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Notes de lecture

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14 mai 2011

Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien

M_moires_d_HadrienQuatrième de couverture:

"Cette oeuvre, qui est à la fois roman, histoire, poésie, a été saluée par la critique française et mondiale comme un événement littéraire. En imaginant les Mémoires d'un grand empereur romain, l'auteur a voulu "refaire du dedans ce que les archéologues du XIXe siècle ont fait du dehors". Jugeant sans complaisance sa vie d'homme et son oeuvre politique, Hadrien n'ignore pas que Rome, malgré sa grandeur, finira un jour par périr, mais son réalisme romain et son humanisme hérité des Grecs lui font sentir l'importance de penser et de servir jusqu'au bout.

"... Je me sentais responsable de la beauté du monde", dit ce héros dont les problèmes sont ceux de l'homme de tous les temps : les dangers mortels qui du dedans et du dehors confrontent les civilisations, la quête d'un accord harmonieux entre le bonheur et la "discipline auguste", entre l'intelligence et la volonté."

 

L'heure est grave mes amis, j'ai perdu mon carnet de lecture! Certes cela traduit le désordre ambiant qui reigne chez moi mais quand même comment est-ce possible? Ce petit carnet turquoise qui accompagne mes lectures depuis janvier 2010 a disparu (et donc toutes mes notes, citations, blogs and so on qui s'y trouvaient compulsés!). J'espère (après avoir bougé certains meubles) le retrouver quelque part où je n'aurais pas cherché, plutôt que de l'avoir jeté par mégarde avec une pile de vieux magazines... :(

Ce billet et les deux prochains seront donc rédigés de mémoire plus ou moins incertaine, oui c'est déjà prouvé ci-dessus que je perdais la tête...

Revenons à notre empereur... Honnêtement je ne sais absolument plus comment ce livre a aterri dans ma PAL mais il n'avait pas franchement grand chose à y faire! Non mais c'est vrai est-ce que ça m'intéresse moi la vie des empereurs romains? pas vraiment! et le seul lien que je vois entre ce livre et moi, c'est le fameux mur d'Hadrien construit au nord de l'Angleterre!

Le récit est cependant bien documenté, nombreux détails de la vie d'Hadrien sont fournis, on pourrait même croire qu'il a été écrit par le narrateur lui-même. L'écriture est agréable mais ça n'a pas suffit pour me rendre l'histoire intéressante. J'ai régulièrement lu les pages sans forcément les imprimer, juste parce que je n'aime pas abandonner un livre. C'est dommage parce qu'il y avait certains passages intéressants mais je suis totalement passée à côté.

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(10/26)

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(11/56)

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10 mai 2011

Alice Walker, The color purple

 

the_color_purpleQuatrième de couverture:

The Color Purple is the story of two sisters—one a missionary to Africa and the other a child wife living in the South—who remain loyal to one another across time, distance, and silence. Beautifully imagined and deeply compassionate, this classic of American literature is rich with passion, pain, inspiration, and an indomitable love of life.

Le résumé est en anglais car j’ai lu ce livre dans sa version originale, je remercie d’ailleurs Isleene qui m’a fait découvrir cette auteur que je ne connaissais pas grâce au swap des grandes romancières anglophones  organisé par Elizabeth Bennet l’année dernière. Cette lecture m’a beaucoup émue et je pense qu’elle me restera longtemps encore !

Je commence donc par une courte citation qui explique le choix du titre «  The color purple, this color that is always a surprise but everywhere in nature. »

L’histoire est faite à partir des lettres de Celie à  destination de Dieu, à qui elle écrit pour ne pas porter en elle toutes ses peines et sa colère, mais aussi simplement pour continuer à écrire, ne pas perdre l’usage de la langue qu’elle a apprise à l’école, voire même au final, juste exister dans un mon où les femmes ont peu de place pour s’exprimer, encore moins les femmes noires. Nous sommes dans la première moitié du vingtième siècle, l’esclavage est certes aboli mais la condition des noirs n’est pas encore ce qu’elle est de nos jours, surtout dans le sud des Etats-Unis, le racisme et les rapports de domination des blancs sur les noirs sont omniprésents. Pourtant ce livre ne se penche pas tellement sur ces rapports de domination, non, il entre dans la vie des femmes noires au sein de leur propre communauté.

