07 mai 2014

Hanif Kureishi, Quelque chose à te dire

quelque chose à te dire

Quatrième de couverture:

"Jamal, brillant psychiatre d'origine pakistanaise, mène une vie tranquille, auréolée de succès, dans la banlieue de Londres. Une façade de réussite qui ne laisse rien transparaître des troubles profonds qui le hantent. Jusqu'au jour où un ancien compagnon de route ravive la mémoire d'un amour perdu, brisé par le crime et la honte. Brillant, profond et drôle, Hanif Kureishi radiographie comme personne la société anglaise des années 1970 à nos jours et fait preuve d'une acuité hors du commun pour décrire les tourments d'une génération en conflit perpétuel avec ses origines et son passé, ses désirs et ses regrets."

Voilà un livre bien dense! Jamal vit à Londres, non loin de son ex-femme et son fils Rafi. Il est psychiatre, écrit des essais et bénéficie d'une certaine renommée. Gravitent autour de lui Henry, metteur enscène/réalisateur, sa soeur Miriam, mère célibataire haute en couleur, Bushy, chauffeur de taxi et d'autres personnages tout aussi extravagants. Jamal revient sur sa famille, son passé d'étudiant issu de l'imigration. Il est rongé par la culpabilité, aimerait revoir celle qui fût son premier amour mais cela ne se fera pas sans concessions et l'obligera à affronter ce qu'il tente d'oublier depuis vingt ans. Ce roman traite donc du sentiment de culpabilité, du pardon, de la responsabilité mais pas seulement...

La trame de fond m'a beaucoup plue. J'ai apprécié la manière dont Jamal règle ses comptes avec le passé et le regard qu'il porte sur celle qu'il a aimée. J'ai également apprécié les descriptions des différents quartiers de Londres souvent oubliés des guides touristiques mais qui contribuent à l'identité cosmopolite de la capitale britannique. Se plonger dans les familles pakistannaises et indiennes en Angleterre ou au pays était intéressant.

Ce qui m'a un peu moins plu et qui m'a même parfois ennuyée ce sont les histoires périphériques des perosnnages secondaires, celle d'Henry, de sa fille Lisa, de Karen, de Miriam même. Toutes finalement ne font qu'accentuer le côté pathétique du gratin londonien dopé à l'alcool, au sexe et à la coke.  Mais ce qui m'a le plus dérangée dans ce roman c'est la relation de Jamal avec son fils. Rafi insulte, malmène son père et celui-ci le raconte comme si c'était normal, il ne s'insurge pas et l'accepte comme le apssage obligatoire de 'ladolescence! Moi ça m'a choquée!

C'est donc une lecture en demi-teinte, si j'ai apprécié l'histoire principale j'ai été gênée par le côté foisonnant du roman qui nous perd parfois. Hanif Kureishi est un auteur à découvrir mais sans doute pas avec ce roman.

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 ( 10e session: Violet)

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(19/78)


28 avril 2014

Jules Verne, Voyage au centre de la terre

voyage au centre de la terre

Quatrième de couverture:

"Dans le cabinet encombré de l'excentrique professeur Lidenbrock, un parchemin couvert d'étranges caractères s'échappe d'un vieux manuscrit, œuvre d'un alchimiste islandais du Xvie siècle.
Le savant déchiffre alors un curieux message : une invitation à se rendre au centre de la terre ! Un mois plus tard, avec son neveu Axel et un guide islandais, Lidenbrock s'engouffre dans les entrailles de notre planète..."

C'est avec plaisir que je me suis plongée pour la première fois dans un roman de Jules Verne! C'était encore plus sympathique de le faire avec cette édition destinée à la jeunesse et dotée de quelques illustrations. Je n'aime pas vraiment la science-fiction donc j'appréhendais un peu cette lecture mais c'était sans compter sur le talent de Jules Verne pour nous raconter cette histoire improbable d'un vieux professeur qui s'est mis en tête d'aller au centre de la terre. Ce n'est pas sans préparation que le professeur Lidenbrock se lance dans l'aventure, mais tout de même le centre de la terre!

L'histoire nous est contée par le neveu du scientifique, sceptique quant à la réussite de son oncle mais qui n'ose l'abandonner dans ce périple, parfois au risque d'y laisser sa vie.

