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Notes de lecture

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16 octobre 2010

Richard Van Camp, Les délaissés

les_delaissesQuatrième de couverture : « Fort Simmer, Territoires du Nord-Ouest, Canada. Nouvelle année scolaire et nouveaux enjeux pour Larry, seize ans, un Indien dogrib. Il devient le meilleur ami de Johnny, turbulent, grande gueule, détesté ; et il fond devant Juliet Hope, la plus belle fille du lycée qui lui préfère... Johnny. Quel avenir pour cette relation triangulaire, rythmée par le heavy metal, l'alcool et la fumette.

Mais Larry n'a hélas pas que des amis : il se fait souvent tabasser par les Blancs. Certes son talent de conteur lui est d'un grand secours, mais quelle est cette histoire d'incendie, d'enfant brûlé et de brutalités qu'il aime raconter ? Réalité ou fiction ? Souvenirs ou hallucinations ? Pourquoi Larry entretient-il des rapports si tendus avec sa mère ? Et que s'est-il passé avec son père ?

Un roman où la rage de vivre l'emporte sur la violence des événements.

Un roman où la réconciliation, avec soi-même et les autres, s'associe aux rêves d'une vie meilleure
. »

 

Tout d’abord un grand merci aux Editions Gaïa et à Blog-O-book qui m’ont permis de passer un agréable moment en compagnie de Larry !

Le ton est donc donné, j’ai apprécié cette lecture. J’ai un peu de mal à lire ces derniers temps à cause du travail (et encore plus à tenir mes billets à jour !) et l’écriture de Richard Van Camp est assez fluide pour m’avoir tenue en haleine pendant deux heures sans me lasser de ses personnages un peu loufoques et parfois désolants. Et oui désolants ils le sont. J’ai parfois eu l’impression de me retrouver en face de mes élèves et me suis sentie tout aussi désarmée et pourtant je me suis quand même attachée à Larry et son ami Johnny et même à Juliet. De la même manière qu’on finit par s’attacher à certains élèves… Nous sommes donc plongés dans les quartiers assez défavorisés d’une petite ville du Canada mais les préoccupations ce ses adolescents sont assez semblables j’imagine à toutes les préoccupations des adolescents, même si au final je n’ai pas l’impression que l’histoire se place dans un contexte actuel, je l’imagine plus facilement fin des années 80 début des années 90. Qu’en pensez-vous ?

Les références à la chasse, aux chiens de traineaux, aux communautés indiennes m’ont rappelé mon séjour au Québec et j’ai aimé être replongée dans cet univers. Même si finalement je n’arrive toujours pas à comprendre comment il est possible, à notre époque, de trouver encore des réserves d’Indiens mais bon il n’est pas question de ce débat dans le livre.

On a en filigrane de l’histoire toute la tradition orale des tribus indiennes avec les histoires de Larry, on devine que ces histoires son sa propre histoire mais on imagine difficilement qu’elle puisse être vraie. Et pourtant son corps porte la trace que c’est bien réel. Il n’y a pourtant aucune indication temporelle de quand ça s’est passé, l’âge qu’il pouvait bien avoir ni combien de temps il lui a fallut pour guérir ce qui accentue le sentiment d’irréel, de conte raconté par un gamin un peu paumé pour se prouver qu’il existe, pour avoir une certaine légitimité face aux autres. Cette légitimité il la trouve bien sûr grâce à son ami Johnny qui devient un peu son modèle et qui l’embarque dans des plans plus foireux les uns que les autres et qui au final s’avèrera être le plus faible des deux.

Larry finira par se trouver grâce à la figure paternelle  de Jed qui dès son apparition dans l’histoire semble « calmer un peu le jeu ». Un personnage très touchant selon moi, de même que Donny, le petit frère de Johnny.

On ressort de cette lecture avec le sentiment d’avoir rencontré des gamins un peu perdus, sans repères, sans figure d’autorité à laquelle se raccrocher, sans affection et qui se cherchent encore, qui tentent de se construire leur propre identité.

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9 octobre 2010

Read-A-Thon

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Le grand jour arrive!!! Vous pouvez venir m'encourager sur ce billet :)

Ma liste de lecture:

Les délaissés de Richard Van Kamp.