On sait dès le début que cette histoire sera dure, non acceptable, surtout avec notre regard du 21 siècle ! La première lettre de Celie raconte un viol, celui qu’elle subit régulièrement de son père. Elle énumère les faits de façon froide et brutale, comme si de toute façon il n’y avait rien à y faire, que c’était le déroulement logique des choses, elle veut en protéger sa sœur, mais elle ne se révolte pas pour se protéger elle, elle subit, tombe enceinte, sa mère meurt, son enfant aussi, ou est abandonné, voire vendu. Nous observons els scènes à travers l’œil de Celie, elle-même ne connaît pas le sort de son premier enfant, ni du second.

Le mariage la sortira de cet engrenage, mais ce n’est pas non plus un soulagement, son mari ne vaudra pas forcément mieux que son père et elle n’a toujours pas le droit d’exister en tant que femme, c’est une bonne travailleuse au champ, une bonne ménagère, la maison est toujours propre les repas toujours prêts, et une bonne mère, elle s’occupe bien des enfants de son mari même s’ils le lui rendent mal. Mais elle n’est toujours pas Celie, d’ailleurs elle ne signe pas ses lettres.

L’arrivée de la chanteuse Shug changera les mentalités au fil du temps, mais cela prendra des années pour que Celie puisse exister seule.

Le récit de Nettie en Afrique noire est tout aussi poignant et nous donne un aperçu de ce que les missionnaires faisaient en Afrique, de leurs missions et la façon dont ils étaient reçus. Nettie soulève également des questions sur les rapports entre dominants noirs et dominés envoyés en esclavage sur le nouveau continent en échange d’argent et de biens. Elle dénonce l’exploitation des ressources et de l’espace par les pays colonisateurs tels que la Grande-Bretagne et les Pays-Bas.

Les récits de ces deux femmes montrent la force et la détermination de leurs personnages, l’amour et le dévouement envers les siens, et surtout l’espoir qui permet de vivre séparés, les ressources que l’on puise en soi, en la foi, en les autres pour avancer et ne pas se lamenter ! Alice Walker nous montre comme les gens finalement peuvent changer malgré tout grâce aux autres.

La lecture en VO a parfois été gênante pour al lecture des lettres de Celie qui forcément utilise beaucoup de slang et ne manie pas bien els pronoms et les conjugaisons. Ses lettres sont le reflets de son éducation qui s’est arrêtée très tôt mais aussi, sa difficulté à s’exprimer à mettre des mots sur des sentiments.

J’ai donc beaucoup aimé cette lecture, mon seul bémol serait la fin, j’aurais préféré que le livre s’arrête avant la dernière lettre de Celie. Je ne vous gâche pas le dénouement mais si certain(e)s souhaiteraient discuter de cette fin par mail je suis toute ouïe !

J’aimerais beaucoup voir l’adaptation faite par Spielberg !

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8 mai 2011

Un dimanche à ... Marseille :vue du parc Pharo

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Les dimanches en photos sont  aussi chez : Evertkhorus,   MyaRosa,   Lounima,      Tiphanie, Hilde,   Cacahuete,      Lisalor,   Choupynette,      EloraMelisende,     Fleur, Une    maman, Liliba,     100choses,     Anjelica,      Myrtille,      Sandrine, Hérisson,     Mohamed SemeUnActe,    Ankya,    Grazyel,   TinusiaKatellChocoLatite, Sofynet, Art Souilleurs, Dounzz, SeriaLecteur, Minifourmi, Azilice, Scor13, Stieg,

5 mai 2011

Objectif Pal de Mai: Jack Kerouac, Big Sur

big_surQuatrième de couverture:

"Le héros de ce roman, Jack Duluoz ou Ti Jean, n'est autre que Jack Kerouac, l'auteur de Sur la route. Au bord de la folie, le Roi des Beatniks cherche à fuir l'existence de cinglé qu'il a menée pendant trois ans et part pour San Francisco. Il se réfugie au bord de la mer, à Big Sur, dans une cabane isolée. Après quelques jours de bonheur passés dans la solitude à se retremper dans la nature, Duluoz est à nouveau saisi par le désespoir et l'horreur. Aussi revient-il à San Francisco où l'attendent le monde, les beatniks, l'érotisme. Mais il ne retrouve pas la paix pour autant."

Elle est loin ma jeunesse où j'étais fan de Sur la route, tout comme l'été dernier avec Le vagabond solitaire, je suis déçue. Pour la seconde fois je n'ai pas réussie à entrer dans els délires alcoolisés et paranoïaques de l'auteur. Mon appréciation de Sur la route n'étais-elle qu'un mirage? où la rebellion adolescente m'a permis d'être plus réceptive? Je sais que le côté vagabond nonchalant est le propre de cette période et de l'attitude du parfait beatnik mais ça ne me correspond plus vraiment! Je pense que je vais arrêter Kerouac pour un moment...

