09 avril 2018

Lucy Christopher, Stolen (VO)

stolen

Quatrième de couverture: 

"A girl: Gemma, sixteen, at the airport, on her way to a family vacation.

A guy: Ty, rugged, tan, too old, oddly familiar, eyes blue as ice.

She steps away. For just a second. He pays for her drink. And drugs it. They talk. Their hands touch. And before Gemma knows what's happening, Ty takes her. Steals her away. To sand and heat. To emptiness and isolation. To nowhere. And expects her to love him.

Written as a letter from a victim to her captor, Stolen is Gemma's desperate story of survival; of how she has to come to terms with her living nightmare-or die trying to fight it."

Ce roman attendait depuis des années dans ma PAL Vo, j'ai profité des vacances de Février pour l'en sortir, et j'ai été bête d'attendre si longtemps pour le lire parce que c'est une petite pépite! Comme le dit la quatrième de couverture, le récit est en fait une lettre d'une jeune fille à son ravisseur. Ty kidnappe Gemma dans un aéroport alors qu'elle y est en transit avec ses parents. Il l'emmène dans une maison qu'il a aménagé à cet effet dans le désert australien, au milieu de nullepart. Gemma y raconte son enlèvement, sa captivité, leur façon de vivre, de se nourrir, les raisons qui ont poussée Ty à l'enlever etc. Ce récit est également l'occasion de remettre en cause nos modes de vie et l'importance qu'on accorde au matériel en oubliant l'essentiel. L'environnement dans lesquel els deux personnages vont vire est très sauvage et si Ty a été prévoyant ils vont cependant devoir composer avec les éléments pour se nourrir, avoir de l'eau, se soigner. En un sens, le récit fait écho aux romans dits "nature writing" en y ajoutant une dimension supplémentaire, le récit d'une adolescente en captivité et tout ce que cela peut impliquer en termes de sentiments contradictoires à l'égard de son ravisseur. Lucy Christopher donne à voir les mécanismes du syndrome de Stockholm. C'est un premier roman riche en descriptions et en émotion et facilement abordable en anglais. Je vous le conseille!

PAL vo

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24 janvier 2018

Jay Asher, 13 reasons why (VO)

13_reasons

Quatrième de couverture: "You can't stop the future. You can't rewind the past. The only way to learn the secret. . . is to press play.

Clay Jensen doesn't want anything to do with the tapes Hannah Baker made. Hannah is dead. Her secrets should be buried with her.

Then Hannah's voice tells Clay that his name is on her tapes-- and that he is, in some way, responsible for her death.

All through the night, Clay keeps listening. He follows Hannah's recorded words throughout his small town. . .

. . .and what he discovers changes his life forever."

 

Une de mes résolutions secrètes de ce début d'année c'est de relire en VO (comme tous els ans en fait mais je ne le fais jamais) alors j'ai débuté 2018 avec un livre en anglais histoire de bien prendre les bonnes habitudes tout de suite, et quoi de mieux que la littérature ado pour le faire? Oui parce que malgré tout, lire en VO me demande plus de concentration, et comme je voulais voir la série Netflix, ba forcément c'est sur le roman de Jay Asher que j'ai porté mon dévolu. Sauf que mon sentiment en ayant terminé la lecture (et même pendant) c'est What's the point?? ou bien tout ça pour ça ... 

Oui donc si je traduit clairement mon sentiment et bien j'ai été déçue. Je trouve l'idée plutôt originale et je me suis attachée au personnage de Clay (celui qui reçoit et écoute les cassettes) mais Hannah (celle qui s'est suicidée) m'a vraiment énervée, alors que bon ce n'est pas sensé être le cas je crois, elle s'est suicidée quand même, donc c'est une ado qui allait mal, qui a vécu des choses difficiles à l'école et à l'instar de nos collégiens, je pense que les lycées américains ne sont guère mieux, mais jusqu'au suicide?? vraiment? ça fait un peu froid dans le dos, surtout que les accusations qu'elle porte sur chacun à travers les cassettes sont parfois discutables. Je suis assez sceptique à vrai dire. Et en même temps, je crois qu'on ne sait tellement pas ce qui se passe dans la tête des ados, ce mélange explosif d'hormones et de réseaux sociaux en font sans doute des bombes à retardement!! Du coup forcément, je ne peux que le comparer à Tous nos jours parfaits, que j'ai lu juste avant celui-ci et que j'ai largement préféré.