Mercy Thompson, Le baiser du fer Tome 3 de Patricia Briggs

Mercy Thompson, La croix des ossements, Tome 4 de Patricia Briggs

La Trahison de Thomas Spencer, de Philippe Besson

Histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe

et puis le reste de ma PAL si je change d'avis en fait!

Je pense que le Poe peut faire partie du défi classique, les Mercy Thompson pour le défi créatures de la nuit, Fantasy (si c'en est mais je n'en suis pas sûre j'ai besoin d'une confirmation), le mini défi Saga of course puisque j'ai prévu deux tomes, et donc le mini défi auteur, par la force des choses. Je pense que je peux également m'engager pour le défi multi-genres. Je pense que j'ai fait le tour!

Go go go!

 

11H00 : J'ai finalement commencé avec le tome 3 de Mercy Thompson, une soixantaine de pages lues, deux chapitres et un verre de jus d'orange wouhou!

12h00: 117 pages, trois chapitres et une lessive étendue plus tard ... je vais lire encore un peu et je ferai un sort à mes fajitas :) et vous vous en êtes où?

13h00: repas pris 138 pages, j'ai donc peu avancé et ai pris le temps de déguster mes fajitas :), le café passe et je m'y remets!

14h00: quatre heures passée et je poursuis mon rythme de croisière tranquille, 200 pages lues!

15h00: 250 pages, huit chapitres ... Mes yeux fatiguent un peu je vais m'accorder une pause en m'attelant à la vaisselle wouhou!

16h00 300 pages ... gros soupir ah Adam ..... 

17h00 350 pages et presque 11 chapitres, je fatigue...

18h00: et un bouquin de terminé un (ce sera le seul de terminé je pense hein) 410 pages donc pour ce 3e tome de Mercy Thompson. Le temps de me faire un petit goûter (oui à 18h) pain grillé, gelée de groseille et lait froid et j'entame le tome 4!

19h00: déjà 9 heures de lecture et 460 pages à actif ... la lecture à la lumière artificielle va débuter dur dur de tenir le rythme, d'autant que la police de ce tome est plus petite que pour le précédent!

20h00: 495 pages lues, mon rythme est ralentie, je me suis octroyée une pause apéro (eau surimi voyez la pénurie du frigo...) et un appel à ma mère qui s'est fait renversée par une voiture hier! La musique des voisins du dessous m'insupporte (tant par son volume que pour leurs goûts de chiottes) et la gamine des voisins d'en face braille comme tous les soirs ... à part ça RAS

Ah oui je tenais à vous signaler que moi aussi je veux un Adam qui me protègerait, pas besoin qu'il se transforme en loup garou les soirs de pleine lune, n'exagérons tout de même pas!

21h00: 540 pages go go go pour la dernière heure! un pipi, un verre d'eau et ça repart!

22h00: Finiiiiiiiiiiiiiiiiii avec un total de 603 pages youhouuuuuuu!

3 octobre 2010

Denise Hamilton, Los Angeles Noir

Los_angeles_noir« Le tableau atypique et détonnant d'une ville mythique. Toute la faune de LA est passée au crible, des castes les plus évidentes - starlettes d'Hollywood, flics modèles du LAPD, émigrés ayant fait fortune, familles richissimes de Beverly Hills - aux populations les plus underground - mafia des femmes de ménage, gangs ultraviolents, travailleurs clandestins, has been fauchés... Toute la galerie des habitants prend vie dans une topographie mi-réelle mi fictive. »

Je ne sais pas pourquoi dans ma tête j’associais un peu le roman noir au côté gothique et à la littérature du 19e siècle ! Mais non en fait après une discussion avec un ami à propos du recueil de Denise Hamilton il était évident qu’il était plutôt question du courant américain du roman noir, rien à voir donc avec le gothique mais plutôt avec le policier, les hard-boiled detective à la Sam Spade ! Shame on me j’avais pourtant suivi un cours sur ça à la fac !! Bon je m’égare !

Je remercie l’équipe de Bob et les Editions Asphalte pour ce partenariat ! Quand je me suis inscrite je n’avais pas imaginé que le bouquin pouvait en fait être un recueil de nouvelles (c’était pourtant tout à fait logique, blonde power inside) c’est le côté découverte d’une ville par le prisme de plusieurs histoires qui m’intéressait. De plus, la présentation laissait à penser que ce serait une lecture dans la veine de L.A Story de James Frey. Mais en fait non, enfin si mais pas vraiment.

