29 novembre 2017

Zoyâ Pirzâd, C'est moi qui éteins les lumières

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Présentation de l'éditeur:

"Dans un quartier préservé d’Abadan, Clarisse, l’épouse et mère de famille à travers qui l’histoire se déploie, est une femme d’une profonde humanité, intelligente, d’une simplicité de cœur qui nous la rend spontanément attachante. Par ses yeux, on observe le petit cercle qui se presse autour du foyer : un mari ingénieur à la raffinerie, fervent de jeu d’échecs et de politique, les deux filles, adorables et malicieuses jumelles, Armène, le fils vénéré en pleine crise d’adolescence, et la vieille mère enfin qui règne sur la mémoire familiale.

Pourtant la très modeste Clarisse, cuisinière éprouvée qui se dévoue sans compter pour les siens, va bientôt révéler sa nature de personnage tchekhovien, au romanesque d’autant plus désarmant qu’il se montre on ne peut plus retenu. De nouveaux voisins se manifestent en effet, une famille arménienne débarquée de Téhéran qui va très vite bouleverser l’équilibre affectif de notre femme invisible.
Comme dans les romans de Jane Austen, Zoyâ Pirzâd dresse avec justesse et drôlerie le portrait d’une société patriarcale scellée par les usages et traditions des femmes."

Deuxième livre prêté par Violette en provenance de la box Exploratology et deuxième belle découverte. La découverte est double puisque c'est une auteur que je ne connaissais aps du tout, et c'est un pays sur lequel j'ai très peu lu. Si la découverte de l'auteur m'a apporté une grande satisfaction, je reviendrai sur le second point à la fin de mon billet.

Zoyâ Pirzâd nous emmène donc en Iran, chez une famille d'origine arménienne, qui vit en communauté dans un quartier qui semble lui aussi arménien, les amis de la famille sont arméniens, et les enfants fréquentent une école arménienne. Le seul personnage iranien qui intervient dans l'histoire, c'est la secrétaire du mari qui est une progressiste, engagée dans une association pour faire accéder les femmes au droit de vote, elle s'intéresse de près à la communauté arménienne qui d'après elle est plus avancée sur la question. Ne vous trompez pas, la question du droit de vote des femmes n'est pas centrale dans le roman, j'en parle uniquement pour aborder le rapport entre les deux communautés dans le roman mais surtout pour essayer de dater le récit. Années soixantes ou quelque chose de plus récent? Difficile à dire, les femmes ont eu le droit de vote en Iran en 1962 donc cela pourrait être avant, mais leurs droit sont été à nouveau limités après le Révolution donc à voir...

En tout cas, on entre dans cette communauté et dans cette famille pour suivre une tranche de la vie de Clarisse, vie qui va être quelque peu bousculée par l'arrivée de nouveaux voisins. Un père et sa fille et la grand-mère. Cachun est un peu étrange à sa façon, la grand-mère, très petite et assez hautaine, Emily, très jolie mais manipulatrice, et le père qui éveillera une certaine attirance chez Clarisse tant il est différent de son époux. A travers cette vision, l'auteur nous donne à voir l'organisation de la famille, mais surtout la vie des femmes. C'est assez intéressant, d'autant plus que c'est bien écrit, et je pense très fidèle à cette vision de la famille où la femme s'efface pour le bonheur de ses enfants et de son mari.  Ce n'est pas un livre à suspense, il n'y a pas d'intrigue à proprement parlé, c'est un moment d'une vie assez ordinaire mais qui finalement aura changé sa narratrice. Est-ce que sa vie reprendra son cours, est-ce qu'elle portera ces quelques mois en elle... nous ne le saurons pas, mais c'est ça aussi qui est beau dans l'écriture, elle laisse place à l'imagination.

Ce n'est donc pas un livre sur l'Iran, c'est un livre sur une femme, c'est un livre sur la communauté arménienne en Iran mais on ne voyage pas spécialement en Iran, donc de ce point de vue je suis un peu restée sur ma faim. Mais en relisant la quatrième de couverture le livre est vraiment présenté comme "le portrait d’une société patriarcale scellée par les usages et traditions des femmes" donc pas comme une plongée dans l'univers des femmes iraniennes, il n'y avait donc aps de déception à avoir! 

lire sous la contrainte

(Challenge lire sous la contrainte chez Phildes: être - 2)


05 mars 2017

Joydeep Roy-Bhattacharya, Une Antigone à Kandahar

une antigone à Kandahar

Quatrième de couverture:

"Une base américaine de la province de Kandahar en Afghanistan. Au loin, on distingue la silhouette d’une femme enveloppée dans sa burqa. Elle est descendue de la montagne en fauteuil roulant, puisque ses jambes ont été arrachées. Elle vient réclamer le corps de son frère, un chef tribal pachtoun abattu lors d’une offensive lancée contre les Américains. 
L'état-major reste méfiant : s'agit-il d'une sœur endeuillée, d'une kamikaze, d'une envoyée des talibans, d'un terroriste travesti en femme ou d'une tentative de diversion? 
Sans jamais prendre parti, l'auteur donne la parole aux différents protagonistes – la jeune femme, l'interprète, le médecin, et plusieurs officiers ou soldats. Il nous permet ainsi de faire l’expérience d’un conflit cruel et absurde, en en révélant toute la complexité. Chaque personnage, quel que soit son camp, est non seulement doté d’une voix, mais également d’un visage, d’une personnalité qui lui est propre.
Une Antigone à Kandahar revisite certains grands thèmes de la tragédie grecque tout en s’interrogeant sur les dommages collatéraux de la guerre, l'idéalisme, les valeurs occidentales. Magnifique et magistral."

Ce titre m'a interpellée à la bibliothèque. Antigone est un personne fort de la littérature, qu'elle soit l'Antigone de Sophocle ou celle d'Anouilh, elle évoque la force de caractère, la droiture et la détermination d'une jeune fille fragile mais prête à mourir pour tenir ses promesses, on a tous en mémoire le "Je suis de ceux qui aiment et non de ceux qui haïssent" balancé à son oncle Créon pour récupérer le corps de son frère, et bien l'Antigone de Kandahar est de la même trempe, elle vient réclamer le corps de son frère tombé sous les balles américaines. Chacun pensant être dans son droit, elle celui de donner une scépulture à son frère, rebelle, qui voulait se venger des Américains ayant tué par une attaque de drône les membres de sa famille assistant à un mariage, et l'armée américaine voulant conserver le corps du jeune homme pour identifier ce qu'ils pensent être un taliban. En est-il un, n'en est-il pas? Là n'est pas véritablement la question. Ce sont deux camps, qui s'affrontent, silencieusement, et à force de patience. Chaque chapitre alterne les points de vue des différents acteurs de l'évènement. Celui de la jeune fille, celui du capitaine de la base, du médecin, de l'interprète est des différents soldats présents. Chacun laisse entrevoir ce que peut être la vie dans une base américiane perdue en plein désert Afghan en situation de crise. La narration permet de s'identifier à chacun des personnages et de mieux comprendre leur raisonnement. C'est une lecture assez forte même si elle a parfois manqué de rhtyme, sachant que c'est plus ou moins la même histoire vu sous différents angles. Intéressant à lire et plutôt émouvant.

lire sous la contrainte

 

(article indéfini: une)

challenge petit bac

(personnage célèbre: ANTIGONE)

 

 

25 février 2017

Elena Ferrante, L'amie prodigieuse

l-amie-prodigieuse

Quatrième de couverture:

«Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l'obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.» 
Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition. "

Je ne vous le cache pas, au début je me suis demandé pourquoi ce roman reportait autant d'adhésion, et finalement je me suis moi aussi laissée emporter. J'ai beaucoup aimé cette plongée dans l'Italie des années cinquantes, et à plusieurs reprises je me suis mise à penser à ma voisine chez mes parent,s qui un peu comme une troisième grand-mère pour moi, et qui a émigré en France à cette époque. J'imagine que c'est un peu la vie qu'elle a vécu, dans une ville pauvre du sud de l'Italie.

 La narration est à la première personne, c'est l'histoire d'Elena et Lila qui nous est contée à travers les yeux d'Elena. Il est pourtant difficile de s'identifier, que ce soit à l'une ou à l'autre, tant elles sont à tour de rôle antipathique. Pas de véritable attachement aux personnages donc pour moi, ce qui n'en fait donc pas un coup de coeur. Et c'est peut-être le seul point négatif du roman. Pour le reste on s'embarque assez vite à Naples, dans ce quartier pauvre. Les perosnnages sont hauts en couleurs, la vie est simple, et la narration est teintée du souvenir de l'enfance. Elena et Lila se racontent un peu des histoires, notamment celle de Don Achille Caracci qui est présenté comme un ogre. C'est typiquement le genre de romaan que j'aime, pendant lesquels on grandit avec le narrateur.

