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Notes de lecture

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19 juin 2015

Lecture thématique: romancière du XXé siècle: Daphné du Maurier, La maison sur le rivage

la maison sur le rivage

Quatrième de couverture: "En Cornouailles, dans une très ancienne demeure, un homme cède à la tentation de vérifier les effets d'une nouvelle drogue mise au point par un savant réputé. C'est le début d'un long voyage, au cours duquel il va se retrouver plongé dans un passé vieux de plus de six siècles. Mais les troublantes scènes dont il va être le témoin invisible sont-elles pure illusion ? Les personnages qu'il croise ne sont-ils que des fantômes nés de son imagination ? Maniant avec une habileté diabolique la tension psychologique et le suspense, Daphné Du Maurier trame une incroyable histoire hantée où hallucination et réalité, passé et présent finissent par se recouper étrangement. Dans ce roman, un des classiques de Daphné Du Maurier, le lecteur retrouvera avec bonheur le mystère de Rebecca, le climat angoissant de Ma cousine Rachel, l'aventure de L' Auberge de la Jamaïque..."

 Je n'avais pas lu de roman de Daphné du Maurier depuis l'an dernier au moins, et c'est toujours avec plaisir que j'ouvre un de ses romans. Certains des ingrédients habituels sont présents: la Cornouailles, la mer, la lande, une admosphère un peu brumeuse, mais changement non négligeable, l'action se situe au XXé siècle, sans doute dans la seconde moitié, et le personnage principal est régulièrement plongé au Moyen-Age.

J'ai bien sûr lu avec délectation et savouré la plume de Du Maurier, ses personnages sont toujours intéressants et bien développés, la description des paysages est soignée, les dialogues eux aussi, par contre, l'intrigue m'a un peu moins convaincue, et cela uniquement à cause de mon côté terre à terre. Oui parce que bon excusez-moi mais une drogue qui nous plonge au Moyen-Age, ça ne tient déjà pas très bien la route, mais quand en plus, des perosnnes différentes se retrouvent à la même époque, entourés des mêmes personnages, c'est un peu trop surréaliste pour moi, et j'ai peine à croire que Daphné du Maurier se soit lancé dans la dyspotie ou que sais-je encore (je suis une quiche en la matière). L'histoire actuelle n'est qu'un prétexte à l'histoire du Moyen-Age, mais celle-ci reste assez descriptive, on aimerait en savoir plus sur les personnages, sur ce qu'ils deviennent une fois l'effet de la drogue dissipée, sur le pourquoi du comment Magnus arrive au beau milieu de cette époque et de ces personnages, voire même sur le pourquoi du comment de Daphné du Maurier dans ce roman!!

Donc même si j'ai apprécié l'atmosphère, les personnages, l'écriture, cela n'a pas suffit à me faire adhérer totalement à l'histoire.

 

Challenge-classique-3

 

(classique de Juin)

mois anglais

Le mois anglais chez LouCryssilda et Titine 

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15 juin 2015

Lecture thématique: un auteur anglais d'origine étrangère: Salman Rushdie, Furie

furie

Quatrième de couverture: 

"La furie s'est emparée du monde, de New York, du professeur Malik Solanka. Ce dernier a fui l'Angleterre, laissant derrière lui une femme et un enfant, et s'est établi à Manhattan pour «se déprendre et se refaire». Mais recommencer de zéro est tout un art quand on est poursuivi par des spectres, des furies, des souvenirs. Délaissant l'histoire des idées qu'il enseignait dans le Vieux Monde pour la fabrication d'étranges poupées pensantes aussitôt médiatisées, Solanka découvre que d'autres poupées, de sang et de chair celles-ci, subissent la colère d'un mystérieux assassin, le Tueur au panama. Gravitant autour du Professeur, des femmes aussi ingénieuses que belles vont tenter de sauver Solanka de cette furie qui le dévore de l'intérieur : la mystérieuse Mila et ses jeux érotiques à la limite du pervers, et la somptueuse Neela, la plus belle femme du monde, qui se sacrifiera au bout de la planète pour que Solanka puisse retourner chez lui, dans l'espoir de revoir son fils... "

