode. Une foule de personnages singuliers se dresse autour de Tara et de sa sœur, et les intrigues et imbroglios amoureux et familiaux se multiplient. Tara va triompher de bien de mésaventures dans ce roman initiatique plein d’espièglerie et d’humour, teintée de cette petite musique très personnelle qui donne tout son charme aux romans – so British – d’Eva Rice."

 

C'est un très bon roman que signe Eva Rice. Je crois que je l'ai même préféré à L'amour comme par hasard. J'ai beaucoup apprécier retrouver les personnages de ce dernier, Charlotte, mais surtout Inigo qui m'avait déjà beaucoupl plu à l'époque. Comment rester indifférente à ce beau brun taciturne? Fils de bonne famille et musicien! L'histoire de Tara Jupp est rondement menée. Une belle histoire familiale d'abord, puis une histoire d'amitié teintée de romance. Pour autant je ne qualifierai pas ce roman de chick-litt. Le background culturel est riche et l'époque dans laquelle est ancré le récit ne le permet pas. Après les années cinquante, Eva Rice s'est attaquée aux sixties avec en fil rouge deux thèmes présents également dans L'amour comme par hasard: la musique et les maisons victoriennes.

En ce qui concerne la musique, l'auteur nous montre l'envers du décor des faiseurs de disques à succès, des chaneurs d'un soir à l'poque où le Palladium faisait salle combre tous les soirs. Les sixties britanniques ont été riches musicalement même si la jeunesse semble moins débridée qu'outre-Atlantique. Néanmoins les mentalités changent, les filles Jupp, bien que filles de pasteur, sont plutôt jeunes et Tara va à Londres alors qu'elle n'est pas encore majeure. Elles craignent leur père mais sont à peu près livres de leurs mouvements.

Pour contraster les changements de l'époque, les grandes demeures victoriennes sont majestueuses et veulent être sauvées. Seules témoins d'une époque révolue, leur prestance et toute la magie qui s'en dégage reste immuable.

Dans ce roman les Rolling Stones côtoient ces maisons d'exception, le grand Capability Brown fait écho à Jane Austen et Dickens alors que les jeunes vibrent au son d'Elvis. Tout ce que j'aime! 

1 % 2013 

(5/6 )

challenge petit bac

(LIEU: LONDRES)

objectif pal

(10/78)

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