Les personnages sont dépeints avec beaucoup d'humour, le jeune Axel porte un regard très critique sur son oncle mais jamais empreint de méchanceté. Il transmet toute l'admiration qu'il a pour son seul parent, bien qu'il ne partage pas toutes ses ambitions, lui serait bien rester auprès de sa belle... Jules Verne nous parle également avec brio de l'Islande, telle qu'elle devait être à l'époque mais également telle qu'on se l'imagine, avec ses habitants taciturnes mais serviables, comme le pays, une terre un rbin hostile mais qui a beaucoup à offrir.

L'histoire en elle-même est plaisante, les personnages sont confrontés à de nombreux obstacles mais sous la tutelle du professeur ne renonce pas à leur projet d'arriver au centre de la terre. Il manque tout de même un peu de femme dans ce roman mais ce n'est pas grave, les liens qui unissent nos personnages suffisent et les différentes mésaventures nous tiennent en haleine tout au long du récit. Je relirai donc avec plaisir l'auteur, pourquoi pas dans cette édition.

 

objectif pal

 

(18/78)

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                                                                                                 ( 10e session: Violet)

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Avril

challenge petit bac

( MATIERE: TERRE)

edit: il semblerait que mes images ne veulent pas s'afficher, j'essaie de comprendre pourquoi ...

25 février 2014

Sarah Waters, Ronde de nuit

ronde de nuit

Quatrième de couverture:

"Dans un Londres écrase par le feu du Blitz se cache une autre guerre, celle des amours illicites, des trahisons et des espoirs brisés.

Quel fantôme du passé hante Helen qui subit, désemparée, le lent délitement de sa liaison interdite avec Julia ? Pour quelles raisons Kay erre-t-elle désormais, inconsolable, dans les rues de la ville ?

Pourquoi Viv, une jeune femme douce et glamour, ne parvient-elle pas à quitter son amant, un ancien soldat marié et père de famille ? La guerre a brassé ces destins qui avancent à tâtons pour reprendre leurs marques. Et pour beaucoup d'entre eux, la voie du bonheur dans un monde enfin apaisé va être aussi dangereuse qu'un tapis de bombes."

Je n'ai pas vraiment apprécié cette lecture qui a trainé en longueur  pendant deux interminables semaines! Je n'ai pas accroché aux personnages ni à l'histoire pourtant c'est un sujet qui avait à priori tout pour me plaire : les femmes en Grande-Bretagne pendant la seconde guerre mondiale. J'ai eu l'impression d'une succession d'anecdotes, pourtant les destins des personnages sont liés. Sarah Waters déconstruit le fil des histoires d'amour (ou d'amitié) de ses personnages en faisant deux bonds dans le passé, en 1944 puis en 1941 afin de mieux comprendre les personnages et ce qui les unis. Cela n'a aps suffit pour m'intéresser, et à la lumière des deux parties dans le passé, la première me paraît encore plus fade! Dommage! 

Un point positif cependant pour les scènes où Kay et son amie Mickey tentent de venir en aide aux londoniens touchés par les bombardements, le personnage qui m'a tout de même touchée est celui de Viv' dont la situation est délicate et qui montre bien la manière dont vivait une jeune femme célibataire à l'époque... Il me reste un roman de Sarah Waters dans ma PAL, je vais attendre un peu avant de l'en sortir.

Vous pouvez cependant aller lire des avis plus positifs, celui de Valérie et Sybille, un peu plus mitigée que moi, et celui de Manu plus enthousiate. 

challenge petit bac

 

(MOMENT / TEMPS: NUIT)

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(noir)

lire sous la contrainte

 

( GN + GN )

objectif pal

(11/78)

 

04 janvier 2014

Romain Sardou, America La main rouge (tome 2)

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Quatrième de couverture:

"1733. Un homme part à l'aventure, un autre rentre chez lui. L'Anglais Philip Muir navigue vers les côtes américaines, parti avec une centaine de pionniers fonder la Géorgie. L'Irlandais Charles Bateman est le pirate le plus haï de la Couronne britannique. Il quitte sa prison anglaise pour rejoindre New York, sa ville natale. En échange de la liberté, il a accepté de tout renier : son passé, sa femme, ses frères d'armes, sa religion...
Philip débarque sur une terre sauvage et inhabitée ; Charles rentre dans une ville infestée d'ennemis et de mauvais souvenirs. Philip désire créer un monde plus juste ; Charles veut anéantir le monde existant.
Alors que la guerre d'Indépendance fait rage, les Muir et les Bateman s'affrontent plus que jamais, au risque de tout perdre... emportés par le vent de l'Histoire."