Mon avis va être très bref, je n'ai absolument rien aimé dans ce roman, j'ai peiné tout au long de ma lecture, ne comprenant pas des pans entiers, lisant machinalement et me forçant! Pourquoi l'avoir lu jusqu'au bout? Un haut potentiel au masochisme c'est certain et insoupçonné jusqu'alors! Bon la vraie raison c'est que je n'avais que ça à lire dans le train alors j'ai persisté, et après avoir lu 200 pages je ne pouvais décemment pas arrêter il fallait que j'en vienne à bout, toujours bien sûr avec le mince espoir d'accrocher à quelque chose, un bout d'histoire, un personnage, mais non rien, que dalle, à aucun moment!! Je suis bien incapable de vous résumer l'histoire, j'ai espéré un sembalnt de palpitation quand il était question des meurtres de jeunes femmes, mais ça n'a pour moi pas décollé, ni au récit de science-fiction enchassé dans els élucubrations du professeur Solanka (si vous me connaissez vous savez que la science-fiction et moi ça fait 15) bref un ratage total!! Je ne suis pas prête de remettre le couvert avec Salman Rushdie, pourtant j'avais adoré Haroun and the sea of stories!

objectif pal

 

(19/32)

challenge petit bac

 

(titre en un seul mot)

mois anglais

 

Le mois anglais chez LouCryssilda et Titine 

Lecture thématique autour d'un auteur anglais d'origine étrangère

13 juin 2015

Rendez-vous autour des séries anglaises: Downtown Abbey (saisons 1 à 5)

Je ne savais absolument pas quoi raconter, ni comment évoquer cette série, du coup je vais faire relativement court en citant 5 raisons pour lesquelles j'aime Downtown Abbey (ou comment expliquer que je me suis fait les 5 saisons en un peu moins d'un mois ... j'ai débuté mon sevrage hier soir, au secours!!!)

Downton-S2-Image

  • L'époque:

 je suis une fervente admiratrice des oeuvres victoriennes, de tout ce qui se passe à l'époque victorienne, je connais plutôt bien ce que se passe avant l'époque victorienne mais finalement je ne connaissais que très peu ce qui vient après!! Cette première moitié du XXè siècle et pleine de changements, notamment à cause/ grâce à la première guerre mondiale. L'aristocratie est mise à mal par les nouveaux modes de vie, chacun s'accroche à sa vie d'avant et les changements prennent beaucoup de temps. La famille Crawley est au premier abord très conservatrice, mais s'adapte, non sans réticence parfois, à ce nouveau mode de vie. Les échanges entre les deux doyennes de la série (La Comtesse Douairière et Mrs Crawley, la mère de Matthew) sont souvent très représentatifs de ces deux "mondes" qui s'opposent. Lady Mary est étonamment l'une des plus conservatrice, tout en étant la plus à même de faire changer les choses. 

 

  • Les personnages:

DA - Les trois sœurs

J'aimerais faire un top mais c'est trop dur, je les aime presque tous!! Chacun a sa place et son importance dans la série. Commençons avec les personnages upstairs, dans la première saison je n'ai vraiment pas aimé Mary, mais elle change dès la saison 2, tout en restant acerbe et froide, mais en montrant un peu plus de faiblesse, ça la rend plus humaine, plus "normale", Sybil, étant la plus jeune et la plus "libre" est très attachante, elle n'a que faire des codes et veut avancer avec son temps, c'est la plus jolie selon moi, Edith me fait de la peine, c'est un perosnnage assez terne, qui sert de faire-valoir à sa soeur ainée, même si elle prend de l'ampleur dans les deux dernières saisons, elle n'est toujours pas considérée par ses pairs, le couple du comte et de la comtesse me touche, Lord Grantham est quelqu'un de bienveillant, mais son

DA Lord & lady G

conservatisme fait parfois grincer des dents, Lady Grantham est parfois agaçante de minauderie (vous avez remarqué qu'elle regarde toujours les gens avec la tête inclinée?), c'est également un personnage qui prend plus d'importance dans les deux dernières saisons, et tant mieux! Une de mes chouchouttes étant la Comtesse douairière bien sûr, parce que Maggie Smiths déjà, et puis j'aime beaucoup son humour!!, elles font la paire avec Mrs Crawley, toujours en train de se chamailler, leur relaiton sera touchante dans la saison 5. Et puis Matthew, non je ne parlerai pas de Matthew, pfff! Et pour faire la liaison entre les deux, Branson, la touche de fantaisie et de progressisme dans la famille, j'aime beaucoup l'ampleur qu'il a pris au cours des saisons.