Elena Ferrante nous donne à voir les tranches d'une vie dans l'Italie des années caiqnaunte-soixante, et ça m'a beaucoup plus, aprce que finalement la littérature italienne je la connais très peu, ça a un peu fait écho aux Ritals de Cavanna, que j'avais beaucoup apprécié en classe de 1ère. Les nombreux personnages, un peu déstabilisants au début permettent de rende cette fresque bien vivante et j'ai déjà emprunté le second tome à la bibliothèque... Affaire à suivre donc... Et je ne peux pas terminer mon billet sans évoquer les Bibliomaniacs qui m'avaient donner envie de lire ce livre et qui vous parlent ce mois-ci du 3e tome, Celle qui fuit et celle qui reste.

objectif pal

(7/25 dans ma PAL depuis l'été 2016

Objectif Pal de février chez Antigone -3-)

12 février 2017

Robert Hicks, La Veuve du Sud

la-veuve-du-sud

Quatrième de couverture:

"Tennessee, 1894.

 Fragile silhouette vêtue de noir, celle que l'on surnomme la " veuve du Sud " avance pensivement parmi les tombes des 1 500 soldats sudistes tués à la bataille de Franklin, trente ans auparavant, et qu'elle a fait inhumer sur sa plantation. Certains d'entre eux sont morts entre ses bras. Elle n'a jamais oublié un homme en particulier : elle l'avait soigné, et surtout aimé, avant de le laisser partir.

Aujourd'hui, il revient lui demander s'il reste une place pour lui dans son cimetière. Et tout à coup, l'immense folie de la guerre resurgit dans sa mémoire, aussi inoubliable que leur passion. Un roman bouleversant, parcouru d'un véritable souffle épique, qui ressuscite, à la manière de Retour à Cold Mountain et de Autant en emporte le vent, la tragédie de la guerre de Sécession."

 

Je suis restée dans la thématique sud profond des Etats-Unis en m'attaquant à ce roman de Robert Hicks, la veuve du Sud c'est Carrie McGavock, une jeune femme ayant bel et bien existé et qui a donné une scépulture à des centaines, peut-être même des milliers de soldats confédérés après la guerre de Sécession. L'auteur a choisi de raconter son histoire, il reconnaît bien sûr l'avoir romancée, en tout cas pour ce qui lui a été permis d'imaginer, mais tout se base sur des faits réels.

Je me suis vraiment très ennuyée la première moitié du roman, trop long, trop descriptif, et surtout très confus, tour à tour plusieurs narrateurs prennent la parole pour relater la bataille de Franklin dans le Tennessee, peut-être celle qui mettra fin à la guerre, en tout cas l'une des plus sanglantes. La maison des McGavock est réquisitionnée pour en faire un hôpital et accueillir les soldatts blessés. Tri des blessés, opérations, entassés les membres découpés des soldats ou les morts, voilà le lot quotidien de cette jeune femme endeuillée pendant plusieurs jours... Et c'est seulement après ces quelques jours que la narration devient intéressante, quand tous les blessés sont partis ou presque et que Carrie doit reprendre le cours de sa vie. L'auteur pose aussi la question des noirs, dans ce sud ravagé par les batailles, il interroge à demi-mots sur le bien-fondé de cette guerre sans pour autant prêter des pensées abolitionnistes à ses personnages. Cette seconde partie est plus intéressante, sans doute d'ailleurs un peu plus romanesque et un peu moins descriptive. Il était également intéressant de lire les notes de l'auteur à la fin du roman pour démêler le vrai du romancé, et pour en apprendre un peu plus sur Carrie McGavock.

challenge petit bac

(MORT: VEUVE)

 

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(article défini: La)

objectif pal

(4/25 - Dans ma PAL depuis décembre 2014

Objectif Pal de février chez Antigone -2- )

25 janvier 2017

Anne-Marie Desplat-Duc, Les Colombes du Roi Soleil - Le rêve d'Isabeau (tome 5)

Le-reve-d-Isabeau

Quatrième de couverture:

"Depuis que ses amies ont quitté Saint-Cyr, Isabeau rêve de réaliser, à son tour, son voeu le plus cher : devenir maîtresse dans la prestigieuse institution de Madame de Maintenon.
Elle doit, pour cela, avoir une conduite irréprochable. Or elle se retrouve, bien malgré elle, au cour d'une affaire d'empoisonnement. Isabeau voit son rêve s'éloigner..."

