03 juin 2014

Les films de Mai

Ce mois-ci va coller parfaitement pour le challenge US puisque je n'ai vu que des films américains! Et j'ai apprécié les quatre!

la voie de l'ennemi

J'ai donc commencer le mois avec La voie de l'ennemi de Rachid Bouchareb avec Forest Whitaker et Brenda Blethyn: "Garnett, ancien membre d’un gang du Nouveau Mexique vient de passer 18 ans en prison pour meurtre. Avec l’aide d’Emily Smith, agent de probation chargée de sa mise à l’épreuve, il tente de se réinsérer et de reprendre une vie normale. Mais Garnett est vite rattrapé par son passé. Le Sherif Bill Agati veut lui faire payer très cher la mort de son adjoint."

Les + : Les acteurs bien sûr! Quel plaisir de retrouver Brenda Blethyn, je me disais que cette voix me disait quelque chose et bim ça m'est revu, ce 'nest autre que Mrs Bennet! Et puis j'apprécie de plus en plus l'acteur Forest Whitaker! L'histoire en elle-même est sympathique, malgré le fait que Whitaker soit un meurtrier repenti on s'attache à son personnage et j'ai trouvé injuste l'acharnement du shérif!!

Les -: j'ai trouvé quelques incohérences, ou plutôt quelques incompréhensions, c'est tout de même un peu lent comme film.

 

 

last days of summer

Je désespérais de voir Last days of summer qui je crois n'a pas eu le succès escompté, en tout cas en province, oui la Seine et Marne c'est un peu comme la province! Film de Jason Reitman avec Kate Winslet et Josh Brolin: "Lors du dernier week-end de l’été, Frank, un détenu évadé, condamné pour meurtre, oblige Adèle et son fils Henry à le cacher chez eux. 
Très vite, la relation entre le ravisseur et la jeune femme prend une tournure inattendue. Pendant ces quatre jours, ils vont révéler de lourds secrets et réapprendre à aimer.."

Les +: c'est un film très sensuel, la chaleur du sud des Etats-Unis se dégage de chaque cette scène. C'est une belle histoire avec des personnages bian campés par les acteurs. Là encore un meurtirer pour lequel j'ai ressenti beaucoup de sympathie.C'est une très belle histoire d'amour qui traverse les épreuves et les années. Et purée la scène de la tarte aux pèches ça m'a mis l'eau à la bouche et ça m'a collé des frissons!

Les -: là aussi je reprocherai une certaine lenteur, liée à l'histoire en elle-même donc inévitable sans doute!

 

her

J'ai enfin pu voir Her, et même si Monsieur m'avait un peu spoilé la fin ce fût tout de même une très belle découverte. Her de Spike Jonze avec Joaquin Phoenix, Scarlett Johansson, Mara Rooney: "Los Angeles, dans un futur proche. Theodore Twombly, un homme sensible au caractère complexe, est inconsolable suite à une rupture difficile. Il fait alors l'acquisition d'un programme informatique ultramoderne, capable de s'adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de 'Samantha', une voix féminine intelligente, intuitive et étonnamment drôle. Les besoins et les désirs de Samantha grandissent et évoluent, tout comme ceux de Theodore, et peu à peu, ils tombent amoureux…"

Les +: comme l'avait dit Monsieur pour me convaincre de voir ce film "C'est le film le plus poétique que j'ai vu ces dernières années" et bien vous savez quoi? il avait raison!!! Il se dégage beaucoup de poéise de cette histoire, des voix, mais surtout des images. Je dirai que c'est un film très photogénique! L'histoire qui naît entre Theodore et cette voix est très émouvante, et pas différente de ce que l'on peut ressentir quand on tombe amoureux ... Sans vraiment lancer le débat, je dirai que nous ne sommes pas si loin de cette aire où les gens peuvent tomber amoureux sans se voir, alors peut-être que oui un jour une telle histoire sera possible. Joaquin Phoenix crève l'écran sans jamais en faire trop, et Scarlett Johansson qu'on ne voit jamais parvient à nous captiver! C'est un film à voir en BO indéniablement!