DA Lady Violet Mrs Crawley

DA anna bates

Downstairs maintenant... mon couple fétiche étant bien sûr Anna et Bates, mais va-t-on les laisser tranquilles un jour? Carson aurait pu être le majordone intransigeant, mais sa "relation" avec Lady Mary, le rend touchant et bienveillant, Mr Hugues est la bont incarnée, et le duo chamailleur Mrs Patmore et Daisy. Bien sûr si tout le monde était gentil ce ne serait pas drôle alors il y a O'Brien et Thomas ... nécessaires à l'histoire, mais insupportables!!

DA les-domestiques-downton-abbey

Et Downtown Abbey a cela de particulier que ces deux univers s'entremêlent, des ponts sont jetés entre ces deux mondes, les domestiques sont plus que de simples employés et font partis de cette famille, avec ses secrets, ses joies, et ses faiblesses. Et puis j'ai toujours un peu du mal à m'imaginer els acteurs dans la vraie vie, je suis toujours étonnée de les voir en photo, comme si même dans leur vie il vivaient en costumes d'époque!

DA

  • Les intrigues:

DA guerre

Je ne vous cacherai pas que la fin de la saison 3 est une déception pour moi, la saison 4 a été un peu molle, la saison 5 sauve les meubles mais ma préférence va du coup à la 2e saison, pendant la première guerre mondiale, disons que c'est dans cette saison que les perosnnages se révèlent sous leur vrai jour, en effet, la guerre met de côté les apparences pour se concentrer sur le soutien apporté au pays. Chaque saison apporte cependant son lot d'intrigues secondaires, les amours interdits, l'héritage des Crawley, la place de la femme dans la société anglaise et dans la famille, les dîners et les bals, le travail des aristocrates, des femmes, des fermiers, la politique du pays, les colonies, le mariage bien évidemment, les bonnes manières etc, autant de thème que l'on retrouve dans un bon roman du 18/19e, et c'est pour ça que j'accroche autant!

 

 

  • L'humour: 

    DA Humour

c'est à mon avis un des points forts de la série, et on reconnaît bien là la touche British, beaucoup de sarcasmes, de petites piques, quelques personnages qui se permettent de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Quelques uns sont parfois tournés en dérision, mais avec subtilité. Les réparties de la Comtesse douairière sont bien sûr un must, celles de Mrs Crawley également.

 

  • Les décors et costumes:

La maison en elle-même est superbe, j'ai longtemps cru qu'il s'agissait de Burghley House qui se trouve dans le Lincolnshire mais il s'agit du château de Highclere, un peu plus au nord, dans le Hampshire, tout deux ont été construits à la même époque et aménagés par Capability Brown. Les pièces sont très belles et spacieuses, décorées avec soin, ma préférence allant au petit salon, celui avec le papier peint vert, je veux le même dans ma chambre! Quelques scènes sont tournées en extérieur ou au village, chez Mrs Crawley, avec une maison plus modeste ou chez la Comtesse. Certaines scènes sont tournées à Londres, on reconnaît la toucher victorienne ou georgienne de certains bâtiments mais guère plus, c'est Downtown la star de la série (il y a d'ailleurs un passage tourné à Picadilly dans la saison 5 et c'est affreux, on remarque clairement que c'est un décor et c'est dommage!!)

DA petit salon

Downton Abbey Gallery

Pour les costumes je vous renvoie à l'excellent billet de FondantOchocolat sur les costumes d'époque (1910 et 1920). Les robes sont superbes, on note un changement entre les premières saisons et les dernières, et même entre les Crawley et leur cousine Rose. J'ai remarqué qu'en général les tenues des dames sont quasiment systément assorties lors des dîners, avec trois couleurs prédominentes: le noir, le bordeaux, les violets.

DowntonAbbey-robes

DowntonAbbey-Season2

DA robes

 

 

Je vous invite à aller voir d'autres billets: Galéa, Natiora. ...

