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Notes de lecture
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le mois anglais
26 juin 2014

Vita Sackville West, Le diable à Westease

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Quatrième de couverture:

« Pourquoi avoir choisi Mr Gatacre comme victime ? Je suppose que vous n’avez rien à lui reprocher ?– En partie parce qu’il était petit, frêle, facile à endormir… Et je ne tenais pas à ce qu’il souffre. »Westease, adorable village de la campagne anglaise, préservé des horreurs d’une guerre encore toute fraîche, est bien tranquille… trop, peut-être ?Lorsque Roger Liddiard, jeune et brillant romancier, s’y arrête au volant de sa Jaguar, il en tombe amoureux et décide de s’y établir, non loin du Professeur, vieux gentleman solitaire, du peintre Wyldbore Ryan, et de Mary Gatacre, la fille du révérend.Voici que Mr Gatacre est assassiné, sans raison ni indice évidents… Liddiard brûle de résoudre l’énigme. Sans savoir à quel point sa propre responsabilité pourrait être engagée"

Comme souvent j'ai eu un peu de mal à entrer dans le récit au début, je trouvais l'écriture un peu trop factuelle. Puis finalement je me suis laissée prendre au jeu quand le pasteur a été tué. Si la lecture fût bien agréable, l'intrigue est restée sans suprise et j'ai découvert le meurtrier et le retournement de situation bien avant que les personnages ne le soupçonne... 

Le post-scriptum amène un regard nouveau sur l'histoire avec une belle mise en abyme. Mais si ce n'est pas un livre désagréable à lire, ce n'est pas non plus très novateur. Je n'ai rien lu d'autre de l'auteur donc je ne peux juger du reste mais ce roman n'apporte rien au genre, il semblerait que ce soit un essai pour l'auteur de se lancer sur les traces du policier donc peut-être que je préfèrerais ses autres romans.

Le diable à Westease a été écrit en 1947 et n'a seulement été traduit en français que récemment.

 

C'était une lecture commune de l'auteur dans le cadre du mois anglais, Titine a lu Infidélités, Manu a lu Toute passion abolie, Anne a également lu Infidélités, Lou et Micmelo ont également lu Le diable à Westease

 

mois anglais

 

(Mois anglais)

Challenge-classique-3

 

(classique de Juin 2/2 )

 

 

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20 juin 2014

Maggie O'Farrell, The hand that first held mine (Attention risque de spoilers!!)

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Quatrième de couverture:

"Fresh out of university and in disgrace, Lexie Sinclair is waiting for life to begin. When the sophisticated Innes Kent turns up on her doorstep in rural Devon, she realises she can wait no longer, and leaves for London. There, Lexie carves out a new life for herself at the heart of bohemian 1950s Soho, with Innes by her side.

In the present, Ted and Elina no longer recognise their lives after the arrival of their first child. Elina, an artist, wonders if she will ever paint again, while Ted is disturbed by memories of his own childhood - memories that don't tally with his parents' version  of events. As Ted's search for answers gathers momentum, so a portait is revealed of two women separated by fifty years, but linked by their passionate refusal to settle for ordinary lives."

 

Ce roman deux Maggie O'Farrell mènent en parallèle deux histoires, l'une dans les années 50/60, l'autre de nos jours. Chacune, à la 3e personne du singulier fait le récit de la vie d'une jeune femme. Lexie Sinclair qui s'est faite exclure de l'université pour avoir osé passer par une porte réservée aux garçons. La seconde jeune femme, Elina, vient de donner naissance à un petit garçon.

J'ai vraiment eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire, d'une part à cause de la langue, il me faut toujours un petit temps d'adaptation quand je lis en VO et d'autre part à cause du récit concernant Elina, qui au début du roman est très décousu. La narration bien qu'à la 3e personne se fait d'un point de vue interne. Nous n'en savons donc pas plus qu'Elina qui elle-même ne semble pas savoir où elle en est. On comprend au fil du récit pourquoi, et cela s'estompe au fil des pages mais cela m'a beaucoup gênée!

Le récit que j'ai préféré est donc celui au sujet de Lexie, à cause de la narration, mais surtout aussi pour son époque, vous savez comme j'aime les 50s/60s donc forcément ça m'a touchée un peu plus. Mais surtout, je me suis demandé tout le long quel lien il pouvait bien y avoir entre les deux histoires, Je me suis formulé de nombreuses hypothèses, puis peu à peu tout se met en place... Le personnage de Lexie est très attachant, et semble dans l'air du temps, son caractère et sa volonté d'indépendance font d'elle une femme forte, et une femme moderne pour l'époque. Son rapport à l'enfant fait écho au rapport à la maternité d'Elina.  Les deux récits donnent une vision de la maternité très touchante et sans doute assez juste. Là où Lexie tente de préserver son fils, tout en ayant un rapport assez adulte avec lui, Elina a un rapport plus exclusif et ne nous épargne pas les difficultés des premiers gestes maternels (la scène du caca est épique, oui épique!!, j'ai déjà vécu ce genre de truc avec ma nièce donc ça m'a bien fait sourire!)Le personnage de Ted, le compagnon d'Elina m'a également beaucoup plu. Il prend son rôle de père au sérieux, tout en laissant Elina s'habituer à cette nouvelle relation. Il est désarmant de sensibilité ... J'ai beaucoup aimé leur couple finalement, leur maison londonienne. 