 

Billet express pour un court roman jeunesse... Mon avis est assez partagé. J'aime le côté historique de cette série mais dans ce tome-ci il est très peu présent. L'auteur revient sur des évènements des tomes précédents. Isabeau est peut-être un peu trop pieuse à mon goût, et naïve et dévouée, ce qui rend l'histoire un peu plus fade que les précédentes avec des personnages un peu plus fougueux. J'espère que ce n'est pas la série qui s'essouffle parce qu'il reste de nombreux tomes, je crois que j'en essaierai quelques autres mais j'éviterai de m'obstiner comme avec le journal de Geogia Nicolson! 

challenge petit bac

 

(Personne célèbre: ROI SOLEIL)

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(article défini: Les dans le titre de la série, et Le dans le titre du tome)

objectif pal

 

(2/25 Dans ma PAL depuis Octobre 2016)


15 janvier 2017

Jenny Colgan, La petite boulangerie du bout du monde

la petite boulangerie

Quatrième de couverture:

"Quand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d'une île des Cornouailles. Quoi de mieux qu’un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro ?Seule dans une boutique laissée à l’abandon, Polly se consacre à son plaisir favori : préparer du pain. Petit à petit, de rencontres farfelues – avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands – en petits bonheurs partagés, ce qui n’était qu’un break semble annoncer le début d’une nouvelle vie…"

Repéré et offert par Soukee, c'est tout à fait le genre de livre dont j'avais besoin ces derniers temps, une bonne louche de feel good qui fait du bien. Polly s'installe donc dans ce petit village reculé de Cornouailles et y rencontre des personnages aussi bourus qu'attachants! Forcément on n'échappe pas à quelques clichés et certaines ficelles sont prévisibles mais ça fait tellement bien de lire des bons sentiments parfois. Et puis il y a deux choses qui m'ont particulièrement plues: tout ce qui est lié à la confection du pain. En bonne gourmande que je suis j'ai salivé à l'évocation de tous ces pains arômatisés, de ces petites viennoiseries et l'odeur me châtouillait presque les narines! La seconde c'est bien évidemment la Cornouailles!! La mer, le vent et la lande sont omniprésents et j'ai beaucoup apprécié me promener avec Polly les cheveux au vent, avec ce goût de sel marin et cet air iodé!! En bref il ne m'en fallait pas plus! Je crois savoir qu'il y a une suite, je la lirai avec plaisir. Soukee avait donc vu juste en choisissant ce titre, je vous laisse découvrir son billet ici, et aussi celui de Fondantochocolat.

challenge feel good

 

(chez Soukee)

lire sous la contrainte

 

(article défini: LA)

challenge petit bac

 

(lieu: BOULANGERIE)

05 décembre 2016

John Irving, Un mariage poids moyen

un mariage poids moyen

Quatrième de couverture:

"Séverin Winter, professeur d'allemand et entraîneur de lutte de l'équipe universitaire, n'est pas homme à prendre la vie à la légère.

Ses ébats amoureux, tout comme ses prouesses sportives, sont à ranger dans la catégorie poids lourd...

Ce qui n'est pas pour déplaire à Utch, la robuste Viennoise dont le mari - narrateur de surcroît - est littéralement conquis par Edith, l'épouse poids plume de Séverin."

C'est assez drôle parce que par certains aspects ce livre rapelle le roman de James Salter, Un bonheur parfait, que je n'avais pas aimé. Mais alors que je n'avais pas apprécié la plume de Salter, j'ai beaucoup apprécié celle d'Irving. Un Mariage poids moyen est un de ses premiers livres, et on y retrouve déjà ses thèmes de prédilection, les relations amoureuses atypiques, l'Autriche, les physiques un peu particulier, l'art. C'est un closer à la sauce Irvingienne, deux couples qui s'aiment à quatre si je puis dire, jusqu'à ce que leur équilibre se brise. Pas vraiment d'action dans ce roman mais des tranches de vie, et cette relation amicale/amoureuse. Certains passages m'ont moins intéressée, ceux sur la lutte, d'une parce que je ne suis pas une grande sportive, et de deux parce que la lutte n'est pas un sport que j'apprécierai en plus. J'ai beaucoup aimé les plongées dans le passé, et dans le Vienne d'après guerre. Je n'ai pas ressenti de sympathie pour les personnages masculins, le narrateur et le professeur de lutte, ce dernier m'a même très souvent agacée. J'ai eu un peu de peine pour les personnages féminins, Edith, l'épouse du lutteur et Utch celle du narrateur. Utch semble complètement instrumentalisée par les deux hommes, incapable de décision et de livre arbitre, j'ai trouvé ça dommage. J'ai toutefois passé un bon moment même si ce titre ne sera pas mon préféré de l'auteur, j'aime retrouver la plume d'Irving de temps à autre.