Puisque le principe de la collection est de réunir des nouvelles relevant du roman noir, nous n’avons pas un kaléidoscope d’anecdotes, de personnages, de vies en tout genre sur Los Angeles. Les nouvelles réunies par Denise Hamilton nous montre un peu les « dessous » de Los Angeles, ceux qui font la une des journaux, des faits divers. On y trouve des personnages atypiques, attachants, ou complètement antipathiques, des gens qu’on aimerait aider parce qu’ils se mettent dans une merde pas possible, et d’autres qui nous agacent, voire nous révolte. Par contre un certains nombres d’entre eux m’ont complètement laissée indifférente. Oui je sais, vous savez aussi, que je n’aime pas tellement ça les nouvelles ! Difficile donc d’en rendre bien compte. Mais détrompez-vous, ce fut une lecture assez agréable, qui convenait d’ailleurs parfaitement à mon rythme de lecture actuel : très sporadique.

Puisque je n’arrive pas à faire un billet qui rendrait compte du recueil dans sa globalité je vais vous parler de certaines nouvelles qui m’ont plus marquées que les autres et que j’ai apprécié, ou pas justement.

Une époque dangereuse d’Emory Holmes II nous donne une image bling bling de Los Angeles, celle qu’on associe aux rappeurs américains parce que c’est celles qu’ils véhiculent dans leurs clips, grosses voitures, belles femmes métisses en général, tenues bling bling, casinos ou hôtel de luxes et drogues. Un vrai cliché !

Dans 90210, Morocco Junction, Patt Morrison nous donnes à voir un Los Angeles plus humain et subtil, plus touchant. Elle dresse le portrait d’une mère qui voue un amour inconditionnel à son enfant sur fond bien sûr de luxe, d’apparences et de trahisons. Elle soulève la question des limites de l’amour maternel, ou plutôt des non limites. Jusqu’où une femme est-elle prête à aller pour protéger ses enfants mais surtout au final, sa réputation ? Cette nouvelle m’a beaucoup plu.

De même que Lazar à Hollywood de Hector Tobar où il est question des armes aux Etats-Unis et de la facilité pour els enfants de s’en procurer une. L’inspecteur de police est assez typique dans ses réactions, grand blasé qui voue une obsession à sa cause. Il y a beaucoup de cynisme dans cette nouvelle qui au final tourne un peu à l’absurde et pourtant on n’a pas l’impression qu’elle véhicule une opinion sur les armes justement, pas d’implication de l’auteur. Celui-ci nous décrit simplement les faits tels qu’ils sont. 

Je voulais également vous citer un passage de La clochette de Jim Pascoe, je n’ai pas particulièrement aimé cette nouvelle que j’ai trouvé très étrange, sans début ni fin au final mais cet extrait m’a marqué : « Dans la vrai vie, les histoires ne se terminent jamais véritablement ; elles ne font que se transformer. Si l’on est pris dans un mariage sans amour, on ne peut pas tout simplement écrire « fin » et passer à l’histoire suivante. Non, on fait des choix et on change, notre histoire change. Un personnage principal est écarté. Un second rôle prend de plus en plus d’importance. De nouveaux personnages apparaissent.

Rien ne s’arrête jamais, même pour une seule seconde. »

J’ai également trouvé touchante la nouvelle de Brian Ascalon Roley, Liens de sang. Cette nouvelle nous montre la volonté des personnages de protéger les leurs coûte que coûte. Beaucoup de tendresse se dégage du narrateur qui se veut dur à cuir. Mais encore une fois, les personnages font justice eux-mêmes. C’est assez fidèle à l’image qu’on se fait de l’américain moyen en fait, avec son arme chez lui et ses allures de sheriff.

J’ai trouvé peu d’intérêt aux nouvelles comme When the ship comes in ou Apparences, que j’ai trouvé absurde où elles font un peu état de violence gratuite.

Ce fût donc en somme une lecture mitigée, la ville de Los Angeles en prend pour son grade. Comme si chacun s’attacher à nous montrer l’envers du décor, les travers de la vielle. Les personnages ont du vécu, ils n’ont pas une vie facile et on est loin du strass et des paillettes hollywoodiens. La trahison et la violence dominent sur un fond de luxe ou d’exploitation à outrance. L’infidélité, le mensonge et le « paraître » règnent en maîtres sur la ville et l’idée de communautarisme est largement mise en avant. Je suis bien tentée par la lecture des autres recueils de la collection, wait and see !