Les -: mais bon sang pourquoi mon cinéma ne l'a pas diffusé plus tôt??

the homesman

J'ai terminé le mois avec The Homesman de Tommy Lee Jones avec Tommy Lee Jones et Hilary Swank: "En 1854, trois femmes ayant perdu la raison sont confiées à Mary Bee Cuddy, une pionnière forte et indépendante originaire du Nebraska.
Sur sa route vers l’Iowa, où ces femmes pourront trouver refuge, elle croise le chemin de George Briggs, un rustre vagabond qu’elle sauve d’une mort imminente.  Ils décident de s'associer afin de faire face, ensemble, à la rudesse et aux dangers qui sévissent dans les vastes étendues de la Frontière."

Les +: la plongée dans les débuts de l'installation des américains sur els terres de l'ouest, ça m'a rappelé quelques cours à la fac, les personnages du midwest, ces étendues immenses que traversent les personnages. Tommy Lee Jones et Hilary Swank tenaient leur rôle à merveille, les trois folles ont l'air plus vraies que nature! Les scènes de violence ne m'ont pas choquée.

Les -: une certaine lenteur, des acteurs performents dans leur rôle mais aucune empathie de ma part pour le spersonnages, une fin pour le moins surprenante.

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21 mai 2014

Thomas H Cook, Les feuilles mortes

LesFeuillesMortes

Quatrième de couverture

"Eric Moore a toutes les raisons apparentes d'être heureux : propriétaire prospère d'un magasin de photos et d'une jolie maison dans une petite ville sans problème de la côte Est, il mène une vie de famille épanouie auprès de sa femme Meredith et de son fils Keith, un adolescent de quinze ans. Cet équilibre parfait va pourtant voler en éclats à jamais… Un soir comme les autres, ses voisins demandent à Keith de garder Amy, leur fille de huit ans. Au petit matin, Amy est introuvable. Très vite, l'attention de la police se porte sur Keith et ce dernier, pataud et mal dans sa peau, se défend maladroitement. Du jour au lendemain, Eric devient l'un de ces parents qu'il a vus, à la télévision, proclamer leur foi dans l'innocence de leur enfant. Alors que l'enquête de la police se recentre autour de Keith, Eric doit lui trouver un avocat et le protéger contre les soupçons croissants de la communauté. Mais est-il tout à fait sûr de l'innocence de son fils ? Si Keith était coupable, et s'il était prêt à répéter son geste... Quelle devrait être alors la responsabilité d'un père ? Les feuilles mortes est le récit d'une confiance brisée et celui des efforts héroïques d'un homme pour retenir coûte que coûte les liens qui l'unissent à tous ceux qu'il aime."
Vous savez sûrement déjà que je suis une peureuse donc pour moi les polars/thrillers c'est à petite dose (pour la petite anecdote le soir je posais le livre en cachant la première de couverture, je ne voulais pas tomber sur ce regard inquiétant au beau milieu de la nuit!, oui je ne suis pas nette!)
Trève de bavardages, j'ai beaucoup apprécié cette lecture, j'ai d'ailleurs dévoré cette histoire somme toute assez courte et basique. Une enfant disparaît alors que ses parents sont sortis, le babysitter est accusé, tout porte à croire que c'est lui le responsable, et le fait qu'il ne soit pas un adolescent très sociable ne jour pas en sa faveur... J'ai surtout apprécié le point de vue utilisé pour la narration, celui du père qui à cause de cette histoire se met à douter, de son fils, de son mariage, mais aussi d'un passé douloureux qu'il a tu pendant des années... 
Je n'ai cependant ressenti aucune empathie pour la mère, qui dès le départ m'a parue désagréable, sans doute parce qu'elle est vue du point de vue à postériori du mari. J'ai longtemps eu de forts soupçons sur l'un des personnages...
J'ai par contre trouvé dommage que le dénouement soit amené si rapidement et de façon si abrupte, comme j'aime à le dire: "comme un cheveu sur la soupe"!
En bref c'est un bon petit thriller qui vous tiendra en haleine mais sans véritable surprise.

