20 novembre 2018

Céline Minard, Faillir être flingué

faillir etre flingué

Quatrième de couverture: "Un souffle parcourt les prairies du Far-West, aux abords d’une ville naissante vers laquelle toutes les pistes convergent. C’ est celui d’Eau-qui-court-sur-la plaine, une Indienne dont tout le clan a été décimé. Elle va rencontrer les frères Brad et Jeff, traversant les grands espaces avec leur vieille mère mourante.
 
Fresque sauvage où le mythe de l’Ouest américain est revisité, western des origines,Faillir être flingué est une vibrante célébration des frontières mouvantes de l’imaginaire."

J'ai un avis plutôt partagé sur cette lecture parce qu'il m'a fallut une bonne moitié de livre pour commencer vraiment à l'apprécier. Avant cela je reconnaissais volontier la qualité de l'écriture, le portrait pittoresque des différents personnages et les paysages époustouflants de ce far-west et de tout ce que cela implique dans l'imaginaire collectif, des cowboys, des indiens, des champs à perte de vue, un climat sans concession, et Céline Minard le raconte très bien, on s'y croirait presque à sentir les cahots de ce vieux chariot tiré par des boeufs à travers la plaine. Mais, parce qu'il y a un mais, je me suis vraiment perdue dans tous ces personnages, de savoir qui est qui et ce qu'ils font ou ce qu'ils ont à voir dans l'histoire. Tous convergent vers un même point, le pub de Sally, seul signe distinctif de cette ville née de nullepart. Parce que finalement c'est là que leur histoire commence, ou plutôt c'est là qu'ils renaissent. D'où ils viennent on ne le sait pas vraiment, et cela n'a pas vraiment d'importance mais cela a quelque chose de perturbants, surtout dans les premières pages où l'on ne sait pas vraiment de qui l'on parle! Le récit nous donne à voir une autre époque, une vie rude où la frontière entre le bien et le mal n'est pas telle qu'on la trace aujourd'hui, où chacun avait à protéger ses arrières pour survivre. Ajoutez à ça quelques bottes, quelques chevaux et des tonnaux de whisky et on se croirait presque dans un film de Tarantino. Lecture plaisante finalement mais longue à démarrer!

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(Objectif PAL de novembre -2 - dans ma PAL depuis plusieurs années)// Objectif PAL 15/20

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01 novembre 2018

Franz-Olivier Giesbert, Belle d'amour

belle d'amour

Quatrième de couverture: "Experte en amour, pâtisseries et chansons de troubadour, Tiphanie dite Belle d’amour a été l’une des suivantes de Saint Louis et a participé, en première ligne, aux deux dernières croisades en Orient. Mais sa vie, qui aurait pu être un conte de fées, tourne souvent au cauchemar. 
Jetée très jeune sur les chemins du royaume après la condamnation à mort de ses parents, elle est réduite en esclavage à Paris d’où elle s’échappe pour répondre à l’appel des croisés, s’embarquer vers la Terre sainte et entamer un voyage d'initiation. Grâce à ses talents de guérisseuse, elle gagnera la confiance du roi avant d’apprendre auprès de lui l’Islam, la guerre et beaucoup d’autres choses. 
Épopée truculente et pleine de rebondissements, Belle d’amour raconte un destin de femme mais aussi le Moyen Âge au temps des croisades. Une époque qui rappelle beaucoup la nôtre : politique et religion s’y entremêlent pendant que l’Orient et l’Occident se font la guerre au nom de Dieu."

Je ne sais pas trop quoi penser sur ce roman, d’abord sur son auteur puis sur son récit. Le récit a deux dimensions, l’histoire de cette femme, Tiphanie présentée comme l’une des suivantes du roi Louis IX au 13e siècle, et par petite touche des interventions du narrateur, qui écrit l’histoire de Tiphanie et semble « dialoguer » avec elle à certains moments. C’est troublant parce que j’avais identifié le narrateur comme étant l’auteur lui-même mais en fait pas du tout ! Et finalement cette histoire du présent m’a parue un peu inutile par rapport à l’histoire de Tiphanie.