Risque de spoiler sur le premier tome!

Nous retrouvons la famille Muir et la famille Bateman à peu près où nous les avions laissés dans La treizième colonie. Là où les Muir et les Batemane évoluaient parallèlement, chacun d'un côté de l'Atlantique, dans ce tome Romain Sardou amène les deux familles à se rencontrer et même à avoir un destin intimement lié. Bateman est toujours le rebelle Irlandais qu'il a été dans sa jeunesse et malgré les épreuves il a transmis à sa descendance sa haine de l'anglais et du Royaume Britannique et sa volonté de voir les colonies américaines former un seul état libre et indépendant. Les Muir quant à eux ont "mal tourné" dans le sens où Philip, enfant illégitime d'Augustus Muir a pris ce nom pour vengersa mère morte en prison à cause de son père. Il a traversé l'Atlantique pour peupler la Géorgie, tâche rendue difficile par les conditions de vie et les règlementations imposées par la couronne d'Angleterre. Philip Muir arrivera à tracer son chemin mais d'une manière aussi détestable que celle de son père par le passé. Entre les deux familles, vous l'aurez compris, mon soutien va facilement aux Batement, alors que j'avais ebaucoup apprécié Philip quand il était à Londres...

Dans ce tome, Romain Sardou fait à nouveau preuve d'un talent indéniable pour nous conter l'Amérique des premiers colons et ses balbutiements en tant qu'état indépendant. Il permet de mieux cerner els ficelles de la rebellion américaine et la volonté des colonies à s'émanciper de Londres, le tout toujours sur fond d'une saga familiale pleine de suspense. Je ne sais pas si un troisième tome est prévu, en tout cas je l'espère parce que je trouve que La main rouge se termine de façon un peu maladroite et j'aimerais poursuivre cette découverte de l'histoire américaine par le prisme de ces deux familles que tout oppose.

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(bleu: 2/2)

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(8)

challenge petit bac 

(catégorie COULEUR: ROUGE)

objectif pal

(1/78)

 

29 décembre 2013

Mike Gayle, Dîner pour deux

dîner pour deux

Quatrième de couverture:

" Couple modèle de la génération « deux revenus / zéro môme », Dave et Izzy Harding – la trentaine, londoniens – n’ont jamais été portés sur les enfants : trop lourds, trop contraignants, trop compliqués. Quand Dave sent se réveiller le papa poule qui couve en lui, il en est le premier surpris. Mais éprouvée par l’échec d’une grossesse précédente, Izzy n’a plus envie d’entendre parler d’enfant. Contrit, Dave apprend à oublier ses rêves de procréation jusqu’au jour où une adolescente de treize ans prétend être sa fille naturelle et propose de le rencontrer. Bientôt, au risque de mettre son couple en péril, Dave n’a plus qu’une idée en tête : vivre enfin sa paternité refoulée…"

 

Voilà qui a fait office de bouffée d'air frais en cette fin d'année chargée niveau travail (conseils de classe et autres réunions) J'ai beaucoup apprécié cette lecture, un petit roman de chick-litt me fait du bien de temps en temps et celui-ci était vraiment agréable et pour plusieurs raisons...

La première et non des moindres étant que l'auteur est un homme (assez rare dans l'univers chick-litt pour le souligner) et donc son narrateur est également un homme, tentenaire, marié, sans enfant et journaliste. Le fait que le narrateur soit journaliste m'amène à la 2e raison qui m'a fait apprécier ce roman, ici et là on peut lire les articles écrits par Dave. J'ai beaucoup aimé sa manière d'écrire, de tourner les sujets qui lui sont donnés en dérision, du recul qu'il a sur les relations hommes/ femmes tout en étant incapable de les mettre en application dans son couple, la vision que les hommes ont des femmes, la vision  que les femmes ont des hommes et ce que chacun d'eux pensent que l'autre pense du sexe opposé. J'ai trouvé que cela sonnait assez juste. J'ai également apprécié cette plongée dans le monde de l'adolescence et des magazines pour ados qui m'ont rappelés quelques souvenirs. 