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objectif pal

 

(21/78)

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12 avril 2014

Annelise Heurtier, Sweet Sixteen

sweet sixteen

Quatrième de couverture:

"-Quand est-ce que tu avais prévu de nous en parler ? As-tu pensé aux conséquences de ta décision ? As-tu seulement compris que tu vas nous mettre en danger ?
Molly était d’abord restée sans voix, la bouche ouverte, hébétée.
– Un paquet de Noirs se sont fait lyncher, et pour moins que ça, ma petite fille ! avait hurlé sa mère.
Rentrée 1957.
Le plus prestigieux lycée de l’Arkansas ouvre pour la première fois ses portes à des étudiants noirs. Ils sont neufs à tenter l’aventure. Il sont deux mille cinq cents, prêts à tout pour les en empêcher. "

 

J'avais découvert ce roman jeunesse chez Valérie et elle me 'la offert pour mon anniversaire, je l'ai laissé un peu traîner avant de l'ouvrir et j'ai eu tort! Bien sûr le contexte historique dans lequel s'ancre cette histoire me tient à coeur comme vous le savez. Et tout au long de l'histoire j'ai eu en tête le tableau de Norman Rockwell que j'étudie en général avec mes 4e (à la fin du billet).

C'est un roman fort, qui suit la petite Molly du moment où elle prend la décision d'intégrer le lycée de sa ville avec 8 autres lycéens noirs. Autant vous dire que cela ne se passe pas aussi bien que prévu, les élèves blancs, et leurs parents sont tous hostiles à leur présence, à tel point que pendant un an les élèves noirs sont personnellement accompagné par un soldat de l'armée américaine. En effet, la mixité dans les écoles étaient à l'époque une décision du gouvernement fédéral, que certains gouverneurs d'Etat, principalement dans le sud se refusaient de mettre en application, ou en tout cas n'y mettaient aucune bonne volonté convaincu qu'ils étaient de l'infériorité des noirs.

Annelise Heurtier nous plonge dans l'univers des adolescents, aussi, voire encore plus racistes que leurs parents. Les épreuves subies par Molly sont encore plus dures à admettre qu'elles viennent d'enfants de son âge. L'alternance ces chapitres nous montre le mode de pensée des blancs de l'époque et c'est effrayant, cela permet de mieux comprendre comment et pourquoi finalement l'égalité a été très difficile à mettre en place. On sent chez Grâce une réflexion un peu moins tranchée, même si elle aussi fait preuve de racisme, elle s'interroge sur le bien fondé de ce mode de fonctionnement. Je pense que ce livre peut toucher les adolescents, leur faire mieux comprendre le contexte de l'époque. J'aimerais pouvoir en étudier un extrait peut-être en anglais avec mes élèves.

Pour ma part, j'ai apprécié cette lecture mais ce n'est pas le coup de poing que j'attendais. Certes le personnage de Molly, son courage et sa détermination m'ont touchée, les jeunes lycéennes m'ont profondément agacée, mais j'ai trouvé la fin un peu trop rapide. Le récit va crescendo c'est normal mais le retournement de situation arrive peut-être un peu trop rapidement, ou en tout cas sa résolution, du coup ça laisse un petit goût d'inachevé!

Valérie (merci pour la découverte), Lilly et Enna ont toute les trois apprécié également.

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(14)

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(GN + EPITHETE: 1)

objectif pal

 

(16/78)

challenge petit bac

( MOMENT: SWEET SIXTEEN)

10 mars 2014

Laurie Viera Riegler, Confessions of a Jane Austen addict

confessions of a Jane Austen addict

Quatrième de couverture:

"After nursing a broken engagement with Jane Austen novels and Absolut, Courtney Stone wakes up and finds herself not in her Los Angeles bedroom or even in her own body, but inside the bedchamber of a woman in Regency England. Who but an Austen addict like herself could concoct such a fantasy? Not only is Courtney stuck in another woman’s life, she is forced to pretend she actually is that woman; and despite knowing nothing about her, she manages to fool even the most astute observer. But not even her level of Austen mania has prepared Courtney for the chamber pots and filthy coaching inns of nineteenth-century England, let alone the realities of being a single woman who must fend off suffocating chaperones, condom-less seducers, and marriages of convenience. This looking-glass Austen world is not without its charms, however. There are journeys to Bath and London, balls in the Assembly Rooms, and the enigmatic Mr. Edgeworth, who may not be a familiar species of philanderer after all. But when Courtney’s borrowed brain serves up memories that are not her own, the ultimate identity crisis ensues. Will she ever get her real life back, and does she even want to?"