Tiphanie c’est donc cette jeune femme qui avant d’être au service de Louis IX a traversé de rudes épreuves. Il ne faisait clairement pas bon vivre d’être une femme seule au Moyen-Age !! Abusé par Jean-Bon et ses trois fils, elle parvient à s’échapper, deviendra bourrelle puis partira en terre sainte pour le 7e croisade auprès de Louis IX. C’est cet aspect qui m’a intéressé dans le roman, sa dimension historique, les réflexions sur les croisades, les stratégies, bien que très romancé, j’ai trouvé cela très intéressant. Les réflexions sur les religions éveillent un peu la curiosité mais sont parfois agaçantes parce que les raccourcis sont parfois un peu faciles, et pour l’athée convaincue que je suis c’est parfois tellement loin de ce que je crois que ça me perd un petit peu. Néanmoins j’ai apprécié en apprendre davantage sur les cathares, j’ai également découvert le terme et disons la philosophie des alevis. Le rebondissement de la fin m’a aussi plu et est fidèle au personnage de Tiphanie. Enfin je termine sur le langage très fleuri tout au long du récit, je connais maintenant plein de termes pour désigner le sexe masculin, féminin, et les relations sexuelles à proprement parlé !!

Petit clin d’œil avec la phrase de dédicace au début du livre « A Tiphanie et à toutes celles qui lui ressemblent » et bien j’espère ne pas faire partie de ces Tiphanie là 😉

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(Objectif PAL de novembre -1 - dans ma PAL depuis septembre 2017)// Objectif PAL 14/20

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19 septembre 2018

Barbara Kingsolver, L'arbre aux haricots

l'arbre aux haricots

Quatrième de couverture:

"Taylor Greer n'a pas l'intention de finir ses jours dans le Kentucky, où les filles commencent à faire des bébés avant d'apprendre leurs tables de multiplication.
Le jour où elle quitte le comté de Pittman au volant de sa vieille coccinelle Volkswagen, elle est bien décidée à rouler vers l'Ouest jusqu'à ce que sa voiture rende l'âme. 
C'est compter sans le désert de l'Oklahoma où, sur le parking d'un bar miteux, elle hérite d'un mystérieux balluchon : une petite Indienne. 
On est à Tucson dans l'Arizona ; Taylor a les yeux grands ouverts, de l'énergie à revendre et une bonne dose d'humour. Dans un garage un peu spécial, elle va rencontrer à la fois la générosité et l’inacceptable, et trouver l'espoir de garder celle qui est devenue son enfant, la petite Turtle. 
L'Arbre aux Haricots est une histoire de rire et de peine, un magnifique début pour une nouvelle romancière contemporaine. La suite des aventures de Turtle et de sa mère a été publiée sous le titre : Les Cochons au paradis"

Au départ ce n'était pas gagné, j'ai vraiment eu du mal au début, et puis peu à peu on se laisse prendre par l'écriture de Barbara Kinsolver, l'histoire de Taylor et de Lou Ann. Taylor est une jeune femme du Kentucky qui décide de fuir ce qui semble être sa destinée si elle y reste, avoir des enfants tôt et basta... Lou Ann vit en Arizona, avec son mari et leur nouveau né. Rien ne prédestinait ces deux jeunes femmes à se rencontrer, et finalement c'est ensemble qu'elles passeront d'une adolescence tardive à la maturité d'adultes. Ce roman est une belle phoptographie de l'Amérique un peu reculée et moins glamour que celle des grandes villes. Il dresse le portrait de jeunes gens qui se débattent pour mener une vie tranquille dans un pays surdimensionné. C'est également un roman sur l'amitié, la tolérance et la solidarité, sur la famille dont on hérite et celle que l'on se crée. Une très belle leçon de vie et de simplicité. 

mois américain

(Le mois américain chez Titine)

 

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(Objectif PAL de septembre -2 - dans ma PAL depuis au moins 5 ans)// Objectif PAL 13/20

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09 septembre 2018

John Irving, A moi seul bien des personnages

a moi seul bien des personnages

Quatrième de couverture: "Adolescent ardent et confus, Billy rêve de devenir écrivain. Des béguins secrets pour son beau-père ou ses camarades de classe le bouleversent. Comment lutter contre ces " erreurs d'aiguillage amoureux " ? Il tait aussi son attirance pour Miss Frost, bibliothécaire aux seins juvéniles qui l'initie au plaisir et à la littérature. Quand Billy renoncera-t-il à l'art de la dissimulation ?"