Dave, dans sa relation avec sa femme, puis avec sa fille est un personnage touchant en plus d'être drôle. Il fiche en l'air l'idée reçue que ce sont les femmes qui ont une horloge biologique qui s'affole une fois passées la trentaine. 

En bref ce fût une très bonne lecture grâce à une écriture et une histoire touchante et drôle.

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Pour cette session la couleur est le bleu ( 1/2)

objectif pal

(34/97)

 


25 novembre 2013

Gilles Paris, Autobiographie d'une courgette

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Quatrième de couverture:

"Un nom de cucurbitacée en guise de sobriquet, ça n'est pas banal! La vie même d'Icare - alias Courgette-, neuf ans, n'a rien d'ordinaire : son père est parti faire le tour du monde "avec une poule"; sa mère n'a d'yeux que pour la télévision, d'intérêt que pour les canettes de bière et d'énergie que pour les raclées qu'elle inflige à son fils. Mais courgette surmonte ces malheurs sans se plaindre... Jusqu'au jour où, découvrant un revolver, il tue accidentellement sa mère. Le voici placé en foyer. Une tragédie? Et si, au contraire, ce drame était la condition de rencontres et d'initiations _ à l'amitié, à l'amour et au bonheur tout simplement?"

C'est une belle histoire que Gilles Paris nous conte. Celle d'un petit garçon, qu'on surnomme Courgette, qui est envoyé dans un foyer pour enfants après avoir accidentellement tué sa mère. Une mère qui l'élevait seule depuis le départ de son père avec sa maîtresse visiblement. La vie au foyer apparaît comme idyllique et préférable à sa vie d'avant. Les enfants et éducateurs sont tous attachants. J'ai apprécié de style adopté par l'auteur, celui d'un enfant de neuf ans avec sa vision du monde et ses arrangements avec la syntaxe. Cela rend l'histoire d'autant plus émouvante que Courgette est un petit garçon très intéressant, qui pose beaucoup de questions et pour qui les réponses sont parfois encore plus compliquées. Le personnage de Rosy est lui aussi très touchant, elle est dévouée aux ensemble et ne semble pas avoir de vie en dehors du foyer.

Gilles Paris aborde ainsi la problématique des enfants orphelins, sans parents ou avec des parents qui ne savent pas les aimer, ou tout simplement qui ne peuvent pas les élever. C'est une histoire réjouissante pour des enfants. Avec mon oeil d'adulte je la trouve un peu simpliste, hormis Pauline aucun des adultes n'a de vie en dehors de l'établissement, Courgette n'est à aucun moment interrogé sur la mort de sa mère, on ne sait pas exactement où les enfants vont en classe mais surtout l'adoption semble beaucoup trop simple. Néanmoins, cela ne m'a pas gâché le plaisir de la lecture, j'ai chaussé mes lunettes d'enfant et ai passé un très bon moment avec Courgette, Camille et les autres.

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(jaune: 1/1)

04 septembre 2013

Jeffrey Eugenides, Virgin suicides

virgin_suicide_10Quatrième de couverture:

"Jeunes, belles et fragiles, les cinq filles Lisbon se suicident en l'espace d'une année. Difficile de comprendre ce qui se passe derrière les murs de la villa familiale : un quotidien étouffant, une mère plus sévère que les autres, une folie contagieuse... Des garçons du quartier, effrayés et fascinés, observent les filles s'effondrer une à une. Devenus adultes, ils s'interrogent encore."

J'avais quelques souvenirs du film de Sofia Coppola que je n'ai pas vu en entier par ennui je crois. Je le trouvais trop lent et n'aimais pas le côté narratif. J'ai retrouvé la lenteur dans le roman de Jeffrey Eugenides mais ici elle ne m'a pas tellement dérangée. Elle permet de créer une atmosphère pesante et nous montre la minutie avec laquelle les garçons du quartier se sont intéressés aux filles Lisbon.

Cinq filles qui semblent indissociables bien qu'elles soient parfois individualisée. Chacune a son propre charactère et chacune choisira sonmode opératoire pour se suicider. Et cela n'est pas étonnant qu'elles aient eu des envies suicidaires quand on voit la vie qu'elles mènent. Leur décrépitude va de pair avec le vieillissement de la maison et il semblerait qu'il en soit de même pour la ville entière. La seule constante étant le désir que les filles font naîtres chez les jeunes du lycée. 