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          (9/26)        

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(10/56)                       (3/3)

 

Mon Tiny challenge est réussi, je m'inscris donc pour le Medium Challenge (entre 4 et 7 lectures, et soyons fous je vise les 7 livres!)

4 mai 2011

Vendredi Lecture

Je sais parfaitement que nous sommes mercredi, ne vous inquiétez pas je ne suis pas encore passée du côté obscure de la force! Le vendredi lecture késaco? Tous les vendredis, les lecteurs (blogueurs ou pas) font part de leurs lectures via Twitter (qui ne m'a pas encore eue!) ou via facebook (la page ici). Les lectures de chacun sont ensuite récapitulées sur le blog du Vendredi Lecture.

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A quoi ça sert? et bien à échanger sur ses lectures, à satisfaire sa curiosité à piocher des idées chez les autres lecteurs, à réagir sur le vif sans attendre que le billet soit publié, à avoir une excuse de plus pour traîner sur facebook, à découvrir aussi de nouveaux auteurs, blogueurs et j'en passe! En bref à vendredi!

Bon c'est mieux expliqué ici et .

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3 mai 2011

Emile Zola, La Curée

 

la_cur_eQuatrième de couverture

« La curée désigne en vénerie la part de la dépouille animale que l'on réserve aux chiens après le trépas de la bête. C'est ici, dans ce deuxième tome des Rougon-Macquart, la ruée servile vers les richesses du Second Empire dont chacun veut sa part, dans une succession d'images saisissantes : une clique d'aventuriers attablés à la France et distribuant les miettes, Paris souillée, éventrée et bientôt vautrée, complice de sa fête, " l'orgie des appétits et des ambitions ", la satiété et l'inassouvissement, la double fièvre de l'or et de la chair. »

(ce résumé vient d’une édition plus récente du Livre de Poche que la mienne)

 

Le livre s’ouvre sur des mondanités et  nous donne un aperçu du beau monde qui se promène en voiture dans Paris. Ce premier chapitre est consacré à deux personnages : Maxime et sa belle mère, mais qui sont-ils ? au début il est difficile de le dire, j’avoue que j’étais assez perdue n’ayant pas de résumé, ni l’arbre généalogique des Rougon-Macquart à portée de main !

On obtient les explications un peu plus tard, Aristide Saccard n’est autre qu’Aristide Rougon qui a fait changer son nom, fils de Pierre Rougon et frère donc de Sidonie et Eugène Rougon ! Aristide est donc arrivé à Paris avec son épouse qui mourra peu de temps après, il épouse une seconde femme : Renée, et fait revenir son fils laissé en pensionnat à Plassans.

Ce second volet met l’accent sur l’avidité des personnages, celle d’Aristide d’abord avec son besoin de gagner toujours plus d’argent, ses spéculations sur les grandes constructions de Paris, l’impression qu’il laisse de tirer toutes les ficelles de l’administration. Avidité que l’on retrouve chez Renée, très dépensière contrairement à son mari qui lui ne fait que spéculer, et vendre pour gagner plus d’argent. L’avidité chez Renée se manifeste par le biais de ses toilettes, toutes plus exubérantes les unes que les autres, ses bijoux, la décoration de son intérieur mais aussi la passion dont elle dispense son amant. Chez Maxime, le fils l’avidité est plus subtile, il semble plus malin que les deux autres, il prend ce qu’on lui donne, devient le favori des dames du monde, l’ami, le confident mais au final il reste lui aussi dominé par ce besoin d’argent … Le titre est donc parfaitement choisi et les personnages secondaires ne sont pas en reste.

Comme pour chacun des livres faisant partie des Rougon-Macquart, Zola ancre ses personnages dans un contexte historique qui donne sa couleur à chacun des romans. Ici nous sommes toujours sous le  Second Empire et c’est la transformation de Paris dont nous sommes les témoins : la démolition, les grands boulevards et les grandes constructions. J’avoue avoir été un peu perdue dans les explications concernant les expropriations !!

Ce tome m’a moins plu que le premier mais j’ai quand même admiré les nombreuses description des toilettes, des intérieurs, des rues et des manigances des uns et des autres.

La suite au prochain épisode ;)

1 mai 2011

Un dimanche à ... Marseille : sur la route du Rove

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30 avril 2011

Swap Red is so British

En début d'année je m'étais inscrite au swap Red is so British organisée par Val. Val a décidé de nous faire plaisir tout au long de l'année puisque son swap c'est un peu comme les métaphores ... il est filé! Plusieurs swap donc cette année sur le thème des couleurs (pour mettre de la couleur dans nos Palà Chaque couleur est donc associée à un thème, et oui effectivement le rouge se marie très bien avec la Grande-Bretagne, après tout leurs bus, cabines téléphonies et boîtes aux lettres ne sont-elles pas rouges?