Une dernière citation pour la route et encore merci à Bob et aux Editions Asphalte, ça m'a permis de découvrir certains auteurs!

« Cette ville mythique est animée d’une vie propre, et son cœur bat au rythme des mille histoires qui se déroulent au même moment. »

26 septembre 2010

Emma Campbell Webster, Jane Austen et moi

Jane_austen_et_moiQuatrième de couverture: "Votre nom: Elizabeth Bennet. Votre mission: faire un mariage de raison et d'amour, tout en évitant les scandales de famille. Vous n'avez pour vous que votre esprit vif, votre bon sens, votre beauté "passable", et vous devez vous frayer un chemin à travers une infinité de choix qui détermineront votre propre destin romantique (et financier). Ne vous êtes-vous jamais demandé ce qui serait arrivé si Elizabeth avait accepté la proposition de Mr. Darcy, d'Orgueil et Préjugés, dès leur première rencontre? Ou si elle s'était sauvée des bras de Mr. Darcy pour se jeter dans ceux du capitaine Wentworth, de Persuasion? Voici l'occasion de le découvrir. Jane Austen et moi est ancré dans Orgueil et Préjugés, mais les choix proposés tout au long du livre vous mèneront au cœur des autres romans de Jane Austen, et dans un territoire imaginaire.
Jane Austen et moi est un labyrinthe d'amours et de mensonges, de séductions et de scandales, de mésaventures et de mariages, un véritable défi et un ravissement pour tous les amoureux de Jane Austen. La mission d'Elizabeth réussira-t-elle? Son destin est entre vos mains."


Je n’ai pas grand-chose à dire sur cette lecture si ce n’est que c’est une vraie déception ! Je ne sais pas si c’est à cause du livre en lui-même ou à cause de l’édition mais il y a de nombreuses incohérences dans le changement des pages qui au final ne permet pas de « jouer » le personnage principal. On est amené à répondre à des questions, ou faire des choix entre diverses situations mais parfois le choix n’est pas possible puisque par exemple la solution A nous ramène à une page déjà lue, s’offre donc à nous que la solution B. De plus il semble que les « bonnes solutions », celles qui feront de nous une future épouse épanouie soient en fait simplement les choix que fait Elizabeth dans Orgueil et Préjugés. J’aime beaucoup ce livre d’Austen et je le connais assez bien pour qu’il me soit conté par une tierce personne qui m’enlève et m’ajoute des points tout au long de l’histoire. A cause donc de cette mauvaise pagination je me suis rendue compte en lisant les notes à la fin du livre que j’aurais pu également faire des incursions dans les autres romans de Jane Austen, ça m’a encore plus gâché le plaisir ! J’aurais aimé moi être un mélange d’Elizabeth, Elinor ou Fanny ! La quatrième de couverture était bien plus alléchante que le contenu du livre en lui-même, dommage !

Un petit plus avec les illustrations de Pénélope Bagieu que j’ai reconnues dès le premier coup d’œil sur la couverture.



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11 septembre 2010

Jack Kerouac, Le vagabond solitaire

le_vagabond_solitaireQuatrième de couverture: "Le vagabond solitaire, c'est " un recueil de morceaux... qui ont été rassemblés ici parce qu'ils ont un thème commun : le voyage ". Ces pérégrinations recouvrent les Etats-Unis du nord au sud et d'est en ouest, le Mexique et une partie de l'Europe dont la France, que Jack Kerouac considère comme sa seconde patrie. Tour à tour cheminot en Californie, aide-cuisinier sur un cargo, flâneur avec les beatniks de New York, Jack Kerouac part à l'aventure et déclare qu' " il n'est rien de plus noble que de s'accommoder des quelques désagréments que nous apportent les serpents et la poussière pour jouir d'une liberté absolue ".

