Elmore Leonard, Bandits
"Quand on a été rat d'hôtel et qu'on a passé trois ans en prison, le métier de croque-mort est un sacré changement. Mais Jack Delaney travaille avec son beau-frère et le boulot est tranquille : jamais de réclamations de la part du client...
Sauf le jour où le cadavre dont il faut s'occuper est en fait une jeune nicaraguayenne bien vivante qu'il faut tirer des pattes d'un trio de contras venus à la Nouvelle-Orléans collecter des fonds pour faire la guerre aux sandinistes.
Du coup, Delaney se retrouve - pour une fois - dans le camp des bons, avec une ancienne religieuse, un ex-braqueur de banques et un flic reconverti en barman. Et l'avantage de servir une bonne cause, c'est qu'il peut y avoir des à-côtés intéressants. Par exemple, deux millions de dollars."
Voilà un roman noir agréable à lire grâce à ses personnages attachants. Le début de l'intrigue tient en haleine mais est pour moi vite retombée comme un soufflé. Certes la plume d'Elmore Leonard est plaisante mais on ne sait plus qui sont les gentils, qui sont les méchants, qui travaille avec qui et pour quelles raisons, ni quelle cause ils défendent et encore moi qui fait quoi. L'histoire aurait gagné à être un peu plus simple et n'en aurait pas été moins intrigante. Là je ne savais pas vraiment qui était ce Wally Scales dans cette histoire et à quoi il a vraiment servi et ce n'est pas le seul. C'est dommage parce que j'ai beaucoup aimé les portraits des personnages et particulièrement celui de Jack. Qui plus est, j'ai trouvé la fin assez peu crédible.
J'aurais également apprécié en savoir un peu plus sur le contexte historique dans lequel s'ancre le récit, notamment les sandinistes mais finalement, ce qui est censé être le fil rouge de cette histoire est assez peu approfondi, c'est dommage.
(2/2)
(12/97)