Finalement je ne m'attendais pas spécialement à ce dénouement, et j'ai eu du mal à relier les personnages du passé, avec ce qu'ils sont devenus dans le présent... comme si, avec les années, leurs mauvais traits de caractères s'étaient estompés, du coup j'ai eu des difficultés à les mettre en relation.

Le roman aborde sous différents aspects le thème de la culture, plus précisément celui de l'art, j'ai apprécié ces touches de peinture, de sculpture et d'artistes. 

Malgré un début très difficile, j'ai vraiment beaucoup apprécié ce roman. Après les 70 premières pages je l'ai dévoré, je voulais connaître l'histoire de Lexie et le dénouement du roman tout en savourant contexte, personnages et ambiances. J'ai été très emue à la fin, pour l'histoire, mais aussi de la réaction et de la sensibilité des personnages. Oserais-je parler d'un coup de coeur? Et Enna qu'en a t'elle pensé?

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(PAL VO: 2/13)

mois anglais

(Mois anglais: l'auteur est irlandaise mais le récit se déroule en Angleterre)

 

19 juin 2014

Wilkie Collins, La dame en blanc

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Quatrième de couverture:

"Dans la fournaise de l été, en ce milieu du XIXe siècle, William Hartright, jeune professeur de dessin émérite, s apprête à quitter Londres pour enseigner l aquarelle à deux jeunes filles de l aristocratie, dans le Cumberland. 
Il laisse derrière lui la vie trépidante de la ville et ses étranges incidents, comme cette rencontre en pleine nuit avec une jeune femme terrorisée, toute de blanc vêtue, semblant fuir un invisible danger... 
Mais la campagne anglaise, malgré ses charmes bucoliques, n apaise pas le jeune William autant qu il le souhaiterait. La demeure de Limmeridge recèle en effet de bien lourds secrets, et lorsque resurgit la mystérieuse dame en blanc, il est bien difficile d affirmer qu il ne s agit pas d un présage funeste..."

Voilà une lecture comme je les aimes: l'époque, une amitié sincère, de grandes demeures, un mariage arrangé, des intrigues et secrets sur les personnages, les bonnes manières de l'époque, des lettres, des voitures (tirées par des chevaux hein), un soupçon de Londres et la recette est complète!

Wilkie Collins nous offre une histoire bien ficelée avec des personnages aux personnalités marquées et variées. Ma préférence va bien sûr au narrateur principal, le jeune professeur William Hartright et à Marian Halcombe qui n'est d'abord pas décrire sous un jour favorable mais à laquelle je me suis vite attachée. Les autres personnages aussi sont intéressants mais ce sont ces deux là qui sont un peu sortis du lot. Comme souvent dans ce genre de roman tout repose sur la réputation et l'argent et la jeune Laura Fairlie en fera les frais. 

L'auteur donne du rythme à son histoire grâce à des narrateurs multiples qui viennent chacun apporter par leur témoignage un éclaircissement à l'intrigue de William Hartright tente de déméler. Le lecteur tente lui aussi d'imbriquer les différentes pièces du puzzle pour trouver une issue cohérente. Si le noeud de l'intrigue est facilement trouvable, le dénouement de l'histoire n'en est pas moins surprenant. 

Les personnages malveillants sont tout aussi bien croqué que les autres, Mr Fairlie est agaçant à souhait,  le côté manipulateur de Percival est vite estompé par sa rudesse et son impulsivité, le Comte Fosco, soutenu aveuglément par sa femme est l'apogée du beau parleur diabolique! Les personnages secondaires ne sont pas en reste, les "petites" gens tiennent une place honorable est ont un rôle à jouer dans l'avencement de l'enquête. Le petit plus de cette enquête étant qu'elle n'est pas mené par un quelconque inspecteur mais par l'un des personnages.

Ce roman de Wilkie Collins est un témoin fidèle de l'époque victorienne et n'a finalement rien à envier à ceux de son confrère Charles Dickens. Je ne regrette qu'une chose, avoir attendu si longtemps pour sortir La dame en blanc de ma bibliothèque!

mois anglais

 

(Lecture commune autour de Wilkie Collins,Lilas a lu L'Hôtel hanté, Cryssilda a regardé l'adaptation BBC de La pierre de lune.)