Voilà donc une lecture un peu étrange qui a un peu traîné en longueur mais qui ne m'a pas déplue pour autant. Je crois que l'adjectif bizarre convient parfaitement à ce roman. Il ne me reste plus qu'à (re)voir le film de Sofia Coppola.

 

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(3/3 Mot étranger: Virgin et suicides)

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(blanc)

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(25/97)

08 mai 2013

Elmore Leonard, Bandits

banditsQuatrième de couverture:

"Quand on a été rat d'hôtel et qu'on a passé trois ans en prison, le métier de croque-mort est un sacré changement. Mais Jack Delaney travaille avec son beau-frère et le boulot est tranquille : jamais de réclamations de la part du client...
Sauf le jour où le cadavre dont il faut s'occuper est en fait une jeune nicaraguayenne bien vivante qu'il faut tirer des pattes d'un trio de contras venus à la Nouvelle-Orléans collecter des fonds pour faire la guerre aux sandinistes.
Du coup, Delaney se retrouve - pour une fois - dans le camp des bons, avec une ancienne religieuse, un ex-braqueur de banques et un flic reconverti en barman. Et l'avantage de servir une bonne cause, c'est qu'il peut y avoir des à-côtés intéressants. Par exemple, deux millions de dollars."


Voilà un roman noir agréable à lire grâce à ses personnages attachants. Le début de l'intrigue tient en haleine mais est pour moi vite retombée comme un soufflé. Certes la plume d'Elmore Leonard est plaisante mais on ne sait plus qui sont les gentils, qui sont les méchants, qui travaille avec qui et pour quelles raisons, ni quelle cause ils défendent et encore moi qui fait quoi. L'histoire aurait gagné à être un peu plus simple et n'en aurait pas été moins intrigante. Là je ne savais pas vraiment qui était ce Wally Scales dans cette histoire et à quoi il a vraiment servi et ce n'est pas le seul. C'est dommage parce que j'ai beaucoup aimé les portraits des personnages et particulièrement celui de Jack. Qui plus est, j'ai trouvé la fin assez peu crédible.

J'aurais également apprécié en savoir un peu plus sur le contexte historique dans lequel s'ancre le récit, notamment les sandinistes mais finalement, ce qui est censé être le fil rouge de cette histoire est assez peu approfondi, c'est dommage.

 

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(2/2)

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(12/97)

Posté par Cinnamonchocolat à 07:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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20 avril 2013

Lecture commune: Jim Fergus, Mille femmes blanches

mille_femmes_blanchesQuatrième de couverture:

"En 1874, à Washington, le président américain Grant accepte dans le plus grand secret la proposition incroyable du chef indien Little Wolf: troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l'intégration du périple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart des "Mille femmes" viennent en réalité des pénitenciers et des asiles de tous les États-Unis d'Amérique... Parvenue dans les contrées reculées du Nebraska, l'une d'entre elles, May Dodd, apprend alors sa nouvelle vie de squaw et les rites inconnus des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l'alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, May Dodd assiste alors à la lente agonie de soi, peuple d'adoption..."

 

J'ai beaucoup aimé cette lecture, rapidement j'ai apprécié la narratrice. Le fait que ce récit soit fait sous la forme d'un journal intime a fortement contribué à ce que je l'apprécie. Les carnets de May Dodd sont au nombre de sept, chacun marquant une étape dans son aventure en terre indienne. En effet, May a accepté de devenir l'épouse d'un Cheyenne pour réhabiliter la tribu auprès des blancs. Dans son premier carnet, May nous explique son choix en racontant sa vie à l'asile où elle est internée alors qu'elle a toutes ses capacités mentales (comme nombre de femmes à l'époque, mais qui s'en souciait?)

Un long voyage en train les achemine d'abord les premières femmes consentant à l'échange à Fort Larami où May tombera sous le charme du Capitaine Bourke, chargé de les "remettre" au chef Cheyenne Little Wolf. Vient ensuite le récit de son adaptation en terre Cheyenne, de sa vie de sauvage et de nomade.