Cette lecture fût parfaite pour terminer mes vacances (et dire que j'ai déjà repris depuis une semaine...) Laurie Viera Riegler nous plonge dans le monde de Jane Austen avec délice. Courtney se réveille un beau matin dans le corps de Jane Mansfield, trentenaire célibataire au début du XIXe siècle. Autant vous dire qu'à l'époque, être célibataire à trente ans c'est dramatique! AUtant dire que Courtney/Jane n'en a que faire de ces sornettes, elle qui à Lors Angeles vient d'annuler son mariage... Autant, dans cette vie se marier avec quelqu'un qu'elle aimera... Et c'est tout le d"bat de l'époque, et si vous vous souvenez bien de ma dernière lecture, ça l'était déjà au XVIIe siècle! Et si vous aussi vous êtes Jane Austen addict ça vous évoquera forcément quelqu'un ... Notre Lizzie Benett nationale!

Laurie Viera Riegler a donc suivi le schéma de ses romans préférés pour construire son récit, et tout y est: les préjugés, la campagne bucolique, la mère casse-pieds et exhubérante, le père taciturne mais aimant, les à prioris, les faux semblants, les bals, les personnages donneurs de leçons, les robes empires et surtout l'expression de l'époque, le fameux "wit" so British, mêlé aux réflexions du XXIè siècle. C'est vraiment plaisant à lire. Je me suis prise au jeu très rapidement et je n'ai plus quitté les personnages!

L'unique bémol que j'émettrai concerne le monologue intérieur de Courtney sur le pourquoi du comment elle est coincée à cette époque. Elles sont certes nécessaires mais parfois un peu trop longues. Bon en fait 'jai un second bémol: la fin! On s'y attend c'est sûr mais elle est un peu trop brutale, un peu trop convenue. Il ne me reste plus qu'à lire la suite, et si vous n'êtes toujours pas convaincu(e)s lisez ces extraits:

"I would self-medicate with fat, carbohydrates, and Jane Austen, my number one drug of choice, my constant companion through every break up, every disappointment, every crisis. Men might come and go but Jane Austen was always there. In sickness and in health, for richer, for poorer, till death do us apart."

"Trying to figure out this conversation it's like trying to do the New York Times crossword puzzle with half the words in Swahili. But I don't have to undestand, I just have to sound like I do."

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(PAL VO 1/13)

Laurie Viera Rriegler est américaine donc hop hop pour le challenge US et le challenge romancières américaines

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(13)

challenge romancières américaines

 

(7)

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(GN + GN : 4/5)

05 février 2014

Joyce Maynard, Une adolescence américaine

une adolescence américaine

Quatrième de couverture:

"1972. Sa jolie plume doublée d'un rien d'audace vaut à la jeune Joyce Maynard, dix-huit ans, le rare honneur de la publication dans le New York Times d'un article sur sa génération. Suivent des tonnes de courrier et l'enthousiasme d'un immense public, dont le célèbre J.D. Salinger. C'est chez l'écrivain légendaire, durant leur liaison ravageuse et sous son oeil désapprobateur, que l'étudiante en rupture d'université écrira cette Adolescence américaine, développement du fameux article en un livre qui paraîtra avec succès un an plus tard.
À la fois mémoire, histoire culturelle et critique sociale, cette série de courts essais, nourris d'un étrange mélange de maturité et de fraîcheur, établit la chronique de ce que furent les années soixante pour la jeunesse made in USA. Avec en décor la crise de Cuba, la guerre du Vietnam, Pete Seeger, Joan Baez, Woodstock, les fleurs dans les cheveux, le Watergate, la minijupe, l'herbe. Témoignant d'une autorité parfois désarmante mais irrésistible, la jeune auteure se fait experte en description de problèmes de son âge : l'anorexie, la minceur et le paraître, le rapport entre les sexes, les premières sorties, le Prince charmant boutonneux et la vierge aux pieds plats. Et nous offre au final un document passionnant sur ces années qui ont fait voler en éclats une société trop tranquille."

