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Notes de lecture
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olivier adam
26 avril 2011

Olivier Adam, Le coeur régulier

le_coeur_r_gulierQuatrième de couverture:

"Vu de loin on ne voit rien », disait souvent Nathan. Depuis la mort de ce frère tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa vie, jusque-là « si parfaite ». Le coeur en cavale, elle s’enfuit au Japon et se réfugie dans un petit village au pied des falaises.

Nathan prétendait avoir trouvé la paix là-bas, auprès d’un certain Natsume. En revisitant les lieux d’élection de ce frère disparu, Sarah a l’espoir de se rapprocher, une dernière fois, de lui. Mais c’est sa propre histoire qu’elle va redécouvrir, à ses risques et périls.

Grâce à une écriture qui fait toute la place à la sensation, à l’impression, au paysage aussi bien intérieur qu’extérieur, Olivier Adam décrit les plus infimes mouvements du coeur et pose les grandes questions qui dérangent."

 

Sarah part au Japon sur les races de son frère décédé quatre mois plus tôt. Elle va alors en profiter pour faire le point, réfléchir sur sa vie qui semble aseptisée.  La vie « marginale » du frère s’oppose à la sienne, propre, blanche, et bien rangée. Un mari, deux enfants et une vie qui ne fait pas de vagues, qui suit son cours.

Deux narrations sont enchevêtrées, celle du voyage au Japon, des réflexions de Sarah et des rencontres qu’elle fait là-bas, puis  celle plus tôt juste après le décès du frère. Les deux sont étroitement liées, se complètement et permettent de s’expliquer.

J’ai dans ce récit retrouvé le thème qui apparaissait en filigrane dans Je vais bien ne t’en fais pas, la vie trop ordinaire de banlieue pavillonnaire, le vide que l’on essaie de remplir dans le couple par une espèce de « normalité ». Un, mari, deux enfants, une belle maison et un emploi, est-ce que ça suffit à être heureuse ? Au final Sarah dans sa fuite au Japon pour comprendre la mort de son frère apprendra à se comprendre elle-même, comprendre ce qu’elle désire vraiment.

Ce roman permet de s’interroger sur ce qu’on veut au fond de nous, ressembler à tout un chacun parce que quelque part la société l’impose ou s’écouter.

Les personnes que Sarah rencontre au Japon sont également touchantes, perdues et recueilli par un homme qui offre un refuge, du temps.

J’ai retrouvé une écriture touchante et simple, du coup je me suis acheté Les vents contraires et je pense lire encore d’autres Olivier Adam.

abc_challenge

(8/26)

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31 décembre 2010

Olivier Adam, Je vais bien ne t'en fais pas / adaptation de Philippe Lioret

je_vais_bien_ne_t_en_fais_pasPrésentation de l'éditeur

    "Une autre lettre de Loïc. Elles sont rares. Quelques phrases griffonnées sur un papier. Il va bien. Il n'a pas pardonné. Il ne rentrera pas. Il l'aime. Rien d'autre. Rien sur son départ précipité. Deux ans déjà qu'il est parti. Peu après que Claire a obtenu son bac. A son retour de vacances, il n'était plus là. Son frère avait disparu, sans raison. Sans un mot d'explication. Claire croit du bout des lèvres à une dispute entre Loïc et son père. Demain, elle quittera
son poste de caissière au supermarché et se rendra à Portbail. C'est de là-bas que la lettre a été postée. Claire dispose d'une semaine de congé pour retrouver Loïc. Lui parler. Comprendre."

J'avais découvert cette histoire par le film il y a quelques années alors que j'avais moi même des relations assez tendues avec mon père. Je l'ai revu plusieurs fois depuis (le film, mon père je le vois toujours ^^) et ai reregardé pour le challenge lunettes noires sur page blanche de Fashion . Ce film m'émeut toujours autant, je verse toujours mes ptites larmes ici et là tout au long de l'histoire, il était donc évident qu'il fallait que je le lise ^^ . Bon je connaissais déjà le dénouement donc pas vraiment de découverte et le changement des prénoms m'a un peu perturbée.
Bien sûr tout au long de ma lecture c'est le visage de Mélanie Laurent que j'avais en tête et quand elle a rencontré son Antoine je 'lai vu sous les traits de Julien Boisselier ... erreur, le Julien il n'arrive qu'à la fin!

Le livre et le film débutent de manière différentes, dans le livre, la première partie nous plante le décor d'une Claire déjà caissière au shopi de son quartier, qui essaie tant bien que mal de vivre avec la disparition de son frère, grâce aux quelques cartes postales qu'il lui envoie. Dans le film, Lily revient de vacances et ses parents lui annoncent que son frère est parti. C'en suit la dépression et l'anorexie de Lily.
La seconde partie du livre fait un bond en arrière et nous explique comment Claire a vivoté jusque là.

Dans les deux, les relations père/fils sont mises en avant différemment même si au final elles se rejoignent. Le livre reste plus pudique en évoquant les relations de Paul (le père de Claire et Loïc) avec son propre père "Mais c'est ainsi, un père et son fils ne savent pas se dire qu'ils s'aiment", Loïc est simplement parti parce qu'il s'est querellé avec son père, mais nous n'en savons pas plus. Dans le film, la relation entre Paul et Loïc est plus tendue, dans les cartes postales envoyées à Lily, il évoque régulièrement son père comme "l'autre con".

Dans le livre je trouvais la relation de Lily avec Antoine sans saveur, j'étais un peu déçue et finalement est arrivé Julien, admirateur secret, plein de tendresse. On sent qu'il peut apporter la bouée de secours nécessaire à Claire. Cette relation est plus mise en avant dans le film et Julien Boisselier est vraiment parfait dans ce rôle. Dans les deux cas c'est Julien qui va amener Claire/ Lily à découvrir la vérité sur son frère, comme un passage nécessaire tout en apportant son soutien pour un futur meilleure, un autre repère masculin dans la vie de Lily/Claire. Le film se termine sur cette révélation, le livre aussi mais elle est plus lente à venir, le doute plane un peu plus longtemps sur Claire, sur le lecteur qui n'aurait pas vu le film d'abord. Je n'en dis pas plus.

J'ai beaucoup aimé l'écriture d'Olivier Adam, j'ai envie de découvrir d'autres de ses livres. C'est une écriture simple et directe mais qui garde quand même une certaine réserve sur les sentiments, toute en finesse mais qui sait être froide et directe parfois. Quant à l'adaptation de Philippe Lioret, je l'ai trouvé très émouvante, elle montre toute la difficulté à exprimer ses sentiments à ses parents, à ses enfants. L'amour refoulé qui creuse parfois un trou béant alors qu'il serait bien plus simple de se dire les choses ... J'ai aussi beaucoup aimé les acteurs, le naturel de Mélanie Laurent et la simplicité de Kad Merad, bien loin du guignol qu'il joue souvent...


je_vais_bien_ne_t_en_fais_pas_film


challenge_lunettes_noires_sur_pages_blanches

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