De même que pour Pensée magique, Le vagabond solitaire n’a pas été une grande surprise. J’ai même été un peu déçue par rapport à Sur la route. On retrouve bien la plume de Kerouac sur son thème de prédilection qu’est le voyage mais justement j’ai eu un peu de mal à embarquer avec lui. Ses réflexions sont parfois tellement alambiquées qu’il est difficile d’en suivre le fil. C’est pourtant propre à la littérature de l’époque, l’écriture de l’instant, dans la lignée d’Allen Ginsberg mais ça ne m’a pas emballée plus que ça cette fois-ci. Peut-être mes goûts ont-ils changé. Pourtant on y trouve les thèmes des années beatniks que j’apprécie, le voyage, l’errance, aller toujours plus loin, le recul de la frontière, partir de rien…

J’ai, par contre, aimé connaître l’origine de son nom. Qui aurait cru qu’il avait des origines bretonnes ? Pas moi en tout cas !

J’ai beaucoup apprécié la lecture de ses pérégrinations en Europe surtout lorsqu’il décrit les différents tableaux qu’il observe dans les musées français et londoniens. Le livre est parsemé de références littéraires et c’est un peu à double tranchant. Elles sont parfois très intéressantes mais d’autres fois elles tombent comme un cheveu sur la soupe et on a l’impression qu’il veut nous étaler sa connaissance…

Ce fut donc pour moi une lecture assez mitigée, j’ai véritablement apprécié un quart du livre et le reste m’a ennuyée.

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4 septembre 2010

Objectif PAL, Le livre de Septembre: Emile Zola, Au Bonheur des Dames

au_bonheur_des_damesQuatrième de couverture: "Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s'amoncellent, éblouissants, délicats, de faille ou de soie. Tout ce qu'une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d'enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace. Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d'elle le symbole du modernisme et des crises qu'il suscite. Zola plonge le lecteur dans un bain de foule érotique. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie."


Attention, pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire je vais dévoiler certaines choses qui pourraient vous gâcher le plaisir de la lecture !

J’ai d’abord eu quelques difficultés pour accrocher à l’histoire que j’ai trouvé au début un peu trop banale et les personnages m’agaçaient voire m’étaient antipathiques. Puis finalement, au fil des pages mes préjugés se sont estompés et j’ai carrément aimé !

Tout le livre réside sur les épaules de Denise et le magasin est un personnage à part entière, pas étonnant qu’il donne donc son titre au livre. Les nombreuses descriptions des différents rayons et étalages en mettent plein la vue. Ca m’a donné envie de voir, de toucher les étoffes voire d’acheter !

Dès l’arrivée de Denies au Bonheur des Dames, on sait que Mouret va s’éprendre d’elle. Elle ne le sait pas encore mais Zola nous met sur la piste dès leur première rencontre. Elle semble elle aussi charmée mais c’est pourtant avec force et détermination qu’elle se refuse à lui.

La métaphore de la machine, du monstre est très présente dans l’histoire. C’est un sujet cher à Zola que j’avais apprécié dans Germinal et que j’ai apprécié ici aussi. C’est un peu la métaphore des avancées techniques, de l’évolution et de la transformation de l’économie. Cette machine qui semble broyer tout sur son passage est contrastée par la force tranquille de Denise, en apparence fragile mais qui saura se servir de cette machine et évoluer avec elle sans pour autant se perdre dans les excès contrairement à Clara par exemple.

L’histoire va crescendo concernant l’avenir de Denise et Mouret et puis viens l’exposition de blanc, splendide, qui revêt chaque rayon du magasin. Le lecteur avance dans cette cascade de blancheur et j’ai eu l’impression qu’un autel était érigé à la jeune fille, symbolisée par sa droiture et sa pureté. Elle est souvent appelée « la vierge ». Il était donc évident qu’elle finisse par céder à Mouret mais pas de n’importe quelle manière…

J’ai trouvé très intéressant d’être plongée dans ce contexte de commerce, vente, chiffre, tissus tout en ayant un aperçu de l’envers du décor avec la façon dont vivaient les employés de ces grands magasins qui ont fait la renommée de Paris.

Une très bonne lecture donc voire même un coup de coeur!