J'ai découvert cette auteure grâce aux blogueuses et à leur billet sur ce livre, adolescence, année soixante, il me le falliat donc à tout prix, et je crois donc avoir trop attendu de cette lecture, je l'ai apprécié, ne vous méprenez pas, mais c'est une petite déception tout de même. J'aurais aimé retrouver la ferveur d'une Suze Rottolo dans Le temps des possibles. Joyce Maynard revient sur les années soixante, alors qu'elle a à peine 18 ans et je pense que c'est peut-être le recul des années qui m'a manqué. Elle décortique bien les codes sociaux de l'époque d'abord au sein du foyer, la vision de ses parents puis à l'école. Elle nous livre ici les pensées de son enfance, les amitiés, les relations avec les garçons, les phénomènes de popularité avec l'équi de pom-pom gril d'une côté et les sportifs de 'lautre. (codes qui se vérifient toujours plus ou moins de nos jours à mon avis) Elle nous parle donc de ses premiers émois et de son entrée à l'université, de l'écart entre adolescents des petites villes et l'image qu'on se fait des sixties à New York. Une petite vie tranquille, réglée par l'école et la participation aux diverses associations de la ville. Peu de musique et point de revendications pour l'égalité des noirs. Et c'est je crois ce petit côté lisse qui m'a un peu désappointée.

Il n'en reste pas moins qu'Une adolescence américaine est un document intéressant et mon petit côté rebelle a pourtant était étonnée de savoir que Joyce Maynard avait été la compagne de J D Salinger!!!

Ma déception n'est donc pas liée à l'écriture de Joyce Maynard, mais plus à l'idée que je me faisais de ce livre.

Les avis plus enthousiastes de Valérie, Sylire et Antigone

 

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(12)

challenge romancières américaines

(6)

objectif pal

(9/78)

 


18 janvier 2014

Brady Udall, Le destin miraculeux d'Edgar Mint

le destin miraculeux

Quatrième de couverture:

" Si je devais ramener ma vie à un seul fait, voici ce que je dirais : j'avais sept ans quand le facteur m'a roulé sur la tête. Aucun événement n'aura été plus formateur. Mon existence chaotique, tortueuse, mon cerveau malade et ma foi en Dieu, mes empoignades avec les joies et les peines, tout cela, d'une manière ou d'une autre, découle de cet instant, où, un matin d'été, la roue arrière gauche de la Jeep de la poste a écrasé ma tête d'enfant contre le gravier brûlant de la réserve apache de San Carlos. " Edgar Mint pourrait être aux années 2000 ce que Garp fut aux années 1980. Après Lâchons les chiens, Brady Udall s'impose, avec ce roman inclassable et génial, comme une des grandes révélations de la littérature américaine contemporaine."

c'est un livre un peu opaque au début parce qu'il faut entrer dans le style et l'univers de Brady Udall. Mais, une fois qu'on y est, c'est parti jusqu'à la fin! On est emporté et on vit les aventures du petit Edgar.

Le personnage d'Edgar est bien sûr le centre du roman, il en est aussi le narrateur. Nous le suivons de son enfance, le jour où la jeep de la poste lui a roulé dessus, jusqu'à l'âge adulte.Le roman est divisé en plusieurs parties selon les endroits où Edgar aura séjourné. D'abord dans la réserve de San Carlos où il vit avec sa mère et sa grand-mère. Il en garde peu de souvenirs puisque c'était avant l'accident. L'histoire d'Edgar débute donc vraiment à l'hôpital Sainte-Divine où il se fait un ammi, Alt, un vieil homme, veuf et alcoolique. C'est là également où il rencontrera le jeune médecin qui lui a sauvé la vie et qui le poursuivra pendant des années. Sainte-Divine sera pour Edgar le point de référence mais il le quittera pour le pensionnat Willie Sherman, puis Richland et la Pensylvannie.Le moins que l'on puisse dire c'est que l'école Willie Sherman fait froid dans le dos, c'est la loi du plus fort qui prévaut et tous les coups sont permis. Autant dire que pour Edgar, garçon frêle à la tête difforme, quasiment orphelin, c'était un combat de tous les instants.