Et bien sûr Le mois anglais continue chez LouCryssilda et Titine

mois anglais

10 juin 2015

Quoi de neuf dans ma bibliothèque?

l-armee-furieuse,M121453

Fred Vargas, L'armée furieuse: "Avec sa petite blouse à fleurs et son air timide, Valentine Vendermot et son histoire de fantômes ne sont pas de taille à mobiliser une brigade parisienne. Pourtant, le commissaire Adamsberg a très envie de s'intéresser à cette chevauchée nocturne dans le bocage normand. Il délègue l'enquête en cours et se rend sur les lieux : Ordebec, son église, son bistrot, son chemin de Bonneval, ses crimes atroces."

 

 

 

l'arbre aux haricots

Barbara Kingslover, L'arbre aux haricots: "Taylor Greer n'a pas l'intention de finir ses jours dans le Kentucky, où les filles commencent à faire des bébés avant d'apprendre leurs tables de multiplication. Le jour où elle quitte le comté de Pittman au volant de sa vieille coccinelle Volkswagen, elle est bien décidée à rouler vers l'Ouest jusqu'à ce que sa voiture rende l'âme. C'est compter sans le désert de l'Oklahoma où. sur le parking d'un bar miteux, elle hérite d'un mystérieux balluchon une petite Indienne.On est à Tucson dans I'Arizona , Taylor a les yeux grands ouverts, de l'énergie à revendre et une bonne dose d'humour. Dans un garage un peu spécial, elle va rencontrer à la fois la générosité et l'inacceptable, et trouver l'espoir de garder celle qui est devenue son enfant, la petite Turtle."

 

l'étrangleur de Cater Street

Anne Perry, L'étrangleur de Cater Street: "Suffragette avant l'heure, l'indomptable Charlotte Ellison contrarie les codes et manières victoriens et refuse de se laisser prendre aux badinages des jeunes filles de bonne famille et au rituel du tea o'clock. Revendiquant son droit à la curiosité, elle parcourt avec intérêt les colonnes interdites des journaux dans lesquels s'étalent les faits divers les plus sordides. Aussi bien le Londres des années 1880 n'a-t-il rien à envier à notre fin de siècle le danger est partout au coin de la rue et les femmes en sont souvent la proie. Dans cette nouvelle série victorienne , la téméraire Charlotte n'hésite pas à se lancer dans les enquêtes les plus périlleuses pour venir au secours du très séduisant inspecteur Thomas Pitt de Scotland Yard. Charmante Sherlock Holmes en jupons, Charlotte a déjà séduit l'Angleterre et les Etats-Unis. La voici partie à l'assaut de l'Hexagone."

 

aux délices des anges

Cathy Cassidy, Aux Délices des anges: "Anya, fraîchement débarquée de Pologne, est désolée de sa nouvelle vie britannique. L'appartement de ses parents est un taudis, son collège ressemble à un zoo, sa famille manque d'argent. Il y a bien ce garçon, Dan, dont la mère tient un salon de thé, mais il a tout du bad boy."

6 juin 2015

Paul Doherty, Le calice des esprits

le calice des esprits

Quatrième de couverture:

Le roi Philipe le Bel décide d'anéantir l'ordre du Temple. Rien ne prédestine alors Mathilde à servir les intérêts d'Isabelle de France, dite « la louve ». Nièce d'un érudit templier qui l'a initiée à l'art des potions, elle devient pourtant sa demoiselle de chambre et découvre très vite les dangers de la Cour... Entre les pourparlers du mariage d'Isabelle avec Édouard II et l'exil vers Londres, l'oeil vigilant de Mathilde sera vital au destin de la future reine»

Ce roman historique de Paul Doherty se déoule moitié en France, moitié en Angleterre et a pour trame le mariage d'Isabelle de France (fille de Philippe le Bel) au roi Edouard d'Angleterre. Rien de romantique à ce mariage, Philippe le Bel se sert de sa fille pour servir ses intérêts en Angleterre, et Edouard II accepte uniquement pour adoucir son peuple qui voit d'une très mauvais oeil sa relation avec son conseiller Lord Gaveston, qui n'a visiblement de Lord que le nom ... le tout sur fond de chasse aux Templiers, et trahisons ... Le Moyen-Age quoi...

J'ai tout d'abord eu beaucoup de mal à entrer dans l'intrigue, je trouvais l'écriture un peu trop historique, un peu comme si Paul Doherty voulait faire étalage de ses connaissances sur l'ordre des Templiers, mais finalement, à partir du moment où Mathilde entre à la cours de France je me suis faite à l'écriture, et le sujet m'a un peu plus intéressée. Mathilde et Isabelle sont très jeunes mais font toutes deux preuve d'un caractère fort, elles ne reculent pas devant leurs ambitions. 