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31 août 2010

Objectif PAL

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Alors que je poursuis valeureusement l'Objectif PAL lancé par Antigone en 2009 (Souvenez-vous je me suis lancé le défi de réduire ma PAL de moitié pour janvier 2011, j'ai donc 23 livres à lire d'ici là...), cette dernière qui ne s'en sort toujours pas avec sa PAL vient de modifier les règles du jeu! Il ne faut maintenant plus vouloir à tout prix faire baisser cette PAL coûte que coûte mais lire au moins un livre de notre PAL par mois. Toutes les explications ici. C'est donc tout naturellement que je rejoins les nombreux blogueurs à la PAL plus ou moins importantes et sélectionnerai parmi mes lectures LE livre PAL du mois tout en essayant d'atteindre mon objectif de 50%. Vous suivez toujours?
Pour le mois d'Août Antigone m'a comptabilisé L'amour comme par hasard d'Eva Rice et je vous annonce le Bonheur des dames de Zola pour le mois de septembre (billet prévu samedi si tout va bien!)


J'en profite également pour souhaiter une bonne rentrée aux quelques enseignants qui passent par ici!

28 août 2010

Augusten Burroughs, Pensée magique

pens_e_magiqueQuatrième de couverture : "Une apparition minable et sans suite dans un spot télévisé : c'est ainsi que les rêves de gloire d'Augusten se sont bien trop vite envolés. Il faut dire que depuis l'enfance sa vie flirte avec des sommets tragi-comiques. De la délirante conviction d'avoir été adopté à une étrange fascination pour les lotions capillaires, ses premiers déboires ont tôt fait de le rendre alcoolique. Et lorsqu'il tourne le dos aux frasques d'antan, s'il rencontre l'amour et le succès, ce n'est certainement pas le fruit du hasard. Il y a tant de choses qu'Augusten contrôle par la seule force de son esprit… D'épisodes déjantés en aventures insolites, Augusten Burroughs éclaire d'un jour loufoque des secrets parfaitement universels et se moque de nous autant que de lui-même. Et si l'autodérision était la clé de son rendez-vous manqué avec le destin ?"

Et voilà j’ai trouvé un nouvel appart et c’est donc en direct de mon nouveau chez moi que je peux écrire mes quelques billets de retard !

 

La lecture de Pensée magique s’est révélée sans grande surprise. Tant la narration que l’histoire restent dans la lignée de Courir avec des ciseaux et Déboires : sexe, drogue et loufoqueries de l’auteur en somme. Rien de bien extravagant pour les années 80 à New York… C’est probablement toute son histoire mais finalement ça lasse. Augusten Burroughs l’avoue d’ailleurs dans son « roman », il ne sait écrire que sur lui-même, en ce sens c’est très réussi, Augusten nous sert du Augusten à toutes les sauces. Serais-je donc au bord de l’indigestion ? J’ai eu parfois l’impression qu’il tentait de faire du Burroughs ( William cette fois) ou du Kerouac mais avec un espèce de mauvais goût en ce qui concerne le sexe !

 

Quelques passages m’ont tout de même fait sourire, voire rire et notamment celui anecdotique de l’opossum mangeur de crottes. Augusten et son ami jettent les crottes de leur chien dans une poubelle située dans une espèce de grange au fond du jardin où chaque nuit un opossum vient se régaler…et figurez vous que ma sœur stocke les couches de ma nièce dans un sac dehors (oui parce que dans la poubelle de la cuisine ce serait l’infection !), et un matin on a trouvé le sac éventré et les couches éparpillées sur la terrasse ! Charmant n’est-ce pas ?

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24 août 2010

David Foenkinos, la Délicatesse

 la_delicatesseQuatrième de couverture : Tout va pour le mieux pour la belle et discrète Nathalie jusqu'au jour où elle perd l'homme qu'elle aime dans un accident. Elle sort de son deuil d'une façon inattendue, par un baiser anodin avec un collègue de travail qui n'avait a priori rien pour lui plaire. Le rendez-vous est pris avec l'amour!

J’ai trouvé que c’était un roman qui portait très bien son titre, tout en délicatesse, l’auteur fait évoluer ses personnages eux même très délicats. Dès le début de l’histoire, beaucoup de tendresse se dégage entre les personnages voire même de l’écriture. Je me suis beaucoup attachée à Nathalie.