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Pour ce premier swap donc, j'étais en binôme avec Enna. Non seulement j'ai pris plaisir à préparer mon colis, mais en plus j'ai été vraiment gâtée par ma swappeuse! Et en prime j'ai découvert un blog intéressant, avec des lectures qui se rapprochent des miennes, que demander de plus?

Bon ok j'arrête les blablas et je vous montre mon colis!!

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Commençons par les livres:

A quand les bonnes nouvelles de Kate Atkinson

De Pierre et de Cendre de Linda Newbery

Confessions of a Jane Austen addict de Laurie Viera Rigler

Ces trois livres étaient dans ma PAL, j'ai déjà lu plusieurs titres de Kate Atkinson et celui là me faisait de l'oeil depuis un moment déjà, j'ai souvent croisé le second sur la blogo et j'avais envie de découvrir cette auteur et enfin pour le dernier on s'en doute la Jane Austen addict est curieuse de découvrir ce titre!

La carte et les marque-pages: les fameuses boîtes aux lettres, des bateaux aux voiles rouges et un marque-page souvenir from UK!

Les gourmandises : un creamy egg!!! et là je dis Oh My God! j'en avais pas mangé depuis mon année d'assistannat dans le Lincolnshire! J'aime beaucoup, bon le tôt de glycémie explose à 100 % avec ça, mais c'est bon la glycémie non? :p

des biscuits au chocolat enrobés de chocolat (devrais-je écrire un bouquin genre confessions of a choco addict?, ba j'suis sûre que ça doit déjà exister ^^) et des Munchies que je n'ai pas encore goûté.

et enfin les surprises: et là Enna m'a vraiment vraiment gâtée! un Slat avec d'un côté les cabines téléphoniques, de l'autre un bus, déjà adopté pour transporter mes manuels scolaires (oui tout ne rentre pas dans mon cartable) comme ça je peux frimer au collège devant les p'tits 6e (ceux-là même qui m'ont cru quand je leur ai dis qu'il fallait qu'ils se dépêchent de sortir de la classe à la récréation sinon j'allais être en retard au mariage, niark niark, et même qu'ils m'ont cru, bon ok pendant 5 minutes), deux serre-livres pour ma PAL en VO, un porte clé qui a servi à financer le voyage des élèves d'Enna, qui rejoint mon trousseau de passe-partout du collège, un petit carnet pour ma Wish List et enfin la panoplie de la parfaite prof d'anglais avec un crayon à papier,une gomme et un taille crayon à l'effigie du Union Jack!

Je dis plein de merci à Enna (que j'ai l'impression de ne pas remercier assez!!!) pour ce colis so British et so Red! Et un grand merci aussi à Val pour l'organisation.

Et en attendant l'été, rien de mieux qu'un colis aux couleurs du grand large!

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28 avril 2011

Jean-Philippe Blondel, Le baby sitter

le_baby_sitterQuatrième de couverture:

"Dix-neuf ans. Étudiant. Pas d'argent. Pour pouvoir remplir son frigo et s'amuser un peu, il n'y a guère de solutions. Travailler dans un fast-food. Surveiller les activités périscolaires. Ou opter pour le baby-sitting. C'est ce que choisit Alex, finalement. Mais lorsqu'il dépose son annonce à la boulangerie du coin, il est loin d'imaginer la série de personnages qu'il va rencontrer, et à quel point cet emploi va modifier sa perception du monde. Il ne peut surtout pas se douter combien sa présence va influer sur la vie de ses nouveaux employeurs. Parce que, au fond, ce que l'on confie à un baby-sitter, pour quelques heures, c'est ce que l'on a de plus précieux - ses enfants, sa maison, le coeur même de son existence.

Un roman sur les liens que l'on tisse et sur ceux que l'on tranche - et sur cette humanité qui tente, bon an mal an, de tenir et d'avancer, en rêvant de courir et de dévaler les pentes."

 

Le baby-sitter nous permet de faire une incursion dans la vie des gens que l’on croise tous les jours sans forcément leur prêter attention, de nos voisins de palier ou de la boulangère du quartier, ce livre parle des « vrais gens » j’ai envie de dire.