Pour l'été, qui de mieux que le grand Irving pour complètement déconnecter? Alors avec Irving c'est toujours difficile d'entrer dans ses histoires, mais une fois qu'on y est on ne le lâche plus. Parfois on passe à côté, ça m'est déjà arrivé, mais ce ne fût pas le cas avec A moi seul bien des personnages que j'ai vraiment beaucoup aimé. A moi seul bien des personnages c'est le récit de la vie de Billy, ce jeune adolescent américain un peu mal dans sa peau, un peu gauche, qui tatonne dans sa sexualité, aime les femmes, et les hommes. A moi seul bien des personnages, comme son titre l'indique est aussi tous ces personnages aux caractères bien trempés qui gravitent autour de Billy, ces femmes autoritaires, ces grand-pères fantasques et une sexualité aux frontières perméables et floues que l'on retrouve dans la plupart des romans de l'auteur. A moi seul bien des personnages c'est aussi une photographie du Nord est américain figé dans le temps, de l'éducation et des professeurs qui marquent des adolescents en recherche de repères. Ce roman est très beau, parfois dérangeant, il bouscule un peu nos moeurs et nos points de repère mais il fait du bien. L'écriture d'Irving fait du bien, et A moi seul bien des personnages rentre dans mon top 3 Irvingien aux côtés de Garp et Twisted River! Quel regret de ne pas pouvoir aller voir l'auteur au Festival America cette année! 

 

america1

 

(Le mois américain chez Titine)

objectif pal

 

(Objectif PAL de septembre -1 - dans ma PAL depuis plusieurs années)// Objectif PAL 12/20

07 août 2018

George Eliot, Middlemarch

middlemarch

Quatrième de couverture: "Middlemarch (1871-1872) est sans doute le plus beau roman de George Eliot, en tout cas son roman le plus complet (le sixième sur sept). 
Deux intrigues sentimentales principales, l'histoire des deux mariages de Dorothea et le mariage malheureux de Lydgate, jeune médecin ambitieux, avec la vulgaire Rosamond Vincy, se détachent sur un fond foisonnant de personnages et d'événements, d'épisodes intéressants, amusants, émouvants. Un des charmes de George Eliot est dans cette surabondance de détails. "

Je reprends le chemin du blog après deux semaines de vacances bien remplies et dont je vous parlerai peut-être... Au programme les billets de mes lectures du mois de juillet... Et celle-ci je l'ai certes terminée en juillet mais je l'avais commencé en juin. On devrait jamais se lancer dans un classique sans préparation, qui plus est quand ce classique avoisine les mille pages. J'ai d'ailleurs lu une vieille édition en cuir, imprimée sur papier bible et qui date de 1951, un plaisir pour le toucher, et l'odorat (vous n'aimez pas ces odeurs de vieux livres poussiéreux? Moi j'adore!) Je ne sais pas ce qui m'a pris de vouloir commencer ce livre en juin mais soit, je m'étais mise au défi de sortir ce roman de ma PAL en 2018! La lecture fût longue et fastidieuse mais je l'ai pourtant globalement apprécié. Quel plaisir de ce plonger dans ces belles phrases du 19e, dans ces intrigues amoureuses de la petite bourgeoisie anglaise, un régal! Des personnages bien croqués, une campagne anglaise toujours aussi bucolique et les moeurs de la société de l'époque.

Alors oui certains passages m'ont ennuyée, notamment ceux teintés de politique, où les considérations sur les médecins et leurs accointinces politiques ou religieuses, j'avoue même m'être un peu perdue entre les différentes dénominations mais on retrouve les thèmes qui font le charme de cette littérature anglaise, à commencer par le mariage. Ici il n'est d'ailleurs pas que celui des femmes (le point de vue est souvent typiquement féminin), il est aussi celui des hommes. Le roman est porté par le personnage de Dorothée, qui fera un mariage quelque peu inattendu et qui montrera la volonté un peu à contre courant de cette jeune femme au caractère fort et aux idées arrêtées, peut-être en avance sur son temps. George Eliot nous montrera des caractères masculins tout aussi attachants et droits, et d'autres, moins fiables et antipathiques. Tout repose dans le roman, et dans la société de l'époque sur les apparences et le qu'en dira-t-on? Chaque famille est observée dans sa sphère privée et dans sa sphère publique, et l'une et l'autre ne sont pas toujours en adéquation. 