Ce livre nous montre qu'à la cours, de France ou d'Angleterre, tout n'est que complot, les morts s'accumulent, et seules Mathilde et Isabelle semblent véritablement s'en préoccuper. La soif de pouvoir des deux rois ne semblent pas avoir de limite et Isabelle sera une carte majeure dans leur course au pouvoir. C'est un monde d'hommes où les femmes sont malmenées, et où la vie des hommes eux-même n'a que peu de valeur. Je me demande si tous les faits sont vrais, ou si Paul Doherty a pris certaines libertés, notamment en ce qui concerne les abus des frères d'Isabelle (futurs rois de France quand même) sur leur soeur!

Je lisais il y a quelques temps que notre époque était finalement la plus sûre, parce que la vie humaine a plus de poids qu'il y a quelques siècles, cette histoire en est effectivement la preuve ...

Choupynette a fait un billet sur ce roman il y a quelques jours...

 

mois anglais

 

Le mois anglais chez LouCryssilda et Titine 

 

lecture thématique: un roman historique

challenge petit bac

 

(Objet: CALICE)

objectif pal

 

(18/32)

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3 juin 2015

Cathy Cassidy, Les filles au Chocolat, Coeur Vanille (tome 5)

les-filles-au-chocolat-tome-5-coeur-vanille

Quatrième de couverture:

"Honey, 15 ans, est l'aînée des soeurs Tanberry. Lunatique, égoïste, souvent triste, elle adore les drames, mais elle sait aussi se montrer charmante et douce. Vivant très mal la séparation de ses parents et la nouvelle relation de sa mère, Honey est allée rejoindre son père qui habite désormais en Australie. Là, elle découvre que la vie n'est pas si rose. Son père, qu'elle idéalisait tant, a une nouvelle compagne et le lycée qu'elle fréquente est particulièrement strict... Et quand des photos compromettantes apparaissent mystérieusement sur sa page perso du réseau social SpiderWeb, rien ne va plus..."

Ce tome consacré à Honey, l'ainée détestable des soeurs Tanberry, me faisait un peu peur! Comme je le disais sur le billet du tome 4, 200 pages d'une peste, au secours!! Et bien figurez-vous que non! Honey sous ses airs de garce insatisfaite est une jeune fille sensible et intelligente, oui bon ok c'était un peu attendu, mais j'ai quand même été très agréablement surprise. 

L'intrigue se passe sous le soleil australien pour un nouveau départ, et la jeune fille a vraiment décidé de changer. C'est sans compter sur l'aide de son père qui l'accueille chez lui mais n'a pas forcément plus de temps à lui consacrer que quand il vivait encore en Grande-Bretagne. Honey en souffre, son père était resté le "héros" de son enfance. Vive avec lui, lui permettra de mieux appréhender le divorce de ses parents, et on sent que cette épreuve l'a fait gagner en maturité. Le rêve australien n'est finalement pas si idyllique, mais surtout, ce n'est pas parce qu'on s'éloigne de ses problèmes qu'ils s'effacent du jour au lendemain. C'est le leitmotiv de ce tome 5, on a beau vouloir changer, le passé nous rattrappe et parfois ce sont aussi les autres qui ne sont pas prêts à nous voir changer... J'ai particulièrement apprécié les relations que tissent Honey, avec ses nouvelles amies du lycée, Bennie et Tara et avec Ash, lycéen de son âge qui assume déjà quelques responsabilités, c'est un peu grâce à lui qu'Honey évolue dans ce tome qui lui est consacré. Une révélation oriente les tomes suivants dans une nouvelle direction que j'ai hâte de découvrir...

mois anglais

1 juin 2015

Le Mois Anglais Saison 4 !

mois anglais

C'est parti pour le  Mois Anglais qui revient pour la quatrième année chez LouCryssilda et Titine tout au long du mois de Juin. Vous trouverez la liste des lectures communes sur leur blog ou sur le groupe facebook. Pour ma part, je prévois de participer aux lectures suivantes et j'essaierai de faire d'autres lectures ou d'autres billets (films, recettes ou autres):