Challenge-classique-3

 

(classique de Juin 1/2 )

challenge-pal été

 

(2/10)

objectif pal

 

(24/78)

5 juin 2014

Leah Fleming, L'enfant du Titanic

l'enfant du titanic

Quatrième de couverture:

"15 avril 1912. Dans l’horreur du naufrage, deux femmes qui n’auraient jamais dû se rencontrer voient leurs destins liés à jamais. Sauvées in-extremis, May et son bébé trouvent chaleur et réconfort dans les bras de Celeste. Une amitié est née, qui se renforce au fil du temps. Mais alors que survivre a donné à Celeste courage et goût de la liberté, May semble n’avoir jamais surmonté le drame. Un lourd secret qu’elle porte depuis le soir du naufrage pèse sur sa conscience..."

Voilà une lecture qui m'a beaucoup plue et pourtant ce n'était pas gagné parce que j'ai trouvé les 50 premières pages assez ennuyeuses et très mal écrites! Bien sûr on connait tous l'histoire du titanic, forcément on a en tête les images du film de James Cameron et donc lire la description du naufrage c'était assez ridicule, une succession de faits mis bout à bout. Vous l'aurez donc compris, la force de ce roman ne se trouve pas dans le Titanic en lui même. Non, ce qui fait la force de ce roman ce sont ses personnages, May et Céleste et leur famille respective.

J'ai retrouvé dans ce roman ce qui me plaît dans ce que j'appèlerai les romans "France Loisirs": une saga familiale qui s'étalent sur des années, un secret qui se transmet d'une génération à l'autre et la volonté de comprendre d'où l'on vient. On pourrait croire que c'est une critique mais ce n'est pas le cas. J'apprécie beaucoup les grandes sagas familiales (si j'avais la cinquantaine j'aurais probablement été fan de Dallas dans ma jeunesse).

May et Céleste sont deux jeunes femmes très fortes, chacune d'un côté de l'Atlantique va tenter de reconstuire sa vie après le naufrage du Titanic, l'une y aura perdu beaucoup, l'autre se sera retrouvée, et chacune aura gagné l'amitié de l'autre. J'ai apprécié l'alternance des récits, entre les Etats-Unis et l'Angleterre, puis la vie de cet autre personnage qui vient parfois ponctuer le récit (je ne dis pas lequel pour ne pas vous gâcher la découverte). Les années passent, les enfants de May et Céleste grandissent, vient la seconde guerre mondiale, (d'actualité en cette veille de D-Day!), les deux familles seront touchées. C'est aussi ce qui m'a plu, toujours cet ancrage dans un contexte historique précis, où l'auteur nous donne une autre vision du conflit à travers les différents personnages.

Et puis ce que j'ai préféré bien sûr c'est toute cette histoire autour du "secret", je ne doutais pas qu'il soit résolu, vous 'en douterez pas non plus, il faut juste s'armer de patience et suivre avec curiosité les péripéties de ces personnages attachantes, chacun à leur manière. Je ne cache pas que j'ai dévoré ce roman, et que, comme chaque fois que j'aime beaucoup une lecture j'ai du mal à expliquer pourquoi, parce que je fonctionne beaucoup à l'émotion. Pour autant, à cause de ce début un peu gâché je ne dirai pas que c'est un coup de coeur.

mois anglais

 

(1)

challenge petit bac

 

(BATIMENT: TITANIC)

challenge-pal été

(1/10)

objectif pal

(23/78)

 

 

13 mai 2014

Concours et Mois Anglais!

Comme je vous le disais la semaine dernière, j'ai reçu de la part de Sarah un roman de Jane Austen, Emma, l'ayant déjà je le remets en jeu pour toutes (ou tous) les blogueuses (blogueurs) qui lisent en VO. La seule condition, oui quand même, c'est d'avoir déjà commenté sur le blog, c'est à mon avis le minimum quand on participe à un concours ... Il vous suffit donc de me laisser un p'tit mot en commentaire en me signalant que vous souhaitez participer au tirage au sort! 

IMGP0036

 

Je vous laisse jusqu'au 20 Mai inclus pour participer, cela me laissera une dizaine de jours pour envoyer le livre vers son nouveau propriétaire, qui pourra d'ailleurs le lire pour le mois anglais!

mois anglais

Et oui, parce que Le mois anglais  organisé par TitineLou et Cryssilda revient en Juin, et cette année je ne passerai pas à côté! J'ai d'ailleurs trois lectures de prévues:

Le 19: Wilkie Collins

Le 20: The Hand that first Held mine de Maggie O'Farrel avec Enna (l'auteur n'est pas anglaise mais l'action se situe en angleterre)

Le 26: Vita-Sackville West

 

 

Seule Valérie a tenté sa chance pour remporter Emma, donc forcément Jane Austen prendra ses appartements chez elles d'ici la semaine prochaine!

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