Un livre très riche, dont j'oublie certainement la moitié des choses dans ce billet. Un livre qui nécessite une lecture exigeante et je ne lui ai peut-être pas consacré toute l'attention qu'il aurait mérité.

challenge petit bac

(titre mot unique :MIDDLEMARCH)

challenge pavé

( Et un pavé, un, 922 pages)

objectif pal

 

(Objectif PAL de l'été -3  - dans ma PAL depuis plusieurs années)// Objectif PAL 8/20


18 juillet 2018

Ron Rash, Serena

serena

Quatrième de couverture: "Années 1930, Smoky Mountains. George Pemberton, riche exploitant forestier, et sa femme Serena forment un couple de prédateurs mégalos, déterminés à couper tous les arbres à portée de main pour accroître leur fortune. Mais le projet d'aménagement d'un parc national, pour lequel l'État convoite leurs terres, menace leurs ambitions. Pemberton s'emploie à soudoyer banquiers et politiciens. Sans états d'âme, Serena a d'autres arguments : le fusil, le couteau, le poison, et un homme de main dévoué… Après Un pied au paradis, Ron Rash nous propose un drame élisabéthain sur fond de Dépression et de capitalisme sans foi ni foi. La nature, hostile et menacée, s’y mesure âprement aux pires recoins de l’âme humaine."

Dernier billet express pour mes billets en retard… Avec Serena j’ai retrouvé l’écriture et l’atmosphère particulier de Ron Rash même si le sujet est tout autre. Serena, dont le roman porte le nom, est une femme forte et déterminée, qui ne recule devant rien. C’est l’image même de la femme fatale, celle qui fait tourner les têtes ou qui les fait tomber… Mon avis est assez mitigé, j’ai beaucoup aimé l’univers, l’avancée dans les terres vierges d’Amérique pour y apporter le chemin de fer. D’ailleurs le récit se déroule dans les années 30 mais on aurait plutôt l’impression d’être au 19e siècle ! Par contre, je n’ai pas du tout apprécié ce couple, que ce soit Pemberton le mari, ou Serena. Tous deux froids et calculateurs, qui ne pensent qu’à une chose : l’argent et le pouvoir.

challenge petit bac

 

(titre mot unique : SERENA)

objectif pal

 

(Objectif PAL de juillet - 2  - dans ma PAL depuis plusieurs années)// Objectif PAL 7/20

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06 mars 2018

Olivier Frébourg, Gaston et Gustave

gaston_et_gustave

Quatrième de couverture:"Gaston est un très grand prématuré. A sa naissance, il a été séparé de son jumeau. Dans le service néonatal de l'hôpital de Rouen dont l'entrée est gardée par la statue de Gustave Flaubert, il lutte pour respirer. Gaston, c'est mon fils. Gustave est le "patron" des écrivains. Il refusa d'être père pour écrire Madame Bovary ou L'Education sentimentale. Il y a des moments où l'on aimerait se débarrasser de la littérature parce qu'elle ne console jamais des catastrophes. Et pourtant, à la naissance de Gaston, la statue de Flaubert s'est avancée vers moi. Gaston et Gustave se sont retrouvés unis dans la tempête et le naufrage, peau contre peau. Je n'ai pas eu d'autre choix que d'écrire ce livre. J'avais quitté le monde des vivants pour celui des limbes où je réchauffais mes deux fils."

L'idée de départ est originale mi-roman biographique sur Gustave Flaubert, mi récit autobiographique sur la naissance du fils de l'auteur. Ce récit semble être une lettre ouverte de l'auteur à sa femme, et à leur enfant mort-né, une ode à la vie pour celui qui a vécu et une déclaration à Gustave Flaubert, l'admiration d'un écrivain-journaliste pour un autre écrivain. Honnêtement je suis restée très en dehors de cette lecture, j'ai été touchée par l'histoire personnelle d'Olivier Frébourg mais il n'a pas réussi à garder mon intérêt pour l'histoire de Flaubert, qui pourtant était celle qui m'intéressait de prime abord. 