On suit la progression d'un petit nombre de ces femmes, avec qui Mmay a sympathisé pendant le voyage. Toutes sont particulières et attachantes, Martha, la petite Sara, Phémie, Gretchen etc. J'ai beaucoup apprécié les portraits des personnages faits par May, que ce soit les femmes blanches ou les indiens. Cette immersion dans la tribu m'a appris beaucoup de choses sur la vie des indiens, leur mode de fonctionnement, leurs lois, la place des femmes dans leur société mais surtout le choc des civilisations dont j'avais déjà eu un bref aperçu avec Sherman Alexie. Ici le Whiskey fait lui aussi des ravages et il est introduit par les blancs, c'est un sang-mêlé qui parle français qui l'introduit dans la tribu de Lttle Wolf. La barbarie des blancs "civilisés" vs. la nature des indiens "sauvages" est soulignée à deux reprises dans le roman. D'abord par le biais du prêtre qui commet un acte impardonable et ignoble. May s'insurge alors sur le fait se savoir qui finalement a plus à apprendre de qui. Ensuite lors de l'attaque militaire mais je n'en dévoile pas plus.

Certaines cscènes sont difficiles mais elle montr les rivalités qui existaient entre les différentes tribus. Une seule m'a vraiment choquée: la célébration de la naissance des enfants sang-mêlés. Cette lecture fût néanmoins un coup de coeur même si celui-ci est un peu nuancé puisque j'ai appris que ce n'était qu'une fiction. L'éditeur précisait que le texte était basé sur un fait réel mais si l'idée de cette échange a bien été soumise par Little Wolf, l'échange n'a jamais eu lieu, le président Grant ne l'ayant jamais autorisé.

Allons tout de suite voir ce qu'en ont pensé Canel et A girl from eath, Val quant à elle avait apprécié les personnages mais c'était un peu ennuyée au milieu.

 

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(11/97)

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(1/2)

pour la couleur verte, chez Liyah

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la contrainte étant cette session un chiffre

 

17 avril 2013

Maud Lethielleux, J'ai quinze ans et je ne l'ai jamais fait

J_ai_quinze_ans_et_je_ne_l_ai_jamais_faitQuatrième de couverture:

"Première de la classe, Capucine n'a qu'une obsession, elle veut faire l'amour. Elle a quinze ans, c'est le moment, pense-t-elle. Mais pas avec un garçon de son âge, boutonneux et maladroit, non, Capucine aimerait un homme, un vrai, et pourquoi pas son prof d'histoire-géo? Dans la même classe, Martin, avachi sur sa chaise, rêve de musique. Bassiste, il prépare son premier concert public, collectionne les bulles et joue l'homme de la maison, celui qu'il n'a jamais connu. Autour d'eux gravitent Lily la fille qui brille, Nath et ses dreads trop longues, Jo le guitariste, Charlotte qui reprend ses études et les lèche-sandales de Mme Sou. Le soir du concert, les destins s'emmêlent."

 

Ce roman jeunesse fût plaisant à lire. L'alternance entre les points de vue de Capucine et de Martin, lycéens de 15ans, donne du rythme à l'histoire. Les personnages sont attachants, tous sauf peut-être Capucine justement avec son idée fixe de vouloir faire l'amour. Elle part souvent dans ses fantasmes et imagine presque tous les gens qu'elle croise nus ou en train de faire l'amour, c'est un peu agaçant au bout d'un moment. Le personnage qie j'ai préféré est sans conteste celui de Martin, notamment dans sa relation naissante avec François, le professeur d'histoire-géo mais aussi dans sa relation changeante avec sa mère, une relation qu'on sent plus sereine mais toujours pudique. C'est un trio très touchant, qui donne de l'émotion à une histoire qui aurait pu être tout à fait banale. L'idée qui se dégage de ces pages c'est qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Le léthargique du fond de la classe a peut-être tout autant à dire que l'intello du premier rang...

Deux petits extraits:

"Pourquoi t'es prof?

- Parce que ça me donne une excuse.

J'ai pas insisté, je me suis dit qu'il avait pas dormi plus que moi. Il a continué.

- Une excuse pour être avec des jeunes et partager des moments. Je sais c'est nul comme réponse mais j'avais que ça. Et puis l'histoire c'est aussi l'histoire de l'homme, c'est tout ce qu'on est avec notre violence, nos désirs de pouvoir, nos illusions, nos grands rêves, nos folies. Et une homme c'est un continent. T'es pas un coninent toi?"

 

"J'ai eu envie de leur presser un jus d'orange. C'est peut-être ça être heureux, avoir envie de presser un jus d'orange pour ceux qu'on aime, même après une nuit de deux heures."

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(10/97)

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la contrainte étant cette session un chiffre