La narration, bien que faite avec du recul raconte toutes les aventures et épreuves qu'Edgar a traversées au fil des années et des lieux. C'est un garçon intelligent, qui découvre la vie et l'analyse par le prisme de ce qu'il a déjà vécu. La fin est pour le moins surprenante mais elle vient bien clore cette enfance tumultueuse. Ce qui n'a cessé de me surprendre tout le long du récit c'est que régulièrement Edgar parle de lui-même à la troisième personne du singulier et puis l'air de rien, revient à la première personne, parfois dans le même petit paragraphe. Comme si, ce récit extraordinaire était parfois trop pour ses propres épaules. Sans jamais une plainte, son récitet même les anecdotes les plus difficiles sont toujours teintées d'un humour un peu grinçant. L'enfant fait parfois preuve d'une autodérision touchante. J'ai souvent été émue, et même parfois révoltée ... Je crois que John Irving n'a pas à pâlir de la comparaison qui est établie avec Garp.

En bref il ne vous reste plus qu'à découvrir ce livre...

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(11)

lire sous la contrainte

 

(2/2: nom de famille)

objectif pal

(5/78)

 

14 janvier 2014

Julie Powell, Julie & Julia

julie et julia

Quatrième de couverture:

"A l’approche fatidique de la trentaine, Julie frôle la crise de nerf. Son mari, ses chats et son travail de secrétaire intérimaire l’épuisent. Armée du livre de cuisine française de sa mère, elle décide de reprendre sa vie en main. Elle cuisinera désormais chaque soir et écrira une chronique sur son blog pour raconter sa renaissance culinaire. Tiendra-t-elle ce curieux défi?…"

 

La citation suivante montre bien le ton employé dans le roman: "Si vous faisiez manger ce rôti à un cheval de course, il tomberait raide mort de convulsions gastriques." Elle en dit long aussi sur le type de recettes entreprises par Julie!

J'ai trouvé ce livre très drôle, le projet fou d'une trentenaire désabusée: réaliser 500 et quelques recettes

 de L'art de la cuisine française de Julia Child et en parler sur son blog. En 2003, alors que les blogs n'en sont qu'à leurs balbutiement, Julie se lance dans une aventure cullinaire à la française parallèlement à un déménagement dans la grande banlieue New Yorkaise. Le moins que l'on puisse dire c'est que Julie n'a pas l'air très dégourdie pour cuisiner et que le ménage n'est pas non plus son point fort! Elle se retrouve donc souvent dans des situations cocasses, que son époux Eric semble prendre avec beaucoup de patience. Les histoires des amies de Julie viennent pimenter des soirées déjà bien mouvementées en cuisine.

Dans ce roman on mange beaucoup mais surtout on boit et j'ai maintenant moi aussi envie de tester les fameux gimlets d'Eric!! En tout cas, la cuisine française n'est pas montrée sous son plus beau jour entre les plaquettes de beurre à gogo et les abâts en veux-tu en-voilà, on est servi! Si les recettes ne m'ont pas forcément donné envie j'ai passé un très bon moment avec des passages très amusants et une tendance à l'autodérision qui m'ont plus. J'aimerais beaucoup voir le film pour voir comment cela a pu être adapté. J'émets un bémol à propos des passages sur la vie de Julia Child, je les ai trouvé un peu inintéressants voire inutiles.

challenge petit bac

 

(Catégorie PRENOM: JULIE / JULIA)

challengeus1

 

(10/10)

challenge romancières américaines

 

(5, si Miss G l'accepte)

objectif pal

 

(4/78)

06 janvier 2014

Sue Monk Kidd, Le secret des abeilles

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Quatrième de couverture:

" En 1964, Lily a quatorze ans et vit en Caroline-du-Sud avec son père, un homme brutal, et Rosaleen, sa nourrice noire. Le décès de sa mère dans d'obscures conditions la hante. Lorsque Rosaleen se fait molester par des Blancs, Lily décide de fuir avec elle cette vie de douleurs et de mensonges. Elles trouvent refuge chez les sœurs Boatwright, trois apicultrices
tendres et généreuses dont l'emblème est une Vierge noire. À leurs côtés, Lily va être initiée à la pratique quasi mystique de l'apiculture, à l'affection, à l'amour et à la tolérance"

Je vous l'annonce d'emblée j'ai eu un gros coup de coeur pour cette lecture!! Jje l'avais reçu lors du swap anniversaire et mon seul regret c'est de ne pas l'avoir lu plus tôt! 