Cette déception ne m'a pas empêché de commencer la série, au contraire mais le sentiment est sensiblement le même, même si j'apprécie le fait qu'elle soit plus développée que le roman. Dans la série Clay n'écoute pas les cassettes en une nuit, et le storytelling bien que basé sur les écoutes développe aussi le présent de Clay et ses réactions, il en est du coup encore plus touchant, mais je trouve Hannah tout aussi agaçante!! Et vous, vous l'avez lu, vu? Qu'en avez-vous pensé?

PAL vo

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15 février 2011

Nicola Keegan, Swimming

swimmingPrésentation de l'éditeur:

"Born in a landlocked town in the center of Kansas, Pip is tall, flat, smart, funny, and supernaturally buoyant. On land, she has her share of troubles: an agoraphobic mother, a lost father, and a school full of nuns who just want her to sit still. But in the water, Pip is unstoppable. Swimming her way from a small Midwestern team to the Barcelona Olympics, Pip’s journey is the story of a young girl with an unsinkable spirit, struggling to stay afloat in the only way she can."

Désolé pour le résumé en VO mais cette année j'ai décidé de me remettre à la lecture en version originale. Petit à petit parce que j'avoue (honteusement) que depuis le capes ça me sort un peu par les yeux. Quoi de mieux donc pour s'y replonger avec un roman contemporain (oui parce que tentative avortée en juin dernier avec Stevenson!) Je vais donc essayer de me tenir à au moins un livre en VO par trimestre! Et Valérie et Isleene y sont pour quelque chose puisqu'elles m'ont toutes les deux envoyé des titres en VO lors du swap anniversaire et du swap romancières anglophones. J'avais repéré Swimming sur le blog de Valérie d'ailleurs dont le billet est ici.

Au début j'ai eu du mal à entrer dans la lecture, à cause de la VO certes mais surtout à cause de la narration du point de vue d'un bébé. Ca m'a fait penser à La Métaphysique des Tubes de Nothomb que j'avais détesté (oui j'avoue je n'aime pas les livres d'Amélie Nothomb). Ensuite avec le récit des décés, la confusion des sentiments, l'impression que le narrateur n'habite vraiment plus sa vie, ça j'ai aimé. C'est très bien décris, sans forcément tomber dans le pathétique. L'impression de stagnation et du coup, la très belle métaphore avec l'eau et la natation décrivent bien ce sentiment que l'on ressent quand on perd quelqu'un: s'enfoncer dans l'eau, boire la tasse, se débattre et ne pas avoir l'impression d'avancer, et finalement s'y jeter à corps perdu pour refaire surface.
L'abnégation de Pip pour la natation apparaît comme un ancre qui la fait tenir dans sa vie, et j'ai trouvé ce passage tellement vrai (pas forcément pour la natation hein
" Choose something and hold on to it, young lady. If you continue wavering with lassitude, you risk stagnation, waking up one day, perhaps decades from now, filled with regrets, remorse... Who knows? All that misplaced energy."

J'ai par contre trouvé la fin confuse , les repères spatio-temporels sont mélangés, est-elle à Paris, au Kansas, en Californie? parle-t-elle du présent? de ses souvenirs d'enfance? de jeune femme? Tout ça m'a un peu déroutée et ça a sûrement été accentuée par la VO. Une décéption donc à ce niveau, mais au final ce fût plutôt une lecture positive et intéressante, merci donc à Valérie pour cette découverte!

Je pense que ce titre peut entrer dans le Chalenge 100 ans de Littérature américaine organisé par The burried Talent, ce sera donc mon premier livre ;)

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