David Foenkinos soulève des questions sur l’amour au-delà de la mort, sur la vie qui s’arrête ou continue. C’était donc une lecture très touchante mais pourtant sans véritable surprise. On s’attend aux évènements, peut-être d’ailleurs la quatrième de couverture des éditions Piment en dit trop. Finalement on s’attend à l’arrivée de Markus et à ce qu’il se passe quelque chose, donc ça nous enlève une partie de la découverte. La lecture est tout de même agréable grâce à la sensibilité des personnages, la douceur de l’écriture et finalement la lenteur de la narration.

J’ai bouclé mon challenge du 1% littéraire, qui est d’ailleurs terminé depuis le le 31 juillet mais il y a encore quelques auteurs/titres de cette rentrée que j’ai envie de découvrir. La question maintenant est de savoir si je rempile pour l’année 2010 avec Schlabaya  qui prend le relais de Levraoueg.

17 août 2010

Eva Rice, l'amour comme par hasard

L_amour_comme_par_hasardQuatrième de couverture : 1954. Pénélope et Charlotte, deux jeunes anglaises issues d'un milieu d'aristocrates désargentés, sont folles du chanteur Johnnie Ray, qui fait fureur sur la scène musicale des deux côtés de l'Atlantique. Harry, le cousin de Charlotte, essaie de reconquérir une extravagante actrice américaine qui s'est fiancée avec un autre. Pénélope est subjuguée par l'irrésistible Rocky Dakota, agent de cinéma hollywoodien de vingt-cinq ans son aîné. Mais Rocky va-t-il s'intéresser à elle ou à sa mère, une veuve éblouissante qui ne s'est jamais remise de la mort de son mari adoré, tué à la guerre ? Un magnifique manoir qui menace de tomber en ruines sert de toile de fond à ce marivaudage à l'anglaise dans lequel Eva Rice réinvente les jeux de l'amour et du hasard à l'époque de la naissance du rock'n roll. Ce roman plein d'esprit et d'intelligence nous fait connaître une galerie de personnages plus attachants les uns que les autres, dans une Angleterre d'après-guerre où la modernité vient heurter les traditions les mieux enracinées.

C’est avec plus de deux mois de retard que j’écris mon billet sur l’Amour comme par hasard donc je vais essayer de fouiller dans mes souvenirs. Ne croyez pas que cette lecture m’a déplu bien au contraire, j’étais en pleine préparation d’inspection !

J’ai d’abord eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, je trouvais ça assez improbable qu’une inconnue invite la narratrice chez elle pour prendre le thé… et puis finalement je me suis attachée à Pénélope et Charlotte, Harry et sa mère.

J’ai été charmée par la plongée dans l’Angleterre des années soixante et les liens d’amitié qui se tissent entre ces deux jeunes filles autour de leur amour pour le rock’n’roll et leur idole Johnnie Ray. J’ai aussi beaucoup apprécié les deux personnages masculins tout à fait opposés. Le frère de Pénélope tout à fait en phase avec son époque, à la recherche de sensations, toujours à la pointe des nouveautés concernant le rock et qui voue une passion au cinéma, un peu l’image que je me fais des jeunes des American sixties et à l’opposé, Harry, le cousin de Charlotte, un peu plus classique, un sombre dandy britannique, tel qu’on pourrait s’imaginer Oscar Wilde.

Cette opposition dans les personnages se retrouve tout au long de l’histoire. Ce livre nous donne à voir l’opposition (qui est toujours un peu vraie d’ailleurs je trouve) entre deux époques, deux modes de pensée en Grande-Bretagne : un élan vers la modernité vs. Une société un peu plus traditionnelle et vieillotte mais non moins charmante. La mère de Pénélope est représentative de cette vieille Angleterre traditionnelle, attachée à leur demeure autrefois somptueuse mais qui tombe maintenant en ruines parce que trop coûteuse à entretenir. Elle est aussi la figure de l’amour inconditionnel que l’on peut vouer à quelqu’un.

En bref j’ai passé un excellent moment, et j’ai refermé ce livre un peu enchantée comme si j’avais lu un conte de fée (même si ça n’a rien à voir). Sur la quatrième de couverture, il y a une citation d’une journaliste d’Elle qui dit que ce livre est à « mi-chemin entre Jane Austen et Sex and the City » mais je ne suis pas vraiment d’accord, c’est très loin des considérations de Carrie Bradshaw et ses amies !

C’est ma 3e lecture pour le Challeng’O’swap puisque j’avais reçu ce livre lors du swap un air de vacances par Hérisson08.

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