 

 

challenge petit bac

(PRENOM: GASTON GUSTAVE )

 

lire sous la contrainte

 

(lire sous la contrainte: le son "é": ET)

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(Objectif PAL de Mars- 1 - dans ma PAL depuis mars 2017)// Objectif PAL 3/20

10 février 2018

Socorro Acioli, Sainte Caboche

sainte caboche

Quatrième de couverture: "Après avoir parcouru pendant des jours et des nuits les paysages hostiles du Nordeste brésilien, Samuel trouve refuge dans une grotte à l'étrange forme de tête. L'endroit parfait pour s'installer paisiblement à l'abri des regards ! Mais Samuel se rend vite compte que, depuis son nouveau repaire, il entend les prières d'amour que les villageoises adressent à saint Antoine. Voilà l'occasion de s'occuper un peu... Les prédictions de Samuel à travers la voix du saint deviennent rapidement célèbres dans toute la région. Il a, paraît-il, apporté l'amour à de nombreuses femmes désespérées. Mais bien souvent gloire rime avec déboires. Samuel se retrouve bientôt au coeur d'histoires bien plus compliquées que ces simples prières ne le laissaient prévoir."

Cette lecture fût une petite parenthèse enchanteresse dans un quotidien assez morose. J’ai lu cette histoire comme un conte, il me semble que c’en est un en quelque sorte. En tout cas l’écriture sud-américaine est très surprenante, très imagée et poétique, il me semble que c’est ce que j’avais aussi pensé en lisant Chocolat amer de Laura Esquivel. Ce roman m’a également fait penser au Cœur Cousu de Carole Martinez.

Le personnage de Samuel est très touchant, anti-héros parfait Samuel tente de donner un sens à sa vie après la mort de sa mère en retrouvant son père, or les choses ne vont bien évidemment pas se passer comme prévu. Les personnages sont haut en couleurs et les intrigues saupoudrées d’un brin de magie sont à la fois drôles et touchantes. Tout s’imbrique pour donner du sens à cette histoire, pour se souvenir d’où chacun vient et pour rappeler qu’il a un destin à accomplir. Le côté magique ne m’a finalement pas dérangée, pourtant ce n’est clairement pas mon genre de prédilection, mais je me suis laissée emporter. Ce roman pose en effet la question de la destinée, et du poids que les ancêtres font peser sur les générations futures, en effet, les enfants sont-ils coupables de ce qui a été fait par leurs parents, le tout tinté de poésie et d’un peu de loufoquerie, avoir un personnage qui s’appelle Madeinusa (made in usa) ça ne s’invente pas !

C’est le premier livre de mon abonnement Exploratology que je lis, et j’ai partagé cette lecture avec Bladelor qui est aussi abonnée, nous avions décidé de commencer notre lecture le 30 janvier et nous avons échangé au fil de notre lecture avant de se mettre d’accord sur la date d’aujourd’hui pour écrire notre billet, c’était vraiment intéressant de pouvoir échanger sur le sujet. Du coup on remet ça à la fin du mois pour le livre de janvier.

objectif pal

(2/20, il ne rentre pas dans le cadre de l'objectif PAL chez Antigone parce qu'il est dans ma PAL depuis décembre seulement)

03 décembre 2017

Malika Ferdjoukh, Quatre soeurs - tome 1 et 2

Enid

hortense

Présentation de l'éditeur: "Une belle villa au bord de la mer, pleine de recoins et de mystère. Quatre soeurs qui sont cinq, orphelines de fraîche date. Leurs amis, leurs amours, leurs humeurs, leurs humour. Le dernier livre de Malika Ferdjoukh est une tétrade, un festival en quatre tomes, de personnages, de péripéties et de dialogues piquants, l’équivalent moderne et littéraire des bonnes vieilles grandes comédies américaines des années 40 et 50.

Un régal pour le coeur et l’esprit."

 

Voilà déjà quelques semaines que je dois vous parler de ces petits bonbons que sont les Quatre soeurs de Malika Ferdjoukh. J'aime bien lire de la littérature jeunesse pendant les périodes chargés au boulot, solution de facilité j'imagine. Cette lecture fût vraiment une petite bulle de douceur, tellement que j'ai enchainé les deux premiers tomes et que j'ai vite acheté ensuite les deux suivants, que je ne vais sans doute pas tarder à lire non plus.