On suit donc la jeune Lily, chez son père d'abord, qui lui mène la vie dure depuis la mort de sa mère, tant qu'elle décide de senfuir avec sa nourrice sur les routes de Caroline du Sud... Une carte de la vierge noire retrouvée dans les affaires de sa mère l'amènera donc chez trois femmes noires, adoratrices de la Vierge noire. Autant dire qu'elles bousculent les convenances, déjà par le fait de vivre ensemble mais surtout d'accueillir une enfant blanche parmi elles.

Chacune des soeurs a son propre caractère et saura se faire aimer de Lily à sa manière, sauf peut-être June qui ne voit pas l'arrivée de la jeune fille d'un bon oeil... elles lui permettent cependant de rester avec elle, de même que Rosaleen qui n'a de toute façon nullepart d'autre où aller. C'est ainsi que va se dérouler l'adolescence de Lily à la maison rose, où elle fera ses propres expériences mais où elle apprendra, dans ces années 60 racistes, à vivre avec cette famille noire, ne comprenant pas pourquoi cela pose un problème.

Dans ce roman est véhiculé un fort message de tolérance et d'amour malgré les souffrances infligées à un peuple. Les soeurs Boatwright ne sont cependant pas revendicatives, elles aspirent simplement à vivre tranquillement sur leur propriété. Même si le débat sur la déségrégation apparaît en filigrane il n'est pas le sujet principal du roman, il est simplement évoqué au travers de certains évènements, l'arrestation de Rosaleen par exemple. L'écriture est empreinte d'une magie qui se dégage à travers les récits d'August sur la Vierge Noire mais aussi finalement par le biais des croyances de Lily au sujet de sa mère. 

C'est une belle histoire d'amitié, que signe Sue Monk Kidd, entre des adultes, mais aussi entre adulte et enfants. On peut également considérer que c'est un beau roman d'apprentissage. Les paysages décrits semblent superbes et l'atmosphère lourde de chaleur vous enveloppe tout au long de la lecture, à ne pas manquer donc!

 

challengeus1

 

(9)

challenge romancières américaines

 

(4)

challenge petit bac

 

(Catégorie ANIMAL: ABEILLES)

objectif pal

(2/78)

 

04 janvier 2014

Romain Sardou, America La main rouge (tome 2)

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Quatrième de couverture:

"1733. Un homme part à l'aventure, un autre rentre chez lui. L'Anglais Philip Muir navigue vers les côtes américaines, parti avec une centaine de pionniers fonder la Géorgie. L'Irlandais Charles Bateman est le pirate le plus haï de la Couronne britannique. Il quitte sa prison anglaise pour rejoindre New York, sa ville natale. En échange de la liberté, il a accepté de tout renier : son passé, sa femme, ses frères d'armes, sa religion...
Philip débarque sur une terre sauvage et inhabitée ; Charles rentre dans une ville infestée d'ennemis et de mauvais souvenirs. Philip désire créer un monde plus juste ; Charles veut anéantir le monde existant.
Alors que la guerre d'Indépendance fait rage, les Muir et les Bateman s'affrontent plus que jamais, au risque de tout perdre... emportés par le vent de l'Histoire."

Risque de spoiler sur le premier tome!