 

objectif pal

 

(33/31)

Objectif PAL de Décembre chez Antigone : 1  (dans ma PAL depuis mai 2015)

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(titre qui commence par une voyelle)

26 novembre 2016

Alexandra Lange, Acquittée

acquittée

Quatrième de couverture:

"Sans doute Alexandra est-elle restée au début par amour.Il y a eu les promesses, également.Puis les coups, les insultes, les humiliations, les viols, les strangulations, la peur.C'est cette peur qui l'empêche de partir.Peur de se retrouver à la rue avec ses enfants, peur des représailles sur ses proches, peur des menaces de son mari : "Si tu fais ça, je te tuerai." Le soir du drame, Alexandra lui annonce qu'elle va partir.L'ultime tentative d'étranglement la terrifie au point qu'elle commet le geste fatal.En reconnaissant ici la légitime défense, la justice française a braqué les projecteurs sur les victimes de violences conjugales.Un témoignage adressé à nous tous, un appel à l'aide pour ces femmes en danger"

Autant le dire tout de suite je n'aime pas ce genre de livre, il est entré dans ma PAL à l'issue d'un swap et le challenge lire sous la contrainte m'a motivé à l'en sortir. Evidemment je ne porte aucun jugement sur ce qu'a vécu Alexandra Langue, ni sur la mort de son mari, ni sur le procès et son acquittement. Sa vie a été affreuse et qui peut dire comment il réagirait dans une situation similaire? J'aime lire pour plusieurs raisons, m'échapper, voyager, me divertir, pour la beauté de l'écriture, de l'histoire, des personnages, pour m'informer parfois aussi, mais ce témoignage n'a pas pour but de divertir forcément, et n'a , et cela n'engage que moi, aucune qualité littéraire, en tout cas rien qui ne m'ait vraiment plu. J'imagine que l'auteur a eu besoin d'écrire pour se libérer, que l'écriture a été sa catharsis et que peut-être son témoignage pourra donner la force à certaines femmes battues, et je l'espère, de parler ou de quitter leur mari. En ce sens le témoignage d'Alexandra Lange n'aura pas été vain. Quant à moi, ça remet un peu en question ma façon de lire... Un peu comme si j'avais eu le devoir de le faire, alors que finalement rien ne m'y obligeait, je me rends compte à quel point c'est stupide!

objectif pal

 

(33/31)

Objectif PAL de Novembre chez Antigone et Anne: 5  (dans ma PAL depuis mai 2015)

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(titre qui commence par une voyelle)

 

 

 

 

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16 novembre 2016

Orianne Charpentier, Après la vague

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Quatrième de couverture: "Ce jour-là, tout a basculé. En quelques minutes la mer turquoise est devenue un monstre qui a tout balayé, hommes, femmes, enfants et villages entiers... Ce jour de tsunami, en 2004, Max, 16 ans, a perdu sa jumelle Jade. Il a aussi perdu le goût de vivre. Ce roman raconte son parcours et de sa quête pour la vie."

Ce roman se lit très facilement, les pages se tournent toute seule, Orianne Charpentier se met dans la peau d'un adolescent de 16 ans en vacances en Indonésie avec ses parents, son grand frère et sa soeur jumelle au moment du tsunami qui a ravagé l'océan indien en 2004. Elle imagine l'avent, le pendant, et l'après. Une vie à reconstruite, dévastée par une vague monstrueuse. Il y a de l'émotion forcément mais dès le départ le personnage de Max m'a paru antipathique, et même s'il fait amende honorable quand il tente de se reconstruire, je suis restée sur ma première idée négative, j'ai donc eu du mal à ressentir de l'empathie pour ce narrateur. Sa fuite en avant m'a semblée un peu superficielle, le tout sonnait un peu faux. Je ne garderai donc pas un souvenir imperissable de cette lecture. 

lire sous la contrainte 

(titre qui commence par une voyelle)

 

objectif pal

( 31/31 youhouuuuuuuu mon objectif de l'année est atteint!!!) 