Les personnages de Jean-Philippe Blondel sont soignés, je n’ai à aucun moment eu l’impression d’avoir affaire à des clichés, la femme divorcée, l’étudiant fauché, le père débordé. Non, chacun a sa propre personnalité, intervient à sa façon dans l’histoire. Alex va changer quelque chose dans la vie de tous ses employés et chacun de ses employés va lui apporter quelque chose également.

Ce roman nous parle des liens étroits qui se tissent entre les gens, de l’amitié qui naît là où on ne s’y attendrait pas, et surtout de l’avenir, des différents chemins que l’on prend et de leurs conséquences, des regrets ou remords causés par les choix que nous faisons. Vous ne vous êtes jamais demandé vous «  qu’est ce que je serais devenu(e) si j’avais pris telle ou telle direction étant jeune ? »

Au final Alex nous montre qu’il faut savoir prendre ce que l’on nous donne, sans toujours essayer de comprendre pourquoi.

Quelques extraits :

« Alex voit scintiller devant lui, dans cette rue ensoleillée, toutes les vies possibles qui s’offrent encore à lui et auxquelles, année après année, il faudra qu’il renonce- souvent sans y penser, souvent avec soulagement, parfois avec regret. Il pense à Mélanie, à Marc, à Irina. A tous ces vieux qui l’entourent et qui referment les portes des existences qu’ils auraient pu mener. A ce moment-là, Alex veut rester jeune. Rester jeune à tout prix. »

«  Ce qui m’attire ce sont les films qui racontent els vies que j’aurais pu mener si j’avais pris une voie différente. »

« Et maintenant, ce sont eux qui proposent. Mes employeurs. Mes aînés. Des gens avec lesquels je ne suis pas sûr qu’on puisse parler d’amitié. Est-ce qu’on peut vraiment être amis avec vingt ans de différence ? Est-ce que l’expérience accumulée et le temps qui creuse et amplifie tout ne sont pas un obstacle rédhibitoire ? D’ailleurs, est-ce que c’est si important que ça de mettre un nom sur les sentiments, l’amitié, l’amour, tout se mélange tout le temps non ? »

 

Le billet de Will.

26 avril 2011

Olivier Adam, Le coeur régulier

le_coeur_r_gulierQuatrième de couverture:

"Vu de loin on ne voit rien », disait souvent Nathan. Depuis la mort de ce frère tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa vie, jusque-là « si parfaite ». Le coeur en cavale, elle s’enfuit au Japon et se réfugie dans un petit village au pied des falaises.

Nathan prétendait avoir trouvé la paix là-bas, auprès d’un certain Natsume. En revisitant les lieux d’élection de ce frère disparu, Sarah a l’espoir de se rapprocher, une dernière fois, de lui. Mais c’est sa propre histoire qu’elle va redécouvrir, à ses risques et périls.

Grâce à une écriture qui fait toute la place à la sensation, à l’impression, au paysage aussi bien intérieur qu’extérieur, Olivier Adam décrit les plus infimes mouvements du coeur et pose les grandes questions qui dérangent."

 

Sarah part au Japon sur les races de son frère décédé quatre mois plus tôt. Elle va alors en profiter pour faire le point, réfléchir sur sa vie qui semble aseptisée.  La vie « marginale » du frère s’oppose à la sienne, propre, blanche, et bien rangée. Un mari, deux enfants et une vie qui ne fait pas de vagues, qui suit son cours.

Deux narrations sont enchevêtrées, celle du voyage au Japon, des réflexions de Sarah et des rencontres qu’elle fait là-bas, puis  celle plus tôt juste après le décès du frère. Les deux sont étroitement liées, se complètement et permettent de s’expliquer.

J’ai dans ce récit retrouvé le thème qui apparaissait en filigrane dans Je vais bien ne t’en fais pas, la vie trop ordinaire de banlieue pavillonnaire, le vide que l’on essaie de remplir dans le couple par une espèce de « normalité ». Un, mari, deux enfants, une belle maison et un emploi, est-ce que ça suffit à être heureuse ? Au final Sarah dans sa fuite au Japon pour comprendre la mort de son frère apprendra à se comprendre elle-même, comprendre ce qu’elle désire vraiment.

Ce roman permet de s’interroger sur ce qu’on veut au fond de nous, ressembler à tout un chacun parce que quelque part la société l’impose ou s’écouter.

Les personnes que Sarah rencontre au Japon sont également touchantes, perdues et recueilli par un homme qui offre un refuge, du temps.

J’ai retrouvé une écriture touchante et simple, du coup je me suis acheté Les vents contraires et je pense lire encore d’autres Olivier Adam.

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(8/26)

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