Nous retrouvons la famille Muir et la famille Bateman à peu près où nous les avions laissés dans La treizième colonie. Là où les Muir et les Batemane évoluaient parallèlement, chacun d'un côté de l'Atlantique, dans ce tome Romain Sardou amène les deux familles à se rencontrer et même à avoir un destin intimement lié. Bateman est toujours le rebelle Irlandais qu'il a été dans sa jeunesse et malgré les épreuves il a transmis à sa descendance sa haine de l'anglais et du Royaume Britannique et sa volonté de voir les colonies américaines former un seul état libre et indépendant. Les Muir quant à eux ont "mal tourné" dans le sens où Philip, enfant illégitime d'Augustus Muir a pris ce nom pour vengersa mère morte en prison à cause de son père. Il a traversé l'Atlantique pour peupler la Géorgie, tâche rendue difficile par les conditions de vie et les règlementations imposées par la couronne d'Angleterre. Philip Muir arrivera à tracer son chemin mais d'une manière aussi détestable que celle de son père par le passé. Entre les deux familles, vous l'aurez compris, mon soutien va facilement aux Batement, alors que j'avais ebaucoup apprécié Philip quand il était à Londres...

Dans ce tome, Romain Sardou fait à nouveau preuve d'un talent indéniable pour nous conter l'Amérique des premiers colons et ses balbutiements en tant qu'état indépendant. Il permet de mieux cerner els ficelles de la rebellion américaine et la volonté des colonies à s'émanciper de Londres, le tout toujours sur fond d'une saga familiale pleine de suspense. Je ne sais pas si un troisième tome est prévu, en tout cas je l'espère parce que je trouve que La main rouge se termine de façon un peu maladroite et j'aimerais poursuivre cette découverte de l'histoire américaine par le prisme de ces deux familles que tout oppose.

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(bleu: 2/2)

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challenge petit bac 

(catégorie COULEUR: ROUGE)

objectif pal

(1/78)

 

12 novembre 2013

Lecture commune: Laura Kasischke, Esprit d'Hiver

esprit d'hiver

Quatrième de couverture:

"Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d'angoisse inexplicable. Rien n'est plus comme avant. Le blizzard s'est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant..."

Voilà un court roman qui fait un peu l'effet d'un coup de poing. Je n'utilise pas le terme coup de poing dans le sens où le retournement de situation final est surprenant, ou dans le sens d'un coup de coeur, mais plutôt parce que j'ai eu l'impression d'être en apnée tout au long de ma lecture pour n'avaler une goulée d'air qu'en tournant la dernière page. Et ce fût presque le cas puisque j'ai lu ce roman en deux fois. Laura Kasischke semble maîtresse en l'art. J'avais eu cette impression également avec un oiseau blanc dans le blizzard. J'ai apprécié cette lecture, même si le terme apprécié n'est pas vraiment approprié, pour moi un bon livre c'est un livre que vous n'avez pas envie de quitter avant d'en connaître la fin, dans ce cas je considère qu'Esprit d'hiver est un bon livre.

Pourtant, on tourne en rond. Les actions sont répétitives, le vase clos entre la mère et la fille, les dialogues de sourd, les répétitions, comme si la mère était devenue monomaniaque sont anxiogènes et laisse l'impression d'un mauvais rêve tourné au ralenti, vous savez ce genre de rêves où quoi que vous fassiez vous êtes quand même en retard parce que vous n'avancez pas, et bien c'est ce que j'ai ressenti. De plus, j'ai pressenti le retournement de situation assez tôt dans ma lecture, ne sachant pas quel personnage exactement il concernait mais j'avais quand même deviné juste.

Je ne peux pas dire que j'ai apprécié les personnages, ni la mère que j'ai eu envie de secouer un peu, ni la fille que j'ai trouvé un peu égoïste et trop parfaite. Par contre j'ai aimé les souvenirs, ceux de l'adoption en Russie. J'ai trouvé que l'auteur les a rendu très vraisemblables. Ces souvenirs reviennent en vague pour apporter des éclaircissements au lecteur, mais aux personnages également, ce qui était enfouie permet de mieux comprendre les évènements. 

En bref ce fût une bonne lecture même si elle m'a value quelques suées :p c'est pourquoi je ne lui mettrai qu'un 13/20 malgré tout. Je remercie Priceminister pour m'avoir permis de lire ce livre dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire 2013

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Pour les billets des blogueuses qui ont partagé cette lecture commune c'est par ici: Géraldine,  Lecturissime et Cynthia