6 Juin: Roman historique se déroulant en Angleterre

13 Juin: billet sur une série ... Je vous laisse deviner laquelle ...

15 Juin: Journée auteurs anglais d’origine étrangère

18 Juin: Journée autour des femmes écrivains anglaises du 20ème siècle

26 Juin: LC autour de Charles Dickens

21 mai 2015

Anaïs Nin, Venus Erotica

venus erotica

Quatrième de couverture:

"Les lecteurs du célèbre journal d'Anaïs Nin savent qu'en 1950, sur l'instigation d'un mystérieux collectionneur, Henry Miller et Anaïs Nin écrivirent des " érotiques ". Longtemps, ces textes furent mis en sommeil. Depuis sa publication, ce livre n'a cessé de figurer sur la liste des best-sellers et la critique a accueilli avec enthousiasme ces textes particulièrement révélateurs du talent romanesque d'Anaïs Nin."

Je vous préviens, je suis en mode prude ^^ parce que contrairement au titre évocateur est plein d'érotisme c'est bien de pornographie qu'il est question dans ce recueil de nouvelles!! Je n'ai rien contre l'érotisme, voire un peu de pornographie mais quand même trop c'est trop!!! Si la bisexualité est au coeur de ce livre, plus particulièrement chez les femmes, et si quelques scènes sont émoustillantes, bien d'autres sont dérangeantes voire complètement écoeurantes!  Anaïs Nin ne nous épargne rien des pervertissements de la sexualité: pédophilie, inceste, viol, zoophilie et nécrophagie, pour moi ce sont clairement des limites à ne pas franchir!!! Suis-je trop prude, ou vous aussi vous vous demandez comment elle a pu être publiée, que ce soit à l'époque ou même de nos jours? Certes l'écriture est vraiment très belle, fluide et dans sa globalité plaisante à lire, mais what the fuck j'ai envie de dire??? C'est dommage, il n'était pas nécessaire d'en faire autant pour être lue non? 

lire sous la contrainte

 

(21e session: cosmos)

objectif pal

(17/32)

 

18 mai 2015

John Steinbeck, En un combat douteux

en un combat douteux

Quatrième de couverture:

" - Le soleil va bientôt se coucher. A la nuit, ceux de la ville vont peut-être laisser passer nos hommes, mais nous, ils nous arrêteront. Ils veulent notre peau. Alors, je veux que tu t'en ailles, dès que la nuit tombera, et que tu retournes en ville.

- Pourquoi ? Mac le regarda de côté, puis fixa de nouveau son regard sur le sol.

- Quand je t'ai amené ici, dit-il, je croyais que j'étais très fort, et je suis persuadé maintenant que tu en vaux dix comme moi, Jim. S'il m'arrive quelque chose, on trouvera facilement vingt types qui pourront me remplacer. Mais toi, tu as du génie pour ce genre de travail. Le parti ne peut pas te sacrifier ainsi ; pour une petite grève de rien du tout. Ce ne serait pas raisonnable. "

Ca me laisse toujours un peu perplexe ces livres dont la quatrième de couverture est une citation du roman, celle-ci en plus intervient presque à la toute fin du livre et ne dévoile à priori rien sur l'intrigue. Je ne suis vraiment pas douée pour les résumés mais en quelques mots, Mac est au parti communiste, il forme Jim qui vient d'entrer au parti également. A deux ils pousseront des ouvriers (des ramasseurs de pommes) à la grève pour réclamer un salaire plus élevé. En effet, la pratique du travail saisonniers, mais surtout journalier dans les années trentes aux Etats-Unis étaient très courante. D'anciens fermiers venus d'autres états, des travailleurs, des hommes pauvres de manière générale, se faisaient employer dans des fermes pour ramasseur les fruits, le coton, le tabac etc. en fonction des saisons ... La demande étant bien plus forte que l'offre (conséquence de la crise de 29 aux Etats-Unis), ces hommes travaillaient pour une misère, étaient souvent logés sur place, on déduisait logement, parfois nourriture de leur salaire ... Ils survivaient plus qu'ils ne vivaient.