Objectif PAL de Novembre chez Antigone et Anne: 3  (dans ma PAL depuis octobre 2015)

05 octobre 2016

Leïla Slimani, Dans le jardin de l'ogre

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Quatrième de couverture:

«Une semaine qu'elle tient. Une semaine qu'elle n'a pas cédé. Adèle a été sage. En quatre jours, elle a couru trente-deux kilomètres. Elle est allée de Pigalle aux Champs-Élysées, du musée d'Orsay à Bercy. Elle a couru le matin sur les quais déserts. La nuit, sur le boulevard Rochechouart et la place de Clichy. Elle n'a pas bu d'alcool et elle s'est couchée tôt. 
Mais cette nuit, elle en a rêvé et n'a pas pu se rendormir. Un rêve moite, interminable, qui s'est introduit en elle comme un souffle d'air chaud. Adèle ne peut plus penser qu'à ça. Elle se lève, boit un café très fort dans la maison endormie. Debout dans la cuisine, elle se balance d'un pied sur l'autre. Elle fume une cigarette. Sous la douche, elle a envie de se griffer, de se déchirer le corps en deux. Elle cogne son front contre le mur. Elle veut qu'on la saisisse, qu'on lui brise le crâne contre la vitre. Dès qu'elle ferme les yeux, elle entend les bruits, les soupirs, les hurlements, les coups. Un homme nu qui halète, une femme qui jouit. Elle voudrait n'être qu'un objet au milieu d'une horde, être dévorée, sucée, avalée tout entière. Qu'on lui pince les seins, qu'on lui morde le ventre. Elle veut être une poupée dans le jardin de l'ogre.»

J'ai choisi ce roman presque au hasard, et le hasard fait visiblement bien les choses. N'ayant pas de "méchants" dans ma PAL pour cette session de Lire sous la contrainte j'ai porté mon choix sur un livre de la bibliothèque. Leïla Slimani est une jeune écrivain que je ne connaissais pas, si ce n'est pour ces matchs de la rentrée littéraire, avec Chanson douce qui ne me tentait pas vraiment. Sauf que non seulement j'ai aimé Dans le jardin de l'ogre, mais maintenant j'ai aussi envie de lire Chanson douce!!

 J'ai beaucoup aimé l'écriture, c'est assez brutal, en adéquation avec le sujet du roman. Certaines scènes sont assez violentes, la langue est plutôt crue mais ça ne m'a pas dérangée, le tout est empreinte d'une certaine poésie, c'est glacial mais à la fois sulfureux, très chirurgical mais en même temps on évolue comme dans du coton. Les personnages ne sont pas spécialement attachants, j'ai même ressenti une certaine pitié pour Adèle, mais pas de sympathie, tellement elle se trouve à mille lieues de ma vision de la vie et du couple. Pourtant, par certains côtés je l'ai comprise, non pas parce je suis en accord avec elle, mais parce que je pense que les femmes comme elles sont légions, les couples comme ce couple sont à mon avis très fréquents, pas au départ, mais ils le deviennent, parce que Leïla Slimani met le doigt sur un phénomène de société sans jugement apparent et qu'elle le fait bien, celui des apparences, celui du "il faut faire comme tout le monde", celui du "si tu n'as pas de mari et d'enfant passé trente ans tu as raté ta vie". Et pour compenser cela, Adèle mène une double vie, à l'extrême, comme quoi vouloir sauver les apparences à tout prix n'est pas si sain.

Attention si vous ne l'avez pas lu j'en dis peut-être un peu trop!

Le mari n'est pas en reste, il est froid et détestable, un genre de pervers narcissique à la Vincent Cassel dans Mon roi... J'ai mis du temps à comprendre le rapport avec le titre mais c'est en réfléchissant à ma lecture que j'ai mis le doigt dessus. Pendant ma lecture j'ai été un peu déçue par la fin, j'aurais aimé une Adèle différente, plus en adéquation avec son personnage de départ mais après coup je me dis que la fin n'aurait pas été aussi forte si elle avait été différente. Néanmoins je reste convaincue que les meilleurs moments sont les 150 premières pages.

 

Deux extraits:

"Adèle a fait un enfant pour la même raison qu'elle s'est mariée. Pour appartenir au monde et se protéger de toute différence avec les autres. En devenant épouse et mère, elle s'est nimbée d'une aura de respectabilité que personne ne peut lui enlever. Elle s'est construit un refuge pour les soirs d'angoisse et un repli confortable pour les jours de débauche."

"Auprès d'Adèle il a le sentiment d'avoir vécu auprès d'une malade sans symptômes, d'avoir côtoyé un cancer dormant, qui ronge et ne dit pas son nom."

 

lire sous la contrainte

(méchants: ogre)

challenge petit bac

(gros mot: OGRE)

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