Les quatres soeurs sont en fait cinq, mais seulement quatre tomes pour cette petite série, Enid, Hortense, Bettina et Geneviève. Elles sont élevées par leur soeur aînée Charlie depuis le décès de leurs parents. Toutes ont des prénoms bien particuliers et le caractère qui va avec. Le premier tome se focalise donc sur Enid, la plus jeune, un brin rêveuse, elle embarque son meilleur ami dans ses aventures imaginaires et tous deux emmènent le lecteur avec eux. Ce tome présente aussi toutes les soeurs et distille des informations sur les parents. Une tante les aide financièrement mais elles vivent seules dans leur maison perchée au bord des falaises. Bien sûr il n'est pas simple quand on a à peine 23 ou 24 ans d'élever ses soeurs mais on sent tout de suite l'ambiance chaleureuse et joyeuse qui règne dans la famille, même si forcément avec 5 soeurs, un crêpage de chignon de temps en temps est inévitable.

Dans le second tome, Hortense, c'est finalement sur Bettina qu'on en apprend plus. Superficielle en apparence, en pleine crise d'ado, elle ne s'intéresse qu'aux copines et aux garçons. Très attachée à son apparence, elle sera un peu bousculée dans ses aprioris. Hortense quant à elle est l'écrivain de la famille, elle tient son journal de façon assidue et y déplore de n'être pas vraiment comprise par ses soeurs.

Rien de très innovant dans toutes ces petites histoires mais l'écriture est un vrai plaisir. A la fois moderne dans son sujet, elle a le charme désuet des anciens livres pour enfant, un mélange de Comtesse de Ségur et des Quatre filles du Docteur March, j'aime vraiment beaucoup, et je déplore déjà qu'il n'y ait que quatre tomes. Du coup je lirai avec plaisir la version bande-dessinée!

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(20 et 21/25 dans ma PAL depuis décembre 2016

Objectif Pal de décembre chez Antigone -1 & 2-)

 

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30 septembre 2017

Jim Fergus, La vengeance des mères

la vengeance

Quatrième de couverture:

"1875. Dans le but de favoriser l’intégration, un chef cheyenne, Little Wolf, propose au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches pour les marier à ses guerriers. Grant accepte et envoie dans les contrées reculées du Nebraska les premières femmes, pour la plupart « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays. En dépit de tous les traités, la tribu de Little Wolf ne tarde pas à être exterminée par l’armée américaine, et quelques femmes blanches seulement échappent à ce massacre.
Parmi elles, deux sœurs, Margaret et Susan Kelly, qui, traumatisées par la perte de leurs enfants et par le comportement sanguinaire de l’armée, refusent de rejoindre la « civilisation ». Après avoir trouvé refuge dans la tribu de Sitting Bull, elles vont prendre le parti du peuple indien et se lancer, avec quelques prisonnières des Sioux, dans une lutte désespérée pour leur survie."

La vengeance des mères est la suite de Mille femmes blanches que j'ai lu il y a trois ou quatre ans. Cela avait d'ailleurs été un coup de coeur tant j'avais été transportée par cette histoire. Dans cette suite, on retrouve la tribu de Little Wolf mais tous les personnages ne sont pas présents et cette fois la narration se fait par le biais d'autres carnets, ceux des jumelles Kelly, déjà présente lors du premier échange, et ceux de Molly McGill, nouvelle recrue. L'écriture est assez inégale, en effet les jumelles sont d'origine très modeste et donc Jim Fergus l'a laissé transparaître dans leur manière d'écrire, mais les histoires sont tout aussi palpitantes. Nous sommes dans les grandes plaines, avec la tribu, toujours aux abois car l'armée entend bien les chasser/tuer. Les jeunes femmes blanches nouvellement arrivées doivent s'adapter, apprendre les codes et les règles de vie des indiens, mais aussi elles doivent apprendre à se battre elles-aussi. Les différents personnages sont intéressants, chacun ayant son caractère et son vécu. Il y a ici ou là des touches d'humour qui permettent de réduire la tension omniprésente du récit. S'il y a un bémol à émettre, c'est le procédé narratif du début du récit et de la fin, des carnets sont amenés à un homme, descendant de May Dodd par une jemme femme indienne, il se plonge alors dans la lecture qui nous est ainsi transmise. J'ai trouvé ça un peu trop artificiel. J'attends cependant la suite avec impatience.

 

le mois américain

 

(Le mois Américain chez Titine)

objectif pal

 

(17/25 dans ma PAL depuis septembre 2016

Objectif Pal de septembre chez Antigone -2-)

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