C'est le sujet très prisé de Steinbeck, sujet bien développé dans son magnifique roman Les raisins de la colère. Dans En un combat douteux, Steinbeck s'attarde peu sur les conditions de vie de ces travailleurs, mais plus sur la manière d'amener un groupe d'ouvrier à se mettre en grève pour réclamer plus... Les grèves étaient sévèrement réprimées, et souvent inutiles dans la mesure où les patrons trouvaient toujours des travailleurs encore plus démunis pour faire le travail. Je trouve que ce roman est un bon complément aux raisins de la colère, et vraiment riche en "ficelles" sur les mécanismes de rebellion, effet de groupes, et quelque part de propagande. Je trouve que les moyens employés par Mac ne sont pas toujours très honnêtes. Il se sert de ses pauvres gens pour défendre sa cause, et comme l'indique le titre ses arguments, ou ses manières d'agir sont parfois douteuses, voire complètement fumeuses et en cela, j'ai eu un peu de mal. Si j'ai vraiment beaucoup aimé l'écriture, je suis restée très en dehors de l'histoire et des personnages. Il n'était pas bon être communistre aux Etats-Unis (et je pourrais je crois conserver cette phrase au présent), du coup je me demande si Steinbeck n'a pas écrit son livre de cette manière pour ne pas s'attirer les foudres des américains influents, même si à mon avis ce n'est pas vraiment son genre ... Après je ne doute pas que c'était aussi peut-être une façon d'agir pour le parti communiste, du genre peu importe les moyens du moment qu'on arrive à nos fins ... Je ne sais pas trop .. Et vous l'avez-vous lu? Comment voyez-vous la chose?

Challenge-classique-3

 

(classique de Mai)

objectif pal

(16/32)

 

11 mai 2015

Kate O'Riordan, Le garçon dans la lune

le garçon dans la lune

Quatrième de couverture:

"Mariés depuis dix ans, Julia et Brian traversent une crise conjugale en demi-teinte.
S'ils restent ensemble, c'est peut-être à cause de Sam, leur fils de sept ans, un enfant enclin à la rêverie qui voit dans la lune un petit garçon qui pleure. Mais lors d'une visite au père de Brian en Irlande, un drame affreux survient, qui se soldera par l'échec de leur union. Julia décide d'aller vivre chez son beau-père, un homme taciturne et tyrannique qui se sert d'elle comme femme à tout faire. En lisant des carnets dérobés, rédigés par la mère de Brian depuis décédée, elle ressuscite le secret qui étouffe les membres de la famille."

J'ai acheté ce roman il y a quelques années chez Gibert jeune et il prenait la poussière depuis trop longtemps sur mes étagères. Comme souvent je me demande pourquoi j'ai attendu si longtemps avant de le lire!! Le garçon dans la lune, c'est le petit garçon que Sam voit les soirs de pleine lune, mais c'est aussi d'autres, qui viendront ponctuer l'histoire d'incompréhension, de drame et de rancoeur. 

Deux histoires, deux chronologies se mêlent, celle, présente de Julia, qui séjourne chez son beau-père taciturne, froid et disons-le méchant, et celle de Brian son époux quand il était enfant, avec ce même père taciturne, froid et méchant ... Le personnage de Julia sera celui qui évolue le plus au fil de ces mois passés dans l'isolement de la ferme familiale. Elle m'était très antipathique au début du roman, et j'ai appris à l'apprécier au fil des pages, elle m'a vraiment beaucoup émue à la fin...

Kate O'Riordan nous livre l'histoire de ces hommes de la campagne, un peu bourru qui ne savent pas comment aimer et qui ne connaissent la vie qu'à travers le prisme du travail et de leur terre. Brian est un père qui n'a eu de modèle que le sien et qui adulte semble tellement différent de l'enfant meneur qu'il a été. Julia elle-même ne connaît rien de l'enfance de Brian et c'est en partie grâce au carnet de sa défunte belle-mère, en partie de sa propre expérience aux côtés de Jérémiah qu'elle va apprendre à aimer son mari.

C'est une histoire difficile, sur les regrets et le ressentiment, mais aussi sur le pardon. Les passages les plus émouvants sont ceux qu'on arrive à lire entre les lignes, ceux qu'on déchiffre dans l'amour de l'auteur pour l'Irlande, personnage à part entière du roman, synonyme de force mais surtout d'imprévisible. Kate O'Riordan m'a encore plus donné envie d'aller faire un tour du côté de cette île.

lire sous la contrainte

(21e session: cosmos)

objectif pal

(15/32)

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